Histoire
L’ANCÊTRE DES FORFAITS VACANCES TOUT COMPRIS SE FAISAIT EN TRAIN PAR LE CHEMIN DE FER CANADIEN PACIFIQUE
À l’été 1912, un train privé de six ou sept voitures entre en gare à Murray Bay. À son bord se trouve le président des États-Unis, William Howard Taft, accompagné de sa famille… et de 26 domestiques. La scène n’a rien d’exceptionnel. À cette époque, Charlevoix est l’un des terrains de jeu favoris des plus grandes fortunes d’Amérique du Nord.
Au tournant du XXe siècle, le Québec comptait parmi les destinations estivales les plus prestigieuses au monde. Les barons de l’acier et les banquiers de Wall Street venaient y chercher ce que l’argent ne pouvait acheter chez eux…

L’une des clés de ce succès réside dans la révolution des transports. Les rails gagnent rapidement du terrain partout sur le continent, tandis que les navires à vapeur multiplient les liaisons et raccourcissent considérablement les temps de parcours.
Ces entreprises de transport avaient compris. Il y a plus de cent ans, qu’il ne suffisait pas de déplacer les voyageurs, il fallait leur donner envie de voyager. Elles iront même jusqu’à créer des destinations… et le marketing nécessaire pour les faire connaître.
TOURISME « CLÉ EN MAIN »
Le chemin de fer Canadien Pacifique (Canada Pacific Railway) met au point une formule révolutionnaire où la compagnie prend en charge le billet de train, le transport des bagages, la chambre d’hôtel, les repas, les excursions et même les guides touristiques. C’est l’ancêtre des forfaits vacances tout compris.
L’entreprise met ainsi en place un véritable écosystème touristique intégré.
Autour de ses lignes ferroviaires se développent des gares, des quais, des traversiers, des services de bagages, des terrains de golf, des installations de loisirs et une ambitieuse stratégie de promotion internationale. Au cœur de ce réseau prônent certains des hôtels les plus prestigieux du continent, dont le Banff Springs Hotel (1888) et le Château Frontenac (1893).
« L’AIR DE MURRAY BAY GRISE COMME LE CHAMPAGNE. » – William Howard Taft
Pendant ce temps, la compagnie de navigation à vapeur Richelieu & Ontario Navigation Company fait ériger un hôtel digne des plus grands palaces, Inauguré en 1899, le Manoir Richelieu domine le fleuve Saint-Laurent et compte alors 250 chambres luxueuses. On y retrouve tout le confort moderne : électricité, chauffage central et service impeccable.
Pourtant, dès qu’on pose le regard sur les paysages grandioses de Charlevoix, c’est un tout autre monde qui apparaît. Les montagnes, le fleuve et les villages donnent l’impression d’avoir remonté le temps jusqu’à la Nouvelle-France.
Charlevoix devient alors le refuge estival de l’élite nord-américaine. Les Rockefeller, Morgan, Carnegie, Blake, Minturn, Sedwick, Molson, Forget, Angus et Price y font construire de somptueuses villas dominant le fleuve Saint-Laurent.
BEAUCOUP DE BEAU MONDE
Chaque été, ces grandes fortunes quittent New York, Boston ou Montréal pour retrouver la fraîcheur du climat, la beauté des paysages et un art de vivre qui fait la renommée de la région.
Parmi les visiteurs les plus illustres figure le président américain William Howard Taft, fidèle à Charlevoix, où il revient passer ses étés avec ses proches pendant de nombreuses années.
Certaines de ces grandes villas disposent de serres, d’écuries, d’un quai privé, de courts de tennis et, dans quelques cas, leur propre génératrice électrique, alors que de nombreuses municipalités québécoises ne sont même pas encore alimentées en électricité.
Ces propriétaires n’arrivent pas seuls. Ils débarquent avec leurs femmes de chambre, leurs gouvernantes, leurs chauffeurs et leurs jardiniers. Dans certains cas, une vingtaine, voire une trentaine de personnes accompagnent une seule famille pendant toute la saison estivale.
LE LUXE À L’ÉTAT PUR
Les voyageurs montent dans de luxueux wagons Pullman, où les boiseries d’acajou, les banquettes de velours et les luminaires raffinés évoquent le confort des grands hôtels.
À l’heure des repas, des chefs préparent une cuisine gastronomique servie dans d’élégants wagons-restaurants, où l’on dîne avec de la fine argenterie tandis que les paysages du Saint-Laurent défilent derrière les larges fenêtres.
À destination, les journées s’écoulent su rythme des promenades, des excursions, des concerts, des parties de golf et des longues soirées mondaines.
Les Hôtels rivalisent d’imagination pour impressionner leur clientèle. Certains entretiennent leur propre orchestre. D’autres organisent des bals costumés, des soupers gastronomiques composés de plusieurs services ou encore des réceptions où se côtoient diplomates, industriels et aristocrates.
Le personnel apprend même à connaître les habitudes des clients les plus fidèles. Dans certains hôtels, on sait d’avance quelle chambre préparer, quels journaux déposer au déjeuner et même quels plats servir dès leur arrivée.
Cette clientèle prestigieuse contribue aussi à transformer durablement le Québec. Ces riches villégiateurs participent au financement des quais, de routes, d’hôpitaux et de terrains de golf.
Il suffit de penser au Club de golf Murray Bay, fondé en 1876 et aujourd’hui considéré comme le troisième plus ancien club de golf d’Amérique du Nord toujours en activité.
Aujourd’hui, les milliardaires se donnent rendez-vous à Saint-Barth ou à Monaco. Il y a un siècle, ils choisissaient Charlevoix.
Ironiquement, leur quête d’exclusivité a contribué à bâtir des infrastructures qui permettent aujourd’hui à tous de découvrir l’une des plus belles régions du Québec. Ce qui était autrefois réservé à quelques privilégiés est désormais un patrimoine partagé.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, 1er août 2026, p46
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Santé et bien-être

Vous ne pouvez pas vous empêcher de vous gratter ? Des démangeaisons persistantes sans cause apparente peuvent rapidement devenir très incommodantes. Voici quelques explications possibles.
Avec l’âge, la peau s’amincit naturellement, s’assèche et retient moins bien son hydratation, ce qui rend les démangeaisons plus fréquentes chez les aînés. Le froid, le chauffage, les douches chaudes, les savons durs et les produits fortement parfumés peuvent également altérer la barrière protectrice de la peau et provoquer des irritations.
Toutefois, la peau sèche n’explique pas tout. Des démangeaisons persistantes peuvent aussi être liées à des allergies, à des effets secondaires de médicaments, à des troubles neurologiques ou à des affections sous-jacentes touchant les reins, le foie ou la glande thyroïde. Le stress peut aussi aggraver les démangeaisons, tandis que les démangeaisons elles-mêmes peuvent devenir une source de stress et entraîner un cercle vicieux où le grattage entretient l’irritation.
Heureusement, de petits changements peuvent aider grandement. Les experts recommandent d’hydrater régulièrement la peau avec des produits non parfumés, d’éviter des douches trop chaudes, d’utiliser des nettoyants doux et d’utiliser un humidificateur pendant les mois d’hiver, où l’air est sec. En portant des vêtements souples et respirants et en gardant vos ongles courts, vous pourrez aussi limiter l’irritation causée par le grattage.
Bien que les démangeaisons occasionnelles soient courantes, des symptômes sévères ou persistants requièrent une consultation médicale. Si vos démangeaisons commencent à nuire à votre sommeil, à votre confort ou vos activités quotidiennes, parlez-en à votre professionnel de la santé.
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Source : Revue « CSA », été 2026, numéro 139, p17 (Mayo Clinic, Cleveland Clinic, Harvard Health)
Célébration
Aujourd’hui, en cette glorieuse Journée internationale des gauchers, rendons hommage à ces héros du quotidien qui affrontent, avec courage et élégance, un monde manifestement conçu par un comité de droitiers en réunion permanente.

Être gaucher, c’est vivre une aventure constante. C’est signer un document et découvrir que l’encre a décidé de se répandre comme une aquarelle improvisée. C’est ouvrir un cahier à spirale et sentir la spirale te regarder droit dans les yeux, prête à te perforer la main. C’est utiliser des ciseaux « universels » qui, étrangement, fonctionnent parfaitement… pour tout le monde sauf toi.
Les gauchers sont des artistes de la survie. Ils ont développé une capacité unique à contourner les obstacles : tourner la feuille, pivoter le cahier, inverser la souris, réinventer la position du bras, bref… transformer chaque geste en chorégraphie. Ils sont les MacGyver de l’écriture, les ninjas de la prise de notes, les philosophes du clavier numérique.
Et pourtant, malgré ces défis, ils brillent. On dit même que les gauchers seraient plus créatifs, plus imaginatifs, parfois même plus brillants. Ce n’est pas prouvé scientifiquement, mais avouons-le : quand tu réussis à écrire lisiblement avec une main que le monde entier tente d’ignorer, tu mérites au minimum une médaille.
Alors, en ce 13 août, levons nos verres — de la main gauche, évidemment — à tous les gauchers. Continuez de renverser les conventions, de défier les spirales et de prouver que, parfois, être « à gauche » est la meilleure façon d’aller droit devant.
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Célébration
La Journée internationale de la jeunesse nous rappelle chaque année une vérité simple, mais essentielle : l’avenir n’est pas une abstraction lointaine, il porte déjà un prénom, un regard, une voix. Il grandit dans nos écoles, s’exprime dans nos rues, rêve dans nos quartiers. Les jeunes d’aujourd’hui sont les adultes de demain, ceux qui façonneront nos communautés, nos institutions, nos façons de vivre ensemble.

Cette journée est l’occasion de reconnaître leur énergie, leur créativité, leur capacité à remettre en question ce qui semble immuable. Les jeunes ne se contentent pas d’hériter du monde : ils cherchent à le comprendre, à le réparer, à l’améliorer. Ils portent en eux une force tranquille, parfois turbulente, mais toujours porteuse de mouvement. Leur regard neuf ouvre des portes que nous croyions fermées, et leur audace nous rappelle que le progrès naît souvent d’un simple « pourquoi pas ».
Mais célébrer la jeunesse, c’est aussi reconnaître notre responsabilité collective. Nous devons leur offrir un environnement où ils peuvent apprendre, se tromper, recommencer, créer. Un espace où leurs idées sont écoutées, où leurs talents sont encouragés, où leurs défis sont pris au sérieux. Car un jeune soutenu devient un adulte solide, capable de transmettre à son tour.
En honorant la jeunesse, nous honorons l’avenir. En les accompagnant, nous construisons un monde plus juste, plus ouvert, plus humain. La Journée internationale de la jeunesse nous invite à voir en chaque jeune non seulement ce qu’il est, mais tout ce qu’il peut devenir.
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Histoire vécue
Il n’y a pas que des nouvelles négatives en ce bas monde. Il y a aussi des vies sauvées par des médecins avec des doigts de fée qui peuvent transformer une tragédie annoncée en miracle.
C’est l’histoire touchante du petit Florent qui, après seulement quelques heures de vie a dû être opéré à cœur ouvert. Rien que d’y penser, ça me bouleverse. De peur de trouver les mots, je partage avec vous l’article émouvant du journaliste Hugo Duchaine, publié dans le Journal de Montréal du 3 août dernier.
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OPÉRÉ À CŒUR OUVERT APRÈS QUELQUES HEURES DE VIE, LE NOUVEAU-NÉ A SUBI UNE DEUXIÈME OPÉRATION ENCORE PLUS COMPLEXE QUELQUES JOURS PLUS TARD
Un bébé né avec trois malformations au cœur a subi avec succès une complexe opération de 12 heures quelques jours après sa naissance et il peut désormais espérer une vie normale.
Guillaume Rivest n’a touché son petit Florent qu’une quinzaine de secondes après sa naissance, avant que le garçon ne file d’urgence au bloc opératoire.
La famille de Rouyn-Noranda s’était rendue à Montréal pour l’accouchement en janvier dernier, sachant que leur garçon aurait besoin d’une chirurgie urgente pour survivre.

Cette première intervention visait à « acheter du temps », explique le papa de 37 ans. Elle devait donner trois semaines de sursis au petit cœur du garçon avant une chirurgie beaucoup plus complexe.
REFAIRE L’AUTOROUTE
« C’était comme si deux voies de l’autoroute 40 étaient complètement inversées et avec une obstruction à la fin, qui cause un embouteillage », illustre le chirurgien cardiaque Ismail Bouhout, du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, pour expliquer le difficile travail qui l’attendait.
Florent avait une transposition des gros vaisseaux sanguins. L’artère pulmonaire et l’aorte étaient inversées, ce qui empêchait le cœur de fonctionner normalement.
« Au lieu de deux circuits, un à la suite de l’autre, les vaisseaux étaient en parallèle et isolés », poursuit le Dr Bouhout.
De plus, le bébé avait aussi une valve obstruée, ce qui compliquait la tâche des médecins. Ils devaient aussi fermer « un trou » dans le cœur du bambin.
SUSPENSE DE 14 JOURS
L’opération risquée pouvait faire en sorte que le garçon doive conserver avec un stimulateur cardiaque (pacemaker) à vie. La famille devait alors attendre 14 jours pour voir si l’activité électrique du cœur reprendrait normalement.
« J’étais stressé », admet Guillaume Rivest. Impuissant, il regardait son garçon qui avait des fils lui sortant du thorax afin qu’un stimulateur cardiaque externe le garde en vie.
Mais après 12 jours d’angoisse, l’activité électrique a repris.
« Ça m’a fait pleurer […] C’était une explosion de joie, tout le monde était content quand c’est reparti », lance son papa, qui ne tarit pas d’éloges pour l’équipe médicale et les soins reçus.
LONGS SOINS INTENSIFS
Par la suite, la famille a passé deux mois aux soins intensifs avant de rentrer en Abitibi-Témiscamingue.
« On a l’impression d’avoir vécu une autre vie. C’était tellement intense à tous les jours, un feu roulant », souffle M. Rivest, un guide d’expédition en canot et chroniqueur en environnement.
Six mois plus tard, Florent se porte à merveille.
« On ne dirait pas que c’est un bébé qui a traversé tout ce qu’il a traversé », dit son père avec fierté.
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Photo: Journal de Montréal
Médecine
Article de Simon Kabbaj publié sur MSN
COMPRENDRE LES PROCESSUS BIOLOGIQUES DES DERNIERS INSTANTS DE LA VIE
Dans les phases finales d’une maladie incurable, un phénomène surprenant se produit parfois : une personne très affaiblie se redresse soudainement, s’exprime avec une grande clarté et réclame son plat préféré. Quelques heures plus tard, elle s’éteint. Ce changement radical, qui ressemble à une amélioration spectaculaire avant le décès, désoriente fréquemment les proches réunis au chevet du malade. Pourtant, les médecins palliatifs et les infirmiers spécialisés connaissent parfaitement cette manifestation biologique, qui constitue l’un des signaux émis par le corps à l’approche de la mort.
La majorité de ces transformations se déroulent de manière discrète et progressive. Elles touchent le rythme respiratoire, la coloration de la peau, la circulation sanguine ainsi que l’état de conscience. Selon une étude publiée en 2023 dans Gerontology & Geriatric Medicine, certains signes physiques présentent des ratios de vraisemblance élevés pour prédire un décès dans les trois jours. Ces indicateurs permettent de confirmer scientifiquement que l’organisme entre dans sa phase finale.
Le fossé entre le savoir médical et la compréhension des familles demeure vaste. Bien que la connaissance de ces étapes ne modifie pas l’issue clinique, elle permet d’aborder ces ultimes moments avec davantage de sérénité. Ces manifestations apparaissent généralement au cours des 24 à 72 dernières heures de vie. Elles varient d’un individu à l’autre sans refléter la qualité des soins reçus, illustrant simplement le ralentissement naturel des fonctions vitales
1. LA LUCIDITÉ TERMINALE : UN SURSAUT DE CLARTÉ INATTENDU

La lucidité terminale se caractérise par un regain soudain d’énergie et de clarté mentale chez une personne en fin de vie. Ce phénomène survient parfois chez des patients atteints de pathologies cérébrales dégénératives graves, telles que la démence. Un malade incapable de reconnaître sa famille depuis plusieurs mois peut subitement appeler ses proches par leur prénom, ou soutenir une conversation suivie alors qu’il avait perdu l’usage de la parole. Pendant cet épisode, qui dure de quelques minutes à quelques heures, l’individu interagit à nouveau avec son environnement de manière très fluide.
Les familles interprètent fréquemment cette amélioration temporaire comme un signe de guérison. Cependant, les patients qui présentent ce rétablissement inattendu des capacités cognitives et physiques décèdent généralement très peu de temps après. D’après une analyse de cas historiques publiée dans The Conversation, 43 % des personnes connaissant cette lucidité éphémère meurent dans les 24 heures, et 84 % s’éteignent dans la semaine qui suit.
Les mécanismes biologiques exacts de ce phénomène restent encore mal compris par la communauté scientifique. Des chercheurs de NYU Langone Health étudient actuellement ce sujet en effectuant des suivis par électroencéphalogramme (EEG) à domicile chez des patients atteints de démence en phase terminale. L’objectif est d’observer si des pics d’activité électrique cérébrale correspondent à ces moments d’éveil. Pour les proches, cet épisode représente avant tout une occasion précieuse d’échanger les derniers mots essentiels.
2. LA RESPIRATION DE CHEYNE-STOKES ET LES PAUSES RESPIRATOIRES

L’observation de la respiration fournit des indices très nets sur la proximité du décès. La respiration de Cheyne-Stokes se manifeste par des cycles alternant des inspirations profondes, des mouvements respiratoires de plus en plus superficiels, puis une pause respiratoire complète. Appelée apnée, cette interruption temporaire peut durer de quelques secondes à près d’une minute avant la reprise du souffle. Ce rythme irrégulier surprend et inquiète souvent les aidants non avertis.
Selon une étude prospective menée en 2021 chez des patients non cancéreux, un modèle prédictif intégrant les mouvements de la mâchoire pendant la respiration — où la mâchoire s’affaisse à chaque inspiration — permet de prédire le décès à 7 jours avec une exactitude de 83,9 %. Chez les malades atteints de cancer en phase terminale, les périodes d’apnée et la respiration de Cheyne-Stokes présentent également une haute spécificité pour diagnostiquer un décès imminent dans les trois jours, d’après les données de la revue de 2023 dans Gerontology & Geriatric Medicine.
Sur le plan physiologique, ces altérations respiratoires traduisent l’incapacité progressive du tronc cérébral à réguler le cycle respiratoire de manière autonome. Il n’existe aucun traitement médical pour inverser ce processus naturel. À cette étape de la prise en charge, la priorité de l’équipe soignante est exclusivement centrée sur le confort respiratoire du patient.
3. LE RÂLE AGONISANT : LA STASE DES SÉCRÉTIONS RESPIRATOIRES

Le bruit appelé râle agonisant ou sécrétions terminales constitue l’un des signes les plus impressionnants pour l’entourage. Ce phénomène est provoqué par l’accumulation de salive ou de mucus dans la gorge et les voies aériennes, lorsque la personne n’a plus la capacité d’avaler ou de tousser efficacement. Il en résulte un grésillement ou un gargouillement humide à chaque mouvement respiratoire, qui peut persister pendant plusieurs heures.
Bien que ce bruit soit difficile à entendre pour les proches présents au chevet, il ne cause généralement pas de souffrance au patient. Au moment où ces sécrétions s’accumulent, la personne se trouve le plus souvent dans un état d’inconscience profonde et ne perçoit pas cette gêne obstructive. Légèrement modifier la position de la tête peut parfois atténuer le son, et les équipes de soins palliatifs utilisent parfois des médicaments pour réduire la production de liquide, même si leur efficacité reste modérée.
L’apparition du râle agonisant indique que les réflexes protecteurs de l’organisme, qui maintiennent habituellement les voies respiratoires dégagées, ont cessé de fonctionner. Dans la grande majorité des situations cliniques, ce signe annonce que le décès survient dans un délai allant de quelques heures à une journée.
4. LES MARBRURES CUTANÉES (LIVEDO RETICULARIS)

Lorsque la circulation sanguine ralentit au cours des derniers jours, l’aspect de la peau subit des modifications visibles, en particulier au niveau des membres. Les marbrures, désignées sous le terme médical de livedo reticularis, forment des taches irrégulières et violacées ou rougeâtres. Elles résultent d’une stagnation du sang dans les petits vaisseaux capillaires situés sous la surface cutanée. Ce phénomène apparaît le plus souvent durant la dernière semaine de vie, bien qu’il puisse parfois survenir plus tôt.
Les extrémités du corps, comme les orteils, les doigts, les genoux et les coudes, sont les premières zones touchées par ces décolorations. Les marbrures se propagent ensuite progressivement le long des membres en direction du buste. Lorsque ces marques atteignent le tronc, l’échéance ultime se compte généralement en heures.
Ce changement d’apparence de la peau n’est pas douloureux pour le patient. Il s’agit de la conséquence passive du système cardiovasculaire qui centralise le flux sanguin restant vers les organes vitaux. Appliquer des compresses chaudes ou tenter de réchauffer les membres ne permet pas de faire disparaître les marbrures, car la cause est d’origine interne et non périphérique.
5. LE REFROIDISSEMENT ET LA CYANOSE DES EXTRÉMITÉS

En lien direct avec la présence de marbrures, le refroidissement des mains et des pieds constitue un signe physique très facilement détectable au toucher. Comme le précise le National Health Service (NHS), cette baisse de température des extrémités est très fréquente dans les ultimes heures et jours en raison des altérations vasculaires. Le cœur réduit son effort en détournant le sang des membres au profit des organes essentiels.
Outre la baisse de température, la cyanose périphérique se manifeste par une coloration bleutée des ongles et de la peau des extrémités. D’après l’étude parue en 2023 dans Gerontology & Geriatric Medicine, ce signe possède une forte valeur prédictive pour un décès survenant sous 72 heures. Contrairement à la cyanose observée lors d’une détresse respiratoire aiguë, ce bleuissement est causé par le ralentissement de la perfusion sanguine et non par un manque direct d’oxygène dans le sang.
Pour les aidants et les proches, la démarche appropriée consiste à éviter de surcharger le patient sous de nombreuses couvertures pour essayer de réchauffer ses pieds. Le refroidissement venant de l’intérieur, une présence bienveillante, un toucher doux et une voix rassurante apportent davantage de réconfort que des interventions physiques exagérées.
6. L’ABSENCE DE POULS RADIAL ET LA CULTURE DE LA DIURÈSE

Certains indicateurs cliniques suivis de près par les soignants échappent souvent à l’attention des proches, notamment l’évaluation du pouls au poignet et le fonctionnement rénal. La perte du pouls radial signifie que la pulsation sanguine ne peut plus être perçue à l’artère du poignet. Ce signe constitue l’un des indicateurs les plus fiables d’un décès imminent dans les 7 jours chez les patients cancéreux et non cancéreux, en raison de la baisse importante de la tension artérielle et du débit cardiaque.
Parallèlement, la diminution marquée de la production d’urine — appelée anurie lorsqu’elle devient quasi nulle — est associée à un risque très élevé de décès dans les trois jours selon la revue publiée dans Gerontology & Geriatric Medicine. Un volume urinaire inférieur à 100 ml par jour est considéré comme cliniquement significatif. À mesure que les reins cessent de fonctionner, le corps ne traite plus les fluides biologiques.
À ce stade d’arrêt rénal et cardiovasculaire, l’administration forcée de liquides par voie orale ou par perfusion intraveineuse ne restaure pas la fonction rénale. Au contraire, l’apport de liquides peut provoquer des inconforts en augmentant l’encombrement dans les poumons et les voies respiratoires. L’équipe médicale adapte alors les soins pour préserver la quiétude du patient.
7. LA BAISSE DE RÉACTIVITÉ ET LE DÉLIRE TERMINAL
Durant les derniers jours, la baisse de réponse aux stimuli verbaux touche 76 % des patients en fin de vie, et la baisse de réaction aux stimuli visuels concerne 74 % d’entre eux, d’après une étude prospective de 2021 hébergée par la NCBI. Le malade devient progressivement plus difficile à réveiller, ne suit plus du regard ses proches et ne réagit plus forcément lorsqu’on l’appelle. Ce comportement témoigne d’un détachement progressif du système nerveux face aux stimulations extérieures.
Avant de sombrer dans cette inconscience profonde, de nombreux patients traversent une phase appelée délire terminal. Une publication de l’American Family Physician indique que ce délire concerne jusqu’à 88 % des personnes atteintes d’une maladie incurable lors de leurs ultimes moments. Il peut se traduire par de la confusion, de l’agitation, des mouvements répétés avec les draps ou des appels oraux. Bien que troublant pour l’entourage, ce comportement résulte d’une activité électrique cérébrale désorganisée par le manque d’oxygène.
Au cours des 24 dernières heures de vie, l’inconscience s’installe définitivement et la respiration devient irrégulière. Les professionnels de santé recommandent vivement aux proches de continuer à parler doucement au patient. L’ouïe étant considérée comme l’un des derniers sens à s’éteindre, les paroles prononcées au chevet peuvent encore être perçues et apporter du réconfort.
ACCOMPAGNER LA FIN DE VIE AVEC REPÈRES ET BIENVEILLANCE
Ces différents signes biologiques ne doivent pas être perçus comme une grille d’évaluation anxiogène, mais comme des repères précieux. Les équipes de soins palliatifs s’appuient sur ces manifestations pour aider les familles à faire évoluer leur posture, en passant de l’espoir d’une guérison à une présence attentive et apaisante. Reconnaître que la fin de vie est engagée permet d’adapter l’environnement, de diffuser une musique appréciée ou d’exprimer des sentiments essentiels.
Lorsqu’un aidant constate la simultanéité ou l’intensification de plusieurs de ces symptômes, il convient de contacter l’équipe soignante ou le service de soins palliatifs. Ces professionnels formés accompagnent les familles pour anticiper chaque étape et garantir le confort du malade. Des ressources documentaires complémentaires sont également mises à disposition par des organismes spécialisés comme la Hospice Foundation of America pour informer les accompagnants sur le déroulement naturel des derniers jours.
Avertissement : Pour toute question médicale, consultez un professionnel de santé qualifié. Les informations contenues dans cet article sont présentées à titre purement informatif et ne remplacent en aucun cas un avis, un diagnostic ou un traitement médical professionnel. Cet article a été rédigé avec l’assistance d’outils d’intelligence artificielle et révisé par un éditeur humain.
Selon la source : hospicefoundation.org
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Anniversaire
Chaque année, la Journée internationale des populations autochtones nous invite à reconnaître la richesse, la résilience et la diversité des peuples qui ont façonné les territoires bien avant l’établissement des États modernes.

Cette journée n’est pas seulement un moment de commémoration; elle est un appel à l’écoute, à la justice et à la collaboration. Les peuples autochtones portent des savoirs millénaires sur l’environnement, la santé, la gouvernance et la vie communautaire, des savoirs qui demeurent essentiels pour répondre aux défis contemporains, notamment ceux liés au climat et à la préservation des écosystèmes.
Souligner cette journée, c’est aussi reconnaître les blessures encore ouvertes : la dépossession des terres, les discriminations, les ruptures culturelles et les injustices qui ont marqué l’histoire. Mais c’est surtout affirmer que la réconciliation ne peut être un simple mot. Elle doit se traduire par des actions concrètes, par le respect des droits, par la valorisation des langues et des traditions, et par une volonté sincère de bâtir des relations fondées sur l’égalité.
Les populations autochtones ne sont pas des vestiges du passé; elles sont des nations vivantes, créatives, porteuses d’avenir. En cette journée, nous sommes invités à reconnaître leur contribution unique, à célébrer leur identité et à nous engager à leurs côtés pour un monde où chaque peuple peut vivre dans la dignité, la sécurité et la fierté de ses racines.
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Santé et bien-être
UNE RELÈVE PROMETTEUSE

Le CHUM accueille une fois de plus cet été des jeunes de secondaire 4 et 5 afin de les introduire au réseau de la santé. Bloc opératoire, ateliers de points de suture, découverte de laboratoires : ces curieux adolescents mettent la main à la pâte durant l’Académie d’été. Depuis cinq ans, plusieurs centaines de jeunes à travers le Québec y ont participé et 77 % d’entre eux ont affirmé que le programme avait influencé leur choix de carrière.
UN SYNDROME INFANTILE DÉMYSTIFIÉ
Le syndrome d’entérocolite induite par les protéines alimentaires (SEIPA) cause de grandes inquiétudes pour plusieurs parents, mais cette condition est encore souvent mal diagnostiquée. L’institut de recherche du CUSM s’est donc penché sur cette question dans le cadre d’une étude auprès de 87 enfants atteints du SEIPA. Lié à certaines allergies alimentaires comme les œufs (27,6 %) et les fruits de mer (21 %), ce syndrome peut provoquer une déshydratation et des vomissements sévères et peut être facilement confondu avec une gastro-entérite.
LE CANCER RECULE AU QUÉBEC
L’institut nationale de santé publique a dévoilé une mise à jour de ses données sur les causes de décès des Québécois. Dans la période s’échelonnant de 2019 à 2023, le cancer a été responsable de 29,4 % des décès, contre 32,4 % pour la période précédente (2014-2018). Les maladies du cœur (17,3 %) et les traumatismes non intentionnels (5,5 %) complètent le podium de la mortalité. Par ailleurs, l’espérance de vie au Québec a continué d’augmenter, passant de 82,4 à 82,5 ans. La région où la population vit le plus longtemps est Laval (83,8), creusant son écart avec le dernier de classe, le Nord-Du-Québec (79,3 ans).
Source : Journal de Montréal, magazine Salut Bonjour, 25 juillet 2026, p17
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Opinion
Il y a des jours où appeler un service à la clientèle relève de l’épreuve olympique. On décroche le téléphone avec une simple question, et on se retrouve prisonnier d’un labyrinthe numérique digne d’un jeu vidéo.
« Pour le service, faites le 2. Pour toute autre demande, faites le 3. Pour revenir au menu précédent, faites le 9. » On finit par faire tellement de chiffres qu’on pourrait croire participer à un tirage de loto.
Et avant même d’atteindre ces menus, il faut survivre au préambule. Deux, parfois trois longues minutes d’un message récité en français, puis en anglais, comme si on avait demandé une séance de méditation forcée. Ensuite arrive le classique : « Nous recevons un fort volume d’appels ». Bien sûr. On imagine très bien le “fort volume” : un seul préposé, probablement en pause, pendant que la machine nous berce de musiques d’attente composées pour tester notre patience.

Entre les menus qui s’enchaînent, les messages d’attente interminables et les avertissements moralisateurs, cette image résume la frustration moderne du téléphone automatisé. Un clin d’œil à l’époque où une voix réelle répondait, écoutait et réglait les choses en quelques secondes.
Et que dire du fameux « Notre menu a changé »… répété mot pour mot depuis deux ans. Rien n’a changé, sauf notre niveau d’exaspération.
Puis, cerise sur le sundae : l’avertissement sur le « langage respectueux ». On nous demande d’être courtois alors que l’attente dépasse parfois une heure, qu’on tourne en rond dans des sous-menus inutiles, et qu’on se fait rappeler que notre appel est « important ». Si c’était vrai, quelqu’un répondrait.
Dans ce domaine, l’informatique n’a rien réglé. Elle a simplement remplacé l’humain efficace par une machine lente. Vive l’époque où une personne réelle répondait, écoutait, et transférait l’appel en quelques secondes. Une époque révolue, mais tellement plus humaine.
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Santé et bien-être

Vos pieds vous semblent-ils plus volumineux que d’habitude ? Un léger gonflement après un long vol ou par temps très chaud n’a généralement rien d’inquiétant. En revanche, une enflure persistante peut parfois révéler un problème de santé sous-jacent.
Appelé œdème en termes médicaux, ce gonflement survient lorsqu’un excès de liquide s’accumule dans les tissus de l’organisme. Avec l’âge, la circulation sanguine change; l’effet combiné de certains médicaments ainsi que de maladies touchant le cœur, les reins, le foie ou les veines peut accroître le risque d’œdème. Les longues périodes passées en position assise ou debout, une alimentation riche en sel ou le port de chaussures trop serrées peuvent également y contribuer.
Heureusement, quelques mesures simples suffisent souvent à atténuer un léger gonflement : surélever les pieds, marcher plus fréquemment, s’étirer dans les transports ou porter des bas de compression. L’activité physique régulière peut également favoriser la circulation sanguine et réduire l’accumulation de liquide au fil du temps. Même de petits gestes, comme des flexions des chevilles en position assise, peuvent aider à maintenir une bonne circulation.
Les experts recommandent toutefois de ne pas ignorer un gonflement qui apparaît soudainement, qui touche une seule jambe ou qui s’accompagne de rougeur, de chaleur, de douleur thoracique ou d’essoufflement. Dans certains cas, l’enflure des pieds et des chevilles peut être le signe d’un caillot sanguin, d’une infection ou d’un problème cardiaque nécessitant une consultation médicale sans délai.
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Source : Revue « CSA », été 2026, numéro 139, p17 (Mayo Clinic, WebMD, familydoctor.org)
Histoire
LE COUREUR AUX RACINES D’ICI STEVE PRÉFONTAINE EST MORT AVANT DE POUVOIR S’ILLUSTRER DANS LA COMPÉTITION
Steve Préfontaine devait être l’une des grandes vedettes de l’athlétisme aux Jeux olympiques de Montréal. Mais le 30 mai 1975, quelques heures après la victoire du coureur dans un 5000 mètres près de chez-lui en Oregon, sa MG Butterscotch a raté une courbe et elle s’est renversée sur le toit. Il est mort asphyxié sous le poids du véhicule. Il avait 160 mg d’alcool dans le sang.

Dans un sport où l’on atteint son sommet qu’à la fin de la vingtaine, Prev, comme l’appelaient ses fans, détenait, à 24 ans seulement, 7 records américains entre 2000 et 10 000 mètres. Il avait couru neuf fois le 1000 mètres sous les quatre minutes, un exploit inégalé en 1975. Mais il était plus qu’un grand coureur, il était un phénomène culturel. Son charisme et son style de course attiraient des millions de fans et ont grandement contribué à populariser la course à pied aux États-Unis.
À une époque où seuls les amateurs pouvaient participer aux Jeux olympiques, il avait refusé 200 000 $ pour devenir professionnel, se contentant d’une modeste bourse quotidienne de 3,50 $, juste pour faire les JO de Montréal, d’où venaient ses ancêtres et de qui il connaissait l’histoire.
DE LONGUEUIL À L’OREGON
Tonnelier de métier, l’ancêtre Antoine Fournier dit Préfontaine (1663-1702), originaire de Beaumont-sur-Oise en Picardie, est arrivé en Nouvelle-France en 1867. Soldat de la compagnie de Troyes, il a participé à l’expédition des frères Lemoyne dans le but de déloger les Anglais de la baie d’Hudson.
L’année suivante, il épouse Marie Ronceray (1668-1696) et s’établit à Longueuil dans la seigneurie de Charles Lemoyne. Le couple n’aura que trois enfants, mais les générations suivantes en auront de 12 à 15, toujours autour de Longueuil, jusqu’au départ de Toussaint (1850-1910) pour Worchester, Massachusetts, vers 1870 (Toussaint était le petit-cousin de Raymond Préfontaine, maire de Montréal de 1898 à 1908).
En 1871, Toussaint épouse Henriette Lefebre (1850-1922) à Worcester. Vers 1882, la famille déménage sur une ferme au Dakota du Nord où naîtra Henri Rolland (1892-1982), dernier des 9 enfants du couple.
Dans les années 1920, la famille va encore plus à l’ouest, jusqu’à Coos Bay, en Oregon.
C’est là que naîtra Steeve Rolland Préfontaine, le 25 janvier 1951, grand coureur de demi-fond, mort trop tôt.
LIGNÉE PATERNELLE DE STEVE PRÉFONTAINE
1- PRÉFONTAINE, Raymond George (1919-2004), marié à SENNHOLZ, Elfriede Anna Marie (1925-2013), mariés le 2 juillet 1948 en Allemagne.
2- PRÉFONTAINE, Henri Rolland (1892-1982), marié à PENELL, Delina (1887-1929), mariés en 2014 à Devils Lake, Dakota du Nord.
3- FOURNIER DIT PRÉFONTAINE, Toussaint (1850-1910), marié à LEFEBRE, Henriette (1850-1922) le 30 avril 1871 à Worchester, Massachusetts.
4- FOURNIER DIT PRÉFONTAINE, Joseph (1810-1881), marié à JALBERT, Adeline (1823-1881) le 12 juillet 1842 à Saint-Césaire, Rouville, Québec (le couple a eu 13 enfants).
5- FOURNIER DIT PRÉFONTAINE, Alexis (1764-1853), marié à CHICOINE, Charlotte (1773-1838) le 4 février 1793 à Verchères, Québec (le couple a eu 14 enfants).
6- FOURNIER DIT PRÉFONTAINE, Charles-Joseph (1734-1806), marié à TRUDEAU, Charlotte (1739-1809) le 30 janvier 1758 à Longueuil, Québec (le couple a eu 12 enfants).
7- FOURNIER DIT PRÉFONTAINE, Adrien (1693-1760), marié à BOUTHEILLIER, Catherine (1695-1771) le 11 août 1715 à Longueuil, Québec (le couple a eu 15 enfants).
8- FOURNIER DIT PRÉFONTAINE, Antoine (1663-1702), marié à RONCERAY, Marie (1668-1696) le 11 février 1688 à Boucherville, Québec.
9- FOURNIER DIT PRÉFONTAINE, Denis, marié à DESABEUX, Catherine, à Beaumont-sur-Oise, Beauvais, Picardie.
Source : Jacques Noël, Journal de Montréal, 25 juillet 2026, p44. (Photo Steve Préfontaine)
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Consommation
Les plus récentes statistiques du secteur de l’assurance automobile ont de quoi faire sourciller : les réclamations sont en chute libre, en baisse de 31,5 %. Une diminution aussi marquée soulève une question que bien des automobilistes se posent : verra‑t‑on enfin une baisse des primes?

En théorie, moins de réclamations signifie moins de dépenses pour les assureurs. Moins de sinistres à couvrir, moins de réparations à payer, moins de dossiers à traiter. Bref, un risque globalement plus faible. Et dans un marché idéal, cette réduction du risque devrait se traduire par une diminution des coûts pour les consommateurs.
Mais la réalité est souvent plus nuancée. Les assureurs invoquent régulièrement d’autres facteurs : inflation du coût des pièces, hausse des frais de main‑d’œuvre, sophistication croissante des véhicules, sans oublier les marges qu’ils souhaitent préserver. Résultat : même avec une baisse spectaculaire des réclamations, rien ne garantit que les primes suivront la même pente.
Les automobilistes sont donc en droit de demander des comptes. Une baisse de 31,5 % des réclamations, c’est majeur. Les assureurs devront expliquer pourquoi les primes ne refléteraient pas cette amélioration du risque.
En clair, la balle est dans leur camp. Et les conducteurs attendent…
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