Macho un jour, macho toujours

Quand je reçois un courriel de mon ami Robert, c’est toujours intéressant et principalement quand il est question d’histoires drôles. La dernière en lice est celle que je vous propose aujourd’hui. Je ne connais pas votre verdict mais moi, je peux dire que je l’ai trouvé très drôle. Et comme je ne veux pas garder ces précieux instants pour moi tout seul… la voici…

Deux gars de 20 ans ont grandi ensemble et, après le CEGEP, un est allé travailler en Alberta et l’autre en Gaspésie. Cependant, ils ont convenu de se revoir tous les dix ans à Montréal pour aller luncher ensemble.

Dix ans plus tard, ils ont 30 ans :

– Où veux-tu qu’on aille ?

– Chez Parée !

– Pourquoi ?

– Ben ! Tu devrais voir leurs filles, tu sais, des seins magnifiques et solides, des shorts très courts et serrés et des jambes… Wow !

– OK.

Dix ans plus tard, ils ont 40 ans :

– Où veux-tu qu’on aille ?

– Chez Parée !

– Pourquoi ?

– Ben, tu sais, la bière est excellente et il-y-a des écrans géants.

– OK.

Dix ans plus tard, ils ont 50 ans :

– Où veux-tu qu’on aille ?

– Chez Parée !

– Pourquoi ?

– Ben, tu sais, la bouffe est excellente et le stationnement est gratuit.

– OK.

Dix ans plus tard, ils ont 60 ans :

– Où veux-tu qu’on aille ?

– Chez Parée !

– Pourquoi ?

– Ben, tu sais, les ailes de poulet sont excellentes, à moitié prix, et la musique est à notre goût.

– OK.

Dix ans plus tard, ils ont 70 ans :

– Où veux-tu qu’on aille ?

– Chez Parée !

– Pourquoi ?

– Ben, tu sais, les stationnements pour handicapés sont juste devant la porte et gratuits.

– OK.

Dix ans plus tard, ils ont 80 ans :

– Où veux-tu qu’on aille ?

– Chez Parée !

– Pourquoi ?

– Bof, parce qu’on n’y est jamais allé…

Merci Robert.

Une autre menace pour la santé

Les aliments ultratransformés menacent notre santé. En parcourant les étiquettes lors des emplettes, on peut constater l’énorme quantité d’ingrédients ajoutés, très souvent inutiles et qui ne nous disent absolument rien avec leurs appellations longues comme le bras. Bien malin qui pourrait déchiffrer ce jargon.

Les avis sont partagés entre les nutritionnistes et l’industrie. Mais les spécialistes en alimentations ont fait l’exercice et Marie Allard en a fait le sujet de sa chronique parue dans La Presse + d’hier. Pour y voir plus clair, c’est la lecture, très étoffée, que je vous propose aujourd’hui.

UN MOIS SANS « ULTRAS » Marie Allard

Pour être en santé, il faut éviter les aliments ultratransformés, clament les nutritionnistes. C’est facile de ne pas manger de croquettes de poulet, de croustilles ou de biscuits industriels. Mais comment bannir tout produit qui contient un ingrédient douteux ou un additif superflu ? La Presse a tenté le coup, pendant un mois. Bilan d’une expérience sans arôme ni colorant rose.

LE NOUVEL ENNEMI À TRAQUER

Près de la moitié – exactement 48,3 % – des calories consommées par les Canadiens provenaient d’aliments ultratransformés, en 2015. Dans le monde, seuls les Américains mangent et boivent plus de ces produits liés à la montée de l’obésité et des maladies chroniques.

Après le gras, le sel et le sucre, les produits ultratransformés sont le nouvel ennemi à combattre. Concrètement, comment les éliminer ? Pour en avoir le cœur net (c’est le cas de le dire), l’auteure de ces lignes a tenté l’expérience. Pendant un mois, sa famille – composée de deux adultes et de quatre enfants de 8 à 11 ans, en garde partagée – a dit adieu à la pizza au fromage (qui attendait de dépanner, bien au froid dans le congélateur) et à beaucoup, beaucoup d’autres aliments.

CONSOMMATION D’ALIMENTS ULTRATRANSFORMÉS AU CANADA

Enfants de 2 à 8 ans 52 % des calories consommées

Enfants de 9 à 13 ans 57 % des calories consommées

Ados de 14 à 18 ans 55 % des calories consommées

Ensemble de la population âgée de 2 ans et plus 48 % des calories consommées

Source : Étude commandée par Cœur + AVC, à partir de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de Statistique Canada, 2015

Informé du projet avant son déclenchement, Carlos Monteiro, le Brésilien derrière le classement des aliments par degré de transformation NOVA, l’a jugé intéressant. « Les aliments ultratransformés sont conçus scientifiquement pour maximiser le plaisir », a souligné M. Monteiro, professeur au département de nutrition de l’École de santé publique de l’Université de São Paulo.

« Les gens, particulièrement les enfants, s’habituent à avoir plusieurs stimuli quand ils mangent ces aliments, si bien qu’il est difficile pour eux d’apprécier la vraie nourriture. Ils deviennent otages de l’industrie alimentaire. »

— Carlos Monteiro, professeur à l’Université de São Paulo

Un fait confirmé quand on a tenté – sans succès – de cuisiner un bouillon maison aussi goûteux que les bouillons en boîte, aux saveurs « boostées » par les additifs.

COMMENT S’Y RETROUVER

Évidemment, il n’est pas question de se nourrir uniquement d’aliments bruts comme les pommes ou les noix, la première catégorie de NOVA. Ni d’ingrédients culinaires tels l’huile ou le sucre, la deuxième catégorie. La troisième catégorie, les aliments transformés – par exemple, le pain composé de farine et de levain –, ne pose pas problème non plus. Bref, ce qu’il faut éviter, c’est la quatrième catégorie : l’ultratransformé. Mais c’est quoi ?

« En gros, il faut regarder la liste d’ingrédients, conseille Jean-Claude Moubarac, professeur adjoint au département de nutrition de l’Université de Montréal. S’il y a une substance non utilisée en cuisine (gluten, caséine, protéines hydrolysées, etc.) ou un additif cosmétique (colorant, saveur, émulsifiant, etc.), c’est un ultratransformé. » Exception : les additifs utilisés pour la conservation, qui sont tolérés.

PRÈS DE 65 ALIMENTS À ÉVITER

Le 4 octobre, nous avons scruté le contenu de nos frigos, congélateurs et garde-manger. Le résultat ? Renversant. Nous avons trouvé 105 aliments à la liste d’ingrédients équivoque, dans une maison où on cuisine beaucoup, en se souciant de la santé. Stéphanie Côté, nutritionniste chez Extenso, la stagiaire en nutrition Anne Charest et Jean-Claude Moubarac ont évalué ces 105 produits. « On se rend compte à quel point les aliments ultratransformés sont omniprésents, en les regardant un par un », a commenté Anne Charest.

Du lot, ils en ont retenu 73 comme ultratransformés, avant de convenir que certains additifs pouvaient servir à la conservation et de réviser ce nombre à 64. Qui sont ces coupables ? La pizza surgelée, bien sûr, mais aussi des barres tendres, du yogourt aux fruits, du maïs en crème, de la boisson de soya, des tortillas, du fromage râpé, des céréales à déjeuner, des barres sportives, du pain 11 grains, des craquelins, de la sauce sriracha, etc. Tout a été rangé dans des bacs au sous-sol (sauf le yogourt et le fromage, qu’on n’a pas voulu gaspiller).

CHASSE AUX SOLUTIONS DE RECHANGE

Le 6 octobre, première lonnnnngue visite au supermarché, où il faut consacrer beaucoup de temps à lire les étiquettes. Verdict : on ne peut pas acheter grand-chose, sauf des aliments de base.

Élise Jalbert-Arsenault, conseillère scientifique à l’Institut national de santé publique, a évalué l’offre alimentaire dans 17 supermarchés montréalais, dans le cadre de son mémoire de maîtrise en 2016.

« Le constat qu’on peut faire, c’est que les aliments ultratransformés sont disproportionnellement mis en valeur. »

— Élise Jalbert-Arsenault, conseillère scientifique à l’Institut national de santé publique

On trouve ultimement des options plus saines, comme des fromages sans substances laitières modifiées ni additifs ou des noix à grignoter.

BARRES TENDRES MAISON

Un après-midi, les garçons souhaitent cuisiner des barres tendres maison. La bonne idée ! Sauf qu’il faut trouver des ingrédients – abricots secs, pépites de chocolat et céréales – sans additifs ni substances douteuses. L’épicerie bio vient à notre rescousse.

Le week-end, on prépare des crêpes aux bleuets, à défaut de pouvoir manger plusieurs sortes de céréales et de pains industriels. Au cours du mois, on cuisine aussi du granola maison, des muffins et des petits pots de gruau, pour le bonheur de tous. Mais cela s’ajoute à la préparation des dîners et soupers, qu’on cuisinait déjà…

Comme il n’y a plus que du yogourt nature, les enfants l’agrémentent d’une tonne de confiture maison (offerte par des amis, merci !), de sirop d’érable ou de mélasse, un sucre qu’on redécouvre. En sevrage de fromage cottage au petit-déjeuner, un des adultes tente d’en concocter à deux reprises, avec un succès mitigé. On multiplie les visites à la boulangerie, où le pain a une liste d’ingrédients simple.

Les expéditions du conjoint à l’épicerie sont accompagnées de photos de listes d’ingrédients envoyées par texto. « Ça, c’est O.K. ? », demande-t-il, incertain devant un additif ou un ingrédient. Trancher entre aliment transformé et ultratransformé n’est pas toujours facile, et il faut parfois faire appel à Jean-Claude Moubarac pour nous éclairer.

RETROUVER LES PLAISIRS SIMPLES

« En préservant les enfants des aliments ultratransformés pendant un mois, ils pourront probablement récupérer leur habilité à ressentir du plaisir à manger une simple pomme », a souhaité Carlos Monteiro avant notre expérience. Au bout du compte, les quatre enfants n’ont été mis au régime sec que la moitié du temps, en raison de la garde partagée et de multiples occasions de manger de la malbouffe (Halloween, anniversaires, danse de l’école, etc.).

Leurs impressions ? « Les crêpes étaient bonnes ! » s’est réjouie une des filles. « J’ai aimé les barres tendres, a commenté un des garçons, fier de sa recette. Elles étaient croustillantes. » Ce qui leur a manqué ? « Le yogourt avec un goût », a répondu l’autre garçon. Comme quoi il est plus facile de sortir les arômes d’un frigo que de ses envies…

L’AVIS DE L’INDUSTRIE

La condamnation des aliments ultratransformés « est exagérée », estime Jean-Patrick Laflamme, vice-président aux affaires publiques et aux communications du Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ). « Elle représente un raccourci intellectuel qui induit une équation où on associe la malbouffe aux aliments ultratransformés, alors que certains aliments ultratransformés sont bons pour la santé. »

« Nous pensons que l’escalade de la diabolisation de l’industrie est injustifiée et ne servira personne, ajoute-t-il. Pas plus le consommateur, qui finira par être démotivé à faire des choix qui correspondent à son mode de vie, que l’industrie qui devra vivre avec des impacts économiques importants pour des résultats qui, dans certains cas, restent encore à démontrer. »

QUELQUES STATISTIQUES

230 kg

Les Canadiens achètent au moins 230 kg d’aliments et de boissons ultratransformés par personne, par an.

X 2

La part de calories provenant d’aliments ultratransformés a doublé en 70 ans : autrefois, ils représentaient 24 % des achats d’aliments des familles et aujourd’hui, 54 %.

Source : Étude commandée par Cœur + AVC, à partir de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de Statistique Canada, 2015.

SOLUTIONS DE RECHANGE POSSIBLES

FROMAGE MOZZARELLA RÂPÉ, COMPLIMENTS ÉQUILIBRE, ULTRATRANSFORMÉ

Contient notamment : substances laitières modifiées, chlorure de calcium, cellulose en poudre, etc. « Attention aux fromages déjà râpés, ils contiennent de la cellulose qui agit, la plupart du temps, comme un émulsifiant », dit Jean-Claude Moubarac, professeur adjoint au département de nutrition de l’Université de Montréal.

Solution de rechange : cheddar médium, Riviera.

PAIN 11 GRAINS ENTIERS, BOULANGERIE STONEMILL, ULTRATRANSFORMÉ

Contient notamment : du gluten, « une substance qui n’est pas d’usage culinaire », souligne Jean-Claude Moubarac.

Solution de rechange : pain intégral bio au levain, Première Moisson.

SAUCE SOYA À TENEUR RÉDUITE EN SEL, VH, ULTRATRANSFORMÉE

Contient notamment : glucose-fructose, caramel, protéine de soya hydrolysée.

Solution de rechange : assaisonnement au soja liquide, Bragg.

TORTILAS AU BLÉ ENTIER, MEJICANO, ULTRATRANSFORMÉES

Contiennent notamment : pyrophosphate acide de sodium, sorbate de potassium, propionate de sodium, mono-diglycérides, acide fumarique, stéaroyl-2-lactylate de sodium, maltodextrine, gomme de cellulose, carraghénine, hydrochlorure de l-cystéine.

Solution de rechange : galettes de sarrasin, Soba.

DE L’ARGENT ET DU TEMPS

Deux constats s’imposent, après 30 jours à éviter les aliments ultratransformés : bien manger coûte de l’argent et du temps.

Hausse du budget

Vous pensez que votre épicerie vous coûte cher ? En 1969, les ménages canadiens consacraient 26,7 % de leur budget à l’alimentation, leur principale dépense. Trente ans plus tard, en 1999, ce n’est que 17,9 % du budget qui servait à payer l’épicerie, la boucherie, etc.

Au Québec, en 2016, les ménages ont consacré en moyenne 16 % de leur budget à l’alimentation, selon l’Institut de la statistique du Québec. C’est moins que le logement (27 %) et le transport (18 %). Pourquoi ? Notamment parce que les aliments ultratransformés ne coûtent pas cher. La pizza surgelée Ristorante Dr. Oetker était en solde à 2,98 $ pour 390 g, début novembre chez Maxi. Essayez de faire une pizza maison à ce prix. L’industrie fabrique des aliments attrayants grâce à « l’ajout massif de substances à des matières premières à faible coût », note le rapport présenté en septembre par la Commission d’enquête sur l’alimentation industrielle, en France.

Épicerie à 300 $

Au cours de notre mois sans aliments ultratransformés, nos visites hebdomadaires au supermarché ont coûté près de 300 $, sans compter d’autres factures réglées à la boulangerie, etc. Tout est une question de choix : cuisiner avec des lentilles sèches et des flocons d’avoine, ça ne demande pas de casser sa tirelire. Mais les fruits et légumes, les noix, le poisson et plusieurs autres ingrédients de qualité coûtent cher. À long terme, une fois le garde-manger regarni d’ingrédients sains, il est possible que la facture baisse un peu.

Le classement NOVA des aliments selon leur degré de transformation s’attire d’ailleurs des critiques. « NOVA ne parvient pas à démontrer qu’il remplit les critères requis pour des recommandations diététiques : facile à comprendre, accessible financièrement, réaliste et pratique », dénonce un article publié dans la revue Proceedings of the Nutrition Society, en 2018.

Tâches supplémentaires

Faire son bouillon, ses biscuits, passer à la boulangerie acheter son pain, ne pas oublier d’aller chercher son panier de légumes livré directement de la ferme, tout cela prend du temps.

Demander aux foyers d’éviter les aliments ultratransformés, d’adopter un mode de vie zéro déchet ou de manger bio, c’est ajouter des tâches aux adultes – encore davantage aux femmes, statistiques à l’appui.

En 2015, 65 % du nombre total d’heures consacrées à la préparation des repas par les parents canadiens étaient assurées par des femmes, contre 35 % par des hommes, selon Statistique Canada. Pareil pour le magasinage (notamment l’épicerie), fait à 59 % par les femmes et à 41 % par les hommes.

SOLUTIONS COLLECTIVES DEMANDÉES

« On sait déjà que les attentes envers la maternité sont irréalistes, indique Catherine Des Rivières-Pigeon, professeure de sociologie à l’UQAM. Beaucoup de femmes ne se sentent pas à la hauteur. » Il faut passer du temps de qualité avec ses enfants, les stimuler (juste assez, pas trop), leur servir un potage maison, et par-dessus le marché, ne pas glisser de barre tendre (certifiée sans arachides) dans leur boîte à lunch, comme elle contient des additifs et des ingrédients douteux.

Si la responsabilité de faire ces tâches ne revient qu’aux parents, « ce ne sera pas possible », estime Catherine Des Rivières-Pigeon.

« La solution ne peut pas être individuelle. Comme société, il faut faire en sorte que le choix sain soit le choix facile. »

— Catherine Des Rivières-Pigeon, professeure de sociologie à l’UQAM

ÉVITER LES TENTATIONS

Anthropologue et chercheur en nutrition publique, le professeur à l’Université de Montréal Jean-Claude Moubarac s’intéresse à l’impact de la transformation alimentaire sur la santé et la société. La Presse l’a joint pour dresser le bilan du mois sans aliments ultratransformés.

POURQUOI EST-CE IMPORTANT DE LIMITER LA CONSOMMATION D’ALIMENTS ULTRATRANSFORMÉS ?

Dans les études que nous avons réalisées au Canada, on voit très clairement que plus ces aliments sont consommés, plus l’alimentation se détériore. Leur composition pose problème : ils ont un excès de sucre, de sodium, de gras saturés, ils ont moins de vitamines et de minéraux. On voit aussi que plus les gens consomment des produits ultratransformés, moins ils consomment des fruits, des légumes et d’autres aliments nutritifs.

LES ALIMENTS ULTRATRANSFORMÉS NUISENT-ILS VRAIMENT À LA SANTÉ ?

Oui. On a des données qui démontrent que la consommation de ces produits est associée à une détérioration de la santé globale. Il y a des études qui montrent un lien avec l’hypertension, d’autres avec l’obésité, le syndrome métabolique, certains types de cancer. Même si on est encore tôt dans la science, on voit que les impacts sont multiples.

ON PEUT CUISINER AVEC BEAUCOUP DE BEURRE, DE VIANDE, DE SUCRE ET NE PAS ÊTRE EN FORME, SANS MANGER D’ALIMENTS ULTRATRANSFORMÉS.

Oui. La consommation d’aliments ultratransformés n’est pas le seul problème en alimentation, au Canada. Selon moi, il faut s’attarder à trois facteurs :

1) Le niveau de transformation : on doit choisir des aliments frais et peu transformés.

2) La diversité : il faut choisir une grande diversité d’aliments frais et peu transformés, surtout à base de plantes.

3) Les modes de cuisson et de préparation : on doit limiter le sucre, le sel et l’huile en cuisine.

IL EST VRAI QUE SI ON CUISINE SES PROPRES BISCUITS, ON RISQUE D’EN MANGER MOINS SOUVENT QUE SI ON LES ACHÈTE EN BOÎTE AU SUPERMARCHÉ.

Oui. Il faut réfléchir à la fréquence et à la raison de consommer un aliment. Dans notre approche, ce n’est pas grave si le riz utilisé est brun ou blanc. Ce qui fait surtout la différence, c’est avec quoi on le combine. Le riz peut être blanc, donc faible en fibres, mais s’il est consommé avec des légumineuses, la combinaison devient nutritive. Je dis aux gens : choisissez la farine qui vous permet de faire des gâteaux et des biscuits qui vous plaisent. Mais faites attention à combien de gâteaux et de biscuits vous consommez. Ce n’est pas parce que tu choisis une farine entière que tu peux manger des biscuits quotidiennement.

PERSONNELLEMENT, VOUS ARRIVEZ À NE PAS MANGER ULTRATRANSFORMÉ ?

La technique qu’on s’est donnée, c’est de ne pas rapporter ces produits à la maison. S’ils sont là, on va forcément en consommer beaucoup. Moi le premier, j’ai une tentation assez forte envers ces produits. J’ai une vie stressante et je ne dis pas que je suis parfait, ce n’est pas vrai. Il faut tout le temps essayer de se protéger, pour se donner toutes les chances de bien manger.

NE FAUT-IL PAS AUSSI QUE LA SOCIÉTÉ OFFRE DES SOLUTIONS ?

Oui, il faut réfléchir à une façon de cuisiner collectivement. On peut parler de ramener les cuisines dans les hôpitaux, les écoles, les lieux de travail. La solution ne sera pas de cuisiner trois repas par jour à la maison, de faire son pain et son fromage. Il y a des gens qui pourront le faire, c’est tant mieux, mais pas tous. Je pense qu’il y a plein d’occasions intéressantes.

QUE RETENES-VOUS DE NOTRE EXPÉRIENCE D’UN MOIS SANS ALIMENTS ULTRATRANSFORMÉS ?

Je me demande si c’est réaliste de demander au consommateur de détecter lui-même les aliments ultratransformés. On peut très facilement repérer les meilleurs aliments : c’est facile, ce sont ceux qui n’ont pas de liste d’ingrédients. Mais dès qu’on examine les aliments emballés, c’est plus compliqué.

Pour différencier les aliments transformés des ultratransformés, il faudra une application ou un étiquetage, vu la complexité des ingrédients et des additifs utilisés et, surtout, la rapidité des changements sur le plan de l’offre. Il y a cinq ans, on ne voyait pas sur le marché autant de produits atypiques, plus difficiles à classer, car l’industrie enlève de plus en plus d’additifs dans les produits. Ce qui est bon signe, mais rend la classification plus complexe.

Y A-T-IL UNE APPLI QUI PEUT NOUS AIDER ?

En France, il y a Open Food Facts, qui permet de classer les aliments selon le Nutriscore [NDLR : un score nutritionnel] et NOVA. Au Canada, on a comme projet de développer une application, pour permettre aux Canadiens de trouver les produits ultratransformés à l’épicerie.

Samedi de rire… âmes chastes et pures s’abstenir

Mike était à la veille de se marier lorsque son père le fit asseoir pour une petite conversation. Il dit à son fils :

– Mike, laisse-moi de dire quelque chose. Lors de ma nuit de noces, dans notre suite de lune de miel, j’ai pris mes pantalons, je les ai donnés à ta mère et je lui ai dit : « essaye-les sur toi » ! Elle les a mis et me répondit : « Ils sont trop grands. Je ne peux pas les porter » ! Je lui ai alors répondu : « Exactement… Je porte les pantalons dans cette famille et je le ferai toujours ». Et depuis ce jour-là, on n’a jamais eu de problèmes.

Mike pensa alors que cela serait une bonne chose à essayer. Alors, le soir de sa lune de miel, il enleva son pantalon et dit à Karen :

– Essaie mes pantalons sur toi.

Karen les essaya et dit à Mike :

– Ceux-ci sont trop grands. Ils ne me conviennent pas.

Mike lui répondit :

– Exactement… Je porte les pantalons dans cette famille et je le ferai toujours. J’aimerais que tu ne l’oublies pas.

Alors, Karen enleva sa petite culotte, la tendit à Mike et lui dit :

– Essaie-la donc.

Mike essaya sa culotte et répondit :

– Je ne peux pas entrer dans ta culotte.

Karen répondit alors :

– Exactement. Et si tu ne changes pas ton attitude, tu n’y entreras jamais !

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Une blonde prend un petit avion entre deux îles. Il n’y a qu’elle et le pilote dans l’appareil. Soudainement, ce dernier meurt d’une crise cardiaque. Elle lance alors un appel de détresse :

– Mayday ! Mayday ! À l’aide ! Help ! Mon pilote vient d’avoir une attaque, il est inconscient ! Je ne sais pas piloter ! Au secours !

Presque instantanément, elle entend une voix dans la radio :

– Ici la tour de contrôle, j’ai reçu votre message et je vais vous indiquer les manœuvres à suivre pour vous sortir de là.

– Ouf, merci !

– Maintenant, détendez-vous, tout va bien se passer. Donnez-moi votre hauteur et votre position ?

– Je fais un mètre 70 et je suis assise sur le siège avant.

– D’accord, vous êtes blonde n’est-ce pas ?

– Oui.

– Dans ce cas, répétez après moi: « Notre père, qui êtes… »

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Comment foutre la merde dans un couple…

Une dame était au resto avec son mari, quand soudain, elle se lève pour aller aux toilettes. En entrant dans la mauvaise salle de toilette, elle voit une pipe sur le lavabo et un monsieur qui sort.

– Monsieur ! Votre pipe !!!

– Ah merci Madame…

Il prend la pipe et il s’en va. Après la dame retourne s’assoir avec son mari. Quelques minutes plus tard, le Monsieur en sortant du resto s’approche de leur table…

– Bonjour Monsieur ! Votre femme est très gentille !!! En tout cas, madame, merci encore pour la pipe dans les toilettes tout à l’heure, j’en avais vraiment besoin !

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Les 3 retraités discutent sur le banc du parc…

Marcel, 70 ans;

– Je ne peux pas me plaindre, la santé ça va plutôt bien, je mange, je vois encore sans lunettes, j’entends bien. Avec ma femme, on se câline encore de temps en temps, une fois par mois, mais, dès que je marche, ce n’est pas facile, chez moi, ce sont les jambes qui ne vont pas.

Joseph, 71 ans;

– Moi aussi, je n’ai pas à me plaindre, pour manger, marcher, dormir, pas de problème. Avec ma femme, on se paye encore du bon temps, pas trop souvent, Noël, Pâques, mais c’est assez correct. Par contre, je ne vois vraiment pas clair, même avec mes lunettes, chez moi, ce sont les yeux qui ne vont pas.

Louis, 95 ans;

– Moi aussi, ça va bien, je mange, quoique je n’aie plus mon appétit d’autrefois, mais ça va. Je ne marche pas très loin quand même. J’entends encore bien, je vois clair sans lunettes. Mais je dois ajouter qu’il m’arrive des trucs bizarres. Tout à l’heure, Marguerite, la femme de ménage se penche pour ramasser le tuyau de l’aspirateur et je n’ai pas pu résister; je lui ai retroussé la jupe, baissé mon pantalon et hop ! Quand on a fini notre affaire, elle se retourne et me dit :

– Mais, monsieur… ça fait la troisième fois ce matin !

– Vous voyez les gars, chez moi, c’est la mémoire qui ne va pas !

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Quand tous les humains de la terre furent décédés et en attente d’entrer au ciel, Dieu apparut et dit :

– Je veux que tous les hommes se placent sur deux lignes. Une ligne pour tous les hommes qui étaient réellement à la tête de leur ménage, et l’autre ligne par ceux qui ont été dominés par leur épouse. Les femmes, elles, peuvent se présenter directement à Saint-Pierre.

Une fois les femmes parties, les hommes se placèrent sur deux lignes. La lignes des hommes dominés par leur épouse s’étirait sur plus de 500 kilomètres tandis que, dans la ligne réservée à ceux qui avaient mené leur couple, on ne comptait qu’un seul homme. Dieu s’adressa d’abord à ceux de la longue file :

– Vous devriez avoir honte de vous; je vous ai créé pour être les dirigeants du foyer ! Vous m’avez désobéi et vous n’avez pas rempli votre mission ! Parmi tous les hommes, un seul m’a obéi. Écoutons-le et retenons sa leçon.

Dieu se tourna vers le seul homme de l’autre ligne et lui demanda :

– Comment avez-vous fait pour être le seul homme dans cette file ?

L’homme lui répondit :

– C’est ma femme qui m’a dit de me placer ici.

Trois gouttes de lumière

Quelquefois, la réaction de nos enfants à travers nos soucis et obligations, nous laisse sans mot…

ENTRETIEN D’UN FILS AVEC SON PÈRE

Un homme arrive chez lui un soir, fatigué après une dure journée de travail, pour trouver son petit garçon de 10 ans assis sur les marches du perron.

– Papa, est-ce que je peux te poser une question ?

– Bien sûr !

– Combien gagnes-tu de l’heure ?

– Mais ça ne te regarde pas fiston !

– Je veux juste savoir. Je t’en prie, dis-le-moi !

– Bon, si tu veux absolument savoir; 35$ l’heure.

Le petit garçon s’en retourne dans la maison avec un air triste. Il revient vers son père et lui demande :

– Papa, pourrais-tu me prêter 10$ ?

– Bon, c’est pour ça que tu voulais savoir. Pour m’emprunter de l’argent ! Va dans ta chambre et couche-toi. J’ai eu une journée éprouvante, je suis fatigué et je n’ai pas le goût de me faire déranger avec des niaiseries semblables.

Une heure plus tard, le père qui avait eu le temps de décompresser un peu se demande s’il n’avait pas réagi trop fort à la demande de son fils. Peut-être bien qu’il voulait s’acheter quelque chose d’important… Il décide donc d’aller dans la chambre du petit.

– Dors-tu fiston ?

– Non, papa !

– Écoute, j’ai réfléchi et voici le $10.00 que tu m’as demandé.

– Oh merci papa !

Le petit gars fouille sous son oreiller et en sort 25$. Le père, en voyant l’argent, devient encore irrité.

– Mais pourquoi voulais-tu 10$ ?

– Tu en as $25.00 ! Qu’est-ce que tu veux faire avec cet argent ?

– C’est que… il m’en manquait. Mais maintenant, j’en ai juste assez. Papa… est-ce que je pourrais t’acheter une heure de ton temps ? Demain soir, arrive à la maison plus tôt, j’aimerais dîner avec toi !!!

Prenez toujours le temps de vous rapprocher de ceux que vous aimez !

Dehors les fleurons !

Ce qu’on appréhendait, que dis-je, ce qu’on avait prévu c’est réalisé; Lowe’s fait le ménage dans RONA, acheté avec l’accord enthousiasme du gouvernement Couillard en 2016 pour se débarrasser d’un prestigieux fleuron.

Rien de surprenant… comme la Série-C de bombardier qu’on a donné à Airbus, puis le Cirque du Soleil, devenu propriété étrangère et les Rôtisseries St-Hubert, passées aux mains des Ontariens, sans oublier Netflix qui profite d’exemptions de taxes, gracieuseté du fédéral. Il me semble que ça fait beaucoup de mauvaises décisions. L’adage « né pour un petit pain », prend de plus en plus de place chez nous. En contrepartie, c’est aussi une belle manne d’or pour ces administrateurs avides de fric.

Et si on responsabilisait un peu plus les « décideurs politiques et financiers » qui prennent des mauvaises décisions du genre… tiens, voilà que je rêve. Leur punition se résume à les chasser du pouvoir… avec de généreuses primes de départ pour sécher leurs larmes de crocodile. En tout cas, j’ai bien aimé l’article qu’a pondu Josée Legault dans les pages du Journal de Montréal du 6 novembre sur le sujet, et c’est la lecture que je vous propose aujourd’hui.

CHRONIQUE D’UN FIASCO ANNONCÉ Josée Legault

C’était écrit dans le ciel. Après avoir mis le grappin en 2016 sur la chaîne québécoise de quincaillerie RONA, le colosse américain Lowe’s entreprend son grand délestage. Normal. Quand un crocodile s’offre un festin de grenouilles, difficiles pour elles d’échapper à l’inévitable.

Au Canada, Lowe’s fermera plus d’une vingtaine de magasins RONA, dont neuf au Québec. Prétextant une « réévaluation stratégique » – un grand classique des entreprises prédatrices –, Lowe’s
se défait sans broncher d’une partie de ce qui fut déjà un des fleurons de l’entrepreneuriat québécois.

Même si la chose était prévisible, Philippe Couillard et sa ministre de l’Économie, Dominique Anglade, s’étaient réjouis de la vente de RONA. « Ce n’est pas dans l’intérêt du gouvernement de bloquer la transaction », disait Mme Anglade. Ajoutant même que le Québec en sortirait gagnant. Mieux valait être sourd que d’entendre ça.

Parce que cette vente s’inscrivait dans un largage répété de grandes entreprises québécoises, j’ai analysé la vente de RONA sous toutes ses coutures. Ma conclusion : le maintien des sièges sociaux au Québec n’intéressait plus nos « grands décideurs » politiques et financiers.

ABANDON

Pour mieux le comprendre, il faut aussi lire Mise à niveau, la biographie de Robert Dutton, ex-grand patron de RONA, fraîchement publié chez Origo. Infatigable défenseur de RONA et de ce qui était son puissant écosystème québécois d’employés, d’expertise et de fournisseurs, M. Dutton y dénonce l’abandon de RONA par les pouvoirs publics :

« Lowe’s a bénéficié d’événements facilitateurs qui ont rendu l’acquisition de RONA non seulement plus réalisable, mais aussi plus attrayante. Avec la sortie d’Investissement Québec, la vente de Noble Trade, le rachat des francisés, l’aval de la Caisse [de dépôt et placement] et l’appui enthousiasme du gouvernement [Couillard], les difficultés et les complexités se sont aplanies comme par magie devant Lowe’s. […] On ne me convaincra jamais que Lowe’s a sauvé RONA. RONA a sauvé Lowe’s. »

Bref, nos « grands décideurs », dont le gouvernement Couillard et la Caisse de dépôt et placement, ont pavé la voie royale à Lowe’s. D’où la joie initiale de Mme Anglade devant la perte de RONA.

NATIONALISME ÉCONOMIQUE

En 2016, le Parti québécois de Pierre Karl Péladeau s’y était opposé. Idem pour la CAQ de François Legault. Ils avaient dénoncé la perte de plusieurs sièges sociaux québécois aux mains d’intérêts étrangers, dont RONA était le dernier à ce jour. Des pertes d’emplois, disaient-ils, suivraient.

Deux ans plus tard, le dommage est confirmé, mais François Legault est premier ministre. Contrairement à Philippe Couillard, le nationalisme économique est sa marque de commerce. Pour les prochaines fois, il lui incombera donc de stopper cet encan délétère pour l’entrepreneuriat québécois.

Car « encan » il y a. Comme le dit la chanson du même nom de Félix Leclerc : « Tiens, un Américain. C’est légal. Il est dans son droit. Une fois, deux fois, trois fois. Vendu ! Installez-vous monsieur. »

La chanson se termine toutefois sur un appel à tenir tête : « Il ne faut pas que mon histoire finisse là. » Espérons que ce sera entendu.

La leçon de français (18)

L’IMPARFAIT DE L’INDICATIF : avoir – être – 1er groupe

Règles

À l’imparfait de l’indicatif, les verbes avoir, être et tous les verbes du 1er groupe ont les mêmes terminaisons qui s’ajoutent au radical.

avoir : J’avais le temps. Tu avais le temps. Elle avait le temps. Nous avions le temps. Vous aviez le temps. Ils avaient le temps.

être : J’étais en avance. Tu étais en avance. Elle était en avance. Nous étions en avance. Vous étiez en avance. Ils étaient en avance.

patienter : Je patientais. Tu patientais. Elle patientait. Nous patientions. Vous patientiez. Ils patientaient.

Pour les verbes en -gner, -iller, -ier, -yer, les terminaisons des 1re et 2e personnes du pluriel ont une prononciation quasiment identique au présent et à l’imparfait.

Astuce ! Il ne faut donc pas oublier d’ajouter un « i » à l’imparfait.

Présent

Aujourd’hui, nous nous soignons. Aujourd’hui, vous travaillez. Aujourd’hui, nous skions. Aujourd’hui, vous balayez.

Imparfait

Hier, nous nous soignions, Hier vous travailliez. Hier, nous skiions. Hier, vous balayiez.

Exercices

1- Quelle forme verbale complète cette phrase ?

En hiver, tu … toujours vêtue d’un anorak fourré.

A) avais – B) était – C) étais – D) étaient

2- Quel est le seul verbe conjugué à l’imparfait de l’indicatif ?

A) Vous copiez le résumé. – B) Vous vérifiez les calculs. – C) Nous bénéficions d’une réduction. – D) Nous tracions des parallèles.

3- Quelle forme verbale complète cette phrase ?

Au football, le tirage au sort … les équipes à égalité à la fin de la partie.

A) départagent – B) départageais – C) départageaient – D) départageait

4- À quelle personne le verbe en gras est-il conjugué ?

Avant l’invention de l’imprimerie, on copiait les livres sur des parchemins.

A) 1re personne du singulier – B) 3e personne du singulier – C) 2e personne du singulier – D) 3e personne du pluriel

5- Quelle est la seule forme verbale qui n’appartient pas à un verbe du 1er groupe ?

A) Il concluait son exposé. – B) Il accentuait son avance. – C) Elle distribuait des imprimés. – D) Elle ponctuait son texte.

6- Quel est le verbe qui n’est pas conjugué à l’imparfait de l’indicatif ?

A) Je râpais du gruyère sur les pâtes.

B) Vous parlez bien trop fort.

C) Le château se situait au sommet de la colline.

7- Quelles formes verbales complètent cette phrase ?

Comme ce comédien … de la mémoire, il … capable de retenir l’ensemble de son rôle.

A) avait / était – B) était / avait – C) avez / étais – D) aviez / étais

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C – 2) D* – 3) D – 4) B – 5) A** – 6) B – 7) A
* Pour bien trouver le verbe à l’imparfait, il faut se référer aux infinitifs ; les trois premiers sont terminés par « -ier ». Ils sont conjugués au présent de l’indicatif.
** La recherche des infinitifs permet de répondre facilement pour le verbe « conclure ». NDLR – C’est un verbe du 3e groupe et il se conjugue avec l’auxiliaire avoir.

Un réseau routier malade, qui a besoin de soins

Êtes-vous de ceux qui se tapent des heures de congestion dans la grande région de Montréal ? Que vous soyez de n’importe quelle agglomération, les journées sont longues pour rentrer ou revenir du travail.

J’habite la Rive-Sud de Montréal et l’autoroute 30 est devenu un immense stationnement une grande partie de la journée. Les ingénieurs qui ont planifié ces routes n’ont pas pensé plus loin que le bout de leur nez. Pourtant, il suffit de traverser la frontière pour constater les différences de conception de voies rapides entre les deux pays.

Chez nos voisins du sud, les routes sont larges, rarement moins de trois voies avec des sorties et des entrées sur d’autres voies supplémentaires étendues sur des kilomètres pour éviter des effets d’entonnoirs. Nous sommes trop sans dessins ou quoi ? La 20, de St-Hyacinthe au pont tunnel et même jusqu’à la 40, la 30 entre la 15 et la 20, de même que la 10, de Montréal jusqu’à la 35, auraient dû être construites à trois voies au minimum, afin d’éviter les déboires que l’on connaît aujourd’hui.

Mario Dumont en a fait le sujet de sa chronique dans le Journal de Montréal du 2 novembre et c’est ce que je veux partager avec vous.

UN RÉSEAU ROUTIER SOUS DÉVELOPPÉ Mario Dumont

Le débat sur le troisième lien continue à animer Québec. Dans le contexte de 2018, le débat tourne à la controverse environnementale. Ceux qui favorisent ce projet sont vite taxés de vouloir miser sur l’automobile au détriment du transport en commun, donc au détriment de l’environnement.

Pourtant, des questions semblables se posent à plusieurs autres endroits. Certaines routes du Québec sont congestionnées constamment. Explications : ce sont tout simplement des routes inadaptées aux régions ou aux populations qu’elles sont censées desservir. Des régions dont la population a explosé sans que les routes suivent.

La vérité, c’est que le réseau routier québécois est carrément sous-développé, Il est encore au niveau des années 1970, à l’époque du « On est 6 millions, faut se parler ». Nous sommes maintenant près de 8 millions et demi. De surcroît, durant la même période, la population s’est concentrée vers les centres urbains que sont Montréal et Québec.

TROIS VOIES

Des exemples me frappent. On parle rarement de l’autoroute 20 dans l’axe Québec Montréal. Cette route (que j’ai sillonnée intensivement depuis 30 ans) est de plus en plus encombrée. Le sujet est rarement débattu sur la place publique, mais l’autoroute 20 à seulement deux voies ne fait plus l’affaire.

Montréal est devenue une agglomération de trois millions d’habitants. La Capitale n’est plus une petite ville, mais une grande agglomération d’environ un million d’habitants. L’axe principal reliant deux zones urbaines de pareilles envergures devrait être une autoroute à trois voies, dont celle de gauche est interdite aux camions.

Aux États-Unis comme dans la plupart des pays avancés, ce serait le cas. On ne peut pas faire semblant de s’étonner de la congestion lorsque les infrastructures sont tout simplement inadaptées aux besoins.

Même scénario pour la portion centrale de l’autoroute 30 sur la Rive-Sud de Montréal. Depuis des décennies, le ministère des Transport savait que lorsque la 30 serait devenue une véritable voie de contournement de l’île, la section urbaine serait congestionnée du matin au soir. C’est exactement ce qui arrive. Les maires de la région demandent unanimement qu’on l’élargisse à trois voies.

Quant au troisième lien à Québec, force est de constater qu’à l’exception du petit traversier Québec-Lévis, la structure routière de la région de la capitale prend la forme d’un fer à cheval plutôt qu’une ceinture qui fait complètement le tour, comme dans la plupart des villes importantes.

ET LE TRANSPORT EN COMMUN

La 30, la 20 ou le 3e lien ne sont que des exemples. Il ne faut surtout pas placer en opposition des projets nécessaires qui visent à corriger un réseau routier déficient et l’urgence de développer le transport en commun. Ce sont deux priorités autant pour améliorer la fluidité des déplacements que pour réduire les émissions atmosphériques.

Des véhicules immobilisés polluent, gâchent la vie des citoyens et retardent la livraison des marchandises. Croire que l’amélioration des transports collectifs va régler tous les problèmes de transport constitue une illusion.

Nos transports en commun sont sous-développés ? Notre réseau routier aussi.

L’histoire de la Première Guerre Mondiale

En condensé bien sûr, voici l’histoire de la Première Grande Guerre Mondiale 1914-1918, du moins ses grandes étapes, dont on célèbre le centenaire cette année. Cent ans se sont écoulés depuis ce premier conflit qui a fait 18,6 millions de morts dont près de 9 millions de civils.

Il ne reste plus de survivants de ce conflit, mais pour les férus d’histoire, c’est un article rempli d’intérêt pour un événement qu’on a qualifié de « boucherie », et qu’il faut se rappeler.

Source: Journal de Montréal, 10 novembre 2018.

COMMENT TOUT A DÉBUTÉ

L’Autriche-Hongrie, avec son allié allemand, pose un ultimatum au Royaume de Serbie. Ses exigences incluent de laisser l’Autriche enquêter en Serbie, et supprimer toute association serbe faisant de la propagande contre l’Autriche-Hongrie. Les Serbes refusent.

Et ce qui a commencé comme une guerre locale se transforme en conflit mondial par le jeu des alliances entre les différents pays. Le conflit finit par s’étendre sur une grande partie du globe pendant cinq ans, sur terre, dans les airs et en mer.

LES CANADIENS À VIMY

Les Canadiens y sont automatiquement impliqués, en tant que dominion de l’Empire britannique. Ils s’y font remarquer lors de la bataille de Vimy en avril 1917. Au nord de la France, les quatre divisions canadiennes contraignent les Allemands à battre en retraite, sur une crête jugée imprenable.

Un an plus tard, l’Autriche-Hongrie rend les armes le 4 novembre 1918, et l’Allemagne signe elle aussi un armistice le 11 novembre. On espère alors que cette grande guerre mondiale sera la dernière, « la Der des Ders ».

1914

28 juin : Assassinat de l’archiduc François Ferdinand d’Autriche Hongrie à Sarajevo.

5-10 septembre : Première bataille de la Marne (France, front de l’Ouest). L’invasion de la France par les Allemands est repoussée.

15 septembre : Premières tranchées creusées sur le front de l’Ouest.

25 décembre : Trêve de Noël non officielle déclarée par des soldats dans les tranchées du front de l’Ouest. Soldats allemands et britanniques jouent au soccer dans le No Man’s Land, la bande de terre entre les tranchées des deux camps.

1915

4 février : Blocus sous-marin de l’Angleterre par l’Allemagne. Le 7 mai, un U-boat coule le paquebot RMS Lusitania, tuant 1198 civils.

21 avril – 25 mai : Deuxième bataille d’Ypres (Belgique, front de l’Ouest). Première utilisation massive de gaz toxique (le dichlore) par l’Allemagne.

25 avril : Début de la bataille des Dardanelles. Les Alliés tenteront pendant neuf mois de ravir la péninsule turque de Gallipoli. Les Ottomans les repoussent à 300 000 contre 500 000.

1916

21 février – 18 décembre : La bataille de Verdun (France, front de l’Ouest), la plus longue de la guerre, aboutit à une impasse. Un million de morts français et allemands.

31 mai : Bataille du Jutland en mer du Nord. Les Britanniques, au prix de lourdes pertes, frappent durement les forces navales des Allemands, qui garderont leur flotte à quai pour le reste de la guerre.

1er juillet – 18 novembre : La bataille de Somme (France, front de l’Ouest) fait un million de victimes, sans aucune percée alliée, malgré les chars d’assaut britanniques (une nouveauté).

1917

19 janvier : L’Angleterre intercepte et décrypte un télégramme où l’Allemagne demande au Mexique d’entrer en guerre contre les États-Unis (ce qui n’arrivera pas).

6 avril : Les États-Unis entrent en guerre, ce qui inquiète l’Allemagne.

9 – 12 avril : Les Canadiens prennent la crête de Vimy en France.

19 décembre : L’Empire britannique et les troupes arabes capturent Jérusalem, après 400 ans de régime ottoman.

1918

3 mars : 5 mois après le coup d’État de Lénine en Russie, le nouveau régime bolchévique signe un traité de paix avec les empires centraux. Trois millions de Russes sont morts pendant la guerre. L’Allemagne et l’Autriche-Hongrie n’ont plus besoin de combattre sur le front de l’Est.

27 mai – 6 août : Deuxième bataille de la Marne (France, front de l’Ouest). Les Allemands, pressés d’en finir depuis l’entrée en guerre des Américains, concentrent leurs troupes en France et attaquent. Mais ils sont pris au piège par une contre-offensive française impliquant des centaines de chars et avions, qui leur inflige un revers sans précédent et décisif.

11 novembre : Signature de l’armistice, la 11e heure du 11e jour du 11e mois. Le traité de Versailles du 28 juin 1919 détermine les sanctions de l’Allemagne et de ses alliés, un traité qui nourrira la frustration d’un certain Adolf Hitler.

Source : « En 5 minutes », Journal de Montréal du 10 novembre 2018

Parler de la mort

Parler de la mort demeure encore aujourd’hui un sujet tabou. On n’ose pas en parler, de peur de tenter la fatalité. Il nous reste trop de choses à faire pour envisager notre fin et même-là, on aime mieux parler d’autres choses. C’est stressant, angoissant et on est maladroit devant un tel scénario.

Mais il faut en parler parce qu’un jour, on devra y faire face. Le destin nous fera passer dans l’au-delà. Il existe des ressources qui peuvent nous aider à mieux l’affronter ou s’y préparer. On fait bien nos préarrangements, alors… Et comme l’a dit Bernard Landry, dans sa dernière entrevue à la télé, sur la question ; avez vous peur de la mort ? Il a sereinement répondu « Non, parce que personne n’y échappe. »

Alexandre Vigneault en a fait le sujet de son reportage dans l’édition électronique de La Presse, du 3 novembre. En voici le contenu.

ADIEU TABOUS ! Alexandre Vigneault

Les anglophones l’appellent le death positive movement (mouvement positif de la mort), un mouvement social qui encourage les vivants à parler ouvertement de la mort. Peu à peu, des gens brisent ce tabou avec deux espoirs : mieux mourir et, d’ici là, vivre mieux.

« N’est-ce pas ironique ? On met des fantômes et des crânes dans les jardins, mais on ne parle pas de la mort dans notre société », regrette Robin. On est la veille de l’Halloween. Plutôt que d’accrocher un squelette dans l’entrée et de préparer des sacs de bonbons, sept femmes et un homme ont choisi de s’attabler en privé dans un resto rue Saint-Denis. Sur la porte, l’affiche dit : « Death Café ».

Robin est arrivé avec son amie Michaela, d’autres seuls. Certains se connaissent, la plupart non. Ce qu’ils ont en commun ? Une envie de parler de la mort. Sans filtre. « Un Death Café n’est pas une thérapie, mais y participer peut être thérapeutique », explique Marie-France Privyk, organisatrice de la soirée. Aucun sujet n’y est tabou. Pas même le suicide.

Personne n’a une mine d’enterrement. Il sera question d’acharnement thérapeutique, du temps qu’on a – ou pas – pour dire au revoir à un proche, de la mystérieuse présence d’un être cher disparu, un peu de la peur de mourir et… pas du tout de religion. L’atmosphère n’est pas lourde. Intime, plutôt. Une mystérieuse complicité s’installe vite et les éclats de rire ne sont pas rares. Au fond, le sujet du Death Café, c’est la vie.

« J’ai plus peur de ne pas vivre que de mourir », dit Robin, qui a frôlé la mort il y a deux ans. Il a changé de vie depuis : quitté le confort de son Écosse natale pour aller à Montréal se plonger dans une culture et une langue qu’il ne connaissait pas.

« Je veux participer à ma communauté, je veux vivre. Je ne vais pas partir l’âme vide, je veux la remplir. »

— Rona, participante du Death Café

LA MORT CHANGE

Signe que les manières d’envisager la fin de la vie changent, un premier Salon de la mort s’ouvre aujourd’hui à Montréal. Son organisatrice, Phoudsady Vanny, estime que le débat sur l’aide médicale à mourir a brisé un tabou et incité les gens à réfléchir à ce qu’ils voulaient pour leur propre mort. Marie-France Privyk y voit surtout quelque chose de générationnel. « Après avoir réinvité la jeunesse et la vieillesse, les baby-boomers veulent maintenant aborder la mort à leur façon », pense-t-elle.

« Il y a peut-être un changement qui s’opère, mais très lentement, estime pour sa part Josée Jacques, psychologue spécialiste du deuil qui enseigne notamment aux futurs thanatologues. Les gens sont encore dans la culture du contrôle, du bonheur. » On veut une « bonne » mort, résume-t-elle, souci qui découlerait d’un mélange d’ouverture, de marketing et d’égocentrisme.

En juin dernier, le New York Times évoquait cette transformation en assistant à la célébration funéraire d’une excentrique dame de 88 ans, présente et bien portante, qui avait organisé elle-même ses funérailles. Ou plutôt ses « FUNérailles ». Cette fête, au cours de laquelle ses proches pouvaient notamment peindre un cercueil en mangeant des petites bouchées, se voulait divertissante et pleine d’amour.

Phoudsady Vanny souhaite aussi créer un effet « wow » avec son premier Salon de la mort. Elle ne parle pas d’explosions de confettis, plutôt de rencontres humaines et de réflexion. Katia, l’une des participantes au Death Café, ira à cet événement où les salons funéraires côtoieront des professionnels de la mort « nouveau genre » comme Hélène Giroux, accompagnante de fin de vie.

ALLER À L’ESSENTIEL

« Apprivoiser la mort, c’est donner un autre sens à la vie », estime la femme de Granby, qui offre depuis 18 ans écoute et soins à des personnes mourantes. Le métier d’accompagnante de fin de vie n’existe pas officiellement. Hélène Giroux s’y est d’abord engagée « pour éveiller sa conscience » et se préparer au départ de ses propres parents.

« C’est un contexte très particulier, la fin de vie. On est dans l’essentiel. Je voulais travailler avec les humains, pas sur une chaîne de montage, ce qui est souvent le cas dans le système de santé », dit celle qui a été brièvement préposée aux bénéficiaires. Elle fait un travail de contact physique, émotif et spirituel avec la personne mourante, mais aussi avec ses proches, qui ont souvent besoin d’être rassurés, compris et… préparés à la fin.

« Il est difficile pour une personne en fin de vie de parler de la mort avec ses proches. Elle ne veut pas faire de peine et les proches, eux, ne veulent pas en rajouter. Les gens se protègent entre eux, constate-t-elle. Avec une personne qui n’a pas cette connexion émotive, c’est plus facile. »

« On aide les gens à apprivoiser la mort, à déterminer ce qui est important pour eux et à atteindre les buts qu’ils se fixent pour la fin de leur vie, résume Jennifer Mallmes, accompagnante de fin de vie dans la région de Vancouver. Si les choses se passent bien, la famille s’en souvient pour le restant de ses jours. Ça aide les personnes qui restent à vivre leur deuil et la personne qui va mourir à tirer le meilleur du temps qui lui reste. »

Prendre ce temps précieux pour se parler a un effet « libérateur », selon elle. « On aborde chacune des peurs, chacune des choses qui préoccupent la personne mourante et on ramène ça à ce qu’elle peut faire, dit-elle. Ça peut être écrire des cartes d’anniversaire à son enfant pour les 10 prochaines années ou acheter un cadeau de mariage, si on sait qu’on ne sera pas là pour celui de sa fille. »

« Je crois que tout le monde a peur de la mort. Personne ne veut laisser des gens derrière. »

— Jennifer Mallmes, accompagnante de fin de vie

« On espère que ce sera vécu de manière sereine, dit Hélène Giroux, mais on ne peut pas le faire à la place de la personne en fin de vie. » Elle constate aussi ceci : quand on pense à la mort, on pense d’abord à tout ce qui est négatif et pas assez aux rapprochements, aux conversations intimes et aux « je t’aime ».

Les deux accompagnantes de fin de vie estiment que leur travail devrait être encadré par l’État. Jennifer Mallmes parle à la fois de légitimer ce rôle et de rendre les gens qui le jouent responsables. Les accompagnants de fin de vie pourraient éventuellement travailler de concert avec les travailleurs sociaux et les hôpitaux, selon elle. « Même les personnes qui côtoient la mort dans les hôpitaux et les maisons d’hébergement manquent de formation, déplore Hélène Giroux. Ils ne savent pas accompagner la fin de vie. »

(RE)TROUVER UN SENS

Dire que notre société a perdu le contact avec la mort est un euphémisme. Même les funérailles et les deuils se doivent d’être expéditifs. « On veut des funérailles le samedi pour retourner au bureau lundi », constate Josée Jacques. On fait peut-être fausse route, aussi, en disant à nos proches de ne pas en faire trop à notre mort, qu’il n’est pas nécessaire d’avoir ceci ou cela, ni même de cérémonie.

« Ce que les gens ne savent pas, c’est que cette volonté est contraignante pour les vivants. S’il n’y a pas de rituel, pas de lieu, s’ils n’ont pas la chance de vivre cette transition, le deuil est plus complexe », explique la psychologue. Avant, la reconnaissance du corps constituait un élément « aidant » du deuil. « Maintenant, les rituels sont courts, au salon c’est une urne et parfois il n’y a même pas de photo, relève-t-elle. La reconnaissance de la perte se fait moins. »

Parler de la mort aide à mieux vivre, croit la psychologue. Il faut « donner un sens » à sa vie, insiste Kit, qui a longtemps organisé les Death Café. Un sens qui fait souvent défaut, croit Michaela, en relevant le vide qu’elle perçoit dans cette quête de bonheur et de performance qui est la nôtre, ce confort censé rendre heureux et qui y parvient si peu. « On n’a pas besoin d’avoir le meilleur de tout », croit d’ailleurs Rona.

« On apprend que le bonheur est un objectif à atteindre, mais le bonheur, c’est des moments », estime Dianne, qui fait du bénévolat en soins palliatifs depuis 15 ans. Robin mesure sa chance chaque matin en ouvrant les yeux. « Je dis merci pour cette autre journée, raconte-t-il, parce que je sais que demain ne viendra peut-être pas. » En fin de vie, les gens n’ont pas peur de la mort, selon Dianne, mais de ne pas avoir vécu. Elle est là, l’angoisse. « Je continue mon bénévolat parce que ça me garde humaine, connectée à ce qui est important, dit-elle encore. Quand j’accompagne les gens, je me sens très, très vivante. »