Samedi, de rigoler

Un homme, maniaque de golf, est impliqué dans un terrible accident de voiture et on le transporte immédiatement à l’hôpital où il sera opéré d’urgence. Avant de  procéder, le médecin va lui parler et lui dit :

– J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise c’est que je dois vous amputer le bras droit.

– Ah non, dit le blessé, je ne pourrai plus jouer au golf. Alors, Docteur, quelle est la bonne nouvelle ?

– La bonne nouvelle c’est que je peux le remplacer par un bras de femme mais je dois avoir votre permission.

– Parfait, docteur, tant que je pourrai à nouveau jouer au golf.

La chirurgie fonctionne très bien et, un an plus tard, le médecin rencontre son patient sur le terrain de golf. Le médecin demande :

– Et comment fonctionne le nouveau bras ?

L’homme d’affaires lui dit :

– Je joue le meilleur golf de ma vie. Et, pas seulement ça, mon écriture s’est améliorée. J’ai appris à coudre mes propres vêtements et j’ai commencé à peindre des aquarelles.

Le médecin de répliquer :

– Wow, je n’en reviens pas. Un grand succès comme greffe. Par contre, avez-vous des effets secondaires ?

– Seulement deux. J’ai de la difficulté à stationner la voiture et, chaque fois que j’ai une érection, j’ai un mal de tête.


Un sans-abri est habitué à quêter à proximité du Métro Berri-UQAM où tous les jours, il reçoit de la part d’un fonctionnaire un montant de 20 $. Il en est ravi, on peut le comprendre.

Cela dure pendant plusieurs années jusqu’au moment où, l’homme ne reçoit plus que 15 $. Le sans-papier se persuade alors qu’au fond, 15 $, cela reste une somme non négligeable même si ce n’est plus 20 $.

Une année passe de la sorte quand tout à coup, l’homme ne perçoit cette fois plus que 10 $. Il ne comprend plus… d’abord 20 $, ensuite 15 $ et maintenant 10 $ ? Le lendemain, au passage du généreux donateur, le sans-abri lui demande :

– Excusez-moi, mais est-ce que j’ai fait quelque chose de mal ou bien est-ce que je vous ai manqué de respect pour que vous me diminuiez progressivement votre aumône ?

Le fonctionnaire lui répond alors :

– Ben oui, que voulez-vous, la vie devient de plus en plus chère et mon fils est entré l’année dernière à l’université et cela coûte beaucoup d’argent. C’est la raison pour laquelle, je ne vous donnais plus que 15 $. À présent que ma fille aînée est à son tour entrée à l’université, cela me coûte encore plus d’où le montant actuel de 10 $.

Sur ce, le sans-abri embraye :

– Et combien d’enfants avez-vous en réalité ?

Le fonctionnaire lui répond alors :

– Ah, quatre magnifiques enfants, mes trésors.   

Et le sans-abri d’enchérir d’un air soucieux :

– Vous n’allez quand même pas tous les faire étudier à mes frais !


Deux prêtres catholiques discutent en marchant dans un jardin.

– Crois-tu que nous verrons un jour le mariage des prêtres ? demande l’un.

L’autre de lui répondre :

– Nous non, mais nos enfants, sûrement !


Une religieuse rend visite au curé :

– Voilà mon père : au cloître nous avons un problème avec nos deux perroquets. Ce sont des femelles et elles ne savent dire qu’une seule phrase abominable : « Nous sommes des prostituées, voulez-vous vous amuser ? »

– C’est affreux s’exclame le prêtre. Mais j’ai peut-être une solution. Apportez-moi vos perroquets, je les mettrai avec les miens qui sont des mâles et auxquels j’ai appris à prier et à lire la Bible. Ainsi vos deux femelles apprendront à louer et à adorer Dieu.

Le lendemain, la religieuse apporte ses perroquets au prêtre qui les met comme convenu dans la cage des deux mâles. Alors les deux perroquets femelles engagent la conversation :

– Nous sommes des prostituées, voulez-vous vous amuser ?

Et l’un des perroquets mâles dit à l’autre :

– Tu peux ranger ta Bible, mon vieux ! Nos prières sont enfin exaucées !


Un curé rencontre une de ses paroissiennes qu’il ne voit jamais à l’église. Comme il s’en étonne, la dame lui déclare :

– Oh je suis croyante, monsieur le Curé, mais je ne pratique pas.

– C’est comme moi, répond le curé : je suis nudiste, mais je ne pratique pas.

Robert Ménard (1934-2016) : l’histoire d’un super flic

Ce policier, je ne le connaissais pas. Son surnom de « Shotgun » Ménard non plus. J’ai découvert son histoire en regardant la chaîne Historia. Le qualificatif Shotgun avait piqué ma curiosité. J’ai adoré !

Ayant vécu une adolescence trouble, il est envoyé dans une école de réforme à 13 ans, le Mont Saint-Antoine, où il restera 4 ans. Le frère Julien le prend sous son aile pour le préparer à sa vie d’adulte. Moment où il deviendra le super flic de la police de Montréal.

Il a un parcours palpitant et dangereux en même temps, mais qui le passionne. Le 31 août de la même année, après son décès, Éric Thibault publiait un condensé de son histoire et de ses exploits, dans le Journal de Montréal. C’est ce que je vous propose aujourd’hui.


DERNIER HOMMAGE AU SUPER FLIC « SHOTGUN » MÉNARD

Le sang-froid et les méthodes de dur à cuire de Robert Ménard en ont fait un policier hors du commun.

Armé de son .12 à canon tronqué, il a fait la loi dans les bars du centre-ville. Agent double, il a infiltré la mafia et joué 17 personnages en autant d’années. Sa traque des braqueurs de banque lui a valu trois balles dans le corps.

Robert Ménard est devenu une véritable légende durant ses 30 ans de carrière à la police de Montréal.

Le super flic qu’on surnommait « Shotgun » et « Crazy Bob » s’est éteint le 18 août, à l’âge de 82 ans. Retraité depuis 1989, il sera porté à son dernier repos, aujourd’hui, à Pointe-Claire.

PAS FROID AUX YEUX

« Bob était un gars spécial. Franc, honnête, travaillant, créatif. Quand tu lui donnais un os, il passait au travers », a confié au Journal André Kourie, son ami et collègue à l’escouade des vols qualifiés.

Ménard a été baptisé « Crazy Bob » durant ses années comme agent double. Personnifiant un électricien de 1970 à 1975, il a loué le logement au-dessus du Reggio Bar et enregistré tout ce qui se disait au quartier général de la mafia.

« Son plus grand exploit est d’être parvenu à gagner la confiance du plus puissant mafioso de l’époque, Paolo Violi. Ménard savait qu’il pouvait se faire découvrir à tout moment et qu’on n’aurait pas hésité une seconde à le tuer. C’était un policier hors du commun qui n’avait pas froid aux yeux », évoque l’auteur Pierre De Champlain, ex-analyste du renseignement à la GRC.

« PERSONNE NE BOUGE ! »

Robert Ménard a aussi fait partie de « la patrouille de nuit », où les policiers réprimaient le trafic de drogue, les paris illégaux et la prostitution.

« Quand il y avait des descentes dans les clubs de nuit, Bob montait sur le stage avec son .12 et criait : “ Personne ne bouge, vos mains sur la table ! ”. Ça ne s’obstinait pas ! », se souvient André Kourie, évoquant l’origine du sobriquet « Shotgun » de son camarade.

En 1985, Ménard a été grièvement blessé quand des braqueurs de banque l’ont atteint de trois projectiles.

Trente ans plus tard, le retraité, contraint de se déplacer avec une canne, refusait de prendre des médicaments pour calmer ses douleurs durant le tournage de Shotgun Ménard, un documentaire sur sa vie diffusé sur Historia.

« C’était une force de la nature. Et un être extrêmement tendre et attachant, sous sa carapace de dur à cuire », a témoigné le réalisateur Frédéric Gieling.

LA CARRIÈRE D’UNE LÉGENDE

DÉBUTS FRACASSANTS

Entré à la police de Montréal en 1959, Robert Ménard est assigné au poste 14, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce. Dès sa première journée, il court après deux hommes qui venaient de voler une radio dans une auto et les maîtrise à coups de matraque, ce qui lui vaudra des remontrances de son supérieur. « Il disait qu’avec les criminels, le langage de la violence était parfois le seul qu’ils comprenaient. Mais il n’éprouvait pas de plaisir à utiliser sa matraque. Ni son shotgun, qu’il a gardé après sa retraite et qu’il a refusé de me montrer, parce qu’il ne voulait pas être show off », révèle Frédéric Gieling, réalisateur du documentaire Shotgun Ménard.

POLICIER AUX 17 VISAGES

Robert Ménard a incarné 17 personnages en autant d’années comme agent double, pour infiltrer des organisations criminelles et recueillir des preuves. Il a notamment personnifié un poète hippie pour tenter de démasquer des poseurs de bombes du FLQ, est devenu chauffeur de taxi durant l’Expo 67 et a reçu des confessions de prisonniers en se faisant passer pour un prêtre. « Il faut être un bon acteur pour faire ce travail. Il faut avoir l’instinct du chasseur et contrôler sa peur », disait-il dans la revue de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, La Flûte, au printemps 2006.

VOISIN DU PARRAIN

En décembre 1970, Ménard se fait passer pour un électricien appelé Robert Wilson pour convaincre le mafioso et futur parrain Paolo Violi de lui louer son logement situé au-dessus du Reggio Bar, alors considéré comme le quartier général du clan mafieux calabrais, à Saint-Léonard. Pour en mettre plein la vue à Violi, il arrive au bras d’une jolie blonde, qui était la conjointe d’un collègue du policier.

Le repaire de la mafia est ensuite truffé de micros reliés à un dispositif d’enregistrement que Ménard camoufle dans un buffet, à l’intérieur de l’appartement. Durant cinq ans, l’agent double enregistre tout ce qui se dit à l’intérieur de l’antre de Violi. La Commission d’enquête sur le crime organisé (CECO) en fera ses choux gras. Violi, à qui on ne pardonnera pas cette erreur, sera assassiné le 22 janvier 1978.

« Le grand mérite de la mission périlleuse de Ménard aura été de permettre une grande avancée dans la compréhension des rouages et du fonctionnement interne de la mafia montréalaise de l’époque, et de connaître l’étendue de ses liens avec les autres groupes mafieux de Toronto, de New York et d’Italie », a expliqué l’auteur Pierre de Champlain, spécialiste du crime organisé.

CHASSE AUX BRAQUEURS

Au début des années 1980, « Crazy Bob » est promu à l’escouade des homicides et des vols qualifiés. Ses exploits seront honorés par l’Association des banquiers canadiens. Mais à l’époque, Montréal est surnommée « la capitale des vols de banque » et cette traque est parfois explosive.

Le 31 janvier 1985, Ménard et un de ses partenaires abattent deux jeunes dans la vingtaine, Roch Blais et Michel Deaudelin, qui ont pointé leur arme vers les policiers après avoir dérobé 1130 $ dans un supermarché Steinberg de la rue Notre-Dame. « Je lui ai crié “Police, lâche ton arme”, mais il l’a plutôt pointée vers moi. J’ai tiré quatre coups avec ma mitraillette », avait témoigné Ménard devant le coroner Roch Héroux, qui a blanchi les enquêteurs.

TROIS BALLES DANS LE CORPS

Le 28 mars 1985, Robert Ménard et un coéquipier arrivent en trombe près d’une banque de LaSalle où deux braqueurs viennent de commettre un vol à main armée d’une valeur de 13 232 $. Une fusillade éclate, durant laquelle pas moins de 143 coups de feu sont tirés. L’un des voleurs, Marc Loranger, perd la vie et son complice, Christian Bouchard, est blessé. Ménard, lui, a un poumon perforé par un projectile et sa jambe gauche restera partiellement paralysée par deux autres. « Il n’était pas question que des bandits aient ma peau », a-t-il dit en 2006 dans un article du magazine de la Fraternité des policiers de Montréal.

HONORÉ EN SICILE

À l’automne 2005, Robert Ménard est devenu citoyen d’honneur de la province sicilienne d’Agrigento, dont les autorités ont voulu souligner son travail d’agent d’infiltration du clan Cotroni-Violi à Montréal. Les enregistrements réalisés par Ménard avaient aussi permis d’appréhender plusieurs membres de la mafia italienne. Ménard a pris la peine de prononcer son discours de remerciement en italien et de souligner le travail de tous ses collègues de la police de Montréal.

Retraité en 1989, il est décédé le 18 août 2016, à l’âge de 82 ans.

NDLR : Si vous voulez visionner les épisodes du documentaire, faites une recherche sur Internet avec « Shotgun Ménard » et vous pourrez voir la série de vidéos pour visionnement.

6 tendances brassicoles pour savourer l’été

Chaleur et soleil : la belle saison s’installe en grand. Cet été, on profite des chaudes journées avec des bières de soif ou des brassins plus complexes qui révèlent les subtilités qui font toute la richesse de la bière d’ici.

BIÈRES SURE

La saison estivale est toute indiquée pour découvrir la bière sure… si on n’en est pas déjà un fervent adepte, bien entendu. Avec son goût acidulé et ses notes fruitées – framboise, pamplemousse, mûre, yuzu et autres, selon l’inspiration du brasseur –, la sour se montre désaltérante quand la température grimpe. On l’aime notamment pour sa finale tranchante.

BIÈRES BRETT

Les produits à base de brettanomyces, des levures sauvages, combleront les palais à la recherche de ce petit goût souvent décrit comme « funky » par les amateurs. Les artisans brassicoles qui expérimentent avec ces levures renouent avec une lente méthode de fermentation ancestrale. Résultat : une éclectique palette de saveurs oscillant entre cuir et fruits acidulés, selon l’humeur des levures et du brasseur.

BIÈRES FAIBLES EN ALCOOL

Elles n’ont rien d’insipide, les bières désalcoolisées concoctées par nos brasseurs d’ici ! Santé, sobriété ou autres, il y a plein de bonnes raisons de se tourner vers des bières dont le taux d’alcool frôle le 0 %. Pour s’hydrater autrement cette saison, les bières signées le BockAle se décline en trois versions bien moins sages qu’elle n’y paraissent. Essayez une Berliner Weisse, une stout ou une IPA concoctée par cette micro québécoise à l’avant-garde des processus de filtration. La désalcoolisation par osmose inversée retire l’alcool de la bière, tout en préservant ses arômes distinctifs.

BIÈRES BARRIQUÉES

Laisser une bière mûrir dans un fût de chêne qui a préalablement accueilli un autre produit – bourbon, vin ou calvados, par exemple – lui assure de gagner en complexité puisqu’elle se teintera des notes complémentaires résiduelles. Les brasseurs s’amusent ainsi à créer des profils de goût qui ont de la profondeur et qui rehaussent l’expérience de dégustation. La microbrasserie Le Trou du Diable, véritable institution à Shawinigan, se distingue d’ailleurs par des bières barriquées bien connues des initiés. À découvrir !

BIÈRES IPA DU NORD EST

On les reconnaît à leur robe trouble et on les aime pour leur concentré d’arômes. Les NEIPA – pour North East India Pale Ale ou New England India Pale Ale – rallient les aficionados de nez fruités. Au rendez-vous avec ce type de brassin : une texture onctueuse et quasiment laiteuse, des arôme de fruits tropicaux bien assumés et une amertume fine, presque discrète. La NEIPA se boit jeune et dans toute sa fraîcheur, alors qu’elle sort de la brasserie.

BIÈRES BIO

Autour du barbecue, il n’y a pas que les légumes et les protéines qui peuvent se targuer d’être bio. Votre houblon aussi peut l’être. Les amateurs de bières certifiées bio aiment savoir que les matières premières – les céréales notamment – qui entrent dans leur composition ont été cultivées dans un environnement exempt de pesticides et de fertilisants chimiques. Les produits bio se multiplient sur les tablettes de certains brasseurs, comme la Microbrasserie Le Castor, s’y consacre entièrement.

À la bonne vôtre…!

Source : Circulaire Metro c’est moi, juin 2021

Mesdames… Petit guide d’autodéfense

Si la majorité des agressions sont commises par des personnes connues des victimes, il arrive néanmoins que l’agresseur soit un inconnu que l’on croise à la mauvaise place, au mauvais moment.

Comment désamorcer ce genre de situation ? Surtout, comment s’en sortir si ça dégénère ?

Il n’existe pas de mode d’emploi officiel sur la façon de se comporter en cas d’agression. Nombre d’outils peuvent toutefois nous aider à maîtriser une telle situation et à éviter le pire, croit Beatriz Muñoz, coordonatrice et instructrice d’Action, un cours d’autodéfense pour femmes et adolescentes du Centre de prévention des agressions de Montréal.

Ici, on n’enseigne pas à se battre contre un agresseur, mais à utiliser des moyens verbaux et physiques pour mettre un frein à l’agression et s’enfuir. Les femmes apprennent aussi que, parfois, leurs doigts, leurs poings et leurs genoux sont des armes redoutables contre le nez, les oreilles, le plexus solaire d’un assaillant.

Les coups sont aussi un dernier recours pour Chantal Lepage, instructrice d’arts martiaux et d’autodéfense, et propriétaire de l’école Onnano Autodéfense. Elle convient néanmoins que la connaissance de certaines techniques physiques peut se révéler fort utile.

LES DEUX FEMMES NOUS DISENT COMMENT RÉAGIR AUX SITUATIONS SUIVANTES :

Un individu me suit et m’interpelle…

Il existe différents moyens de maîtriser la situation lorsqu’on a l’impression d’être suivie ou lorsqu’un individu nous interpelle de façon déplacée.  « Si l’on craint pour notre sécurité, on peut sortir notre cellulaire et le mettre en mode urgence pour appeler le 911, au besoin, suggère Chantal Lepage. On peut aussi faire semblant d’appeler un ami. Si l’on préfère et que cela est possible, on peut s’éloigner et entrer dans un commerce. »

Selon Beatriz Muñoz, affronter l’individu en le regardant dans les yeux est aussi une façon de désamorcer la situation si l’on se sent la force de le faire. « Lui crier laisse-moi tranquille ! par exemple, se révèle très efficace dans certains cas, assure-t-elle. Crier n’est pas toujours nécessaire, mais cela peut nous aider à attirer l’attention des gens. »

Quelqu’un tente de voler mon sac à main…

Si l’on sent la force et qu’on a la volonté de le faire, il est toujours possible de tenir tête au voleur. Par contre, plutôt que de s’engager dans un bras de fer en tirant sur notre sac, Beatriz Muñoz conseille d’utiliser notre main libre ou nos pieds pour atteindre les parties faibles de l’assaillant et l’amener à lâcher prise. « Frapper le nez, donner un coup de genou dans les parties génitales ou encore donner un coup de pied sur les tibias sont des moyens très efficaces », assure l’instructrice.

Chantal Lepage voit aussi plusieurs façons de réagir dans une pareille situation. SDi certaines demandent un peu de pratique, le simple fait de frapper énergiquement l’individu sous le menton avec la paume de la main nous aidera à le déstabiliser.

Un agresseur m’agrippe…

Si un individu nous agrippe, il faut miser sur l’effet de surprise d’une riposte, suggère Chantal Lepage. « L’agresseur ne s’attend pas à ce que l’on réagisse, et c’est ce qui nous permet de le désarçonner, explique-t-elle. Si on nous prend pas la gorge de face, par exemple, le simple fait de lever notre bras très haut et de tourner sur nous-meme nous permettra de nous dégager. »

Peu importe le type de prise, on peut riposter en utilisant les parties libres de notre corps, souligne Beatriz Muñoz. « Si un agresseur vous saisit par-derrière, on peut lui donner un coup de tête, tordre son petit doigt ou encore frapper le dessus de son pied avec notre talon, illustre-t-elle. Les possibilités sont multiples. » L’important est de se faire confiance pour prendre la décision qui nous convient selon nos besoins, notre personnalité et la situation.

Source : Revue Coup de Pouce, juin 2018, p52

Un tribunal de l’Histoire

On en parle depuis plusieurs jours; la tragédie des 215 jeunes et innocentes victimes autochtones de Kamloops, en Colombie-Britannique, découvertes ensevelies. On dit que ce ne serait que la pointe de l’iceberg.

Dans son livre Kukum, Michel Jean consacre un chapitre à « l’enlèvement » des enfants, partis à tout jamais.

Maka Kotto propose, dans son article du Journal de Montréal d’hier, un tribunal de l’histoire qui pourrait condamner les coupables à titre posthume. Ainsi, leurs images, sculptées dans la pierre, seraient mises à jour.

Je suis entièrement d’accord avec cette proposition et c’est son article que je vous propose aujourd’hui.


215

C’est le nombre des restes d’innocentes jeunes victimes du suprémaciste britannique découverts à Kamloops, dans l’Ouest canadien. 215 preuves tangibles de ce qu’on savait déjà… irréparable.

« Les enfants indiens devraient être retirés le plus possible de l’influence de leurs parents, et la seule manière d’y arriver est de les placer dans des écoles industrielles où ils acquerront les habitudes et les pratiques des Blancs. » – John Alexander Macdonald (Chambre des Communes, le 9 mai 1883)

JOHN ALEXANDER MACDONALD

Né en 1815 à Glasgow, au Royaume-Uni, il était juriste de formation. Figure politique emblématique canadienne, il fut membre du Parti libéral-conservateur et le tout premier ministre du Canada, de 1867 à 1873 et de 1878 à 1891.

Dans l’histoire canadienne, il est considéré comme l’un des principaux Pères de la Confédération. À la lumière des faits révélés depuis le rapport de la Commission de vérité et réconciliation, il devrait également être reconnu comme sinon le Père, du moins l’un des architectes d’un génocide contre les Premiers Peuples du Canada.

Les assimiler et éradiquer leur culture : telle fut la clé de voûte de ses ambitions hégémoniques au Canada. Ainsi, s’appuyant sur les recommandations du rapport Davin, John Alexander Macdonald orchestra la mise en place d’une « machine de prédation » dont l’objectif était de « tuer l’Indien dans l’enfant ». Le système d’horreurs dit de « pensionnats indiens ».

Ceux-ci étaient opérés par des communautés religieuses et financés à même les fonds publics entre la fin du 19e siècle et 1996. Ainsi, ce sont plus de 150 000 enfants autochtones arrachés à leurs foyers qui se sont trouvés, de force, placés dans ces pensionnats. 3200 enfants y trouveront la mort.

À l’évidence, le clergé n’est pas le seul responsable.

DES INJUSTICES EN HÉRITAGE

Celles et ceux qui ont commis ces crimes n’ont eu de comptes à rendre à personne. Nous sommes aujourd’hui collectivement héritières et héritiers de leurs crimes impunis.

Objectivement, s’il y a procès, ce serait celui, dans son ensemble, d’un système colonial de prédation dont les conséquences, aujourd’hui, s’avèrent ingérables.

Rien au monde ne ramènera à la vie les 215 jeunes victimes

De Kamloops ni celles qui restent à découvrir… Même pas des milliards de dollars de réparation. Il est cependant impératif de trouver le moyen de rendre justice à leur mémoire et, par ricochet, d’apaiser les âmes des vivants et des survivants.

Alors, pour éclairer, informer et éduquer, pourquoi ne pas adopter une loi mettant sur pied un tribunal dit de l’Histoire ? Un tribunal permettant de juger des actes criminels de personnes qui ne sont physiquement plus parmi nous ?

Reconnus coupables, les « prévenus » et leurs complices seraient condamnés à titre posthume ; les statues, noms de lieux et places qui honorent leurs faits d’armes et leur mémoire, encagés et requalifiés.

C’est une des avenues que je privilégierais dans les circonstances pour dire la vérité sur l’Histoire des Premiers Peuples, et non celle, biaisée, que les suprémacistes ont écrite à notre intention ni celle des conquis-asservis.

La pénombre de nos ignorances collectives a jusqu’à présent faussé notre perception des choses et des Êtres… Notre vision du monde.

Voyager en automobile

La pandémie, depuis la dernière année, a complètement changé les habitudes de voyager des Québécois et principalement outre frontière. Après l’installation de piscines, l’achat de nouveaux vélos et d’articles de plein air et de camping, on en profite pour découvrir tous les coins et recoins du Québec pour profiter pleinement des vacances. Et juin, amène le début de ces escapades.

Plusieurs sillonnent les routes du Québec en bagnole, s’arrêtant ici et là pour admirer la nature. Ils dorment dans des gîtes et des hôtels.

Dans ce dernier cas, il faut bien se préparer. Que vous partiez une fin de semaine, deux semaines ou un mois, voici 10 conseils pour en profiter et surtout, tout prévoir afin d’éviter les surprises.

1- Apportez des collations et des boissons pour répondre aux fringales et vous hydrater de façon saine sans devoir vous arrêter.

2- Faites faire un entretien de base de votre voiture avant de partir. Vérifiez le niveau d’huile et de lave-glace ainsi que la pression des pneus.

3- Prévoyez une trousse de dépannage qui contient, par exemple, une lampe de poche, une trousse de premiers soins, des câbles pour le survoltage, une veste de signalisation et des triangles réfléchissants. Assurez-vous aussi que votre téléphone est bien chargé, en cas de besoin.

4- Évitez les autoroutes puisque la route fait partie du voyage, sélectionnez l’option « Évitez les autoroutes » sur Google maps ou votre GPS.

5- Apportez une glacière que vous pourrez remplir de glace si vous avez envie de rapporter des produits de la région.

6- Prévoyez de l’argent comptant, puisque certains commerçants n’acceptent que ce mode de paiement.

7- Adoptez une bonne position pendant la conduite. Par exemple, assurez-vous de régler votre siège en position de 90 ou 100 degrés, évitez d’avoir les bras et les jambes complètement tendus, placez vos mains sur le volant à 10h10, pensez à décrisper les épaules et les mâchoires, privilégiez les chaussures plates et fermées. Videz aussi les poches de votre pantalon pour éviter de décaler le bassin pendant la conduite.

8- Prévoyez des pauses à toutes les heures ou aux deux heures, afin de marcher, respirer, vous étirer ou faire quelques exercices de yoga.

9- Préparez de bonnes listes de lectures, tantôt dynamiques tantôt calmes, qui pourront s’adapter à l’humeur du moment.

10- Faites place à l’improvisation, parce que, cela aussi, fait partie des voyages en auto.

Bon voyage !

Source : Revue Coup de Pouce, juin 2018, p51

Le vrai du faux

Connaissez vous bien le Québec ? Voici 25 affirmations pour tester vos connaissances…

Les réponses sont à la fin de l’article.

1- Danny Laferrière est le premier Québécois, et Canadien, élu à l’Académie française.

2- Le papillon monarque est l’un des plus grands migrateurs du Québec.

3- Le lac Saint-Jean est le plus grand lac naturel du Québec.

4- À l’arrivée de Jacques Cartier, il y avait un village appelé Hochelaga sur l’île de Montréal.

5- Le Québec produit environ 70 % du sirop d’érable au monde.

6- Avant son entrée dans la Confédération en 1867, le Québec faisait partie du Canada-Uni (aussi appelé province du Canada).

7- Lise Payette a été la première femme élue à l’Assemblée nationale.

8- Gilles Villeneuve est le premier Québécois à avoir remporté le championnat mondial de formule 1.

9- Refus global est le titre d’un manifeste politique qui lança le mouvement indépendantiste dans les années 1960.

10- La première tragédie aérienne criminelle en Occident a eu lieu au Québec en 1949.

11- Le pont de Québec s’est écroulé deux fois durant sa construction.

12- Le métro de Montréal a été le premier métro en Amérique roulant sur des pneumatiques.

13- Le réservoir de Manicouagan a été formé par l’impact d’une météorite.

14- Le Québec compte plus d’habitants que la république d’Irlande et l’Irlande du Nord réunies.

15- Le fleuve Saint-Laurent se jette dans les chutes du Niagara.

16- Le château Frontenac a été la dernière résidence de Louis de Buade, comte de Frontenac.

17- La communauté juive du Québec s’est formée principalement lors de la vague d’immigration qui a suivi la guerre 1939-1945.

18- Le harfang des neiges est le symbole aviaire du Québec.

19- Julie Payette a été le premier astronaute d’origine québécoise à monter à bord de la Station spatiale internationale.

20- La chute Montmorency est plus haute que les chutes du Niagara.

21- Les Amérindiens de l’Est du Québec ont fait découvrir la pomme de terre aux Européens.

22- Vers 1830, craignant la pandémie de choléra en Europe, les autorités plaçaient les immigrants en quarantaine suer l’île d’Anticosti.

23- Étienne Desmarteau est le premier Québécois à avoir remporté une médaille d’or aux Jeux olympiques.

24- Le mot Québec signifie « village » en langue amérindienne.

25- Le Québec est un grand exportateur de chocolat.

Réponses : 1-Vrai, 2-Vrai, 3-Faux (lac Mistassini), 4-Vrai, 5-Vrai, 6-Vrai, 7-Faux (Claire Kirkland-Casgrain), 8-Faux (Jacques Villeneuve), 9-Faux (manifeste artistique en 1948), 10-Vrai (Sault-au-Cochon), 11-Vrai, 12-Vrai, 13-Vrai, 14-Vrai, 15-Faux (dans l’Atlantique), 16-Faux, 17-Faux (début du XX siècle), 18-Vrai, 19-Vrai, 20-Vrai, 21-Faux (autochtones d’Amérique du Sud), 22-Faux (la Grosse Île), 23-Vrai (1904), 24-Faux, 25-Vrai.

Un beau geste pour sauver une vie

Il y a de ces histoires dramatiques qui font rapidement monter les larmes. En voici une…

Une mère, avec son fils de 10 ans, déjeunaient récemment au restaurant. Par mégarde, l’enfant se met une pièce de monnaie dans la bouche et l’avale. Malchanceux, la pièce reste coincée dans sa gorge.

La mère, paniquée, se lève et essaye de lui faire cracher la pièce en lui tapant dans le dos, mais rien n’y fait.

L’enfant commence déjà à donner des signes d’asphyxie, il devient bleu et la mère, désespérée, hurle pour demander de l’aide.

Subitement, un monsieur se lève d’une table voisine, et avec un calme étonnant, sans dire un mot, baisse le pantalon du gamin, saisit fermement ses petits testicules et les tire vers le bas.

Dans un cri à fendre l’âme, l’enfant sous une douleur intense, recrache vivement la pièce au grand soulagement des clients tout autour.

Le sauveur, avec le même calme étonnant qu’il avait en arrivant, retourne à sa table sans dire un mot.

Revenue de ses émotions et de son étonnement, la mère maintenant rassurée, se lève pour remercier cet homme qui a sauvé la vie de son fils. Elle demande :

– Vous êtes sûrement un médecin, pour avoir réussi à ramener mon fils à la vie ?

– Non, madame, mais je suis un professionnel : C’est une opération que nous pratiquons tous les jours.

– Et de quelle profession nous parlons ?

– Je suis un fonctionnaire de Revenu Québec. Attraper les contribuables par les couilles jusqu’à ce qu’ils crachent leurs derniers sous, c’est notre spécialité.

Une tape sur les doigts

Quatre parties de suspension pour l’assaut grave de Mark Scheifele sur Jake Evans, lors du premier duel Montréal-Winnipeg. En temps de jeu, ça représente 60 à 80 minutes. Une aubaine. Une tape sur les doigts.  

HISTOIRE

La plus longue suspension imposée à un joueur de la LNH fut de 21 parties, à Dale Hunter, des Capitals de Washington envers Pierre Turgeon des Islanders de New York, pour une agression violente et gratuite après un but, lors des éliminatoires de la saison 1992-93. Il avait purgé sa suspension dès le début de la saison 1993-94.

Paradoxalement, aucune suspension n’a été imposée à Zedno Chara des Bruins de Boston, pour son geste violent envers Max Pacioretty des Canadiens de Montréal, le 8 mars 2011. Le pire KO en direct.

Ça démontre l’inconséquence de la LNH !

Sans surprise, la Ligue nationale a manqué de fermeté, pour enrayer définitivement ces agressions des années 70. Au minimum, Scheifele aurait dû être suspendu pour le reste de la saison.

MAUVAISE RÉPUTATION

Mais non, pas dans la LNH qui continue de traîner une mauvaise réputation au niveau de l’arbitrage et de son département de sécurité. Elle prend en considération le passé de l’agresseur, bla-bla et bla-bla-bla. Foutaise ! Scheifele a pété les plombs dans un moment de frustration intense. Après son geste, il avait le regard d’un débile, d’un frustré, d’un tueur.

C’était justement le temps de passer un message d’intolérance absolue.

Quand un joueur patine à toute vitesse sur une longueur de 180 pieds pour entrer dans un violent contact avec un joueur adverse sans avertissement et sans protection, il sait très bien ce qu’il fait. C’est volontaire et prémédité.

Si on place le même événement sur la rue ou dans un lieu public, la police intervient, procède à l’arrestation de l’agresseur et il est traduit rapidement devant les tribunaux. On parle de voies de fait avec lésions.

Sur la glace, dans le cadre d’une partie de hockey, c’est « permis ». C’est bon pour le spectacle. Insensé !

Imaginez que Jake Evans, en chutant sur la glace, se brise le cou et meurt… Qu’adviendrait-il de son agresseur ?

OSER LE CHANGEMENT

Questionnée sur la possibilité qu’une plainte de voies de fait avec lésions soit déposée à la police contre Scheifele, une procureure affirmait que c’était légitime et que le Code criminel pourrait effectivement s’appliquer.

Alors, si j’étais Jake Evans, je porterais officiellement plainte à la police de Winnipeg, avec tout ce qui s’en suit comme procédure judiciaire. Je ferais le travail que la LNH refuse de faire pour protéger ses joueurs, sous prétexte que ça nuit au spectacle.

La patinoire ne doit pas servir d’immunité à l’égard d’un geste aussi agressif et dangereux. C’est carrément s’attaquer à une personne pour la blesser, l’éliminer.

Une telle décision pourrait enfin mettre un terme à ses coups salauds qu’on voit trop souvent.

Si vous avez vu la dernière partie, sur le but d’Eric Staal, Corey Perry a reçu un vicieux coup à la tête de d’un défenseur, et sous les yeux de l’arbitre. Y aurait-il eu pénalité ? L’histoire ne le dira jamais puisqu’il y a eu but.

Encore une fois, la Ligue nationale de hockey, ne prend pas ses responsabilités. Un jour elle devra rendre des comptes.

UNE INSPIRATION POUR UN HOCKEY PLUS CIVILISÉ

Nous sommes loin de la partie enlevante et exempte de rudesse entre l’Armée rouge de Vladislav Tretiak et le Canadien de Montréal un certain 31 décembre 1975. Le talent brut s’exprimait. Ce match épique de 3 à 3 est d’ailleurs considéré par plusieurs comme le plus excitant jamais disputé.

Piger allègrement dans notre plat de bonbons

Avec les millions, excusez, les milliards, qu’on prend dans nos poches pour les distribuer aux dirigeants d’Air Canada, le gouvernement fédéral, l’ami Justin, nous prend vraiment pour des CONtribuables les poches pleines.

Allo Justin, la terre appelle la lune. Ce sont les millionnaires d’Air Canada qui fouillent allègrement dans NOTRE plat de bonbons, qui se remplissent les poches.

Pour vous faire prendre connaissance de la lapidation des fonds publics, Michel Girard a pondu un article intéressant dans le Journal de Montréal d’hier. Si ce n’est déjà fait, je vous invite à en prendre connaissance.


UN HONTEUX 20 MILLIONS $ AUX PATRONS D’AIR CANADA

Le conseil d’administration d’Air Canada a décidé de récompenser ses dirigeants avec une « prime de motivation lié à la pandémie de COVID-19 » de 20 millions de dollars.

Pourquoi ? Parce qu’ils ont obtenu un « rendement exceptionnel » dans le cadre du plan d’atténuation des contrecoups de la COVID-19 mis en place à la suite de la paralysie quasi-totale des activités de la société une fois les frontières fermées.

Cela étant dit, qu’ont réalisé de si « exceptionnel » les dirigeants d’Air Canada ?

1- D’avoir bouclé l’année 2020 dans le trou de 4,7 milliards de dollars ?

2- D’avoir mis à pied 20 000 employés ?

3- D’avoir refusé, jusqu’à tout récemment, de rembourser aux clients les milliards de dollars liés aux vols annulés ?

4- D’avoir réussi à soutirer du fédéral 650 millions $ en subvention salariale d’urgence pour conserver une partie des employés ?

5- D’avoir obtenu du gouvernement Trudeau une aide financière de 5,9 milliards $ ?

Voyons donc ! Quand une compagnie verse à chacun de ses hauts dirigeants des millions de dollars en rémunération, comme c’est le cas chez Air Canada, j’ose croire que ça fait partie de leur job d’avoir à cœur la survie de l’entreprise !

Quoi qu’il en soit, au bout du compte, ce ne sont pas les dirigeants qui ont sauvé la compagnie de la catastrophe financière, c’est nous, les contribuables canadiens.

Par l’entremise du gouvernement fédéral, nous avons injecté des milliards et des milliards de dollars pour aider Air Canada à survivre à la suite de la grave crise liée à la pandémie de la COVID-19.

COMPENSATION DÉGUISÉE

À vrai dire, la nouvelle « prime de motivation » de 20 millions $ sert de compensation financière pour permettre aux dirigeants d’Air Canada d’éponger le manque à gagner relié à leurs habituelles primes d’intéressement à long terme, lesquelles ont vu leur valeur chuter à la suite de la déconfiture du titre d’Air Canada en Bourse.

Le conseil d’administration d’Air Canada a d’ailleurs fait usage de son « pouvoir discrétionnaire » pour retirer la catastrophique année 2020 du calcul des primes d’intéressement à long terme destinées aux cadres pour la période allant de 2017 à 2020. Rien de moins !

Les administrateurs d’Air Canada croient que la nouvelle « prime de motivation » permettra d’éviter un important problème de « maintien en poste » de ses cadres, et ce, à un moment « où nous avons plus besoin de nos talents clés pour assurer notre survie et notre redressement futur au profit » de nos actionnaires.

Le conseil a également accordé aux hauts dirigeants des « droits à la plus-value d’actions », lesquels droits vont leur permettre de récupérer la portion du salaire à laquelle ils ont renoncé au début de la pandémie du coronavirus.

L’octroi de la nouvelle « prime de motivation » de 20 millions de dollars aux dirigeants d’Air Canada est honteux. C’est un affront à l’ensemble des contribuables canadiens qui ont avancé depuis un an 6,5 milliards de dollars à Air Canada pour l’aider à sauver sa peau.

Les sceptiques ont été confondus-dus-dus-dus

(Paroles célèbres du Capitaine Bonhomme.)

Moi le premier, suite à cette stimulante victoire de nos Canadiens ce lundi, contre les puissants Maple Leafs de Toronto, j’étais incrédule. Les bars, sportifs et autres, les restos et terrasses, tout le monde est heureux et en liesse. Un autre baume sur la pandémie qui agonise à petits pas.

Ce qui étonne c’est l’intérêt des femmes devant cet événement qui, il faut bien l’avouer, nous manquait depuis quelques années. Sur les lignes ouvertes, elles s’expriment comme des spécialistes critiques de notre sport national. Une belle surprise. Et elles sont fanatiques.

Mais nous sommes loin de la coupe aux lèvres et on ne doit pas oublier que plus on approche de l’ultime conquête, plus le chemin est ardu.

Il faut prendre les parties une à une, sans voir trop loin.

CAREY CAREY CAREY

La tenue exceptionnelle de Carey Price est, en grande partie, la raison de la performance de toute l’équipe. Quand ton gardien arrête toutes les rondelles, s’installe une confiance inébranlable qui nous porte à se surpasser.

Le message de Dominique Ducharme, passe bien. Issu de la nouvelle génération d’entraîneurs, les résultats sont de plus en plus probants. On voit combien les jeunes prennent de l’assurance. Ne sont-ils pas les vedettes de demain qui profitent de l’expérience de gars comme Corey Perry, Shea Weber et autres vétérans qui ont vu neiger, et livrer ces combats.

COREY COREY COREY

S’il est un vétéran qui mérite de rester avec l’équipe, c’est bien Corey Perry. Certes, à l’aube de ses 36 ans, son temps de glace est limité, mais combien précieux et contagieux pour nos jeunes. Il vaut son pesant d’or à un salaire plus qu’avantageux pour l’équipe. Quel bel exemple ! Il a encore quelques bonnes saisons devant lui, s’il est bien utilisé.

Se poster devant le filet pour nuire au gardien adverse, a fait sa renommée tout au long de sa carrière et sur ce point, il est toujours fidèle au poste. Un bon coup de Marc Bergevin.

LA SUITE

Bon, en conclusion, les Jets de Winnipeg sont nos prochains adversaires et il nous faut conserver le même momentum et la même concentration pour faire un pas de plus vers l’ultime exaltation.

Les supporteurs sont là !