Un pan de notre histoire : Montréal, ville d’eau oubliée sous le béton

Histoire

EN UN SIÈCLE ET DEMI, PRÈS DE 82 % DU RÉSEAU HYDROGRAPHIQUE INTÉRIEUR DE L’ÎLE A ÉTÉ ENFOUI SOUS LES RUES

Il fait chaud en ville cet été. Il manque de piscines publiques et il faut trop souvent quitter l’île pour trouver un plan d’eau rafraîchissant. Ironiquement, nous vivons sur une île entourée d’eau. En fait, nous avons tellement transformé notre territoire que nous avons presque oublié qu’avant d’être une ville de béton, Montréal était une ville d’eau.

Depuis sa fondation, Montréal entretient une relation intime avec l’eau. Peu de Montréalais savent qu’au pied de la falaise Saint-Jacques s’étendait autrefois une importante quantité d’eau.

Il y avait aussi une grande rivière. La rivière Saint-Pierre était la plus importante de l’île et la seule à la traverser d’ouest en est. Elle prenait sa source sur le versant du mont Royal et se frayait un chemin jusqu’au secteur de Lachine, où elle s’élargissait pour former un vaste plan d’eau connu sous le nom de Lac Saint-Pierre, également appelé lac à la Loutre.

Les cartes anciennes montrent que, selon les saisons, ce lac pouvait s’étendre sur plusieurs kilomètres. Aujourd’hui, son cœur correspond approximativement au secteur de l’échangeur Turcot, aux voies ferrées du CN et à une partie de l’autoroute 20.

Après le lac, la rivière reprenait son cours sous une forme beaucoup plus étroite. Ce dernier tronçon, appelé la Petite rivière Saint-Pierre, poursuivait sa route jusqu’au fleuve Saint-Laurent. Son embouchure se trouvait tout près de l’actuel Musée Pointe-à-Callière, précisément là où Paul de Chomedey de Maisonneuve et Jeanne Mance établirent Ville-Marie en 1642.

Ce patrimoine naturel avait toutefois ses limites à absorber les eaux usées des Montréalais. En l’absence d’un réseau d’égouts et d’un système efficace de gestion des déchets, nos rivières et nos lacs de l’île vont devenir impropres à la consommation et risqués pour la baignade. Puis, à partir du XIXe siècle. L’industrialisation et la croissance fulgurante de Montréal accentuent le problème.

ON NE DÉTRUIT PAS UNE RIVIÈRE… ON L’ENTERRE !

Devenues de véritables égouts à ciel ouvert, plusieurs rivières sont progressivement canalisées puis enfouies sous les rues de la ville. Selon les travaux de la chercheuse Valérie Mahaut, réalisés à partir de centaines de cartes historiques, l’île de Montréal aurait perdu près de 82 % de son réseau hydrographique intérieur en un siècle et demi. Sur les 337 km de rivières et de ruisseaux recensés au milieu du XIXe siècle, à peine 59 km subsisteraient aujourd’hui, principalement aux extrémités de l’île.

Sous nos rues, cet ancien réseau hydrographique continue pourtant de couler… mais dans l’obscurité.

BAIGNADE EN VILLE ?

Selon l’historien Paul Labonne, bien avant l’ouverture des premières piscines municipales, les Montréalais se rafraîchissaient là où ils le pouvaient, dans le fleuve Saint-Laurent ou dans le canal Lachine. Le problème, c’est que ces eaux étaient déjà fortement contaminées, au point de représenter un véritable risque pour la santé.

Dès 1865, puis de nouveau en 1870, la Ville adopte des règlements interdisant la baignade dans les secteurs les plus fréquentés, notamment le long du canal de Lachine. Malgré ces interdictions, les plongeons improvisés, souvent sans le moindre vêtement, demeurent monnaie courante.

Le phénomène ne se limite pas à Montréal. En 1877, le maire de la municipalité de Saint-François-de-Sales, sur l’île Jésus, reçoit plusieurs plaintes concernant des citoyens qui se baignent complètement nus à proximité des chemins publics.

La situation est semblable à Montréal. En 1880, La Minerve rapporte que de jeunes hommes se déshabillent sur les quais, près de la rue des Seigneurs, avant de plonger dans le fleuve, allant jusqu’à importuner des passantes.

Face aux nombreuses plaintes, le Bureau de santé réagit. En 1882, il fait ériger de hautes clôtures autour des bains aménagés dans le canal de Lachine et près de la brasserie Molson pour cacher les baigneurs. Un policier est même affecté à chacun de ces sites pour assurer le maintien de l’ordre.

Les préoccupations ne sont pas uniquement morales, elles sont aussi sanitaires. Il faut dire que dans les années 1870, Montréal est frappé par cinq importantes épidémies. Améliorer l’hygiène publique devient alors une priorité, particulièrement dans les quartiers ouvriers où les conditions de vie sont les plus difficiles.

Le problème, c’est que le fleuve Saint-Laurent et le canal de Lachine sont désormais tellement pollués que les premiers bains flottants ne sont plus considérés comme sécuritaires.

PISCINES PUBLIQUES

La Ville décide alors de changer d’approche. À partir de 1890, elle aménage de modestes bains publics d’été dans les quartiers d’Hochelaga, du centre-Sud et de la Pointe-Saint-Charles. Construits en bois, ces premiers bassins vont permettre enfin d’offrir un lieu de baignade plus salubre à une population qui en a grand besoin. Ces baraquements marquent les débuts des véritables bains municipaux de Montréal.

Bien sûr, Montréal a besoin de piscines publiques et personne ne remet cela en question. Mais leur construction et leur entretien représentent des investissements considérables. La longue saga de la piscine Baldwin, sur Le Plateau-Mont-Royal, en est un bon exemple. Des années de débats, de fermetures, de dépassements de coûts et de travaux avant que les citoyens puissent enfin retrouver leur bassin.

Il est peut-être temps de se rappeler une évidence que l’histoire nous fait parfois oublier; que Montréal est une île ceinturée par près de 128 km de berges. Mais environ 105 km demeurent aujourd’hui inaccessibles au public. Pourtant, l’eau qui entoure l’île est baignable à plusieurs endroits, comme le démontrent les ouvertures récentes de plages et de sites de baignade.

En tournant progressivement le dos à nos berges, nous avons perdu bien plus qu’un accès à l’eau : nous avons rompu un lien avec notre territoire.

À l’heure où les étés deviennent toujours plus chauds, offrir davantage d’accès publics aux rives serait sans doute l’un des plus beaux legs que nous pourrions laisser aux générations futures.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, 11 juillet 2026, p50

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Les bonis pleuvent chez Postes Canada

Vous connaissez mon aversion pour les bonis distribués honteusement au dirigeants des sociétés d’État, alors que chez Postes Canada, cette société moribonde, les cadres, déjà grassement payés se sont partagé 30 M$ l’an dernier. Ce devait être le sujet de mon article d’aujourd’hui, mais je vais plutôt vous partager celui de Richard Martineau, publié hier sur le même sujet, dans sa chronique d’opinions du Journal de Montréal, et que j’endosse totalement.

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Opinion

LES PATRONS DE POSTES CANADA SONT TIMBRÉS

Aujourd’hui, les amis, je vais vérifier si vous êtes intelligents ou pas.

Je vous pose une question, et vous devez choisir une réponse parmi les trois proposées.

IA

Disons que vous êtes marchand de tapis. Au début, vos affaires allaient bien, mais aujourd’hui, rien ne va plus. Personne n’achète vos tapis.

En fait, plus personne n’achète de tapis, point. Car la mode est aux planchers flottants en bois. À la marqueterie. Ou au linoléum. Non seulement votre compte en banque est vide, mais vous devez des millions de dollars à vos créanciers. Que faites-vous ?

1) Vous diminuez vos dépenses au minimum et réduisez votre main-d’œuvre. 2- Vous déclarez faillite. 3- Vous profitez de la situation pour vous payer une croisière de luxe aux Îles Vierges au frais de votre entreprise.

Sûrement, vous allez choisir 1 ou 2 ?

Pas la réponse 3, non !

Seuls les IMBÉCILES et les IDIOTS vont choisir 3, non ? Vous n’êtes pas assez caves pour choisir 3 !

Eh bien imaginez-vous qu’à Postes Canada, ils ont choisi 3.

Oui, monsieur ! 3 all the way ! Sans aucune hésitation !

DEHORS AU PLUS SACRANT !

C’est ce que mon collègue Guillaume St-Pierre nous a appris avant-hier.

Les cadres de Postes Canada ont touché plus de 30 millions de dollars en primes l’an dernier malgré des pertes historiques !

Le gouvernement fédéral a donné 700 millions de dollars à Postes Canada pour les sortir du trou, et les patrons en ont profité pour s’en mettre plein les poches !

C’est pas beau ça ? C’est ce qu’on appelle une gestion responsable de l’argent public ! Tu creuses un déficit record.

Le gouvernement donne des millions pour garder ton entreprise à flot. Tu prends une partie de cet argent pour te récompenser d’avoir creuser un déficit record.

« Compte tenu de notre situation financière, nous comprenons les opinions et les préoccupations que cette décision soulèvera », a dit une porte-parole de Postes Canada

Duh !

J’espère que les gens de Postes Canada qui ont pris cette décision débile vont être sacrés à la porte manu militari. Escortés par des agents de sécurité !

BOF, Y’A RIEN LÀ

Oui, mais on ne parle ici que de 2400 cadres, a dit la porte-parole de Postes Canada. Donc, un bonus de 13 000 $ par personne. « Un montant qui représente moins de 1 % de nos dépenses annuelles totales liées à la main-d’œuvre… »

JUSTE 13 000 $ ?

Alors que l’entreprise que ces cadres dirigent ne s’est jamais aussi mal portée ? Vous voulez rire de moi, calvaire ? Ça serait un bonus d’une cenne que ça serait une cenne de trop !

Oui mais l’attribution d’une prime sert à conserver les employés dans un moment de tourmente, a dit le PDG de Postes Canada Doug Ettinger.

Savez-vous ce qui est dans la tourmente, monsieur Ettinger ?

Les finances publiques du pays !

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Wow ! Tout un cadeau

Consommation

Depuis hier, certains produits d’épicerie sont exemptés de la taxe de vente du Québec. Un geste grandiose, historique, presque biblique. La CAQ nous offre enfin un cadeau… après s’être offert une augmentation salariale de 30 % à la députation. On dirait un magicien qui, après avoir fait disparaître votre portefeuille, vous redonne un dix sous pour se faire applaudir.

IA

Mais, attention : ce n’est pas n’importe quel cadeau. Non, non. C’est un cadeau stratégique. Un cadeau qui vous fera économiser 1 $ par semaine. Oui, un dollar. Le genre de somme qui change une vie. Le genre de somme qui vous permet de rêver à un avenir meilleur… si vous avez un avenir de hamster.

Et encore là, il faut acheter les bons produits. Pas question d’économiser sur n’importe quoi. L’économie, c’est comme le bonheur : faut suivre les instructions.

Les circulaires, elles, sont devenues dépassées. Ringardes. Déconnectées. La CAQ, elle, veut alléger la facture de l’épicerie. Une facture qui, rappelons-le, a pris l’habitude de grimper comme si elle avait été embauchée pour escalader l’Everest.

FAIRE FRUCTIFIER CE TRÉSOR

Devant une telle manne, je n’ai pas hésité : j’ai voulu investir. Ma banque a immédiatement compris l’ampleur de la situation. On m’a proposé un compte à haut rendement, probablement conçu pour les millionnaires… ou pour les gens qui économisent 1 $ par semaine.

Dans cent ans, j’aurai accumulé 5000 $, sans les intérêts, bien-sûr. Un héritage colossal. J’ai déjà ajouté tout ça à mon testament. Je ne veux pas toucher à cette fortune. Ce serait irresponsable.

UNE DÉRISION

Soyons sérieux deux secondes : cette abolition de la TVQ sur quelques produits, c’est une farce. Une plaisanterie annoncée en grande pompe, avec le même enthousiasme qu’on met à inaugurer un banc de parc.

Résultat : 50 $ par année. Cinquante. Le prix d’un plein d’essence… en 2004.

Moi, j’aurais été gêné d’annoncer ça. Très gêné. Mais visiblement, la gêne n’est plus une ressource renouvelable.

Dans la catégorie des jokes plates, c’est un chef-d’œuvre. Une pièce maîtresse. Un classique instantané.

Je vais continuer de faire confiance aux circulaires. Elles, au moins, ne prétendent pas sauver le monde avec un dollar.

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Un pan de notre histoire : il y a 50 ans, la flamme entamait son périple jusqu’à Montréal

Histoire

EN 1976, LA TORCHE OLYMPIQUE A TRAVERSÉ CONTINENTS ET TECHNOLOGIES POUR ALLUMER UNE GÉNÉRATION

Le 13 juillet 1976, l’actrice et Grande Prêtresse Maria Moscholiou incline sa torche en forme de quenouille dans une vasque posée sur le sol du temple d’Héra à Olympie. Ainsi débute l’immense parcours de la flamme des jeux de la XXIe Olympiade à Montréal, des ruines du temple d’Héra au sommet du mont Royal : 775 kilomètres, presque autant de porteuses et de porteurs, et des milliers de personnes venues assister à l’événement le long de la route à travers les villes et villages de Grèce, d’Ontario et du Québec.

Depuis la reprise des Jeux après la Seconde Guerre mondiale, la flamme a traversé les continents, mers et océans par camion, par bateau et par avion, mais ce saut vers l’Amérique a quelque chose d’inusité : la flamme portée par des coureurs d’Olympie à Athènes, est ensuite transmise à Ottawa par signal satellite et rallumée par rayons laser sur la Colline du Parlement.

À l’aube de la guerre des étoiles, alors que l’on commence tout juste à obtenir des images couleur de la Terre vue de l’espace, le contraste entre la tradition millénaire des Olympiques et les nouvelles technologies de la course à l’espace s’illustre également dans le dessin du flambeau du designer Michel Dallaire.

BIEN VISIBLE SUR PELLICULE

Là aussi, les Jeux de 1976 font bande à part. Alors qu’auparavant, les torches étaient inspirées de la forme d’une coupe ou d’un calice, ou encore d’un manche d’épée, Michel Dallaire s’est inspiré des quenouilles de son enfance dans une approche moderniste, voire minimaliste.

Pas d’argent ou d’or, mais du rouge et du noir, une forme simplifiée, et un carburant encore une fois classique et incongru : pour assurer une belle flamme orange, la torche olympique est alimentée… à l’huile d’olive !

Graphistes, designers et ingénieurs ont cherché à éviter le kérosène, le phosphore rouge et le butane des Jeux précédents dans le but d’assurer une belle visibilité de la flamme sur pellicule photographique. Ils ont doté le flambeau d’une cartouche fumigène non toxique et non lacrymogène pour produire un panache de fumée blanche.

Une fois la torche allumée, c’est parti ! Pas moins de 500 porteurs se relaient d’Olympie à Kresténa, Zacháro, Kiparissía, Filiatrá, Gargaliáni, Néstoras, Pýlos, Messíni, Kalamáta, Sparte, Tripoli, Nauplie, Argos, Corinthe, Mégare et Éleusis jusqu’à Athènes enfin, deux jours plus tard, le 15 juillet.

Dans les archives, ces arrêts marqués par le nom de villes ou de comtés mythiques mettent en scène une foule de personnages secondaires, croqués au bord de la route, sur la place publique, massés sur les trottoirs sous un soleil méditerranéen ou dans le clair-obscur des lampadaires. Plus que les moments posés sur podium, ce sont ces anonymes qui évoques l’attente, l’anticipation, les temps morts et les triomphes de station en station.

En Grèce, le relais de la flamme en est à sa 15e reprise; il fait son entrée en scène en 1936, aux Jeux de Berlin, et depuis les Jeux d’hiver à Oslo en 1952, le flambeau traverse le pays en été comme en hiver tous les quatre ans.

D’Olympie, les personnes sélectionnées par le Comité olympique hellénique pour porter la flamme commencent par descendre la côte qui longe la mer Ionienne avant de traverser la péninsule du Péloponnèse; elles se relaient sans relâche jusqu’à Nauplie, où elles marquent un arrêt pour la nuit du 14 au 15 juillet.

La course se poursuit le lendemain jusqu’au soir : les derniers porteurs atteignent les environs d’Athènes au crépuscule.

ARRIVÉE AU PAYS

À Ottawa, il fait encore plein jour, et c’est une nouvelle page d’histoire qui s’écrit : ce n’est que le troisième passage de la flamme en sol nord-américain, après les Jeux d’hiver aux Palisades Tahoe en Californie en 1960 et les Jeux d’été à Mexico en 1968.

Le Comité organisateur des Jeux olympiques à Montréal recrute des athlètes âgés d’au moins 15 ans, de préférence recommandés par une association sportive, et qui peuvent courir un kilomètre en cinq minutes ou moins. On cherche un équilibre en filles et garçons, et une majorité de personnes des régions traversées par la flamme, qui longe la rivière des Outaouais.

Les candidatures s’envolent de la Colombie-Britannique à l’Île-du-Prince-Édouard; on en reçoit même d’une ressortissante canadienne au Vermont !

PLUS DE 200 JEUNES QUÉBÉCOIS

Au Québec, les candidates et candidats viennent du Cap-de-la-Madeleine et de Trois-Rivières, de Lanoraie et de Joliette, de Jonquière, d’Alma, d’Estrie, de Plessisville et de Victoriaville, de Lachute, de Québec, de Portneuf, de Dorion, de Valleyfield…

Le Comité sollicite deux athlètes de chaque région de la province, et en sélectionne finalement plus de 200 pour se relayer à chaque kilomètre du parcours.

On se retrouve avec une foule merveilleusement bigarrée : ce sont de véritables cortèges qui se forment pour accompagner les porteuses et porteurs, souvent composés de membres d’associations sportives locales. C’était le but du Comité, qui invitait celles et ceux qui n’avaient pas été sélectionnés pour porter la flamme à faire partie de l’escorte, vêtus des couleurs de leurs clubs.

Il est 15h, et les 12 premiers porteurs – un par province ou territoire – descendent la Colline du Parlement pour traverser la rivière des Outaouais. Très vite, la flamme arrive à Hull, avant de poursuivre sa route vers les petites villes et banlieues aujourd’hui comprises dans le grand Ottawa, comme Vanier, Orléans et Cumberland.

La flamme est alors transportée à bord du traversier Cumberland-Masson pour poursuivre sa route du côté du Québec, avec de brefs arrêts à Buckingham, à Thurso et à Plaisance.

Après avoir salué Papineauville, le convoi passe la nuit à Montebello et reprend de plus belle à 6h le lendemain.

Fasset, Pointe-aux-Chène, Calumet, Grenville, Hawkesbury, Greeces Point, Cushing, Carillon, Pointe-Fortune, Rigaud, Hudson Heights, Vaudreuil : pluie et beau temps, le parcours se déroule sans entraves à pied, à vélo et en canoë.

ENFIN LE MONT ROYAL

À partir de Vaudreuil, c’est la dernière ligne droite : la flamme approche de sa destination, une vasque placée sous la croix au sommet du mont Royal. Les porteurs de relaient tout l’après-midi pour la mener à bon port.

Après Dorion, Pincourt et l’Île-Perrot, c’est par Sainte-Anne-de-Bellevue que le convoi atteint l’île de Montréal à la brunante. Baie-d’Urfé, Beaconsfield, Pointe-Claire, Dorval, Lachine, LaSalle, Verdun : la flamme traverse des rues bondées avant d’entreprendre son ascension vers le sommet de la montagne.

Tout au long du parcours, on sent que les photographes aiment particulièrement prendre des photos sur le vif : des bouilles d’enfants qui tirent la langue, des personnes âgées assises dans un champ, une ado à cheval, des familles blotties sous les parapluies…

Peut-on imaginer aujourd’hui l’atmosphère du parcours de la flamme olympique le long de la rivières des Outaouais ?

Montréal avait déjà connu Expo 67 et Terre des Hommes à partir de l’année suivante, et n’en était pas à son premier événement d’envergure, mais que dire d’une course qui a mobilisé des centaines de sportifs, des milliers de curieux et le pouvoir symbolique du feu olympien ? C’est dans les visages de la foule massée à chaque station, beau temps mauvais temps, de jour comme de nuit dans les petites communautés autant que dans la capitale et la métropole, que l’on en prend la mesure.

Aujourd’hui, les torches d’aluminium rouge et blanc produits pour le parcours de la flamme dorment dans les caves et les greniers des porteuses et porteurs et de leurs familles – et mille milliers de souvenirs seront ravivés cet été, 50 ans après la course.

Source : Un texte de Flo Vallières, Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Publié dans le Journal de Montréal les 11 et 12 juillet 2026, p48-49

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Liberté, Égalité, Fraternité : l’esprit du 14 juillet

Célébration

En ce 14 juillet, jour de fête nationale en France, nous, Québécois, saluons un peuple qui porte haut l’héritage de la liberté, de la culture et de l’esprit républicain.

IA

Cette date, marquée par l’élan de la Révolution et par la volonté de bâtir une société plus juste, rappelle que les idéaux de liberté, égalité et fraternité ne sont pas que des mots : ils sont une promesse renouvelée à chaque génération.

Aujourd’hui, nous célébrons la France qui rayonne par sa langue, son histoire, sa créativité, ses penseurs, ses artistes, ses artisans, ses paysages, et surtout par celles et ceux qui la font vivre au quotidien.

Nous célébrons aussi les liens d’amitié qui unissent les peuples francophones, de part et d’autre de l’Atlantique, dans une même affection pour la culture française et pour ce qu’elle inspire au monde.

Que cette journée soit un moment de fierté, de rassemblement et de joie.

Que la lumière du 14 juillet continue d’illuminer les chemins de liberté et d’humanité.

Bonne fête nationale à toutes les Françaises et à tous les Français.

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À petites doses…

Santé et bien-être

DES SOINS PLUS PRÉCIS ET PERSONNALISÉS

Le gouvernement a lancé sa toute première Politique québécoise en médecine génomique, pour offrir des soins de santé plus précis, plus personnalisés et mieux adaptés à chaque personne.

La médecine génomique utilise l’information contenue dans notre ADN pour mieux comprendre les maladies, choisir les traitements les plus efficaces et, dans certains cas, prévenir leur apparition.

La ministre de la Santé, Sonis Bélanger, a annoncé des investissements de 2,5 millions $, pour accélérer son développement contre les cancers, de nouveaux tests et des programmes de bourses pour les généticiens.

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PLUS DE SUPER INFIRMIÈRES

Le Québec pourra compter sur 116 nouvelles infirmières praticiennes spécialisées (IPS). L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) a annoncé qu’une nouvelle cohorte de 116 candidates avaient obtenu leur certificat de spécialiste à la suite de l’examen, au début du mois de mai dernier.

Il y a désormais 2153 ISP en droit d’exercer dans la province. Ces super infirmières travaillent souvent en CLSC ou au sein d’un groupe de médecine familiale (GMF) et elles peuvent désormais inscrire directement des patients à leur nom.

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DES SALLES D’ATTENTE VIRTUELLES

La première ministre du Québec veut déployer des salles d’attente virtuelles et accélérer les téléconsultations.

Elle a annoncé un premier projet pilote dans la région de Lanaudière, où une salle d’attente virtuelle sera mise en place dès les prochains mois. Cette initiative permettra aux patients de retourner à la maison après le triage et d’attendre leur prise en charge sans demeurer physiquement à l’urgence, tout en conservant leur place.

À Québec, une autre initiative visera à éviter les déplacements inutiles à l’urgence, avec des consultations virtuelles.

Les travaux pour les appels d’offres sont lancés, en vue d’une mise en service des projets pilotes avant la fin de l’année.

Source : Journal de Montréal, magazine Salut-Bonjour, 4 juillet 2026, p17

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Encore des bonis

Opinion

C’est maintenant au tour des bonzes de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) de se distribuer des primes totalisant près de 32 millions de dollars, selon la Fédération canadienne des contribuables (FCC). À quel moment ces cadeaux vont-ils s’arrêter ? Grassement payés pour accomplir leur travail, ces bonis sont superflus — surtout en pleine crise du logement abordable.

IA

Encore une fois, la valse des millions tourne au profit des dirigeants. Pourquoi faut-il leur donner cet argent ? Pourquoi, exactement ? Personne n’ose l’expliquer.

« Bah ! On va te donner un très bon salaire, mais avec les bonis qu’on te réserve, c’est la vie de pacha qui t’attend. » Voilà le refrain bien connu des hautes sphères publiques.

Comment peut-on prétendre défendre la cause des citoyens qui paient ton salaire, alors que ceux-ci peinent à joindre les deux bouts ? Leur réalité, tu ne la connais pas. Tu ne la vis pas.

La PDG de la SCHL, Coleen Volk, aurait versé pour l’exercice 2025‑2026 un total de 3,7 millions de dollars en primes : 3,5 millions aux dirigeants — soit une moyenne de 44 800 $ par personne — et 28,2 millions aux autres employés.

Avez-vous imaginé combien de logements à prix modique on aurait pu construire avec une telle somme ? La SCHL ne s’est sûrement pas posé la question.

Le plat de bonbons est là… servez-vous !

Inacceptable !

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La journée mondiale des nations

Célébration

Chaque année, le 11 juillet, la Journée mondiale des nations nous rappelle que, malgré la diversité des langues, des cultures et des histoires, nous partageons une même humanité. Cette journée n’est pas seulement un hommage aux États qui composent le monde, mais aussi à l’idée fondamentale que chaque nation porte une voix, une mémoire et une responsabilité dans la construction d’un avenir commun.

Dans un contexte où les défis dépassent les frontières — climat, paix, migrations, justice sociale — cette célébration nous invite à regarder plus loin que nos différences. Elle nous rappelle que la coopération n’est pas un luxe, mais une nécessité. Les nations, grandes ou petites, anciennes ou jeunes, contribuent chacune à la richesse du monde par leur identité, leur créativité et leur vision.

IA

Souligner cette journée, c’est reconnaître que la paix durable se bâtit sur le respect, l’écoute et la volonté de comprendre l’autre. C’est affirmer que la diversité n’est pas une menace, mais une force qui élargit nos horizons et nourrit notre capacité à imaginer un monde plus juste.

Aujourd’hui, célébrons les nations, mais surtout ce qui les relie : l’espoir d’un avenir partagé, fondé sur la dignité, la solidarité et le dialogue.

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Quand l’industrie du camionnage joue avec nos vies

Opinion

IL AURA FALLU DES MORTS. ENCORE !

Au Québec, on ne serre la vis qu’après la tragédie, jamais avant. Et cette fois, ce sont les « camionneurs à rabais », principalement ceux de l’Ontario, et leurs patrons sans scrupules qui se retrouvent enfin dans la ligne de mire. Il était temps.

IA

Depuis trop longtemps, une partie de l’industrie du camionnage fonctionne comme si nos routes étaient un terrain de jeu. Des camions mal entretenus, des chauffeurs sous-formés, des entreprises qui coupent partout où elles peuvent pour sauver quelques dollars, ou en faire. Pendant ce temps, les automobilistes ordinaires roulent avec une roulette russe sur l’autoroute.

Les dirigeants de ces entreprises savent très bien ce qu’ils font. Ils connaissent les risques, les lacunes, les défaillances. Mais tant que les profits entrent, tant que les contrats se signent, tant que les camions roulent, ils ferment les yeux. Ce n’est pas de l’ignorance : c’est du mépris. Un mépris froid, calculé, envers la vie humaine.

Le gouvernement promet maintenant d’agir. Très bien. Mais encore faut‑il que les contrôleurs routiers soient assez nombreux pour couvrir un territoire immense. On ne surveille pas des milliers de kilomètres de routes avec une poignée d’inspecteurs et quelques barrages improvisés. Si on veut réellement protéger le public, il faudra investir massivement dans la surveillance, pas seulement dans les communiqués de presse.

Et quant aux chauffeurs à rabais, il est temps de fermer la porte qui reste encore grande ouverte. Avant de les laisser circuler sur nos routes, qu’ils passent un véritable test de conduite, ici, au Québec. Pas une formalité administrative, pas un examen théorique, mais une évaluation réelle de leur compétence. Sinon, ce sont les patrouilleurs qui devront compenser, encore une fois, par des interceptions à répétition.

On a trop longtemps toléré l’intolérable.

Il est temps que la sécurité des citoyens passe avant les économies des transporteurs.

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Le phénomène climatique El Niño pour 2026

Environnement

En 2026, les déclarations de l’ONU sur le phénomène El Niño ont pris un ton inhabituellement grave, presque solennel. Les experts de l’Organisation météorologique mondiale ont décrit un Pacifique « plus chaud que prévu», un signal qui, selon eux, ne doit plus être interprété comme une simple anomalie climatique, mais comme un avertissement direct adressé à la communauté internationale.

IA

L’ONU rappelle que les épisodes d’El Niño ne sont pas nouveaux, mais que leur intensité, désormais amplifiée par le réchauffement global, transforme un phénomène naturel en multiplicateur de crises.

Les mises en garde sont claires : 2026 pourrait être une année charnière. En Afrique australe, les modèles climatiques anticipent des sécheresses sévères, capables de réduire les récoltes à un niveau critique. L’ONU souligne que ces régions, déjà fragilisées par des tensions politiques et des infrastructures limitées, risquent de voir s’aggraver l’insécurité alimentaire et les déplacements de population.

À l’opposé, l’Amérique du Sud et certaines zones d’Asie pourraient subir des pluies diluviennes, des glissements de terrain et des inondations qui mettraient à rude épreuve les systèmes de santé et les réseaux de transport.

Mais au-delà des impacts immédiats, l’ONU insiste sur les répercussions économiques mondiales. Les perturbations agricoles pourraient entraîner une hausse des prix des denrées de base, affectant particulièrement les pays les plus dépendants des importations.

Les infrastructures endommagées, les pertes de production et les besoins humanitaires croissants pourraient également exercer une pression supplémentaire sur les budgets nationaux et les organisations internationales.

Face à ces risques, l’ONU appelle à une mobilisation urgente : renforcer les systèmes d’alerte, investir dans des infrastructures résilientes, et surtout, reconnaître que la gestion d’El Niño ne peut plus être dissociée de la lutte contre le changement climatique. 2026, selon l’organisation, doit être l’année où la prévention devient une priorité mondiale.

ET LE CANADA

Pour le Canada, Normand, les signaux liés à El Niño 2026 se dessinent avec une combinaison de risques bien connus et de nouvelles incertitudes que l’ONU et Environnement Canada surveillent de près.

Voici ce qui ressort des analyses climatiques les plus récentes — à confirmer toujours avec des sources officielles, car les prévisions évoluent rapidement.

1. UN HIVER 2026-2027 POTENTIELLEMENT PLUS DOUX

El Niño a tendance à adoucir les hivers canadiens, surtout dans l’Est et le Centre du pays. Pour le Québec, cela pourrait signifier :

Moins de journées très froides, davantage de redoux, une alternance pluie‑neige plus fréquente.

Ce type de scénario augmente les risques de verglas, de fonte rapide et de glace fragile sur les cours d’eau.

2. DES PRÉCIPITATIONS PLIS IRRÉGULIÈRES

L’ONU met en garde contre des régimes de précipitations instables. Au Canada, cela se traduit souvent par :

Pluies abondantes sur la côte Ouest, risques d’inondations dans les vallées fluviales, épisodes de tempêtes plus intenses dans l’Est, surtout en fin d’hiver et au printemps.

Pour le Québec, les modèles suggéraient un printemps 2026 potentiellement plus humide, ce qui peut accentuer les crues dans les zones sensibles (Outaouais, Mauricie, Rive-Sud de Montréal).

3. RISQUES ACCRUS D’INCENDIES DE FORÊT DANS L’OUEST

El Niño est souvent associé à :

Des étés plus chauds, des périodes de sécheresse en Colombie-Britannique, Alberta et Saskatchewan.

L’ONU souligne que ces conditions, combinées au réchauffement global, pourraient rendre la saison des feux 2026 plus agressive, avec des impacts possibles sur la qualité de l’air partout au pays — y compris au Québec, comme en 2023.

4. IMPACTS AGRICOLES

Les variations de température et d’humidité peuvent affecter :

Les rendements céréaliers dans les Prairies, les cultures maraîchères dans l’Est, la stabilité des prix alimentaires.

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Un pan de notre histoire : Des ossements irlandais sur une plage gaspésienne

Histoire

À BORD DU CARRICKS, 173 ÉMIGRANTS N’ONT JAMAIS ATTEINT GROSSE ÎLE EN 1847

Cet été, si vous planifiez faire un tour en Gaspésie et que vous passez sur la route 132 par Cap-des-Rosiers, vous pourrez apercevoir une cloche près de la rive, tout près du phare. Elle appartenait au Carricks, un navire qui a sombré dans le secteur en mai 1847, emportant plusieurs passagers irlandais venus tenter leur chance en Amérique.

Cap-des-Rosiers

En juillet 2019, après des années de fouilles et d’analyses scientifiques, les ossements de 21 naufragés ont été inhumés sur la plage, là où se trouve un monument commémoratif.

L’histoire des naufragés du Carricks s’imbrique dans celle de la Grande Famine irlandaise, qui a sévi entre 1845 et 1852, et de la vague d’émigration qui en a découlé.

En 1847, environ 100 000 émigrants irlandais ont quitté leur pays pour l’Amérique du Nord britannique, vers les provinces actuelles du Québec, de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.

Les gens quittaient des ports comme celui de Sligo pour s’embarquer sur des navires de commerce non adaptés aux passagers, qui rapportaient souvent du bois d’œuvre du Canada.

C’était le cas du Carricks, qui transportait les émigrants sur son trajet de retour. Les témoignages indiquent que les conditions à bord étaient atroces – ces navires étaient surnommés les bateaux-cercueils, car le risque de mourir y était très élevé en raison des conditions d’hygiène inhumaines et des risques d’épidémies.

LE VOYAGE DU CARRICKS

Le mot Carricks signifie roche en gaélique. Il s’agissait d’un long voilier à 2 mats construit en 1812, de plus de 26 mètres de long et 8 mètres de large.

Sans preuve formelle, il pourrait s’agir du navire ayant accosté à Québec en 1832 avec une épidémie de choléra, ce qui expliquerait l’ouverture de Grosse Île comme centre de quarantaine.

Il est parti du port de Sligo début avril 1847 avec 173 passagers et les membres d’équipage.

Le Carricks se dirigeait vers Grosse Île quand une tempête de neige a provoqué son naufrage sur la pointe de la Gaspésie, possiblement en mai. Il n’y a que 48 survivants.

Les témoignages des habitants parlent de 87 corps inhumés sur la plage de Cap-des-Rosiers.

Le monument des Irlandais sur la plage a été offert en 1900 par la paroisse Saint-Patrick de Montréal. La cloche, aujourd’hui à côté du monument, a été retrouvée par un pêcheur de Blanc-Sablon en 1968.

ÉROSION ET FOUILLES

En 2011, l’érosion des berges a dévoilé trois squelettes de jeunes garçons morts au XIXe siècle, souffrant de malnutrition.

En 2016, des travaux de Parcs Canada contre l’érosion, jumelés à des travaux sur la route 132, ont mené à des fouilles archéologiques préventives. Les archéologues ont mis au jour les restes de 5 adultes et 3 enfants, tous les pieds vers la mer.

Grâce au géoradar, les fouilles ont permis de mettre au jour les ossements de 21 personnes.

Les analyses de l’Université de Montréal ont confirmé que ces gens venaient tous de milieux ruraux où l’alimentation de base était la pomme de terre, et que la plupart présentaient des traces de malnutrition.

Ces analyses ont confirmé l’histoire du naufrage et du sort des naufragés, inhumés à nouveau sur la plage lors d’une cérémonie le 4 juillet 2019.

Source : Évelyne Perron, historienne, Journal de Montréal, 5 juillet 2026, p55

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À petites doses…

Santé et Bien-être

DEUX FOIS PLUS DE COLOSCOPIES À LOUISEVILLE

Le Centre multiservices Avellin-Dalcourt de Louiseville a doublé sa capacité en coloscopie grâce à l’ajout d’une deuxième salle d’endoscopie, permettant de réaliser jusqu’à 120 examens par semaine plutôt que 60.

Le projet, évalué à près de 2,1 millions de dollars, a notamment permis d’acquérir de nouveaux équipements spécialisés pour améliorer la qualité et la sécurité des soins.

Cette bonification vise à accélérer le dépistage du cancer colorectal et à améliorer l’accès aux examens spécialisés pour les résidents de la MRC de Maskinongé et de Trois-Rivières. Une infirmière supplémentaire et un deuxième médecin spécialiste ont également été ajoutés à l’équipe.

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UN MÉDICAMENT ANTICANCER IMPORTÉ DE CHINE

Santé-Canada a autorisé au cours des derniers jours l’importation exceptionnelle d’un médicament anticancéreux provenant de Chine afin de pallier une pénurie d’IFEX (ifosfamide) au Canada. L’ifosfamide est utilisé notamment pour traiter certains sarcomes des tissus mous, des cancers du pancréas et du col de l’utérus.

Le produit importé contient le même ingrédient actif et la même concentration que celui vendu au Canada. Les flacons importés portent toutefois uniquement des étiquettes en chinois, ce qui oblige les établissements de santé à prendre des mesures supplémentaires pour éviter les erreurs de médication.

Santé Canada précise que cette autorisation est temporaire et vise à assurer la continuité des traitements.

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UNE CLINIQUE-ÉCOLE AU CÉGEP SAINT-JEAN

Le gouvernement du Québec investit plus de 33 millions de dollars dans la future Clinique de santé globale du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu, dont plus de 28 millions ont été annoncés pour lancer les travaux.

Le bâtiment de trois étages regroupera plusieurs programmes liés à la santé, dont les soins infirmiers, la physiothérapie, le travail social et les analyses biomédicales. Une clinique-école y sera aménagée afin d’offrir des stages aux étudiants tout en proposant des services à la population. Les travaux seront réalisés à proximité de la résidence étudiante du cégep.

Source : Salut Bonjour magazine, Journal de Montréal, 27 juin 2026, p21

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