Questions de « snowbirds »

Ces questions-réponses sont tirées de la section « Le jaseur » de la revue trimestrielle de l’Association canadienne des snowbirds, été 2019.

Elles pourraient clarifier certaines situations en pays étrangers visités par les snowbirds canadiens.

Q1- Bonjour, ai-je besoin d’un visa de travail pour travailler comme hôte de terrain de camping dans un parc d’État aux E.-U. ? Merci.

R1- Puisque vous parlez de travailler dans un parc d’État, je présume que vous seriez rémunéré. Vous ne pourriez le faire sans un visa vous permettant de travailler aux É.-U. En tant que visiteur, vous n’avez pas le droit de travailler aux É.-U., et même le bénévolat peut éveiller des soupçons si le gouvernement considère que vous occupez l’emploi d’un citoyen américain.

Q2- Puis-je importer en Ontario une remorque utilitaire de fabrication artisanale ? Elle n’a jamais été immatriculée et n’a pas de numéro de série. Je l’ai acheté partiellement achevée et je l’ai achevé moi-même. Est-ce que je devrais d’abord l’immatriculer en Floride ?

R2- D’après le Registraire des véhicules importés (RVI), les remorques faites maison ne peuvent être importées au Canada. Désolé.

Q3- J’ai lu votre article l’an passé sur Amazon Prime. J’ai parlé à un agent des services à la clientèle d’Amazon, qui m’a suggéré de simplement prendre un abonnement mensuel au Canada et aux É.-U. pendant que j’y séjourne, puis d’annuler et de passer à l’autre pays. C’est un peu plus cher, mais ça fonctionne très bien pour moi.

R3- C’est ce que nous faisons, et ça fonctionne effectivement. Merci.

Q4- Dans votre réponse à Peter Kuzik dans le numéro 110 de Nouvelles « CSA », lorsque vous avez écrit « nous aurions donné à l’hôpital mexicain le numéro de carte de crédit de Medipac », parliez-vous de la carte d’assurance de Medipac ? Pourriez-vous préciser ? C’est ambigu.

R4- Nous parlions de la carte de crédit de Medipac. Certains hôpitaux, particulièrement au Mexique, ne vous traiteront pas à moins de recevoir d’avance un numéro de carte de crédit. NE LEUR DONNEZ PAS votre numéro de carte de crédit, car la probabilité d’abus est assez élevée. Appelez plutôt Medipac, qui donnera à l’hôpital son numéro de carte de crédit. L’hôpital devra ensuite se faire payer par nous plutôt que par vous, et nous sommes très efficaces.

Q5- Nous passons 180 jours en Floride, mais nous songeons à rentrer à Vancouver sur une croisière en partance de la Floride, via le canal de Panama. Les jours passés sur le navire sont-ils considérés comme des jours aux É.-U.? Nous comprenons que si nous quittons Vancouver pour une destination aux É.-U. puis nous retournons au Canada, nous sommes « en transit ». Mais si nous avons passé près de 180 jours aux É.-U. avant notre départ, sommes-nous toujours en transit ? Merci beaucoup.

R5- Vous êtes considérés comme ayant quitté les États-Unis à la date de départ du navire, donc ça devrait aller. Cependant, si le navire ne va pas directement
au Canada et fait escale aux États-Unis après le départ, les jours doivent alors être comptés.

Le défilé de la Fierté

Bon le festival Fierté Montréal est terminé et Montréal est revenu à la normale. Ce festival en était à sa 36e édition de redondance. La fête des marginaux.

Au début c’était bien parce que les gais et lesbiennes voulaient sortir du placard, chose qu’ils ont réussi. Mais le mouvement s’est élargi, on parle maintenant de LGBTQ+2. Ce ne sont plus des farces. Il me semble qu’avec l’acceptation par la société québécoise des ces marginaux, la fête qui les dévoile au grand jour n’est plus nécessaire.

D’emblée, je n’ai absolument rien contre ces personnes mais j’en ai sur leurs exhibitions. Parce que pour moi, ça demeure de l’exhibitionnisme à l’état pur. Imaginez si tous les marginaux de notre société avaient leur festival…

Mais notre société aime et adore ces marginaux et Richard Martineau en a fait le sujet de son article dans le Journal de Montréal du 19 août. Opinion que j’endosse entièrement et que je veux partager avec vous aujourd’hui.

L’AMOUR DU MARGINAL Richard Martineau

En 1991, l’essayiste Jean Larose sortait un livre coup de poing, son deuxième après La petite noirceur qui a dynamité le paysage intellectuel québécois : L’Amour du pauvre, chez Boréal.

Larose, en bon franc-tireur, déplorait notre penchant pour le misérabilisme.

Le misérabilisme, disait-il en substance (je résume grossièrement, ce livre touffu et rempli d’idées brillantes), fait partie intégrante de notre culture, il se situe au cœur même de notre société,

Nous aimons les misérables, car nous nous considérons nous-mêmes comme des misérables, des victimes, des souffre-douleur.

Des pauvres.

Des gens qui n’ont pas eu de chance et qui ne méritent pas ce qui leur arrive.

LE CULTE DU LOSER

Il suffit de penser aux œuvres littéraires et cinématographiques qui ont marqué notre passé pour nous rendre compte que le pauvre tient en effet une place importante dans notre imaginaire.

Le pauvre paysan exploité, l’alcoolique, le loser, le dépressif, le mauvais père, l’ouvrier maigrichon marié à une femme corpulente qui le mène au doigt et à l’œil et le traite comme un moins que rien (Symphorien, Cré Basile) …

Comme le dit souvent Vincent Guzzo : nommez-moi un film québécois et je vais vous montrer une personne malheureuse (le plus souvent un homme) qui tire le diable par la queue.

Or, depuis quelque temps, nous assistons à une transformation de notre imaginaire, à une mutation.

Ce n’est plus le pauvre qui nous fait triper et à qui nous nous identifions, mais le marginal.

VICTIME AVEC UN GRAND V

Le marginal souffre plus que le pauvre.

C’est le pauvre du pauvre, le souffre-douleur des souffre-douleur !

Le pauvre est pauvre, mais sexuellement et culturellement, il fait partie de la majorité.

Il est souvent blanc. Hétéro, catholique…

Alors que le marginal, lui, est tenu à l’écart non à cause de la position négligeable qu’il occupe sur l’échelle sociale, du salaire minable qu’il reçoit ou de l’emploi peu reluisant qu’il occupe, mais à cause de ce qu’il est !

En cela, le marginal est le super pauvre, la victime avec un grand V.

Avant, le marginal idéal était le gai ou la lesbienne.

Mais c’était une dizaine d’années.

Maintenant que les homosexuels occupent une place de plus en plus importante dans les hautes sphères de la société, ce n’est plus suffisant de coucher avec une personne du même sexe que soi pour être considéré comme un marginal.

Il faut cumuler les « différences ».

Être gai ET noir. Lesbienne ET obèse. Ou gai ET nain.

Si vous êtes lesbienne, autochtone et obèse morbide, c’est encore mieux !

Et si jamais le sort vous a fait homosexuel, immigrant, handicapé et obèse, alors là, c’est le jackpot !

Vous allez recevoir toutes les bourses possibles et impossibles.

LE BOUTTE DU BOUTTE

Mais le top, c’est le trans.

Là, c’est le boutte.

Un enfant trans de 10 ans ?

Encore mieux !

En Angleterre, il y a une troupe de drag queens trisomiques !

Essayez d’accoter ça, vous autres !

Qui sait ? Bientôt, on va peut-être avoir des trans binaires musulmans non genrés obèses, pansexuels et manchots !

Mais j’espère qu’aucun ne sera de droite, quand même.

On est ouvert, au Québec, mais il y a une maudite limite…

La Leçon de français (56)

LE FUTUR SIMPLE DE L’INDICATIF : VERBES DU 3e GROUPE EN « -OIR » ET « -OIRE »

Règles

Au futur simple, la plupart des verbes en « -oir » modifient leur radical alors que les verbes en « -oire » perdent simplement le « e » du radical.

VOIR    je verrai nous verrons ils verront

POUVOIR tu pourras elle pourra vous pourrez

DEVOIR je devrai nous devrons ils devront

SAVOIR tu sauras elle saura vous saurez

VALOIR je vaudrai nous vaudrons ils vaudront

S’ASSEOIR tu t’assiéras (assoiras) elle s’assiéra (assoira)

CROIRE je croirai nous croirons ils croiront

BOIRE tu boiras elle boira vous boirez

Astuce ! Il ne faut pas confondre le verbe savoir et le verbe être qui ont des formes presque homophones au futur simple.

Pour faire la différence, on peut changer de temps.

Je saurai (sais) où vous trouver. – savoir

Je serai (suis) devant le supermarché. – être

Attention ! Le verbe envoyer, bien que du 1er groupe, se conjugue comme voir au futur simple : j’enverrai un message.

Exercices

1- Quelle terminaison complète le verbe au futur simple de cette phrase ?

Ces élèves de… faire un sérieux effort pour réussir leur breveté

A) vrons – B) vront – C) vrait – D) vriont

2- Quel et le seul verbe qui n’est pas conjugué au futur simple ?

A) Je ne vous décevrai pas. – B) Nous ne te décevrions pas.

C) Tu ne nous décevras pas. – D) Ils ne les décevront pas.

3- Complétez la phrase comme il convient.

La cité médiévale de Pérouges … à coup sûr une visite.

A) vaudrais – B) vaudra – C) valais – D) vaudras

4- Quel verbe n’est pas conjugué au futur simple de l’indicatif ?

A) J’apercevrai des étoiles filantes.

B) Nous apercevrons des étoiles filantes.

C) Rudy apercevait des étoiles filantes.

D) Elles apercevront des étoiles filantes.

5- Quels verbes au futur simple complètent cette phrase ?

Dès que je … entrée au théâtre, je m’… au premier rang.

A) serai / assiérai – B) serais / assit – C) serait / assoirait – D) serai assoiras

6- Quels verbes au futur simple complètent cette phrase?

Il … demain; c’est du moins ce que … les services météorologiques.

A) pleuvra / prévoit – B) pleuvras / prévoiras

C) pleuvra / prévoient – D) plu / prévoirons

7- Quels verbes au futur simple complètent cette phrase ?

Jamais je ne … une eau courante dont je ne connais pas la source.

A) boirai – B) boiras – C) but – D) buvait

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B* – 2) B** – 3) B*** – 4) C**** – 5) A***** – 6) C****** – 7) A
* Il ne faut pas confondre les terminaisons homophones des 1re et 3e personnes du pluriel du futur simple.
** Le verbe est conjugué au présent du conditionnel (la terminaison débute par un « i »).
*** Seul verbe dont la terminaison est celle de la 3e personne du singulier.
**** Il est conjugué à l’imparfait de l’indicatif.
***** Les deux verbes doivent être conjugués à la 1re personne du singulier.
****** Le 1er verbe est conjugué à la 3e personne du singulier et le second à la 3e personne du pluriel (sujet inversé).

La qualité du français écrit décline au Québec

À la veille de la rentrée scolaire, il y a lieu de s’inquiéter de la qualité du français écrit au secondaire. Afin d’obtenir un diagnostic de cet état, le Journal de Montréal a demandé à des professeurs de plus de 20 ans d’expérience de poser leur diagnostic, l’an dernier. On n’a qu’à regarder les réseaux sociaux pour voir ce que les pouces peuvent provoquer comme fautes d’orthographe.

Quand vous écrivez comme vous marchez. Quand vous écrivez au son. Ça donne des écrits de mauvais goût et ça augure mal pour l’avenir. Imaginez, s’ils occupent un poste de prestige dans l’avenir, où la qualité de la langue écrite est inconditionnelle, la côte reste difficile à monter. Et quand on regarde les textos, c’est encore pire. Il faut même parfois relire et relire pour comprendre ce qui est écrit.

Il suffit simplement d’activer les corrections automatiques sur son appareil, pour corriger plus de 90% des fautes. Là encore, il faut se relire avant de les envoyer, et mettre les secondes nécessaires pour effectuer les corrections. Si vous vous appliquez à écrire correctement, vos lecteurs seront portés à vous répondre soigneusement et vous laissez paraître une belle culture française.

À tout événement, c’est ce reportage que je veux partager avec vous aujourd’hui.

LA QUALITÉ DU FRANÇAIS DÉCLINE AU SECONDAIRE

« J’ai deux élèves dont j’ai eu les mères jadis. C’est troublant », dit en riant Julie Bergeron, qui enseigne en 3e secondaire.

Ces professeurs vous ont enseigné le français. Ils enseignent maintenant à vos enfants. Et pour la plupart, leur constat est sombre : la qualité de la langue est en déclin chez les jeunes du secondaire.

« Il y a 20 ans, les élèves arrivaient à écrire un texte de 300 mots en trois heures sur un sujet qu’ils n’avaient jamais vu de leur vie. Ce serait impossible maintenant », dit Julie Bergeron, qui enseigne à l’école publique François-Joseph-Perreault de Montréal depuis 25 ans.

Elle a passé un quart de siècle à inculquer des notions de français à des élèves du même âge dans la même école. « J’ai tout vu, dit-elle. Et la qualité de la langue, ça ne va pas du tout du tout. »

L’idée que les jeunes écrivent moins bien que leurs parents, revient à chaque génération. Mais qu’en est-il vraiment ?

Les données scientifiques sur les élèves québécois sont incomplètes.

Le Journal a interrogé six enseignants d’expérience pour voir ce qu’ils observent sur le terrain. Les cinq qui travaillent en milieu public sont unanimes : les jeunes font plus de fautes d’orthographe et de grammaire qu’avant.

« Il peu » au lieu de « il peut ». « Sa » au lieu de « ça », illustre Danielle Vien, 60 ans, qui a pris sa retraite l’année dernière après 40 ans d’enseignement à Montréal. « Ces fautes-là, je les ai toujours vues, mais je les voyais davantage dans les dernières années. »

NIVEAU PRIMAIRE

Même son de cloche pour Stéphanie Lajeunesse, 24 ans d’expérience, qui enseigne à Sainte-Adèle dans les Laurentides.

« J’enseigne en 2e secondaire et j’ai énormément d’élèves de niveau de 5e année du primaire. »

« J’ai des élèves qui écrivent au son, qui ne possèdent absolument pas l’orthographe. Ils vont écrire mézon au lieu de maison », illustre-t-elle.

Plusieurs enseignants y voient l’impact de la réforme de 2000, qui visait notamment à mettre l’accent sur les compétences des enfants plutôt que les connaissances. D’autres accusent la tendance qu’ont les écoles à ne plus faire doubler les élèves, ce qui fait que des jeunes qui ont de grands retards se retrouvent tout de même à passer au niveau suivant.

MEILLEURS EN SYNTAXE

« Les profs s’arrachent les cheveux de sur la tête. Quand on dit qu’il y a une personne sur deux qui est analphabète fonctionnel, c’est ce qu’on constate sur le terrain », abonde Martin Bibeau de l’Alliance des professeurs de Montréal.

Les enseignants ne s’entendent toutefois pas sur le rôle que jouent les réseaux sociaux et les textos dans ce déclin.

Des données montrent que les élèves s’améliorent en syntaxe, c’est-à-dire qu’ils ont plus de facilité à structurer leurs phrases, selon Pascale Lefrançois, professeure au département de didactique à l’Université de Montréal.

Ils font donc moins d’erreurs quand vient le temps de choisir entre les pronoms « qui », « que » ou « dont ». « La nouvelle grammaire insiste beaucoup sur les aspects syntaxiques », explique-t-elle.

« Les discours sont plus fluides qu’avant, autant à l’écrit qu’à l’oral, abonde Stéphanie Lajeunesse. En fait, je suis convaincue qu’à force d’écrire des textos, cela les aide à structurer leurs textes », affirme-t-elle.

PEU DE DONNÉES

Mais les chercheurs en sciences de l’éducation disposent de peu de données pour pouvoir dire si les élèves d’aujourd’hui maîtrisent mieux ou moins bien le français qu’avant. « Chaque année, environ 80 % des élèves qui passent l’épreuve d’écriture uniforme à la fin du secondaire la réussissent. Cette proportion est stable depuis 30 ans, note Pascale Lefrançois. On est donc obligés de dire que le niveau n’a pas baissé. »

Or, ces jeunes réussissent-ils avec de meilleures ou moins bonnes notes ? On l’ignore. Aussi, il y a un effort pour que le niveau de difficulté des épreuves soit comparable d’une année à l’autre, mais on ne sait pas réellement si les examens sont plus ou moins difficiles qu’avant, explique-t-elle.

En France, des élèves ont été soumis à une même dictée en 1986-1987, puis en 2005. Les résultats de cette étude ont montré que le niveau avait baissé, surtout en orthographe grammaticale, illustre Marie Nadeau, professeure à l’UQAM. Une telle expérience n’a jamais été tentée au Québec, indique-t-elle.

« Mais il ne faut pas être trop nostalgique du passé. Dans les années 1950, beaucoup de gens ne se rendaient même pas au secondaire », rappelle-t-elle.

Exemples de fautes rapportées par les enseignants

Pensser au lieu de penser. (1re secondaire)

Je serais bientôt là au lieu de je serai bientôt là. (1re secondaire)

Mézon au lieu de maison. (2e secondaire)

Allors au lieu de alors. (4e secondaire)

L’orsqu’au au lieu de lorsqu’au. (4e secondaire)

Il faut que tu es mal au lieu de il faut que tu aies mal. (5e secondaire)

L’erreur classique :

Sa au lieu de ça. (Plusieurs niveaux)

QUELQUES CONSTATS

Moins au privé

Bernard Charbonneau, fraîchement retraité après 36 ans de service au Collège de Montréal, n’a pas constaté la baisse de qualité du français qu’ont remarqué les enseignants du système public.

« Dans l’ensemble, je dirais que les élèves sont meilleurs. Si ça porte sur une situation qu’ils viennent de vivre ou un sujet d’actualité, là ils vont prendre le crayon et vont vous en écrire des paragraphes », dit-il.

« Mes élèves forts sont plus forts qu’il y a 15 ans. Leur vocabulaire est plus riche et ils ont accès à plus de connaissances », abonde Benoît Dumais, du cégep de Rivière-du-Loup. Des élèves qui font 40 fautes dans un texte de 700 mots, il en voit moins qu’avant.

« Mais c’est certain qu’avant le collégial, il y a un écrémage qui s’est fait », nuance-t-il. Ces observations ne peuvent donc s’appliquer aux élèves du secondaire qui ont choisi de faire un diplôme professionnel ou d’aller sur le marché du travail.

Le fossé se creuse

« J’ai l’impression que le fossé entre les milieux sociaux s’agrandit », raconte Stéphanie Lajeunesse, enseignante à Sainte-Adèle.

Ses élèves qui réussissent moins bien en arrachent de plus en plus. Parmi eux se trouvent des enfants qui ont de graves problèmes familiaux ou encore des jeunes qui doivent travailler pour aider leurs parents à payer les factures, illustre-t-elle.

« En revanche, les plus forts ont encore plus de facilité. Ce sont de bons lecteurs, ils ne font pas de fautes. Ils écrivent des super textes. J’ai des groupes où même les dyslexiques se prennent en main », observe Mme Lajeunesse.

Moins d’anglicismes, plus de franglais

« Monsieur, vous êtes fame », a dit un cégépien à son professeur Benoît Dumais après l’avoir entendu en entrevue à la radio sur sa campagne de promotion du français.

Si l’anglais est de plus en plus présent dans la vie des jeunes, cela ne signifie toutefois pas qu’ils maîtrisent moins le français, explique Pascale Lefrançois de l’Université de Montréal. Une étude réalisée en 2011 auprès de jeunes de 15 ans a montré que certains anglicismes tendent à disparaître. Par exemple, ils vont utiliser les mots vélo et ventilateur, alors que beaucoup d’adultes disaient bicycle et fan dans les années 1980.

Les termes anglais utilisés aujourd’hui font souvent référence à la nouvelle technologie, comme « googler » ou « liker », observe-t-elle. Il faut faire une distinction entre une personne qui utilise un anglicisme « insidieux » sans s’en rendre compte et une personne qui choisit de dire « Oh my God » tout en sachant qu’elle peut dire « Oh mon Dieu ». « Les jeunes ont un rapport plus fluide aux langues », explique Mme Lefrançois.

« Avant je voyais plus d’anglicismes et de structures à l’anglaise [dans les productions écrites] », abonde Stéphanie Lajeunesse. Maintenant c’est plus à l’oral que l’anglais est présent. »

Reste que des élèves qui écrivent dance au lieu de danse, Ginette Mailloux, qui enseigne à Laval, en voit de plus en plus.

Les exigences ont baissé

« Eh ciel ! » s’exclame Danielle Vien quand on lui demande si les exigences en français ont baissé. « Les examens sont faits pour que les élèves passent », dit-elle.

Plusieurs enseignants soulignent le fait que les élèves ont maintenant droit à plus d’outils pendant les examens ou productions écrites, comme des feuilles de notes ou des dictionnaires, ce qui n’était pas le cas avant.

Aussi, les grilles de correction ont évolué avec le temps, généralement de façon à favoriser l’élève, selon plusieurs. En 2e secondaire, il faut faire une quarantaine de fautes dans un texte de 250 mots pour perdre tous ses points dans le critère de la qualité de la langue, nous dit-on.

« Et si un élève écrit « les beau arbre vert », ça ne compte que pour une faute. C’est hallucinant », dit Julie Bergeron.

De moins grands lecteurs

Plusieurs enseignants remarquent qu’il est plus difficile qu’avant de faire faire des lectures de longue haleine à leurs élèves.

« Il y a 15 ans, c’était plus facile de leur faire lire des livres, peu importe le nombre de pages, remarque Benoît Dumais du cégep de Rivière-du-Loup. Je crois que ça va avec le fait qu’on vit dans une ère d’instantanéité. Passer 4 ou 5 heures à lire un livre, c’est maintenant un peu considéré comme une perte de temps. »

En fait, les recherches montrent que les jeunes lisent encore beaucoup jusqu’à l’âge de 12 ans et diminuent à l’adolescence, note Marie Nadeau de l’UQAM. « Est-ce que ça revient après ? Ça reste à voir. »

Mais une chose est certaine : la littérature jeunesse est actuellement d’une grande richesse, ont souligné plusieurs professeurs.

Les textos, une langue à part

Des enseignants croient que les textos montrent à quel point les jeunes ne se soucient plus de la qualité de la langue. D’autres sont convaincus que cette nouvelle technologie ne nuit pas à leur français.

« Avec l’arrivée massive des textos et des réseaux sociaux, les jeunes développent plein de plis difficiles à défaire », observe Ginette Mailloux, 55 ans, qui enseigne depuis 30 ans à Laval.

Ce type d’échange donne souvent lieu à des abréviations, comme « pkoi » au lieu de « pourquoi ».

« Pour les jeunes, l’important c’est d’être compris, peu importe la façon dont ils vont le faire », abonde Danielle Vien, qui enseigne depuis près de 30 ans à l’école Marie-Anne de Montréal, souvent décrite comme le centre des raccrocheurs.

Ils écrivent plus qu’avant

Or, certains enseignants ne croient pas que les nouvelles technologies soient la cause du déclin.

« Les textos, j’exclus ça tout de suite, dit Julie Bergeron. Ils écrivent plus qu’avant, que ce soit des articles sur Facebook ou autre. Est-ce que c’est avec la qualité que je voudrais ? Non. Mais ils lisent plus qu’avant. »

Selon Thierry Karsenti de l’Université de Montréal, les jeunes eux-mêmes considèrent le « charabia » qu’ils utilisent dans les textos comme une langue à part. Ils ne vont d’ailleurs pas l’utiliser quand ils écrivent à leurs parents ni dans leurs travaux.

Même Benoît Dumais, un professeur du cégep de Rivière-du-Loup qui a lancé une campagne de promotion du français, reconnaît que les jeunes savent faire la part des choses.

Sur les réseaux sociaux, le relâchement du français est flagrant, dit-il. Fatigué de voir les jeunes écrire « sa va ? », il a placardé les murs du cégep d’affiches humoristiques inspirées d’erreurs fréquentes.

« À voir leur réaction à la campagne, ils ne s’en foutent pas tant que ça. Quand on leur vend une langue de qualité de façon positive, ils sont très réceptifs. C’est quand on ne fait que leur taper dessus qu’ils se ferment », dit-il.

Dominique Scali, Journal de Montréal, 7 mai 2018

Les frontières… à chacun ses lois !

Le Canada, cette belle terre d’accueil est probablement la seule place sur terre où les immigrants, illégaux ou pas, sont reçus et traités comme des rois. Malheureusement, c’est loin d’être comme ça ailleurs, comme en témoigne le texte qui suit.

Traverser la frontière nord-coréenne illégalement vous mérite 12 ans de travaux forcés.

Traverser la frontière iranienne illégalement vous mérite une détention perpétuelle.

Traverser la frontière afghane illégalement vous mérite une exécution.

Traverser la frontière saoudienne illégalement vous garantit qu’on n’entendra plus jamais parler de vous.

Traverser la frontière vénézuélienne illégalement vous mérite une condamnation comme espion et votre avenir est scellé.

Traverser la frontière cubaine illégalement vous mérite de moisir indéfiniment dans une prison politique.

Traverser la frontière canadienne illégalement vous mérite :

Un emploi;

Un permis de conduire;

Une carte d’assurance sociale;

Le bien-être social;

Des cartes de crédit;

Un logement subventionné;

L’éducation gratuite;

Des soins de santé gratuits;

Des médicaments gratuits;

Et le droit d’imposer votre culture au détriment de celle du pays, au nom des accommodements raisonnables et vertu de la fameuse charte des droits et liberté (pondue par certains hurluberlus qui ont oublié certains petits détails) !

Courtes, mais subtiles

Parfois, je dis à ma femme :

– Ce soir, je vais te faire l’amour pendant des heures…

… Parce que c’est important de la faire rire.

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J’ai toujours plein de projets en tête mais au final je ne fais jamais rien…

C’est con, j’aurais dû faire de la politique.

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Un de perdu, dix de retrouvés… ça marche que pour les kilos.

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Les filles, avant de dire qu’un homme est moche, rappelez-vous que lui n’est pas maquillé.

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Google Earth permet de s’évader dans le monde entier, c’est cool !!!

Mais comme des cons, la première recherche qu’on y fait tous, c’est d’aller chercher notre maison !

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– Vous étiez où le jour du meurtre ?

– Je prenais un cours de danse.

– Pouvez-vous le prouver ?

– Bien sûr, mettez un peu de musique…

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Pourquoi je m’épile alors que les hommes préfèrent les femmes à poil ?

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J’ai épousé ma femme pour le sexe, elle s’est mariée pour l’argent. On est déçus tous les deux.

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– Tu te rappelles de moi ?

– Nan…

– Mais oui… on était amis quand tu avais besoin de moi…

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– Chérie, je suis rentré !

– Idiot !!! Y’a cinq ans, t’es sorti chercher des cigarettes et plus de nouvelles…

– Merde, les cigarettes ! Bon, je reviens.

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« Déjà ! »

Mot le plus employé par les femmes après l’amour.

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Dans le dictionnaire, je suis tombé sur le mot « indéfinissable » et il y avait une définition !

Je n’aime pas trop qu’on se foute de ma gueule !

Les bienfaits des bleuets contre les maladies

Tiens ! Les agriculteurs du Saguenay-Lac-St-Jean seront enchantés des résultats d’une étude clinique sur la consommation de bleuets, versus certaines maladies importantes.

Pour les besoins de la cause, je veux partager avec vous aujourd’hui l’article du Docteur Richard Béliveau qui traitait justement de ce sujet dans sa chronique Santé du Journal de Montréal du 12 août dernier. Et vous… vous adorez les bleuets ?

DES BLEUETS CONTRE LE SYNDROME MÉTABOLIQUE ET LES MALADIES CARDIOVASCULAIRES Richard Béliveau

TOUS LES VÉGÉTAUX NE SONT PAS ÉGAUX

Tous les organismes dédiés à la prévention des maladies chroniques, qu’il s’agisse des maladies cardiovasculaires, du diabète ou du cancer, s’accordent pour dire que la consommation d’un minimum de 5 portions (400 g) de fruits et de légumes par jour est absolument essentielle pour réduire l’incidence et la mortalité associées à ces maladies.

Cette quantité est importante, mais il ne faudrait pas oublier que le type de fruits et de légumes consommés
joue également un rôle important : il existe des différences énormes dans la composition biochimique des végétaux, avec certains d’entre eux qui contiennent des niveaux très importants de molécules connues pour exercer des effets positifs sur la santé, notamment les polyphénols.

Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne les bleuets : non seulement ces petits fruits sont une excellente source de vitamines, minéraux et fibres, mais ils possèdent en plus la caractéristique de contenir des quantités exceptionnelles d’une classe de polyphénols appelée anthocyanines.

Ce contenu élevé est important, car plusieurs études épidémiologiques ont établi une association entre l’apport en anthocyanines et une diminution du risque d’infarctus du myocarde, du diabète de type 2 et de mortalité prématurée, ces effets protecteurs étant observés pour des quantités facilement atteignables par l’alimentation, soit 1 à 3 portions de bleuets par semaine. Les bleuets semblent donc très prometteurs pour la prévention des maladies cardiométaboliques.

SYNDROME MÉTABOLIQUE

Une étude clinique récente montre que l’effet positif des bleuets sur le système cardiovasculaire pourrait être particulièrement important pour les personnes touchées par un syndrome métabolique. Ce syndrome n’est pas une maladie en tant que telle, mais plutôt un regroupement de certains dérèglements du métabolisme qui, pris collectivement, augmentent de façon très importante le risque de maladies cardiovasculaires, en particulier un tour de taille élevé (supérieur à 102 cm pour les hommes et 88 cm pour les femmes), un taux de glucose à jeun élevé (>6,1 mmol/L) et une hypertension (>135/85 mm Hg).

Dans cette étude, 138 volontaires obèses (IMC moyen de 31,2) et atteints d’un syndrome métabolique ont été séparés en 3 groupes selon la quantité de bleuets qu’ils devaient consommer quotidiennement pendant une période de 6 mois : 150 g (364 mg anthocyanines), 75 g (182 mg anthocyanines) et un groupe placebo (0 mg anthocyanines).

Pour des raisons pratiques, les préparations de bleuets ont été lyophilisées et fournies aux participants sous forme de poudre pouvant être ajoutée à ses smoothies, desserts, yogourt, vinaigrettes, etc.

L’analyse de divers paramètres cardiovasculaires des volontaires indique que comparativement au placebo, la consommation quotidienne de 150 g de bleuets provoque une amélioration sensible de la fonction vasculaire (visualisée par une hausse de la dilatation d’une artère par le flux sanguin), une amélioration de l’élasticité des vaisseaux, ainsi qu’une hausse des taux de cholestérol-HDL (souvent trop bas dans le syndrome métabolique).

Globalement, les auteurs estiment que ces améliorations se traduisent par une diminution d’environ 15% du risque d’événements cardiovasculaires.

Ces effets positifs sont dus aux anthocyanines présentes en grande quantité dans les bleuets, car une autre étude montre que l’administration d’anthocyanines purifiées à des volontaires augmente la dilatation des artères. Les anthocyanines sont rapidement métabolisées après leur ingestion et il semble que ce sont une vingtaine de ces métabolites qui sont responsables des effets sur la fonction des vaisseaux sanguins.

Globalement, ces résultats montrent que les bleuets sont réellement dans une classe à part quant à leurs effets positifs sur le système cardiovasculaire, une propriété qui peut s’avérer utile non seulement pour diminuer le risque d’événements cardiovasculaires chez les personnes à haut risque en raison d’un syndrome métabolique, mais pour la population en général. La saison des bleuets représente donc une occasion en or de faire le plein de ces petits fruits bénéfiques.