Pourquoi il faut aimer sa retraite

Qu’est-ce que je vais faire à ma retraite? Est-ce que je vais trouver le temps long? Est-ce que je vais m’ennuyer? Allons donc! Ça fait longtemps que vous vous posez toutes ces questions? Eh bien, voici des réponses et je souhaite qu’elles vous satisfassent.

Q- Combien de jours y a-t-il dans une semaine?

R- 6 samedis et 1 dimanche

Q- À quelle heure doit-on se coucher?

R- Trois heures après s’être endormi dans le sofa devant la télé.

Q- Combien de retraités sont nécessaires pour changer une ampoule?

R- Seulement un, mais ça peut prendre la journée.

Q- Quel est le plus grand embêtement pour les retraités?

R- Ils n’ont jamais le temps de faire quoi que ce soit.

Q- Pourquoi ça ne les gêne pas quand on les appelle séniors?

R- Parce que ce titre leur permet d’avoir pas mal de réductions.

Q- Qu’est-ce qui est considéré comme un grand exploit pour les retraités?

R- Attacher ses chaussures.

Q- Pourquoi comptent-ils leur monnaie?

R- Ils sont les seuls à avoir du temps pour le faire.

Q- Comment nomme-t-on quelqu’un qui aime travailler et refuse de prendre sa retraite?

R- Nigaud.

Q- Pourquoi les retraités remettent toujours à plus tard le nettoyage du grenier et le rangement du garage?

R- Ils savent qu’aussitôt que ce sera fait, leurs fils adultes voudront y mettre leur bazar.

Q- Quand les retraités mangent, qu’appellent-ils un long dîner?

R- Un dîner normal.

Q- Quelle est la meilleure définition de la retraite?

R- L’éternelle pause-café.

Q- Quel est le meilleur avantage de retourner à l’école?

R- S’ils manquent des cours, personne ne téléphone aux parents.

Q- Pourquoi un retraité dit tout le temps qu’il n’a pas la nostalgie du travail, mais plutôt des personnes avec qui il travaillait?

R- Parce que c’est bien de dire la vérité.

Q- Que font-ils pendant toute la semaine?

R- Du lundi au vendredi; rien. Le samedi et le dimanche ils se reposent.

Bonne retraite!

Les médecins n’ont plus la cote

C’est triste à dire mais beaucoup de médecins n’ont plus l’appréciation du public, du moins depuis les derniers événements qu’on leur connaît. Gains monétaires substantiels, perte de productivité évidente et accommodations de toutes sortes ont fait en sorte qu’ils ont perdu leur cote d’amour. Rendez-vous de patients déplacés ou reportés à des dates plus éloignées et souvent à la dernière minute, on constate le même phénomène chez les chirurgiens. Considérés comme des dieux, l’opinion publique les a fait descendre de leur piédestal. Ils sont devenus des profiteurs de systèmes, avec la bénédiction des deux médecins qui nous gouvernent.

Gilles Proulx a écrit un article intéressant sur le sujet hier, dans les pages d’opinions du Journal de Montréal, que je me permets de partager avec vous…

MÉDECINS EN PERTE D’ALTITUDE

Autant nos ingénieurs avec leurs joncs argentés au petit doigt ont perdu leur crédibilité lors de la commission Charbonneau, autant nombre de médecins sont en train de dégringoler dans l’estime général. Le bon docteur Barrette a eu beau dire qu’ils sont paresseux tout en augmentant leurs revenus, on s’aperçoit que plus on en donne, moins le public en reçoit.

Habitude d’homme de radio, je prête l’oreille à ce qui se dit dans les lieux publics. J’écoute les gens parler sur les tabourets des restaurants populaires. J’y constate une grogne sans précédent contre la profession médicale.

DÉLAI DE TROIS MOIS

J’ai jusqu’à maintenant pigé le bon numéro à la loterie du système médical, je touche du bois. Que dire toutefois du cas de Roland C. (nom fictif) qui souffre du cœur et qui, le 17 mars, se fait donner un rendez-vous chez un cardiologue le 7 mai à l’hôpital de Verdun?

Un coup de fil à la secrétaire le reporte au 16 mai à 16h30. « N’oubliez pas vos pilules », lui dit cette dernière. Le jour venu, le bon cardiologue n’est pas là. Il est « parti dans les îles », lui dit-on. Bref, Roland C. ne verra ledit docteur qu’à 11h le 27 août…

JOUR DE LA MARMOTTE

Dans une clinique médicale de LaSalle, une femme de ma connaissance vivait le « Jour de la marmotte » avec son médecin. Il ne lisait pas ses notes et oubliait son cas de rendez-vous en rendez-vous. « Vous fumez! » lui disait-il chaque fois en constatant qu’elle faisait de l’emphysème. « Non, je ne fume pas! » lui répondait-elle… à quatre reprises! J’ai aidé la pauvre à se dénicher un médecin de famille moins amnésique.

On se doute bien que les scandaleuses histoires de primes pour tout ou n’importe quoi (arriver à l’heure, revêtir une jaquette, enfiler des gants, etc.) ne sont que la pointe de l’iceberg. À quand le grand ménage pour enlever les poires pourries, pour éliminer les pratiques douteuses et pour rétablir l’honneur de la profession?

215% de taxes et de taxes déguisées

« Nous sommes heureux de vous compter parmi nos clients. » Pas beau ça comme mot de bienvenue? C’est que qui apparaît sur ma première facture que je viens de recevoir de la compagnie monopoliste Hydro-Québec. Ma première depuis 2012, alors que nous vivions l’aventure d’être caravanier à plein temps. Maintenant que nous avons élu domicile, le choix de faire affaire avec Hydro-Québec s’imposait. Pas le choix!

Je n’invente pas la roue et je ne prétends pas que je n’en savais rien mais, voyez-vous, à la retraite on a le temps de s’attarder à nos factures et de constater combien on se fait siphonner en taxes de toutes sortes, par des gouvernements voraces et des grosses compagnies qui fournissent des services essentiels, comme l’électricité. Et quand j’ai jeté un coup d’œil à la mienne, j’en suis resté bouche bée. 215% de taxes et de cossins tout aussi taxables. 215%, c’est plus du triple en dollars. Laissez-moi vous décortiquer tout ça…

D’abord, ma consommation réelle d’électricité (684 kWh) pour 53 jours a été de 40,37$. Très raisonnable et abordable selon moi. Mais arrivent les surprises… voilà que des rubriques monétaires s’ajoutent; un frais d’abonnement… ah oui j’oubliais, je suis un nouveau client et ça me coûte 50$, seulement pour ouvrir mon dossier et m’inscrire dans le système informatisé révolutionnaire, supposé simplifier cette tâche. Puis, 21,54$ apparaissent comme redevance d’abonnement. En clair ce sont les frais pour l’entretien du réseau, et la beauté de la chose est que si je quitte pour quelques mois et que je ne consomme pas un seul cent d’électricité, ce montant me sera facturé. Fantastique comme attrape! Évidemment, il faut ajouter TPS et TVQ sur tous ces services, soit 16,76$. Montant total à débiter de mon compte bancaire dans 21 jours; 128,67$. Qui dit mieux?

Je n’ai pas le choix mais ça m’enrage, surtout lorsque je constate le salaire du PDG, les augmentations colossales qu’il reçoit, tout comme la horde de cadres qui reçoivent de généreux bonis annuellement, ainsi que la redondance des demandes d’augmentations annuelles de tarifs. Et tout ça, avec la bénédiction d’un gouvernement insatiable qui, comme il se tait présentement pour l’essence, ne lève pas le petit doigt et empoche des millions de dollars de taxes.

Il ne faut pas se surprendre du nombre de ménages qui n’arrivent pas à payer leur électricité. On peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres. Pourquoi la « redevance d’abonnement » n’est pas incluse dans le coût au kWh? On éviterait ainsi de payer ce foutu montant dans les périodes où on ne consomme pas. Probablement trop compliqué et l’arnaque est efficace.

Le tarif pour nouveau client me fait penser à l’odieuse taxe de bienvenue de plusieurs milliers de dollars que votre ville préférée vous imposait, et vous impose peut-être encore, d’une main pour vous remercier, sourire en coin, de votre décision de vous installer chez eux. Si ce n’est pas de l’hypocrisie, qu’est-ce que c’est?

Bref, on n’a pas le choix de subir et de payer… mais maudit que ça fait du bien de l’écrire et de le partager.

Pour les femmes qui dépriment à 60 ans

Commentaires masculins, de ceux qui adorent et estiment les femmes de plus de 60 ans. En voici les raisons…

Une femme de plus de 60 ans ne vous réveille jamais au milieu de la nuit pour vous demander : « À quoi tu penses ? » Elle ne s’en préoccupe plus.

Si une femme de plus de 60 ans ne veut pas regarder le match à la télé, elle ne s’assoit pas près de toi pour pleurnicher. Elle fait quelque chose qu’elle veut faire et de plus intéressant.

Les femmes de plus de 60 ans sont pleines de dignité. Elles complimentent souvent les autres, car elles savent ce que c’est que de ne pas être appréciée.

Les femmes deviennent psychologues en vieillissant. Vous n’avez jamais à vous confesser de vos péchés à une femme de plus de 60 ans.

A une ou deux rides près, une femme de plus de 60 ans est beaucoup plus sexy que sa collègue plus jeune.

Les femmes plus âgées sont franches et honnêtes. Elles vous diront immédiatement que vous êtes stupide si vous agissez comme tel.

Vous n’avez même pas à vous demander où vous en êtes avec elles.

Pour toutes les femmes formidables, débrouillardes, bien coiffées et séduisantes de plus de 60 ans; il y a un chauve, mal rasé, bedonnant et en pantalon jaune, qui se ridiculise avec une serveuse de 22 ans. Mesdames, en leur nom, je vous présente des excuses.

Pour tous ces hommes qui disent, « Pourquoi acheter la vache quand vous pouvez avoir le lait gratuit? » voici une mise à jour pour vous : De nos jours, 80 % des femmes sont contre le mariage et surtout le remariage. Pourquoi? Parce que les femmes réalisent que ça ne vaut pas la peine d’acheter un cochon entier juste pour avoir une petite saucisse!

Voilà!

La triste et évidente réalité

Le Canada est officiellement un pays bilingue mais, dans la réalité, il n’en est absolument rien. De la foutaise! L’expérience vécue par Richard Martineau en est la preuve hors de tout doute que l’assimilation des francophones poursuit son cours, à petite dose, cyniquement, mais il se poursuit.

Il en a fait l’objet de son article, hier, dans les pages du Journal de Montréal. Tout autre commentaire de ma part sur cette triste et évidente réalité est superflu.

MY WEEK-END IN OTTAWA

Je suis allé passer le long week-end à Ottawa, montrer le magnifique Musée de la guerre à mon fils et voir la superbe expo des impressionnistes su Musée des beaux-arts.

Et comme chaque fois où je suis allé dans la capitale nationale, je me suis rendu compte à quel point c’est difficile de s’y faire servir en français.

LAURIER CASTLE

La pire expérience s’est déroulée au Château Laurier, où nous nous sommes arrêtés pour prendre un verre. Le serveur ne connaissait pas un traître mot de français. Pas un. Même pas « Bonjour » ou « Merci ». Rendu là, c’est de la mauvaise foi totale.

D’ailleurs, une de ses collègues francophones nous a dit que le bonhomme baragouine quelques mots de français, mais qu’il refuse de le faire, par principe. Quand les clients francophones lui parlent, il fait comme s’il ne comprenait pas ce qu’ils disent…

Comme ma femme lui a dit dans un anglais impeccable : « Monsieur, considérez-vous comme chanceux. Jamais un francophone unilingue ne pourrait travailler comme serveur au Château Laurier, mais vous, vous n’avez eu aucun problème à décrocher un boulot ici même si vous ne pouvez même pas dire « Bonjour » en français! Je trouve ça insultant de ne pas pouvoir me faire servir en français dans la capitale nationale de mon pays qui, jusqu’à preuve du contraire, a deux langues officielles! Vous connaissez ce que veut dire le mot « pourboire »? Eh bien, vous n’en n’aurez pas. » (NDLR : Une pratique à répandre abondamment dans de telles circonstances).

KONICHIWA, HI

Ça s’est répété à de nombreuses reprises au cours du long week-end. Qu’on ne me parle pas en français à Flin Flon, Manitoba, ou à Calgary, Alberta, pas de problème, je ne crois pas au mythe du bilinguisme Coast to Coast, tel qu’il a été galvaudé par Trudeau père. Mais à Ottawa?

Cette situation est d’autant plus inacceptable que j’ai croisé de nombreux Québécois qui étaient tout heureux de profiter de ce long congé pour visiter leur capitale nationale. Là-bas, il n’y a pas de « Bonjour, Hi » dans les commerces. C’est « Hi » tout court. Le bilinguisme, ils n’en ont rien à foutre.

Et pendant ce temps, les anglos du Québec disent qu’ils ne sont pas bien traités. Bou-hou-hou!

Mais que voulez-vous, c’est le Canada de Trudeau fils. Un pays sans identité propre. Une courtepointe de groupes ethniques qui se côtoient. Les francophones n’occupent pas une place plus importante que les immigrants d’origine indienne qui parlent le punjabi. D’ailleurs, savez-vous que le réseau CBC utilise une partie de son financement pour diffuser les matches de la LNH en punjabi?

Pas sûr que la radio publique japonaise diffuse les tournois de sumo en espagnol ou en russe. Ou que dans les commerces de Tokyo, on accueille les clients en disant « Konichiwa, Hi ».

UN BEAU PAYS

Le bilinguisme est mort? Ottawa est une ville unilingue anglophone? Parfait, qu’on le dise haut et fort, alors, et qu’on cesse de se raconter des histoires! Malgré ça, j’ai bien aimé mon long week-end à Ottawa. C’est comme aller en Suède ou aux États-Unis. C’est un bien beau pays, le Canada. Poli, Propre. Et c’est juste à côté.

Bouillon de culture…

FÉLIX LECLERC (1914-1988)

Hier soir, TVA présentait un reportage sur Félix Leclerc et je l’ai visionné avec beaucoup d’intérêt. Émotif par moment, ce documentaire était un bel hommage pour ce grand bonhomme qui avait à cœur la langue française. Je me souviens de ce personnage et principalement de ses chansons. Chez nous, mon père fredonnait tout le temps Le Petit Bonheur, pour endormir les enfants. Avec un timbre de voix qui s’approchait de celui de Félix, c’était magique à tout coup. J’adorais ce moment.

Les hommages qui lui ont été rendus depuis son décès sont nombreux et témoignent de la grandeur de cette personne. Il aura été un des très grands Québécois, au même titre que René Lévesque qui, de fait, ont très mal encaissé la défaite référendaire de 1980.

Après le reportage, j’ai eu envie d’en connaître plus, de partager avec vous, un résumé de sa biographie. Sans énumérer tous les honneurs qui lui ont été remis, je vous invite à poursuivre votre recherche et les découvrir. Fait inusité, il est décédé dans son sommeil, le 8 août 1988 à 8 heures.

Félix Leclerc (né Joseph Félix Eugène Leclerc le 2 août 1914 à La Tuque au Québec – décédé le 8 août 1988 à Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans au Québec) est un auteur-compositeur-interprète, poète, écrivain, animateur radiophonique, scénariste, metteur en scène et acteur québécois, et un homme engagé pour la souveraineté du Québec et pour la défense de la langue française.

Félix Leclerc est le sixième des onze enfants de Fabiola Parrot (1880-1946) et Léonidas Leclerc (1879-1965) (généralement connu sous le nom de Léo Leclerc). Il commence ses études à l’Université d’Ottawa, mais est obligé de les arrêter en raison de la Grande Dépression économique des années 1930.

Félix Leclerc occupe divers petits emplois avant de devenir animateur radiophonique à Québec de 1934 à 1937. En 1937, il écrit des scénarios pour le compte de Radio-Canada à Trois-Rivières, développant des pièces dramatiques à la radio, comme Je me souviens. Il y chante ses premières chansons. Il joue aussi dans les feuilletons radiophoniques Rue Principale, Vie de famille et Un homme et son péché. Il publie bon nombre de ses scénarios et fonde une compagnie théâtrale qui présente ses pièces à travers le Québec.

En 1950, l’imprésario parisien Jacques Canetti, de passage au Québec, entend un enregistrement du fantaisiste montréalais Jacques Normand de la chanson « Le Train du Nord ». Vivement impressionné, Jacques Canetti fait enregistrer à Félix Leclerc une douzaine de chansons aux studios de la station radiophonique montréalaise de CKVL, et l’invite à chanter en France, où il obtient beaucoup de succès. Il se produit au théâtre l’A.B.C. à Paris. Il signe ensuite un contrat d’enregistrement de disques de cinq ans avec la marque Polydor. Il revient au Québec en 1953. Le chétif, dont on se moquait gentiment hier, vient de conquérir le monde, sans rien changer à son allure, à ses textes ou à sa parlure, comme il se plaisait à le dire lui-même. D’un coup, la chanson québécoise vient de gagner ses lettres de noblesse.

Félix Leclerc enregistre en 1951 un premier album contenant notamment Moi, mes souliers, Le Train du Nord, Bozo et Le Petit Bonheur.

Félix Leclerc remporte le grand prix de l’Académie Charles-Cros en 1958 pour son deuxième album, Le Train du Nord.

Il continue à donner des spectacles, entre autres dans les cabarets montréalais, où on l’entend au Café Continental au début des années 1950. Il est aussi présentateur dans le cadre de différentes émissions télévisées culturelles, dont l’une sur les légendes du Québec pour Radio-Canada. Au cours de l’année 1958, Félix Leclerc conçoit avec le père Bernard de Brienne le projet pour l’année suivante de partir conjointement en grande tournée de concerts en Europe, notamment en France.

Félix Leclerc publie en 1961 un recueil de pensées, Le Calepin d’un flâneur. Il est rapidement reconnu comme un chanteur culte et un auteur francophone essentiel par les Québécois.

En 1962, Félix, son père et l’un de ses frères sortent miraculeusement indemnes d’un très grave accident automobile. Il retournera ensuite à Paris enregistrer la chanson Ton visage de Jean-Pierre Ferland.

Félix Leclerc divorce en 1968 et se remarie avec Gaëtane Morin, avec laquelle il aura un garçon (Francis Leclerc) et une fille (Nathalie), puis fait paraître le livre Chansons Pour Tes Yeux. En 1969, il est l’auteur de l’un de ses albums les plus populaires : J’Inviterai l’Enfance.

À la suite de graves événements politiques au Québec courant 1970-1971 (notamment assassinat du ministre Pierre Laporte le 17 octobre 1970), Félix Leclerc devient indépendantiste passionné et déclare :

« J’ai marché pendant trop longtemps dans les sentiers fleuris et embaumés. Il est plus que temps que j’emprunte des sentiers plus fréquentés, les chemins trop souvent piégés sur lesquels marchent six millions de mes frères ».

Il enregistrera à cette époque deux de ses plus célèbres chansons, L’alouette en colère et 100 000 façons de tuer un homme.

Le 13 août 1974, il participe, avec Gilles Vigneault et Robert Charlebois, au spectacle de la Superfrancofête, sur les plaines d’Abraham à Québec, devant plus de 100 000 spectateurs. Cette prestation est immortalisée sur l’album J’ai vu le loup, le renard, le lion.

En 1976, Félix Leclerc célèbre à Paris la victoire du Parti québécois (PQ) aux élections de la Belle Province de Québec, en compagnie des chanteurs Raymond Lévesque et Pauline Julien et il refera une grande tournée en France en 1977.

Félix Leclerc crée en 1983 la Fondation Félix-Leclerc afin de promouvoir la culture francophone et il encourage aussi la composition et la création chez les jeunes auteurs-compositeurs-interprètes et les jeunes poètes francophones.

Le 4 avril 1983, Félix Leclerc est invité au Printemps de Bourges pour une soirée d’hommage où se retrouvent plus d’une dizaine de musiciens, dont Maxime le Forestier et Yves Duteil.

Il meurt dans son sommeil, le 8 août 1988 à huit heures, sur l’île d’Orléans, près de Québec, où sont dispersées ses cendres. Une pierre tombale est érigée dans le cimetière de Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans, où des admirateurs viennent parfois déposer fleurs et souliers qui ont beaucoup voyagé.

Félix Leclerc a été à l’origine de la tradition des chansonniers québécois. Il fut aussi une voix puissante du nationalisme québécois.

Ami de Raymond Devos, il partageait avec lui un goût pour la langue française et le désir de défendre la création artistique de qualité. Félix Leclerc est le père de trois enfants : le photographe et cadreur (opérateur de prises de vues) Martin Leclerc, le réalisateur Francis Leclerc et Nathalie Leclerc, directrice générale et artistique de l’Espace Félix-Leclerc et vice-présidente de la Fondation Félix-Leclerc.

En hommage à Félix Leclerc, les récompenses de la chanson québécoise s’appellent désormais les Prix Félix.

Le fonds d’archives de Félix Leclerc est conservé au centre d’archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Au Québec, à titre posthume, divers parcs, rues, écoles et autres endroits publics ont été nommés en son honneur.

Source : Wikipédia

Une question de survie, avec MedicAlert

Vous connaissez MedicAlert? Leurs identifiants d’urgence à porter sur vous pourraient vous sauver la vie. Croyez-moi, j’y suis abonné depuis plus de 10 ans et ça me sécurise au plus haut point. Pour seulement 5$ par mois, c’est l’assurance et la sécurité sans compromis et encore plus si vous avez des problèmes de santé particuliers qui pourraient faire une différence.

Pourquoi choisir autre chose que MedicAlert pour économiser des sous… et le payer ensuite de votre vie?

MedicAlert est la seule marque reconnue et recommandée par les médecins et les premiers intervenants. Pour avoir la paix d’esprit, ne faites aucun compromis. Rien ne surpasse MedicAlert et voici les principales raisons qui font que MedicAlert n’est pas la meilleure option, c’est bel et bien la seule option. Constatez par vous-même.

MedicAlert

Est un organisme de bienfaisance canadien réputé depuis plus de 55 ans.

Vient en aide aux personnes éprouvant des difficultés financières.

Dispose d’un service téléphonique d’urgence 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Transmet l’information clé aux premiers intervenants dans un délai moyen de 5 secondes suivant la réception de l’appel.

Offre un service téléphonique d’urgence en 140 langues.

Permet aux ambulanciers et aux premiers intervenants d’accéder au dossier médical actuel et détaillé de l’abonné.

Avise les membres de la famille lors d’une situation d’urgence.

Offre de la formation certifiée aux ambulanciers et au personnel médical.

Dispose d’une application gratuite pour appareils mobiles qui permet à l’abonné de consulter et de mettre à jour son profil médical, et aussi de suivre son état de santé.

Diffuse des bulletins d’informations réguliers fournissant des renseignements utiles et pertinents, sur la santé notamment.

Fournit des identifiants d’urgence à porter sur le corps.

Offre des identifiants personnalisés sur lesquels sont gravés des termes médicaux reconnus mondialement auxquels se fient les premiers intervenants en situation d’urgence.

Mandate son personnel de formation médicale pour valider tous les renseignements d’identification.

Offre une vaste sélection d’identifiants confortables de grandes marques connues pour tous les âges, les modes de vie et les besoins.

Fournit une carte de portefeuille indiquant les renseignements médicaux essentiels de l’abonné et le nom des personnes à joindre en cas d’urgence.

Bénéficie de partenariats avec la Société Alzheimer du Canada, l’Association canadienne du diabète et autres œuvres de bienfaisance réputées du Canada.

Finalement, a l’appui de l’Association canadienne des médecins d’urgence, l’Association des infirmières et infirmiers du Canada et les Paramedic Chiefs of Canada.

MedicAlert est sans pareil et pourrait vous sauver la vie.

Source : Fondation MedicAlert du Canada

Et si je vous en racontais cinq bonnes?

Un gars roule dans la campagne beauceronne lorsqu’il voit une affiche « CHIEN PARLANT À VENDRE » sur la devanture d’une vieille maison délabrée. Il sonne à la porte et le propriétaire lui dit que le chien est dans la cour. Le gars s’y rend et voit un beau Labrador noir.

– Tu parles? Demande-t’il?

– Yep, lui répond le Labrador.

Estomaqué, le gars dit :

– Raconte-moi ton histoire.

– OK, dit le Labrador. Quand je me suis aperçu, jeune, que je pouvais parler, j’ai décidé d’aider le gouvernement, et la GRC m’a recruté. On m’expédia à travers le monde auprès de nos ambassades dans plusieurs pays pour espionner les chefs d’état étrangers. Je fus l’un de leurs espions le plus efficace au cours des huit années suivantes… Mais, le décalage horaire m’a usé, et comme je prenais de l’âge, j’ai décidé de ralentir mes activités. J’ai accepté une petite job à l’aéroport Pierre E. Trudeau comme agent de sécurité. À force de renifler des personnages à l’aspect louche et prêtant l’oreille aux chuchotements, j’ai découvert un tas des transactions illicites, et je fus décoré de nombreuses médailles. Et un jour je me suis marié, j’ai eu une trâlée de chiots, et maintenant je suis retraité.

Le gars n’en croit pas ses yeux. Il retourne vers le propriétaire et lui demande combien il veut pour son chien.

– Dix piastres, lui dit le propriétaire.

– Hein? Dix dollars? Ce chien est incroyable! Pourquoi diable le vendez-vous si peu cher?

– Parce que c’t’un péteux de broue, yé jamais sorti d’la cour!!!

————————————————————–

Un couple meurt dans un accident de voiture, alors qu’il était en route pour se marier à l’église. Les tourtereaux se retrouvent assis devant les portes du ciel et en attendant St-Pierre. Ils se demandent s’ils pourraient se marier au ciel. Finalement, St-Pierre arrive et ils lui demandent s’ils peuvent se marier au ciel…

St-Pierre répond :

– C’est la première fois qu’on me le demande. Attendez, je vais m’informer… et il s’en va.

Le couple attend pendant 2 mois et commence à se demander si c’est vraiment une bonne idée de se marier au ciel. Après tout, avec l’éternité à passer, ça risque d’être long longtemps. Qu’est-ce qui arrivera, si ça ne marche pas? Seront-ils vraiment pris ensemble pour toujours? Un mois plus tard, St-Pierre revient enfin, très fatigué mais fier de lui.

– Oui, dit-il, vous pouvez vous marier au ciel.

– Parfait, répondent les fiancés, mais qu’arrivera-t-il si ça ne marche pas? Est-ce qu’on peut divorcer au ciel?

St-Pierre devient tout rouge et lance son grand livre par terre.

– Quoi? s’exclame le couple apeuré.

Saint-Pierre s’écrie :

– Tabarnak, ça m’a pris trois mois pour trouver un prêtre au ciel, avez-vous une idée du temps que ça va prendre pour trouver un avocat?

_____________________________________

C’est toujours le même fermier qui rapporte le plus de lait à la fromagerie. Pourtant tout le monde sait dans le village que ce fermier ne possède que quelques vaches. Alors comment fait-il? Intrigués, les autres fermiers décident d’aller lui poser la question :

– Mais comment fais-tu pour obtenir tant de lait avec si peu de vaches? C’est quoi ton truc?

– Oh! C’est tout simple… répond le fermier.

– Je le savais! Tu utilises des produits spéciaux…

– Mais non… où vas-tu chercher ces idées. Des produits spéciaux pour les vaches, mais non!

– Alors comment?

– Bien c’est simple, le matin quand je vais traire mes vaches, pour les motiver je leur pose toujours la même question : – Alors mes petites! Ce matin qu’est-ce que vous me donnez? Du lait ou du steak?

————————————————————

Un avion est sur le point de s’écraser. Il y a quatre passagers dans l’appareil mais uniquement trois parachutes. Le premier passager dit :

– Je suis Justin Trudeau. Je dois m’occuper du Canada et trop de personnes dépendent de moi.

Il prend le premier parachute et saute.

Le deuxième passager, Donald Trump, dit :

– Je viens d’être élu aux États-Unis et je suis le président le plus intelligent de l’histoire de l’humanité, alors les personnes ne veulent pas me voir mourir.

Il prend le second parachute et saute.

Le troisième passager, le Pape, dit au quatrième passager, un petit garçon de dix ans :

– Cher enfant, je suis vieux et il ne me reste plus beaucoup d’années à vivre. Allez, vas-y, prend le dernier parachute et saute. Je vais me sacrifier pour toi.

Le garçon lui répond :

– Merci beaucoup! Mais il reste un parachute pour vous! Donald Trump est sauté avec mon sac d’école!

—————————————————–

Ils sont quand même forts ces Québécois!

Dans un club de violonistes, deux musiciens bavardent. Un Américain et un Québécois. Tous les deux sont fiers de leur talent. L’Américain dit :

– La semaine dernière j’ai joué un concerto dans la Cathédrale de New York, devant 6 000 personnes. Tu ne vas pas me croire, mais j’ai tellement bien joué que j’ai fait pleurer la statue de la Sainte Vierge.

Perplexe, le Québécois hoche la tête, et dit :

– Moi, hier, à la Basilique de Ste-Anne avec écrans géants, j’ai joué devant plus de 10 000 personnes, tu ne vas pas me croire mais à un moment, j’ai vu Jésus se décrocher de la croix et venir vers moi. Je me suis arrêté de jouer, et dans un silence de mort, il m’a dit :

– Mon fils, j’espère que tu connais bien ta partition!

Surpris je lui dis :

– Seigneur, je la connais par cœur ma partition, pourquoi tu me dis ça?

Et il m’a répondu :

– Parce que la semaine dernière, à la cathédrale de New York, un petit Américain prétentieux a tellement mal joué, qu’il a fait pleurer ma mère.

Le « pot »… c’est pour bientôt

Et oui! Ce fut l’euphorie pour plusieurs lorsqu’annoncé à l’origine puis, le calme, pour finalement faire ressortir les problèmes à venir à l’approche du jour J.

Je fais partie des « pas d’accord » avec cette légalisation et j’anticipe plus de problèmes reliés à cette drogue que de solutions. Quoi qu’il en soit, nous vivons dans une drôle de société, où toutes les valeurs de jadis ont pris le bord. Certains appellent ça une évolution alors que moi je trouve qu’on perd tous nos repères.

Hier matin, j’ai lu avec grand intérêt, l’article de Richard Martineau dans les pages du Journal de Montréal et j’ai trouvé sa vision de notre drôle d’époque, comme il le souligne, assez près de la mienne. En tout cas, ça apporte des interrogations sensées et des réponses bizarres. C’est ce que je partage avec vous aujourd’hui.

PUSHERS RECHERCHÉS

Comme l’a écrit ma consœur Annabelle Blais hier, Québec cherche 300 vendeurs de pot pour travailler dans ses futures succursales de la SQDC (Société québécoise du cannabis).

Ces pushers payés par l’État devront avoir une « bonne maîtrise du sujet » et être « capable de conseiller les consommateurs sur les 150 produits » qui se trouveront en magasin.

LES BONS ET LES MAUVAIS FUMEURS

J’imagine que ces futurs fonctionnaires ne possèdent pas qu’une connaissance théorique du sujet. Ils en ont aussi fumé. Et du bon. Venant des quatre coins du monde.

Pensez-y deux minutes. Des dizaines de milliers de Canadiens ont présentement un casier judiciaire pour possession simple de marijuana. Cela les empêche de voyager à l’étranger, de faire du bénévolat ou même de décrocher un emploi.

Mais d’un autre côté, l’État québécois offre un emploi dans la fonction publique à des gens qui ont consommé du pot pendant des années, alors que cette substance était illégale! Si tu t’es fait pincer à fumer, on te punit.

Mais si tu ne t’es pas fait pincer, si tu as été assez habile pour consommer une substance illégale sans te faire arrêter par la police qui est censée appliquer la loi, on t’encourage à envoyer ton CV à la SQDC, car on a besoin de ton expertise et on veut t’offrir un emploi! Euh…

C’est pas un peu bizarre, ça? Il y a les mauvais fumeurs, qui ont été arrêtés (et qui sont considérés comme des criminels). Et les bons fumeurs, qui n’ont pas été arrêtés (et qui sont considérés comme des experts).

J’imagine que si tu as un dossier pour possession de pot… tu ne pourras pas vendre de pot! My God… Certains bureaucrates en fument décidément du bon…

AVEC PAS DE DROGUE

Les conseillers qui seront embauchés par la SQDC suivront une formation cet été… mais on ne leur fera pas fumer de pot! Parce que le pot ne sera pas encore légal… Vous imaginez, vous, un conseiller en vin qui ne déguste pas les vins qu’il est censé vendre?

On veut que le conseiller de pot connaisse parfaitement les produits qu’il va vendre… mais on ne veut pas qu’il en fume!

Chez toi, OK! Ça te regarde, c’est ton affaire! Mais pas pendant nos ateliers de formation, oh que non! Et attendez, ce n’est pas tout, ça devient encore plus surréaliste…

Les conseillers qui travailleront à la SQDC ne pourront pas parler des effets du produit qu’ils vendent! Euh… C’est parce qu’on achète justement du pot pour les effets et les sensations qu’il procure!

Je vais te vendre une auto, mais je ne te parlerai pas de sa performance sur la route! On va vendre une drogue… mais on va faire comme si ce n’était pas de la drogue. Vous pigez? Moi non plus. Je dois être trop sobre. Je vais aller tirer deux poffes et je reviens…

L’HYPOCRISIE GÉNÉRALE

On vend des cigarettes, mais on ne peut pas les montrer. On va vendre de la drogue mais on n’aura pas le droit de parler des effets qu’elle procure.

Quelle drôle d’époque dans laquelle on vit, quand même, non?

Bouillon de culture…

BON ANNIVERSAIRE MONTRÉAL

Aujourd’hui, en ce 17 mai nous célébrons la Fondation de Montréal par Paul Chomedey, Sieur de Maisonneuve, en 1642. En ce 376e anniversaire de cette grande métropole, et déniché sur le Web, je vous offre l’apport des personnages qui suivent, dans le décor montréalais, depuis sa fondation, et que le Métro de Montréal a honoré en baptisant de leurs noms, plusieurs stations du réseau souterrain.

Charles Le Moyne de Longueuil et de Châteauguay (1626-1685)
Militaire, commerçant et seigneur français. Maîtrisant les langues amérindiennes, il devient interprète à la garnison de Trois-Rivières. En 1646, il s’établit à Ville-Marie, dont il est l’un des chefs militaires. Jusqu’à sa mort, il participe activement aux guerres franco-iroquoises. En 1657, il reçoit un fief, sur la rive sud de Montréal, qui deviendra la seigneurie de Longueuil. Il est le père de d’Iberville, fondateur de la Louisiane.

Jean Drapeau (1916-1999)
Avocat et homme politique, il est maire de Montréal de 1954 à 1957, puis, sans interruption, de 1960 à 1986. Ses projets grandioses, qu’il défend avec une volonté opiniâtre, le rendent populaire auprès des Québécois. On lui doit le métro, l’Expo 67 et les Jeux olympiques de 1976. Durant cette période, il est l’incarnation de Montréal sur les scènes nationale et internationale.

René-Robert Cavelier de LaSalle (1643-1687)
Explorateur, fondateur de Lachine, figure controversée du régime français, il est, en 1682, le premier Européen à descendre le Mississippi jusqu’à son embouchure ; il revendique alors la « Louisiane » au nom du roi de France. En 1684, il dirige une nouvelle expédition afin d’atteindre par la mer les bouches du fleuve, mais est assassiné par son équipage avant d’y parvenir.

Pierre-François-Xavier de Charlevoix (1682-1761)
Jésuite, voyageur et historien français, il explore, entre 1720 et 1722, l’intérieur du continent nord-américain et atteint la Louisiane et l’embouchure du Mississippi. Auteur d’une monumentale Histoire et description générale de la Nouvelle-France (1744), qui puise notamment dans ses observations, il est souvent présenté comme le premier véritable historien de la Nouvelle-France. Son œuvre, marquante en son siècle, influence les générations ultérieures d’historiens québécois.

Lionel Groulx (1878-1967)
Prêtre, éducateur, historien, écrivain, maître à penser du nationalisme québécois au XXe siècle. Professeur à l’Université de Montréal, il y instaure l’enseignement de l’histoire nationale. En 1946, il fonde l’Institut d’histoire de l’Amérique française, et sa revue l’année suivante. Afin de soutenir ses recherches, des amis de l’historien créent, en 1956, la Fondation Lionel-Groulx. Son œuvre, monumentale, lui vaut le qualificatif d’« historien national », cent ans après François-Xavier Garneau.

Georges Vanier (1888-1967)
Avocat, militaire, diplomate, premier Québécois à assumer la fonction de gouverneur général du Canada (1959-1967). Il participe avec distinction à la Première Guerre mondiale au sein du Royal 22e Régiment, dont il est l’un des fondateurs, et qu’il commande plus tard (1925-1928). Sa nomination comme premier ambassadeur canadien en France (1944-1953) vient couronner sa carrière diplomatique.

Edwin Atwater (1808-1874)
Homme d’affaires et politicien, il est une figure marquante de la vie publique montréalaise au XIXe siècle. Il participe à la fondation de la Compagnie du télégraphe et de la Banque d’épargne de la cité et du district de Montréal. Il est aussi échevin du quartier Saint-Antoine et dirige la Commission de l’aqueduc et le Bureau de commerce de la ville.

Lucien L’Allier (1909-1978)
Ingénieur et fonctionnaire, il supervise, à partir de 1961, à titre de directeur du Service des travaux publics de Montréal, la construction du réseau initial du métro, puis l’aménagement des îles Notre-Dame et Sainte-Hélène en vue de l’Expo 67. De 1964 à sa retraite en 1974, il est président de la Commission de transport de Montréal.

James McGill (1744-1813)
Marchand, propriétaire foncier, homme politique et philanthrope écossais, qui fait fortune grâce au commerce des fourrures. Intéressé à la vie publique, il assume plusieurs fonctions importantes à Montréal et est député (1792 et 1800) à la Chambre d’assemblée. Préoccupé d’éducation, il lègue à sa mort une somme d’argent et une terre afin qu’y soit fondée l’université qui porte aujourd’hui son nom.

John Coape Sherbrooke (1764-1830)
Militaire et administrateur colonial. Il est désigné (1811) au poste de lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse. Les qualités dont il fait preuve lui valent d’être nommé, en 1816, gouverneur en chef de l’Amérique du Nord britannique, fonction qu’il occupe jusqu’en 1818. Fin diplomate, il sait se ménager l’appui de chefs canadiens-français comme Louis-Joseph Papineau, ce qui vaut à la colonie une période d’accalmie.

Joseph Papineau (1752-1841)
Arpenteur, notaire, seigneur et homme politique, père du célèbre patriote Louis-Joseph Papineau. Bourgeois fortuné, il acquiert en 1803 la seigneurie de la Petite-Nation (Outaouais). Député de Montréal à l’Assemblée législative, ardent défenseur de la langue française, il joue un rôle déterminant, en 1793, lors du débat sur la langue de la législation et des délibérations parlementaires.

Louis de Buade, comte de Frontenac et de Palluau (1622-1698)
Militaire, gouverneur de la Nouvelle-France (1672-1682 ; 1689-1698). Personnage controversé, Frontenac donne une impulsion décisive à la création d’un empire français en Amérique et s’affirme comme un rempart efficace contre les attaques des Iroquois et des colonies anglaises. Son attitude héroïque face aux troupes de l’amiral Phips, lors de la bataille de Québec en 1690, le fait entrer dans la légende.

Raymond Préfontaine (1850-1905)
Avocat et homme politique, maire de Montréal (1898-1902) qui a le souci de la modernisation de la ville. Président du Comité des chemins (1889-1898), il améliore les infrastructures urbaines, introduit l’éclairage électrique et le tramway. Maire, il adopte un mode de gouvernance plus efficace. Député libéral fédéral depuis 1886, il termine sa carrière comme ministre de la Marine et des Pêcheries de Wilfrid Laurier.

Barthélemy Joliette (1789-1850)
Notaire, seigneur, entrepreneur et homme politique. Député à la Chambre d’assemblée du Bas-Canada, il est ensuite membre du Conseil législatif, où il siège jusqu’à sa mort. Il épouse Marie-Charlotte de Lanaudière, dont la famille possède la seigneurie de Lavaltrie ; il en devient l’administrateur, puis le coseigneur, et assure son développement grâce à l’industrie du bois. Il y fonde, au milieu des années 1820, le village d’Industrie, aujourd’hui Joliette.

Charles-Théodore Viau (1843-1898)
Homme d’affaires montréalais, dont le patronyme évoque une marque populaire de biscuits. En 1867, il ouvre une boulangerie, qui devient rapidement florissante, et crée le biscuit Village qui fera sa renommée. Propriétaire foncier à Maisonneuve et à Longue-Pointe, il conçoit le projet d’y bâtir une ville modèle. Les façades de pierre grise (une condition imposée par lui) de l’actuel quartier Viauville rappellent ce rêve inabouti.

Antoine Laumet, dit de Lamothe Cadillac (1658-1730)
Militaire et explorateur français, il est l’un des personnages les plus colorés et controversés de la Nouvelle-France. Commandant de Michillimakinac en 1694, il fonde en 1701 le fort Pontchartrain, où est édifiée aujourd’hui la ville de Détroit, Michigan. Rentré en France après avoir été gouverneur de la Louisiane (1713-1716), il est, jusqu’à son décès, gouverneur de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne).

François-Charles-Stanislas Langelier (1838-1915)
Avocat, professeur, journaliste et homme politique, il est commissaire des Terres et trésorier provincial, maire de Québec (1882-1890), juge en chef et lieutenant-gouverneur de la province (1911-1915). Il enseigne à la Faculté de droit de l’Université Laval (1863-1915), dont il est aussi le doyen. En 1908, il préside les fêtes du tricentenaire de la ville de Québec.

Pierre-Esprit Radisson (1636-1710)
Explorateur, coureur des bois, trafiquant, interprète, personnage controversé de la Nouvelle-France, plus grand que nature, opportuniste et sans scrupule, changeant fréquemment d’allégeance, mais aussi habile et courageux. De 1657 à 1687, il organise, avec Médard Chouart Des Groseilliers, d’innombrables expéditions aux Grands Lacs et à la baie d’Hudson pour la France et l’Angleterre. Les deux compagnons participent à la fondation de la Compagnie de la Baie d’Hudson.

Honoré Beaugrand (1848-1906)
Militaire, journaliste, propriétaire de journaux, homme politique et écrivain, il est maire de Montréal (1885-1887) au moment de l’affaire Riel et d’une grave épidémie de variole. Tout jeune, il combat au Mexique dans l’armée de l’empereur Maximilien. À son retour, il fonde le journal La Patrie (1879). Reconnu avant tout comme écrivain, il reste, pour la postérité, l’auteur de La Chasse galerie : légendes canadiennes.

Édouard Montpetit (1881-1954)
Avocat, économiste et universitaire, il fonde, en 1920, l’École des sciences sociales, économiques et politiques, qui devient en 1942 une faculté de l’Université de Montréal. Il occupe plusieurs postes au sein de cette institution, dont celui de secrétaire général. En 1930, il préside une commission d’enquête gouvernementale visant à poser les jalons d’un système québécois de sécurité sociale.

Wilfrid Laurier (1841-1919)
Avocat, journaliste et homme politique, chef du Parti libéral du Canada (1887-1919), il est le premier Québécois à accéder au poste de premier ministre fédéral (1896-1911). Figure qui transcende son époque, Laurier fait entrer le Canada dans le XXe siècle. Partisan de la « bonne entente » entre francophones et anglophones, il a, selon ses adversaires nationalistes, trop souvent sacrifié les intérêts des premiers au nom de l’unité nationale.

Jean Talon (1626-1694)
Administrateur français, premier intendant de la Nouvelle-France (1665-1668 ; 1670-1672) chargé de mettre en place le gouvernement royal et de développer la colonie. Il met tout en œuvre pour diversifier l’économie, réorganiser la justice, accroître la population et faciliter les communications. Avisé et énergique tout autant que visionnaire, il transforme la Nouvelle-France : jusqu’alors colonie-comptoir dirigée par une compagnie, elle devient une véritable colonie de peuplement.

Édouard-Charles Fabre (1827-1896)
Troisième évêque et premier archevêque de Montréal (1886). Succédant à Ignace Bourget, il met bon ordre aux finances du diocèse, ce qui lui permet de compléter l’imposante cathédrale Saint-Jacques, devenue Marie-Reine-du-Monde. Durant son épiscopat, il développe le réseau éducatif, accueille plusieurs communautés religieuses européennes et fonde de nombreuses paroisses. En 1889, il persuade Rome d’accorder à l’Université de Montréal, alors rattachée à l’Université Laval, une autonomie accrue.

Pierre Le Moyne, sieur d’Iberville (1661-1706)
Navigateur, militaire et explorateur, d’Iberville est l’homme de guerre le plus illustre de l’histoire québécoise. Ses exploits les plus fameux contre les Anglais ont pour théâtres la baie d’Hudson et Terre-Neuve. Il fonde la Louisiane (1700), dont il est le premier gouverneur. Surnommé le « Cid canadien », il est le premier véritable héros de la Nouvelle-France.

Octave Crémazie (1827-1879)
Libraire et poète, il est l’un des fondateurs de l’Institut canadien de Québec. En 1858, la publication de son poème Le drapeau de Carillon, évoquant la victoire éclatante de Montcalm sur les Anglais un siècle plus tôt, le consacre « poète national » du Canada français. Après la faillite de sa librairie, en 1862, il s’exile en France et y meurt quelques années plus tard.

Henri Bourassa (1868-1952)
Homme politique et journaliste, tribun célèbre, il fonde le quotidien nationaliste montréalais Le Devoir, qu’il dirige de 1910 à 1932. Esprit libre, il rompt avec le Parti libéral de Wilfrid Laurier au moment de la guerre des Boers. Son nationalisme est basé sur la promotion de la dualité culturelle du Canada et la défense de l’autonomie de ce dernier face à la Grande-Bretagne.

George-Étienne Cartier (1814-1873)
Avocat et homme politique qui domine la scène publique québécoise pendant toute une génération. Il participe, dans sa jeunesse, à la Rébellion de 1837-1838. Sa carrière prend par la suite une tournure moins radicale. Chef du Parti conservateur pendant 25 ans, co-premier ministre du Canada-Uni avec John A. Macdonald (1857-1862), il est l’un des Pères de la Confédération canadienne.

François-Xavier de Montmorency-Laval (1623-1708)
Vicaire apostolique en Nouvelle-France, premier évêque de Québec (1674–1688). Louis XIV lui confie en 1658 le diocèse de Québec qui couvre alors presque toute l’Amérique du Nord. Il y organise la vie religieuse, favorisant grandement l’essor de l’Église. Retiré à Québec, il se consacre à la prière et au Séminaire qu’il a fondé. Il est canonisé par le pape François en 2014.