Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer

C’est aujourd’hui la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, et pour l’occasion, j’ai pensé publier le texte qui suit pour s’arrêter un instant et réfléchir à cette triste réalité qui nous tue comme un feu de braises. La connaître un peu mieux parce que personne n’est à l’abri de cette calamité. Vous avez un proche, un parent, un ami, une connaissance qui en souffre, ayons une pensée pour lui, pour elle, en cette journée spéciale.

LES CAUSES DE L’ALZHEIMER

L’Alzheimer est un genre de démence. Le terme « Alzheimer » est souvent confondu avec un type plus général de démence, mais ce n’est pas exact. Avec la maladie d’Alzheimer, il y a effectivement de la démence, mais toutes les personnes atteintes de démences ne souffrent pas de la maladie d’Alzheimer. La maladie d’Alzheimer est un syndrome qui est de nature dégénérative, ce qui signifie qu’il empire avec le temps. Il y a un déclin continu des fonctions cérébrales.

Certaines protéines appelées plaques et nœuds se déposent dans le cerveau. Ces protéines empêchent la communication entre les cellules nerveuses, qui peuvent affecter la mémoire. Il n’existe pas de preuve scientifique reconnaissant que ces protéines engendrent la maladie d’Alzheimer. Cependant, avec l’ensemble d’une pression artérielle élevée et un fort taux de cholestérol, les risques de développement de cette maladie augmentent. La cause exacte de cette maladie reste encore inconnue.

SYMPTÔMES

Un aspect important de cette maladie est qu’elle démarre lentement et empire avec le temps. Il existe plusieurs symptômes qui vous aideront à reconnaître la maladie d’Alzheimer :

Perte de mémoire : C’est le symptôme le plus courant. Les gens commencent à avoir du mal à retenir de nouvelles informations. Ils commencent à oublier des choses concernant des évènements récents, des conversations, par exemple. Des problèmes de lecture, pour parler, écrire et compter commencent à surgir également.

Fonctions cognitives : La capacité de penser, juger/décider et comprendre est lentement perdue. Prendre des initiatives et agir indépendamment commence à devenir difficile. Les compétences sociales commencent à dégénérer et les personnes commencent à être déboussolées à propos du temps et/ou des lieux.

Perdre le sens des réalités : Les patients d’Alzheimer peuvent commencer à devenir méfiants ou paranoïaques. La moitié de tous les patients ont des illusions : des croyances qui ne correspondent pas à la réalité. À cause de la paranoïa et des suspicions, les patients peuvent penser qu’on les a volés ou que leurs soignants ou partenaires leur mentent. Les hallucinations sont aussi un symptôme commun.

Problèmes avec les activités de la vie quotidienne : Les activités qui ont été des choses tout à fait naturelles sont désormais réalisées avec difficulté et maladresse. En même temps, les relations sociales communes peuvent rester intactes pendant une longue période. C’est pourquoi, le monde extérieur pourrait penser que tout va bien.

TRAITEMENT

Il n’existe encore aucun traitement contre la maladie d’Alzheimer, mais il existe certains médicaments et thérapies qui peuvent aider à simplifier un peu plus la vie des patients. Il existe des traitements qui inhibent une maladie d’Alzheimer prématurée, mais les opinions sur ces derniers sont divisées. Plusieurs médecins affirment que les effets secondaires de ces médicaments sont plus importants que l’effet inhibitoire sur cette maladie cérébrale.

La thérapie est principalement axée sur le soutien et l’orientation, et sur la question : « Comment s’assurer que le patient se sent à l’aise et en sécurité ? » L’objectif est de s’assurer que les patients peuvent vivre chez eux le plus longtemps possible. Il est dit que les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer vivent mieux lorsqu’elles restent chez elles.

Les vapoteurs : mise en garde

Des produits achetés dans la rue seraient dangereux.

AFP | Les autorités sanitaires ont appelé les Américains, en particulier les jeunes, à ne pas utiliser d’ingrédients achetés dans la rue, à commencer par du cannabis, dans les cigarettes électroniques, en raison de mystérieuses maladies pulmonaires apparemment liées au vapotage.

Le nombre de personnes souffrant de ces maladies pulmonaires graves à atteint 215, réparties dans 25 États aux États-Unis, ont annoncé les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Un décès a même été constaté, fin août.

Les enquêteurs n’ont ni identifié de marque ni de produit spécifique ayant causé ces maladies, qui se manifestent en toux, essoufflement, douleurs de poitrine, parfois vomissements et diarrhées.

ATTENTION DANGER

Mais dans « de nombreux cas », des substances au cannabis avaient été utilisées par le malade.

Les vapoteurs sont appelés à ne pas acheter de recharges ou de liquides dans la rue, notamment au THC, la substance psychoactive du cannabis.

Ils « ne doivent pas modifier les produits de cigarettes électroniques ou leur ajouter des substances qui ne sont pas prévues par le fabricant », ont averti les CDC et la Food and Drug Administration (FDA) dans un communiqué.

« Indépendamment de l’enquête en cours, les produits de cigarettes électroniques ne doivent pas être utilisés par les jeunes, les jeunes adultes, les femmes enceintes et les adultes qui ne consomment actuellement pas de tabac », rappellent les autorités.

POLITIQUE FERME

Le vapotage consiste à inhaler des vapeurs créées par le chauffage à haute température d’un liquide à l’intérieur de la cigarette électronique. Si la nicotine est la norme, l’usage du cannabis se répand.

Les autorités américaines s’alarment en particulier de la popularité du vapotage chez les adolescents et ont engagé une politique de fermeté contre les fabricants pour faire respecter l’interdiction de vente aux moins de 18 ou 21 ans, selon les États.

Le leader du marché américain, Juul, est sous le coup d’une enquête de l’agence fédérale de protection des consommateurs pour ses pratiques marketing.

Une mascarade écologique

Visuellement menée par une jolie adolescente suédoise de 16 ans, Greta Thunberg, le voyage qui l’a transporté en bateau de la suède jusqu’à New York, s’avère une grande mascarade écologique.

Comment à seize ans peut-on être aussi portée vers l’écologie non polluante, si ce n’est qu’être poussé par des adultes beaucoup plus connaissant de la chose mais avec un pouvoir de séduction et de promotion moins évident. Quand on prend connaissance des à-côtés de l’expédition, on est loin de l’écologie pure et l’avion demeure un incontournable. Ça ressemble étrangement à une opération de relations publiques.

Mario Dumont y allait de son opinion arrêtée le 30 août dernier dans les pages du Journal de Montréal. Une opinion qui justement met bien en évidence toute l’organisation qui s’agite autour de Greta. Ce qu’on ne voit pas et surtout qu’on n’ébruite pas trop… c’est justement l’avion entre autres. Il va sans dire que je seconde entièrement cet article que je partage avec vous aujourd’hui.

GRETA ET NOUS… MENÉS EN BATEAU Mario Dumont

La jeune militante écologiste Greta Thunberg est arrivée par voilier à New York hier, après une traversée de l’Atlantique « sans émission de carbone ». Elle vient sur notre continent pour participer au sommet mondial de l’ONU sur le climat, à la fin septembre.

On ne peut reprocher à une jeune fille d’être conscientisée aux enjeux de société et encore moins lui reprocher d’être une militante engagée. On peut même fermer les yeux sur certaines contradictions dans le discours de celle qui semble porter candidement la voix de sa génération.

SAUF QUE…

Sauf que je mets un cran d’arrêt à une opération immense de relations publiques, qui dépasse la jeune fille et qui semble destinée à nous prendre pour des nonos.

Greta est arrivée en voilier. Quelques médias ont relayé sans nuance qu’elle a fait un voyage « zéro émission de carbone ».

Soyons sérieux : ce voilier de course a été construit avec des matériaux ultra polluants. Pas pour apporter des denrées aux populations pauvres, mais pour pratiquer une forme de course de voiliers qui s’adresse aux multimillionnaires. Les navigateurs qui accompagnaient Greta retournent en avion et un autre équipage va arriver à New York en avion pour prendre en charge le voyage de retour.

Plus loufoque, la jeune militante affirme ne pas savoir par quel moyen de transport elle va retourner chez elle en Suède. Jouons aux devinettes ! En oui ! Je pense qu’elle va rentrer à la maison en avion.

Elle ne le dit pas maintenant. Son père le sait. Ses responsables des relations publiques le savent. Est-ce qu’elle sait et ment pour préserver son image ? Ou on la garde dans l’ignorance elle-même ? Dans un cas ou dans l’autre, ÉNORME malaise.

TOUS LES AUTRES EN AVION

Tout est absurde dans cette histoire de voilier. D’abord, l’opération totale aura généré plus de déplacements en avion que si elle avait fait un simple aller-retour avec son père dans un siège en classe économique.

Ensuite, elle vient participer à un sommet où les centaines de participants de partout au monde se seront tous déplacés en avion. Pour pousser sa logique au boycottage de l’avion polluant, il aurait fallu réclamer la fin de ces rencontres internationales et proposer qu’elle se tiennent par vidéoconférence.

Aussi sincère que soit son militantisme, Greta est prisonnière de la logique en cul-de-sac. Pour faire son voyage en voilier, elle a dû s’associer à la richissime famille de la princesse Caroline de Monaco. Eux aussi profitent de son image, à grands frais. Cette solution n’est d’aucune façon accessible au commun des mortels.

Greta amplifie le problème qui est au cœur des changements climatiques. Politiciens, compagnies, organismes, tout le monde joue à fond la carte des changements climatiques pour améliorer son image. Pendant ce temps, on offre peu de solutions concrètes et applicables pour les gens ordinaires.

J’ai hâte de voir le nombre de médias qui seront à l’aéroport le jour de son vol de retour…

La leçon de français (60)

LE PRÉSENT DU CONDITIONNEL : VERBES DU 3E GROUPE

Règles

Au présent du conditionnel, pour les verbes du 3e groupe, les modifications du radical sont les mêmes que pour le futur simple. Quant aux terminaisons, elles sont identiques à celles des verbes des autres groupes.

VOULOIR je voudrais

DORMIR tu dormirais

COURIR elle courrait

CUEILLIR Nous cueillerions

VENIR vous viendriez

TENIR ils tiendraient

FAIRE je ferais

ACQUÉRIR tu acquerrais

VOIR elle verrait

POUVOIR nous pourrions

DEVOIR vous devriez

SAVOIR ils sauraient

Astuce ! Pour les verbes qui doublent le « r » au présent du conditionnel, il ne faut pas confondre l’imparfait de l’indicatif et le présent du conditionnel.

Dans sa jeunesse, M. Diagana courait vite. (Imparfait)

S’il s’entraînait, Christophe courrait plus vite. (Conditionnel présent)

Attention ! Bien que du 1er groupe, les verbes envoyer et renvoyer modifient leur radical au conditionnel : j’enverrais un signal.

Exercices

1- Quel verbe complète cette phrase ?

Pascal pense qu’il … que les vacances soient plus longues.

A) fallu – B) faudrait – C) faux – D) faille

2- Complétez avec la forme verbale qui convient.

Qu’…-il des éléphants s’ils n’étaient pas protégés ?

A) adviendrait – B) advenait – C) adviendraient – D) advenaient

3- À quels temps les verbes en gras sont-ils conjugués ?

Il se murmure que ce savant détiendrait une formule secrète.

A) présent du conditionnel / futur simple

B) présent de l’indicatif / futur simple

C) présent de l’indicatif / imparfait de l’indicatif

D) présent de l’indicatif / présent du conditionnel

4- Complétez la phrase avec la seule proposition qui convient.

Si vous lisiez mieux la question, … .

A) vous pouvez répondre – B) vous pourriez répondre

C) vous pourrez répondre – D) vous pouviez répondre

5- Complétez la phrase avec les formes verbales qui conviennent.

Si tu … le fin mot de l’histoire, tu … surprise.

A) savait / serait – B) savais / serai – C) sait / sera – D) savais / serais

6- Complétez la phrase avec les formes verbales qui conviennent.

Les délégués de classe … que le principal les … dans la matinée.

A) crurent / recevras – B) croyait / recevraient

C) croyaient / recevrait – D) crurent / reçut

7- Quels verbes complètent cette phrase ?

Même si je … la fin de l’histoire, je ne te … rien.

A) connaissais / dirais – B) connaissait / dirait

C) connais / disent – D) connus / dit

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B – 2) A* – 3) D – 4) B** – 5) D*** – 6) C**** – 7) A*****
* Le verbe doit être conjugué à la 3e personne du singulier du présent du conditionnel.
**Comme le verbe de la subordonnée est à l’imparfait, le verbe de la principale est au conditionnel.
*** Les deux verbes doivent être conjugués à la 2e personne du singulier.
**** Le premier verbe doit être conjugué à la 3e personne du pluriel et le second à la 3e personne du singulier.
***** Les deux verbes doivent être conjugués à la 1re personne du singulier

Des batteries recyclables pour les voitures électriques

Enfin, on pourra recycler les vieilles batteries des autos électriques, ici même au Québec. On pourra probablement vivre une baisse des prix pour renouveler sa vieille batterie. Lorsqu’on discute avec des sceptiques, c’est une question qui revient constamment : la batterie !

Il ne faut pas oublier que lorsque le moteur d’une automobile qui fonctionne à l’essence rend l’âme, on a deux choix, envoyer sa bagnole à la ferraille et s’en acheter une autre, ou on achète un moteur neuf. Dans les deux cas, le déboursé est assez important pour se comparer à la batterie d’un véhicule électrique. Quoi qu’il en soit, c’est un pas important qui rehausse et incite l’achat d’un véhicule électrique.

Rémi Leroux en a fait le sujet de son article, récemment, dans la revue Protégez-Vous. Étant moi-même heureux propriétaire d’une Chevrolet Volt 2013, c’est ce que je vous propose aujourd’hui.

VOITURES ÉLECTRIQUES : BATTERIES BIENTÔT RECYCLÉES AU QUÉBEC

La construction d’une usine pilote de recyclage des batteries de voitures électriques est en cours dans la région de Montréal. Elle permettra bientôt d’en recycler de 300 à 650 par année.

Ce projet innovateur, baptisé Recyclage Lithion, est né en 2018.

Il est le fruit d’un partenariat entre Seneca (une entreprise québécoise spécialisée dans les procédés industriels de transformation de la matière), le Centre d’excellence en électrification des transports et en stockage d’énergie d’Hydro-Québec et Appel à Recycler, un organisme à but non lucratif qui récupère les piles domestiques.

La raison derrière la création de ce projet ? La voiture électrique présente de nombreux avantages environnementaux, mais elle soulève également certains défis.

Parmi eux: le recyclage des batteries lithium-ion, qui assurent le fonctionnement de la majorité des autos « vertes » en Amérique du Nord.

Ces batteries sont composées de nombreuses matières premières non renouvelables, comme le lithium et le cobalt.

Elles doivent donc être recyclées afin que ces minéraux puissent être réutilisés, ce qui contribue à limiter les répercussions environnementales liées à leur extraction.

Recyclage Lithion vise à faciliter « le recyclage de tous les types de batteries lithium-ion, aspect essentiel au développement durable de l’électrification des transports », rappellent ses promoteurs.

Outre le cobalt et le lithium, le procédé industriel mis au point par Seneca permettra aussi de récupérer l’aluminium, le graphite et le cuivre qui entrent également dans la composition des batteries.

Ces matériaux pourront donc servir à la fabrication de batteries neuves.

Source : Rémi Leroux, magazine Protégez-Vous

L’avenir sombre de feu Air Transat

L’acceptation de la transaction d’Air Canada qui a avalé Air Transat sera une simple formalité. On dit que le temps arrange les choses et c’est ce qui va se passer au terme de plusieurs mois de tergiversations… les jours sombres pour les consommateurs vont apparaître. Quand j’ai appris que la FTQ et la Caisse de dépôts et placements du Québec, avaient voté pour la transaction, j’ai eu des nausées.

Tout ce que je pense des lendemains de cette transaction qui n’a fait que des actionnaires millionnaires, Yves Boisvert l’a écrit dans son article du 24 août dernier dans La Presse+, et c’est ce que je veux partager avec vous.

LES PROMESSES EN L’AIR D’AIR CANADA Yves Boisvert

Air Canada avale un de ses rares concurrents, mais que les passagers et les employés se rassurent et que les économistes récrivent leurs théories : le consommateur va triompher et on va même créer des emplois !

C’est ce qui était écrit dans le communiqué du transporteur hier, après le vote des actionnaires d’Air Transat favorable à la vente du transporteur québécois.

« Nous allons bâtir un regroupement supérieur à la somme de ses parties », a déclaré le président d’Air Canada, Calin Rovinescu. L’homme est d’une bonne humeur évidente devant ce résultat, mais peut-être aussi grâce à la vente d’une série d’options lui ayant rapporté 52 millions il y a deux semaines (l’action d’Air Canada s’est beaucoup appréciée depuis les rumeurs de transaction).

Les actionnaires d’Air Transat font une excellente affaire et ont sauté sur l’offre bonifiée. On n’ira pas les blâmer. Les temps étaient difficiles. Pour Air Canada, l’accès à une flotte d’appoint et la disparition d’un concurrent sont stratégiquement non négligeables. On n’est pas si cons, on a compris.

Là où je décroche tel un Boeing 737 MAX, c’est quand on nous promet des lendemains glorieux pour les consommateurs et pour les employés.

Évidemment que ce n’est pas vrai.

Oui, je parle de vous, le client de Rouge. Celui qui a encore une marque sur le bord de la tête laissée par le mauvais sandwich qu’il a eu l’imprudence de commander et qu’on lui a garroché. Vous, la cliente qu’on a extirpée de son siège à l’aide de pinces de désincarcération.

Savez-vous quoi ? La même administration va s’occuper de Transat. Vous êtes contents ?

On nous annonce que la marque « Transat » sera conservée. Je pense bien ! Ça ne prend pas des génies du sondage et du focus group pour savoir quelle société a la meilleure réputation…

***

Non seulement des jours meilleurs attendent le voyageur québécois, d’après M. Rovinescu, mais cette transaction se fera « tout en procurant également une plus grande sécurité d’emploi aux salariés des deux sociétés grâce à des perspectives de croissance accrues ».

Je comprends qu’on aura besoin du même nombre de pilotes et d’agents de bord, à supposer qu’on conserve tous les vols (ça aussi, c’est à voir…).

Mais depuis quand fusionne-t-on des sociétés sans faire de compressions dans les sièges sociaux ?

Notez bien la rédaction : ce n’est pas la fusion qui créera la sécurité d’emploi. Ce sont les « perspectives de croissance accrues »…

***

Revenons aux clients.

« Les voyageurs, déclare M. Rovinescu, pourront profiter des moyens améliorés des sociétés sur le marché hautement concurrentiel du voyage d’agrément à l’échelle mondiale, de l’accès à de nouvelles destinations, de correspondances accrues ainsi que de vols plus fréquents. »

Attendez un peu.

Les gens de Transat nous disent qu’ils peinent à dégager un profit sur plusieurs destinations, Sud ou Europe. Et là, Air Canada nous fait miroiter de nouvelles destinations ? Sans rien couper et sans augmenter les prix ?

Il est trop fort, le Calin.

M. Rovinescu continue : « Les consommateurs et l’économie québécoise bénéficieront grandement de la présence à Montréal d’un champion mondial axé sur la croissance dans le domaine de l’aviation, le secteur le plus international du monde, le tout créant des emplois et accentuant la réputation de la métropole en tant que centre d’aviation mondial de premier plan. »

Oh, ma gang de chanceux de Québécois, vous autres ! Pensez un peu : le secteur… le plus international… du monde ! De toute, toute, toute le monde ! Chez nous à Montréal !

Suis ému.

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Les communiqués des sociétés cotées en Bourse finissent comme les publicités américaines de médicaments.

Vous savez, quand on vous dit : achetez tel médicament contre le mal de tête pendant 21 secondes ? Et que les neuf secondes suivantes, l’annonceur parle moins fort et très, très vite pour énumérer tous les dangers du médicament pour les gens qui ont mal aux genoux, les gauchers, les cyclistes, ceux qui éternuent sans raison, les chauves, les ébénistes, pour qui ce médicament entraîne des risques d’insomnie et parfois la mort au terme d’atroces douleurs ?

Eh bien, les communiqués de sociétés « publiques », c’est pareil. Elles sont obligées de faire ce type de mise en garde qui défont toutes les belles phrases que vous venez de lire au sujet des lendemains glorieux.

Ainsi, après les citations mirobolantes de M. Rovinescu, on peut lire ces phrases très honnêtes : « Le présent communiqué contient des énoncés prospectifs au sens de la législation applicable sur les valeurs mobilières. Comme, de par leur nature, les énoncés prospectifs partent d’hypothèses, y compris celles décrites ci-dessous, ils sont sujets à d’importants risques et incertitudes. Les énoncés prospectifs ne sont donc pas entièrement assurés, en raison, notamment, d’éventuels événements externes et de l’incertitude générale qui caractérise le secteur. Les résultats réels peuvent donc différer sensiblement des résultats évoqués dans ces énoncés prospectifs du fait de divers facteurs. »

Ah, les sacrés événements externes ! L’incertitude générale qui caractérise le secteur ! Tellement vrai, tout ça.

C’est à se demander comment le Calin a pu nous faire toutes ces belles promesses. Promesses, j’allais dire en l’air, à la lumière de la mise en garde suivante : « Air Canada n’a ni l’intention ni l’obligation d’actualiser ou de réviser ces énoncés à la lumière de nouveaux éléments d’information ou d’événements futurs ou pour quelque autre motif, sauf si elle y est tenue par la réglementation en valeurs mobilières applicable. »

Bon voyage, tout le monde.

50 ans de pur plaisir musical

C’est un secret de Polichinelle, mon amour de la musique. Tous mes instants de loisirs sont consacrés à cette activité en solo et avec mon groupe Boomerang. On joue de tout, pour s’amuser, faire danser, se rappeler et rejouer les grands succès des années 40 à ce jour. Dieu sait combien cette époque regorge de succès millionnaires.

Un groupe fêtait en août, son cinquantième anniversaire d’existence et c’est le groupe SANTANA, du nom de son soliste Carlos Santana. Cédric Bélanger en a fait le sujet de son article dans les pages du cahier Weekend du Journal de Montréal du 24 août dernier. Étant amateur de ce groupe musical avec ses grands succès comme Black Magic Woman, Oye Como Va et Evil Ways entre autres, je voulais le partager avec vous qui êtes peut-être aussi des adeptes du son particulier de Carlos Santana. Le voici.

LE MOIS HALLUCINANT DE SANTANA
Cédric Bélanger

Il y a cinquante ans, le guitariste américano-mexicain Carlos Santana connaissait un gros mois d’août. Après une prestation mémorable à Woodstock, le 16, il présentait le premier album du groupe qui porte son nom, le 30. La carrière d’un des plus redoutables guitaristes de l’histoire du rock and roll était lancée.

Si on veut y aller d’un clin d’œil facile, mais ô combien de circonstance, on peut même parler d’un mois d’août hallucinant pour Santana.

Pourquoi hallucinant ? Parce que le guitariste, a-t-il relaté récemment dans une entrevue accordée au New York Times, a donné son célèbre concert à Woodstock sous l’effet de la mescaline que lui avait offerte Jerry Garcia, des Grateful Dead, à son arrivée sur le site, au début de l’après-midi.

Croyant que son groupe allait jouer durant la nuit suivante et que l’effet de la drogue se serait évanoui, Santana a ingurgité la mescaline pour apprendre ensuite qu’il devait monter sur scène deux heures plus tard.

« J’hallucinais sur la scène. Mon langage corporel le prouve. Je luttais avec ma guitare. Pas de manière conflictuelle, mais comme un surfer, je luttais pour maintenir un équilibre. »

DES SOUVENIRS MERVEILLEUX

Dopé ou pas, Santana avait quand même profité au maximum de cette vitrine exceptionnelle. Encore aujourd’hui, la prestation de son groupe, le seul débarqué à Woodstock sans avoir fait paraître au préalable au moins un album, est considérée comme une des plus marquantes du célèbre rassemblement musical.

Santana en avait profité pour déballer sept des neuf titres de ce fameux premier album finalement lancé deux semaines plus tard. L’interprétation vers la fin de sa prestation, alors qu’il avait réussi à dompter l’effet de la drogue, de Soul Sacrifice avait particulièrement marqué les esprits. En quelques minutes, Santana était devenu un grand nom du rock.

De cette journée, le vétéran musicien préfère se rappeler l’ambiance qui régnait sur le site.

« C’était une chose merveilleuse et je vais m’en souvenir jusqu’à ce que je quitte cette planète. Comment les gens peuvent se rassembler dans l’unité et l’harmonie, j’en ai été témoin avec mes yeux et mon cœur. Pas de bagarres. À partager du granola ou une couverture. J’ai vu que les humains peuvent coexister dans la bienveillance. »

EVIL WAYS, LE FEU DE LANCE

Malgré l’élan donné au groupe par leur concert à Woodstock, le premier extrait de son album, Jingo, n’a pas obtenu le succès escompté. Il a fallu attendre le second single Evil Ways, sorti en décembre 1969, pour que Santana se hisse pour la première fois dans le top dix aux États-Unis.

Originaire de San Francisco, le sextuor avait concocté un son unique en son genre, pour l’époque, en insérant dans son blues-rock d’évidentes influences jazz, latines et même des rythmes africains.

Santana a cimenté son statut de star du rock dès l’album suivant. Sorti en septembre 1970, Abraxas comprenait alors des reprises de Black Magic Woman et Oye Como Va qui allaient devenir des classiques de son répertoire.

Un grand chapitre de la riche histoire du rock était en train de s’écrire.

Le groupe Santana a lancé son vingt-cinquième album, Africa Speaks, en juin. La formation est actuellement au cœur d’une tournée qui souligne les vingt ans de la sortie de son album qui lui a valu son plus grand succès commercial, Supernatural.