Une agréable fin de saison

Cette dernière fin de semaine marquait la fin de notre saison de camping au Ranch Kaymas. Alors que les arbres sont de plus en plus dénudés et que les matins froids laissent des petits étangs de glace, l’heure est venue de tirer notre révérence sur 2010.

Mis à part la soirée d’hier qui nous a surpris avec sa bruine persistante, on peut dire qu’on a profité pleinement d’une température clémente. Samedi après-midi, j’ai monté Rosi accompagné de Sylvain sur sa monture Dali, et nous sommes allés explorer les lieux occultes des environs, à travers les décorations de l’Halloween qui approche. Une randonnée de 90 minutes toute en douceur avec cette petite brise d’automne qui vous fouette tendrement et qui rougie les joues. Il faisait beau.

Xilo nous regardait partir, l’air envieux et surtout mécontent de ne pas être au rendez-vous. Quelques ruades bien senties et énergiques sur le mur de l’enclos, nous ont démontré qu’il avait tout un caractère. Il a beaucoup de choses à apprendre et seul le temps, la patience et la persévérance en viendront à bout. On a aussi débuté son apprentissage en le promenant avec la longe, à l’extérieur de son box, une bonne quinzaine de minutes… Lentement mais sûrement et à petites doses. J’ai cependant apprécié le nourrir durant les deux jours et passer du temps avec lui, dans son enclos. Il est jeune et apprécie beaucoup la présence humaine. Une connaissance de mon frère s’est amenée avec son cheval de trois ans, tout noir. Il avait très fière allure et de la même race que Xilo. Ça m’a donné une petite idée à quoi ressemblera le mien, dans deux ans. J’adore les chevaux noirs. Je les trouve gracieux, élégants, nobles et racés.

Diane et Gaston sont venus nous rendre visite. Nul besoin de vous dire que les femmes se tenaient près du chaleureux poêle à bois. Le thermomètre frisait les 30°c à l’intérieur et personne ne semblait s’en plaindre, du moins certainement pas Louise. Au moment de leur départ, une famille de chevreuils déambulait à l’orée du bois, dressant leurs oreilles et regardant dans notre direction un moment, attirés par nos voix, juste assez pour que j’ais le temps de prendre quelques clichés à la sauvette. Une de celles-ci agrémente justement cet article. Pas très loin, la chatte Belle veillait au grain et observait la scène, blottie entre quelques brindilles de gazon, se demandant sûrement ce que pouvait bien être ces quadrupèdes sortis de nulle part.

Au ranch, à l’extérieur, on achève les travaux avant la blanche saison et nous avons travaillé à protéger l’intérieur des enclos des ruades. Quelques planches de bois francs pour recouvrir les murs devraient faire amplement le travail et décourager ces équidés de les briser et de se blesser par la même occasion. Il nous reste à vider le réservoir d’eau, remiser les boyaux, rentrer le foin et préparer les réserves de bois de chauffage. La routine quoi !

Pour terminer la saison en beauté, quoi de mieux qu’un repas d’automne qui enivre la place de son doux parfum. Un succulent et grassouillet poulet de près de trois kilos, s’est fait doucement rôtir dans le four de la caravane. L’odeur embaumait tout le ranch et ouvrait tranquillement les appétits. C’est le festin qu’on a partagé, Louise et moi, avec Lise et Sylvain. Ça me rappelait les soupers de Noël de ma jeunesse… Il fait froid, on rentre se réchauffer et on respire la bonne bouffe. C’est pas la belle vie ça ?

Toute bonne chose a une fin et mercredi qui vient, on procèdera à la corvée d’hivernisation de l’unité avant les grands froids. On la laisse sur place, jusqu’au moment de migrer vers la Floride en fin d’année. Je ne me lasse pas de vivre dans cette caravane et la moindre occasion est propice à s’y évader. Quand on sait qu’à plus de 2 500 kilomètres au sud, c’est l’été à l’année, alors pourquoi ne pas en profiter. Lise et Sylvain viendront nous rejoindre en février pour un petit séjour. Le costume de bain, la brosse à dent, quelques vêtements d’été et les billets d’avion… On s’occupe du reste.

Vous en pensez quoi ?