Une autre preuve que le français régresse au Québec

Oups! Petite faute dans le mot ORIGINIAL

Est-ce que vous visionnez de temps à autre les gags full ado Juste pour rire, à la télé? Moi si, et même si les attrapes sont de bon goût, un détail me dérange et me choque à chaque fois; l’affichage en anglais! Dans tous les gags, où il y a affichage, c’est toujours en anglais que ça se passe. J’ajouterais également que beaucoup d’échanges, lorsqu’on peut lire sur les lèvres, sont aussi en anglais. Pourtant, c’est produit à Montréal, au Québec.

Je veux bien comprendre que c’est pour faciliter l’exportation du produit mais, est- ce vraiment nécessaire? Une autre façon de faire qui fait régresser ma langue. D’autant plus que les échanges sont muets, mis à part quelques sons d’effets spéciaux. On nous prend vraiment pour des idiots. Pourtant, il n’est pas rare de visionner des documents télévisés étrangers où les affiches, le langage et les commentaires sont sous-titrés en français, pour la même raison; l’exportation.

Moi je dénonce cette façon de procéder chez nos producteurs québécois. Ce n’est pas parce qu’on baigne dans un océan anglophone qu’on doive ignorer notre langue. C’est une simple question de respect. Quand on dit que notre langue est menacée de disparaître, en voilà un bel exemple d’une mort à petit feu, à laquelle personne ne réagit ou n’ose lever le petit doigt. Quand des producteurs ne se donnent même pas la peine de sous-titrer leur ouvrage et principalement pour que celui-ci soit diffusé sur la planète entière, c’est qu’ils manquent totalement de respect envers la communauté locale et sa culture qui, même si elle est minoritaire dans le monde, demeure internationale. Vous n’avez qu’à en parler à Michaëlle Jean… elle connaît ça la francophonie.

Le plus désolant dans tout ça, c’est qu’ici, on ne réagit pas! Un signe éloquent que la majorité francophone du Québec a déjà abdiqué devant sa lente agonie annoncée. Ça m’a quand même fait grand bien de vous l’écrire.

Ah! Si mon corps…

Si mon corps était une voiture, le temps serait venu où je commencerais à songer à l’échanger pour un modèle plus récent.

Ma finition commence à avoir des bosses, des bosselures et des égratignures, et ma peinture devient plutôt matte… mais ce n’est pas le pire.

Mes lumières ont perdu leur focus et il devient de plus en plus difficile de voir les choses de près.

Ma traction n’est plus aussi gracieuse qu’auparavant.

Je glisse et dérape de travers et me cogne sur des choses même lorsque la température est idéale.

Mes beaux pneus blancs sont tachés de vilaines varices.

Ça me prend plusieurs heures pour atteindre ma vitesse maximum.

Mon taux de consommation de carburant est inefficace.

Mais voici le pire de tout….

Chaque fois que je me mouche, tousse ou rit, mon radiateur coule et mon silencieux pète

Malgré tout cela, vive la Vie !!!

Remplacer le spaghetti par des fèves germées

Étant diabétique, les pâtes sont pour moi des aliments que je dois manger avec modération. Lorsque j’en consomme, ma glycémie monte en flèche et prend du temps à redescendre. Malgré tout, je les adore avec une bonne sauce italienne.

En racontant mon histoire à un ami, il m’a aussitôt suggéré qu’en remplaçant les pâtes par des fèves germées, je réglais automatiquement mon problème. Excellente idée que je me suis dit, alors j’ai quoi à perdre, d’autant plus que j’adore les fèves germées.

La sauce italienne ayant déjà mijotée, j’ai prix une poêle dans laquelle j’ai déposé de l’huile d’olive, du sel d’ail puis, couvert le fond d’une portion de fèves germées. Évidemment, on peut ajouter ce qui nous tente comme assaisonnement et selon vos goûts. Exprimez votre talent de chef. Il suffit de chauffer le tout à feu moyen et en les mélangeant jusqu’à tendreté des fèves. Moi, je les préfère croquantes alors j’y vais au pif.

Une fois les fèves cuites à point, j’étale le tout dans une assiette puis je recouvre les fèves de ma sauce à spaghetti. Ce n’est pas plus compliqué que ça. En fait j’ai simplement remplacé le spaghetti par mes fèves germées… et c’est tellement délicieux et savoureux. Je garde les vraies pâtes pour les autres. La glycémie? Aucun problème de contrôle. Comme par magie, elle n’augmente presque pas.

Je suis comblé parce que maintenant, je peux savourer mon «spaghetti» italien, en toute confiance et sans crainte de voir le lecteur de glycémie s’emballer. L’essayer, c’est l’adopter. Vous m’en donnerez des nouvelles. Merci mon ami!

Bonne fête nationale, Québec

En cette grande fête du Québec, je vous invite à lire le discours patriotique qui suit et toujours d’actualité.

Il a été livré par feu le comédien Jean Duceppe le soir du 25 juin 1990, au lendemain de l’échec du lac Meech.

On n’a rien vu du Québec qui s’en vient.

Mes chers amis, à mesure que les jours passent, à mesure que les semaines passent, une évidence s’impose à nos esprits, avec une clarté lumineuse : le Québec est NOTRE SEUL PAYS !

C’est le seul endroit au monde où l’on peut travailler tous ensemble à notre bonheur collectif dans la paix et l’harmonie, loin des compromis mesquins et des ententes conclues dans le secret et la confusion.

Ce Québec, ce pays à faire rêver, je l’aime de tout mon cœur et depuis longtemps. Et je sais que, vous tous aussi, vous l’aimez.

Il faut maintenant travailler tous très fort pour qu’il assume son destin dans la liberté. Une chose est certaine : à partir de maintenant, l’avenir du Québec ne se décidera plus à Terre-Neuve, au Manitoba ou ailleurs, mais au QUÉBEC, par les QUÉBÉCOIS et les QUÉBÉCOISES !

VIVE LE QUÉBEC !

J’ai une pensée toute spéciale pour René Lévesque, un visionnaire parti trop tôt.

Encore le ministère des Transports

Décidément, le ministère des transports fait preuve de son incompétence qui perdure depuis des décennies, tous gouvernements confondus. C’est à croire que les incompétents sont tous logés au même endroit. Ils ne sont pas les seuls! Quelques juges viennent grossir leur rangs en rendant illégale et inadmissible la preuve déposée dans les cas de vitesses excessives obtenues via les radars photo, comme écrit dans le Journal de Montréal de ce matin.

Pour conséquence, des dizaines de milliers de billets d’infractions sont systématiquement annulés à cause de cette décision. À la base, il ne faut pas oublier qu’il y a eu excès de vitesse, comme l’expose l’article qui fait état d’un automobiliste capté à 140 km/h dans une zone limités à 70 sur l’A-15 et dont le billet a été annulé. Il est mort de rire! Quoi, les radars photos mentent??? Les recettes ont dégringolé de 5 390 260$ en novembre 2016 à 95 270$ en mai 2017. Bienvenue au pays du Québec où tout est contestable et contesté. Une société de bouffons.

Rien de surprenant de ce ministère des Transports puisque sa feuille de route est désastreuse au fil des ans. On n’a qu’à regarder les immenses bouchons, qui perdurent toute la journée aux abords de l’ile de Montréal. Sur la Rive-sud, l’autoroute 10 entre le pont Champlain et l’autoroute 35, la 30 entre l’A-20 et l’A-10, puis l’A-20 entre Beloeil et le pont-tunnel Hyppolite-Lafontaine, sont des autoroutes à deux voies de chaque côté et c’est carrément un obstacle à la fluidité des automobilistes.

Pourquoi n’a-t-on pas prévu des routes à trois voies. et même quatre, lors de leur conception? Un flagrant manque de vision à mon avis et on en paie le prix aujourd’hui. En écoutant les reporters à la circulation, certains automobilistes pourraient songer au suicide. Une simple panne en plein heure de pointe et c’est l’immense bouchon pour les trois prochaines heures. Se payer ça tous les jours… faut être fait fort. Faut avoir voyagé sur le système d’Interstate américain pour comprendre le concept de la fluidité. Pour votre prochain voyage, gens du ministère, faites-vous donner un cours de circulation 101 aux USA. On peut bien vous payer ça!

Seule exception, la route 132 entre Boucherville et Candiac qui est justement à trois voies et depuis sa réalisation il y a plus de 50 ans. Le visionnaire de ce chantier, a dû être congédié par un rond de cuir supérieur, parce qu’il avait une vision à long terme trop développée. Reste qu’avant que ces autoroutes soient améliorées aux goûts et aux besoins du jour, il en tombera des tempêtes de neige parce qu’au pays du Québec, une minuscule petite grenouille, dont tout le monde se fout, a assez de poids pour annuler tout ce qu’il y a de prospérité.

Et la liste des conneries du ministère des Transports pourrait s’allonger à outrance, sans oublier l’absurdité de l’hiver dernier sur l’autoroute 13 en pleine tempête de neige. Encore là, pas de vision. Ironiquement, il faut dire que les embouteillages et les tempêtes de neige au Québec, le ministère des Transports n’est pas habitué à ça, et qui subit cette incapacité…? Nous les CONtribuables!

Les belles histoires; de la détermination pour devenir policier

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Dans ce monde en constante évolution et où tout se déroule à la vitesse grand V, on nous rapporte des histoires d’horreur, des drames quotidiens, des attentats et des événements malheureux. En contrepartie, certaines personnes vivent des moments d’euphories; un gain important à la loterie, des miracles humains et de belles histoires à faire couler des larmes de bonheur. C’est de ces plaisirs inattendus que je veux vous entretenir à l’occasion. C’est souvent par une détermination sans limite qui nous fait réaliser nos rêves.

Voici l’histoire d’un décrocheur à 15 ans, rapportée à la page 10 de l’édition du Journal de Montréal d’hier sous la plume de Claudia Berthiaume, qui y a mis toute sa détermination pour atteindre son objectif de devenir policier. Dans le cadre des belles histoires, je veux la partager avec vous.

Bonne lecture!

Un patrouilleur en skateboard

Lorsqu’il a lâché l’école à 15 ans, Thierry Hinse-Fillion ne se doutait jamais qu’il réaliserait un jour son rêve de devenir policier. En poste à Longueuil depuis trois ans, le jeune homme réunira cet été son travail et sa plus grande passion en patrouillant en skateboard.

«J’ai toujours voulu être policier, mais je n’y croyais pas parce que je n’étais pas bon à l’école», lance le patrouilleur de 32 ans. De son propre aveu, Thierry Hinse-Fillion était même «un peu marginal, sur la limite du rebelle».

Il passait jusqu’à 15 heures par semaine à faire de la planche à roulettes ans les escaliers de l’église de son village. «C’est avec le skate que je me suis fait des amis», raconte le natif de Lyster, un petit village près de Victoriaville, au Centre-du-Québec,

Rien pour partir du bon pied, lorsqu’il était en troisième secondaire, il a tout perdu dans l’incendie de sa résidence. «Le lendemain, ma prof de français m’a demandé où était mon devoir. Je lui ai dit que ma maison avait brûlé. Elle ne m’a pas cru. Je lui dit la vérité et je passais encore pour le rebelle», relate-t-il.

L’année suivante, il abandonnait l’école. Le jeune homme a alors suivi un cours pour devenir machiniste, comme son père. Il a travaillé dans ce domaine pendant 10 ans. «J’ai détesté ça du début à la fin», résume l’agent.

Pendant tout ce temps, Thierry Hinse-Fillion nourrissait toujours son rêve de devenir policier. Et il a continué à faire du skateboard, allant même jusqu’à participer à des compétitions amateurs. «Je me défonçais là-dedans», illustre le policier.

RETOUR À L’ÉCOLE

Encouragé par sa conjointe, Véronique Gamache, Thierry Hinse-Fillion est retourné sur les bancs d’école en 2008 pour terminer son secondaire. «Pour entrer en techniques policières il fallait que je performe, mais je détestais l’école. Je partais de loin», se rappelle-t-il.

Il a finalement obtenu son diplôme avec une moyenne de 90%. «Je n’abandonne jamais», dit-il. Il a ensuite enchaîné ses trois ans de techniques policières au Cégep de Trois-Rivières, tout en travaillant comme pompier à Plessisville.

PERSÉVÉRANCE

Plus rien ne pouvait l’arrêter. Pas même son appendice, qui a explosé en pleine formation à l’École nationale de police, en 2013. «Je ne lâche jamais» réitère-t-il.

Le jeune homme a par la suite été embauché par le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) en 2014. «Après un an, j’ai dit à mon sergent que ce serait le fun d’avoir un policier en skate», se rappelle l’agent.

Pendant les deux années qui ont suivi, Thierry Hinse-Fillion a bâti son projet pendant son temps libre. Pour prouver à ses patrons que le jeu en valait la chandelle, il leur a montré l’exemple du Skateboard Cop Joel Zwicky de la police de Green Bay, au Wisconsin.

«J’avais beaucoup de motivation, mais ça n’aboutissait pas. L’élément déclencheur a été l’arrivée de notre nouveau directeur [Fadi Dagher]. Quand je lui ai parlé de mon projet, ça a déboulé», résume l’agent.

Le SPAL lui a donc procuré une planche à roulettes, des souliers et un casque. Dès cette semaine, le policier patrouillera jour et soir dans tous les skateparcs de l’agglomération dans le cadre d’un projet-pilote jusqu’à la mi-septembre.

MONTRER L’EXEMPLE

Le travail de Thierry Hinse-Fillion sera de s’assurer qu’il n’y a pas de consommation et de vente de drogue en ces lieux, en plus de montrer l’exemple aux jeunes. «J’étais comme eux il y a 20 ans. Des fois, ils ont juste besoin d’une tape dans le dos pour croire en leurs rêves. La police ce n’est pas juste le côté répression», soutient-il.

Le patrouilleur croit aussi que sa présence dans les skateparcs sera rassurante pour les citoyens. «J’aimerais que les gens soient en confiance d’y aller», note Thierry Hinse-Fillion.

Une réforme en éducation qu’on ne doit pas rater

Pour une énième fois (je ne les compte plus), un ministre de l’éducation parle de réforme. D’une fois à l’autre les résultats ne sont pas là et au contraire, on ne s’y reconnait plus. On veut innover pour réinventer l’école au détriment de tout ce qui s’est perdu au fil des années. S’étant écartée de son rôle, il faut revenir à la base et E-N-S-E-I-G-N-E-R. Préparer nos jeunes à la dure réalité du monde dans lequel ils vont vivre. Les classes vertes, oranges, bleues… oubliez-ça et qu’on se concentre sur le savoir pour prospérer.

Mathieu Bock-Côté y est allé d’une lettre ouverte à Sébastien Proulx, dans le Journal de Montréal d’aujourd’hui, sur ce que le Ministre doit considérer dans sa réforme. Je suis entièrement d’accord avec son propos que je vous partage ici dans son intégralité.

Lettre au Ministre de l’Éducation

Monsieur le Ministre,

Je lis beaucoup de bien de vous ces temps-ci, et je veux bien le croire. On dit que vous êtes prêt à plusieurs innovations pour réinventer l’école québécoise. Il faut dire que les propositions viennent de partout. Plusieurs s’imaginent sauver l’école par la technologie. Ils s’imaginent qu’en introduisant les téléphones portables en classe, ils pourraient révolutionner la pédagogie et convaincre les jeunes d’aimer soudainement l’école.

CULTURE

Cela fait penser à ceux qui voulaient, il y a quelques années, réinventer l’enseignement de la littérature en misant sur Twitter. Monsieur le Ministre, j’aimerais vous mettre en garde contre ces théoriciens fous de l’école gadget qui se maquillent en héros de la modernité pédagogique.

Certes, il ne faut se fermer à aucun conseil. Certains sont bons, d’autres mauvais. Quand on veut fabriquer de belles écoles, c’est une bonne idée. Quand on croit que l’école doit se réinventer en misant sur la réalité virtuelle, c’en est une moins bonne. Je me permets de vous donner mes conseils aussi. Ils seront simples : ils nous ramènent aux vieilles vérités oubliées.

Le premier, c’est que l’école doit apprendre aux jeunes générations la langue française. Quoi qu’on en dise, et quoi qu’on veuille nous faire croie, sa maîtrise est pour l’instant désastreuse. Il suffit de flâner sur Facebook pour le constater. Et cela n’est pas sans conséquence. Une pensée s’exprime avec richesse et nuances si on a les moyens de l’exprimer. Si on maîtrise approximativement sa langue, on pensera le monde confusément. Nous devons réapprendre à parler français. Une solution : il faut faire lire les élèves.

Mon deuxième conseil est simple : J’aimerais vous rappeler que la culture générale est importante. Une jeune personne sans culture historique est condamnée à ne pas savoir se repérer dans le temps. L’homme sans mémoire est condamné à errer comme un petit être insignifiant. On pourrait aussi chanter les vertus de la géographie.

Résumons simplement : l’école doit transmettre un patrimoine de civilisation. L’école a plus à voir avec le passé qu’avec l’avenir. Ce n’est pas sexy, mais c’est vital.

MODES

Le troisième, c’est que l’école doit résister aux modes. Dans une classe, l’enseignant n’a pas à faire semblant d’être l’ami de l’enfant. Son autorité doit être reconnue. Il n’a pas à tolérer non plus les trouble-fête qui ont des problèmes de comportement. Leur inclusion à tout prix est une erreur.

Et l’école n’a pas non plus à se penser comme un terrain de jeu. Elle n’a pas à être festive ou ludique. Il est normal de faire des efforts à l’école. On ne gagnera rien à se soumettre à la tyrannie de l’enfant-roi.

J’ajoute un dernier conseil. L’école doit apprendre aux jeunes le culte du silence et de la concentration. Ce n’est qu’ainsi qu’ils auront accès au bonheur de la vie intérieure. Mes conseils, Monsieur le Ministre, vous sembleront terriblement désuets. C’est pourtant en renouant avec ces évidences que l’école cessera de traiter les enfants comme des cobayes et leur transmettra le trésor dont elle est gardienne.

Trois gouttes de lumière…

Vivre longtemps

Vieillir c’est la seule façon de vivre longtemps.

Le troisième âge est celui dans lequel on est encore jeune, mais avec beaucoup plus d’efforts.

Ce qui me tourmente le plus dans mes folies de jeunesse ce n’est pas de les avoir commises, mais de ne plus être en mesure de les commettre.

Vieillir, c’est passer de la passion à la compassion.

Beaucoup de gens ne parviennent pas à quatre-vingt ans, car ils perdent beaucoup de temps à essayer de rester dans les quarante!

À vingt ans, règne le désir, à trente la raison et à quarante le jugement.

Celui qui n’est pas beau à vingt ans, fort à trente, riche à quarante, et sage à cinquante, ne sera jamais ni beau, ni fort, ni riche, ni sage.

Quand vous dépassez les soixante ans, il y a peu de choses qui vous paraissent absurdes.

Les jeunes pensent que les vieux sont des idiots… Les vieux savent que les jeunes le sont.

La maturité de l’homme c’est de retrouver cette même sérénité qu’il aimait quand il était enfant.

Rien ne passe plus vite que les années.

Quand j’étais jeune je disais, «Vous verrez quand vous aurez cinquante ans». J’ai cinquante ans… et je ne vois rien.

Dans les yeux des jeunes, brille la flamme, dans les yeux des vieux brille la lumière.

L’initiative des jeunes est aussi précieuse que l’expérience des anciens.

Il y aura toujours un enfant dans le cœur de l’homme.

À chaque âge correspond un comportement différent.

Les jeunes gens marchent en groupes, les adultes en couples et les vieux marchent seuls.

La perfection : jeune et heureux dans sa jeunesse… et sage dans la vieillesse.

Nous voulons tous arriver à vieillir… Mais être vieux c’est autre chose.

Peu importe si vous ne comptez pas les années qui défilent : vivez-les bien!

Jeu de mots

Comme on peut faire dire ce qu’on veut aux mots, pourquoi pas en profiter pour lire ce petit bijou de texte, qui vous fera sûrement sourire.

Au Père Spicace,

Un grand malheur est arrivé à l’abbaye et j’ai la pénible mission de vous en faire part. Mardi soir, pendant que l’abbé Nédictine donnait les dernières grâces, l’abbé Quille perdit l’équilibre dans l’escalier et tomba inanimé dans les bras du Père Iscope. Les révérends pères, en perdant l’abbé Quille, perdaient leur seul soutien. Un seul restait joyeux : le père Fide.

Quant à l’abbé Tise, il n’y comprenait rien. Il aurait bien voulu que le saint Plet l’aide à comprendre ce qui c’était passé mais rien n’y fit. Après l’accident de l’abbé Quille, on alla chercher le Père Manganate et le Père Itoine, les deux médecins de l’abbaye. Ils pensaient ranimer le malheureux mais leurs efforts furent vains et celui-ci décéda peu après.

Le lendemain fut donc célébré son enterrement. Chacun fut appelé à l’abbaye par les célèbres cloches du Père Sonnage. La messe fût dite sur une musique de l’abbé Thoven. Le père Ocquet fut chargé du sermon et comme il n’y avait pas de chaire, il monta sur les épaules du Père Choir.

À la fin de l’homélie, le Père Cepteur fit la quête et remit les dons ainsi recueillis à notre frère africain, l’abbé N’Pé. Après la messe, une grande discussion s’engagea pour le transport de la bière : l’abbé Canne et l’abbé Trave voulaient passer par les champs. Le Père Clus s’y opposa. L’abbé Casse en fut enchanté. Le Père San avec sa tête de turc ne voulait rien entendre.

Le Père Vers et le Père Nicieux semaient le doute dans les esprits. Finalement on décida que, comme à l’accoutumée, l’abbé Taillière serait chargé du transport du corps du défunt. Devant la tombe creusée par le Père Forateur et en l’absence du Père Missionnaire, l’abbé Nédiction donna l’absolution. Le Père Venche et l’abbé Gonia avaient joliment fleuri la tombe. Celle-ci fût recouverte d’une belle pierre tombale préparée par l’abbé Tonneuse.

Sur le chemin du retour, le spectacle fut déchirant. Le Père Pendiculaire était plié en deux de douleur et de chagrin. L’abbé Vitré était lui aussi plein de larmes. La Mère Cédés, invitée pour l’occasion, fermait la marche en compagnie du frère du Père Igord.

A l’arrivée, le Père Sil et l’abbé Chamelle préparèrent le repas tout en consultant les livres culinaires du saint Doux. Le Père Nod et le Père Collateur servirent à boire et chacun pût se remettre de ses émotions.

Signé : L’abbé BICI

C’est la journée des papas…

Un père demeure le complice par excellence des rêves les plus ambitieux de ses enfants en même temps que la personne la mieux placée pour les aider à les transformer en autant de belles réalités… On ne saurait trop les remercier, particulièrement en cette journée, pour leur dévouement à l’endroit de tous les membres de sa famille, et ce, durant toute l’année.

Allez donc savoir pourquoi, lorsque l’on évoque son père, dans une occasion comme celle-ci, s’imposent à notre esprit un foisonnement d’images de plein air accompagnées d’odeur de foin coupé et de sapin baigné par la rosée, du bruissement de verts feuillages agités par un vent matinal, d’un doux refrain des temps anciens et pourtant pas si lointains…

Allez donc savoir comment, le seul fait de songer à son père procure une bouffée de fraîcheur qui nous oxygène le cœur et nous incite à aller de l’avant… Aussi, n’est-il pas étonnant qu’on ait envie de lui dire, aujourd’hui, un gros merci pour l’héritage de vie qu’il nous a transmis.

… ET DES GRANDS-PAPAS

Un grand-père sert toujours un peu de guide dans notre vie. Il nous éclaire sur le chemin de la réussite dans plusieurs domaines et apporte un réconfort dans l’épreuve. Il prend le temps et la peine d’écouter, peu importent notre humeur… et la sienne. Mais il serait trop long d’énumérer ici toutes ses qualités, ces raisons qui font qu’on attache autant d’importance à sa présence.

Chaque année, la Fête des Pères nous donne l’occasion de réfléchir au rôle important que nos pères ont joué et jouent toujours dans nos vies. Espérons que cette journée soit pour eux, aussi spéciale qu’ils le sont.

Bonne fête des pères à tous les papas de la terre et à ceux, partis trop tôt, mais qui nous observent parmi les étoiles.