La médecine miraculeuse !

Histoire vécue

Il n’y a pas que des nouvelles négatives en ce bas monde. Il y a aussi des vies sauvées par des médecins avec des doigts de fée qui peuvent transformer une tragédie annoncée en miracle.

C’est l’histoire touchante du petit Florent qui, après seulement quelques heures de vie a dû être opéré à cœur ouvert. Rien que d’y penser, ça me bouleverse. De peur de trouver les mots, je partage avec vous l’article émouvant du journaliste Hugo Duchaine, publié dans le Journal de Montréal du 3 août dernier.

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OPÉRÉ À CŒUR OUVERT APRÈS QUELQUES HEURES DE VIE, LE NOUVEAU-NÉ A SUBI UNE DEUXIÈME OPÉRATION ENCORE PLUS COMPLEXE QUELQUES JOURS PLUS TARD

Un bébé né avec trois malformations au cœur a subi avec succès une complexe opération de 12 heures quelques jours après sa naissance et il peut désormais espérer une vie normale.

Guillaume Rivest n’a touché son petit Florent qu’une quinzaine de secondes après sa naissance, avant que le garçon ne file d’urgence au bloc opératoire.

La famille de Rouyn-Noranda s’était rendue à Montréal pour l’accouchement en janvier dernier, sachant que leur garçon aurait besoin d’une chirurgie urgente pour survivre.

Cette première intervention visait à « acheter du temps », explique le papa de 37 ans. Elle devait donner trois semaines de sursis au petit cœur du garçon avant une chirurgie beaucoup plus complexe.

REFAIRE L’AUTOROUTE

« C’était comme si deux voies de l’autoroute 40 étaient complètement inversées et avec une obstruction à la fin, qui cause un embouteillage », illustre le chirurgien cardiaque Ismail Bouhout, du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, pour expliquer le difficile travail qui l’attendait.

Florent avait une transposition des gros vaisseaux sanguins. L’artère pulmonaire et l’aorte étaient inversées, ce qui empêchait le cœur de fonctionner normalement.

« Au lieu de deux circuits, un à la suite de l’autre, les vaisseaux étaient en parallèle et isolés », poursuit le Dr Bouhout.

De plus, le bébé avait aussi une valve obstruée, ce qui compliquait la tâche des médecins. Ils devaient aussi fermer « un trou » dans le cœur du bambin.

SUSPENSE DE 14 JOURS

L’opération risquée pouvait faire en sorte que le garçon doive conserver avec un stimulateur cardiaque (pacemaker) à vie. La famille devait alors attendre 14 jours pour voir si l’activité électrique du cœur reprendrait normalement.

« J’étais stressé », admet Guillaume Rivest. Impuissant, il regardait son garçon qui avait des fils lui sortant du thorax afin qu’un stimulateur cardiaque externe le garde en vie.

Mais après 12 jours d’angoisse, l’activité électrique a repris.

« Ça m’a fait pleurer […] C’était une explosion de joie, tout le monde était content quand c’est reparti », lance son papa, qui ne tarit pas d’éloges pour l’équipe médicale et les soins reçus.

LONGS SOINS INTENSIFS

Par la suite, la famille a passé deux mois aux soins intensifs avant de rentrer en Abitibi-Témiscamingue.

« On a l’impression d’avoir vécu une autre vie. C’était tellement intense à tous les jours, un feu roulant », souffle M. Rivest, un guide d’expédition en canot et chroniqueur en environnement.

Six mois plus tard, Florent se porte à merveille.

« On ne dirait pas que c’est un bébé qui a traversé tout ce qu’il a traversé », dit son père avec fierté.

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Photo: Journal de Montréal

Soins palliatifs : 7 signes annonçant la fin de vie qui peuvent apparaître dans les dernières heures

Médecine

Article de Simon Kabbaj publié sur MSN

COMPRENDRE LES PROCESSUS BIOLOGIQUES DES DERNIERS INSTANTS DE LA VIE

Dans les phases finales d’une maladie incurable, un phénomène surprenant se produit parfois : une personne très affaiblie se redresse soudainement, s’exprime avec une grande clarté et réclame son plat préféré. Quelques heures plus tard, elle s’éteint. Ce changement radical, qui ressemble à une amélioration spectaculaire avant le décès, désoriente fréquemment les proches réunis au chevet du malade. Pourtant, les médecins palliatifs et les infirmiers spécialisés connaissent parfaitement cette manifestation biologique, qui constitue l’un des signaux émis par le corps à l’approche de la mort.

La majorité de ces transformations se déroulent de manière discrète et progressive. Elles touchent le rythme respiratoire, la coloration de la peau, la circulation sanguine ainsi que l’état de conscience. Selon une étude publiée en 2023 dans Gerontology & Geriatric Medicine, certains signes physiques présentent des ratios de vraisemblance élevés pour prédire un décès dans les trois jours. Ces indicateurs permettent de confirmer scientifiquement que l’organisme entre dans sa phase finale.

Le fossé entre le savoir médical et la compréhension des familles demeure vaste. Bien que la connaissance de ces étapes ne modifie pas l’issue clinique, elle permet d’aborder ces ultimes moments avec davantage de sérénité. Ces manifestations apparaissent généralement au cours des 24 à 72 dernières heures de vie. Elles varient d’un individu à l’autre sans refléter la qualité des soins reçus, illustrant simplement le ralentissement naturel des fonctions vitales

1. LA LUCIDITÉ TERMINALE : UN SURSAUT DE CLARTÉ INATTENDU

La lucidité terminale se caractérise par un regain soudain d’énergie et de clarté mentale chez une personne en fin de vie. Ce phénomène survient parfois chez des patients atteints de pathologies cérébrales dégénératives graves, telles que la démence. Un malade incapable de reconnaître sa famille depuis plusieurs mois peut subitement appeler ses proches par leur prénom, ou soutenir une conversation suivie alors qu’il avait perdu l’usage de la parole. Pendant cet épisode, qui dure de quelques minutes à quelques heures, l’individu interagit à nouveau avec son environnement de manière très fluide.

Les familles interprètent fréquemment cette amélioration temporaire comme un signe de guérison. Cependant, les patients qui présentent ce rétablissement inattendu des capacités cognitives et physiques décèdent généralement très peu de temps après. D’après une analyse de cas historiques publiée dans The Conversation, 43 % des personnes connaissant cette lucidité éphémère meurent dans les 24 heures, et 84 % s’éteignent dans la semaine qui suit.

Les mécanismes biologiques exacts de ce phénomène restent encore mal compris par la communauté scientifique. Des chercheurs de NYU Langone Health étudient actuellement ce sujet en effectuant des suivis par électroencéphalogramme (EEG) à domicile chez des patients atteints de démence en phase terminale. L’objectif est d’observer si des pics d’activité électrique cérébrale correspondent à ces moments d’éveil. Pour les proches, cet épisode représente avant tout une occasion précieuse d’échanger les derniers mots essentiels.

2. LA RESPIRATION DE CHEYNE-STOKES ET LES PAUSES RESPIRATOIRES

L’observation de la respiration fournit des indices très nets sur la proximité du décès. La respiration de Cheyne-Stokes se manifeste par des cycles alternant des inspirations profondes, des mouvements respiratoires de plus en plus superficiels, puis une pause respiratoire complète. Appelée apnée, cette interruption temporaire peut durer de quelques secondes à près d’une minute avant la reprise du souffle. Ce rythme irrégulier surprend et inquiète souvent les aidants non avertis.

Selon une étude prospective menée en 2021 chez des patients non cancéreux, un modèle prédictif intégrant les mouvements de la mâchoire pendant la respiration — où la mâchoire s’affaisse à chaque inspiration — permet de prédire le décès à 7 jours avec une exactitude de 83,9 %. Chez les malades atteints de cancer en phase terminale, les périodes d’apnée et la respiration de Cheyne-Stokes présentent également une haute spécificité pour diagnostiquer un décès imminent dans les trois jours, d’après les données de la revue de 2023 dans Gerontology & Geriatric Medicine.

Sur le plan physiologique, ces altérations respiratoires traduisent l’incapacité progressive du tronc cérébral à réguler le cycle respiratoire de manière autonome. Il n’existe aucun traitement médical pour inverser ce processus naturel. À cette étape de la prise en charge, la priorité de l’équipe soignante est exclusivement centrée sur le confort respiratoire du patient.

3. LE RÂLE AGONISANT : LA STASE DES SÉCRÉTIONS RESPIRATOIRES

Le bruit appelé râle agonisant ou sécrétions terminales constitue l’un des signes les plus impressionnants pour l’entourage. Ce phénomène est provoqué par l’accumulation de salive ou de mucus dans la gorge et les voies aériennes, lorsque la personne n’a plus la capacité d’avaler ou de tousser efficacement. Il en résulte un grésillement ou un gargouillement humide à chaque mouvement respiratoire, qui peut persister pendant plusieurs heures.

Bien que ce bruit soit difficile à entendre pour les proches présents au chevet, il ne cause généralement pas de souffrance au patient. Au moment où ces sécrétions s’accumulent, la personne se trouve le plus souvent dans un état d’inconscience profonde et ne perçoit pas cette gêne obstructive. Légèrement modifier la position de la tête peut parfois atténuer le son, et les équipes de soins palliatifs utilisent parfois des médicaments pour réduire la production de liquide, même si leur efficacité reste modérée.

L’apparition du râle agonisant indique que les réflexes protecteurs de l’organisme, qui maintiennent habituellement les voies respiratoires dégagées, ont cessé de fonctionner. Dans la grande majorité des situations cliniques, ce signe annonce que le décès survient dans un délai allant de quelques heures à une journée.

4. LES MARBRURES CUTANÉES (LIVEDO RETICULARIS)

Lorsque la circulation sanguine ralentit au cours des derniers jours, l’aspect de la peau subit des modifications visibles, en particulier au niveau des membres. Les marbrures, désignées sous le terme médical de livedo reticularis, forment des taches irrégulières et violacées ou rougeâtres. Elles résultent d’une stagnation du sang dans les petits vaisseaux capillaires situés sous la surface cutanée. Ce phénomène apparaît le plus souvent durant la dernière semaine de vie, bien qu’il puisse parfois survenir plus tôt.

Les extrémités du corps, comme les orteils, les doigts, les genoux et les coudes, sont les premières zones touchées par ces décolorations. Les marbrures se propagent ensuite progressivement le long des membres en direction du buste. Lorsque ces marques atteignent le tronc, l’échéance ultime se compte généralement en heures.

Ce changement d’apparence de la peau n’est pas douloureux pour le patient. Il s’agit de la conséquence passive du système cardiovasculaire qui centralise le flux sanguin restant vers les organes vitaux. Appliquer des compresses chaudes ou tenter de réchauffer les membres ne permet pas de faire disparaître les marbrures, car la cause est d’origine interne et non périphérique.

5. LE REFROIDISSEMENT ET LA CYANOSE DES EXTRÉMITÉS

En lien direct avec la présence de marbrures, le refroidissement des mains et des pieds constitue un signe physique très facilement détectable au toucher. Comme le précise le National Health Service (NHS), cette baisse de température des extrémités est très fréquente dans les ultimes heures et jours en raison des altérations vasculaires. Le cœur réduit son effort en détournant le sang des membres au profit des organes essentiels.

Outre la baisse de température, la cyanose périphérique se manifeste par une coloration bleutée des ongles et de la peau des extrémités. D’après l’étude parue en 2023 dans Gerontology & Geriatric Medicine, ce signe possède une forte valeur prédictive pour un décès survenant sous 72 heures. Contrairement à la cyanose observée lors d’une détresse respiratoire aiguë, ce bleuissement est causé par le ralentissement de la perfusion sanguine et non par un manque direct d’oxygène dans le sang.

Pour les aidants et les proches, la démarche appropriée consiste à éviter de surcharger le patient sous de nombreuses couvertures pour essayer de réchauffer ses pieds. Le refroidissement venant de l’intérieur, une présence bienveillante, un toucher doux et une voix rassurante apportent davantage de réconfort que des interventions physiques exagérées.

6. L’ABSENCE DE POULS RADIAL ET LA CULTURE DE LA DIURÈSE

Certains indicateurs cliniques suivis de près par les soignants échappent souvent à l’attention des proches, notamment l’évaluation du pouls au poignet et le fonctionnement rénal. La perte du pouls radial signifie que la pulsation sanguine ne peut plus être perçue à l’artère du poignet. Ce signe constitue l’un des indicateurs les plus fiables d’un décès imminent dans les 7 jours chez les patients cancéreux et non cancéreux, en raison de la baisse importante de la tension artérielle et du débit cardiaque.

Parallèlement, la diminution marquée de la production d’urine — appelée anurie lorsqu’elle devient quasi nulle — est associée à un risque très élevé de décès dans les trois jours selon la revue publiée dans Gerontology & Geriatric Medicine. Un volume urinaire inférieur à 100 ml par jour est considéré comme cliniquement significatif. À mesure que les reins cessent de fonctionner, le corps ne traite plus les fluides biologiques.

À ce stade d’arrêt rénal et cardiovasculaire, l’administration forcée de liquides par voie orale ou par perfusion intraveineuse ne restaure pas la fonction rénale. Au contraire, l’apport de liquides peut provoquer des inconforts en augmentant l’encombrement dans les poumons et les voies respiratoires. L’équipe médicale adapte alors les soins pour préserver la quiétude du patient.

7. LA BAISSE DE RÉACTIVITÉ ET LE DÉLIRE TERMINAL

Durant les derniers jours, la baisse de réponse aux stimuli verbaux touche 76 % des patients en fin de vie, et la baisse de réaction aux stimuli visuels concerne 74 % d’entre eux, d’après une étude prospective de 2021 hébergée par la NCBI. Le malade devient progressivement plus difficile à réveiller, ne suit plus du regard ses proches et ne réagit plus forcément lorsqu’on l’appelle. Ce comportement témoigne d’un détachement progressif du système nerveux face aux stimulations extérieures.

Avant de sombrer dans cette inconscience profonde, de nombreux patients traversent une phase appelée délire terminal. Une publication de l’American Family Physician indique que ce délire concerne jusqu’à 88 % des personnes atteintes d’une maladie incurable lors de leurs ultimes moments. Il peut se traduire par de la confusion, de l’agitation, des mouvements répétés avec les draps ou des appels oraux. Bien que troublant pour l’entourage, ce comportement résulte d’une activité électrique cérébrale désorganisée par le manque d’oxygène.

Au cours des 24 dernières heures de vie, l’inconscience s’installe définitivement et la respiration devient irrégulière. Les professionnels de santé recommandent vivement aux proches de continuer à parler doucement au patient. L’ouïe étant considérée comme l’un des derniers sens à s’éteindre, les paroles prononcées au chevet peuvent encore être perçues et apporter du réconfort.

ACCOMPAGNER LA FIN DE VIE AVEC REPÈRES ET BIENVEILLANCE

Ces différents signes biologiques ne doivent pas être perçus comme une grille d’évaluation anxiogène, mais comme des repères précieux. Les équipes de soins palliatifs s’appuient sur ces manifestations pour aider les familles à faire évoluer leur posture, en passant de l’espoir d’une guérison à une présence attentive et apaisante. Reconnaître que la fin de vie est engagée permet d’adapter l’environnement, de diffuser une musique appréciée ou d’exprimer des sentiments essentiels.

Lorsqu’un aidant constate la simultanéité ou l’intensification de plusieurs de ces symptômes, il convient de contacter l’équipe soignante ou le service de soins palliatifs. Ces professionnels formés accompagnent les familles pour anticiper chaque étape et garantir le confort du malade. Des ressources documentaires complémentaires sont également mises à disposition par des organismes spécialisés comme la Hospice Foundation of America pour informer les accompagnants sur le déroulement naturel des derniers jours.

Avertissement : Pour toute question médicale, consultez un professionnel de santé qualifié. Les informations contenues dans cet article sont présentées à titre purement informatif et ne remplacent en aucun cas un avis, un diagnostic ou un traitement médical professionnel. Cet article a été rédigé avec l’assistance d’outils d’intelligence artificielle et révisé par un éditeur humain.

Selon la source : hospicefoundation.org

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La journée internationale des populations autochtones

Anniversaire

Chaque année, la Journée internationale des populations autochtones nous invite à reconnaître la richesse, la résilience et la diversité des peuples qui ont façonné les territoires bien avant l’établissement des États modernes.

Cette journée n’est pas seulement un moment de commémoration; elle est un appel à l’écoute, à la justice et à la collaboration. Les peuples autochtones portent des savoirs millénaires sur l’environnement, la santé, la gouvernance et la vie communautaire, des savoirs qui demeurent essentiels pour répondre aux défis contemporains, notamment ceux liés au climat et à la préservation des écosystèmes.

Souligner cette journée, c’est aussi reconnaître les blessures encore ouvertes : la dépossession des terres, les discriminations, les ruptures culturelles et les injustices qui ont marqué l’histoire. Mais c’est surtout affirmer que la réconciliation ne peut être un simple mot. Elle doit se traduire par des actions concrètes, par le respect des droits, par la valorisation des langues et des traditions, et par une volonté sincère de bâtir des relations fondées sur l’égalité.

Les populations autochtones ne sont pas des vestiges du passé; elles sont des nations vivantes, créatives, porteuses d’avenir. En cette journée, nous sommes invités à reconnaître leur contribution unique, à célébrer leur identité et à nous engager à leurs côtés pour un monde où chaque peuple peut vivre dans la dignité, la sécurité et la fierté de ses racines.

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À petites doses…

Santé et bien-être

UNE RELÈVE PROMETTEUSE

Le CHUM accueille une fois de plus cet été des jeunes de secondaire 4 et 5 afin de les introduire au réseau de la santé. Bloc opératoire, ateliers de points de suture, découverte de laboratoires : ces curieux adolescents mettent la main à la pâte durant l’Académie d’été. Depuis cinq ans, plusieurs centaines de jeunes à travers le Québec y ont participé et 77 % d’entre eux ont affirmé que le programme avait influencé leur choix de carrière.

UN SYNDROME INFANTILE DÉMYSTIFIÉ

Le syndrome d’entérocolite induite par les protéines alimentaires (SEIPA) cause de grandes inquiétudes pour plusieurs parents, mais cette condition est encore souvent mal diagnostiquée. L’institut de recherche du CUSM s’est donc penché sur cette question dans le cadre d’une étude auprès de 87 enfants atteints du SEIPA. Lié à certaines allergies alimentaires comme les œufs (27,6 %) et les fruits de mer (21 %), ce syndrome peut provoquer une déshydratation et des vomissements sévères et peut être facilement confondu avec une gastro-entérite.

LE CANCER RECULE AU QUÉBEC

L’institut nationale de santé publique a dévoilé une mise à jour de ses données sur les causes de décès des Québécois. Dans la période s’échelonnant de 2019 à 2023, le cancer a été responsable de 29,4 % des décès, contre 32,4 % pour la période précédente (2014-2018). Les maladies du cœur (17,3 %) et les traumatismes non intentionnels (5,5 %) complètent le podium de la mortalité. Par ailleurs, l’espérance de vie au Québec a continué d’augmenter, passant de 82,4 à 82,5 ans. La région où la population vit le plus longtemps est Laval (83,8), creusant son écart avec le dernier de classe, le Nord-Du-Québec (79,3 ans).

Source : Journal de Montréal, magazine Salut Bonjour, 25 juillet 2026, p17

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Les labyrinthes numériques

Opinion

Il y a des jours où appeler un service à la clientèle relève de l’épreuve olympique. On décroche le téléphone avec une simple question, et on se retrouve prisonnier d’un labyrinthe numérique digne d’un jeu vidéo.

« Pour le service, faites le 2. Pour toute autre demande, faites le 3. Pour revenir au menu précédent, faites le 9. » On finit par faire tellement de chiffres qu’on pourrait croire participer à un tirage de loto.

Et avant même d’atteindre ces menus, il faut survivre au préambule. Deux, parfois trois longues minutes d’un message récité en français, puis en anglais, comme si on avait demandé une séance de méditation forcée. Ensuite arrive le classique : « Nous recevons un fort volume d’appels ». Bien sûr. On imagine très bien le “fort volume” : un seul préposé, probablement en pause, pendant que la machine nous berce de musiques d’attente composées pour tester notre patience.

Entre les menus qui s’enchaînent, les messages d’attente interminables et les avertissements moralisateurs, cette image résume la frustration moderne du téléphone automatisé. Un clin d’œil à l’époque où une voix réelle répondait, écoutait et réglait les choses en quelques secondes.

Et que dire du fameux « Notre menu a changé »… répété mot pour mot depuis deux ans. Rien n’a changé, sauf notre niveau d’exaspération.

Puis, cerise sur le sundae : l’avertissement sur le « langage respectueux ». On nous demande d’être courtois alors que l’attente dépasse parfois une heure, qu’on tourne en rond dans des sous-menus inutiles, et qu’on se fait rappeler que notre appel est « important ». Si c’était vrai, quelqu’un répondrait.

Dans ce domaine, l’informatique n’a rien réglé. Elle a simplement remplacé l’humain efficace par une machine lente. Vive l’époque où une personne réelle répondait, écoutait, et transférait l’appel en quelques secondes. Une époque révolue, mais tellement plus humaine.

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Pieds enflés

Santé et bien-être

Vos pieds vous semblent-ils plus volumineux que d’habitude ? Un léger gonflement après un long vol ou par temps très chaud n’a généralement rien d’inquiétant. En revanche, une enflure persistante peut parfois révéler un problème de santé sous-jacent.

Appelé œdème en termes médicaux, ce gonflement survient lorsqu’un excès de liquide s’accumule dans les tissus de l’organisme. Avec l’âge, la circulation sanguine change; l’effet combiné de certains médicaments ainsi que de maladies touchant le cœur, les reins, le foie ou les veines peut accroître le risque d’œdème. Les longues périodes passées en position assise ou debout, une alimentation riche en sel ou le port de chaussures trop serrées peuvent également y contribuer.

Heureusement, quelques mesures simples suffisent souvent à atténuer un léger gonflement : surélever les pieds, marcher plus fréquemment, s’étirer dans les transports ou porter des bas de compression. L’activité physique régulière peut également favoriser la circulation sanguine et réduire l’accumulation de liquide au fil du temps. Même de petits gestes, comme des flexions des chevilles en position assise, peuvent aider à maintenir une bonne circulation.

Les experts recommandent toutefois de ne pas ignorer un gonflement qui apparaît soudainement, qui touche une seule jambe ou qui s’accompagne de rougeur, de chaleur, de douleur thoracique ou d’essoufflement. Dans certains cas, l’enflure des pieds et des chevilles peut être le signe d’un caillot sanguin, d’une infection ou d’un problème cardiaque nécessitant une consultation médicale sans délai.

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Source : Revue « CSA », été 2026, numéro 139, p17 (Mayo Clinic, WebMD, familydoctor.org)

Un pan de notre histoire : le rendez-vous manqué de Montréal 76

Histoire

LE COUREUR AUX RACINES D’ICI STEVE PRÉFONTAINE EST MORT AVANT DE POUVOIR S’ILLUSTRER DANS LA COMPÉTITION

Steve Préfontaine devait être l’une des grandes vedettes de l’athlétisme aux Jeux olympiques de Montréal. Mais le 30 mai 1975, quelques heures après la victoire du coureur dans un 5000 mètres près de chez-lui en Oregon, sa MG Butterscotch a raté une courbe et elle s’est renversée sur le toit. Il est mort asphyxié sous le poids du véhicule. Il avait 160 mg d’alcool dans le sang.

Dans un sport où l’on atteint son sommet qu’à la fin de la vingtaine, Prev, comme l’appelaient ses fans, détenait, à 24 ans seulement, 7 records américains entre 2000 et 10 000 mètres. Il avait couru neuf fois le 1000 mètres sous les quatre minutes, un exploit inégalé en 1975. Mais il était plus qu’un grand coureur, il était un phénomène culturel. Son charisme et son style de course attiraient des millions de fans et ont grandement contribué à populariser la course à pied aux États-Unis.

À une époque où seuls les amateurs pouvaient participer aux Jeux olympiques, il avait refusé 200 000 $ pour devenir professionnel, se contentant d’une modeste bourse quotidienne de 3,50 $, juste pour faire les JO de Montréal, d’où venaient ses ancêtres et de qui il connaissait l’histoire.

DE LONGUEUIL À L’OREGON

Tonnelier de métier, l’ancêtre Antoine Fournier dit Préfontaine (1663-1702), originaire de Beaumont-sur-Oise en Picardie, est arrivé en Nouvelle-France en 1867. Soldat de la compagnie de Troyes, il a participé à l’expédition des frères Lemoyne dans le but de déloger les Anglais de la baie d’Hudson.

L’année suivante, il épouse Marie Ronceray (1668-1696) et s’établit à Longueuil dans la seigneurie de Charles Lemoyne. Le couple n’aura que trois enfants, mais les générations suivantes en auront de 12 à 15, toujours autour de Longueuil, jusqu’au départ de Toussaint (1850-1910) pour Worchester, Massachusetts, vers 1870 (Toussaint était le petit-cousin de Raymond Préfontaine, maire de Montréal de 1898 à 1908).

En 1871, Toussaint épouse Henriette Lefebre (1850-1922) à Worcester. Vers 1882, la famille déménage sur une ferme au Dakota du Nord où naîtra Henri Rolland (1892-1982), dernier des 9 enfants du couple.

Dans les années 1920, la famille va encore plus à l’ouest, jusqu’à Coos Bay, en Oregon.

C’est là que naîtra Steeve Rolland Préfontaine, le 25 janvier 1951, grand coureur de demi-fond, mort trop tôt.

Source : Jacques Noël, Journal de Montréal, 25 juillet 2026, p44. (Photo Steve Préfontaine)

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Les primes d’assurance auto vont‑elles enfin baisser ?

Consommation

Les plus récentes statistiques du secteur de l’assurance automobile ont de quoi faire sourciller : les réclamations sont en chute libre, en baisse de 31,5 %. Une diminution aussi marquée soulève une question que bien des automobilistes se posent : verra‑t‑on enfin une baisse des primes?

En théorie, moins de réclamations signifie moins de dépenses pour les assureurs. Moins de sinistres à couvrir, moins de réparations à payer, moins de dossiers à traiter. Bref, un risque globalement plus faible. Et dans un marché idéal, cette réduction du risque devrait se traduire par une diminution des coûts pour les consommateurs.

Mais la réalité est souvent plus nuancée. Les assureurs invoquent régulièrement d’autres facteurs : inflation du coût des pièces, hausse des frais de main‑d’œuvre, sophistication croissante des véhicules, sans oublier les marges qu’ils souhaitent préserver. Résultat : même avec une baisse spectaculaire des réclamations, rien ne garantit que les primes suivront la même pente.

Les automobilistes sont donc en droit de demander des comptes. Une baisse de 31,5 % des réclamations, c’est majeur. Les assureurs devront expliquer pourquoi les primes ne refléteraient pas cette amélioration du risque.

En clair, la balle est dans leur camp. Et les conducteurs attendent…

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Os secours : attention à vos os !

Santé et bien-être

Vos os semblent peut-être solides comme le roc, mais ils peuvent s’affaiblir plus facilement que vous ne l’imaginez. Avec l’âge, certaines habitudes comme la sédentarité, le tabagisme, une consommation excessive d’alcool ou un apport insuffisant en calcium et en vitamine D peuvent progressivement en miner la solidité.

La perte osseuse évolue souvent en silence… jusqu’à ce qu’une fracture survienne. Les femmes sont particulièrement vulnérables après la ménopause en raison des changements hormonaux, mais les hommes âgés ne sont pas à l’abri non plus.

Les experts considèrent d’ailleurs l’inactivité comme l’une des principales erreurs à éviter pour préserver la santé des os, tant chez les hommes que chez les femmes. Les os ont besoin d’exercices réguliers avec port de poids pour demeurer solides, de longues périodes passées en position assise peuvent finir par en accélérer la déminéralisation.

L’alimentation joue également un rôle important. Une consommation excessive de sel, de boissons gazeuses ou d’alcool peut nuire à la santé osseuse, tandis qu’un apport insuffisant en protéines peut compromettre la capacité de l’organisme à préserver la solidité des os et des muscles. Certains médicaments, tout comme le tabagisme, peuvent également accroître le risque d’ostéoporose.

La bonne nouvelle ? Les os demeurent étonnamment réceptifs aux saines habitudes de vie, quel que soit l’âge. Les exercices de musculation, la marche, une alimentation équilibrée ainsi qu’un apport adéquat en calcium et en vitamine D contribuent à préserver la solidité des os, à réduire le risque de fractures et à maintenir votre mobilité au fil des ans.

Plus vous prendrez soin de votre ossature tôt, mieux vous vous en porterez, mais il n’est presque jamais trop tard pour adopter des habitudes favorables à la santé de vos os

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Source : Revue « CSA », été 2026, numéro 139, p16 (National Institute of Arthritis and Musculoskeletal Disease, Harvard Health, Cleveland Clinic)

LNH : salaires en folie, amateurs en otage

Opinion

Les salaires versés aux joueurs vedettes ont atteint un niveau délirant. Chaque été, c’est la même course : qui décrocherait le plus gros magot de la LNH ?

À seulement 20 ans, Macklin Celebrini, des Sharks de San Jose, vient de signer une prolongation de contrat de cinq ans pour 94 millions $. Une somme vertigineuse. Une folie. Une démesure.

La période des agents libres l’a encore démontré : on ne cherche plus une équipe, on cherche le plus gros chèque.

Tu as signé pour 15 M ? Moi j’exige 15,5 M $. L’autre veut 16 Millions $, le suivant 16,5 M $. Une escalade sans fin — vers l’infini et plus loin encore.

Autre tendance : les joueurs établis choisissent eux-mêmes l’équipe pour laquelle ils veulent jouer. Avec un plafond salarial identique partout, la stratégie consiste à se regrouper pour maximiser les chances de soulever la coupe Stanley.

Pendant ce temps, la LNH rêve d’un circuit à 36 équipes. Bettman‑Québec demeure un mirage, comme le retour du baseball majeur à Montréal. Atlanta, elle, s’apprête à obtenir une troisième concession… après avoir fait chou blanc deux fois.

Et qui paie pour tout ça ? L’amateur. Celui qui donne son argent au lieu de son sang.

Billets hors de prix, chandails à 400 $, marée rouge au Centre Bell. Et quand les millionnaires ne performent pas, les huées deviennent la seule justice accessible aux partisans saignés à blanc.

Comprenez-moi bien. J’adore le hockey. Mais aujourd’hui, ce sport est devenu une industrie à imprimer des billets de banque d’abord.

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Ygreck, et ses perles de juillet

Actualités

Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de juillet, publiées dans le Journal de Montréal.



Un pan de notre histoire : le Québec pionnier nord-américain des vacances payées

Histoire

RETOUR SUR LE CHEMIN QUI A PERMIS AUX FAMILLES OUVRIÈRES D’ACCÉDER AUX CHALETS ET AUX TERRAINS DE CAMPING

En ce moment même, des centaines de milliers de Québécois prennent la route des vacances. Les glacières sont pleines, les vélos sont attachés à l’arrière des voitures et les enfants ont déjà demandé trois fois : « On arrive-tu bientôt ? »

Cette scène nous paraît aujourd’hui tout à fait normale. Pourtant, elle aurait semblé inimaginable il y a moins d’un siècle.

À cette époque, les vacances n’existaient pratiquement pas pour les travailleurs. L’ouvrier moyen passait six jours par semaine à l’usine, au chantier ou à l’atelier, sans aucun congé payé. Bien sûr, le calendrier était ponctué de fêtes religieuses et de quelques jours fériés, mais partir une ou deux semaines avec sa famille relevait d’un privilège réservé aux plus fortunés.

Pour l’immense majorité des travailleurs, une journée de repos signifiait une journée sans salaire.

LES VACANCES, POUR LES RICHES

Au XIXe siècle, seuls les mieux nantis peuvent profiter des grands hôtels de Pointe-au-Pic, de Cacouna ou de Métis-sur-Mer pour respirer l’air du large. Pour les autres, l’été ressemble aux autres saisons : on travaille !

Ce n’est qu’au tournant du XXe siècle que quelques grandes entreprises et certains services publics commencent à offrir des congés rémunérés à leurs employés.

L’EUROPE OUVRE LA VOIE

L’idée de payer un salarié pendant qu’il ne travaille pas a longtemps semblé inconcevable. Il faut attendre les années 1880 pour que le chancelier allemand Otto von Bismarck jette les bases de l’État-providence en instaurant les premières grandes protections sociales destinées aux travailleurs.

Les congés payés s’inscriront plus tard dans cette même logique d’amélioration des conditions de vie.

Au cours de la première moitié du XXe siècle, plusieurs pays européens adoptent progressivement des lois encadrant les vacances rémunérées. La Pologne, la Tchécoslovaquie, la Suède, la Norvège, la France et la Belgique figurent parmi les pionniers.

Le cas français demeure le plus célèbre. En 1936, en pleine crise économique et au lendemain d’une immense vague de grèves, le gouvernement du Front populaire dirigé par Léon Blum accorde deux semaines de congés payés à des millions de salariés.

Résultat : quelques semaines plus tard, des familles ouvrières découvrent la mer, la montagne ou la campagne pour la première fois. Les photographies de cet été 1936 deviendront l’un des symboles les plus marquants du XXe siècle.

Ces avancées ne tombent toutefois pas du ciel. Elles sont le fruit de décennies de revendications syndicales et de profondes transformations sociales qui redéfinissent peu à peu la place du travail… et celle du repos.

LA GUERRE QUI CHANGE TOUT

Paradoxalement, ce n’est pas le tourisme qui démocratise les vacances.

C’est la Seconde Guerre mondiale.

Afin de freiner l’inflation au Canada, Ottawa limite les hausses salariales. Les employeurs cherchent alors d’autres moyens d’améliorer les conditions de leurs employés. Les vacances payées deviennent ainsi une nouvelle forme de rémunération.

Entre 1941 et 1946, plus de 400 000 travailleurs québécois obtiennent des congés payés grâce aux mesures administrées par le Conseil général du travail en temps de guerre. Quelques années plus tôt, un tel chiffre aurait été impensable.

En 1946, le Québec fait figure de pionnier en Amérique du Nord en adoptant une première réglementation garantissant une semaine de vacances payées à de nombreux salariés. Les travailleurs agricoles, plusieurs ouvriers forestiers et les domestiques en sont toutefois exclus. Mais le mouvement est lancé.

LES VACANCES ARRIVENT AU QUÉBEC

Cette réforme change rapidement les habitudes de vie. Pour la première fois, des familles disposent d’un véritable temps libre commun. Les chalets cessent progressivement d’être le privilège d’une élite pour devenir le rêve de la classe moyenne.

Puis vient l’automobile.

À partir des années 1950 et 1960, les Québécois prennent massivement la route. Les fabricants de tentes-roulottes connaissent un essor spectaculaire. Des modèles comme les Bonair et les Boler, conçues au Canada, deviennent rapidement les emblèmes des vacances familiales. Leur silhouette arrondie accompagne l’explosion des campings partout au pays.

Même les spécialistes de l’époque s’interrogent sur cette nouvelle réalité.

En 1948, le chercheur Charles Bélanger, de l’Université Laval, estime que les congés payés représentent un progrès considérable, mais il juge nécessaire d’assurer une « organisation rationnelle des loisirs » afin que les vacances ne deviennent pas « l’occasion de désordres sociaux ». Une inquiétude qui fait sourire aujourd’hui, mais qui témoigne du caractère profondément nouveau de cette conquête sociale.

LA NAISSANCE D’UNE TRADITION

En 1968, les travailleurs québécois obtiennent une deuxième semaine de vacances payées.

Puis survient un autre tournant. L’été 1971 change durablement le visage du Québec. Pour la première fois, des centaines de milliers de travailleurs de la construction ferment leur coffre à outils et prennent tous la route au même moment. Les autoroutes deviennent d’immenses convois vers les Laurentides, Charlevoix ou la Gaspésie. Les campings affichent complet, les motels débordent et les plages publiques se remplissent de vacanciers.

L’expression « vacances de la construction » entre dans le vocabulaire québécois. Une tradition est née.

ET CHEZ NOS VOISINS ?

Le Québec n’est pas un cas unique. Partout au Canada, les travailleurs ont droit à un minimum de deux semaines de vacances payées. La Saskatchewan se démarque toutefois en accordant une troisième semaine de vacances dès la première année d’emploi, puis une quatrième après dix ans de service.

Le contraste est encore plus frappant lorsqu’on traverse la frontière américaine. Ironiquement, le pays qui a popularisé le rêve des grandes vacances grâce à l’automobile, aux motels et aux « roadtrips » demeure l’une des rares grandes économies occidentales à ne garantir légalement aucun congé payé à ses travailleurs.

JE ME SOUVIENS

Chaque tente-roulotte qui file vers un camping, chaque famille qui s’arrête dans un casse-croûte et chaque enfant qui plonge dans un lac est, en quelque sorte, l’héritier d’un combat mené par des travailleurs, des syndicats et des législateurs qui ont fini par convaincre la société qu’il existait une richesse aussi précieuse que le travail… Le temps.

Nous croyons souvent que les vacances ont toujours fait partie de l’été. En réalité, elles constituent l’une des plus grandes conquêtes sociales du XXe siècle.

Alors, si vous passez quelques heures coincés dans la circulation en direction du chalet ou du camping, rappelez-vous une chose : pendant des générations, le plus beau des voyages consistait simplement à avoir le droit de s’arrêter.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, 25 juillet 2026, p40. – Photo: Camping Lac-Chat 1959

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