Un pan de notre histoire : Québec cesse d’être tranquille (Partie 1)

Histoire

LA DÉFAITE DE JEAN LESAGE EN 1966 EST ACCUEILLIE COMME UN SÉISME POLITIQUE

Jean Lesage déclenche une élection générale du 5 juin 1966. Fort de sondages favorables au printemps, il espère obtenir un troisième mandat afin de poursuivre la Révolution tranquille québécoise.

Pour la campagne de 1966, il change toutefois de stratégie. Cette fois, il place toute la campagne sur ses épaules et relègue à l’arrière-plan plusieurs ministres vedettes de son équipe. Ses proches sont surpris par ce véritable one man show, mais que faire ? C’est lui le chef. L’histoire nous apprend rapidement que c’était une très mauvaise stratégie.

L’annonce de la défaite des libéraux est accueillie comme un véritable tremblement de terre politique. Une défaite aussi surprenante qu’amère pour Jean Lesage, qui ne reconnaîtra officiellement la victoire de l’Union nationale que trois jours plus tard.

Il faut dire que le Parti libéral avait obtenu davantage de votes que l’Union nationale, mais, grâce à une carte électorale favorisant fortement les régions rurales, les unionistes réussissent à faire élire 56 députés contre 50 pour les libéraux.

La majorité des analystes expliquent cette défaite par la fatigue provoquée par le rythme accéléré des réformes, la hausse des taxes, le mécontentement entourant la réforme de l’éducation et le sentiment, dans plusieurs régions rurales, d’être abandonnés au profit de Montréal.

Il faut aussi souligner que la présence des partis indépendantistes, notamment le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) de Pierre Bourgault, contribue à diviser le vote libéral.

DANS LA CONTINUITÉ

Le 16 juin 1966, Daniel Johnson s’installe dans le fauteuil du premier ministre. Durant la nuit, Jean Lesage subit une crise cardiaque qui restera longtemps cachée à la population québécoise.

Lorsque l’Union nationale reprend le pouvoir en 1966, plusieurs croient assister à l’enterrement de la Révolution tranquille et au retour du vieux conservatisme de l’ère Maurice Duplessis. Pourtant, contre toute attente, Daniel Johnson choisit plutôt de poursuivre une bonne partie de la modernisation amorcée par Jean Lesage.

Son gouvernement aligne des ministres de renom, comme Jean-Jacques Bertrand, Paul Dozois, Marcel Masse et Jean-Guy Cardinal. Il poursuit les réformes en éducation, adopte la loi créant le Protecteur du citoyen et réorganise l’État avec de nouveaux ministères, notamment celui des Institutions financières.

Derrière le slogan « Égalité ou indépendance », Johnson tentait depuis quelques années de concilier nationalisme québécois et modernisation de l’appareil public.

BRAS DE FER AVEC OTTAWA

À peine arrivé au pouvoir, Johnson doit affronter une violente grève dans les hôpitaux qui menace le système de santé. Pendant ce temps, il ouvre un bras de fer avec Ottawa en réclamant le contrôle complet de l’impôt québécois. Mais malgré toutes ces tensions, le Québec entre dans une nouvelle ère de modernité avec l’ouverture du métro de Montréal et l’ouverture des premiers cégeps en 1967.

L’Expo 67 projette Montréal sur la scène internationale et nourrit un immense sentiment de fierté nationale. Johnson profite du contexte pour rapprocher le Québec de la France. Sa rencontre avec Charles De Gaulle mène à une coopération culturelle sans précédent entre Paris et Québec.

Puis survient le choc du « Vive le Québec libre ! » lancé du balcon de l’hôtel de ville de Montréal. Cette phrase historique secoue les relations entre Québec, Ottawa et la France, mais contribue aussi à internationaliser la question québécoise.

Pendant ce temps, le nationalisme québécois se radicalise. René Lévesque rompt avec les libéraux et défend désormais ouvertement son idée de souveraineté-association à travers le mouvement du même nom qui deviendra le Parti québécois.

Face à lui, Pierre Elliott Trudeau défend une vision d’un Canada bilingue, mais fortement centralisé. L’affrontement idéologique entre Johnson, Lévesque et Trudeau redéfinit alors complètement la politique canadienne.

TENSIONS ET MANIFESTATIONS

Johnson poursuit aussi la modernisation de l’État québécois avec la création du ministère des Relations internationales, la naissance de Télé-Québec (alors appelée Radio-Québec) et son appui au développement d’un futur système universel d’assurance maladie recommandé par la commission Castonguay.

Mais derrière cette effervescence, les tensions sociales explosent. Dans cette moitié des années 1960, les manifestations se multiplient et le climat politique devient électrique.

On n’a qu’à penser au fameux « Lundi de la matraque » de juin 1968, un affrontement qui provoque une fracture importante entre les nationalistes québécois et le pouvoir fédéral.

Puis, brusquement, tout bascule. Le 26 septembre 1968, à la veille de l’inauguration du gigantesque barrage Manic-5, Daniel Johnson meurt d’une crise cardiaque. Sa disparition soudaine met fin à une période courte, mais déterminante.

En à peine deux ans, Johnson aura contribué à transformer le Québec moderne, à faire rayonner le nationalisme québécois à l’international et à préparer le terrain aux grands affrontements constitutionnels des décennies suivantes. Mais sa mort soudaine plonge encore une fois l’Union nationale dans une crise de leadership.

LE QUÉBEC EN PLEINE ÉBULITION

Son successeur, Jean-Jacques Bertrand, hérite d’un Québec en pleine ébullition. Montée du nationalisme, radicalisation du FLQ, agitation étudiante, tensions linguistiques et affrontements de plus en plus durs avec Ottawa.

S’il complète plusieurs réformes amorcées sous Johnson, on sent rapidement que Bertrand ne possède pas la posture combative de son prédécesseur sur le plan constitutionnel.

Le gouvernement unioniste paraît désormais hésitant, coincé entre un nationalisme québécois de plus en plus radical et un fédéralisme incarné par de nouvelles figures montantes, comme Pierre Elliott Trudeau et Robert Bourassa.

Le court règne de Jean-Jacques Bertrand se déroule dans un climat explosif. À l’automne 1968, les cégeps et les universités s’embrasent. Des milliers d’étudiants réclament une deuxième université francophone à Montréal, une réforme des prêts et bourses ainsi que davantage de liberté dans le nouveau réseau collégial.

Dans les rues de Montréal, les manifestations grossissent pendant que le nationalisme québécois se transforme rapidement en mouvement souverainiste organisé.

NAISSANCE DU PARTI QUÉBÉCOIS

En octobre 1968, le Parti québécois voit officiellement le jour sous la direction de René Lévesque.

Malgré les tensions, le gouvernement Bertrand poursuit plusieurs réformes majeures de la Révolution tranquille, Il crée le ministère de l’Immigration, instaure le Protecteur du citoyen, abolit le vieux Conseil législatif et transforme l’Assemblée législative en Assemblée nationale du Québec.

Puis, en décembre 1968, Québec lance le réseau de l’Université du Québec, qui mènera notamment à la création de l’UQAM et à une démocratisation sans précédent de l’enseignement supérieur.

Mais c’est surtout la question linguistique qui fragilise son gouvernement. En 1968, l’Union nationale dépose le projet de loi 85 pour tenter de régler la crise linguistique et scolaire à Saint-Léonard. Devant la controverse, Bertrand le retire et met sur pied la Commission Gendron afin d’étudier l’avenir du français au Québec.

Pourtant, lorsqu’il adopte finalement la célèbre loi 63 en 1969, qui maintient le libre choix de la langue d’enseignement, la tempête éclate quand même. Des dizaines de milliers de manifestants dénoncent alors ce qu’ils considèrent comme une capitulation face à la domination grandissante de l’anglais à Montréal.

Pendant ce temps, le Québec traverse une période de fortes secousses sociales. L’affaire de l’Université Sir George Williams, les manifestations pour un « McGill français », les émeutes liées à la grève des policiers de Montréal et la radicalisation du FLQ témoignent d’un climat de plus en plus tendu.

L’idée de la souveraineté gagne du terrain pendant que le vieux parti de l’Union nationale perd progressivement ses appuis, autant chez les nationalistes attirés par Lévesque que chez les fédéralistes séduits par Robert Bourassa.

Le gouvernement Bertrand laisse néanmoins quelques réalisations durables. Comme la loi qui fera naître la Régie de l’assurance maladie du Québec, la création de Loto-Québec pour générer de nouveaux revenus pour l’État québécois et la fondation de SOQUIP.

Cette dernière vise notamment à explorer le potentiel pétrolier et gazier du Québec afin de réduire la dépendance de la province aux combustibles fossiles importés.

À BOUT DE SOUFFLE

Mais on sent déjà que l’Union nationale est à bout de souffle après un seul mandat. Lors des élections de 1970, le parti s’effondre. Les libéraux de Robert Bourassa prennent le pouvoir, tandis que le Parti québécois s’impose comme le nouvelle grande force nationaliste.

Est-ce la fin de la Révolution tranquille ? Peut-être pas… la suite et la conclusion la semaine prochaine.

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Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, 30-31 mai 2026, p69

Quand l’épicerie devient un casino d’État

Opinion

Loto‑Québec a trouvé une nouvelle façon d’étendre son empire : offrir la possibilité d’acheter un billet de loterie directement sur sa facture d’épicerie, au moment même où le client passe à la caisse.

IA

Une idée « moderne », diront certains. Une stratégie « innovante », ajouteront d’autres. Mais soyons honnêtes : c’est surtout une manœuvre habile — et profondément troublante — pour pousser encore plus de citoyens à financer les coffres de l’État sous prétexte de leur vendre du rêve.

Car c’est là tout le génie sombre de cette initiative : elle frappe les gens au moment le plus vulnérable, celui où ils constatent le prix exorbitant de leur panier d’épicerie. On leur glisse alors sous le nez une échappatoire : « Pour quelques dollars de plus, vous pourriez changer votre vie ». C’est indignant… et terriblement attractif. Une tentation calibrée, presque scientifique.

Le problème, c’est que ceux qui mordent à l’hameçon sont souvent ceux qui n’en ont pas les moyens. On transforme la ligne de caisse en machine à espoir instantané, comme si la solution à la précarité passait par un tirage. On normalise l’idée que le rêve s’achète à crédit, un dollar à la fois.

Loto‑Québec dira qu’il ne fait que répondre à la demande. Mais la vérité, c’est qu’on déplace encore un peu plus la frontière entre consommation essentielle et jeu compulsif. On banalise un geste qui, pour certains, deviendra une habitude coûteuse. Et tout cela, bien sûr, sous couvert de « divertissement ».

Pendant que les familles comptent leurs sous, l’État, lui, compte ses profits.

Il y a quelque chose de profondément malsain à voir l’épicerie — lieu de besoins fondamentaux — devenir un point de vente pour un produit qui exploite l’espoir des plus fragiles. Une société qui mélange nourriture et loterie se trompe de priorité.

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Une date historique : le Jour J

Histoire

Le 6 juin 1944, à l’aube, les plages de Normandie devinrent le théâtre d’un événement qui allait changer le cours de l’histoire. Sous un ciel lourd et un vent froid venu de la mer, des milliers de soldats alliés s’avancèrent vers les côtes françaises, conscients que chaque vague qui les portait pouvait aussi être la dernière. Ce jour-là, le monde retint son souffle. Ce jour-là, la liberté entreprit sa reconquête.

IA

Le Débarquement, que l’histoire retiendra sous le nom de Jour J, fut bien plus qu’une opération militaire. Il fut un acte de courage collectif, un pari insensé contre la tyrannie, un sacrifice consenti par des hommes venus de loin — Américains, Britanniques, Canadiens, Français libres et tant d’autres — unis par une même conviction : l’Europe ne devait pas rester prisonnière de l’oppression.

Sur les plages d’Omaha, Utah, Gold, Juno et Sword, les premières heures furent d’une violence inouïe. Les balles sifflaient, les obus éclataient, les vagues se teintaient de rouge. À Juno Beach, les soldats canadiens, malgré les pertes terribles, percèrent les défenses ennemies et avancèrent plus loin dans les terres que n’importe quelle autre force alliée ce jour-là. Leur détermination, forgée dans l’effort et la fraternité, demeure l’un des symboles les plus forts de cette journée.

Mais le 6 juin ne fut pas seulement l’affaire des combattants. Dans les villages normands, des civils terrés dans les caves priaient pour que la libération arrive sans tout emporter sur son passage. Certains guidèrent les soldats, d’autres soignèrent les blessés, tous espérèrent que la nuit qui tomberait serait différente de celles qu’ils avaient connues depuis quatre longues années.

Aujourd’hui, plus de huit décennies plus tard, nous nous souvenons. Nous nous souvenons des jeunes hommes qui ont laissé derrière eux une famille, un pays, une vie qu’ils n’auront jamais retrouvée. Nous nous souvenons de ceux qui ont survécu, mais qui ont porté toute leur existence le poids de ce qu’ils avaient vu. Nous nous souvenons aussi de ceux qui, dans l’ombre, ont préparé, renseigné, résisté, au péril de leur propre liberté.

Le Débarquement n’est pas seulement un chapitre d’histoire. Il est un rappel. Un rappel que la paix n’est jamais acquise. Un rappel que la liberté exige parfois un courage qui dépasse l’individu. Un rappel que les nations, lorsqu’elles s’unissent pour défendre ce qui est juste, peuvent renverser les plus sombres destins.

En ce 6 juin, nous honorons leur mémoire. Nous honorons leur sacrifice. Et surtout, nous nous engageons à transmettre leur héritage : celui d’un monde où la dignité humaine ne doit jamais plier devant la peur, où la solidarité peut triompher de la barbarie, et où le courage de quelques-uns peut offrir un avenir à des millions.

Que leur souvenir demeure vivant, non seulement dans les livres, mais dans nos consciences. Car tant que nous nous souviendrons, leur combat ne sera jamais vain.

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On vieillit plus vite en dormant trop

Santé et bien-être

L’EXCÈS DE SOMMEIL N’EST PAS BÉNÉFIQUE POUR LA SANTÉ

Manquer de sommeil nuit à la santé, mais trop dormir comporte aussi des effets néfastes. Une vaste étude démontre qu’un excès de sommeil accélère le vieillissement de presque tous les organes

IA

Le nombre d’heures de sommeil nécessaires varie selon la génétique de chaque personne, son environnement, son mode de vie et d’autres facteurs. Pour certains, six heures de sommeil suffisent, tandis que d’autres ont besoin de dormir pendant neuf heures. Les amateurs de sieste n’ont donc pas à être inquiets.

Cependant, une nouvelle étude publiée récemment dans la revue Nature suggère qu’un « juste milieu », entre 6,4 et 7,8 heures de sommeil par nuit, favorise le fonctionnement du système immunitaire, du cerveau et du cœur ainsi que d’autres organes.

« Autant le manque que l’excès de sommeil peuvent être mauvais pour la santé », a souligné Mark Lachs, codirecteur de la Division de gériatrie et de médecine palliative au Centre de médecine Weill Cornell et l’Hôpital presbytérien de New York.

Les modèles statistiques utilisés dans cette étude ont déterminé que le manque et l’excès de sommeil sont associés à des changements moléculaires qui accélèrent le vieillissement.

« Je considérerais cela comme une recommandation, a ajouté Junhao Wen, assistant professeur de radiologie à l’Université Columbia et auteur principal de l’étude. L’essentiel, c’est d’avoir une durée de sommeil régulière, d’environ 6 à 8 heures par jour. »

L’IMPACT DU SOMMEIL

C’est dans le but d’améliorer son propre sommeil qu’il trouvait trop léger que Junhao Wen a décidé de l’étudier.

Son laboratoire figure parmi les pionniers dans le développement d’horloges biologiques du vieillissement, qui combinent des données biomédicales et l’apprentissage automatique pour déterminer l’âge physiologique de chaque organe.

« L’hypothèse est que différents organes, même chez une même personne, vieillissent à des rythmes différents », a-t-il expliqué.

En s’appuyant sur la Biobanque du Royaume-Uni, une étude portant sur 500 000 volontaires, Junhao Wen et ses collègues ont développé des horloges biologiques pour déterminer si le vieillissement des organes était lié à la durée du sommeil.

Pour presque tous les organes, un sommeil trop long ou trop court était associé à un vieillissement accéléré, selon leurs mesures.

Les résultats formaient une courbe en « U ». Autrement dit, si les écarts étaient faibles par rapport au « point idéal » de sommeil, le vieillissement des organes était peu significatif. Et plus les écarts étaient importants, plus ils entraînaient un vieillissement marqué.

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Source : Carl et Kate, pharmaciens, Journal de Montréal, 2 juin 2026, p30

À petites doses…

Santé

Article paru dans le cahier Salut-Bonjour du Journal de Montréal, des 23 et 24 mai 2026.

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PRÈS DE 1400 INFIRMIÈRES DE LA RELÈVE

Le Québec comptera bientôt sur l’aide de 1385 infirmières de plus dans le réseau de la santé.

L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) a annoncé un taux de réussite de 90 % à l’examen d’admission à la profession tenu le 31 mars dernier.

Il s’agit d’un retour à des taux de réussite élevés pour l’Ordre, qui avait été secoué par un taux d’échec anormalement élevé en 2022, déclenchant même une enquête de Québec.

En date du 15 mars 2026. L’OIIQ comptait 88 026 membres. Il précise qu’un peu plus de15 000 sont aux études pour éventuellement être admis dans la profession.

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PLUS DE VACCINS DANS LES PHARMACIES DE L’ONTARIO

L’Ontario continue d’élargir les pouvoirs des pharmaciens, en leur permettant de faire plus de vaccins et de prendre en charge des problèmes de santé fréquents, pour libérer les médecins surchargés.

À partir de juillet, des pharmacies ontariennes pourront désormais fournir des vaccins contre le tétanos, le zona, la coqueluche, la diphtérie, la pneumonie et le virus respiratoire syncytial (VRS).

Les pharmaciens pourront aussi prendre en charge des problèmes courants, comme la sécheresse oculaire, la congestion nasale, les verrues ou les maux de tête légers, notamment.

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PLUS DE 60 DÉFRIBILLATEURS DANS LANAUDIÈRE

Dans la dernière année, 26 municipalités dans Lanaudière ont installé un total de 64 défibrillateurs externes automatisés (DEA) dans des lieux publics.

Cette démarche du CISSS de Lanaudière vise à renforcer l’intervention des citoyens et améliorer l’accessibilité à ces appareils, lors d’arrêts cardiorespiratoires.

Il souligne que lorsqu’un DEA est utilisé rapidement, combiné aux manœuvres de réanimation cardiorespiratoires, il peut contribuer à augmenter les chances de survie.

Le CISSS offre aussi la formation pour son utilisation, auprès de 300 citoyens et près de 4000 élèves du secondaire.

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Ygreck, et ses perles de mai

Actualités

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de mai, publiées dans le Journal de Montréal.


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Pour nos Glorieux, l’énergie était à plat

Sports

Le parcours des Canadiens s’est terminé hier soir, causant une peine énorme à leurs partisans. Par contre, ce n’est que partie remise, et on peut voir positivement l’expérience acquise par nos jeunes joueurs. C’est une autre étape de franchie vers les grands honneurs. N’oublions pas que Kent Hughes et Jeff Gorton s’étaient donné cinq années pour la reconstruction. Nous venons de terminer la quatrième, et on peut affirmer que l’équipe progresse comme prévu.

IA

Plusieurs facteurs expliquent cette dernière défaite contre les Hurricanes. Cela fait plusieurs saisons que cette équipe ne réussit pas à gagner le précieux trophée. Cette saison, ils étaient fins prêts, mais ce ne sera pas chose facile contre les Golden Knights de Las Vegas, qui eux, ont défait l’Avalanche du Colorado, fortement décimée par les blessures.

J’ai ma petite opinion sur la défaite de nos Glorieux, et c’est de cela que je veux vous entretenir. Vous me direz que c’est la même chose pour toutes les équipes, mais c’est faux. On a la plus jeune équipe du circuit, et ces jeunes doivent apprivoiser l’énergie des longues saisons et des nombreuses parties. La prochaine campagne, ils auront à disputer deux matchs de plus au calendrier.

CALENDRIER RÉGULIER

La saison qui vient de se terminer a été éprouvante pour nos jeunes joueurs. La pause olympique en est la raison principale. Un arrêt de trois semaines a obligé les équipes à terminer un calendrier chargé.

Entre le 26 février et le 14 avril, les Canadiens ont disputé 25 parties en 47 jours, dont 6 programmes doubles, soit un match en moins de deux jours d’intervalle. L’enjeu était une place en séries. Et dans toute cette folie, ils ont terminé la saison en 7e position sur les 32 équipes de la ligue, avec 106 points.

SÉRIES VERS LA COUPE STANLEY

Les séries de la LNH sont les plus exigeantes pour espérer gagner la coupe Stanley. Il faut 16 victoires sur une possibilité de 28 parties à travers quatre rondes. Aucun sport professionnel au monde n’est aussi exigeant pour mettre la main sur la coupe.

On le sait, le hockey des séries est éreintant. Une seconde saison, dure, intense. Les joueurs ont beau être des athlètes, mais le corps humain a tout de même ses limites. Le jeu est plus serré, les mises en échec plus douloureuses et l’espace sur la glace est restreint. Tout le contraire de la saison régulière.

Lors de la première ronde, nos Canadiens ont battu le Lightning de Tampa Bay en sept matchs, dont quatre en prolongation. En deuxième ronde, ils ont éliminé les Sabres de Buffalo également en sept matchs, dont le dernier en prolongation.

Pendant ce temps, les Hurricanes de la Caroline éliminaient tour à tour les Bruins de Boston et les Flyers de Philadelphie en quatre parties. Deux balayages, huit matchs, et du temps pour recharger les batteries. Il faut leur donner crédit.

LA FINALE DE LA CONFÉRENCE DE L’EST

C’est là que le manque d’énergie s’est manifesté. On a surpris les Canes rouillés dès le premier match, 6-2, puis la Caroline s’est réveillée. C’est là que la différence entre 15 matchs et 8 s’est fait sentir.

Les Hurricanes étaient les plus affamés, ayant depuis plusieurs années fait chou blanc en séries. Une équipe plus expérimentée et plus âgée que la nôtre.

Nos Caufield, Suzuki, Matheson, Demidov et autres vétérans de l’équipe manquaient de gaz. À preuve : notre quantité anémique de lancers au but.

On s’est fait brasser. Hutson surtout, au point où je me demande pourquoi il n’a pas été jumelé avec Xhekaj. Et Gallagher, le seul qui obstrue la vue du gardien adverse, Il n’a même pas utilisé. Une triste fin de saison pour ce vétéran qui s’est donné pour l’équipe depuis 16 ans.

Dès le troisième match, on sentait que l’énergie n’y était plus.

L’AVENIR

Malgré tout, les Canadiens s’approchent des grands honneurs. Première participation aux séries l’an passé, éliminés par les Capitals de Washington en cinq parties en première ronde. Cette année, défaite en cinq matchs, mais en troisième ronde.

C’est déjà un progrès en soi.

Cette équipe, très jeune dans cette ligue, profitera dans le futur de l’expérience vécue, comme elle le fait depuis leur arrivée avec l’équipe. Étant assuré de l’appui des nombreux fanatiques indéfectibles, notre tour viendra peut-être plus rapidement qu’on le pense.

Déjà dans l’équation, on a découvert un excellent gardien en Jakub Dobeš ainsi qu’en Jacob Fowler. C’est triste pour Samuel Montembeault, mais peut-être que Kent Hughes pourra transiger afin obtenir un bon joueur en retour afin de relancer sa carrière dans la LNH, parce que les bons gardiens demeurent une denrée rare et convoitée.

DANS L’ENTRE SAISON…

Ça prend du muscle, du muscle et encore du muscle… Et beaucoup, beaucoup, beaucoup de tirs cadrés.

Merci à toute l’organisation pour cette magnifique saison 2025-2026, et on se reprend l’automne prochain, plus expérimentés et — je l’espère — plus robustes !

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À petites doses…

Santé

LES ENFANTS PRÈS D’UNE STATION-SERVICE PLUS À RISQUE DE CANCER

Habiter moins de 250 m d’une station-service augmenterait les risques de souffrir d’une leucémie durant l’enfance, conclut une étude de Stéphane Buteau, professeur à l’École de santé publique de l’Université de Montréal.

Le risque augmente selon la proximité de la station, surtout quand celle-ci se trouve à 100 m et moins du lieu de résidence. L’équipe s’est penchée sur les stations-service en raison de la présence du benzène, un cancérigène reconnu dans les cas de leucémies. L’article est paru dans Environmental Pollution.

UN NOUVEAU MÉDICAMENT CONTRE L’ALZHEIMER SUSCITE L’ESPOIR

Kisunla, un nouveau médicament contre la maladie d’Alzheimer, vient d’être approuvé par Santé Canada. Le traitement suscite un « espoir réel » pour les personnes atteintes, signale la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer. Les résultats de l’étude clinique montrent un ralentissement significatif du déclin cognitif chez les patients lorsque la molécule est administrée tôt.

« Ces avancées confirment que la recherche progresse vers des traitement qui s’attaquent aux mécanismes biologiques de la maladie », affirme Sylvie Grenier, directrice générale de la Fédération. Celle-ci s’inquiète toutefois de l’accès du médicament « partout au Québec, incluant les régions rurales éloignées ». C’est la pharmaceutique Ely Lili qui commercialise le nouveau médicament.

DES LUNETTES POUR VOIR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES SUR VOTRE SANTÉ

L’Institut national de la santé publique lance ce mois-ci ses « lunettes climatiques » pour mieux voir les impacts des changements climatiques sur votre santé. Les fiches portent sur des enjeux comme les maladies transmises par les tiques, les pollens allergènes, la qualité de l’air et la qualité de l’eau.

L’objectif est d’aider les décideurs, les municipalités et les professionnels à mieux anticiper les risques et à planifier des mesures d’adaptation.

Source : Journal de Montréal, Salut Bonjour magazine, 16 mai 2026, p21

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Martin St-Louis aurait intérêt à soigner ses interventions d’après-match

Opinion

Je ne remets pas en question sa manière de coacher, ni ses compétences, ni son acharnement au travail. Là‑dessus, rien à redire. Mais dès qu’il se retrouve devant les journalistes francophones, quelque fois, ça dérape.

Après la défaite en prolongation lors du deuxième match contre les Hurricanes, il a répondu bêtement — oui, bêtement — à un journaliste qui voulait simplement comprendre pourquoi il avait choisi ces joueurs‑là sur la glace. Il n’a visiblement pas aimé la question, il a tiré la « plug », et ça s’est terminé là.

Soupe au lait ? Sans aucun doute !

Et pourtant, ce gars‑là a grandi au Québec. Il devrait savoir mieux que quiconque que le hockey, ici, c’est pas un passe‑temps : c’est un culte national. Les journalistes posent les questions que tout le monde se pose. C’est pas compliqué. Un petit cours de relations publiques ne lui ferait pas de tort. Et un peu moins de susceptibilité non plus. Montréal, c’est pas la Caroline ou l’Arizona : ici, on veut des réponses, pas des grimaces.

ANGLAIS VS FRANÇAIS

Et tant qu’à être franc : un autre truc me tape sur les nerfs — et c’est très personnel — ce sont ses réponses aux questions posées dans la langue de Molière. Il vit aux États‑Unis, d’accord. Il travaille en anglais, parfait. Mais perdre sa langue maternelle ? Voyons donc. Un p’tit gars de Laval. Et il n’a même pas l’accent en plus. Pas une trace.

Je suis ses points de presse religieusement, parce qu’ils sont généralement solides. Mais ses réponses en anglais sont longues, nuancées, articulées… et en français, c’est du fast‑food linguistique. Au début, il cherchait ses mots — normal. Mais après quelques années en poste, un petit effort ne serait pas un luxe. Je connais des Québécois qui vivent aux États-Unis depuis trente ans et qui parlent encore français comme s’ils sortaient du Tim Hortons du coin.

Un petit effort Martin…

Ça manque de sérieux !

Opinion

Notre première ministre, Christine Fréchette, a sorti le grand jeu : abolir la TVQ sur quelques produits d’épicerie. Rien de moins. On dirait presque une annonce historique… jusqu’à ce qu’on fasse le calcul.

IA

Parce que cette « grande mesure » va coûter 100 M$ au trésor public pour vous faire économiser… 50 $ par année. Oui, 50 $. Soit 13 sous par jour. Le prix d’un bonjour dans un stationnement.

Qu’est-ce qu’on fait avec ça? On se gâte? On investit? On se bâtit un avenir? Allons donc. Même votre bas de laine va lever les yeux au ciel.

C’est tellement mince comme annonce que ça frôle l’insulte. Faire tout un cirque médiatique pour livrer un cadeau qui ne remplit même pas un fond de tiroir… c’est se moquer du monde.

Et imaginez si la CAQ est reportée au pouvoir. On n’a pas fini de collectionner les « cadeaux » emballés dans du vent.

Honnêtement, j’aurais été gêné de présenter ça aux Québécois. C’est moins que rien — et en plus, ça n’entre en vigueur qu’à la mi-juillet. L’autre « cadeau », celui des plaques d’immatriculation? 40 $ de moins, mais pas avant septembre. On dirait presque un sketch.

Si la CAQ pense séduire l’électorat avec des économies de 13 sous par jour, il serait peut-être temps de les réveiller. Le Québec s’est affaibli depuis huit ans. On tourne en rond.

Ça prend du neuf. Du vrai.

Déplacer des journalistes et des caméras pour annoncer ça… c’est comme convoquer une conférence de presse pour dire qu’on a trouvé un 5 cennes dans le stationnement.

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Des organismes communautaires locaux qui sont privés de beaux dollars

Opinion

C’est le journaliste Guillaume St‑Pierre qui a sorti l’absurdité du jour dans le Journal de Montréal du 23 mai : une décision tellement incompréhensible qu’elle aurait pu, en plus, remplir les coffres des organismes communautaires locaux. Pourquoi faire simple quand on peut faire stupide.

Partout au Québec — et même ailleurs — les amphithéâtres, les églises et les salles de rassemblement ouvraient leurs portes pour permettre aux gens de suivre les exploits du Canadien sur écran géant pendant les séries. Mais à Gatineau, où TVA Sports détenait les droits de diffusion et où les 4 000 sièges du Centre Slush Puppie devaient être vendus 13 $ chacun au profit des organismes communautaires, la réponse a été claire. Un NON sec, sans nuance, sans intelligence.

IA

Les bonzes de la LNH version Bettman, épaulés par les Sénateurs — qui ont raté une occasion en or de se rapprocher de leurs propres partisans — ont refusé l’événement sous prétexte que le Canadien « empiétait sur leur marché ». Comme si un écran géant à Gatineau allait soudainement vider le Centre Canadian Tire. Faut vraiment manquer de vision pour penser comme ça.

On ne peut pas imaginer décision plus bornée, prise par des gens qui se fichent éperdument du succès des autres et, surtout, du plaisir du public. Une chicane de clocher digne d’un village du XIXᵉ siècle, qui prive les organismes communautaires du coin de revenus essentiels.

Bref : une occasion ratée, un geste mesquin, et un bel exemple de bureaucratie sportive qui se tire dans le pied… avec enthousiasme.

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