Opinion
Est-ce que le gouvernement du Québec est incompétent dans l’embauche ou la promotion du personnel cadre de l’organisation ? Pourquoi faut-il investir plus de 100 000 $ pour régler un problème de compétence ?

Il ne se passe pas une journée, sans que le gouvernement n’aille à l’externe pour accomplir une tâche que le personnel ne peut remplir.
La Société québécoise des infrastructures (SQI) est une société d’État québécoise, créée en 2013, qui a pour mandat de gérer, développer et planifier les infrastructures publiques au Québec. Elle est responsable de la gestion de plusieurs projets immobiliers et d’infrastructures majeurs, contribuant à l’érection d’hôpitaux, d’écoles, de palais de justice et d’autres bâtiments publics.
Le Journal du Montréal nous apprenait hier que cette organisation a récemment octroyé deux contrats à des firmes extérieures pour régler des problèmes que leurs gestionnaires sont incapables de régler.
ANALYSE DU CLIMAT DE TRAVAIL
C’est la raison du premier contrat alloué; 42 000 $ à la compagnie de services-conseils Arima. Alors quoi, les gestionnaires de la société sont incapables de gérer ça ? Alors leur boss, payés à gros salaires ne sont pas capable de remplir leur mission ?
SERVICES PROFESSIONNELS DE MÉDIATION ET DE FACILITATION
Quelle belle phrase creuse pour ce contrat de 90 000 $ donné à une avocate et médiatrice Céline Vallières. Encore là, pourquoi cette dépense parmi tant d’autres. Pourquoi nos impôts servent à ces fins ? Personne, je dis bien personne, parmi les 1 636 employés (au 31 mars 2024) ne peut accomplir ces tâches ? Vous avez bien lu, 1636 employés monsieur Legault, et en 2024. Combien sont-ils aujourd’hui.
Inimaginable !
Comme mentionné dans le journal, « Les deux contrats visent à soutenir la SQI pour répondre ses obligations prévues à la Loi sur les normes du travail qui requièrent de l’employeur de mettre en place des mesures proactives pour assurer un milieu de travail sain, sécuritaire et exempt de harcèlement. »
LES QUESTIONS QUI TUENT
Est-ce que le télétravail existe chez ces employés ?
Qui dit télétravail dit travail à la maison, seul, sans interaction présentielle entre les employés.
Est-ce que les gestionnaires, probablement payés avec de généreux salaires, pourraient répondre à ces mandats à l’interne ?
En somme, c’est un autre 132 000 $ donné à l’externe pour rien. Une façon de disposer de sommes qui sortent de NOS poches avec NOS impôts. Un petit 132 000 $ par-ci, un autre par-là et au plus fort la poche. Au final, ça fait des millions $, qui viennent des CONtribuables, et par conséquent, au diable les limites.
Réflexion
Le texte qui suit a été trouvé sur Internet et s’adresse aux plus de 50 ans.
J’ai compté mes années et découvert que j’ai moins de temps à vivre devant moi que derrière moi.

Je me sens comme cet enfant qui a reçu un paquet de bonbons : il a savouré les premiers avec insouciance, mais, lorsqu’il a réalisé qu’ils étaient peu nombreux, il a commencé à les goûter avec une intensité nouvelle.
Je n’ai plus de temps à perdre avec des gens absurdes, ceux qui, malgré leur âge, n’ont pas mûri.
Mon temps est trop précieux pour débattre de titres ou de futilités. Je cherche l’essence, car mon âme est pressée, et il reste peu de douceurs dans mon paquet.
Je veux vivre aux côtés de personnes profondément humaines, celles qui savent rire de leurs erreurs, qui ne se gonflent pas d’orgueil face à leurs triomphes, et qui ne fuient pas leurs responsabilités.
Je veux marcher avec celles et ceux qui défendent la dignité humaine, qui s’attachent à la vérité et à l’honnêteté.
L’essentiel, voilà ce qui donne un sens à la vie, ce qui la rend belle et précieuse.
Je veux m’entourer de personnes capables de toucher le cœur, de celles dont les épreuves ont adouci l’âme au lieu de l’endurcir.
Oui, j’ai hâte. J’ai hâte de vivre avec l’intensité que seule la maturité peut offrir.
Je ne veux pas gaspiller une seule des douceurs qu’il me reste. Je sais qu’elles seront encore plus exquises que celles que j’ai goûtées jusqu’à présent.
Mon but est d’atteindre la fin en paix, le cœur serein, entouré des êtres que j’aime et en harmonie avec ma conscience.
On dit que nous avons deux vies, et que la seconde commence lorsque l’on comprend que nous n’en avons qu’une.
Je suis dans ma seconde vie.
Je n’ai plus le temps que pour le bonheur.
Auteur anonyme. Via le monde littéraire
Opinion
Au moment où j’écris ces lignes, il neige abondamment. Conséquence, l’accumulation progresse rapidement, trop même.
J’ai justement à sortir faire une course. Évidemment, je roule à une vitesse sécuritaire, me faisant doubler souvent. Pourtant, je ne lambine pas. La zone est de 50 km/h et l’idée de pousser l’accélérateur ne me tente pas du tout dans cette poudreuse à gros flocons, qui laisse un paysage féérique.
J’adore cette « carte postale ».

Ceux et celles qui me connaissent diront que les 18 hivers passées en Floride prouvaient le contraire. Pourtant il n’en n’est rien. Évidemment, ma conjointe et moi avons aimé ces hivers au chaud, mais rien ne vaut le paysage bucolique d’une belle chute de neige. C’est ce qui vient après qui est dégueulasse.
Des décorations de Noël sur une belle pelouse fraîchement tonte, il manque un petit quelque chose de décevant.
Les chutes de neiges sont associées à une température douce, avant que le fondant ne viennent souiller les rues d’une couleur brune affreuse.
Mais pour revenir au titre de cet article, pendant que j’attendais au feu rouge et que j’admirais la valse des gros flocons, mon regard rêveur a été perturbé par quelques fous du volant, intrépides, qui roulaient largement au-dessus de cette vitesse permise au risque de se retrouver dans le décor ou de perdre momentanément le contrôle.
Le boulevard devant notre immeuble est à deux voies de chaque côté, sans terre-plein, et inutile de vous dire que c’est une vraie piste de course, peu importe la saison. Les policiers, heureusement, sont souvent aux aguets pour les ramener à l’ordre et diminuer leur taux de testostérone.
Mais dans la neige, on doit redoubler de prudence. Hier, en soirée, c’était impossible de voir les lignes blanches sur la route. On ne roule pas dans ces conditions à 70-80 km/h sur ces artères municipales. Ceux qui partagent cette route ont raison d’être vigilants, parce qu’un casse-cou pilote peut-être une bagnole dont les pneus à neige sont à leurs derniers kilomètres, tant ils sont usés.
À ces gens tellement pressés d’aller nulle part, comme le chante les Cowboys fringants, dans l’Amérique Pleure, je leur dis : R-A-L-E-N-T-I-S-S-E-Z !
Opinion
Le narcissique Donald Trump joue un jeu dangereux avec la planète tout entière. Il se donne des pouvoirs qu’il n’a pas, et met en péril la paix mondiale.

Il ne se passe pas une seule journée où il n’est pas sur la sellette en se permettant de provoquer tout ce qui bouge, se croyant au-dessus de toutes les lois. Il prend des décisions selon son humeur sans égards aux conséquences. Il agit comme un dictateur.
Ayant pour modèle ses dictateurs préférés comme, Poutine, en Russie, dictateur de 2000 à 2008 puis depuis 2012, Xi Jinping, en Chine, dictateur depuis 2013, et finalement, Kim Jong-un, en Corée du Nord, dictateur depuis 2016.
Que va faire le narcissique ? Les experts nous disent que nous n’avons encore rien vu. Il va s’accrocher coûte que coûte au pouvoir américain en 2029.
Le droit international il ne le connaît pas et attaque partout et surtout où il a des intérêts financiers. Comme l’était Hitler lors de la seconde Guerre Mondiale, il se croît le maître de l’univers. Il fait tuer sans prévenir, prétendant faire exploser des narcotrafiquants en pleine mer.
Sa conférence de presse suite à l’opération militaire récente au Vénézuéla était une démonstration de vantardise exagérée, une preuve de sa puissance. Il n’a aucune conscience envers les victimes de ses décisions prises par la colère. Il se sent chez lui partout sur cette planète.
L’AFFAIRE EPSTEIN
Il ne veut pas en parler, mais ses récentes actions démontrent qu’il a des choses à cacher. Soudainement il rend publique les millions de photos de ce prédateur sexuel qui s’est suicidé. Quel beau geste pour une société. Vous croyez vraiment que Donald n’a pas détruit quelques photos intimidantes impliquant des mineures ? Moi pas ! Quand tu vis dans cet univers avec ces salauds, tout t’est permis.
BIDEN SON BOUC ÉMISSAIRE
Vous vous souvenez des élections de 2021 alors que Biden devenait le 46e président des États-Unis, élections qu’il prétend s’être fait voler, Il a traité Joe Biden de sénile alors que lui-même a atteint le même âge. Encore aujourd’hui, tout ce qui est négatif aux États-Unis est de sa faute. Il est très mal placé pour faire la morale parce qu’il a été déclaré criminellement responsable de l’attaque sur le Capitole le 6 janvier 2021.
LA SUITE
Est-ce qu’un criminel peut diriger un pays ? Les pays dictatoriaux, oui, et les États-Unis en sont devenus un. Comme plusieurs spécialistes l’affirment, on n’a rien vu de ce criminel libre comme l’air. Il l’avait dit lors de sa campagne électorale que ce mandat en serait un de vengeance et qu’il allait régler des comptes. Il gouverne comme un bandit.
C’est ce qu’il met en œuvre pour devenir le maître du monde. Comme le dit le proverbe, « Le dictateur fabrique ses ennemis en voulant les éliminer. ».
Un expert des affaires mondiales a dit récemment : « Se souvient-il des tours jumelles de 2011 » ?
NOTE POUR CE BLOGUE
Le blogue quitte Facebook
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UN CONSEIL
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Histoire
Se remémorer les grands événements et les grands personnages du passé est fondamental pour un pays, une société ou une nation. À travers l’histoire, on peut donner un sens à l’expérience collective et entretenir une mémoire commune chez les membres d’une collectivité.
L’histoire peut aussi servir de leçon et de guide dans le présent et l’avenir. C’est pourquoi, année après année, le rappel des anniversaires historiques est important ! À cet égard, voici quelques faits significatifs dont il faudra se souvenir en 2026…
LE 400e DE LA NAISSANCE DE JEAN TALON
Le mois de janvier 2026 marque les 400 ans de naissance du célèbre intendant de la Nouvelle-France Jean Talon. Il a été baptisé en Champagne, en France, le 8 janvier 1626. Revisiter sa vie, sa carrière et ses œuvres nous rappelle qu’il fut beaucoup plus qu’une rue et un marché et qu’il a fortement contribué au développement de l’implantation française sur les rives du Saint-Laurent.
LE COFONDATEUR DE MONTRÉAL EST MORT IL Y A 350 ANS
Le 9 septembre, cela fera 350 ans qu’est décédé un autre de nos grands bâtisseurs, soit Paul de Chomedey de Maisonneuve. Décédé à Paris en 1676, il fut membre de la Société de Notre-Dame de Montréal et cofondateur, avec Jeanne Mance, de Ville-Marie (Montréal) en 1642.
LES 350 ANS DU POSTE DE TRAITE DE CHICOUTIMI
L’année 2026 marque également les 350 ans de la fondation d’un poste de traite et d’une mission jésuite sur le territoire de Chicoutimi, lieu de passage important fréquenté par les Autochtones depuis des siècles. Au Saguenay, cette année, plusieurs festivités sont d’ailleurs prévues pour commémorer l’événement, qui incarne le partage et la collaboration entre Autochtones et colons français et qui a mis la table pour la fondation, quelques siècles plus tard, de la ville de Chicoutimi,
LA GRANDE PAIX DE 1701
Le 4 août, nous soulignerons le 325e de la Grande Paix de Montréal entre les Iroquois, les Français et leurs alliés autochtones. Fruit d’un véritable labeur diplomatique, ce traité de paix, où la France traita d’égal à égal avec les différentes nations autochtones, mit un terme à des décennies de guerre entre les Iroquois et l’alliance franco-amérindienne.
Il a notamment été préparé au nom du roi de France par le gouverneur Frontenac, puis par son successeur Louis-Hector de Callière et le respecté chef Huron (wendat) Kondiaronk, qui est décédé deux jours avant la signature du traité.
1876 : LA LOI SUR LES INDIENS
Il y a 150 ans le gouvernement canadien adoptait la Loi sur les Indiens, une loi fédérale qui se voulait une synthèse des lois antérieures adoptées dans les territoires et provinces du Dominion du Canada.
La loi de 1876, qui définit notamment le statut d’« Indiens », des conseils de bandes et des réserves est toujours en vigueur, mais elle a été amendée à plusieurs reprises. Toujours controversée, elle est à l’origine de torts importants causés au Autochtones depuis 150 ans.

LES JEUX OLYMPIQUES DE MONTRÉAL, C’ÉTAIT IL Y A 50 ANS
Du 17 juillet au 1er août 1976, Montréal est la ville hôte de la 21e Olympiade de l’ère moderne. Amorcée dans les années 1960 sous la gouverne du maire Jean Drapeau, la candidature de Montréal est retenue en 1970 devant les villes de Moscou et Los Angeles.
S’entame dès lors un vaste chantier olympique, dessiné par l’architecte français Roger Taillibert, est le bâtiment phare. La tour ne sera toutefois terminée qu’en 1987 ! Parmi les faits marquants des JO de Montréal, l’un des plus notables reste la note parfaite accordée à la jeune gymnaste roumaine de 14 ans Nadia Comaneci.

IL Y A 50 ANS, LE PQ ÉTAIT ÉLU POUR LA PREMIÈRE FOIS
L’année 2026 sera une année électorale au Québec. C’était aussi le cas il y a 50 ans. Le 15 novembre 1976, le Parti Québécois de René Lévesque remportait pour la première fois les élections provinciales. C’était aussi la première fois qu’un parti souverainiste était élu au Québec.
Le soir de la victoire, devant les militants réunis au centre Paul-Sauvé, à Montréal, René Lévesque, ému, déclarait : « J’ai jamais pensé que je pouvais être fier d’être québécois que ce soir », avant d’ajouter « Je veux remercier du fond du cœur tous les électeurs, dans tous les coins du Québec, qui n’ont pas eu peur du changement nécessaire. »
Source : Martin Lavallée, Journal de Montréal, cahier weekend, 3 janvier 2026, p62
Découvertes
Repenser son pilulier après 8 médicaments

Les personnes âgées prenant régulièrement plus de huit médicaments devraient se questionner si ce cocktail est toujours aussi efficace pour traiter leurs maladies.
En croisant différentes données, des chercheurs de l’Université Laval ont déterminé que le nombre de médicaments pris par une personne était une bonne manière de prédire les visites récurrentes à l’urgence et même les décès.
Le seuil de huit médicaments a été soumis comme signal simple et rapide pour réviser la médication de ce patient à risque.
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Une rare maladie aurait ses origines dans l’Est-du-Québec
Des chercheurs de l’Institut de recherche du Centre de santé McGill auraient retracé les origines d’une rare maladie respiratoire génétique à un ancêtre unique vieux de 330 ans.
Cette découverte pourrait expliquer la prédominance de cas de sinusites chroniques, d’otites récurrentes ou de congestion nasale sévère dans les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-du-Sud.
Il s’agirait en réalité de formes plus légères de dyskinésie ciliaire primitive et cette prédisposition génétique particulière remonterait à l’époque de la colonisation française selon les travaux de ces chercheurs.
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Une molécule pour percer « la carapace » du VIH
Une molécule est capable de modifier la structure de l’enveloppe du VIH et d’améliorer la réponse immunitaire contre le virus.
C’est ce qu’ont découvert deux chercheurs de l’Université de Montréal en collaboration avec des équipes américaines.
Lors de tests avec cette molécule, les chercheurs ont réussi à tripler la durée avant la réapparition du virus sur des souris avec un système immunitaire similaire à l’humain.
Source : Hugo Duchaine, Journal de Montréal, cahier Salut Bonjour, 13 décembre 2023, p23
Histoire
La Banque Laurentienne, dont on a annoncé l’acquisition récente par la banque Fairstone, a marqué l’histoire bancaire du Québec, entamée à l’initiative des patriotes il y a 190 ans.
« Les premières banques québécoises ont été créées pour permettre aux gens de mettre leurs épargnes en sécurité afin de se préparer aux mauvais jours », résume l’historien Marc Vallières, qui a écrit deux livres sur l’histoire des banques au Québec, chez Septentrion.

Jusqu’à l’arrivée de la Banque du peuple, créée en 1835, les Canadiens français avaient en effet tendance à mettre leurs économies sous leur matelas, car ils ne faisaient guère confiance aux institutions bancaires.
Leurs maigres économies allaient pourtant être nécessaires pour faire face aux difficultés des travailleurs : pertes d’emploi, maladies, incendies et autres mauvais coups du sort.
PREMIÈRE BANQUE CANADIENNE-FRANÇAISE
« Il faut dire que les premières banques majeures sur le territoire étaient surtout destinées aux hommes d’affaires, elles étaient tournées vers le commerce », reprend M. Vallières.
Même l’Église était peu encline à encourager les épargnants à mettre leur pécule à l’abri, car elles le lorgnait pour ses bonnes œuvres et la dîme.
Tout cela va changer quand le chapelier américain devenu farouche patriote Jacob De Witt (1785-1859) s’associe à l’avocat montréalais Louis-Michel Viger (1785-1855) pour créer la première banque canadienne-française, la Banque du peuple, qui durera 60 ans.
C’est une initiative économique, mais aussi politique, car cette banque donne aux francophones un premier outil de développement dans un milieu dominé par les banques anglophones.

La Banque Laurentienne, née moins d’une décennie plus tard (1846), sous le nom de « Banque d’Épargne de la Cité et du District de Montréal », marquera un autre jalon dans cette histoire.
Elle offre aux familles francophones modestes un outil pour mettre quelques dollars de côté en sécurité. Les fondateurs se nomment Louis-Joseph Papineau et Louis-Hippolyte La Fontaine, mais ils ont l’appui d’Ignace Bourget, l’évêque de Montréal.
M. Vallières n’a pas été surpris d’apprendre que la Banque Laurentienne était démantelée et avalée par la Fairstone. « C’est le destin d’une banque d’être tôt ou tard intégrée dans une plus grosse », résume-t-il.
DEUX INSTITUTIONS MAJEURES
Inévitables dans un contexte de sélection naturelle, les acquisitions et les fusions marquent l’histoire des banques, mais le Québec peut compter sur deux institutions majeures : le Mouvement Desjardins et la Banque Nationale.
Fondée en 1900, à Lévis, le Mouvement Desjardins a aujourd’hui des actifs de 400 G$, une somme comparable à celle de la BN, fondée en 1859, à Québec. Celle-ci est la sixième en importance au Canada.
Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, cahier weekend, 13 décembre 2025, p52
Santé & bien-être
Deux pharmaciens nous font part de leurs astuces pour limiter les épisodes d’eczéma douloureux pendant les froids de l’hiver.
1- Choisir une bonne crème hydratante
Une crème « barrière » bien épaisse et sans parfum est recommandée pour une hydratation qui dure plus longtemps de manière efficace. « C’est une crème qui va protéger également des intempéries, donc de l’eau, du froid et du vent », énumère le pharmacien Marc-Antoine Verret.

2- Boire beaucoup d’eau
L’hydratation passe également par une bonne consommation d’eau pendant l’hiver. « Bien s’hydrater va faire en sorte que notre peau sera moins à risque face à ces différentes crises-là », note M. Verret.
3- Éviter les chocs de températures
Ce n’est pas le moment d’aller au yoga chaud avant de sortir en pleine tempête de neige, souligne la pharmacienne Marie-Pascale Beaulieu. « On va recommander de prendre de courts bains tièdes », ajoute-t-elle, pour limiter les contrastes de températures, qui viennent accentuer l’effet des démangeaisons. Attention au type de chauffage à la maison également : le chauffage au bois, plus sec, peut susciter des réactions cutanées.
4- Se couper les ongles
« Veut veut pas, l’un des premiers réflexes, ça va être de se gratter la peau. On veut donc éviter de se blesser », explique Marie-Pascale Beaulieu. On cherchera donc à garder ses ongles le plus courts possible pour ne pas aggraver les lésions cutanées provoquées par l’eczéma.
5- Bien s’emmitoufler
« On veut se protéger de l’air sec et froid de l’hiver en portant des gants, avec un foulard », rappelle Marc-Antoine Verret. Un conseil de base, mais qui est essentiel pour éviter d’irriter inutilement une peau plus sensible.
Source : Jean-Philippe Guilbault, Journal de Québec, magazine Salut Bonjour, 13 décembre 2025, p22
Actualités
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de décembre, publiées dans le Journal de Montréal.


















Voeux
« Se réveiller en santé chaque matin, est la plus grande richesse que nous puissions avoir dans la vie ».
À l’arrivée de cette nouvelle année, on a l’impression de repartir à neuf, de renaître. Les résolutions ont toujours leur place lorsqu’on croit en l’avenir. C’est normal de se fixer des objectifs.

Il faut aussi garder à l’esprit que cette belle planète est de plus en plus fragile et que des hommes se font la guerre pour les mauvaises raisons, pour s’imposer sans égards aux innocents.
Que dire des changements climatiques qui bouleversent terriblement nos saisons. Qu’y a-t-il d’aussi triste qu’une pluie en hiver ?
Encore cette année, lecteurs et lectrices, je ne vous souhaite qu’une seule chose ; la santé. Celle qui vous permettra de réaliser tout le reste. Celle qui vous fera atteindre vos objectifs et projets, qui vous permettra de vous surpasser, de vivre la paix des beaux jours, d’illuminer votre quotidien, de semer du bonheur et de la joie autour de vous.
Il faut avoir goûté amèrement à la maladie pour apprécier la santé, cet état physiologique qui nous est prêté et qu’inconsciemment on ne mesure pas toujours les bienfaits.
Quoi qu’il en soit et plus que tout, souriez à la vie sans lui en demander trop, mais juste ce qu’il faut. Et si votre routine matinale est de déjeuner en lisant ce blogue pour accompagner votre café, abusez de ce moment, pour me stimuler davantage.
Merci de votre fidélité, et recevez mes souhaits d’une heureuse et saine année 2026 pour vous et vos proches.
Histoire
Bien avant les îlots de chaleur pour personnes en situation d’itinérance, les Montréalais ouvraient littéralement leur porte aux inconnus les soirs d’hiver. Pour plusieurs, Noël rimait alors bien souvent avec survie et solidarité.
LE FROID, ENNEMI COMMUN

Cette dure réalité a fait naître la tradition du refuge citoyen. Vous connaissez ? Une habitude hospitalière spontanée où des familles ouvraient leur porte pour offrir un lit d’appoint ou simplement un coin près du poêle aux gens dans le besoin. Cette pratique, rarement racontée dans les récits officiels, ressort pourtant clairement dans les rapports annuels des communautés religieuses et dans plusieurs journaux, notamment dans La Patrie et le Montreal Daily Star. On y présente Montréal comme une ville dure, mais sa population comme étonnamment généreuse.
Montréal a la réputation d’une ville industrielle particulièrement rude en cette fin de XIXe siècle. La froideur des usines et des patrons, le manque de ressources des classes ouvrières et les maladies font partie du quotidien de la majorité des Montréalais.
Pourtant, lorsqu’arrivait Noël, une tout autre facette apparaissait, celle d’une population qui croyait profondément au devoir d’entraide. Selon les rapports du Bureau des Pauvres de Montréal, des centaines de familles ouvrières signalaient chaque hiver leur disponibilité à accueillir « un homme, dans le besoin », « un vieillard errant » ou « une femme sans logis ». Le vocabulaire est ancien, mais l’esprit est universel, personne ne devait mourir de froid, surtout la nuit de Noël.
Bien souvent, on offrait aux citoyens sans logis une petite banquette-lit, une simple planche installée près du poêle ou le long des murs où pouvaient dormir les invités improvisés.
Les familles les plus pauvres offraient simplement un petit coin au chaud près du poêle à charbon, quelquefois dans l’étable, ou dans une remise partiellement isolée. Les journaux de ce temps regorgent de témoignages anonymes, mais authentiques.
« À l’approche de Noël, plusieurs familles du faubourg Sainte-Marie ont ouvert leur logis aux malheureux, disant qu’on ne pouvait laisser un homme dehors par un froid pareil. » Montreal Daily Witness, 24 décembre 1895.
LES SŒURS GRISES
Il y avait certes une action citoyenne, mais les communautés religieuses jouaient aussi un rôle essentiel. Les Sœurs grises organisaient tous les mois de décembre une distribution spéciale de Noël pour les plus pauvres. On y donnait des chaussures, du pain, du charbon, des vêtements et parfois même des petits jouets fabriqués par les novices.
Selon les Rapports annuels de la Congrégation, il arrivait que des familles demandent aux Sœurs si elles pouvaient elles-mêmes adopter un pauvre pour la nuit de Noël.
LA SOUPE À UN SOU
Parmi les images les plus marquantes de cette époque, il y a celles des « soupes à un sou », distribuées notamment par les Sœurs de la Providence et par des œuvres laïques comme la St. Bridget’s Refuge. Un sou, ce n’était pas gratuit, mais c’était un prix symbolique pour éviter la stigmatisation. Durant la semaine de Noël, plusieurs établissements renonçaient même à ce sou.
JOE BEEF
Difficile de parler de cette époque sans évoquer Charles McKiernan, dit Joe Beef. Aubergiste du port de Montréal et personnage légendaire du XIXe siècle, sa taverne, rue de la Commune, servait à la fois de cantine, d’auberge, de dispensaire et, parfois, de refuge de Noël. Il nourrissait gratuitement les pauvres qui se présentaient dans sa taverne, quelque soit soient leur origine, leur religion ou leur couleur. « Il ne refusait jamais un repas à une personne indigente. » Journal La Patrie
On indique dans plusieurs rapports du Montreal Sailor’s Aid Society que McKiernan gardait ses portes ouvertes plus tard durant la période des Fêtes, anticipant l’arrivée de marins ou d’ouvriers isolés.
Plusieurs historiens, dont Brian Young, rappellent que Joe Beef incarnait un type d’entraide urbaine aujourd’hui disparu. Une charité informelle, spontanée, sans bureaucratie.
REFUGES IMPROVISÉS
Avant la création des haltes-chaleur, de nombreuses organisations improvisaient de solutions pour l’hiver. L’Hospice Saint-Charles (anciennement l’Accueil Bonneau) était souvent transformé en dortoir collectif quand il y avait de grandes nuits froides.
De nombreuses maisons de charité paroissiales étalaient au sol des matelas et les gens se réchauffaient près du poêle de la sacristie.
Plusieurs brasseries et tavernes laissaient leurs portes ouvertes plus longtemps durant la nuit de Noël.
On mettait sur pied des patrouilles nocturnes de citoyens. Ces patrouilles étaient souvent constituées de petits groupes d’hommes, souvent des ouvriers qui parcouraient les rues du Mile-End, du faubourg Québec et du Vieux-Port pour repérer les personnes en détresse. Ces gens étaient accompagnés soit chez eux, soit dans une église, soit dans un refuge temporaire.
LEÇON DU PASSÉ
Le Montréal de 1880 à 1920 n’était pas une ville idyllique, vraiment pas. La pauvreté est extrême, la maladie est partout, les logements sont souvent insalubres et les inégalités accablent la majorité des citoyens.
Pourtant, dans cet environnement difficile, des milliers de Montréalais, souvent eux-mêmes vraiment pauvres, sont déterminés à ne pas laisser le froid condamner à mort les plus fragiles.
Le Montréal d’hier nous rappelle que, face au froid de l’hiver, la solidarité demeure notre plus grande force. Peut-être qu’à quelques jours de Noël, on a là une belle inspiration à tirer du passé.
Source : Martin Landry, Historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 20 décembre 2025, p58
Opinion
Vous savez, c’est connu, les grands patrons des chaînes d’alimentations, comme d’autres fournissant des services essentiels, pigent allègrement dans le plat de bonbons des multi nationales pour s’en mettre plein les poches.

Et qui paye ces gros salaires démesurés ? Évidemment, ce sont vous et moi, avec notre argent qu’on n’a pas le choix de leur donner.
Ici, je vous parle de Metro, cette multinationale anglophone (parce que son nom ne porte pas d’accent), qui a octroyé un généreux boni à son PDG, Éric La Flèche qui, il faut bien le dire, fait FLÈCHE de tout bois.
Ce monsieur, sans rien faire de plus, vient de voir son salaire être augmenté de 700 000 $, soit 11 % d’augmentation, pour un salaire annuel de 6,8 millions de dollars. Et, en plus, l’inflation étant de 4,7 %, et que les gens en arrachent pour faire leur épicerie, les cadres supérieurs de Metro gagnent beaucoup plus, donc l’augmentation est supérieure à l’inflation.
Cette indécence m’écœure !
MANQUE DE SYMPATHIE
Voici ce qu’en dit le spécialiste de l’industrie agroalimentaire Sylvain Charlebois en entrevue à LCN récemment;
« Quand Bombardier verse des bonus pour leur cadres, c’est une chose, mais quand on parle d’alimentation, il y a un volet moral et éthique qui est complètement différent. Alors c’est important pour les bannières à mon avis de démontrer une certaine sensibilité à ce niveau-là. » (Journal de Montréal, 22 décembre 2025, p37).
UN EXEMPLE
Samedi dernier, j’ai acheté la même boîte de chocolat chez WalMart à 13,38 $ puis, chez Super C (propriété de Metro), à 14,99 $. Une différence d’un peu plus de 12 %. Tiens tiens… Et qui en a profité ?
Devinez !