Du tac au tac

Voici quelques répliques savoureuses qui ont marqué l’histoire européenne…

Cette phrase de Robert Surcouf, célèbre corsaire Malouin, répondant à un amiral britannique qui prétendait ceci :

– Vous les Français vous vous battez pour l’argent, nous Anglais, nous nous battons pour l’honneur!

Et Robert Surcouf de répondre :

– Monsieur, chacun se bat pour ce qu’il n’a pas!

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Lors d’un échange entre les deux rivaux politiques du 18ème siècle, John Montagu, Comte de Sandwich, et le réformiste John Wilkes. Montagu dit à Wilkes :

– Monsieur, je ne sais pas si vous mourrez sur l’échafaud ou de la syphilis.

Réplique de Wilkes :

Cela dépend, monsieur si j’embrasse vos principes ou votre maitresse.

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Lady Astor apostropha un jour Winston Churchill :

– Monsieur Churchill, vous êtes ivre!

Réplique de Churchill :

Et vous, Madame, vous êtes laide… Mais moi, demain, je serai sobre!

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Cindy Crawford à Amanda Lear lors d’un cocktail :

– Merci de m’avoir envoyé votre livre, je l’ai adoré. Mais dites-moi, qui vous l’a écrit?

Réplique d’Amanda :

Je suis ravie que vous ayez apprécié mon livre. Mais dites-moi, qui vous l’a lu?

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Le Prince de Conti était fort laid. Aussi sa femme le trompait sans vergogne. Un jour, en partant, il lui dit :

– Madame, je vous recommande de ne pas me tromper pendant mon absence.

Réplique de sa femme :

– Monsieur, vous pouvez partir tranquille : je n’ai envie de vous tromper que lorsque je vous vois.

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Churchill fit un jour la remarque suivante à Bernard Shaw (alors très maigre contrairement à ce premier de forte corpulence) :

– À vous voir, tout le monde pourrait penser que la famine règne en Angleterre.

Réplique de Shaw :

– À vous voir, tout le monde pourrait penser que c’est vous qui en êtes la cause.

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Lors d’une visite du palais de Blenheim (maison ancestrale de la famille Churchill), Lady Astor, l’icône féministe, se retrouva à discuter des droits des femmes avec Winston Churchill, qui n’était pas réputé pour son affection pour le sujet. Au sommet de leur désaccord, Lady Astor s’écria :

– Winston, Si j’étais votre épouse, je mettrais du poison dans votre verre!

Réplique du tac au tac de Churchill :

– Eh bien moi, Nancy, si j’étais votre mari, je le boirais!

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Sacha Guitry et Yvonne Printemps, son épouse du moment, se promènent dans un cimetière :

– Lorsque vous serez là, on pourra écrire sur la pierre : Enfin froide, déclare galamment le spirituel Sacha.

– Et quand vous y serez, sur la vôtre on pourra écrire : Enfin raide.

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Au Conservatoire national d’art dramatique, Louis Jouvet, professeur, à François Périer, jeune élève :

– Si Molière voit comment tu interprètes ton Don Juan, il doit se retourner dans sa tombe.

Et Périer de répliquer du même ton :

– Comme vous l’avez joué avant moi, ça le remettra en place.

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Anna Tyskiewicz, future comtesse Potocka, cachait avec soin un strabisme divergent. Mais Talleyrand, le plus célèbre pied-bot de l’Histoire, connaissait cette infirmité. Un jour, elle s’avisa de lui demander :

– Comment allez-vous, Prince?

– Comme vous voyez, madame, répondit Talleyrand.

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– Le maréchal va beaucoup vous manquer. dit-on à l’épouse du Maréchal de Boufflers après qu’il fut décédé.

– Peut-être. Mais au moins, je saurai où il passe ses nuits, réplique-t-elle.

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– Monsieur de Rivarol, combien d’années me donnez-vous? demandait une vieille coquette à l ‘homme célèbre.

Réponse :

– Pourquoi vous en donnerais-je Madame ? N’en avez-vous donc pas assez?

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À la fin d’un dîner organisé par Winston Churchill, le maître d’hôtel du héros de la guerre présente la cave à cigares aux invités. L’un d’entre eux, sans le moindre scrupule, en prend cinq, les met dans sa poche et déclare :

– C’est pour la route!

Réponse de Churchill :

– Merci d’être venu d’aussi loin!

Les victimes dénoncent enfin

Il était temps! Certaines victimes vivent avec cette humiliation depuis de nombreuses années et le temps est maintenant venu de se libérer du poids de quelques grands imbéciles pour qui le cul est l’ultime conquête. C’est le temps de remettre les pendules à l’heure. Les dénonciations ne cessent de remplir les pages de quotidiens. Les réseaux sociaux sont déchaînés.

Après la dégueulasse affaire Weinstein aux États-Unis, voilà que tout déboule; les fantasmes débiles d’Éric Salvail, Gilbert Rozon, Gilles Parent, Michel Brûlé, sont étalés au grand jour. Des hommes en autorité, riches et si puissants qu’ils croyaient leur pouvoir sans limite, au point de laisser libre cour aux pires bassesses, à exercer leurs fantasmes. Des conquérants pour qui le respect est un sentiment qu’ils ne reconnaissent pas.

Leurs empires s’écroulent comme un château de cartes et le prix à payer n’est pas encore assez élevé. Il faut plus. C’est la rançon de la déchéance. C’est de l’abus de pouvoir, de l’agression odieuse et dégradante, et la justice doit être impitoyable à leur égard. On doit tenir compte de l’humiliation profonde qu’ont subi les victimes, très souvent vulnérables dans leur milieu de travail. Le temps n’est pas aux excuses mais aux sentences. La communauté s’est prononcée, au tour de la justice de condamner et d’imposer.

Les déclarations et récits étalés des victimes, sont assez éloquentes et lèvent le cœur. Des gestes de perversion commis par des personnes qui sont censés être des exemples de notre société. Des prédateurs sexuels qui ont soif de sexe et de tout ce qui s’y rattache. Rien dans tout ça ne me surprend. Quand tout est prétexte pour parler de sexe, d’aborder la question ouvertement pour essayer de faire rire, ça demeure déplacé et dérangeant. Malheureusement, les paroles à double sens pullulent notre télévision. Les allusions sexuelles sont monnaie courante dans tous les milieux.

Est-ce qu’il y en aura d’autres? Inévitablement! Ce raz-de-marée n’est pas près de s’arrêter parce que les victimes ont décidé d’agir, de se dresser et de dénoncer au grand jour leurs agresseurs. Je dois avouer que dans les cas d’Éric Salvail et Gilbert Rozon, la nouvelle ne m’a pas fait sursauter. Leurs propos étaient très souvent suggestifs et il fallait être aveugle ou sourd pour ne pas s’en rendre compte.

Bouillon de culture

Les inventeurs québécois – Arthur Sicard (1876-1946)

L’INVENTION DE LA SOUFFLEUSE À NEIGE

Arthur Sicard (1876 – 1946), est un inventeur québécois. Bien que Robert Carr Harris, de Dalhousie au Nouveau-Brunswick, ait créé et breveté un appareil précurseur en 1870, le Railway Screw Snow Excavator, Arthur Sicard est généralement considéré comme l’inventeur et le propagateur de la souffleuse à neige, aussi appelée turbine ou turbofraise à neige en France, au début du XXe siècle. Il est contemporain d’un autre inventeur qui a apprivoisé l’hiver : Joseph-Armand Bombardier et sa motoneige.

Au début du XXe siècle, M. Sicard de Saint-Léonard-de-Port-Maurice, était un jeune fermier. Né le 17 décembre 1876, il travaillait à la ferme laitière de son père et faisait la livraison aux clients. En hiver, les conditions routières étaient très difficiles en raison des chutes de neige ce qui compliquait son travail. En voyant la moissonneuse à lame rotative d’un voisin, il pensa appliquer le même principe pour l’enlèvement de la neige.

Arthur Sicard invente alors la souffleuse à neige en 1925. Il développa son invention jusqu’en 1927. Puis, son premier « chasse-neige » est acheté par la municipalité d’Outremont la même année.

Le 11 février 1927, le Conseil de ville de Montréal autorise son Service des travaux publics à faire l’essai d’une souffleuse fabriquée par Monsieur Arthur Sicard du quartier Maisonneuve. Une année plus tard, le Conseil de ville du 6 décembre 1928 adopte la résolution suivante: « …que soient achetées de Monsieur Arthur Sicard, deux machines pour l’enlèvement de la neige dans les quartiers excentriques, au prix de $13,000 chacune, suivant la soumission dudit monsieur Sicard, en date du 15 octobre 1928 ».

En 1938, lorsque la Ville de Montréal veut faire l’acquisition de deux autres « chasse-neige », seule la firme Sicard Limitée est en mesure de déposer une soumission. Arthur Sicard propose à la Ville un véhicule ayant les particularités suivantes: « Un scraper combiné, convoyeur, souffleur, tuyau de chargement avec mécanisme approprié à conduite hydraulique, équipé de deux moteurs auxiliaires diésel de 150 à 180 chevaux-vapeur. Deux camions, ayant pouvoir sur quatre roues et d’une capacité de 3½ tonnes, avec super réduction, et pneus 9.75 x 20, simples en avant et doubles en arrières… Nous pourrons vous livrer la marchandise 90 jours après avoir reçu votre commande. »

Le premier établissement est situé sur la rue Adam et ensuite au 1805, rue Bennett. D’ailleurs la rue Sicard, située à deux rues de l’usine est nommée en l’honneur d’Arthur Sicard le 22 mai 1922. Il fonda Industries Sicard à Sainte-Thérèse (Québec) qui a été racheté plus tard par SMI-Snowblast Inc. de Watertown, New-York. Il y a toujours une filiale, Groupe Sicard SSI, à Lac-Brome-Knowlton au Québec, de cette compagnie. La première souffleuse à neige québécoise se trouve maintenant dans un entrepôt du Musée des Sciences et des Technologies d’Ottawa.

Le génial inventeur qui a définitivement modifié nos rapports avec l’hiver, est décédé le 13 septembre 1946.

Source : Wikipédia

Les surprises…

On savait qu’Irma s’était manifestée en septembre, mais le voir de ses yeux, c’est autre chose. Heureusement que l’opération nettoyage tire à sa fin et il reste encore des gros tas de branches à faire disparaître.

Partis vers 7h45 de la Géorgie hier matin, le trajet vers notre maison d’hiver s’est fait majoritairement sous le soleil, exception faite dans la région de St-Augustine où le ciel nous est tombé sur la tête. De la pluie tellement forte, que la visibilité se limitait à 20 pieds. Les clignotants d’urgence avaient l’air de décorations de Noël et le tout a duré tout au plus 10 minutes, mais 10 minutes intenses comme on en voit très rarement. Au pays de Donald… rien ne nous surprend.

618 kilomètres plus loin, à 13h45, nous étions rendus à destination. Les gazons sont longs et la mauvaise herbe très présente dans les plates-bandes. N’ayez crainte, les Snowbirds s’en viennent et ils raffolent de cette corvée. Par contre, des surprises, qui obligeront des réparations, nous attendaient en franchissant l’entrée de garage. La première; toute la gouttière latérale s’est affaissée sur sa longueur, accrochant au passage l’antenne satellite. Puis, comme toujours, l’internet ne fonctionnait pas et il a fallu appeler Xfinity, Ensuite, un grossier animal s’est encore creusé un trou sous la maison, pour se trouver un petit loyer pas cher. Le propriétaire s’en occupe et si je l’attrape, il va passer un très mauvais quart d’heure. Enfin, pas de signal satellite, ce qui fait que je manque encore nos Glorieux à la télé. Pas une grosse perte me direz-vous mais que voulez-vous, je suis accro! Pour la beauté du sport bien entendu.

Alors maintenant qu’on est arrivé, c’est le temps du ménage avant de s’étendre avec une bonne frette, en gougoune, sous un 30 degrés Celsius, s’il-vous-plaît. Mettons qu’il existe des vies plus dures que ça. C’est la rançon de la gloire d’avoir travaillé les meilleures années de sa vie et pour les suivantes, de profiter de cet alcôve.

Pour les habitués de Pioneer Village, j’ai deux scoops; Les terrains de racquetball sont superbes et la rue Samville, de la petite église jusqu’à Bayshore Rd, a été complètement repavée en neuf… Un vrai tapis de billard. Ne dites pas que j’ai vendu la mèche…

Finalement, pour toutes les nouvelles du Sud, oubliez TVA ou Radio-Canada Nouvelles pour venir faire un tour ici sur ce blogue… Ça devrait vous donner le goût des gougounes à l’année. Et vos commentaires sont toujours les bienvenus. Ah oui, j’oubliais; Carole et Marcel arrivent de la Géorgie aujourd’hui avec notre caravane… La frette est déjà dans la glace! Pour Lise et Gilles, c’est vendredi… on aura remplacé la glace!

Coucher de soleil à l’horizon

C’est sur cette image, prise par Louise, d’un merveilleux coucher de soleil au-dessus de l’Interstate 95 en Géorgie, que s’est terminée hier à 20h00, cette seconde journée vers le pays des gougounes. On s’est arrêté au Microtel de Kingsland en Géorgie. Une ballade de 1171 kilomètres sous un merveilleux ciel bleu sans nuages où le mercure a flirté avec les 22°C. Nous sommes à 5 kilomètres de mettre les pieds en Floride. Je dois vous avouer qu’au lever, hier matin, un frisquet 3°C nous attendait lorsqu’on a mis le nez dehors, à 7h30, après s’être gavé d’un copieux déjeuner dans le lobby de l’hôtel.

Sur la route, les zones de travaux routiers étaient plus éparses, quoique omniprésentes, sans toutefois entraver nos déplacements. En roulant où la vitesse permise est de 113 km/h (70 mph), on fait plus de millage en moins de temps. Par contre, la 95 dans les deux Carolines et la Géorgie, la présence policière est visible et imposante, et la vitesse est scrutée attentivement. Si on demeure dans les limites acceptables, il ne devrait pas y avoir de problèmes. Par exemple, je roule 119 km/h dans les zones de 113 et je me laisse la même marge dans les zones plus lentes. C’est plus prudent… et moins attirant!

Les camions? Ils sont toujours là et je n’en reviendrai jamais de voir ces mastodontes, lourdement chargés, rouler facilement entre 120 et 125 km/h sans se gêner d’effectuer des dépassements. Pour le reste, la journée s’est bien déroulée au son de la musique des CD qu’on avait apportés. Comme vous le savez probablement, la radio aux USA, ça laisse à désirer et je ne sais pas pourquoi mais les stations de radio religieuse abondent.

Alors aujourd’hui, c’est la dernière étape de notre périple annuel. Si tout va bien, il nous reste six heures de routes et on devrait atteindre notre destination en début d’après-midi. Aux dernières nouvelles, Marcel et Carole passaient leur deuxième nuit en Caroline du Nord, pour passer la prochaine en Géorgie, par très loin d’ici. Tout se passe bien pour eux, apparemment mis à part leur internet qui est à chier. Excusez l’expression, mais quand tu es habitué à de la haute vitesse et que t’es pogné avec le tiers-monde… tu cours te coucher pour éviter la crise ou les ulcères d’estomac. À demain pour le dénouement.

In Memoriam – Jean-Pierre Houle – 1er anniversaire

Voilà déjà un an que tu es parti. Tu as mené dignement ton dernier combat toujours avec cette force qui te caractérise. Désormais, la seule pensée que ton âme s’est libérée de tous ses tourments nous rassure et nous encourage.

Au fil des jours, du fond de nos êtres silencieux, on voit encore des images de toi qui apparaissent sans bruit. Chaque fois, elles font oublier larmes et douleur.

Que tous ceux qui t’ont connu aient une pensée pour toi aujourd’hui.

« La force de l’espérance est ce qui nous permet de se remémorer les souvenirs de ceux qui ont marqué notre vie. »

Des travaux et encore des travaux

Photo : Sergio Fackini

Tout d’abord, nous aimerions vous remercier chaleureusement, Louise et moi, pour vos souhaits et commentaires suite à mon article d’hier. Vos paroles réconfortantes ont jeté un baume sur notre saison de camping et il nous faisait grand plaisir de dévorer vos écrits des yeux.

Une première journée de terminée au pays de l’Oncle Sam. Une fois les douanes rapidement passées, avec toujours un certain inconfort cependant, un grand soupir de soulagement mettait un peu d’euphorie dans l’habitacle de la bagnole et du gros camion de Carole et Marcel. Connaissant l’immense pouvoir des douaniers américains, et même si on se sait complètement innocent que tout ce qui est croche, c’est toujours avec une immense fébrilité que cette traverse s’effectue. Enfin, c’est fait et grand bien nous fasse… et le déjeuner était délicieux.

Nous avons quitté le camping La Clé des Champs hier sur le coup de 8h25 (Photo). Ça faisait tout drôle de voir la caravane tirée par un ami et de le suivre des yeux sur la route. Marcel c’est un habitué. Les services météo annonçaient de la pluie… foutaise! À peine une très légère bruine de quelques petites minutes dans les Adirondacks, a obligé l’activation des essuie-glaces. On a également eu droit à du soleil mêlé de quelques nuages et le mercure a atteint les 14°C, sans oublier les carcasses de chevreuils laissées aux charognards sur le bord de la route. Faut bien nourrir la nature en région sauvage.

Mon titre vous a attiré? Et bien tant mieux parce que les américains ont dû passer quelques moments au Québec… à voir les nombreux travaux routiers et de cônes orange qui décoraient les Interstates. Pas de routes bloquées mais de courts ralentissements à trois reprises. Sur des routes à quatre voies, c’est pas mal différent que dans les ruelles à deux voies du Québec.

Après le déjeuner, avec Carole et Marcel, on avait convenu de prendre de l’avance Louise et moi, afin d’arriver plus tôt en Floride pour « ouvrir la maison ». Évidemment, Marcel roule moins vite avec la caravane aux fesses et ils mettront trois jours et demi pour arriver à destination, soit une de plus que nous. Mais on garde le contact au cas où.

Carole et Marcel ont roulé sur 796 kilomètres jusqu’à 18h, pour se reposer à Allentown en Pennsylvanie. Quant à nous, nous dormons à Winchester en Virginie après avoir roulé sur 996 kilomètres, pour s’arrêter à 19h20 non sans avoir assisté à un impressionnant et aveuglant couché de soleil. On repart ce matin entre 7h et 8h. À demain pour la suite…

La fin abrupte d’un projet

Aujourd’hui, 16 octobre, marque la fin de notre projet, amorcé en 2012, d’être caravanier à plein temps. Nous avions choisi le camping La Clé des Champs de Saint-Philippe, comme endroit de prédilection, avec un objectif d’y séjourner une bonne douzaine d’années, sinon plus. Une fois la saison terminée, l’autre partie de l’année la Floride devenait notre terre d’accueil. Une agréable vie qui fût nôtre durant 5 étés. Cette sixième fut longue et pénible.

Quelques amitiés qu’on croyait sincères et solides, nous ont chassé définitivement du complexe. Quand la confiance disparaît, mieux vaut changer d’air et se tourner vers l’avenir. C’est le chemin qu’on a décidé, ma conjointe et moi, d’explorer. Nous mettons présentement le cap vers la Floride et dès notre retour en avril, un condo tout neuf nous attend à La Prairie. Une nouvelle vie! Un nouveau départ!

Une construction solide, moderne et confortable nous fera apprécier les printemps froids du Québec qui s’éternisent jusqu’en juin. Une roulotte c’est confortable, mais côté isolation, la limite est vite atteinte et un réservoir de propane de 30 livres est nécessaire tous les trois jours par temps froid.

Une autre preuve que rien n’arrive pour rien en ce bas monde, on songeait depuis quelques temps à se trouver un plan B, au cas où la maladie nous forcerait à revenir au pays en hiver. Et voilà que l’occasion servira de tremplin.

Une autre page d’histoire se tourne. Nos amis Marcel et sa conjointe Carole se sont portés volontaires pour remorquer notre caravane à sellette en Floride et dès l’aube, en route pour des cieux plus cléments en prenant la route ensemble jusqu’à la frontière. La caravane deviendra notre refuge d’hiver, une fois la maison vendue, et elle devrait terminer sa carrière au pays de l’oncle Sam, dans plusieurs années, nous l’espérons.

Et même si notre vie prend un nouvel envol, ce blogue sera toujours là pour agrémenter vos lectures. Il est essentiel pour moi… même vital. C’est la meilleure thérapie qu’on peut espérer, et croyez-moi c’est toujours un immense plaisir d’exercer ma plume pour vous. À votre tour, continuez de me faire l’honneur de votre assiduité inconditionnelle. À tantôt…

Trois gouttes de lumière…

Le rituel des indiens cherokee

Connais-tu, chez ces indiens, l’histoire du rite du passage de l’enfance à la maturité?

Lorsque l’enfant commence son adolescence, son père l’emmène dans la forêt, lui place un bandeau sur les yeux et s’en va, le laissant seul.

Il a l’obligation de rester assis sur un tronc d’arbre toute la nuit, et ne doit pas retirer le bandeau jusqu’à ce que les premiers rayons du soleil brillent de nouveau, le lendemain matin.

Il ne peut demander l’aide de personne. Une fois qu’il aura survécu à cette nuit, il sera un homme. Il ne peut pas communiquer avec les autres jeunes gens au sujet de cette expérience, car chacun d’eux doit entrer dans l’adolescence de la même manière.

L’enfant est naturellement terrorisé ; il entend toutes sortes de bruits : des bêtes sauvages qui rôdent alentour, des loups qui hurlent, peut-être même quel qu’être humain qui lui voudrait du mal.

Il écoute le vent souffler dans les branches et les plantes crisser, et il doit rester stoïquement assis sur le tronc d’arbre, sans retirer son bandeau. Car ceci est pour lui, la seule façon de devenir un homme.

Finalement, après cette horrible nuit, apparaît le soleil, et il peut alors retirer son bandeau. C’est alors qu’il découvre son père, assis à côté de lui. Son père, qui n’est pas parti ; qui a veillé toute la nuit en silence, assis sur le même tronc, pour le protéger du danger et, bien entendu, sans que l’enfant le sache.

De la même manière nous, nous ne sommes jamais seuls. Même si nous ne pouvons pas Le voir au milieu des obscurités de la vie, notre Père Céleste est à nos côtés, veillant sur nous, assis sur un tronc.

Quand surviennent les problèmes et l’obscurité, la seule chose que nous ayons à faire et d’avoir confiance en Lui. Un jour apparaîtra l’aurore et nous Le verrons à côté de nous, tel qu’Il est.

Samedi de rigoler

Je ne me sentais pas bien, alors j’ai rendu visite à mon médecin ce matin. Il m’a appris alors que je vivrais jusqu’à l’âge de 120 ans.

Surprise, je lui ai demandé comment il pouvait être si précis. Il m’a répondu :

– Madame, vous êtes à moitié morte et vous avez 60 ans!

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Marcel se présente à une animalerie. Le commerçant l’aborde ;

– Que puis-je pour vous, monsieur?

– Je désirerais une douzaine de souris, quelques rats, une boîte de blattes et des araignées.

– Excusez ma surprise, dit le commerçant, mais que comptez-vous en faire?

– C’est simple, rétorque Marcel, mon propriétaire m’a demandé de remettre le logement dans le même état qu’il était, lorsque je suis arrivé.

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Dans une petite ville de province, un représentant de commerce avait décidé de faire un arrêt pour la nuit. Malheureusement pour lui, il n’y avait qu’un seul hôtel et toutes les chambres étaient réservées. Le représentant insiste alors auprès de l’hôtelier :

– Vous devez me trouver une place pour dormir, même un lit n’importe où car je suis complètement vidé.

L’hôtelier lui répond :

– Oui, j’ai bien une chambre avec deux lits qui n’est occupée que par une personne. Et je suis sûr que cette personne serait ravie de partager sa chambre, ainsi que le prix de sa chambre avec vous. Mais pour tout vous dire, cet homme est un ronfleur de la pire espèce, à tel point, que ses voisins des chambres à côté viennent se plaindre ici tous les matins. Bref… C’est vous qui décidez.

– Pas de problème, je prends la chambre. Je suis trop crevé.

L’hôtelier fait donc faire connaissance aux deux locataires de la chambre et les laisse prendre leur repas du soir. Le lendemain matin, le représentant descend prendre le petit déjeuner, et, contrairement à ce que pensait l’hôtelier, il a l’œil vif et semble en pleine forme et bien reposé. L’hôtelier lui demande alors :

– Vous avez réussi à dormir?

– Oui, sans problème!

– Les ronflements ne vous ont donc pas gêné?

– Pas du tout car il n’a pas ronflé de la nuit!

– Comment cela?

– Eh bien, l’homme était déjà au lit quand je suis entré dans la chambre. Alors je me suis approché de son lit et j’ai déposé un baiser sur ses fesses en disant: « Bonne nuit ma beauté! »

– Et alors ?

– Ben… Il a passé le reste de la nuit, assis sur son lit à me surveiller!

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Deux gamins se retrouvent le lundi matin à l’école.

– Merde! dit le premier. Tu t’es acheté un vélo?

– Si tu savais ce qui m’est arrivé, fait l’autre.

– Figure-toi que j’étais à la campagne, et que je me promenais sur un chemin… Arrive une jeune fille à vélo. Elle engage la conversation, et puis, tout à coup, en arrivant devant une meule de foin, elle pose sa bicyclette, elle retire sa culotte et elle dit :

– Prends ce que tu veux.

– Alors, j’ai pris son vélo!

L’autre répond :

– Tu as eu raison… Qu’est-ce que tu aurais foutu avec sa culotte?

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Un homme gentil, calme et respectable entre dans une pharmacie et se rend au comptoir de la pharmacienne. Il la regarde droit dans les yeux et lui dit :

– Je veux acheter du cyanure.

La pharmacienne lui demande :

– Mais pourquoi vous faut-il du cyanure?

L’homme répond :

– J’en ai besoin pour empoisonner mon épouse.

La pharmacienne abasourdie s’exclame :

– Que Dieu nous protège! Je ne peux pas vous donner du cyanure pour tuer votre épouse, c’est contre la loi! Je pourrais perdre ma licence! On se ferait mettre tous les deux en prison! Toutes sortes de mauvaises choses pourraient arriver! Absolument pas! Je ne peux pas vous vende du cyanure.

L’homme cherche dans son manteau et sort une photo de son épouse au lit avec le mari de la pharmacienne. Elle regarde la photo et lui dit :

– Je ne savais pas que vous aviez une ordonnance…