La leçon de français (51)

LES PRONOMS RELATIFS

Règles

Un pronom relatif unit une proposition subordonnée à un mot placé dans la proposition principale : l’enduit qui recouvre les murs est de qualité.

Les pronoms relatifs peuvent être :

– de forme simple : qui, que, quoi, dont, où

– de forme composée : lequel, laquelle, lesquels, lesquelles

Ces formes composées sont parfois construites avec les prépositions « à » et « de » : à laquelle, auquel, auxquel(le)s, duquel, de laquelle, desquel(le)s

L’élément (nom, pronom, groupe nominal, proposition) que remplace le pronom relatif s’appelle son antécédent. Il a le même genre et le même nombre.

– nom : Les poissons que rapportent les chalutiers seront vendus à la criée.

– groupe nominal : L’usine de chaussures qui embauchait vient de fermer.

– pronom : Nombreux sont ceux qui suivent les cours de calligraphie.

– proposition : Mes amis me conseillaient de renoncer, à quoi je me résolus.

Attention ! Les propositions subordonnées introduites par « que » peuvent aussi être des propositions conjonctives.

relative : Le livre que je lis me plaît beaucoup.

– conjonctive : Je suis certaine que ce livre vous plaira.

Exercices

1- Complétez la phrase avec le pronom relatif qui convient.

Les tisanes … tu m’as longuement vanté les vertus n’ont eu aucun effet.

A) que – B) qui – C) dont – D) lesquelles

2- Quel pronom relatif complète cette phrase ?

Le chanteur … Pauline a le plus d’admiration vient de sortir un nouvel album.

A) auquel – B) que – C) duquel – D) pour lequel

3- Quel est l’antécédent du pronom relatif en gras ?

Les mauvaises habitudes de langage que prennent les jeunes enfants sont difficiles à perdre.

A) mauvaises – B) habitudes – C) langage – D) enfants

4- Quelle est la fonction grammaticale du pronom relatif en gras ?

J’ai lu le livre dont tous les professeurs disent le plus grand bien.

A) complément de nom – B) complément d’objet indirect

C) complément de lieu – D) complément d’objet direct

5- Quelle est la fonction grammaticale du pronom relatif en gras ?

Le joueur qui a marqué le but victorieux est porté en triomphe.

A) sujet du verbe – B) complément d’objet indirect

C) complément d’objet direct – D) complément de nom

6- Quel est l’antécédent du pronom relatif en gras ?

Cet immeuble de bureaux possède un ascenseur dans lequel peuvent monter dix personnes.

A) personnes – B) ascenseur – C) bureaux – D) immeuble

7- Quel pronom relatif complète cette phrase ?

Il faut boucler sa ceinture de sécurité, après … on peut démarrer.

A) que – B) laquelle – C) quoi – D) lequel

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C – 2) D – 3) B – 4) B* – 5) A – 6) B – 7) C
* Il suffit de remplacer le pronom relatif par son antécédent pour trouver la fonction : tous les professeurs disent le plus grand bien (COD) de ce livre (COI).

Le mariage, en quatre scénarios

SCÉNARIO 1

Un macho typique épouse une très belle femme et, après le mariage, il lui donne ses règlements :

– Je serai à la maison quand je le voudrai bien. Je veux un bon dîner sur la table à moins que je ne téléphone pour dire que je ne serai pas là pour dîner. J’irai à la chasse, à la pêche, je me saoulerai, je jouerai aux cartes avec mes potes et ne veux pas de disputes à ce sujet… As-tu des commentaires ?

Sa nouvelle épouse dit :

– Non, ça me convient. Je veux seulement que tu saches qu’il y aura sexe tous les soirs à 19 heures, que tu sois là ou pas.

SCÉNARIO 2

Le mari et sa femme ont une querelle acide le jour de leur 40ème anniversaire de mariage.

– Quand tu mourras, je mettrai sur ta pierre tombale :

« Ici repose ma femme – Enfin froide !!!! ».

– Ah oui ? dit-elle, quand tu mourras, je mettrai sur la tienne :

« Ici repose mon mari – Enfin raide !!!! ».

SCÉNARIO 3

Un mari et son épouse ont une grosse discussion qui tourne au vinaigre au déjeuner. Le mari se lève, en colère, et dit :

– T’es même pas bonne au lit…

Et il sort de la maison en coup de vent. Après quelque temps, il réalise qu’il y est allé trop fort et l’appelle pour s’excuser… Elle finit par répondre après plusieurs sonneries et l’homme irrité lui dit :

– Pourquoi as-tu tant tardé à répondre ?

Elle dit :

– J’étais au lit.

– Que fais-tu au lit si tard ?

– Je voulais une deuxième opinion !

SCÉNARIO 4

Un homme a 6 enfants et est très fier de cet exploit. Il est si fier de lui, qu’il appelle sa femme Mère de six, malgré les objections de cette dernière. Un soir alors qu’ils sont à un dîner-dansant, l’homme décide qu’il est temps de quitter la soirée. Sa femme se trémoussant sur la piste de danse en compagnie d’une amie, il l’interpelle à distance et crie à tue-tête :

– Il est temps de rentrer à la maison, Mère de six !

Irritée par son manque de discrétion, elle lui lance :

– J’arrive dans 3 minutes, Père de quatre !

Définitions humoristiques

Pour une amélioration certaine de vos connaissances, puisqu’on ne peut tous savoir, voici quelques extraits humoristiques populaires. Pour rigoler, bien sûr !

Être au bout du rouleau : Situation très peu confortable, surtout quand on est aux toilettes.

Facebook : Le seul endroit où tu parles à un mur sans être ridicule.

GPS : Seule femme que les hommes écoutent pour trouver leur chemin.

Autobus : Véhicule qui roule deux fois plus vite quand on court après que quand on est assis dedans.

Taser : Instrument utilisé afin de mieux faire passer le courant entre la police et la jeunesse.

Mozart : Célèbre compositeur que l’on écoute le plus souvent dans les pizzerias car on sent bien que c’est du mozzarella.

Sudoku : Qui a le nord en face.

Porte-clefs : Invention très pratique qui permet de perdre toutes ses clefs d’un coup au lieu de les perdre une par une.

État : Système mafieux le mieux organisé de tous les temps.

Cravate : Accessoire servant à indiquer la direction du cerveau de l’homme.

Voiture : Invention ingénieuse, permettant de contenir 110 chevaux dans le moteur et un bœuf au volant.

Titeuf : Ce qui sort de la TitePoule.

Orteil : Appendice servant à détecter les coins de portes.

Égalité des sexes : Nouveau concept créé par les hommes pour ne plus payer au restaurant.

Monter un meuble Ikea : Expression moderne signifiant « passer un week-end de merde ».

Suppositoire : Invention qui restera dans les annales.

Soutien-gorge : Synonyme de « flopee ». Tu tires la languette et tout tombe.

Les ex : C’est comme la prison, si tu y retournes c’est que tu n’as pas compris la leçon.

La beauté intérieure : Concept inventé par les moches pour pouvoir se reproduire.

Pruneau : Synonyme de personne âgée. Qui est ridé et qui fait chier.

Aides internationales : Aides payées par les pauvres des pays riches pour aider les riches des pays pauvres.

68km/h : Limite de vitesse pour faire l’amour. Eh oui, à 69 on part en tête à queue.

Pharmacie : Confiserie pour vieux.

Blonde : Concept pour faire croire que les autres femmes sont intelligentes.

Un meurtre de sang froid : Un « ice crime ».

Sentiments partagés : Quand votre belle-mère est en train de reculer dans le ravin avec votre voiture toute neuve.

Archipel : Outil pour creuser des archi trous.

Cellulite : Couche graisseuse qui enveloppe souvent les femmes mais emballe rarement les hommes.

Les ciseaux à bois : Les chiens aussi.

Femme : C’est comme le café, au début ça excite mais rapidement ça énerve.

Carte bleue : Viagra féminin.

Masochisme : Concept proche de la politesse : frapper avant d’entrer.

L’amour : C’est comme un jeu de cartes, si tu n’as pas un bon partenaire, il vaut mieux avoir une bonne main.

Femme facile : Femme ayant les mêmes besoins sexuels qu’un homme.

Homme riche : Celui qui gagne plus d’argent que ce que sa femme n’en dépense.

Grand amour : Expression datant du 15ème siècle, lorsque l’espérance de vie était de 35 ans.

Et pour ceux et celles qui ont dépassé la soixantaine, rajoutons la meilleure réponse à une question que nous nous posons à chaque rencontre entre vieux amis :

– Quelle est la capitale du Tamalou ?

– Jébobola !

Paroles philosophiques

JE ME SENS BIEN VIVANT…

L’âge est important seulement si vous êtes un vin ou un fromage.

J’ai atteint la vieillesse en croyant à ma destruction. J’ai changé d’idée et j’ai décidé de me battre : le passé s’est en allé, sans possibilité de retour… mais je refuse de croire qu’il a emporté ma jeunesse, m’abandonnant malade, laid, vieux et obèse.

Moi, je crois que je vais bien : je ne suis pas malade même si j’ai des varices et une cheville enflée. Même si je me couche parce que j’ai mal aux reins, que le cœur e bat trop fort ou que les os me font mal. Mais malgré tout : je me sens vivant !

Chacun a ses problèmes, même si on ne l’imagine pas. Les cors et les oignons me font mal aux pieds. Quand j’ai un souci, je sens une forte douleur qui commence dans la poitrine en s’étendant jusqu’aux os. Mais malgré tout : je me sens vivant !

Je crois que je suis en forme et je vais le démontrer, même si après avoir marché, j’ai mal aux hanches. Et pour m’aider à marcher, j’ai besoin d’une canne pour éviter de glisser ou de tomber sur le trottoir. Mais malgré tout : je me sens vivant !

J’ai une bursite à un bras, une douleur à une côte. J’ai le genou mou à cause de mon arthrose. J’ai une phlébite à une jambe et le corps qui me pique partout. J’ai un tendon rétréci qui me raidit le cou. Et malgré tout : je me sens vivant !

Je ne veux rien savoir de mon vieux visage. Si je passe devant un miroir, j’évite de me regarder. Même si je ne veux pas l’admettre : ma face est un accordéon et mon corps est en ruine. Mais je me bats et je répète : je me sens vivant !

Et pour terminer, vous pouvez transmettre ces belles paroles philosophiques à vos jeunes et aux nouveaux adultes pour qu’ils réalisent ce qui les attend… afin qu’ils apprécient et en profitent pleinement dès maintenant.

La vie dans un bocal

Vous avez probablement déjà vu cette vidéo qui circule sur Facebook depuis longtemps. Si je vous la propose aujourd’hui, c’est qu’elle représente le meilleur et le plus juste exposé sur la vie et les priorités qu’on devrait lui donner. Arrêtez-vous, un seul instant, pour y réfléchir.

Bon visionnement !

Simple, mais combien vrai !

L’amour du café

Les Canadiens sont parmi les plus grands consommateurs de café au monde, peu importe le prix, dirait-on.

Le café, cette denrée unique en soi, se révèle indispensable pour bon nombre de Canadiens. Populaire et désiré, il nous fait commencer la journée du bon pied, et ce, jour après jour.

Selon un récent rapport de l’Association canadienne du café, 72 % des Canadiens boivent au moins une tasse de café par jour, comparativement à 64 % pour les Américains.

Plus de 87 % de la population canadienne se considère comme buveuse de café.

Les plus grands adeptes au Canada se retrouvent au Québec, puis en Colombie-Britannique, toujours selon ce même rapport. Le buveur de café moyen consommera 2,3 tasses par jour, comparativement à 1,7 en 2011. Le café a donc de plus en plus la cote.

La demande pour les produits expressos a augmenté, passant de 14 % en 2014 à 24 % en 2018. Même si ce sont les boomers qui en consomment le plus, les jeunes apprécient ses diverses déclinaisons. Cette catégorie comprend les cappuccinos, cafés au lait, expressos, cafés Mocha, cafés americano et macchiato.

Quant aux groupes ethniques, ils semblent prendre goût à la caféine. Les Canadiens d’origine asiatique, amateurs invétérés de thé, apprivoisent le café en arrivant au Canada. Au total, 67 % des Canadiens d’origine asiatique consomment du café quotidiennement. Le pouvoir d’attraction du café est notable, puisque plusieurs individus n’ayant jamais eu accès au produit dans leur pays d’origine se laissent séduire par les arômes veloutés de la caféine.

LAIT OU SUCRE ?

Le rapport dresse aussi un portrait de ce que les consommateurs ajoutent dans leur café. Le lait semble l’ingrédient le plus populaire à 68 %, suivi du sucre à 44 %. Cependant, 5 % des consommateurs qui sucraient leur café en 2014 ne le font plus. Environ 4 % ajoutent chaque fois du miel et un petit 2 % optera pour le sirop d’érable.

La façon de préparer notre café à la maison n’a pas trop changé au fil des dernières années. Pendant que 41 % des Canadiens préparent encore un café filtre ordinaire, 28 % possèdent une machine à capsules de café pour des tasses individuelles et près de 11 % utilisent une machine à expresso. Fait intéressant, plus de 26 % des Canadiens achètent du café en grains non moulu, comparativement à 16 % en 2014. Plus d’ouvrage à la maison, mais plus populaire.

Bref, le Canada demeure l’un des pays comptant le plus grand nombre de buveurs de café au monde, et cette popularité se consolide avec les nouvelles générations et les immigrants. De plus, le Canada règne de manière incontestée sur la consommation de café hors ménage, en restauration. La plupart des consommateurs remarquent pourtant qu’ingurgiter un café en dehors de chez eux devient constamment plus coûteux.

Peu importe les fluctuations du prix du grain de café, le coût de notre petite dose matinale augmente sans cesse. Sur les marchés internationaux, le café a atteint son prix plancher depuis 13 ans, mais la tasse de café à notre bistro favori coûte toujours plus cher. La plupart d’entre nous l’acceptent volontiers et comprennent à quel point la demande pour un café chaud le matin est élastique. Changements climatiques, salaire minimum, les excuses pour augmenter le prix du café se succèdent, mais peu importe son prix, nous en buvons toujours.

Le coût du café représente à peine 10 % du prix total d’une tasse au restaurant. Donc une hausse du café sur les marchés mondiaux ne changera pas grand-chose.

Ce qui change depuis quelques années, c’est la façon de payer le café au détail. Étant donné que presque personne ne paie son café avec de l’argent comptant, le constat du coût de la tasse ne se fait pas nécessairement d’emblée comme avant. Un franchisé peut augmenter de 0,05 $ le prix d’une tasse sans que personne s’en aperçoive vraiment. Cette dynamique s’applique pour plusieurs produits que l’on achète, mais le café quotidien se prête facilement au jeu de l’illusion que rien ne change.

Notre amour pour le café ne cessera pas demain matin, même si cela nous coûte un peu plus cher. Pour ceux qui digèrent mal ces augmentations, il y a toujours le thé, dont le prix demeure relativement stable depuis quelques années.

Sylvain Charlebois, La Presse +
Directeur scientifique, laboratoire de recherche en sciences analytiques agroalimentaires, Université Dalhousie. Également professeur de distribution et politiques agroalimentaires aux facultés d’agriculture et de management de à la même université.