Opinion
IL AURA FALLU DES MORTS. ENCORE !
Au Québec, on ne serre la vis qu’après la tragédie, jamais avant. Et cette fois, ce sont les « camionneurs à rabais », principalement ceux de l’Ontario, et leurs patrons sans scrupules qui se retrouvent enfin dans la ligne de mire. Il était temps.

Depuis trop longtemps, une partie de l’industrie du camionnage fonctionne comme si nos routes étaient un terrain de jeu. Des camions mal entretenus, des chauffeurs sous-formés, des entreprises qui coupent partout où elles peuvent pour sauver quelques dollars, ou en faire. Pendant ce temps, les automobilistes ordinaires roulent avec une roulette russe sur l’autoroute.
Les dirigeants de ces entreprises savent très bien ce qu’ils font. Ils connaissent les risques, les lacunes, les défaillances. Mais tant que les profits entrent, tant que les contrats se signent, tant que les camions roulent, ils ferment les yeux. Ce n’est pas de l’ignorance : c’est du mépris. Un mépris froid, calculé, envers la vie humaine.
Le gouvernement promet maintenant d’agir. Très bien. Mais encore faut‑il que les contrôleurs routiers soient assez nombreux pour couvrir un territoire immense. On ne surveille pas des milliers de kilomètres de routes avec une poignée d’inspecteurs et quelques barrages improvisés. Si on veut réellement protéger le public, il faudra investir massivement dans la surveillance, pas seulement dans les communiqués de presse.
Et quant aux chauffeurs à rabais, il est temps de fermer la porte qui reste encore grande ouverte. Avant de les laisser circuler sur nos routes, qu’ils passent un véritable test de conduite, ici, au Québec. Pas une formalité administrative, pas un examen théorique, mais une évaluation réelle de leur compétence. Sinon, ce sont les patrouilleurs qui devront compenser, encore une fois, par des interceptions à répétition.
On a trop longtemps toléré l’intolérable.
Il est temps que la sécurité des citoyens passe avant les économies des transporteurs.
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Environnement
En 2026, les déclarations de l’ONU sur le phénomène El Niño ont pris un ton inhabituellement grave, presque solennel. Les experts de l’Organisation météorologique mondiale ont décrit un Pacifique « plus chaud que prévu », un signal qui, selon eux, ne doit plus être interprété comme une simple anomalie climatique, mais comme un avertissement direct adressé à la communauté internationale.

L’ONU rappelle que les épisodes d’El Niño ne sont pas nouveaux, mais que leur intensité, désormais amplifiée par le réchauffement global, transforme un phénomène naturel en multiplicateur de crises.
Les mises en garde sont claires : 2026 pourrait être une année charnière. En Afrique australe, les modèles climatiques anticipent des sécheresses sévères, capables de réduire les récoltes à un niveau critique. L’ONU souligne que ces régions, déjà fragilisées par des tensions politiques et des infrastructures limitées, risquent de voir s’aggraver l’insécurité alimentaire et les déplacements de population.
À l’opposé, l’Amérique du Sud et certaines zones d’Asie pourraient subir des pluies diluviennes, des glissements de terrain et des inondations qui mettraient à rude épreuve les systèmes de santé et les réseaux de transport.
Mais au-delà des impacts immédiats, l’ONU insiste sur les répercussions économiques mondiales. Les perturbations agricoles pourraient entraîner une hausse des prix des denrées de base, affectant particulièrement les pays les plus dépendants des importations.
Les infrastructures endommagées, les pertes de production et les besoins humanitaires croissants pourraient également exercer une pression supplémentaire sur les budgets nationaux et les organisations internationales.
Face à ces risques, l’ONU appelle à une mobilisation urgente : renforcer les systèmes d’alerte, investir dans des infrastructures résilientes, et surtout, reconnaître que la gestion d’El Niño ne peut plus être dissociée de la lutte contre le changement climatique. 2026, selon l’organisation, doit être l’année où la prévention devient une priorité mondiale.
ET LE CANADA
Pour le Canada, Normand, les signaux liés à El Niño 2026 se dessinent avec une combinaison de risques bien connus et de nouvelles incertitudes que l’ONU et Environnement Canada surveillent de près.
Voici ce qui ressort des analyses climatiques les plus récentes — à confirmer toujours avec des sources officielles, car les prévisions évoluent rapidement.
1. UN HIVER 2026-2027 POTENTIELLEMENT PLUS DOUX
El Niño a tendance à adoucir les hivers canadiens, surtout dans l’Est et le Centre du pays. Pour le Québec, cela pourrait signifier :
Moins de journées très froides, davantage de redoux, une alternance pluie‑neige plus fréquente.
Ce type de scénario augmente les risques de verglas, de fonte rapide et de glace fragile sur les cours d’eau.
2. DES PRÉCIPITATIONS PLIS IRRÉGULIÈRES
L’ONU met en garde contre des régimes de précipitations instables. Au Canada, cela se traduit souvent par :
Pluies abondantes sur la côte Ouest, risques d’inondations dans les vallées fluviales, épisodes de tempêtes plus intenses dans l’Est, surtout en fin d’hiver et au printemps.
Pour le Québec, les modèles suggéraient un printemps 2026 potentiellement plus humide, ce qui peut accentuer les crues dans les zones sensibles (Outaouais, Mauricie, Rive-Sud de Montréal).
3. RISQUES ACCRUS D’INCENDIES DE FORÊT DANS L’OUEST
El Niño est souvent associé à :
Des étés plus chauds, des périodes de sécheresse en Colombie-Britannique, Alberta et Saskatchewan.
L’ONU souligne que ces conditions, combinées au réchauffement global, pourraient rendre la saison des feux 2026 plus agressive, avec des impacts possibles sur la qualité de l’air partout au pays — y compris au Québec, comme en 2023.
4. IMPACTS AGRICOLES
Les variations de température et d’humidité peuvent affecter :
Les rendements céréaliers dans les Prairies, les cultures maraîchères dans l’Est, la stabilité des prix alimentaires.
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Histoire
À BORD DU CARRICKS, 173 ÉMIGRANTS N’ONT JAMAIS ATTEINT GROSSE ÎLE EN 1847
Cet été, si vous planifiez faire un tour en Gaspésie et que vous passez sur la route 132 par Cap-des-Rosiers, vous pourrez apercevoir une cloche près de la rive, tout près du phare. Elle appartenait au Carricks, un navire qui a sombré dans le secteur en mai 1847, emportant plusieurs passagers irlandais venus tenter leur chance en Amérique.

En juillet 2019, après des années de fouilles et d’analyses scientifiques, les ossements de 21 naufragés ont été inhumés sur la plage, là où se trouve un monument commémoratif.
L’histoire des naufragés du Carricks s’imbrique dans celle de la Grande Famine irlandaise, qui a sévi entre 1845 et 1852, et de la vague d’émigration qui en a découlé.
En 1847, environ 100 000 émigrants irlandais ont quitté leur pays pour l’Amérique du Nord britannique, vers les provinces actuelles du Québec, de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.
Les gens quittaient des ports comme celui de Sligo pour s’embarquer sur des navires de commerce non adaptés aux passagers, qui rapportaient souvent du bois d’œuvre du Canada.
C’était le cas du Carricks, qui transportait les émigrants sur son trajet de retour. Les témoignages indiquent que les conditions à bord étaient atroces – ces navires étaient surnommés les bateaux-cercueils, car le risque de mourir y était très élevé en raison des conditions d’hygiène inhumaines et des risques d’épidémies.
LE VOYAGE DU CARRICKS
Le mot Carricks signifie roche en gaélique. Il s’agissait d’un long voilier à 2 mats construit en 1812, de plus de 26 mètres de long et 8 mètres de large.
Sans preuve formelle, il pourrait s’agir du navire ayant accosté à Québec en 1832 avec une épidémie de choléra, ce qui expliquerait l’ouverture de Grosse Île comme centre de quarantaine.
Il est parti du port de Sligo début avril 1847 avec 173 passagers et les membres d’équipage.
Le Carricks se dirigeait vers Grosse Île quand une tempête de neige a provoqué son naufrage sur la pointe de la Gaspésie, possiblement en mai. Il n’y a que 48 survivants.
Les témoignages des habitants parlent de 87 corps inhumés sur la plage de Cap-des-Rosiers.
Le monument des Irlandais sur la plage a été offert en 1900 par la paroisse Saint-Patrick de Montréal. La cloche, aujourd’hui à côté du monument, a été retrouvée par un pêcheur de Blanc-Sablon en 1968.
ÉROSION ET FOUILLES
En 2011, l’érosion des berges a dévoilé trois squelettes de jeunes garçons morts au XIXe siècle, souffrant de malnutrition.
En 2016, des travaux de Parcs Canada contre l’érosion, jumelés à des travaux sur la route 132, ont mené à des fouilles archéologiques préventives. Les archéologues ont mis au jour les restes de 5 adultes et 3 enfants, tous les pieds vers la mer.
Grâce au géoradar, les fouilles ont permis de mettre au jour les ossements de 21 personnes.
Les analyses de l’Université de Montréal ont confirmé que ces gens venaient tous de milieux ruraux où l’alimentation de base était la pomme de terre, et que la plupart présentaient des traces de malnutrition.
Ces analyses ont confirmé l’histoire du naufrage et du sort des naufragés, inhumés à nouveau sur la plage lors d’une cérémonie le 4 juillet 2019.
Source : Évelyne Perron, historienne, Journal de Montréal, 5 juillet 2026, p55
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Santé et Bien-être
DEUX FOIS PLUS DE COLOSCOPIES À LOUISEVILLE

Le Centre multiservices Avellin-Dalcourt de Louiseville a doublé sa capacité en coloscopie grâce à l’ajout d’une deuxième salle d’endoscopie, permettant de réaliser jusqu’à 120 examens par semaine plutôt que 60.
Le projet, évalué à près de 2,1 millions de dollars, a notamment permis d’acquérir de nouveaux équipements spécialisés pour améliorer la qualité et la sécurité des soins.
Cette bonification vise à accélérer le dépistage du cancer colorectal et à améliorer l’accès aux examens spécialisés pour les résidents de la MRC de Maskinongé et de Trois-Rivières. Une infirmière supplémentaire et un deuxième médecin spécialiste ont également été ajoutés à l’équipe.
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UN MÉDICAMENT ANTICANCER IMPORTÉ DE CHINE
Santé-Canada a autorisé au cours des derniers jours l’importation exceptionnelle d’un médicament anticancéreux provenant de Chine afin de pallier une pénurie d’IFEX (ifosfamide) au Canada. L’ifosfamide est utilisé notamment pour traiter certains sarcomes des tissus mous, des cancers du pancréas et du col de l’utérus.
Le produit importé contient le même ingrédient actif et la même concentration que celui vendu au Canada. Les flacons importés portent toutefois uniquement des étiquettes en chinois, ce qui oblige les établissements de santé à prendre des mesures supplémentaires pour éviter les erreurs de médication.
Santé Canada précise que cette autorisation est temporaire et vise à assurer la continuité des traitements.
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UNE CLINIQUE-ÉCOLE AU CÉGEP SAINT-JEAN
Le gouvernement du Québec investit plus de 33 millions de dollars dans la future Clinique de santé globale du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu, dont plus de 28 millions ont été annoncés pour lancer les travaux.
Le bâtiment de trois étages regroupera plusieurs programmes liés à la santé, dont les soins infirmiers, la physiothérapie, le travail social et les analyses biomédicales. Une clinique-école y sera aménagée afin d’offrir des stages aux étudiants tout en proposant des services à la population. Les travaux seront réalisés à proximité de la résidence étudiante du cégep.
Source : Salut Bonjour magazine, Journal de Montréal, 27 juin 2026, p21
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Opinion
Le Journal de Montréal, dans son édition du 2 juillet, nous apprenait qu’Hydro‑Québec prépare un nouveau coup de génie : faire payer les riches en leur imposant un tarif plus salé. Et pour les autres…? Ne vous inquiétez pas : Hydro n’oublie jamais personne. Leur filet finit toujours par attraper tout le monde.
Eh oui, ces gens consomment trop d’électricité avec leurs piscines chauffées, leurs spas et leurs véhicules électriques. Hydro parle maintenant d’un tarif à 13 sous le kilowattheure pour les ménages qui dépassent 35 000 kWh par année.

Traduction : « Vous avez réussi dans la vie ? Parfait. On va vous le faire regretter. »
Et connaissant Hydro, on sait très bien que les « pas mal moins riches » sont déjà dans le corridor, en file indienne, prêts à se faire servir la même médecine. Hydro ne discrimine pas : ils mordent tout le monde, juste pas en même temps.
Depuis l’étatisation, on nous berce avec la même berceuse : « Nos tarifs sont les plus bas de la planète ! »
Et maintenant ? On dirait qu’ils veulent tester combien on peut monter avant que le public se réveille pour vrai.
On nous répète depuis toujours que l’électricité est abondante au Québec, qu’on n’en manquera jamais. On en produit tellement qu’on en exporte à pleines poignées vers le Sud.
Mais soudain, quand vient le temps de facturer, Hydro se découvre une fragilité émotive : « Ouin, mais là, vous consommez trop… »
Vous vous souvenez des publicités télévisées ?
On pousse les automobilistes à passer à l’électrique, on les félicite, on les encourage… puis on les taxe parce qu’ils consomment trop d’électricité.
C’est comme féliciter quelqu’un pour avoir arrêté de fumer… et lui envoyer une facture parce qu’il respire trop d’air propre.
Il y a quelque chose qui cloche chez Hydro. Connaissez‑vous une entreprise qui dépense des millions en publicité pour convaincre ses clients de moins consommer ?
Et les profits, ils vont venir d’où ? De la magie ? De la bonne volonté ?
Pas trop forts en mathématiques, effectivement.
Bon an, mal an, notre facture grimpe. Heureusement que le gouvernement limite la hausse à l’indice des prix à la consommation, parce que sinon, Hydro nous chargerait probablement un supplément pour le simple fait d’exister.
Il faut faire le ménage chez Hydro. Et pas un petit ménage du samedi matin : un vrai nettoyage industriel.
On commence par éliminer les généreux bonis de centaines de milliers de dollars qu’ils s’octroient sans gêne, année après année. Une copie conforme de la Caisse de dépôt : une autre vache à lait pour dirigeants affamés, qui se servent dans NOTRE pognon comme si c’était un buffet à volonté.
« Y a‑t‑i quéquin » qui est de notre bord, simonac !
Parce qu’à Hydro, on dirait bien que le bord du client, c’est juste une ligne qu’on franchit pour aller chercher plus d’argent.
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Santé et bien-être
Lorsque vous arrivez dans la rangée des Tylenol (acétaminophène) à la pharmacie, plusieurs choix s’offrent à vous. Mais comment choisir le bon produit sans tomber dans les pièges du marketing ? Est-ce que le Tylenol Douleurs Arthritiques est vraiment meilleurs que les autres pour l’arthrite ? Est-ce que, parce qu’on a le rhume, on doit réellement prendre le Tylenol Rhume et Sinus ?

Le Tylenol est le nom commercial du médicament actif acétaminophène. Cette molécule est un analgésique et un antipyrétique qui permet de soulager diverses douleurs et de soulager la fièvre. Toutefois, la compagnie commercialise divers produits qui contiennent d’autres ingrédients actifs en plus de l’acétaminophène ou qui modifient la forme et la libération du médicament.
DIFFÉRENTS INGRÉDIENTS ACTIFS
Lorsque vous regardez les ingrédients actifs inscrits sur votre bouteille d’un produit comme le Tylenol Rhume et Sinus par exemple, vous remarquerez qu’il y a d’autres ingrédients actifs que l’acétaminophène. Ce dernier contient entre autres de la pseudoéphédrine, un décongestionnant.
Si votre principal symptôme est un mal de tête et que vous n’êtes pas congestionné. Cet ingrédient ne vous apportera aucun bénéfice. De plus, les contre-indications et les effets secondaires de la pseudoéphédrine sont différents de de ceux de l’acétaminophène. Par exemple, il est généralement à éviter chez les patients avec des problèmes cardiaques ou de la haute pression.
La première étape pour choisir son Tylenol consiste donc à vérifier les ingrédients actifs. S’il y a autre chose que de l’acétaminophène, assurez-vous que ces ingrédients correspondent réellement à vos besoins et qu’ils sont compatibles avec votre dossier médical.
DIFFÉRENTES FORMES
Ensuite, il est important de choisir une forme du médicament qui est optimale pour vous. Il existe plusieurs formes différentes, comme des comprimés plus petits et plus faciles à avaler, la forme liquide, des comprimés croquables, etc.
Une forme moins connue est celle des comprimés à libération prolongée. Comme le Tylenol Douleurs Arthritiques 8 heures. Ces comprimés contiennent 650 mg d’acétaminophène, mais seulement une partie est libérée immédiatement. Le reste est relâché progressivement afin de prolonger l’effet jusqu’à 8 heures.
Cela permet donc un soulagement plus durable, mais pas nécessairement plus puissant. Ainsi, bien que le comprimé soit de 650 mg, l’effet immédiat est moindre que si on prend deux comprimés réguliers de 325 mg. Malgré son nom, ce produit n’est pas plus efficace contre l’arthrite qu’un Tylenol régulier à dose équivalente, il agit simplement plus longtemps.
DIFFÉRENTES FORCES
La dernière étape est de choisir la forme du comprimé. Il faut choisir une dose adaptée à vos besoins et compatible avec votre condition de santé.
La dose généralement recommandée chez l’adulte pour une utilisation à court terme est de 1000 mg aux 4 à 6 heures, sans dépasser 4000 mg par 24 heures.
Par contre, cette dose peut varier d’une personne à l’autre en fonction des problèmes de santé et des médicaments consommés. Il est donc important de consulter votre pharmacien à ce sujet.
Source : Carl et Kate, pharmaciens, Journal de Montréal, 30 juin 2026, p27
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Histoire vécue
ELLE RETROUVE CELUI QUI A DÉSOBÉI POUR LA SAUVER
Est-ce que des bonnes nouvelles existent dans ce monde bouleversé par toutes choses négatives ? Bien sûr ! Une belle et touchante histoire vécue que le Journal de Montréal rapportait à la une de son édition de lundi dernier, 29 juin. Si vous n’avez pu la découvrir, la voici dans son intégralité, sous la plume de Frédérique Giguère.
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SYNOPSIS
La veille de Noël 1976, un bébé de 4 mois est trouvé dans un état lamentable dans sa bassinette d’un petit logement modeste de Montréal. Le corps de sa mère, morte d’une surdose, repose près d’elle. Désobéissant aux ordres reçues, un policier décide de conduire lui-même le poupon d’urgence à l’hôpital, lui sauvant ainsi la vie. Près de 50 ans plus tard, Le Journal les a réunis.
Le froid mord les joues des Montréalais ce 24 décembre 1976. Une fine neige tombée la veille recouvre les rues du quartier Saint-Henri. La ville se prépare aux célébrations de Noël.
Cinq mois après les Jeux olympiques de Montréal, les dépassements de coûts continuent de faire les manchettes. Un mois plus tôt, l’élection historique de René Lévesque a secoué le visage politique québécois.
À 19h34, l’agent Michel Dubois reçoit un appel qui marquera sa vie à jamais.
Le policier, âgé alors d’une trentaine d’années, se rend sur la rue Beaudoin. Avant d’entrer, il remarque que 14 pintes de lait attendent devant la porte. Lorsqu’il pénètre dans le petit quatre et demi, une odeur nauséabonde lui prend au nez.
Une jeune mère de 33 ans gît sans vie. Son corps est déjà en voie de putréfaction. Dans une bassinette tout près, un tout petit bébé lutte silencieusement pour survivre.
« Des excréments lui sortaient par le nez et par la bouche. Je l’ai nettoyée tout de suite pour qu’elle ne s’étouffe pas. Elle n’avait même plus la force de pleurer. Quand je l’ai prise, elle était molle comme une poupée de chiffon », raconte aujourd’hui Michel Dubois, âgé de 77 ans.
À l’époque, un laitier pas très vaillant déposait deux pintes de lait par jour à la porte du logement. Les calculs se bousculaient dans la tête du patrouilleur, qui tente de déterminer depuis combien de temps le bébé est seul, près de sa mère décédée. Voyons voir… Trois jours ? Cinq jours ? Une semaine ? Le mystère demeure à ce jour entier.
« Je ne comprendrai jamais comment un enfant de 4 mois a pu survivre aussi longtemps », souffle l’ancien policier, visiblement encore bouleversé par la scène, cinq décennies plus tard.
DÉSOBÉIR POUR SAUVER UNE VIE
À l’époque, Michel Dubois reçoit l’ordre de demeurer sur place. Mais devant l’urgence de la situation, il prend une décision.
« Le dispatcher m’a dit de rester là. J’aurais dû être suspendu. Mais la mère était décédée. Ce n’était pas une scène de crime à protéger. C’était à moi de juger la gravité de ce qui se passait. »
L’agent, alors papa d’une fillette de 2 ans, emmaillote le bébé dans une couverture. Il saute dans l’autopatrouille, conduite par son partenaire. Il serre le poupon contre son cœur pendant tout le trajet. Une fois à l’Hôpital de Montréal pour enfants, le médecin de garde est sans équivoque.
« Il m’a dit qu’une couple de minutes de plus et elle était morte » raconte M. Dubois.
PRESQUE MORTE
Les dossiers médicaux consultés par Le Journal décrivent une fillette sévèrement déshydratée.
Ses reins ne fonctionnent pratiquement plus. Sa peau a un teint bleuté et sa fontanelle est creuse. Ses membres sont raides et on remarque un érythème fessier majeur. Sa peau pèle et craque par endroits.
Elle tremble et sursaute au moindre bruit. Un traitement de réhydratation intraveineux est immédiatement enclenché.
Hospitalisée pendant une semaine, elle survit miraculeusement. Son nom est Mélanie Lévesque. Elle aura 50 ans cet été.
Près d’un demi-siècle plus tard, sous un soleil éclatant dans un parc de Brossard, Mélanie aperçoit enfin l’homme qui lui a sauvé la vie. Les deux s’avancent l’un vers l’autre, puis ils s’enlacent longuement.
« Merci… merci tellement », lui lance Mélanie, la voix coupée par l’émotion.
Michel Dubois lui prend les épaules et lui répond doucement : « Ça va nous aider à boucler la boucle. »
« VOUS ÊTES MON ANGE »

Tout au long de la rencontre, le lien qui se crée entre eux est émouvant. Comme un père et sa fille qui se retrouveraient après des décennies de séparation.
Mélanie lui touche souvent l’épaule. Elle le regarde avec affection et admiration. À plusieurs reprises, elle l’appelle « mon ange ».
« Si ce policier-là n’avait pas roulé à toute allure dans la neige ce soir-là, je ne serais pas ici aujourd’hui », affirme-t-elle.
Malgré la conclusion du coroner selon laquelle sa mère s’était enlevée la vie en ingérant une trop grande quantité de médicaments, Mélanie ne lui en veut pas.
Elle a fait la paix avec ce pan de son histoire, notamment après avoir appris que sa mère avait demandé de l’aide psychologique, en vain, deux mois avant sa mort.
BLESSURE JAMAIS REFERMÉE
« C’est ma maman qui vous a envoyé », dit-elle, convaincue, au policier.
Michel Dubois est d’accord. Pour lui, le hasard n’existe pas.
« J’étais à la bonne place, au bon moment », affirme-t-il simplement.
Malgré les milliers d’interventions effectuées durant sa carrière. M. Dubois n’a jamais oublié le petit bébé de Saint-Henri.
« C’est l’événement qui m’a le plus marqué de toute ma carrière », assure-t-il.
Malgré tout, il n’en avait jamais parlé à personne. Pas même à sa femme, qui est décédée il y a 10 ans.
« Aussitôt que j’y pensais, les yeux me coulaient », admet-il.
Fait étonnant, un mois et demi avant qu’il ne soit contacté pour ces retrouvailles et pendant que Le Journal le cherchait activement, Michel Dubois s’est ouvert à sa fille cadette pour la toute première fois de sa vie.
UNE LETTRE POIGNANTE
Durant l’entrevue, l’ex-policier tente d’alléger l’atmosphère à coups de blagues.
Mais lorsque qu’arrive le moment où Mélanie lui lit une lettre qu’elle a rédigée pour lui rendre hommage, les digues cèdent. L’homme de son époque, habitué à garder ses émotions pour lui, baisse la tête. Ses épaules vibrent sous l’émotion.
À quelques pas de là, un autre ancien policier observe la scène, lui aussi ému.
C’est grâce à Robert Côté, qui traîne derrière lui une carrière aussi longue que diversifiée, que nous avons pu retrouver Michel Dubois.
TOUT POUR LE RETROUVER
L’homme qui vient de fêter son 90e printemps a fait aller son vaste carnet de contacts pour retrouver « l’ange » de Mélanie Lévesque.
« Quand j’ai eu Michel au téléphone, il savait immédiatement de quoi je parlais et il m’a raconté l’histoire comme si ça s’était passé hier », dit celui pour qui l’histoire résonne particulièrement fort.
« J’ai grandi dans un orphelinat, je sais ce que c’est d’avoir besoin de comprendre d’où on vient », confie M. Côté.
Pendant près d’un demi-siècle, Michel Dubois ignorait ce qu’était devenu le petit bébé de Saint-Henri qu’il avait transporté contre son cœur, la veille de Noël 1976. Il ne savait même pas s’il avait survécu.
Des milliers d’ordres lui ont été donnés au cours de sa carrière. Mais, celui auquel il a désobéi s’est avéré le plus important.
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Opinion
Depuis quelques semaines, Donald Trump multiplie les déclarations contradictoires au sujet de l’ACEUM, cet accord qu’il présentait en 2020 comme une victoire historique pour les États-Unis.

À l’époque, il vantait un traité « exceptionnel », un modèle de renégociation commerciale et un symbole de sa capacité à défendre les intérêts américains. Aujourd’hui, pourtant, il semble vouloir s’en détacher, comme si ce même accord n’avait plus aucune valeur.
Ce revirement soudain laisse perplexes même certains de ses partisans, qui y voient un changement de cap difficile à justifier.
Dans un message diffusé sur Truth Social, Trump affirme que le pays ferait face à des « menaces politiques et économiques majeures » si les républicains subissaient une défaite aux élections de mi‑mandat. Il évoque un risque de déclin, de chaos, de perte de souveraineté — un véritable épouvantail politique. Ce ton alarmiste contraste avec l’assurance qu’il affichait lorsqu’il défendait l’ACEUM, présenté alors comme un rempart contre l’instabilité et un moteur de croissance.
Ce glissement rhétorique soulève des questions. Pourquoi dénigrer aujourd’hui un accord qu’il célébrait hier ? Pourquoi brandir la peur plutôt que les résultats ? Certains observateurs y voient une tentative de mobiliser sa base en jouant sur l’anxiété et la méfiance. D’autres y perçoivent un signe de faiblesse : une étoile qui pâlit, un leadership contesté, une stratégie qui repose davantage sur la menace que sur la vision.
Pour ma part, je crains un coup d’éclat calculé, un geste spectaculaire destiné à détourner l’attention ou à reprendre l’initiative politique. Lorsqu’un dirigeant commence à dénigrer ses propres succès passés pour alimenter un récit de crise, il faut rester vigilant.
L’ACEUM n’a pas changé; c’est le discours de Trump qui s’est transformé. Et ce changement, soudain et opportuniste, en dit long sur l’état de sa relation avec une partie de la population américaine, qui semble moins disposée qu’avant à suivre ses revirements.
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Actualités
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de juin, publiées dans le Journal de Montréal.

























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Anniversaire
« En 67 tout était beau… c’était l’année d’l’amour, c’était l’année d’l’Expo… » Chantait alors le groupe Beau Dommage en 1974. On était jeune, on était fou.
L’année suivante, j’avais 17 ans et j’ai rencontré ma douce Louise, qui en avait 16. Notre roman d’amour venait de naître. En décembre 1968.
Ah, cette belle et enivrante jeunesse, on avait la vie devant nous et à l’époque il était de coutume d’avoir de longues fréquentations, probablement pour être sûr de notre coup. Dans notre cas, il nous a fallu 4 années et des poussières avant de se dire un oui solennel ce samedi, 30 juin 1973.
Déjà 53 ans ! Nos noces de merisier.

Il faisait beau, tous les deux sur notre 36, à l’église Sainte-Louise-de-Marillac, dans notre patelin de Longueuil.
C’était aussi un mariage double, puisque ma sœur convolait également en justes noces. Ça faisait du monde à messe, comme on dit.
Lentement la vie à deux a pris son cours et Pascal, notre fils, arrivait cinq années plus tard.
Il s’en passe des choses dans une vie et il faudrait beaucoup de pages pour en faire un roman. Mais les vieux croutons que nous sommes devenus – vieillesse oblige – ont aussi deux petits-enfants chéris, Pierre-Olivier et Audrey-Anne devenus depuis, des adultes.
Après toutes ces années, dans le quotidien, on se surprend encore à penser en même temps, la même chose, la même idée. C’est fou !
Merci Louise pour cet amour qui perdure encore et encore. Je continue de t’aimer comme au premier jour et de suivre le chemin, main dans la main, aussi longtemps que la vie nous le permettra.
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Protection du français
Il y a 50 ans cette année, la question de l’utilisation du français dans le secteur du transport aérien au Québec a déclenché une crise majeure qui a rapidement mobilisé la classe politique. Dans un contexte marqué par la montée du nationalisme, le premier ministre Pierre Elliott Trudeau, y a vu « la crise la plus importante du pays depuis celle de la conscription de 1944 ».
Il n’a alors suffi que d’une simple étincelle pour déclencher ce qui sera bientôt connu comme la « bataille des gens de l’air ». En décembre 1975, deux contrôleurs aériens (Roger Buisson et Serge Cormier) échangent quelques mots en français à l’aéroport de Montréal.
Leur collègue anglophone dépose aussitôt une plainte – ils sont suspendus sans salaire. L’Association des gens de l’air (AGAQ), qui vient tout juste d’être fondée, déclare que ses membres continueront de s’exprimer en français.
Il s’agit d’une des premières mises à l’épreuve concrètes de la Loi sur les langues officielles, adoptée à Ottawa en 1968. Celle-ci avait établi l’égalité du français et de l’anglais au sein de l’administration fédérale et reconnu aux employés le droit de travailler dans la langue officielle de leur choix.
L’AVIATION : CHASSE GARDÉE ANGLOPHONE
À cette époque, l’aviation civile est un secteur où l’anglais domine entièrement, y compris au Québec. Cette situation a pour conséquence que la majorité des postes de haut niveau, notamment ceux de pilotes de ligne, sont occupés par des anglophones. Parallèlement, un nombre croissant de pilotes amateurs québécois – dont plusieurs ne maîtrisent pas l’anglais – doivent néanmoins communiquer avec les contrôleurs aériens, ce qui soulève des enjeux de sécurité.
Face à cette réalité, le gouvernement fédéral intervient. En 1974, le ministre des Transports, Jean Marchand, autorise l’usage du français dans les petits aéroports régionaux du Québec. Il permet le bilinguisme dans les vols à vue, c’est-à-dire des vols non commerciaux. La directive de Marchand suscite des inquiétudes au sein de la communauté anglophone.
Des ministres libéraux, pour la plupart issus du caucus francophone (dont Pierre de Bané et Serge Joyal) et favorables au bilinguisme dans la fonction publique comme remède à la montée du nationalisme québécois, soutienne cette initiative. Le ministre des Transports, Otto Lang, annonce que, dorénavant, le contrôle aérien pourra se faire dans les deux langues.
Les syndicats anglophones, notamment l’Association canadienne du contrôle du trafic aérien (ACCTA) et l’Association canadienne des pilotes de ligne (CALPA), refusent d’accepter cette mesure. Ils invoquent des préoccupations liées à la sécurité des passagers pour défendre l’imposition de l’anglais comme langue unique en aviation. Face à cette pression, le ministre Lang fait volte-face et interdit l’usage du français dans le domaine.
« IL Y A DU FRANÇAIS DANS L’AIR »
Diverses décisions font monter la tension. L’Association des gens de l’air du Québec lance de son côté une campagne pour faire valoir ses revendications. Le syndicat francophone soutient que la majorité des centres de contrôle aérien dans le monde fonctionnent en contexte multilingue, sans compromettre la sécurité.

L’AGAQ, représentée par Clément Richard, se mobilise afin que la Loi sur les langues officielles soit pleinement appliquée dans leur industrie. Sa campagne, menée sous le slogan « Il y a du français dans l’air », rallie plusieurs personnalités publiques et marque l’opinion publique québécoise.
Elle inspire même une chanson à l’auteur-compositeur-interprète Gilles Vigneault, « I Went To The Market ». Au Québec, tous les partis appuient l’association.
En mai 1976, pour ajouter à la crise, la découverte d’une politique d’Air Canada interdisant à son personnel navigant de se parler en français amène le juge Jules Deschênes à se saisir de l’affaire. Celui-ci conclut que le transporteur ne peut se soustraire à la Loi sur les langues officielles. Plus tard confirmé en appel, ce jugement oblige également la compagnie à désormais traduire ses manuels d’instruction.
Entre-temps, la crise s’envenime en juin 1976 alors que les contrôleurs aériens et les pilotes anglophones déclenchent une grève. L’aviation est paralysée au pays pendant neuf jours. À quelques semaines des Jeux olympiques de Montréal, il y a urgence de régler le dossier. Le gouvernement fédéral interdit donc l’usage du français dans l’aviation, du moins jusqu’à ce qu’une commission se prononce sur la question.
UN COMBAT À NE PAS OUBLIER
La commission d’enquête, après avoir patiemment examiné les pratiques internationales, statuera quelques années plus tard. Les commissaires se déclareront unanimement en faveur du bilinguisme dans l’aviation. Le rapport de cette commission, déposé en 1979, amènera enfin la reconnaissance que l’usage du français dans ce contexte est sécuritaire.
Ce combat, qui a ouvert les portes de l’aviation civile aux francophones, mérite d’être souligné et rappelle que la vigilance demeure nécessaire, hier comme aujourd’hui, quand il s’agit de faire respecter une langue.
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Source : Fondation Lionel-Groulx (Journal de Montréal, 20 juin 2026, p61)
Société
La maltraitance se manifeste sous plusieurs formes et se lit sur différents visages. Pour contrer cette problématique sociale, la Ligne Aide Maltraitance Adultes Aînés (LAMAA) est la ressource d’aide privilégiée à contacter en cas de doute.
Au bout du fil, des intervenants écoutent et accompagnent les personnes aînées et autres adultes en situation de vulnérabilité, ou les personnes qui en sont témoins. Ils les dirigent vers les ressources appropriées et soutiennent les intervenants qui œuvrent auprès d’elles afin de mettre fin aux situations de maltraitance.

Une situation de maltraitance peut être vécue par n’importe qui. Lorsqu’une action posée (attitude, parole, geste) ou un défaut d’action appropriée cause du tort ou de la détresse à une personne, il peut s’agir de maltraitance, et ce, que la situation soit intentionnelle ou non, qu’elle ne survienne qu’une seule fois ou à répétition.
Une personne qui s’isole lors de rassemblements familiaux, qui a peur lorsque le téléphone sonne, qui affiche des symptômes dépressifs, qui est à court d’argent pour subvenir à ses besoins, qui cesse soudainement de prendre ses médicaments ou qui présente des blessures, tout cela peut révéler des indices d’une situation potentielle de maltraitance.
« La maltraitance, c’est l’affaire de tous. Il faut rester alerte et s’intéresser aux autres sans imposer son jugement. Être à l’écoute, respecter le rythme de la personne maltraitée, ne pas lui dire quoi faire et nous appeler en cas de doute sont des réflexes à adopter », précise Lorena Solervicens, travailleuse sociale à la Ligne Aide Maltraitance Adultes Aînés (LAMAA).
LES SEPT FORMES DE LA MALTRAITANCE
Parmi les appels confidentiels et anonymes placés à cette lige d’écoute et de référence spécialisée provinciale, la maltraitance psychologique est la plus fréquemment rapportée. Mais il en existe six autres : physique, matérielle ou financière, sexuelle, organisationnelle, l’âgisme et la violation des droits.
Des insultes répétées, des coups portés, des tractations bancaires réalisées sans consentement, des relations sexuelles exigées, des droits bafoués (consentir ou non à un service, empêcher d’exercer son droit de vote, imposer la pratique d’une religion, etc.) et de la discrimination selon l’âge ne représentent que quelques-unes des nombreuses situations de maltraitance.
La maltraitance peut entraîner, par exemple, de l’isolement, des problèmes de santé mentale, des idées suicidaires, de la difficulté à dormir, de la perte d’appétit, l’endettement, la détérioration de l’état de santé et même le décès prématuré de la personne qui la subit.
DE L’AIDE PRÉCIEUSE ACCESSIBLE
« Quand une personne a un doute, qu’elle est mal à l’aise avec ce qu’elle vit ou quand elle ne sait pas quoi faire, que la situation ne change pas, qu’elle vit des craintes et des peurs pour elle ou pour autrui, c’est le moment d’appeler la Ligne Aide Maltraitance Adultes Aînés », ajoute Mme Solervicens.
Au bout du fil, des intervenants sont là pour écouter les gens et les référer vers les ressources appropriées. Depuis la bonification du mandat de la LAMAA en 2022, ils peuvent également accompagner les personnes en situation de maltraitance dans leurs démarches de dénonciation.
« Lorsque les gens nous appellent, on reconnaît et on respecte leur capacité à prendre des décisions pour eux-mêmes. On les écoute, on détermine leurs objectifs, on les informe sur leurs droits et on cherche des solutions avec eux, sans rien imposer. On mise sur leur pouvoir d’agir et on procède avec leur consentement », précise Mme Solervicens.
Pour en savoir plus sur la maltraitance envers les personnes aînées, consultez Québec.ca/MaltraitanceAînés.
Pour une demande d’aide et de l’accompagnement face à une situation de maltraitance, que vous en soyez victime ou témoin, appelez le 1 888 489-2287 et visitez le site lignemaltraitance.ca
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LA LIGNE AIDE MALTRAITANCE ADULTES AÎNÉS EN QUELQUES CHIFFRES
– 9650 appels ont été faits entre le 1er avril 2024 et le 31 mars 2025, représentant une hausse de 14 % comparativement à l’année précédente.
– 87 % des appels concernaient une situation de maltraitance :
– 65 % des situations concernaient des personnes âgées de 70 à 89 ans.
– 66 % des personnes concernées étaient des femmes.
– 1112 appels provenaient de professionnels, soit une augmentation de 24 %.
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Source : Cette page a été produite par le département de publicitaire du Journal de Montréal en collaboration avec le gouvernement du Québec, et publié en page 19 de l’édition du 15 juin 2026 du Journal de Montréal.