In Memoriam – Nicole Geoffrion – 9e anniversaire

Déjà neuf années que tes yeux se sont fermés pour toujours, par cette journée froide de janvier. Les années passent et tu demeures toujours présente dans nos cœurs.

Veille sur nous de ton petit nuage, accompagnée de ceux et celles qui t’ont rejoint.

Nous t’aimons très fort.

« Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont pas où ils étaient mais ils sont partout où nous sommes. »

Travail : 4 pistes pour réduire son stress

Selon une étude, 52% des salariés connaissent un niveau élevé d’anxiété, 29% présentent un niveau dépressif élevé et 24% sont en hyperstress, c’est-à-dire à un niveau de stress trop élevé. Si ces chiffres inquiètent, c’est que la conséquence d’un stress excessif est assez simple : le trop plein, l’absentéisme et, dans le pire des cas, le burn-out. Faut-il pour autant considérer que le stress fait partie désormais de notre vie professionnelle ?

Avec le numérique, qui ne laisse que peu de temps entre le moment où nous recevons une information et celui où nous allons la traiter, tout va plus vite. Selon une étude Stimulus, les deux sources principales de stress sont une grande quantité d’informations à traiter chaque jour (pour 72% des répondants) et le manque de temps (pour 62% d’entre eux). Sachant cela, il me semble fondamental de s’attaquer aux sources du problème, chacun(e) d’entre nous, individuellement. Comment ? Voici quelques pistes.

À DÉCOUVRIR

Un quart des salariés en hyperstress. C’est le résultat de l’étude Stimulus réalisée auprès de 32 137 salariés travaillant dans 39 entreprises de secteurs d’activité très variés. 52% des salariés connaissent un niveau élevé d’anxiété, 29% sont à un niveau dépressif élevé (l’échantillon étudié ici est composé de 6 875 salariés, répartis dans 16 entreprises, là aussi de secteurs d’activité variés).

1- RÉDUIRE LE NOMBRE D’INFORMATIONS À TRAITER

Avant d’écrire un courriel, posez-vous la question suivante : le courriel que je vais faire pourrait-il être remplacé par un coup de fil ? C’est tout bête mais un mail va générer une réponse, puis probablement une autre, et encore une. Si vous faites des dizaines de courriels par jour, vous générez vous-même votre surplus d’information. Oui, écrire un courriel peut paraître plus simple à faire à court terme, mais pensez au flux d’information généré par chacun d’entre eux. Sans même parler des courriels avec quatre destinataires et dix personnes en copie !

2 heures par jour. C’est le temps consacré en moyenne par les cadres à la lecture de leurs courriels, selon l’Observatoire de la responsabilité́ sociétale des entreprises… Imaginez le temps que vous pourriez récupérer pour vous chaque jour !

2- RÉCUPÉRER DU TEMPS POUR SOI

Volkswagen, Puma et BMW ferment leurs serveurs courriels de leur siège social de 18h15 à 7h du matin. Ce sont de grandes entreprises, internationales qui sont plutôt en bonne santé, non ? On a beau dire, recevoir à 22h un courriel de la part de son supérieur, est anxiogène, quel que soit le sujet !

Comment éviter cela ? En parlant, tout simplement. Dites à votre patron que vous coupez votre boîte de courriels à partir du moment où vous partez de votre travail. S’il y a une urgence, il/elle pourra vous appeler, mais pas de courriel. Pourquoi cette technique fonctionne ? Pour deux raisons simples :

– Vous montrez que vous êtes présent(e) en cas de besoin

– Il est beaucoup plus difficile d’appeler que d’envoyer un courriel. Déranger au téléphone est beaucoup plus impliquant que d’envoyer un courriel et cela force l’expéditeur potentiel à se poser une question que l’on se pose de moins en moins : « est-ce véritablement urgent ? » Dans 99% des cas, la réponse sera non.

Bien entendu, ces techniques s’appliquent également aux week-ends et aux vacances ! Il est urgent de réapprendre à déconnecter. Essayez de trouver le dernier jour durant lequel, du réveil au coucher, vous n’avez absolument pas pensé au travail d’une manière ou d’une autre… Si la réponse n’est pas « le week-end dernier », il faut agir !

3- RÉAPPRENDRE LA LENTEUR

La vitesse est devenue gage de qualité dans bien des cas. Et pourtant, bien souvent, c’est nous-mêmes qui nous imposons des délais de fou, sans même prendre le temps d’essayer de les rallonger. Si votre supérieur vous demande « fais-moi ça, c’est urgent », savez-vous vraiment ce que « urgent » veut dire ? Pour certains, cela signifie dans l’heure, pour d’autres, tout de suite ou dans la journée. Nous n’avons pas nécessairement, la culture de la gestion de projet ; nous avons une terrible tendance à cumuler les tâches sans véritablement les planifier.

Jerémiah Dillon, salarié chez Google, explique sa stratégie pour gérer son temps : chaque semaine, il se fixe des objectifs précis, passe le moins de temps possible en réunion et, surtout, répartit par jour ses tâches en fonction de leur difficulté : le mardi et le mercredi, jours durant lesquels nous sommes le plus productif, les plus complexes, le vendredi les moins.

4- APPRENDRE À DIRE « NON »

Pour réapprendre la lenteur, il faut savoir dire « non », et ce n’est pas toujours simple. Si votre patron vous demande un dossier pour ce soir alors que vous avez d’autres échéances, compliqué de lui lancer un « non » sèchement. Par contre, vous pouvez lui répondre : « non, j’ai d’autres urgences à gérer pour l’équipe mais je peux te le faire pour demain avant midi, ça serait ok pour toi ? ». Au lieu d’être un simple blocage, vous apportez simultanément une solution. Si vous savez être ponctuel(le), cela fonctionne. Si vous dites « oui », vous serez en retard sur d’autres tâches et génèrerez du stress additionnel.

Richard Branson, président et fondateur du groupe Virgin explique que la ponctualité est source de productivité pour une raison toute simple : vous ne vous dispersez pas. Vous devez en permanence avoir en tête les échéances que vous avez à gérer. Vous n’êtes ni Wonder Woman, ni Superman, nous avons toutes et tous nos limites, ne serait-ce que de temps, encore faut-il les connaître pour ne pas les dépasser en permanence et nous mettre en situation de stress perpétuel.

Le stress n’est pas une fatalité. Il existe bien d’autres solutions qui peuvent compléter ces quatre pistes de travail, comme le fait, chaque jour, de faire quelque chose qui nous fasse plaisir mais c’est déjà un bon début. Reprendre la maîtrise de son propre temps permet de ne plus avoir cet horrible sentiment d’être dépassé par lui ! Essayez, cela prend un petit peu de temps pour changer, mais cela fonctionne.

Source : Gaël Chatelain, Psychologie

Notre drapeau national a 71 ans

Le 21 janvier 1948, le fleurdelisé prenait la place de l’Union Jack, drapeau britannique, au sommet de la tour centrale de l’hôtel du Parlement. Par décret, le gouvernement du Québec lui avait accordé, le matin même, le statut de « drapeau officiel du Québec ». C’est donc dire qu’il en est à son 71e anniversaire d’existence, aujourd’hui.

Officiellement donc, le drapeau du Québec est encore jeune. Cette jeunesse n’est cependant qu’apparente. En réalité, les éléments et les couleurs du drapeau sont présents en Amérique depuis des centaines d’années.

À partir du moment où Jacques Cartier utilise la fleur de lis comme emblème en terre d’Amérique jusqu’à la cession de la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne, nombre d’étendards ou de pavillons se sont succédé sur le territoire du Québec.

Les représentants du roi et les miliciens ont arboré des drapeaux qui comprenaient un, deux ou même trois éléments qui allaient finalement se retrouver, quelque trois cents ans plus tard, dans la composition du drapeau québécois.

LA FLEUR DE LIS, UN DES PLUS ANCIENS EMBLÈMES

La fleur de lis qui apparaît sur le drapeau du Québec est l’un des plus anciens emblèmes du monde. Trois mille ans avant notre ère, on l’utilisait déjà chez les Assyriens comme emblème ou motif décoratif. On la voit ensuite en Inde, puis en Égypte, en Grèce, à Rome et en Gaule. Certains l’ont fait dériver de l’iris, fleur jaune qui croissait sur les rives de la Lys, cours d’eau de Belgique. D’autres y reconnaissent un trident ou une pointe de flèche.

UN PUISSANT MOYEN DE COMMUNICATION

Le drapeau représente l’un des plus puissants moyens de communication d’une nation. De tout temps et dans toutes les civilisations, il a été un élément d’identification permettant de reconnaître les siens, d’attirer l’attention, d’identifier une juridiction. Les gens sont sensibles et intéressés à tout ce qui touche leur drapeau, et c’est aussi vrai pour les Québécois.

À titre d’emblème national, le drapeau du Québec doit être déployé de façon officielle par une institution publique ou un établissement relevant de l’Administration gouvernementale afin de marquer son appartenance à cette dernière.

On ne peut pas tout avoir…

C’est connu, rendu à la retraite, les « bobos » sortent. On n’a plus la vigueur de nos vingt ans, sauf que… Examinons les cas de Raymond, Yves et Marcel. Comment ça se passe ?

Raymond, 66 ans :

« Je ne peux pas me plaindre, la santé ça va plutôt bien. Je mange, je vois encore sans lunettes, j’entends bien. Avec ma femme, on se câline encore de temps en temps… une fois par mois ! Mais, dès que je marche, ce n’est pas facile. Chez moi, ce sont les jambes qui ne vont pas… »

Yves, 73 ans :

« Moi non plus, je n’ai pas à me plaindre. Pour manger, marcher, dormir, pas de problème. Avec ma femme, on se paye encore du bon temps, pas trop souvent… Noël, Pâques… C’est assez correct.

Mais le problème c’est que je ne vois vraiment pas bien, même avec mes lunettes. Chez moi, ce sont les yeux qui ne vont pas… »

Marcel, 79 ans :

« Moi aussi, ça va plutôt bien. Je mange, quoique je n’ai plus mon appétit d’autrefois, mais ça va. Je ne marche pas très loin quand même. J’entends encore assez bien et je vois clair sans lunettes.

Mais je dois ajouter qu’il m’arrive des trucs bizarres. Tout à l’heure, Marguerite, la femme de ménage s’est baissée pour ramasser le tuyau de l’aspirateur et… je n’ai pas pu résister. Je lui ai retroussé la jupe, baissé mon pantalon, et hop !

Et quand on a eu fini notre affaire, elle s’est retournée et m’a dit :

– Mais, Monsieur… ça fait la troisième fois ce matin !

Vous voyez les copains, chez moi, c’est la mémoire qui ne va pas !

Rapport de « Snowbird »

Pour ce quatrième rapport, j’ai voulu vous montrer combien nos voitures sont inondées de rosée le matin au réveil (photo). Même chose pour les chaises de patio et tout ce qui repose à ciel ouvert. Comme s’il avait plu ! Inutile de vous donner la raison pourquoi la nature est si florissante en Floride durant l’hiver et principalement lorsque le mercure descend près du point de congélation la nuit. Le soleil apparaît et la température monte rapidement. L’hiver ne nous donne pas beaucoup de pluie mais l’été, aux dires des résidents, il pleut tous les jours. Des précipitations de courtes durées, mais abondantes. C’est la raison pourquoi les sites sont saturés de verdure à notre arrivée, l’automne.

Plusieurs « Snowbirds » en profitent pour passer un chamois sur leur carrosserie toute humide et ainsi, laisser l’image d’une bagnole qui sort du lave-auto.

Nous sommes en janvier et c’est la période des grands contrastes. Froid la nuit et chaud le jour. Passer de 5°C à 25°C en l’espace de 5 ou 6 heures représente pas mal ce premier mois de l’année. Le bon côté, nos chaumières sont confortables et nous permettent de profiter d’un sommeil réparateur.

Malheureusement, le 5 janvier, nous apprenions le décès d’un Québécois propriétaire d’une maison dans le complexe. Une très triste nouvelle qui en a surpris plusieurs. On le savait hospitalisé et les nouvelles était bonnes pour qu’il s’en remette, puis, voilà qu’on nous annonce soudainement son départ pour le dernier voyage. Il résidait avec sa conjointe chaque hiver, depuis une bonne dizaine d’années. Une réalité qui nous rappelle notre fragilité comme mortel.

Par ailleurs, la série de tournois de pétanque a pris son envol le 7 janvier, affichant salle comble. 72 « pétanqueux » dans un grand carré de sable, à lancer des boules d’acier sur un petit cochon rouge tout inoffensif soit-il, c’est le sport de l’heure au pays des gougounes. Hommes, femmes, c’est dans la plus grande cordialité qu’ils se donnent rendez-vous pour faire parler leurs talents. Et l’activité est très courue. Vous devriez voir le nombre de spectateurs venir les encourager, certains assis dans leur voiturette de golf et d’autres à l’ombre, confortablement assis… et c’est comme ça, chaque fois.

Le « shuffleboard » est aussi prisé des Québécois et Canadiens. Jadis, pratiqué presque uniquement par les Américains, nos compatriotes y ont découvert une nouvelle activité intéressante et divertissante. Non, définitivement, ce ne sont pas les activités qui manquent ici, à Pioneer Village. Il y a beaucoup de monde cette année et on voit beaucoup de « Snowbirds » pour de courts séjours. Probablement qu’ils préfèrent se déplacer d’un terrain de camping à un autre. À cet effet, la Floride a beaucoup à offrir en termes de villégiature ensoleillée à découvrir, et on ne s’en lasse jamais.

De notre côté, Louise et moi avons décidé d’une escapade dans l’Est, afin de payer une visite de courtoisie à une compagne de travail et amie; Carole Gagné et son amoureux Denis, à Riviera Beach, près de Pompano. Ils y séjournent dans un joli condo, loué pour l’occasion, jusqu’à la fin de février et on s’était promis de les rencontrer. C’est ce qu’on a fait, la semaine dernière. Traverser l’État d’Ouest en Est, nous a pris 2 heures trente minutes. Une belle ballade par un temps superbe. On a pu admirer les deux magnifiques caniches royaux de Denis. De belles bêtes avec un jappement impressionnant certes, mais dociles comme des agneaux. Ils se laissaient approcher facilement et adoraient se faire flatter.

On en a profité pour visiter, dans le voisinage, un sanctuaire de tortues blessées, qui y séjournent pour une période de récupération et de guérison. Une promenade instructive sur la vie de ces reptiles à quatre pattes courtes, à corps enfermé dans une carapace. On en a toujours à apprendre.

Le temps passe si vite en bonne compagnie et nous avons partagé un bon repas en se promettant de répéter l’expérience, avant leur retour au Québec, mais cette fois chez nous, sur la côte ouest.

Aimez-vous la crème glacée ? Jouer au Bingo ? Ici, on a les deux, le même soir. Chaque deuxième jeudi du mois, à 19h, les adeptes se réunissent à la salle communautaire pour le Social Ice Cream Bingo. Au lieu de jouer avec des cartes de bingo, c’est plutôt avec un jeu de cartes traditionnel qu’on joue. Par groupe de 4 personnes on divise le jeu de carte en quatre piles qu’on remet à chacun des joueurs.

L’annonceur annonce la valeur des cartes en les tournant une à une. Les joueurs qui ont les cartes correspondantes dans leur jeu, les éliminent au fur et à mesure qu’elles sont nommées, jusqu’à ce que sa pile soit complètement éliminée. C’est alors le moment de crier B-I-N-G-O ! pour remporter la cagnotte, déterminée par le nombre de joueurs dans la salle. Et il y a du monde; entre 260 et 350 personnes.

Mais le plaisir et le point culminant de la soirée est justement la dégustation de crème glacée qu’on savoure avant de jouer au bingo. Une bonne dizaine de saveurs, sucrées et sans sucre, sont disponibles. Les plus gourmands goûtent à plusieurs saveurs dans le même bol, afin de déguster pleinement et avidement cette délicieuse douceur. Et tout ça pour seulement 3 dollars, bingo et crème glacée. Une aubaine à petit prix !

Bon, je m’arrête ici. Ce n’est pas étonnant que l’hiver passe si vite au pays des gougounes… À la prochaine.

Une société de consommation vraiment spéciale

On vit dans une collectivité de consommation vraiment spéciale. Une société de paradoxes. Je peux comprendre l’évolution d’une société mais à ce point-là, plus rien ne me surprend. Prenez l’automobile. Le salon de l’auto ouvre aujourd’hui, et on apprend que les camions de style « pickup » ont la cote. Ford, avec son F150, aurait vendu 9 fois plus de « pickup » que d’automobiles.

Selon le Automotive News Data Center, « plus de 1,4 millions de camions ont été vendus, comparativement à 594 472 voitures. »

Eh bien ! Est-ce que tout le monde s’est acheté une roulotte ou une caravane à sellette ? Je comprends un entrepreneur pour les besoins de son travail, mais pour le commun des mortels, ça me dépasse, malgré l’instabilité des prix de l’essence.

Ensuite, viennent les utilitaires sports. Encore là, c’est renversant. Les familles diminuent et les autos grossissent. Toute une contradiction.

Au début des années 70, les pénuries de pétrole annoncées ont fait en sorte que les voitures ont pris une bonne cure d’amaigrissement. Vous vous souvenez, par exemple, du virage minceur de la Mustang ? Oh, ce n’était pas drôle. On a vu arriver massivement, les sous-compactes… pour la faible consommation d’essence. La crise passée, ce sont les 4×4 qui étaient en vogue.

Au début du 21e siècle, l’essence a atteint les 1,50$ du litre et les petites voitures ont repris leur popularité. Depuis quelques années, l’essence connaît de fortes baisses malgré les taxes, et on voit un regain pour les véhicules plus énergivores.

Mais le plus drôle de l’histoire, ce sont les parcs et terrains de stationnement; centres commerciaux, stationnements incitatifs, hôpitaux, bref, partout où on retrouve une case de stationnement, elle est aux dimensions des sous-compactes… sauf chez Costco, les seuls à fournir des stationnements facilitant l’embarquement des passagers et l’espace pour charger la marchandise.

Alors on fait quoi pour la suite ? Avec la popularité des « pickup » et des VUS, il faudra revoir la largeur des cases ou accepter de laisser descendre les passagers pour pouvoir se stationner confortablement. Attention aux coups de portes. Les carrossiers vont faire des affaires d’or.

Oui… une société vraiment spéciale et qui ne cesse de surprendre.

Trois gouttes de lumière.

LE VIEUX PROF.

Il était une fois un groupe d’anciens élèves qui décidèrent d’aller visiter un de leurs anciens professeurs. Très vite, ils se mirent à se plaindre du stress de leur vie et dans leur travail.

Le vieux professeur alla à la cuisine et revint avec une cafetière pleine et des tasses, certaines en plastiques, d’autres plus chères (en verre), d’autres très précieuses (en porcelaine ou en cristal).

L’hôte dit à ses invités de se servir. Les étudiants prirent les plus belles tasses et, quand tous se furent servis, le professeur leur dit :

« Avez-vous remarqué que les tasses précieuses ont toutes été choisies ? La tasse n’ajoute rien au goût du café c’est juste qu’elle est plus chère. En fait, vous vouliez tous du café, pas une tasse. Pourtant, vous avez choisi les plus belles tasses et puis, vous avez regardé les autres pour voir qui avait la plus belle. En fait, la vie est comme le café : les travaux, l’argent et la position sociale sont des tasses. Ils sont les outils justes pour tenir et contenir la vie. Et le genre de tasse que nous avons ne définit ni ne change pas la qualité de notre vie. Parfois, si on ne se focalise que sur la tasse, on oublie d’apprécier le café. Alors, savourez le café, pas la tasse ! »

Les gens les plus heureux ne possèdent pas les meilleures choses, mais tirent le meilleur de chaque chose.

Vivez simplement, parlez gentiment, souciez-vous profondément des autres, aimez-les généreusement.

Nous sommes des êtres merveilleux, plus précieux que tout, et cela ne dépend de rien de ce monde. Alors, ne nous laissons pas emporter par la tasse (le monde et toutes ses convoitises).

La leçon de français (27)

LES NOMS TERMINÉS PAR LE SON [ oer ] (eur, eure) ET PAR LE SON [ u ] (ou)

Règles

Les noms masculins et féminins terminés par le son [ oer ] s’écrivent « -eur ». un campeur, la vigueur, l’extérieur, un visiteur.

Exceptions :
le beurre, l’heure, la demeure, un heurt (heurter), un leurre (une illusion), le cœur, la sœur.

Les noms féminins terminés par le son [ u ] (à l’exception de la toux) s’écrivent tous « -oue » : la boue, la joue, la gadoue.

Beaucoup de noms masculins terminés par le son [ u ] s’écrivent « -ou » : un coucou, un cachou, un clou, un trou.

Mais comme il existe d’autres terminaisons, il faut consulter un dictionnaire.

« -out » : un atout

« -ous » : un remous

« -oug » : le joug

« -oût » : le goût

Attention ! Quelques noms d’origine étrangère se terminent par le son [ oer ] mais gardent leur orthographe initiale : un leader, un speaker, un dealer, un hamburger, etc..

Exercices

1- Complétez la phrase avec le nom correctement orthographié.

Pourquoi fais-tu la … devant ce plat de carottes ?

A) mou – B) mous – C) moue

2- Quelle écriture complète les noms de cette liste ?

Le courr…, un ép…, le saind…, le red…

A) ous – B) out – C) oux – D) ou

3- Quel nom complète la phrase ?

Jordi se rend chez le pharmacien pour acheter un produit contre les … .

A) pouls – B) poux – C) pou

4- Quelle écriture complète les noms de cette liste ?

Un ver…, un mé…, un kangou…, un gou…

A) rous – B) rout – C) roux – D) rou

5- Quelles syllabes complètent successivement les noms en gras ?

Un bon bricol… viendra à b… du montage de ce climatis… en moins d’une h… .

A) eur / oue / eur / eur

B) eur / oux / eurt / eure

C) eur / out / eur / eure

D) eurt / out / eur / eurt

6- Avec quel groupe de lettres peut-on former le nom qui complète cette phrase ?

Les … ont conçu une fusée capable de mettre cinq satellites sur orbite.

A) g-n-i-i-é-r-n-u-e – B) é-s-n-i-i-g-n-r-e-u – C) r-u-e-i-n-é-g-n-i-e – D) é-i-u-e-i-n-n-j-r-s

7- Quelles écritures complètent successivement les noms en gras ?

Le miel que produit cet apicult… est un excellent remède contre la t… .

A) eur / oue – B) eurt / out – C) eur / oux – D) eurre / ous

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C – 2) C – 3) B* – 4) D – 5) C – 6) B – 7) C
* « poux » fait partie des sept noms en « -ou » qui prennent un « x » au pluriel.

Une histoire tragique et invraisemblable, maintenant centenaire

Le titre de l’article a définitivement piqué ma curiosité et je suis allé y jeter un coup d’œil. D’abord, le qualifiant d’inusité, comment pouvait-il être possible qu’un produit aussi inoffensif que de la mélasse puisse créer pareil désastre sans être contaminé ?

Signe qu’on en apprend tous les jours, je vous laisse deviner la suite de cet article de Guillaume Lefrançois, paru dans La Presse+ du 12 janvier dernier.

IL Y A CENT ANS, LA MÉLASSE TUAIT, À BOSTON Guillaume Lefrançois

BOSTON — Les trois cyclistes s’approchent du guide. Au programme de cette visite historique à vélo : un parc apparemment banal dans le North End, le quartier historique de la ville.

Le guide déballe son histoire : un grand déversement de mélasse en 1919, 21 morts, des chevaux… « Des gens continuent à propager le bruit qu’on sent encore l’odeur de la mélasse dans le quartier par temps chaud. » Les trois touristes sourient, mi-amusés, mi-incrédules.

« Vingt et une des personnes les plus lentes de l’humanité ont trouvé la mort », lancera un autre guide à l’humour noir.

Les gens croient tantôt à une arnaque, tantôt à un poisson d’avril, mais l’histoire est tout à fait véridique : le 15 janvier 1919, un réservoir de mélasse s’effondrait en plein cœur de Boston, tuant 21 personnes et plusieurs chevaux, faisant 150 blessés, dans ce qui est connu comme « la grande inondation de mélasse ».

LE CONTEXTE

Deux jours avant la tragédie, une cargaison de mélasse arrive des Caraïbes et est versée dans un réservoir appartenant à la US Industrial Alcohol. Ledit réservoir a été construit trois ans plus tôt, en pleine guerre mondiale, un peu à la hâte, soutiennent des chercheurs. La mélasse fraîchement arrivée n’est pas aussi froide que l’air ambiant de Boston en cette saison hivernale ; sa température est supérieure d’environ 4 à 5 °C. À 12 h 40, le réservoir s’effondre.

LA SCIENCE DERRIÈRE L’ACCIDENT

Ce sont alors 2,3 millions de gallons de mélasse (8,6 millions de litres) qui se déversent dans les rues. « L’équivalent de trois piscines olympiques bien remplies », illustre Nicole Sharp, titulaire d’un doctorat en ingénierie aérospatiale, également experte en vulgarisation, qui a travaillé sur l’événement avec des chercheurs et étudiants de l’Université Harvard. Mme Sharp a notamment participé à une simulation du déversement, pour laquelle un modèle réduit par 1000 a été conçu, et la mélasse, remplacée par du sirop de maïs. Le réservoir faisait 58 pieds de haut (18 m), et il y avait de la mélasse jusqu’à 1 ou 2 pieds du rebord, estime Mme Sharp. « Cette hauteur signifie qu’il y avait beaucoup d’énergie lors de l’effondrement. »

À HAUTE VITESSE

Tous ces facteurs additionnés ont fait en sorte que la vitesse du flot de mélasse a atteint 55 km/h, selon les estimations. « Beaucoup plus rapide qu’une personne qui court, rappelle Mme Sharp. Je me suis donc demandé si ce chiffre était crédible, si la mélasse pouvait bouger aussi vite que ça. J’ai cherché d’autres contextes, des avalanches, des écoulements de lave. En simulant les différentes valeurs, j’ai conclu que la mélasse pouvait effectivement se déverser à une telle vitesse. » Les comptes rendus de l’époque parlaient d’un véritable tsunami qui a atteint 25 pieds (8 m) en hauteur. Bien entendu, nettoyer une telle quantité de mélasse a constitué tout un défi. « Ça a pris des mois. Une bonne partie de la mélasse a tout simplement coulé dans le port. On a aussi pompé de l’eau du port pour nettoyer les rues. Les sous-sols des édifices avoisinants ont été inondés. Là aussi, on a employé des pompes. On a aussi essayé de récupérer des pièces du réservoir pour le procès qui allait suivre. »

ET LES MORTS ?

S’il y a eu autant de morts, c’est notamment parce que l’accident a eu lieu en hiver. « S’il avait fait plus chaud, la mélasse aurait été plus liquide, donc la coulée aurait été moins épaisse et plus fluide », soutient Mme Sharp, ajoutant que le contact immédiat de la mélasse avec l’air froid a contribué à rendre le sirop plus visqueux très rapidement. Selon Mme Sharp, les morts peuvent être classés en deux catégories : ceux qui sont morts sur le coup, emportés par la vague ou heurtés par des objets charriés par la mélasse, et ceux qui sont restés coincés dans le liquide et ont péri noyés, en attendant les secours.

DEUX ENFANTS

Ces victimes étaient d’horizons divers. On dénombre ainsi plusieurs employés municipaux, engloutis pendant qu’ils prenaient leur repas ; un pompier mort quand une des parois du réservoir est tombée sur une caserne, anéantissant l’édifice ; deux enfants de 10 ans ; une femme au foyer de 65 ans. Des noms comme Iantosca, Di Stasio et Gallerani rappellent la vaste population italienne de ce secteur de Boston.

UN ÉVÉNEMENT HISTORIQUE

La tragédie est bien connue des gens de Boston et des touristes. Une petite plaque commémorative à Langone Park rappelle l’événement, tandis que bien des guides touristiques le racontent. Stephen Puleo, lui, y a consacré un livre, Dark Tide, publié en 2003. Cet historien de l’Université du Massachusetts à Boston (UMass-Boston) a constaté que l’inondation de mélasse suscitait l’intérêt d’une variété de personnes. « Les professeurs l’abordent, car ça leur permet de parler du mouvement anarchiste. Un des arguments de la défense, dans le procès qui a suivi, était qu’un anarchiste avait provoqué l’explosion en plaçant une bombe dans le réservoir. Les gens du monde du droit sont fascinés, car une énorme action collective a été lancée, donnant lieu à un des premiers procès avec des experts scientifiques, des chimistes, etc. Et évidemment, les travailleurs des services d’urgence y trouvent aussi matière à réflexion. »

LES CONSÉQUENCES

Selon M. Puleo, la tragédie a fait en sorte que les mesures entourant la construction d’édifices, alors laxistes, ont commencé à être resserrées. « [Le distillateur] n’avait pas eu besoin d’un permis de construction pour le réservoir, car ce n’était pas considéré comme un édifice, mais plutôt comme un contenant », explique-t-il. Le dédommagement de 625 000 $ versé par l’entreprise aux victimes et aux familles a également agi comme incitatif. « C’était malgré tout une somme relativement modeste, parce que les victimes étaient de la classe ouvrière, donc on a estimé qu’ils n’auraient pas gagné de gros salaires. Mais c’était la première décision contre une grande société américaine. Ç’a donc été un jugement très important. »

Test d’aptitude

Test annuel d’aptitude mentale pour les retraités

Votre test démentiel annuel (seulement 3 questions cette année).

Mais oui, c’est à nouveau le temps de l’année pour nous, citoyens seniors, de faire notre test annuel.

L’exercice du cerveau est aussi important que celle des muscles. Comme nous vivons plus vieux, il est important de se garder mentalement alerte. Si vous ne vous en servez pas, vous allez le perdre.

Voici un petit test qui vous permettra de constater si vous avez eu perte de mémoire en comparant les résultats avec les tests précédents. Certains peuvent trouver le test très facile, mais ceux avec des troubles de mémoire pourraient avoir de la difficulté. Alors, allez au test pour savoir si vous en perdez ou non.

Le grand espace laissé libre après chaque question fera en sorte que vous ne pouvez voir la réponse avant d’avoir indiqué la vôtre. Bon, on RELAXE, NE PENSEZ PLUS À RIEN ET COMMENCEZ……….

Q1- Que mettez-vous dans un toaster ?

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R1- Du « pain ». Si vous avez répondu « toast », laissez tomber et allez faire autre chose et essayez de ne pas vous faire mal. Par contre, si vous avec répondu « pain » passez à la question suivante.

Q2- Dites « plaie » dix fois. (Plaie, plaie, plaie, plaie, plaie……). Maintenant, épelez le mot « plaie » et répondez à cette question :

Qu’est-ce que les vaches boivent ?

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R2- La vache boit de l’eau. Si vous avez répondu « lait », n’essayez même pas la question suivante. Votre cerveau est déjà saturé et pourrait même se mettre à surchauffer. Contentez-vous de faire de la lecture plus douce telles la revue Châtelaine ou celle de l’auto. Si toutefois vous avez répondu « de l’eau », allez à la question suivante.

Q3- S.V.P. Ne pas utiliser de calculatrice, ce serait trop facile et ce serait tricher !

Vous conduisez un bus de Montréal à Québec en passant par la 40…

À Repentigny, 17 personnes embarquent dans l’autobus.

À Berthierville, 6 personnes débarquent et 9 embarquent.

À Trois-Rivières, 2 personnes débarquent et 4 embarquent.

À Sainte-Anne-de-la-Pérade, 11 personnes débarquent et 16 personnes embarquent.

À Portneuf, 3 personnes débarquent et 5 personnes embarquent.

Et à Saint-Augustin-de-Desmaures, 6 personnes débarquent et 3 embarquent.

Et maintenant, vous arrivez à Québec.

Sans retourner voir en arrière, quel âge a le conducteur de l’autobus ?

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R3- Mais ce n’est pas possible, malheureux ! Vous ne vous rappelez pas votre âge ? C’est vous qui conduisiez l’autobus !

Si vous envoyez cela à vos amis, priez pour qu’ils fassent mieux que vous.

P.-S.: On me dit que 95 % des personnes ratent la plupart des questions alors ne vous sentez pas trop mal !