Bouillon de culture…

FÉLIX LECLERC (1914-1988)

Hier soir, TVA présentait un reportage sur Félix Leclerc et je l’ai visionné avec beaucoup d’intérêt. Émotif par moment, ce documentaire était un bel hommage pour ce grand bonhomme qui avait à cœur la langue française. Je me souviens de ce personnage et principalement de ses chansons. Chez nous, mon père fredonnait tout le temps Le Petit Bonheur, pour endormir les enfants. Avec un timbre de voix qui s’approchait de celui de Félix, c’était magique à tout coup. J’adorais ce moment.

Les hommages qui lui ont été rendus depuis son décès sont nombreux et témoignent de la grandeur de cette personne. Il aura été un des très grands Québécois, au même titre que René Lévesque qui, de fait, ont très mal encaissé la défaite référendaire de 1980.

Après le reportage, j’ai eu envie d’en connaître plus, de partager avec vous, un résumé de sa biographie. Sans énumérer tous les honneurs qui lui ont été remis, je vous invite à poursuivre votre recherche et les découvrir. Fait inusité, il est décédé dans son sommeil, le 8 août 1988 à 8 heures.

Félix Leclerc (né Joseph Félix Eugène Leclerc le 2 août 1914 à La Tuque au Québec – décédé le 8 août 1988 à Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans au Québec) est un auteur-compositeur-interprète, poète, écrivain, animateur radiophonique, scénariste, metteur en scène et acteur québécois, et un homme engagé pour la souveraineté du Québec et pour la défense de la langue française.

Félix Leclerc est le sixième des onze enfants de Fabiola Parrot (1880-1946) et Léonidas Leclerc (1879-1965) (généralement connu sous le nom de Léo Leclerc). Il commence ses études à l’Université d’Ottawa, mais est obligé de les arrêter en raison de la Grande Dépression économique des années 1930.

Félix Leclerc occupe divers petits emplois avant de devenir animateur radiophonique à Québec de 1934 à 1937. En 1937, il écrit des scénarios pour le compte de Radio-Canada à Trois-Rivières, développant des pièces dramatiques à la radio, comme Je me souviens. Il y chante ses premières chansons. Il joue aussi dans les feuilletons radiophoniques Rue Principale, Vie de famille et Un homme et son péché. Il publie bon nombre de ses scénarios et fonde une compagnie théâtrale qui présente ses pièces à travers le Québec.

En 1950, l’imprésario parisien Jacques Canetti, de passage au Québec, entend un enregistrement du fantaisiste montréalais Jacques Normand de la chanson « Le Train du Nord ». Vivement impressionné, Jacques Canetti fait enregistrer à Félix Leclerc une douzaine de chansons aux studios de la station radiophonique montréalaise de CKVL, et l’invite à chanter en France, où il obtient beaucoup de succès. Il se produit au théâtre l’A.B.C. à Paris. Il signe ensuite un contrat d’enregistrement de disques de cinq ans avec la marque Polydor. Il revient au Québec en 1953. Le chétif, dont on se moquait gentiment hier, vient de conquérir le monde, sans rien changer à son allure, à ses textes ou à sa parlure, comme il se plaisait à le dire lui-même. D’un coup, la chanson québécoise vient de gagner ses lettres de noblesse.

Félix Leclerc enregistre en 1951 un premier album contenant notamment Moi, mes souliers, Le Train du Nord, Bozo et Le Petit Bonheur.

Félix Leclerc remporte le grand prix de l’Académie Charles-Cros en 1958 pour son deuxième album, Le Train du Nord.

Il continue à donner des spectacles, entre autres dans les cabarets montréalais, où on l’entend au Café Continental au début des années 1950. Il est aussi présentateur dans le cadre de différentes émissions télévisées culturelles, dont l’une sur les légendes du Québec pour Radio-Canada. Au cours de l’année 1958, Félix Leclerc conçoit avec le père Bernard de Brienne le projet pour l’année suivante de partir conjointement en grande tournée de concerts en Europe, notamment en France.

Félix Leclerc publie en 1961 un recueil de pensées, Le Calepin d’un flâneur. Il est rapidement reconnu comme un chanteur culte et un auteur francophone essentiel par les Québécois.

En 1962, Félix, son père et l’un de ses frères sortent miraculeusement indemnes d’un très grave accident automobile. Il retournera ensuite à Paris enregistrer la chanson Ton visage de Jean-Pierre Ferland.

Félix Leclerc divorce en 1968 et se remarie avec Gaëtane Morin, avec laquelle il aura un garçon (Francis Leclerc) et une fille (Nathalie), puis fait paraître le livre Chansons Pour Tes Yeux. En 1969, il est l’auteur de l’un de ses albums les plus populaires : J’Inviterai l’Enfance.

À la suite de graves événements politiques au Québec courant 1970-1971 (notamment assassinat du ministre Pierre Laporte le 17 octobre 1970), Félix Leclerc devient indépendantiste passionné et déclare :

« J’ai marché pendant trop longtemps dans les sentiers fleuris et embaumés. Il est plus que temps que j’emprunte des sentiers plus fréquentés, les chemins trop souvent piégés sur lesquels marchent six millions de mes frères ».

Il enregistrera à cette époque deux de ses plus célèbres chansons, L’alouette en colère et 100 000 façons de tuer un homme.

Le 13 août 1974, il participe, avec Gilles Vigneault et Robert Charlebois, au spectacle de la Superfrancofête, sur les plaines d’Abraham à Québec, devant plus de 100 000 spectateurs. Cette prestation est immortalisée sur l’album J’ai vu le loup, le renard, le lion.

En 1976, Félix Leclerc célèbre à Paris la victoire du Parti québécois (PQ) aux élections de la Belle Province de Québec, en compagnie des chanteurs Raymond Lévesque et Pauline Julien et il refera une grande tournée en France en 1977.

Félix Leclerc crée en 1983 la Fondation Félix-Leclerc afin de promouvoir la culture francophone et il encourage aussi la composition et la création chez les jeunes auteurs-compositeurs-interprètes et les jeunes poètes francophones.

Le 4 avril 1983, Félix Leclerc est invité au Printemps de Bourges pour une soirée d’hommage où se retrouvent plus d’une dizaine de musiciens, dont Maxime le Forestier et Yves Duteil.

Il meurt dans son sommeil, le 8 août 1988 à huit heures, sur l’île d’Orléans, près de Québec, où sont dispersées ses cendres. Une pierre tombale est érigée dans le cimetière de Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans, où des admirateurs viennent parfois déposer fleurs et souliers qui ont beaucoup voyagé.

Félix Leclerc a été à l’origine de la tradition des chansonniers québécois. Il fut aussi une voix puissante du nationalisme québécois.

Ami de Raymond Devos, il partageait avec lui un goût pour la langue française et le désir de défendre la création artistique de qualité. Félix Leclerc est le père de trois enfants : le photographe et cadreur (opérateur de prises de vues) Martin Leclerc, le réalisateur Francis Leclerc et Nathalie Leclerc, directrice générale et artistique de l’Espace Félix-Leclerc et vice-présidente de la Fondation Félix-Leclerc.

En hommage à Félix Leclerc, les récompenses de la chanson québécoise s’appellent désormais les Prix Félix.

Le fonds d’archives de Félix Leclerc est conservé au centre d’archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Au Québec, à titre posthume, divers parcs, rues, écoles et autres endroits publics ont été nommés en son honneur.

Source : Wikipédia

Une question de survie, avec MedicAlert

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Source : Fondation MedicAlert du Canada

Et si je vous en racontais cinq bonnes?

Un gars roule dans la campagne beauceronne lorsqu’il voit une affiche « CHIEN PARLANT À VENDRE » sur la devanture d’une vieille maison délabrée. Il sonne à la porte et le propriétaire lui dit que le chien est dans la cour. Le gars s’y rend et voit un beau Labrador noir.

– Tu parles? Demande-t’il?

– Yep, lui répond le Labrador.

Estomaqué, le gars dit :

– Raconte-moi ton histoire.

– OK, dit le Labrador. Quand je me suis aperçu, jeune, que je pouvais parler, j’ai décidé d’aider le gouvernement, et la GRC m’a recruté. On m’expédia à travers le monde auprès de nos ambassades dans plusieurs pays pour espionner les chefs d’état étrangers. Je fus l’un de leurs espions le plus efficace au cours des huit années suivantes… Mais, le décalage horaire m’a usé, et comme je prenais de l’âge, j’ai décidé de ralentir mes activités. J’ai accepté une petite job à l’aéroport Pierre E. Trudeau comme agent de sécurité. À force de renifler des personnages à l’aspect louche et prêtant l’oreille aux chuchotements, j’ai découvert un tas des transactions illicites, et je fus décoré de nombreuses médailles. Et un jour je me suis marié, j’ai eu une trâlée de chiots, et maintenant je suis retraité.

Le gars n’en croit pas ses yeux. Il retourne vers le propriétaire et lui demande combien il veut pour son chien.

– Dix piastres, lui dit le propriétaire.

– Hein? Dix dollars? Ce chien est incroyable! Pourquoi diable le vendez-vous si peu cher?

– Parce que c’t’un péteux de broue, yé jamais sorti d’la cour!!!

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Un couple meurt dans un accident de voiture, alors qu’il était en route pour se marier à l’église. Les tourtereaux se retrouvent assis devant les portes du ciel et en attendant St-Pierre. Ils se demandent s’ils pourraient se marier au ciel. Finalement, St-Pierre arrive et ils lui demandent s’ils peuvent se marier au ciel…

St-Pierre répond :

– C’est la première fois qu’on me le demande. Attendez, je vais m’informer… et il s’en va.

Le couple attend pendant 2 mois et commence à se demander si c’est vraiment une bonne idée de se marier au ciel. Après tout, avec l’éternité à passer, ça risque d’être long longtemps. Qu’est-ce qui arrivera, si ça ne marche pas? Seront-ils vraiment pris ensemble pour toujours? Un mois plus tard, St-Pierre revient enfin, très fatigué mais fier de lui.

– Oui, dit-il, vous pouvez vous marier au ciel.

– Parfait, répondent les fiancés, mais qu’arrivera-t-il si ça ne marche pas? Est-ce qu’on peut divorcer au ciel?

St-Pierre devient tout rouge et lance son grand livre par terre.

– Quoi? s’exclame le couple apeuré.

Saint-Pierre s’écrie :

– Tabarnak, ça m’a pris trois mois pour trouver un prêtre au ciel, avez-vous une idée du temps que ça va prendre pour trouver un avocat?

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C’est toujours le même fermier qui rapporte le plus de lait à la fromagerie. Pourtant tout le monde sait dans le village que ce fermier ne possède que quelques vaches. Alors comment fait-il? Intrigués, les autres fermiers décident d’aller lui poser la question :

– Mais comment fais-tu pour obtenir tant de lait avec si peu de vaches? C’est quoi ton truc?

– Oh! C’est tout simple… répond le fermier.

– Je le savais! Tu utilises des produits spéciaux…

– Mais non… où vas-tu chercher ces idées. Des produits spéciaux pour les vaches, mais non!

– Alors comment?

– Bien c’est simple, le matin quand je vais traire mes vaches, pour les motiver je leur pose toujours la même question : – Alors mes petites! Ce matin qu’est-ce que vous me donnez? Du lait ou du steak?

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Un avion est sur le point de s’écraser. Il y a quatre passagers dans l’appareil mais uniquement trois parachutes. Le premier passager dit :

– Je suis Justin Trudeau. Je dois m’occuper du Canada et trop de personnes dépendent de moi.

Il prend le premier parachute et saute.

Le deuxième passager, Donald Trump, dit :

– Je viens d’être élu aux États-Unis et je suis le président le plus intelligent de l’histoire de l’humanité, alors les personnes ne veulent pas me voir mourir.

Il prend le second parachute et saute.

Le troisième passager, le Pape, dit au quatrième passager, un petit garçon de dix ans :

– Cher enfant, je suis vieux et il ne me reste plus beaucoup d’années à vivre. Allez, vas-y, prend le dernier parachute et saute. Je vais me sacrifier pour toi.

Le garçon lui répond :

– Merci beaucoup! Mais il reste un parachute pour vous! Donald Trump est sauté avec mon sac d’école!

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Ils sont quand même forts ces Québécois!

Dans un club de violonistes, deux musiciens bavardent. Un Américain et un Québécois. Tous les deux sont fiers de leur talent. L’Américain dit :

– La semaine dernière j’ai joué un concerto dans la Cathédrale de New York, devant 6 000 personnes. Tu ne vas pas me croire, mais j’ai tellement bien joué que j’ai fait pleurer la statue de la Sainte Vierge.

Perplexe, le Québécois hoche la tête, et dit :

– Moi, hier, à la Basilique de Ste-Anne avec écrans géants, j’ai joué devant plus de 10 000 personnes, tu ne vas pas me croire mais à un moment, j’ai vu Jésus se décrocher de la croix et venir vers moi. Je me suis arrêté de jouer, et dans un silence de mort, il m’a dit :

– Mon fils, j’espère que tu connais bien ta partition!

Surpris je lui dis :

– Seigneur, je la connais par cœur ma partition, pourquoi tu me dis ça?

Et il m’a répondu :

– Parce que la semaine dernière, à la cathédrale de New York, un petit Américain prétentieux a tellement mal joué, qu’il a fait pleurer ma mère.

Le « pot »… c’est pour bientôt

Et oui! Ce fut l’euphorie pour plusieurs lorsqu’annoncé à l’origine puis, le calme, pour finalement faire ressortir les problèmes à venir à l’approche du jour J.

Je fais partie des « pas d’accord » avec cette légalisation et j’anticipe plus de problèmes reliés à cette drogue que de solutions. Quoi qu’il en soit, nous vivons dans une drôle de société, où toutes les valeurs de jadis ont pris le bord. Certains appellent ça une évolution alors que moi je trouve qu’on perd tous nos repères.

Hier matin, j’ai lu avec grand intérêt, l’article de Richard Martineau dans les pages du Journal de Montréal et j’ai trouvé sa vision de notre drôle d’époque, comme il le souligne, assez près de la mienne. En tout cas, ça apporte des interrogations sensées et des réponses bizarres. C’est ce que je partage avec vous aujourd’hui.

PUSHERS RECHERCHÉS

Comme l’a écrit ma consœur Annabelle Blais hier, Québec cherche 300 vendeurs de pot pour travailler dans ses futures succursales de la SQDC (Société québécoise du cannabis).

Ces pushers payés par l’État devront avoir une « bonne maîtrise du sujet » et être « capable de conseiller les consommateurs sur les 150 produits » qui se trouveront en magasin.

LES BONS ET LES MAUVAIS FUMEURS

J’imagine que ces futurs fonctionnaires ne possèdent pas qu’une connaissance théorique du sujet. Ils en ont aussi fumé. Et du bon. Venant des quatre coins du monde.

Pensez-y deux minutes. Des dizaines de milliers de Canadiens ont présentement un casier judiciaire pour possession simple de marijuana. Cela les empêche de voyager à l’étranger, de faire du bénévolat ou même de décrocher un emploi.

Mais d’un autre côté, l’État québécois offre un emploi dans la fonction publique à des gens qui ont consommé du pot pendant des années, alors que cette substance était illégale! Si tu t’es fait pincer à fumer, on te punit.

Mais si tu ne t’es pas fait pincer, si tu as été assez habile pour consommer une substance illégale sans te faire arrêter par la police qui est censée appliquer la loi, on t’encourage à envoyer ton CV à la SQDC, car on a besoin de ton expertise et on veut t’offrir un emploi! Euh…

C’est pas un peu bizarre, ça? Il y a les mauvais fumeurs, qui ont été arrêtés (et qui sont considérés comme des criminels). Et les bons fumeurs, qui n’ont pas été arrêtés (et qui sont considérés comme des experts).

J’imagine que si tu as un dossier pour possession de pot… tu ne pourras pas vendre de pot! My God… Certains bureaucrates en fument décidément du bon…

AVEC PAS DE DROGUE

Les conseillers qui seront embauchés par la SQDC suivront une formation cet été… mais on ne leur fera pas fumer de pot! Parce que le pot ne sera pas encore légal… Vous imaginez, vous, un conseiller en vin qui ne déguste pas les vins qu’il est censé vendre?

On veut que le conseiller de pot connaisse parfaitement les produits qu’il va vendre… mais on ne veut pas qu’il en fume!

Chez toi, OK! Ça te regarde, c’est ton affaire! Mais pas pendant nos ateliers de formation, oh que non! Et attendez, ce n’est pas tout, ça devient encore plus surréaliste…

Les conseillers qui travailleront à la SQDC ne pourront pas parler des effets du produit qu’ils vendent! Euh… C’est parce qu’on achète justement du pot pour les effets et les sensations qu’il procure!

Je vais te vendre une auto, mais je ne te parlerai pas de sa performance sur la route! On va vendre une drogue… mais on va faire comme si ce n’était pas de la drogue. Vous pigez? Moi non plus. Je dois être trop sobre. Je vais aller tirer deux poffes et je reviens…

L’HYPOCRISIE GÉNÉRALE

On vend des cigarettes, mais on ne peut pas les montrer. On va vendre de la drogue mais on n’aura pas le droit de parler des effets qu’elle procure.

Quelle drôle d’époque dans laquelle on vit, quand même, non?

Bouillon de culture…

BON ANNIVERSAIRE MONTRÉAL

Aujourd’hui, en ce 17 mai nous célébrons la Fondation de Montréal par Paul Chomedey, Sieur de Maisonneuve, en 1642. En ce 376e anniversaire de cette grande métropole, et déniché sur le Web, je vous offre l’apport des personnages qui suivent, dans le décor montréalais, depuis sa fondation, et que le Métro de Montréal a honoré en baptisant de leurs noms, plusieurs stations du réseau souterrain.

Charles Le Moyne de Longueuil et de Châteauguay (1626-1685)
Militaire, commerçant et seigneur français. Maîtrisant les langues amérindiennes, il devient interprète à la garnison de Trois-Rivières. En 1646, il s’établit à Ville-Marie, dont il est l’un des chefs militaires. Jusqu’à sa mort, il participe activement aux guerres franco-iroquoises. En 1657, il reçoit un fief, sur la rive sud de Montréal, qui deviendra la seigneurie de Longueuil. Il est le père de d’Iberville, fondateur de la Louisiane.

Jean Drapeau (1916-1999)
Avocat et homme politique, il est maire de Montréal de 1954 à 1957, puis, sans interruption, de 1960 à 1986. Ses projets grandioses, qu’il défend avec une volonté opiniâtre, le rendent populaire auprès des Québécois. On lui doit le métro, l’Expo 67 et les Jeux olympiques de 1976. Durant cette période, il est l’incarnation de Montréal sur les scènes nationale et internationale.

René-Robert Cavelier de LaSalle (1643-1687)
Explorateur, fondateur de Lachine, figure controversée du régime français, il est, en 1682, le premier Européen à descendre le Mississippi jusqu’à son embouchure ; il revendique alors la « Louisiane » au nom du roi de France. En 1684, il dirige une nouvelle expédition afin d’atteindre par la mer les bouches du fleuve, mais est assassiné par son équipage avant d’y parvenir.

Pierre-François-Xavier de Charlevoix (1682-1761)
Jésuite, voyageur et historien français, il explore, entre 1720 et 1722, l’intérieur du continent nord-américain et atteint la Louisiane et l’embouchure du Mississippi. Auteur d’une monumentale Histoire et description générale de la Nouvelle-France (1744), qui puise notamment dans ses observations, il est souvent présenté comme le premier véritable historien de la Nouvelle-France. Son œuvre, marquante en son siècle, influence les générations ultérieures d’historiens québécois.

Lionel Groulx (1878-1967)
Prêtre, éducateur, historien, écrivain, maître à penser du nationalisme québécois au XXe siècle. Professeur à l’Université de Montréal, il y instaure l’enseignement de l’histoire nationale. En 1946, il fonde l’Institut d’histoire de l’Amérique française, et sa revue l’année suivante. Afin de soutenir ses recherches, des amis de l’historien créent, en 1956, la Fondation Lionel-Groulx. Son œuvre, monumentale, lui vaut le qualificatif d’« historien national », cent ans après François-Xavier Garneau.

Georges Vanier (1888-1967)
Avocat, militaire, diplomate, premier Québécois à assumer la fonction de gouverneur général du Canada (1959-1967). Il participe avec distinction à la Première Guerre mondiale au sein du Royal 22e Régiment, dont il est l’un des fondateurs, et qu’il commande plus tard (1925-1928). Sa nomination comme premier ambassadeur canadien en France (1944-1953) vient couronner sa carrière diplomatique.

Edwin Atwater (1808-1874)
Homme d’affaires et politicien, il est une figure marquante de la vie publique montréalaise au XIXe siècle. Il participe à la fondation de la Compagnie du télégraphe et de la Banque d’épargne de la cité et du district de Montréal. Il est aussi échevin du quartier Saint-Antoine et dirige la Commission de l’aqueduc et le Bureau de commerce de la ville.

Lucien L’Allier (1909-1978)
Ingénieur et fonctionnaire, il supervise, à partir de 1961, à titre de directeur du Service des travaux publics de Montréal, la construction du réseau initial du métro, puis l’aménagement des îles Notre-Dame et Sainte-Hélène en vue de l’Expo 67. De 1964 à sa retraite en 1974, il est président de la Commission de transport de Montréal.

James McGill (1744-1813)
Marchand, propriétaire foncier, homme politique et philanthrope écossais, qui fait fortune grâce au commerce des fourrures. Intéressé à la vie publique, il assume plusieurs fonctions importantes à Montréal et est député (1792 et 1800) à la Chambre d’assemblée. Préoccupé d’éducation, il lègue à sa mort une somme d’argent et une terre afin qu’y soit fondée l’université qui porte aujourd’hui son nom.

John Coape Sherbrooke (1764-1830)
Militaire et administrateur colonial. Il est désigné (1811) au poste de lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse. Les qualités dont il fait preuve lui valent d’être nommé, en 1816, gouverneur en chef de l’Amérique du Nord britannique, fonction qu’il occupe jusqu’en 1818. Fin diplomate, il sait se ménager l’appui de chefs canadiens-français comme Louis-Joseph Papineau, ce qui vaut à la colonie une période d’accalmie.

Joseph Papineau (1752-1841)
Arpenteur, notaire, seigneur et homme politique, père du célèbre patriote Louis-Joseph Papineau. Bourgeois fortuné, il acquiert en 1803 la seigneurie de la Petite-Nation (Outaouais). Député de Montréal à l’Assemblée législative, ardent défenseur de la langue française, il joue un rôle déterminant, en 1793, lors du débat sur la langue de la législation et des délibérations parlementaires.

Louis de Buade, comte de Frontenac et de Palluau (1622-1698)
Militaire, gouverneur de la Nouvelle-France (1672-1682 ; 1689-1698). Personnage controversé, Frontenac donne une impulsion décisive à la création d’un empire français en Amérique et s’affirme comme un rempart efficace contre les attaques des Iroquois et des colonies anglaises. Son attitude héroïque face aux troupes de l’amiral Phips, lors de la bataille de Québec en 1690, le fait entrer dans la légende.

Raymond Préfontaine (1850-1905)
Avocat et homme politique, maire de Montréal (1898-1902) qui a le souci de la modernisation de la ville. Président du Comité des chemins (1889-1898), il améliore les infrastructures urbaines, introduit l’éclairage électrique et le tramway. Maire, il adopte un mode de gouvernance plus efficace. Député libéral fédéral depuis 1886, il termine sa carrière comme ministre de la Marine et des Pêcheries de Wilfrid Laurier.

Barthélemy Joliette (1789-1850)
Notaire, seigneur, entrepreneur et homme politique. Député à la Chambre d’assemblée du Bas-Canada, il est ensuite membre du Conseil législatif, où il siège jusqu’à sa mort. Il épouse Marie-Charlotte de Lanaudière, dont la famille possède la seigneurie de Lavaltrie ; il en devient l’administrateur, puis le coseigneur, et assure son développement grâce à l’industrie du bois. Il y fonde, au milieu des années 1820, le village d’Industrie, aujourd’hui Joliette.

Charles-Théodore Viau (1843-1898)
Homme d’affaires montréalais, dont le patronyme évoque une marque populaire de biscuits. En 1867, il ouvre une boulangerie, qui devient rapidement florissante, et crée le biscuit Village qui fera sa renommée. Propriétaire foncier à Maisonneuve et à Longue-Pointe, il conçoit le projet d’y bâtir une ville modèle. Les façades de pierre grise (une condition imposée par lui) de l’actuel quartier Viauville rappellent ce rêve inabouti.

Antoine Laumet, dit de Lamothe Cadillac (1658-1730)
Militaire et explorateur français, il est l’un des personnages les plus colorés et controversés de la Nouvelle-France. Commandant de Michillimakinac en 1694, il fonde en 1701 le fort Pontchartrain, où est édifiée aujourd’hui la ville de Détroit, Michigan. Rentré en France après avoir été gouverneur de la Louisiane (1713-1716), il est, jusqu’à son décès, gouverneur de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne).

François-Charles-Stanislas Langelier (1838-1915)
Avocat, professeur, journaliste et homme politique, il est commissaire des Terres et trésorier provincial, maire de Québec (1882-1890), juge en chef et lieutenant-gouverneur de la province (1911-1915). Il enseigne à la Faculté de droit de l’Université Laval (1863-1915), dont il est aussi le doyen. En 1908, il préside les fêtes du tricentenaire de la ville de Québec.

Pierre-Esprit Radisson (1636-1710)
Explorateur, coureur des bois, trafiquant, interprète, personnage controversé de la Nouvelle-France, plus grand que nature, opportuniste et sans scrupule, changeant fréquemment d’allégeance, mais aussi habile et courageux. De 1657 à 1687, il organise, avec Médard Chouart Des Groseilliers, d’innombrables expéditions aux Grands Lacs et à la baie d’Hudson pour la France et l’Angleterre. Les deux compagnons participent à la fondation de la Compagnie de la Baie d’Hudson.

Honoré Beaugrand (1848-1906)
Militaire, journaliste, propriétaire de journaux, homme politique et écrivain, il est maire de Montréal (1885-1887) au moment de l’affaire Riel et d’une grave épidémie de variole. Tout jeune, il combat au Mexique dans l’armée de l’empereur Maximilien. À son retour, il fonde le journal La Patrie (1879). Reconnu avant tout comme écrivain, il reste, pour la postérité, l’auteur de La Chasse galerie : légendes canadiennes.

Édouard Montpetit (1881-1954)
Avocat, économiste et universitaire, il fonde, en 1920, l’École des sciences sociales, économiques et politiques, qui devient en 1942 une faculté de l’Université de Montréal. Il occupe plusieurs postes au sein de cette institution, dont celui de secrétaire général. En 1930, il préside une commission d’enquête gouvernementale visant à poser les jalons d’un système québécois de sécurité sociale.

Wilfrid Laurier (1841-1919)
Avocat, journaliste et homme politique, chef du Parti libéral du Canada (1887-1919), il est le premier Québécois à accéder au poste de premier ministre fédéral (1896-1911). Figure qui transcende son époque, Laurier fait entrer le Canada dans le XXe siècle. Partisan de la « bonne entente » entre francophones et anglophones, il a, selon ses adversaires nationalistes, trop souvent sacrifié les intérêts des premiers au nom de l’unité nationale.

Jean Talon (1626-1694)
Administrateur français, premier intendant de la Nouvelle-France (1665-1668 ; 1670-1672) chargé de mettre en place le gouvernement royal et de développer la colonie. Il met tout en œuvre pour diversifier l’économie, réorganiser la justice, accroître la population et faciliter les communications. Avisé et énergique tout autant que visionnaire, il transforme la Nouvelle-France : jusqu’alors colonie-comptoir dirigée par une compagnie, elle devient une véritable colonie de peuplement.

Édouard-Charles Fabre (1827-1896)
Troisième évêque et premier archevêque de Montréal (1886). Succédant à Ignace Bourget, il met bon ordre aux finances du diocèse, ce qui lui permet de compléter l’imposante cathédrale Saint-Jacques, devenue Marie-Reine-du-Monde. Durant son épiscopat, il développe le réseau éducatif, accueille plusieurs communautés religieuses européennes et fonde de nombreuses paroisses. En 1889, il persuade Rome d’accorder à l’Université de Montréal, alors rattachée à l’Université Laval, une autonomie accrue.

Pierre Le Moyne, sieur d’Iberville (1661-1706)
Navigateur, militaire et explorateur, d’Iberville est l’homme de guerre le plus illustre de l’histoire québécoise. Ses exploits les plus fameux contre les Anglais ont pour théâtres la baie d’Hudson et Terre-Neuve. Il fonde la Louisiane (1700), dont il est le premier gouverneur. Surnommé le « Cid canadien », il est le premier véritable héros de la Nouvelle-France.

Octave Crémazie (1827-1879)
Libraire et poète, il est l’un des fondateurs de l’Institut canadien de Québec. En 1858, la publication de son poème Le drapeau de Carillon, évoquant la victoire éclatante de Montcalm sur les Anglais un siècle plus tôt, le consacre « poète national » du Canada français. Après la faillite de sa librairie, en 1862, il s’exile en France et y meurt quelques années plus tard.

Henri Bourassa (1868-1952)
Homme politique et journaliste, tribun célèbre, il fonde le quotidien nationaliste montréalais Le Devoir, qu’il dirige de 1910 à 1932. Esprit libre, il rompt avec le Parti libéral de Wilfrid Laurier au moment de la guerre des Boers. Son nationalisme est basé sur la promotion de la dualité culturelle du Canada et la défense de l’autonomie de ce dernier face à la Grande-Bretagne.

George-Étienne Cartier (1814-1873)
Avocat et homme politique qui domine la scène publique québécoise pendant toute une génération. Il participe, dans sa jeunesse, à la Rébellion de 1837-1838. Sa carrière prend par la suite une tournure moins radicale. Chef du Parti conservateur pendant 25 ans, co-premier ministre du Canada-Uni avec John A. Macdonald (1857-1862), il est l’un des Pères de la Confédération canadienne.

François-Xavier de Montmorency-Laval (1623-1708)
Vicaire apostolique en Nouvelle-France, premier évêque de Québec (1674–1688). Louis XIV lui confie en 1658 le diocèse de Québec qui couvre alors presque toute l’Amérique du Nord. Il y organise la vie religieuse, favorisant grandement l’essor de l’Église. Retiré à Québec, il se consacre à la prière et au Séminaire qu’il a fondé. Il est canonisé par le pape François en 2014.

Cardiologie…

Vous le savez peut-être, mais il est bon de se le rappeler. À tout événement, ça peut servir… Quand? Bien malin celui qui a la réponse exacte. Merci à mon ami Robert.

EAU ET ASPIRINE

Beaucoup de gens disent qu’ils ne veulent pas boire avant d’aller se coucher pour ne pas être obligés de se lever la nuit pour aller aux toilettes. J’ai demandé à un cardiologue pourquoi les gens doivent tant uriner la nuit. Sa réponse était :

Quand vous êtes debout ou assis, la force de gravité retient l’eau dans la partie inférieure de votre corps.

– C’est la raison pour laquelle les jambes peuvent enfler. Quand vous êtes couché, la partie inférieure de votre corps cherche un équilibre avec les reins. Alors les reins éliminent l’eau ensemble avec les déchets parce qu’à ce moment-là c’est plus facile. L’eau est essentielle pour éliminer les déchets de votre corps.

J’ai aussi demandé au cardiologue quel moment est le plus favorable pour boire de l’eau. Il m’a répondu :

– Boire de l’eau à des moments bien définis en maximalise l’efficacité dans le corps. 2 verres d’eau juste après le réveil active les organes internes. 1 verre d’eau 30 minutes avant chaque repas améliore la digestion. 1 verre d’eau avant de prendre un bain (ou douche) diminue la tension artérielle. 1 verre d’eau avant de vous coucher, évite un accident vasculaire cérébral ou cardiaque. Boire de l’eau avant de vous coucher, évite d’avoir des crampes dans les jambes pendant la nuit. Vos muscles des jambes, quand il y a des crampes, sont notamment en recherche d’eau et d’humidité.

– Si vous prenez une aspirine tous les jours, le mieux c’est de la prendre le soir. La raison : l’aspirine a une « mi-dure » de vie de 24 heures. Donc, si la plupart des crises cardiaques se passent au petit matin, l’aspirine dans votre corps sera alors au plus fort. Notez aussi que les aspirines peuvent se garder pendant de longues années dans votre petite pharmacie. En vieillissant elles ont l’odeur du vinaigre.

Pourquoi garder des aspirines sur votre table de chevet? En dehors de douleurs dans le bras gauche, il y a encore d’autres symptômes signalant une crise cardiaque : des douleurs intenses dans le menton (et la maxillaire), la nausée et une forte transpiration… Mais ces symptômes se présentent moins souvent.

CRISE CARDIAQUE ET EAU

Le Dr. Virend Somers est un cardiologue de la clinique Mayo. Il a écrit un article important dans le magazine American College of Cardiologie, qui révélait entre autres, que la majorité des crises cardiaques se passent le jour, entre 6.00 heures du matin et midi. Avoir une crise cardiaque la nuit, au moment où le cœur doit fonctionner à son rythme le plus calme, signifie que quelque chose d’inhabituel s’est passé. Somers et ses collègues essaient de démontrer depuis dix ans déjà que le coupable c’est l’apnée du sommeil.

Aussi, lors d’une crise cardiaque il est possible que vous n’ayez AUCUNE douleur dans la poitrine. Si jamais vous vous réveillez à cause de douleurs intenses dans la poitrine, avalez immédiatement deux aspirines avec un peu d’eau. Appelez ensuite les urgences (le 911) et prévenez un voisin ou membre de famille qui habite à proximité. Dîtes au téléphone : « crise cardiaque! » et également que vous avez pris 2 aspirines. Asseyez-vous sur une chaise près de la porte d’entrée et attendez les secours.

SURTOUT, NE VOUS COUCHEZ PAS!

Vous déménagez ? Soyez avisés de ce « super » service

Vous connaissez le Service québécois de changement d’adresse?

C’est un service gouvernemental qui vous permet d’effectuer votre changement d’adresse à un seul endroit et 6 ministères, dont la Régie des rentes, la SAAQ et Revenu-Québec, entre autres, sont immédiatement avisés et la mise à jour s’effectue dans les deux jours suivants.

Ça semble très simple, comme ça, mais comme toute création gouvernementale, je qualifierais ce service d’incompréhensible, voire compliqué pour absolument rien, et désuet comme support technique. C’est comme passer de Longueuil à Montréal en bifurquant par le pont Laviolette. Mal planifié et aussi mal organisé, surtout si vous avez une question. Je vous mets au parfum…

Hier matin, je m’applique à la tâche. J’ai tous les renseignements en main, sauf la taille de mes bobettes et le dernier test d’urine que j’ai passé. Après avoir tout rempli, on me confirme la demande. J’imprime celle-ci et je revois tous mes renseignements personnels qui sont exact. C’est de bon augure. Ah, oui… Ils ne reconnaissent pas mon adresse avec mon code postal. Ça fait 51 jour que j’habite à ma nouvelle adresse et leur fichier des codes postaux n’est forcément pas à jour. Première aberration. Ce n’est pas grave, ils enregistrent ma nouvelle adresse quand même.

Le problème est survenu lorsque j’ai fait le changement d’adresse de ma conjointe. Une fois les formulaires complétés, arrive la confirmation du changement d’adresse et je m’aperçois que notre numéro d’appartement n’y apparaît pas. Je compose le numéro pour les rejoindre. Après de longues minutes d’attente et d’avoir touché à tous les numéros du clavier, une personne humaine me répond. Je lui explique que le système n’a pas ajouté le numéro d’appartement, alors que je l’ai mentionné sur le formulaire. J’aurais mieux fait de déplacer le Mont Royal à la pelle… moins compliqué.

Même si je lui fournis le numéro de la confirmation, rien à faire. Elle ne voit que mon code postal sur son ordinateur. Pas la nouvelle adresse, seulement le code postal. Ça ne sert absolument à rien. C’est une fonctionnaire de ce service et elle n’a pas accès à mes données que je viens de leur transmettre… stupéfiant! Seconde aberration.

Je lui propose de refaire la demande de changement d’adresse… oh que non, qu’elle me répond. Le système ne le prendrait pas et ça pourrait mettre le bordel partout. Troisième aberration! Sa solution, appeler tous les ministères un à un pour leur demander d’ajouter l’appartement. Alors pourquoi ce service inutile si ça fonctionne tout croche. Je téléphone pour un problème et j’attends du soutien… sans succès. C’est assez banal comme demande. Dans l’entreprise privée, on aurait réglé ça en deux minutes et ajoutant « Est-ce que je peux faire autre chose…? »

Pour notre déménagement, j’ai fait 70 changements d’adresse et aucun ne m’aura pris autant d’énergie. C’est tout dire.

Alors je vais me fier à mon postier, qui sera assez intelligent pour mettre le courrier dans mon bon casier. Simple non? Peut-être que finalement le système a enregistré le numéro d’appartement et que j’ai fait cette démarche pour rien. L’avenir nous le dira. Au départ, je trouvais l’idée géniale de l’existence de ce service, maintenant, je m’interroge sur sa raison d’être et ça ne me surprend absolument pas.

Quoi qu’il en soit, lorsque c’est gouvernemental, ils ont ce don de compliquer les choses. Et n’oubliez pas votre dernier avis de cotisation provincial (impôts), puisque votre revenu, sans les sous, à la ligne 199 est requis et obligatoire. Bonne chance!

Chauffer les mots…

Encore une preuve de la richesse de la langue française. Transformer la tristesse en humour avec ces quelques mots brûlants, savamment accordés.

POURQUOI CHOISIR D’ÊTRE INCINÉRÉ?

Pourquoi demander de terminer dans un incinérateur?

Au départ, nous sommes créés d’une « étincelle » d’amour.
La première année, nous sommes la « flamme » de nos parents.
On se fait ensuite « chauffer » les fesses jusqu’à notre adolescence.
Suit la période où un rien nous « allume ».

Et dans la vingtaine, on pète le « feu ».
Ensuite, on « bûche » jusqu’à 65 ans.
À 75 ans, on est « brûlé ».
À 80 ans, on se ramasse dans un « foyer ».
Puis à 90 ans, on « s’éteint ».

Alors, pourquoi demander à être incinéré?
On est déjà « cuit » de toute façon.
Si tu choisis l’incinération, sache que ce sera ta dernière cuite!
Tandis qu’enterré, tu auras toujours une chance d’avoir un petit ver dans le nez!

Pour les mamans

Aujourd’hui, on célébre toutes les mamans et comme chaque deuxième dimanche de mai, on aime se rappeler et surtout remercier ces femmes exceptionnelles de leur amour sans commune mesure. La maman, c’est celle qui se donne à ses enfants, les protège, les console, qu’ils soient petits ou grands.

En parcourant les réseaux sociaux, les vœux se multiplient autant que les témoignages. On célèbre cette grande fête par la remémoration de plein de souvenirs, chacun à sa façon. Si elle est encore de ce monde, c’est un privilège qui se célèbre. Les câlins d’enfants doivent se multiplier peu importe l’âge. Un geste spontané qui fait son effet.

Toute la journée, je vais penser à ma mère qui nous a quitté il y a un peu plus de six ans, pour un monde meilleur où j’espère qu’elle se repose. Elle n’a jamais eu de travail et elle vivait pour sa famille. Elle n’arrêtait jamais et se négligeait pour sa progéniture. Elle était partout et ses enfants étaient sa priorité. Pour rien au monde, elle nous aurait abandonné. Il y en aurait tellement à raconter que mes souvenirs s’entrecroisent.

Petit détail assez révélateur de son côté couveuse, lorsque j’ai quitté définitivement le nid familial à 22 ans, elle me faisait encore mon petit déjeuner chaque matin. Elle insistait! J’avais beau essayer de la déjouer, on aurait dit qu’elle dormait toujours sur une seule oreille, avec les yeux ouverts. J’entends encore ses pas venir.

Elle avait 80 ans lorsqu’elle a fait le grand voyage. La maladie l’avait affreusement transformée et c’est à ça que je pense aujourd’hui. Mais maintenant, sous ce beau soleil, je lui dis combien elle était remarquable pour nous et combien je l’aime. Je lui parle quelquefois, comme maintenant pour lui offrir du fond du cœur, toute ma reconnaissance à l’occasion de cette journée qui lui est réservée. Assuré de son écoute, je lui fais le plus virtuel des câlins.

Une maman, on en a qu’une seule et jusque dans l’immensité, ça demeure une pierre précieuse d’une inestimable valeur. Merci pour tout, maman et continue de veiller sur nous, avec papa, d’ici nos retrouvailles.

Compliquer les choses simples

Preuve que ce gouvernement est essoufflé et dépassé, la ministre de la Justice Stéphanie Vallée se comporte en Ponce Pilate dans la présentation de ses six grandes lignes directrices sur l’encadrement des accommodements religieux.

Il y a quelque chose qu’elle n’a pas compris… Bouchard-Taylor, c’était de l’argent gaspillé et jeté à la rue? Il me semble que c’était clair et limpide. Non! Dans ses rêves les plus fous, elle revient au cas par cas. Il faut avoir plus qu’un secondaire cinq pour en arriver à cette conclusion.

J’espère que la CAQ, si elle est portée au pouvoir en octobre prochain, fera en sorte de tenir ses promesses de passer à la déchiqueteuse la loi 62 une bonne fois pour toute ET DE TRANCHER!

Au bulletin de nouvelles, il fallait voir l’opinion des gens de la rue, le bon peuple, s’opposer unanimement à cette intervention de la ministre. Si prendre une décision définitive pour enfin régler la patate chaude des accommodements religieux est pourtant si simple, pourquoi niaiser et écœurer le monde avec des révélations de la sorte.

Et les arguments de poids sont nombreux. « Il n’y a rien de clair là-dedans lance la Dre Francoeur, présidente de la Fédération des Médecins Spécialistes du Québec. Comment va-t-on interpréter ça dans un hôpital à deux heures du matin? » Même son de cloche du côté de Sylvain Mallette de la Fédération Autonome de l’Enseignement, qui prédit le Far West. Il donne l’exemple de témoins de Jéhovah qui voudraient retirer leur enfant d’un cours qui enseigne la théorie de l’évolution. « Est-ce qu’on va devoir juger du bien-fondé de la croyance de l’enfant ou des parents. » Et on pourrait en donner des tonnes d’exemples où le gouvernement veut transférer sa responsabilité aux autres.

Finalement vous, chers électeurs, le premier octobre aurez-vous la volonté profonde de montrer la porte de sortie à cette bande de parasites qui s’accrochent au pouvoir. Des politiciens qui n’acceptent rien d’autre que le pouvoir. L’abandon massif de leurs postes en est un exemple éloquent. Le paquebot coule! Un naufrage qui, malheureusement, s’étendra sur plus de 4 mois.