Savoir faire la différence

– Salut François. Je te téléphone pour savoir si tu rentres au travail ce matin?

– Non parce que j’ai pogné la maudite grippe…

– Oh là là… la fièvre, les courbatures, les maux de tête et obligé de garder le lit… je te comprend et c’est pas jojo ça.

– Non non, je mouche tout simplement et j’ai le nez qui coule comme un robinet. C’est désagréable. Dans trois jours, je devrais aller mieux.

– Ah bon! Ce que tu me décris comme symptômes, c’est plutôt un vilain rhume… tu vas vite te remettre sur pied. Soigne-toi bien et on se revoit bientôt.

– OK! Salut!

Rhume ou grippe, le pictogramme qui suit vous aidera à mieux faire la différence entre ces deux pathologies.

La Floride, amoureuse des armes

On a tous vu l’horreur de la tuerie dans une école secondaire de Parkland, en Floride, le 14 février dernier, via la télévision. Posséder une arme à feu pour les Américains, c’est une nécessité et un droit acquis. Malheureusement, ces armes tombent souvent aux mains de personnes dérangées mentalement qui s’en servent pour semer la destruction. Et les victimes sont majoritairement des personnes mineures. Cette fusillade était la 291e de l’année sur le territoire américain à survenir en milieu scolaire et la 18e en Floride, toujours pour la même période.

Hier, Marie Poupart qui demeure en Floride, dressait le portrait de cette culture des armes, principalement en Floride, dans les pages du Journal de Montréal. Ça vaut la peine de prendre connaissance de ce qui suit.

LES ARMES DE MES AMIS FLORIDIENS

Collaboratrice du Journal et auteure du livre Floride : 700 bonnes adresses et les coups de cœur de 40 vedettes, Marie Poupart a constaté à quel point la culture des armes à feu est ancrée profondément dans le « Sunshine State » depuis qu’elle y a élu domicile. Dans la foulée de la tuerie survenue dans une école secondaire de Parkland, elle livre ici ses observations.

« Depuis que je réside en Floride, je dois avouer que je vis constamment avec cette idée en tête, qu’un jour, peut-être, je pourrais moi aussi être victime d’un tireur fou. Plusieurs de mes amis, des gens très comme il faut – comme on dirait au Québec – sont armés. Ils sont enseignants, ingénieurs, biologistes.

Pas plus tard que le week-end dernier, par pure coïncidence, j’ai visité un Gun Show à West Palm Beach, parce que je suis curieuse et parce que j’accompagnais des amis qui pratiquent le tir sportif. Les Américains adorent ce genre d’événements. On peut s’y procurer des armes à feu de toutes sortes, et surtout on peut regarder, toucher… « admirer ».

Ces grands salons populaires ont lieu dans la plupart des villes de Floride, et parfois plusieurs fois par mois. On les annonce très régulièrement à la radio, dans les journaux et sur d’immenses panneaux publicitaires en bordure de l’autoroute 95. Gun Show, Gun Show, Gun Show!

UN CADEAU DE LA NRA

Lors de mon passage, le stationnement était rempli à craquer, des centaines de visiteurs s’y pressaient et le prix d’entrée était plus qu’abordable : 10$. C’est vraiment pas cher pour admirer des armes à feu dernier cri. Et oh! Surprise, des membres de la NRA, la National Rifle Association, le puissant lobby des armes à feu étaient présents. En devenant membre, on pouvait accéder au Gun Show gratuitement, sans sortir un sou de sa poche. Un petit cadeau de l’association…

En entrant dans l’immense hall d’exposition, quel ne fut pas mon étonnement de constater la grande quantité d’armes offertes. Des centaines d’armes à feu de toutes sortes pour séduire le plus grand nombre de personnes possible. De la jeune femme, au col blanc, en passant par les jeunes gens et les familles.

COMME DES JOUETS

On y retrouve de tout, pour tous les goûts : des carabines, des révolvers, des fusils de chasse, des fusils mitrailleurs. Des munitions à profusion, mises de l’avant par des vendeurs complètement entichés de leurs joujoux, des passionnés qui peuvent vous en parler pendant des heures.

J’ai vu des armes colorées au design séduisant pour attirer les jeunes. Des armes qui ressemblaient à de vrais LÉGO. Des armes roses, blanches, vertes pour coordonner l’arme avec le vernis à ongles ou les vêtements de Madame. En Floride, on banalise l’arme en lui donnant des couleurs et des styles attrayants, peut-être bien pour camoufler sa fonction première, et tout ça à un prix très modique. On peut, en effet, se procurer une arme pour environ 150$ dans un Gun Show.

Et que dire du public! J’ai aperçu dans cette faune des bébés et de jeunes enfants. Des petites filles ou des petits garçons hauts comme trois pommes qui déambulaient avec leur papa parmi cet arsenal, Je me suis franchement demandé ce que des enfants pouvaient bien faire là…

CHEZ WALMART AUSSI

Plusieurs des visiteurs achetaient. Dans bien des cas, j’aurais personnellement eu des hésitations à vendre des armes à certains d’entre eux qui arboraient des tronches de durs à cuire ou de gens à qui je n’aurais pas fait confiance. Mais il y a bien plus que ces immenses expositions d’armes à feu.

Quelques heures après la tragédie de Parkland, je me suis rendue par curiosité dans un Walmart près de chez moi pour constater qu’on y vendait effectivement des dizaines d’armes à feu à des prix abordables. Même chose pour les magasins d’articles de sports Dick’s Sporting Good (un genre de Sports Experts).

Autre exemple, au Publix, cette grande chaîne d’alimentation comparable à IGA ou Métro, s’affiche toute une panoplie de magazines consacrés aux armes. Ces publications côtoient tout bonnement des revues de cuisine ou de mode, à la portée des enfants et des adolescents.

UN SUJET TABOU

La plupart de mes amis floridiens possèdent des armes. Et ne leur parlez pas de restreindre leur droit… je perdrais ces amis. Le droit de détenir une arme à feu est considéré comme « inviolable » pour eux et pour la plupart de leurs concitoyens. Même si, selon des chiffres récents, il y a aux États-Unis plus de 90 décès par arme chaque jour au pays de l’oncle Sam.

Les choses vont-elles changer un jour? De plus en plus de voix se font entendre à cet effet, mais sauront-elles contrer les puissants lobbys et convaincre les Américains de changer leur constitution? Rien n’est moins sûr. Alors, malheureusement, on risque de retrouver les mêmes manchettes mois après mois… »

Plus de vérités sur le gros-lot remporté par les médecins spécialistes

Pour faire suite à mon article du 15 février dernier où je vous proposais le papier de Josée Legault, il s’est passé du nouveau dans l’odieux gros-lot remporté par les médecins spécialistes, avec la bénédiction des confrères Barrette et Couillard. Pour vous renseigner sur l’arnaque que les CONtribuables se sont fait passer et entrer un peu plus dans les détails, Josée Legault en a écrit un autre article dans le Journal de Montréal d’hier, en complément du premier.

Je me fais un plaisir de vous en livrer la teneur et toutes les tergiversations qui se mesurent en milliards de dollars qu’on a pris dans NOS poches. J’espère que l’électorat s’en souviendra le 1er octobre prochain et surtout que ce scandale n’en reste pas là;

L’ESCROQUERIE ÉRIGÉE EN SYSTÈME

Le scandale des hausses exagérées de la rémunération des médecins spécialistes colle à la peau de Philippe Couillard comme le tatouage d’un stéthoscope. Car scandale il y a. En voici les raisons.

1- Déjà sous Jean Charest, les libéraux leur ont ouvert le bar des fonds publics. Ils l’ont fait sous le prétexte fumeux d’un « rattrapage » soi-disant urgent du revenu des spécialistes québécois face à leurs collègues du reste du pays. Depuis, c’est à coups de milliards en fonds publics que leur rémunération a bondi d’un prodigieux 117%.

2- Malgré cet enrichissement spectaculaire, une bonification notable de l’accès aux spécialistes n’a pas suivi. C’est ce qui s’appelle un marché de dupes ou un piège à cons. À vous de choisir. Hormis pour les oncologues, obtenir un rendez-vous avec un spécialiste dans un délai raisonnable frôle la mission impossible.

3- Sur le même sujet du « rattrapage », Radio-Canada rapporte qu’en fait, « les médecins spécialistes du Québec ont gagné en moyenne 403 537 $, soit 36 000 $ de plus que les spécialistes en Ontario ». Les spécialistes québécois sont donc mieux payés que leurs collègues ontariens depuis 2016. Au Québec, la valse des milliards en hausses se poursuivra pourtant jusqu’en 2023.

LE PRIX DE LA GLOUTONNERIE

Avec un revenu annuel moyen de 697 642 $, le premier prix de la gloutonnerie va néanmoins aux radiologistes. Comme par hasard, le ministre de la santé, Gaétan Barrette, est un radiologiste.

4- On apprend maintenant que les hausses faramineuses accordées aux spécialistes par les libéraux découleraient aussi de mauvaises « prévisions » datant de 2006 quant à l’augmentation du revenu des médecins dans le reste du pays. La belle affaire.

5- Se délestant de sa propre responsabilité dans ce scandale qui vampirise aussi le budget de la santé et des services sociaux. M. Couillard a même le culot d’en blâmer François Legault. Ministre de la santé sous Bernard Landry, il est vrai que M. Legault voulait étudier les écarts de rémunération entre les spécialistes du Québec et du Canada. Mais, contrairement à ce qu’en dit M. Couillard, jamais M. Legault n’a mis le bras des contribuables dans le tordeur de ces augmentations pharaoniques. Les responsables en sont les libéraux.

ENQUÊTE

6- Le dernier élément du scandale est en fait son premier. On le trouve chez ses vrais géniteurs : Philippe Couillard, Gaétan Barrette, l’ex-ministre de la santé Yves Bolduc et Juan Robert Iglesias, jusqu’à récemment le puissant secrétaire général et greffier du Conseil exécutif.

Au-delà de l’amour du pouvoir, ces quatre hommes ont en commun d’être médecins. Devant ce qui s’avère être une dilapidation éhontée de fonds publics à hauteur de quelques milliards de dollars payés en trop aux spécialistes, ce trait commun est la définition même d’un conflit d’intérêts.

Bref, à l’incompétence de mauvaises « prévisions » faites en 2006 s’ajoutent surtout des années de favoritisme pratiqué par des médecins spécialistes au pouvoir. Le tout, au profit de leur propre profession et de ceux qui l’exercent.

Considérant les sommes en jeu, ce scandale mérite une enquête indépendante.

Envie de rigoler???

L’homme entre dans un bar avec une autruche derrière lui. Comme il s’assied, le patron arrive et prend la commande. L’homme dit :

– Je prendrai une bière.

Il se tourne vers l’autruche et lui demande :

– Et toi?

– Je prendrai une bière aussi, répond l’autruche.

Le patron amène les deux bières et dit :

– Cela fera 7,35$, s’il-vous-plaît.

Le type plonge la main dans sa sacoche et sort la somme exacte.

Le jour suivant, l’homme et l’autruche reviennent et l’homme demande une bière et l’autruche demande la même chose. À nouveau, l’homme met la main dans la poche et sort la somme exacte demandée. Cela devient une routine, chaque soir les deux reviennent dans le bar.

– Comme d’habitude? demande le patron.

– Non. Pour changer, je vais prendre un double scotch.

– Pour moi aussi, dit l’autruche.

– Cela fera 8,80$.

À nouveau, l’homme plonge la main dans sa poche et en ressort la somme exacte qu’il place sur le comptoir. Le patron ne peut retenir plus longtemps sa curiosité.

– Excusez-moi, Monsieur. Comment arrivez-vous à sortir de votre poche la somme exacte à chaque fois?

– Hé bien, dit l’homme. Il y a des années, j’étais en train de nettoyer mon grenier quand j’ai trouvé une vieille lampe. Quand je l’ai frottée, un génie est apparu et m’a offert deux souhaits. Mon premier souhait a été de pouvoir toujours payer ce qu’on me demandait juste en mettant la main dans ma poche et en ressortir la somme exacte.

– Bien vu! Répond le patron. La plupart des gens aurait demandé un million de dollars ou quelque chose du genre mais ainsi vous serez aussi riche que vous le voulez aussi longtemps que vous vivrez.

– Exact! Que ce soit pour un litre de lait ou une Rolls Royce, la somme exacte est là, dit l’homme.

Le patron demande alors :

– Encore une chose, Monsieur. Et l’autruche?

L’homme répond :

– C’est là que j’ai merdé, pour mon deuxième vœu. J’ai dit que je voulais une poulette avec de grandes jambes…

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Un Québécois est en vacances à Toronto. De sa chambre d’hôtel, il appelle à la réception et demande au préposé :

– I need some Pepper.

Le préposé lui demande :

– What kind of pepper do you need? Black pepper? Red pepper? Hot pepper?

Le Québécois répond :

– Torching pepper ! s’tie…

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Le petit Pierre déménage à la campagne et achète un âne à un vieux fermier pour 100 dollars… Le fermier doit livrer l’âne le lendemain, mais justement le lendemain celui-ci lui dit :

– Désolé fiston, mais j’ai une mauvaise nouvelle, l’âne est mort.

– Bien alors, rendez-moi mon argent.

– Je ne peux pas faire ça. J’ai déjà tout dépensé…

– OK alors, vous n’avez qu’à m’apporter l’âne.

– Qu’est-ce que tu vas faire avec un âne mort?

– Je vais le faire gagner par un tirage au sort à une tombola…

– Tu ne peux pas faire tirer un âne mort comme lot!

– Certainement que je peux. Je ne dirai à personne qu’il est mort.

Dans sa situation, le fermier se dit qu’il ne peut pas vraiment refuser. Il amène donc l’âne au petit Pierre. Un mois plus tard, il revient voir le petit Pierre :

– Qu’est devenu mon âne mort?

– Je l’ai fait tirer au sort. J’ai vendu 500 billets à 2 dollars, ça m’a fait… une recette de 1.000 dollars.

– Et personne ne s’est plaint?

– Seulement le gars qui a gagné. Mais je lui ai rendu ses 2 dollars et il n’a pas fait d’histoire!

Pierre a vieilli et est devenu ministre des Finances du Québec et pour gagner plus, il s ‘est toujours entouré d’ânes et continue à fourrer tout le monde…!

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Un prêtre et une bonne sœur traversaient le désert à dos de chameau. Le troisième jour de leur voyage, le chameau tomba subitement raide mort. Après s’être dépoussiérés, la sœur et le prêtre se mirent à évaluer leur situation. Après un long moment de silence, le prêtre dit à la sœur:

– Eh bien, ma sœur, nous sommes dans une situation assez désespérée!

– Entièrement d’accord avec vous, mon père!

– En fait, je ne crois pas que nous pourrons survivre plus d’une journée ou deux sous cette chaleur torride et sans moyen de locomotion…

– Je suis entièrement d’accord avec vous!

– Ma sœur, étant donné que nous ne nous en sortirons probablement pas vivants, me feriez-vous une faveur?

– Tout ce que vous désirez mon père!

– Je n’ai jamais vu les seins d’une femme. Alors ma sœur, est-ce que vous me laisseriez voir les vôtres?

– Eh bien, étant donné les circonstances, je ne crois pas que ça pourrait offenser qui que ce soit.

La sœur découvrit alors sa poitrine et le prêtre contempla ses seins pendant un moment et lui demanda s’il pouvait les toucher. La sœur consentit et le prêtre se mit à les caresser pendant quelques minutes.

– Mon père, est-ce que je pourrais à mon tour vous demander quelque chose?

– Oui ma sœur!

– Moi non plus je n’ai jamais vu le pénis d’un homme. Voudriez-vous me montrer le vôtre?

– Je suppose que ce serait correct…

– Oh mon père, est-ce que je peux le toucher?

– Mais bien sûr…

Le prêtre commence alors à avoir une érection. Il dit :

– Ma sœur, saviez-vous que si je l’introduis à la bonne place, ça peut donner la vie?

– Est-ce vrai, mon père?

– Bien sûr, ma sœur!

– Alors, mettez-le donc dans le cul du chameau afin que nous puissions partir d’ici au plus vite!

Entre médecins, point de limites

Si la santé ne se porte pas mieux malgré que des médecins mènent la province, on peut dire que les médecins spécialistes eux, ont retenu toute l’attention pour grossir leur compte en banque.

Avec des augmentations exorbitantes qui frisent l’indécence, les Barrette et Couillard ouvrent leurs goussets, c’est-à-dire les nôtres, pour leur offrir un salaire annuel qui atteint presque le demi-milliard de dollars. Rien de trop beau pour les boys! Dans l’opinion publique, cette distribution scandaleuse de fonds publics ne passe pas.

Josée Legault en a fait le sujet de sa chronique, hier, dans les pages d’opinions du Journal de Montréal, et je m’empresse de vous la partager…

DOCTEUR, J’AI LA NAUSÉE…

Les médecins spécialistes toucheront une rondelette somme frôlant le demi-milliard de dollars. Après une série de hausses pharaoniques sous prétexte d’un « rattrapage » avec le reste du pays, c’est La goutte qui a fait déborder le cathéter.

À près de 8 milliards $ cette année pour rémunérer les médecins, soit 20% du budget de la santé, ce soi-disant « rattrapage » est une arnaque. Sans augmentation proportionnelle de services, c’est du gaspillage de fonds publics. Bien des médecins dévoués à leurs patients n’en demandaient pas tant.

Sur une décennie, Philippe Couillard et Gaétan Barrette, deux médecins, ont érigé une véritable oligarchie médicale. Voilà qu’ils poussent l’enveloppe jusqu’à prétexter des surplus pour lancer ce demi-milliard aux spécialistes en jurant que ce n’est pas de l’« argent neuf ».

VALISES

On nous prend vraiment pour des valises. Neuf ou pas, ça reste l’argent des Québécois. Pis encore, pendant trois ans d’austérité, ces mêmes surplus ont été engrangés principalement sur le dos des plus vulnérables.

Sur cette question, je signe et persisterai. Quand Philippe Couillard et Gaétan Barrette donnent autant d’argent public à leurs propres collègues médecins spécialistes, ça s’appelle un conflit d’intérêts. Pourtant, personne ne tolérerait qu’un premier ministre policier de métier en profite pour hausser exagérément et à répétition le salaire des policiers du Québec.

REMÈDE

Et ces milliards en surplus, pourquoi ne pas en donner une partie aux proches aidants, aux soins à domicile, aux enseignants, aux infirmières? Pourquoi pas aux personnes déficientes intellectuelles adultes que le même gouvernement vient de priver brutalement du maigre 73$ de hausse mensuelle sur leur chèque d’aide sociale? Mais non, c’est silence radio. Hors de la chapelle médicale, point de salut.

Docteur, dites-moi, que prendre pour soulager la nausée persistante de 8 millions de Québécois face à de telles injustices? Du Gravol? Du gingembre? Non, attendez, pourquoi pas une bonne grosse élection générale? Qu’en pensez-vous, docteur?

Pourquoi je t’aime…

Pourquoi je t’aime…

Je creuse dans mon cœur chercher la réponse

Dans le plus profond de mon âme je trouverai,

J’irai jusqu’au fin fond de la terre

Pourquoi je t’aime…

La réponse est juste devant moi

Dans la lumière de ton sourire

Dans le charme de ton regard

Dans la douceur de tes caresses

La réponse est juste devant moi

Pourquoi je t’aime…

Je sais maintenant pourquoi je t’aime.

Mon cœur bat plus vite quand je te vois

Je me sens sur un nuage quand je prends ta main

Je me sens marcher sur un arc-en-ciel

Pourquoi je t’aime…

Ce n’est pas seulement pour ces raisons-là

Il y en a d’autres que je ne te raconte pas

Le plus important c’est que je t’aime

C’est toi mon amour que j’ai choisi

Et que tu m’as dit oui

Pour toujours…

Source : Éditeur Web

Amoureuse St-Valentin à tous et toutes

In Memoriam – Jacques Nantel – 3e anniversaire

Déjà trois années, papa, que tu nous quittais sans prévenir, sans déranger, comme une feuille au vent. Je m’ennuie toujours de nos belles conversations avec toute la sagesse que tu dégageais et je ne cesse de te citer en exemple. Je ressens encore un vide.

J’ai pensé à toi aujourd’hui, hier et tous les autres jours d’avant. Je pense à toi en silence. Tout ce que je possède sont des mémoires, des souvenirs indélébiles et des photos. Le ciel t’a dans ses bras, moi je t’ai dans mon cœur.

Un héros ça ne meurt pas. Alors de ton nuage et accompagné de maman, puissiez-vous continuer à guider nos pas dans le chemin qui nous est destiné, comme vous l’avez fait admirablement toute votre vie.

« La force de l’espérance est ce qui nous permet de se remémorer les souvenirs de ceux qui ont marqué notre vie. »

Seulement au Québec qu’on peut voir ça

Ordinairement, j’aime commenter l’actualité. Mais sur la décision de Québec de favoriser la compagnie française Alstom, au détriment de Bombardier, dans le futur REM (Réseau Express Métropolitain), je veux partager avec vous l’article que Richard Martineau livrait dans sa chronique de dimanche dernier du Journal de Montréal. Il rejoint entièrement mon opinion sur le sujet.

SCIER LA BRANCHE SUR LAQUELLE ON EST ASSIS

Je ne sais pas vous, mais moi, si j’étais propriétaire d’un restaurant, je dirais à tout le monde que c’est le meilleur restaurant où aller manger.

Et quand j’organiserais un gros souper d’affaires, c’est à mon restaurant que j’amènerais mes invités. En espérant qu’ils apprécient l’expérience, et qu’ils le disent à leurs amis. Ça tombe sous le sens, me semble… Tu veux que tes affaires marchent! « Charité bien ordonnée commence par soi-même », comme le dit le proverbe…

ALLEZ AU RESTO D’EN FACE!

Eh bien, ça a l’air qu’au gouvernement, ce n’est pas comme ça que ça se passe… Non seulement le gouvernement ne va pas manger à son restaurant, mais il dit à tout le monde que celui d’en face est meilleur! Il invite les gens à enrichir la compétition! Faut le faire…

Vous ne savez as de quoi je parle?

Bombardier.

Comme Michel Girard le soulignait hier, la Caisse de dépôt est le principal actionnaire et le principal bailleur de fonds de Bombardier. Or, à qui la Caisse a donné le très lucratif contrat du matériel roulant pour le futur REM de Montréal? Au géant français Alstom! Le compétiteur direct de Bombardier!

T’es propriétaire de MacDo, mais tu fais de la pub pour Burger King! T’es marié à Ginette, mais tu passes la soirée de la Saint-Valentin avec Diane! Allo?

Le message que le gouvernement du Québec a lancé au reste du monde est clair : la prochaine fois que vous recevez une soumission de Bombardier pour un contrat, ne prenez même pas la peine de l’analyser. La preuve que cette entreprise n’est pas digne de confiance : on est son principal actionnaire, et on ne fait même plus affaire avec elle! On préfère travailler avec son principal concurrent! Cibole… Avec des amis comme ça, Bombardier n’a pas besoin d’ennemis.

SE TIRER DANS LE PIED

Vous me direz que le gouvernement se doit d’être objectif, qu’il doit choisir l’entreprise qui dépose la meilleure soumission, qu’elle soit québécoise ou pas. Je veux bien… Mais il ne faut quand même pas se tirer dans le pied!

Bombardier n’est pas une entreprise québécoise comme les autres. C’est une entreprise dans laquelle le gouvernement a investi plus de trois milliards de dollars au cours des deux dernières années! Ce n’est pas la soupe Habitant, il n’y a pas « un peu de nous autres là-dedans ». Il y a « beaucoup de nous autres là-dedans »!

Si on juge que Bombardier n’est pas capable d’honorer ce genre de contrat, voulez-vous me dire pourquoi on a investi autant de fric dans cette entreprise, alors?

D’un côté, tu demandes à ton chum d’engager ton fils comme chauffeur. De l’autre, tu dis à tout le monde que tu ne passerais jamais ton char à ton fils parce que tu juges qu’il conduit comme un pied et qu’il n’est pas responsable! Duh?

SURRÉALISTE

Comment voulez-vous que les autres entreprises fassent confiance à Bombardier alors que le gouvernement du Québec, qui est son principal actionnaire, ne lui fait pas confiance? C’est surréaliste… « Only in Québec. »

P.K. était en ville

Quand P.K. Subban s’amène avec ses Predators, c’est toujours un événement grandiose. Après son retour à l’hôpital envers lequel il a généreusement donné une partie de sa fortune, il ne laisse personne indifférent. Et même si les partisans de la sainte flanelle n’ont pas tous digéré cet échange avec Shea Weber en 2016, il fallait voir l’énorme quantité de supporteurs arborer le célèbre numéro 76, tant sur les chandails jaunes que les bleus blancs rouges, au Centre Bell. P.K. c’est P.K. et ici à Montréal, on adore ce type de joueur. Nashville a finalement gagné en tirs de barrage, 3-2.

Quoi qu’il en soit et avec sa plume fantastique, Michel Beaudry en a fait le sujet de sa chronique d’hier dans le Journal de Montréal et il m’a bien fait rigoler. De belle façon et avec l’humour qu’on lui connaît, il a pondu le texte qui suit et que je m’empresse de partager avec vous.

L’ENFANT PRODIGE

Ça fera deux ans cet été et on s’ennuie encore de toi, mon beau P.K. On est heureux de te revoir à la maison. Tu sais que les choses ont beaucoup changé, ici. Tu te souviens de Coderre, le maire? Parti. C’est une fille maintenant. Cute, souriante, mais c’est pas donné.

Tu te souviens de Rozon, le big boss du Festival Juste Pour Rire? Disparu et noyé dans les accusations d’inconduite sexuelle. Salvail? Tu sais celui qui voulait toujours t’avoir sur son show à la télé? Il a été crucifié et éliminé parce qu’il se sortait le tuyau dans les meetings. Finitos, on ne le voit plus. Par contre, Legendre, lui, est revenu. Il est guéri et il fait de la télé comme avant, mais on ne le laisse plus aller au parc tout seul.

Dans les hôpitaux dont tu aimais tellement t’occuper, peu de changements. Urgences débordées, infirmières écœurées et pas de sel dans les patates pilées. Pour les vieux, ça tourne encore autour d’un bain par semaine.

À PART ÇA

On a eu la Formule E, mais on l’a perdue tout de suite. Dans les mauvaises nouvelles, Nadine LeGrand est morte dans un accident de moto. L’enquête n’est pas finie.

Les libéraux lâchent la corruption tranquillement et se lancent dans le pot. Tu te rappelles nos problèmes à vendre les C Series de Bombardier? Réglé. On les a donnés à des Français. Un trouble de moins. En sortant de la game, ce soir, va voir le pont Jacques-Cartier, il est illuminé maintenant. As-tu remarqué? On a plus de neige et on est plus embourbés depuis que tu es parti.

Fini, nos policiers ne portent plus de culottes de clown. Ils jouent dans les téléromans, maintenant. Côté hockey, bonne nouvelle. Montréal a d’excellentes chances de se classer au Tournoi pee-wee de Québec. Il nous manque juste un centre.

NDLR: Avouez qu’elle est bonne…

Salmigondis

Les détenus réclament une augmentation de salaire
C’est seulement au Canada que tu vois des demandes farfelues comme ça. Tu es un détenu fédéral parce que tu as commis un crime punissable d’une sentence d’incarcération de plus de 2 ans. Un geste criminel majeur qui devrait t’enlever tous tes droits pour la durée de ta sentence, point à la ligne! Tu as automatiquement une dette envers la société et il fallait y penser avant. C’est quoi cette paie, si minime soit-elle?

Je ne crois pas que ce soit un incitatif à la réhabilitation. On est très loin du pain sec et à l’eau, d’autant plus que ces criminels, faut-il le rappeler, ont la possibilité d’apprendre un métier ou une profession. Quand on regarde tout ça, c’est à se demander si l’honnêteté paie vraiment et qu’une tête fêlée ne l’est pas assez pour y faire un saut.

On nous prend pour des imbéciles
Il n’y a pas d’autres qualificatifs pour parler du projet du Canada de mieux identifier les produits contenant trop de sel, de sucre ou de gras. On ne sait pas lire et ils veulent nous aider. On a déjà des étiquettes mais nous sommes trop simples d’esprit pour comprendre la teneur en substances nocives des produits que nous consommons. Avec un logo ou un pictogramme, on comprendra mieux et notre santé en bénéficiera. N’est-ce pas merveilleux? L’art de faire l’éducation d’illettrés que nous sommes.

Finalement, ce n’est pas notre bien qu’il veut, c’est notre pognon. Combien pensez-vous que tout ça va NOUS coûter? Et pour ajouter l’insulte à l’injure, il compte mettre en vigueur cette politique avant la fin de 2018 et les fabricants devront s’y soumettre en… 2022. Et ce bon gouvernement veut tellement notre bien, qu’en contrepartie, il légalisera le pot dans quelques mois pour qu’on se gèle la bine plus facilement. Ce n’est pas nocif ça?

Le Canada, une terre d’accueil qui fait envie
Qu’est-ce qui peut bien être attirant au Canada? Qu’est-ce que ce pays a de si spécial? Qu’est-ce qu’il a, qu’on ne trouve nulle part ailleurs? Entre autres, une justice si élastique, si permissive que la victime est loin d’être considérée dans son système. Vous pouvez commettre le pire crime, on apprend rapidement votre éligibilité à vous réhabilité et rapidement, vous voilà libre. Avouez que c’est invitant pour des étrangers. Ici, on ne te coupe pas une main pour un vol, un bras pour une agression physique… ici, on t’absout rapidement.

Et en prime, on a une disposition suprême qu’on ne trouve nulle part ailleurs… Jordan! Ça vous dit quelque chose, l’arrêt Jordan. Des juges, dans leur grande sagesse, ont concluent qu’une preuve devait se faire subito presto peut importe sa difficulté et sans dépasser certains délais, pour que les accusés ne soient pas trop traumatisés par ce qu’on leur fait subir; logés nourris, instruits, à NOS frais. Tout le monde invoque Jordan. Ce ne sont pas des idiots Très récemment, un ex-leader des Hells Angels ainsi qu’un meurtrier étranger ont pu lever leur verre à Jordan. En terre canadienne, c’est comme ça que ça se passe.

Autant crever rapidement
Immensément triste l’histoire de cet octogénaire, épuisé et sans ressources, qui prend soin de sa conjointe atteinte de Parkinson, racontée dans les pages du Journal de Montréal d’hier. Il a beau multiplier les démarches, on le fait attendre et ça prend une éternité pour obtenir des soins qui ne viennent pas. Ces personnes ont jadis été des actifs de notre société. Maintenant rendus à un âge plus que respectable, on les oublie. Ils sont laissés à eux-mêmes. Cette dame n’a pas pris un bain depuis 13 mois. Un besoin tellement essentiel.

Pendant ce temps, nos gouvernements gaspillent des sommes astronomiques sur des projets loin d’être prioritaires au lieu de parer aux situations plus urgentes et surtout humaines. Je vous rappelle qu’on a toujours deux médecins à la tête du Québec et la santé continue de soulever d’énormes points d’interrogations. Quand on se fait dire que la population vieillit tellement rapidement, qu’on anticipe encore plus de problèmes envers nos aînés, c’est un constat d’échec, un gouffre sans fond. Lorsque je lis des histoires d’horreur de la sorte, je souhaite crever rapidement, soudainement et dans la dignité. Pas être oublié comme une vieille chaussette et laissé à moi-même dans la détresse.