Histoire
Article de Martin Landry, historien, paru dans le Journal de Montréal, des 28 et 29 mars 2026.
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À l’heure du retour à la maison, le 29 août 1907, le chantier du pont de Québec bascule dans l’horreur. En moins de 15 secondes, une partie entière de la structure s’effondre dans le fleuve Saint-Laurent. Des dizaines d’ouvriers sont précipités dans le vide, ensevelis sous des tonnes d’acier.

Bilan : 76 morts, dont 33 travailleurs mohawks de Kahnawake. Reconnus pour leur expertise dans le montage d’acier en hauteur, ils étaient nombreux à œuvrer sur ce chantier.
En 1907, les conditions de travail sont rudimentaires. Les ouvriers travaillent en hauteur sans les équipements de sécurité que l’on considère aujourd’hui comme essentiels. Il n’est pas rare non plus que des travailleurs très jeunes soient employés sur ce type de chantier, une réalité courante à l’époque.
À ce moment, le projet est pourtant perçu comme un fleuron du génie civil. Le pont doit devenir le plus long cantilever au monde et permettre enfin de relier Québec à sa rive sud de façon permanente, une infrastructure stratégique pour le développement ferroviaire du pays.
Mais derrière l’ambition, une faille majeure s’est glissée.
L’ERREUR MEURTRIÈRE
L’enquête menée après la catastrophe est sans équivoque, la structure était trop lourde. Les calculs ayant servi à concevoir le pont ont sous-estimé le poids réel de l’acier. Certaines pièces se sont progressivement déformées sous la charge avant de céder.
Pourtant, les signes avant-coureurs existaient. Sur le chantier, des anomalies avaient été signalées : des poutres se déformaient, la structure réagissait de manière inhabituelle. Malgré ces avertissements, les travaux se poursuivent.

Le projet est relancé. Mais le 11 septembre 1916, lors de l’installation de la travée centrale, un nouvel accident survient.
Alors qu’une foule estimée à plus de 100 000 personnes s’est rassemblée sur les rives du Saint-Laurent pour assister à l’opération, la structure cède et chute dans le fleuve. Treize travailleurs y perdent la vie.
Le pont sera finalement achevé en 1917, après près de deux décennies de travaux marqués par deux catastrophes majeures.
Avec le temps, le pont de Québec est devenu un symbole de la capitale nationale. Il incarne à la fois un exploit technique et un rappel des risques associés aux grands projets d’ingénierie.
MÉMOIRE VIVANTE
Les ingénieurs canadiens portent d’ailleurs une bague bien particulière à l’auriculaire : l’anneau de fer, ou Iron Ring. Ce symbole rappelle l’engagement envers la profession et la responsabilité qui accompagne chaque décision technique.
Une croyance tenace veut que les premiers anneaux aient été fabriqués à partir de l’acier du pont de Québec, en mémoire des effondrements.
En réalité, cette version relève du mythe, aucune source ne permet d’établir un lien matériel entre les bagues et les débris du pont.
Aujourd’hui encore, le pont de Québec est en service et demeure le pont cantilever à la plus longue portée libre au monde.
Son histoire rappelle que les grandes infrastructures reposent sur des choix humains.
Derrière chaque structure se trouvent des calculs, des décisions et des responsabilités.
Le Québec en a connu d’autres. En 1951, l’effondrement du pont Duplessis à Trois-Rivières cause la mort de quatre personnes. Plus récemment, en 2006, l’effondrement du viaduc de la Concorde, à Laval, fait cinq victimes.
MAUVAISE ÉVALUATION DES CHARGES
Le pont de Québec s’est effondré à deux reprises durant sa construction, en 1907 et en 1916, causant au total 89 morts. L’enquête conclura à de graves erreurs de conception liées à une mauvaise évaluation des charges, sous la responsabilité de l’ingénieur Theodore Cooper.
L’histoire du pont de Québec n’invite pas à rejeter la construction de grands ouvrages. Elle rappelle plutôt qu’en matière d’infrastructures, une erreur de calcul ne reste jamais théorique bien longtemps.
Opinion
ELON MUSK CRITIQUE SON DÉPART… ET LA LOI 101

L’homme le plus riche de la terre se mêle de ce qui ne le regarde pas, alors qu’il commente la démission de Michael Rousseau, PDG de « Canadian Airlines ». Loin d’avoir le portrait politique et linguistique du Canada et du Québec, voici ce qu’il a affirmé et que le Journal de Montréal à publié dans son édition du 31 mars dernier.
Avec le nombre de Teslas vendues au Québec, il pourrait se garder une petite gêne. Voici son commentaire disgracieux, quant à moi.
Elon Musk a condamné la démission du PDG d’Air Canada en plus de critiquer les lois protégeant le français au Canada.
« C’est absurde, a-t-il écrit. De plus, ce n’est pas du tout réciproque. Il existe de nombreuses lois à sens unique au Canada qui imposent le français au détriment de l’anglais. C’est extrêmement hypocrite et injuste ! »
Le patron de Tesla a demandé à l’IA de faire la liste de toutes « les lois à sens unique canadiennes qui imposent le français ».
L’explication de Grok mentionne que la plupart de ces lois sont implantées au Québec, la seule province ayant le français comme unique langue officielle.
Tirez-en vos propres conclusions.
Actualités
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de mars, publiées dans le Journal de Montréal.






















Société
Depuis ses débuts, en 1998, la prestation de décès n’a jamais été modifiée. Il serait peut-être le temps que cette aide se voit indexée.
La Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ) en a fait une de ses priorités face au gouvernement en prévision de la présentation du budget de la dernière semaine. On attend toujours.

Pour obtenir les 2500 $ prévus, le défunt doit avoir cotisé à la Régie des rentes du Québec, via sa rémunération, selon certaines règles. Vous conviendrez avec moi, que cette indemnité de 1998 n’a plus la même valeur 28 ans plus tard.
Aujourd’hui, des frais funéraires débutent facilement à 5000 $ et c’est justement le montant initial que demande la FADOQ dès maintenant, puis de l’indexer annuellement selon l’inflation.
AUTRES PRIORITÉS
La FADOQ a aussi présenté d’autres priorités :
Doubler minimalement le financement du soutien à domicile qui doit être spécifiquement consacré aux soins médicaux et aux services professionnels à domicile
Simplifier la fiscalité. Rendre moins astreignantes et compliquées les déclarations de revenus des personnes âgées, De plus, elle recommande que l’ensemble des crédits d’impôts et des montants fiscaux soit accessible dès l’âge de 65 ans.
Investir en prévention. La FADOQ fait bouger plus de 70 000 personnes chaque semaine, par différentes activités. Avec un financement bonifié elle estime pouvoir porter ce nombre à 100 000.
Pour en savoir davantage, et prendre connaissance de l’ensemble des recommandations, cliquez ce lien pour y parvenir
Santé
Article paru dans le cahier Salut-Bonjour du Journal de Montréal, des 28 et 29 mars 2026.
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LA ROUGEOLE CIRCULE DANS LES LAURENTIDES

Les autorités de la santé publique des Laurentides ont lancé un appel à la prudence dans les derniers jours. Les gens qui ont fréquenté certains lieux doivent s’isoler s’ils ne sont pas vaccinés contre la rougeole.
Parmi les lieux où il aurait pu y avoir une exposition à la rougeole, on retrouve l’urgence de l’Hôpital de Saint-Eustache le 14 mars, la clinique médicale santé MEV et la Bâtisse Interclub de Piedmont le 19 mars ou encore la pharmacie Jean Coutu de la rue Saint-Jovite à Mont-Tremblant le même jour.
À Montréal, l’avertissement vise aussi ceux qui ont fréquenté l’urgence du CHU Sainte-Justine le 21 mars en après-midi.
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RAPPEL À L’ORDRE AU SUJET DE LA TÉLÉMÉDECINE
Le Collège des médecins a rappelé à l’ordre ses membres concernant les règles pour la pratique de la télémédecine tant dans le réseau public qu’au privé.
Ainsi, le médecin doit absolument faire signer un consentement pour les soins à distance et un autre au sujet de la technologie utiliser.
Il doit aussi s’assurer que la confidentialité soit maintenue tout au long de la téléconsultation. De plus, le Collège a observé une sous-utilisation des signes vitaux dans les dossiers de téléconsultation, alors que ceux-ci peuvent être essentiels pour clarifier l’état clinique d’un patient.
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UN PRIX MINIMUM POUR RÉDUIRE LES INÉGALITÉS
Un rapport de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) conclut que l’imposition d’un prix minimum sur l’alcool serait, globalement, une mesure contribuant à réduire les inégalités sociales de santé.
Le Québec est l’une des deux seules provinces n’exigeant pas un prix minimum pour tous les types de boissons alcoolisées. Au Québec, seule la bière fait l’objet d’un prix minimal. Une étude menée par l’INSPQ en 2020 a montré que l’application d’un prix minimum de 1,75 $ par verre d’alcool standard aurait permis de réduire d’environ 12 % les décès et d’environ 10 % des hospitalisations attribuables à l’alcool.
Règlementation
Tous les moyens sont bons pour défier les règles. Trois commerces (la pointe de l’iceberg) qui les déjouent allègrement au Québec. Je n’ai pas besoin de regarder trop loin, parce qu’ils sont bien en évidence partout et nous sautent rapidement aux yeux. L’affichage en anglais au Québec, c’est NON ! C’est INTERDIT !
1- MOUNTAIN EQUIPMENT COMPANY

Ce commerce d’articles de plein air est installé depuis plusieurs années à Greenfield Park sur le boulevard Taschereau près de Grande-Allée. À l’époque, j’avais porté plainte à l’Office québécois de la langue française (OQLF) et ce commerçant avait remplacé son affiche par un acronyme MEC. Une manière déguisée comme le font les banques canadiennes entre-autres
Depuis quelque temps, il est revenu à son ancienne affiche MOUNTAIN EQUIPMENT COMPANY.
Pourquoi ?
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2- L’OEUFSTORY

On n’a pas essayé de trouver mieux pour cet ancien EGGSQUIS, situé sur le boulevard Taschereau, angle Chemin de Saint-Jean à La Prairie.
Pourquoi cette permission ?
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3- SALON DE BARBIERS 4U (for you)

Pour ce commerce, dont je ne connais pas depuis quand il en est ainsi, son enseigne montre des petits caractères en français au bas et au haut, alors que le 4U (en anglais) est prédominant sur l’enseigne.
Il est situé sur le boulevard du Séminaire Nord, à Saint-Jean-sur-Richelieu.
L’OQLF fait quoi ?
Si vous en trouvez d’autres, je vous invite à me faire parvenir les photos et endroits où ils se trouvent.
Histoire
En fin de semaine dernière, l’historien Martin Landry publiait dans les pages du Journal de Montréal, l’histoire de René Lévesque (mon héro), qui a été témoin de l’horreur du camps de concentration de Dachau, en avril 1945. Je vous propose ce récit.
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Avril 1945. L’armée américaine progresse en Allemagne et découvre l’horreur des camps nazis. Parmi les témoins qui accompagnent les troupes alliées se trouve un jeune journaliste québécois. Il s’appelle René Lévesque.

Bien avant de devenir l’un des politiciens les plus marquants de l’histoire du Québec, Lévesque couvre la guerre pour les services d’information de l’armée américaine.
À l’automne 1943, René Lévesque a 21 ans. La guerre qu’il raconte à ses auditeurs de la station CBV, à Québec, le rattrape doucement. Le jeune Lévesque rêve de traverser l’Atlantique pour s’approcher du conflit mondial avec un microphone.
Il affirmera plus tard avoir été parmi les premiers à pénétrer dans le camp de concentration de Dachau, tout juste libéré.
ARMÉE AMÉRICAINE
Dès janvier 1944, il tente à plusieurs reprises de convaincre la direction de Radio-Canada de l’envoyer outre-mer comme correspondant de guerre. La réponse tarde à venir… et le temps presse.
Pendant ce temps, les États-Unis se préparent à l’offensive décisive contre l’Allemagne nazie.
Le Bureau d’information de guerre américain recrute des centaines de journalistes pour renforcer ses services d’information en prévision du débarquement. René Lévesque, parfaitement bilingue, saisit l’occasion, obtient une entrevue, qui s’avère concluante. En mai 1944, le jeune reporter quitte Montréal pour l’Angleterre.
À Londres, Lévesque se joint au bureau francophone de Voice of America, une radio américaine qui diffuse en plusieurs langues des informations et des messages de propagande vers les populations des pays occupés.
Une fois le débarquement de Normandie réussi en juin 1944, le jeune Lévesque brûle d’impatience de quitter les studios londoniens pour suivre les troupes sur le terrain. Il devra pourtant attendre plusieurs mois avant de voir le front de près.
En février 1945, il accompagne finalement l’avancée des troupes alliées sur le continent européen.
Micro à la main et carnet de notes en poche, il décrit les combats et la progression des armées dans ses reportages diffusés à la radio et publiées dans divers périodiques.
Son périple le mène de Paris jusqu’en Alsace, puis vers l’Allemagne du Sud. Là, en avril, aux abords de Munich, il est confronté à l’une des réalités les plus sombres de la guerre, la découverte du camp de concentration de Dachau. Une vision d’horreur qui ne le quittera jamais.
DACHAU
Situé au nord-ouest de Munich, le camp de Dachau est ouvert dès 1933, quelques semaines après l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Il servira de modèle pour plusieurs autres installations du Reich.

À Partir de 1942, des médecins SS réalisent au camp de Dachau des expérimentations médicales cruelles sur les prisonniers.
Le 29 avril 1945, des unités de l’armée américaine franchissent les portes du camp. À l’intérieur, les soldats découvrent près de 30 000 détenus, la plupart dans un état de dénutrition extrême.
Les images filmées ce jour-là par les militaires américains révèlent la souffrance extrême des prisonniers, la famine, la maladie et la mort.
Au moment de la libération, une épidémie de typhus ravage les prisonniers.
Malgré la réquisition des habitants des villages voisins pour procéder aux enterrements, plusieurs corps restent toujours sans sépultures. Selon le mémorial KZ-Gedenkstätte Dachau, 41 500 personnes ont trouvé la mort à Dachau et dans ses camps satellites entre 1933 et 1945.
« L’HORREUR ABSOLUS »
Le 8 mai 1985, à L’Assemblée nationale du Québec, René Lévesque prend la parole pour souligner le 40e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le premier ministre évoque l’Europe en ruines et les scènes hallucinantes auxquelles il a été confronté comme correspondant rattaché aux forces américaines.
Lévesque dira plus tard avoir aperçu, au détour d’un bois, le bras droit d’Hitler. Hermann Göring. Mais surtout, il évoque le choc absolu de sa vie à son arrivée au camp de concentration de Dachau.
Il se souvient d’un caméraman qui, en filmant les cadavres empilés et les survivants squelettiques, fut pris de nausées et dut détourner la tête pour vomir.
Des images tournées ces jours-là par les opérateurs de la VIIe armée américaine feront d’ailleurs le tour du monde et deviendront l’un des témoignages visuels les plus marquants des crimes nazis.
Pour Lévesque, ce moment marque une fracture intime. « C’était l’horreur absolue », dira-t-il en substance, décrivant un univers où l’odeur de mort, les wagons remplis de corps et les prisonniers faméliques rendaient soudain très concrète l’ampleur du système concentrationnaire.
DOUTES
Mais avec le temps, certains ont soulevé une question : était-il réellement présent à Dachau dans les premières heures suivant la libération du camp ?
Le camp est libéré le 29 avril 1945 par les troupes américaines. Dans les premières heures, l’accès au site est strictement contrôlé. On n’y retrouve qu’une poignée de soldats, de médecins militaires, de photographes et quelques correspondants de guerre chargés de documenter la scène.
Or, le nom du jeune Lévesque ne figure pas dans certains registres de correspondants civils présents immédiatement après la prise du camp. Ce détail a alimenté, chez quelques chercheurs, un doute sur sa présence au sein du tout premier groupe entré à Dachau.
Mais cette absence de registre ne règle pas nécessairement la question. Contrairement à plusieurs reporters occidentaux, Lévesque ne se trouve pas en Allemagne comme simple journaliste. Il sert au sein des services d’information de l’armée américaine, rattachés aux unités de guerre psychologique et d’information. Sa mission consiste à produire des reportages destinés au public francophone et à la propagande alliée.
Dans ce contexte militaire, son passage peut très bien ne pas apparaître dans les listes réservées aux correspondants civils. Bref, pour ceux qui sont entrés à Dachau dans les heures ou les jours suivant la Libération, l’ordre exact d’arrivée importe finalement moins que le choc devant ce qu’ils y ont trouvé.
Les images tournées à Dachau et dans d’autres camps, que les Alliés obligeront parfois les civils allemands des villages voisins à venir voir, seront utilisés comme preuves au procès de Nuremberg.
Bien des années plus tard, l’ancien correspondant de guerre devenu premier ministre parlera encore de ces lieux où, dira-t-il, l’humanité semblait avoir franchi une frontière dont elle ne reviendrait jamais tout à fait.
Lorsque René Lévesque rentre au pays à l’automne 1945, il n’est plus le même homme. Il a vu ce que l’humanité peut produire de pire.
De cette traversée de l’Europe en guerre, il gardera une conviction tenace : que même les sociétés les plus civilisées ne sont jamais à l’abri de la barbarie. Il suffit que les repères s’effondrent pour que tout bascule.
C’est peut-être là, dans l’ombre de Dachau, que se forge une part de sa pensée politique. Le nationalisme, croyait-il, devait rester une force d’émancipation, jamais un prétexte à l’aveuglement.
Opinion
Chaque jour, la radio, la télé ou les journaux nous informent de la décrépitude de nos routes, de nos hôpitaux, de nos bâtiments historiques qui ont manqué de soins essentiels.

Les mauvaises nouvelles sont tellement habituelles qu’on n’y porte plus attention, jusqu’au moment où on est concerné personnellement.
Une seule politicienne au Québec a osé affirmer haut et fort dans sa dernière campagne électorale que les réparations de toutes sortes dans sa municipalité seraient sa priorité. Terminé le neuf ! On investit dans nos infrastructures. Je veux parler de la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, qui a toute mon admiration.
Elle a été élue avec une écrasante majorité. Ses électeurs ont cru en elle.
À Québec et à Ottawa, on devrait suivre son exemple. Finies, terminées, les subventions de toutes sortes, principalement aux projets des sociétés multimilliardaires, qui veulent nos dollars, prétextant créer de l’emploi, et qui viennent mourir chez nous.
En santé c’est la même chose. On en parle, on en parle, on remet le projet tellement de fois que le coût total frise l’indécence.
C’est de la grosse merde !!!
LES HÔPITAUX ET LES ÉCOLES
Deux secteurs qui tombent en ruine. Les infiltrations d’eau, la vétusté des hôpitaux et des écoles devraient être la priorité numéro un. On met le magot dans ces deux secteurs névralgiques. On fait maintenant ce qu’on néglige depuis des dizaines d’années.
Pendant ce temps-là, l’école privée profite des largesses de nos gouvernements pour satisfaire une clientèle bien nantie. Pourquoi des subventions ? Cet argent devrait servir à retaper nos institutions du savoir.
Les hôpitaux, même constat. On devrait tout privatiser et se contenter de payer les frais médicaux de tous les citoyens. On laisse tout au privé. On cesse de se plier à leurs caprices.
On cesse de payer les études des médecins. On paie pour qu’ils profitent de nos largesses, alors qu’ailleurs, ça n’existe pas.
Ils deviendraient des administrateurs, des propriétaires d’hôpitaux, de cliniques et seraient pognés à engager du personnel, à négocier des conventions collectives.
Le gouvernement n’aurait qu’à payer à l’acte, comme une assurance collective.
Sommes-nous capables de nous faire soigner la semaine après dix-sept heures, les fins de semaine, pendant les vacances ? NON !!!
La maladie peut frapper à tout moment… Pourquoi les médecins ne sont-ils pas où on devrait les trouver ? Indisponibles !
Attendre des douzaines d’heures dans une salle d’urgence, c’est normal ?
C’est un supplice !
Bien sûr, il y a des exceptions, mais elles ne font malheureusement pas l’actualité.
ON Y MET LE PAQUET
Combien ça coûte ? On s’en fout ! C’est pour servir le vrai monde. Ceux et celles qui n’ont pas les moyens de se faire soigner au privé et de fréquenter les écoles privées subventionnées.
Dix milliards $, vingt milliards $. On emprunte ! On est déjà habitué à payer, ce n’est pas ça qui devrait nous arrêter. Plus les problèmes persistent, plus nos structures se dégradent. Ce qui coûte un milliard $, double triple et même quadruple parce qu’on met trop de temps à les réaliser.
On ferait travailler notre monde. On nous vante partout nos réalisations de jadis. Où est passée la fierté de nos entrepreneurs.
Données ici, études là. Une autre étude, puis une troisième… On perd énormément de temps !
Selon les données de 2022, la population du Québec dépasse les 7 millions. De ce nombre, tout près de 4 millions gagnent moins de 50 000 $ annuellement et ne peuvent se permettre des soins au privé, sans puiser dans leurs maigres économies, s’il y en a.
C’est pour ces personnes qu’on doit investir massivement des milliards $ pour remettre à niveau toutes nos infrastructures laissées à l’abandon.
Les Northvolt, Lion et autres compagnies de ce monde ne doivent plus s’attendre à des cadeaux distribués sans raison. Les impôts élevés que nous payons ne devraient jamais, en aucune circonstance, servir à résoudre les problèmes financiers des autorités. Que les politiciens se le tiennent pour dit.
Qu’est-ce qu’on attend ?
Je suis sûr que le gouvernement qui donnerait le vrai coup de barre aurait le soutien inconditionnel de la population.
À l’heure de l’avancée technologique, de l’intelligence artificielle et des grandes découvertes, pourquoi les gouvernements ne suivent-ils pas la tendance et ne décident-ils pas de donner le coup de balai et d’agir ?
Les folies ont assez duré.
Langues
Mercredi dernier, Jean-Nicolas Blanchet, journaliste-sportif au Journal de Montréal, a dénoncé une pratique qui manque totalement de respect envers les partisans, dans la Ligue nationale de hockey (LNH); durant les parties, à Montréal, les arbitres devraient donner leurs décisions dans les deux langues, comme au football des Alouettes entre autres.
C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.
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POURQUOI BANALISE-T-ON NOTRE COLONISATION ?

Il s’est passé quelque chose de tellement colon dans le match du Canadien dimanche. Personne n’en a parlé. Mais prenons un peu de recul pour se demander si c’est normal.
La rencontre se déroulait à Montréal. Les deux arbitres et les deux juges de ligne étaient francophones.
Pourtant, quand les arbitres démarraient leur micro pour annoncer une punition à la foule, c’était en anglais.
Je trouvais ça drôle, tellement c’est ridicule. Et plus j’y pense, plus que je trouve ça triste.
J’en ai parlé avec la légende de l’arbitrage au hockey au Québec, Denis Morel.
M. Morel a été le premier arbitre francophone à temps plein dans la LNH. Il a arbitré plus de 1200 matchs.
Quand je lui parle de ce cas, il part à rire.
« Je suis pas mal sûr qu’elle [la LNH] n’y a jamais pensé, car la langue officielle de la LNH c’est l’anglais », me lance-t-il.
PAS LA FAUTE DES ARBITRES
Ce n’est pas la faute des arbitres. C’est ce qu’on demande, m’a expliqué l’arbitre à la retraite.
D’ailleurs, un des arbitres dimanche était Francis Charron. Et j’aurais de la misère à écrire quoi que ce soit de méprisant à son sujet. Au contraire : j’ai passé ma jeunesse à le voir se faire poivrer dans la LHJMQ, souvent injustement, au vieux Colisée de Québec. Il avait la couenne dure. Ça l’a mené à une brillante carrière dans la LNH. Il compte déjà 17 saisons, 860 matchs et trois finales de la Coupe.
M. Morel m’explique qu’à l’époque, il parlait en français avec les Guy Carbonneau et Guy Lafleur. Mais dès qu’un anglophone arrivait dans la discussion, tout le monde virait à l’anglais. On s’entend, c’est logique.
S’il était encore arbitre, M. Morel explique qu’il évoquerait le sujet auprès de la ligue. « Je leur demanderais s’ils veulent que j’annonce dans les deux langues. »
Mais il souligne que pour la LNH, « c’est très secondaire », tout ça.
J’ai écrit à la LNH, mais je n’ai pas eu de retour.
PAS UN SCANDALE, MAIS…
Est-ce que ça change ma vie ? Non. Ce n’est pas un scandale. C’est un détail. Mais ça va prendre combien de détails avant qu’on arrête d’être indifférent ?
Je suis un bon défenseur du français, mais je ne me réveille pas la nuit pour ça. Néanmoins, je commence à trouver ça lourd et pas à peu près de constater à quel point le français mange une volée dans le sport. Chez les plus jeunes surtout.
D’ailleurs, esto que je suis d’accord avec le chroniqueur Olivier Niquet, à La Presse, qui a écrit que les jeunes qui sacrent préservent un peu notre culture.
Il faut côtoyer les jeunes pour le comprendre. Ils utilisent tellement l’anglais qu’on est rendu quasiment content s’ils sortent un juron.
Je trouve qu’on tolère une colonisation épaisse. On ne parle pas en anglais par obligation. On trouve ça cool et on laisse ça aller, comme une bonne gorgée de jus de pruneaux.
Je jouais à la cachette avec mon neveu ce week-end. Il me dit que j’avais « sell » sa cachette. Il n’est même pas au secondaire. Il ne parle pas anglais. C’est quoi, ça ?
Tu as l’autre ado qui dit qu’elle était « like » choquée. Mais qu’elle est « down » pour tourner la page.
L’ANGLAIS POUR ÊTRE COOL
Dans le sport, c’est rendu épouvantable. Il y a deux ans, Paul St-Pierre Plamondon s’était insurgé. Car des joueurs des Voltigeurs de Drummondville portaient un chandail avec un message en anglais.
Je trouvais ça aussi niaiseux. Mais je vous confirme qu’il y a des centaines d’équipes sportives au Québec qui se sont fait demander de ne plus jamais porter un chandail après ça. C’était la mode, il n’y a pas si longtemps, de mettre sur son chandail « Property of (nom de l’équipe) ».
C’était cool. L’anglais c’est cool. Ça faisait américain. Moi, je trouve que ça fait Elvis Gratton, plutôt.
Les jeunes ne regardent plus vraiment le sport à la télé. Il regardent ça via les plateformes de diffusion. Ils regardent les faits saillants sur les réseaux sociaux. Tout en anglais.
Pensez-vous qu’une équipe de football d’une école secondaire au Saguenay bâtit un livre de jeux en français ? Pensez-vous qu’une équipe de hockey de Rimouski demande à ses joueurs de dire « par ici » au lieu de « over » ? Pensez-vous qu’une équipe de baseball de Lanaudière parle de long lancer ou de long toss ?
Soit qu’on se dit collectivement que tout ça n’est pas grave, même si tant de grands Québécois ont tout fait pour franciser le sport à travers les époques.
Ou soit qu’on se lève et qu’on commence à se dire qu’il n’y a rien de cool à s’angliciser dans le sport. À commencer quand quatre arbitres francophones nous parlent en anglais au Québec.
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Une constatation et une opinion que j’endosse !
Anniversaire
La Saint‑Patrick, célébrée chaque 17 mars, est à la fois une fête religieuse irlandaise et une grande tradition culturelle au Québec, particulièrement à Montréal où se tient l’un des plus anciens défilés au monde.

Cette célébration est en l’honneur de Saint Patrick, évangélisateur de l’Irlande au Ve siècle. Selon la tradition, il aurait utilisé le trèfle pour expliquer la Sainte Trinité, d’où son association durable avec la fête. Le 17 mars marque la date de sa mort.
SON IMPORTANCE AU QUÉBEC
Dès le début du XIXᵉ siècle, la moitié des immigrants arrivant au Québec étaient d’origine irlandaise. Dans les années 1860, les Irlandais représentaient le quart de la population de Québec. Leur présence a profondément marqué la culture québécoise : musique (gigues, reels), traditions, noms de famille (ex. Riel, Sylvain, Mainguy). À Montréal, le trèfle figure même sur les armoiries officielles de la ville.
LE DÉFILÉ DE LA SAINT-PATRICK À MONTRÉAL
Ce traditionnel défilé tenu depuis 1824, est l’un des plus anciens en Amérique du Nord. Cette année, il s’agit de la 201ᵉ édition, le dimanche 22 mars (car le 17 tombe un mardi).
Parcours : Boulevard De Maisonneuve, de la rue du Fort jusqu’à Jeanne‑Mance.
Ambiance : chars allégoriques, fanfares, danseurs, cornemuses, costumes verts, et plus de 500 000 spectateurs selon certaines années.
De nos jours, la fête a largement dépassé son aspect religieux. On célèbre la culture irlandaise, la musique, la danse, les pubs, la convivialité. Montréal propose aussi des activités thématiques : visites historiques, bagels verts, soirées dans les pubs irlandais.
LES PLUS BELLES TRADITIONS DE CETTE FÊTE
Voici quelques-unes des plus belles traditions irlandaises, celles qui donnent à la Saint‑Patrick son charme unique et qui font vibrer l’Irlande… et le Québec.
1. La musique traditionnelle (Irish trad)
Violon (fiddle), flûte irlandaise (tin whistle), bodhrán, uilleann pipes. Rythmes rapides : reels, jigs, hornpipes. Sans oublier les sessions improvisées dans les pubs, où tout le monde peut se joindre. C’est l’âme de la fête.
2. Le pub irlandais
Lieu de rassemblement communautaire, pas seulement un bar. On y chante, on y raconte des histoires, on y débat, on rit. Porter un toast est un art en soi; le plus célèbre : Sláinte! (« À la santé »).
3. Porter du vert
Symbole de l’Irlande, du trèfle et du nationalisme irlandais. Tradition amusante : ceux qui n’en portent pas peuvent se faire « pincer » (surtout aux États‑Unis).
4. Le trèfle (shamrock)
Symbole national. Selon la légende, saint Patrick l’utilisait pour expliquer la Trinité. Aujourd’hui, c’est l’emblème de la fête et un porte‑bonheur.
5. La cuisine irlandaise
Simple, rustique, chaleureuse. Parmi les classiques : Irish stew (ragoût d’agneau ou de bœuf), Soda bread (pain au bicarbonate), Colcannon (purée de pommes de terre et chou) et Corned beef & cabbage (popularisé en Amérique du Nord).
6. La danse irlandaise
Célèbre pour les mouvements rapides des jambes et le haut du corps immobile. Popularisée mondialement par Riverdance. Dans les pubs, on danse souvent des céilís, danses collectives très joyeuses.
7. Le folklore : fées, lutins et esprits
L’Irlande regorge de légendes : Leprechauns (petits lutins gardiens de trésors), Banshees (esprits annonciateurs) et Fairy forts (cercles de fées qu’on évite de déranger). Ce folklore fait partie intégrante de l’identité irlandaise.
8. Les bénédictions et proverbes irlandais
Les Irlandais ont un talent particulier pour les mots. Exemple célèbre :
“May the road rise up to meet you…”, Souhaits de chance, de santé, de prospérité.
9. Les défilés de la Saint‑Patrick
Tradition née aux États‑Unis, adoptée ensuite en Irlande. Montréal possède l’un des plus anciens défilés au monde. Costumes verts, fanfares, cornemuses, chars allégoriques.
Bonne et joyeuse Saint-Patrick
Opinion
Cette femme qui a tué un petit garçon de 4 ans après des mois à le battre sauvagement, pourra demander à un jury de la libérer plus tôt que prévu en raison de ses progrès « importants et méritoires » en détention, a tranché le juge Mario Longpré, au palais de Justice de Montréal récemment.

Elle a déjà bénéficié de 300 sorties avec escorte, depuis 2017.
La possible libération anticipée de Stéphanie Meunier, reconnue coupable du meurtre du petit Jérémy Bastien, soulève un profond malaise. Pour plusieurs citoyens — et j’en fais partie — l’idée même qu’une personne condamnée à la prison à vie puisse retrouver la liberté bien avant d’avoir purgé l’intégralité de sa peine heurte le sens de justice le plus élémentaire.
Lorsqu’un tribunal impose une peine à vie, ce n’est pas un geste banal. C’est la reconnaissance que le crime commis dépasse les limites de ce que la société peut tolérer. Dans cette affaire, un enfant de quatre ans a perdu la vie dans des circonstances d’une gravité extrême. La peine reflète non seulement la responsabilité criminelle de la coupable, mais aussi la nécessité de protéger le public et d’affirmer la valeur que nous accordons à la vie humaine.
Accorder une libération anticipée dans un cas aussi grave envoie un message troublant. Cela donne l’impression que les peines les plus sévères peuvent être négociées, révisées ou allégées, même lorsque les faits démontrent une violence irréparable. La société a le devoir de faire preuve de compassion, mais elle a aussi le devoir de maintenir la cohérence et la crédibilité de son système judiciaire.
Certains diront que la réhabilitation doit toujours rester possible. Je suis d’accord — mais la réhabilitation ne signifie pas automatiquement un retour dans la communauté. Dans des cas où la confiance du public est irrémédiablement brisée, où la gravité du geste dépasse l’entendement, la seule façon de préserver la justice et la sécurité collective est de faire respecter la peine telle qu’elle a été prononcée.
La justice n’est pas seulement une question de procédures : à l’heure où les sentences prises à domicile, dans le confort absolu font légion, c’est aussi une question de respect envers les victimes, leurs familles et la société dans son ensemble. Pour ces raisons, je demeure fermement opposé à toute libération anticipée dans cette affaire. Une peine à vie doit signifier ce qu’elle dit. C’est une question de cohérence, de responsabilité et de respect pour la mémoire d’un enfant qui n’a jamais eu la chance de grandir.
Nécrologie

Le seigneur a rappelé à lui mon beau-frère, Gilles Geoffrion, frère de ma conjointe Louise et qui aurait célébré son 82e anniversaire ce mercredi.
Demeurant à Pohénégamook, il est décédé subitement le 2 mars.
Il est allé rejoindre son épouse bien-aimée, Madame Pauline Michaud, décédée en 2011.
Outre sa conjointe, Monique Michaud et Chantale, il laisse dans le deuil ses deux fils Martin (Roxane) et Michel (Julie) ses trois petits-enfants Léann, Amélie et Zackary son frère Jean-Guy (Francine) ses sœurs Francine (Gaston) et Louise (Normand) ses beaux-frères et belles-sœurs ses neveux et nièces, ainsi que plusieurs autres parents et amis.
La famille accueillera parents et amis le samedi 28 mars 2026, de 9 h à 12 h, au Salon B du complexe funéraire Poissant et Fils, 180 rue Saint-Pierre, à Saint-Constant.
« Quelqu’un meurt, et c’est comme des pas qui s’arrêtent… Mais si c’était un départ pour un nouveau voyage ? »