Petit plaisir linguistique

Sais-tu pourquoi les grenouilles ont toujours les fesses dans l’eau ?

Pour qu’elles aient la raie nette ! (rainette)

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Pourquoi vaut-il mieux enlever ses lunettes lors d’un alcootest ?

Ça fait deux verres en moins !

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Savez-vous quel animal peut marcher sur la tête ?

Mais un pou, voyons !

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Comment s’appelle la femelle du hamster ?

Amsterdam.

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Pourquoi les abeilles ne piquent-elles pas les policiers ?

Parce qu’elles ne veulent pas se faire arrêter. (Piquer, c’est voler.)

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Pourquoi les vaches ne parlent-elles pas ?

Parce que sur la grange, c’est écrit La ferme !

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Pourquoi les souris n’aiment pas jouer aux devinettes ?

Parce qu’elles ont peur de donner leur langue au chat.

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Quel est le sport que les serpents détestent le plus ?

La course à pied.

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Savez-vous pourquoi j’ai des trous de mémoire?

Parce que je me creuse la tête.

La visite

« Mamma mia ! s’écrie le père Noël en se réveillant ce matin. C’est aujourd’hui que maman vient me rendre visite ! »

En effet, de temps en temps, madame Noël s’invite chez son fiston pour déjeuner. Il n’y a pas une seconde à perdre : la chambre est toute en désordre. Vite, il faut tout ranger !

Soudain le père Noël s’arrête net dans son élan. Sa chambre est un vrai bazar, c’est sûr, mais la cuisine et le salon aussi ! Sans parler de la salle de bains ! Par où commencer ?

Le père Noël se précipita dans l’atelier, où tous les lutins sont déjà au travail. Il lance, en montrant successivement du doigt Adalbert, Cosinus, Yvain et Wilfried :

« Toi, toi, toi et toi, vous êtes désignés volontaires pour une mission secrète. »

Quelques minutes plus tard, ils sont cinq à s’activer dans la maison.

Adalbert s’occupe du linge, Cosinus passe l’aspirateur, Yvain fait la vaisselle, pendant que Wilfried range la chambre.

Lorsque, ding-dong ! la sonnette retentit, le père Noël pousse vite les dernières piles de magazines sous son lit et va ouvrir, encore un peu essoufflé.

Sa maman entre. Elle regarde tout autour d’elle et s’exclame :

« Oh, mon petit, comme c’est bien propre et bien rangé chez toi ! Je voulais te proposer un peu d’aide, mais je vois que tu te débrouilles très bien tout seul ! »

Pendant ce temps, les lutins se faufilent vers la porte sans faire de bruit.

Mission accomplie !

Textes de Sylvie Mathuisieulx
Illustrations de Mayana Itoïz
Source : 24 histoires pour attendre Noël avec les petits, Groupe Fleurus 2011

La leçon de français (72)

LES MOTS D’ORIGINE ÉTRANGÈRE

Règles

En français, les emprunts à d’autres langues sont habituels. Peu à peu certains d’entre eux sont francisés et leur origine est parfois difficile à retrouver.

– origine arabe : une merguez – une razzia – un chiffre

– origine anglaise : un short – un tandemkidnapper

– origine allemande : un bivouac – un képi – l’accordéon

– origine scandinave : un drakkar – un fjord – un édredon

– origine tchèque : un pistolet – une calèche – un robot

– origine néerlandaise : le vacarme – un boulevard – la bière

– origine italienne : un balcon – un pantalon – une caresse

– origine espagnole : un camarade – l’armada – la vanille

– origine russe : un mammouth – un cosaque – une isba

– origine japonaise : le karaté – un kamikaze – un tsunami

– origine africaine : un baobab – un chimpanzé – un zèbre

D’autres mots viennent des langues et dialectes du territoire français : la cigale (provençal) – le bocage (normand) – un bijou (breton) – le maquis (corse) – le mascaret (gascon) – la kermesse (flamand) – un coron (wallon), etc.

Astuce ! Ces noms peuvent garder le pluriel de leur langue, mais le pluriel français s’impose en général : un rugbyman, des rugbymen ou des rugbymans.

Il faut penser qu’il existe peut-être un mot français avant d’utiliser certains mots anglo-saxons : un entretien plutôt qu’une interview.

Exercices

1- Quel nom complète cette phrase ?

Un milliardaire a acheté un … polynésien inhabité : quelle idée !

A) azulejo – B) atoll – C) chorizo – D) blizzard

2- Quel nom français peut remplacer le nom en gras d’origine étrangère ?

Si un jour vous devez traverser le désert, prévoyez plusieurs jerricanes d’essence.

A) boîtes – B) enveloppes – C) bidons – D) carnets

3- Quel nom d’origine étrangère correspond à cette définition ?

Un engin de terrassement très puissant.

A) un polder – B) un hamac – C) un blocus – D) un bulldozer

4- Quel est le seul nom d’origine étrangère de cette liste ?

A) un dossard – B) un ski – C) une carre – D) une spatule

5- Quel nom français peut remplacer le nom en gras d’origine étrangère ?

Le stock de meubles se trouve à l’abri de l’humidité, dans un hangar chauffé.

A) la reprise – B) le fabricant – C) la réserve – D) le service

6- Quel nom d’origine étrangère correspond à cette définition ?

Grains de maïs éclatés à la chaleur, sucrés ou salés.

A) des corned-beefs – B) des chows-chows

C) des pop-corn – D) des tie-breaks

7- Par quel nom peut-on remplacer le nom en gras d’origine étrangère ?

Le dernier livre de cet écrivain est un vrai best-seller.

A) succès – B) roman – C) tableau – D) fascicule

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B* – 2) C – 3) D** – 4) B*** – 5) C – 6) C**** – 7) A
* « L’azulejo » est un carreau de faïence émaillé; « le chorizo » est un saucisson espagnol très pimenté.
** « Un polder » est un marais asséché, mis en valeur surtout aux Pays-Bas.
*** Le mot « ski » est d’origine norvégienne.
**** « Le corned-beef » est une viande de bœuf en conserve; un « chow-chow » est un chien de compagnie; « un tie-breaks » est un terme de tennis pour désigner un jeu écourté lorsque les joueurs sont à égalité.

Sur l’étagère

Klonk ! Un petit soldat de plomb donne un léger coup de sabre à une marionnette en porcelaine.

« Hé, toi ! Tu sais déjà chez quel enfant tu vas habiter ?

– Non, répond-elle. Mais je souhaite être offerte à quelqu’un de doux. J’espère que vous n’avez pas éraflé ma peinture avec vos manières de sauvage ! »

Le soldat est vexé. Il se tourne vers le parachutiste en plastique assis à sa droite,

« Et toi, tu sais où on va t’envoyer ?

– Non. Mais j’ai le vertige, et je n’ai pas du tout envie d’y aller…

Sauter en parachute, quelle horreur !

– Moi, dit le fantassin, j’ai été commandé par un garçon qui organise des batailles terribles sur le tapis de son salon.

– Comment pouvez-vous, Monsieur-je-sais-tout, connaître l’endroit où vous partirez en mission ? demande la marionnette d’un air pincé.

– Je l’ai rêvé l’autre nuit, affirme le soldat.

– Sornettes ! commente la marionnette.

– Vous avez envie de vous battre ? s’étonne une petite poupée.

– Affirmatif ! Pour l’honneur de mon armée ! Bataillon… marche !

– Vous êtes fou, soupire la marionnette.

– Réfléchissez un peu ! s’énerve le petit soldat, Les batailles se déroulent sur un tapis ! On ne se blesse pas quand on tombe ! On se relève et on recommence ! Zou ! »

Il fait alors un pas en avant… et dégringole de l’étagère.

Les jouets poussent un cri d’horreur, mais il se relève en s’exclamant :

« Quelle expérience formidable ! C’est encore plus grisant qu’une bataille !

– Vous n’êtes pas trop abîmé ? demande la marionnette.

– Pas du tout ! Et je crois que je vais proposer au petit gars sur l’étagère d’échanger son parachute contre mon sabre ! »

Textes de Sylvie Mathuisieulx
Illustrations de Mayana Itoïz
Source : 24 histoires pour attendre Noël avec les petits, Groupe Fleurus 2011

Pour Amazon, la rapidité a malheureusement un prix

Une médaille a toujours son envers et très souvent caché ou gardé secret. C’est le cas chez la multinationale Amazon. On ne s’interroge pas sur la rapidité de son service, probablement parce que ça nous impressionne, mais il y a un prix humain pour une telle performance et ça s’appelle les accidents du travail.

L’article qui suit, lève le voile sur le sacrifice humain qu’impose une telle performance, au prix même d’y perdre son emploi.

ÉPIDÉMIE DE BLESSURES CHEZ LE GÉANT AMAZON

NEW YORK | (AFP) Le nombre d’accidents du travail dans les entrepôts d’Amazon aux États-Unis est deux fois plus élevé que la moyenne nationale, selon une enquête sur les conditions de travail chez le géant du commerce en ligne.

L’article au long cours, publié récemment par le projet Reveal du Center for Investigative Reporting, indique qu’en moyenne 9,6 accidents sérieux pour 100 employés à plein temps d’Amazon ont été signalés en 2018, alors que la moyenne aux États-Unis était de 4 pour 100 salariés dans le secteur de l’entreposage.

Réputé pour sa rapidité et son efficacité dans le traitement des commandes, Amazon a affirmé que ce chiffre montrait que le groupe était « agressif » pour signaler les accidents de travail aux autorités compétentes, notamment l’agence fédérale sur la sécurité et la santé au travail (OSHA).

L’enquête de Reveal, révèle la politique d’Amazon portant sur la rapidité à tout prix, et contraignant les salariés à accélérer leur rythme de travail s’ils ne veulent pas perdre leur emploi.

PIC LORS DES SOLDES

Plusieurs anciens employés ont confié avoir dû enfreindre des règles de sécurité pour maintenir la cadence, notamment en soulevant des objets lourds sans prendre les précautions d’usage.

Selon Reveal, le nombre d’accidents a grimpé en flèche au faîte des périodes d’achats les plus intenses comme « Cyber Monday », le lundi d’après l’Action de Grâce, et « Prime Day », l’opération annuelle de soldes d’Amazon en juillet.

Bip ! Bip !

« Hum-hum… » fait le père Noël installé dans son grand fauteuil rouge.

Dans sa main, il tient la lettre de Mario qui lui promet qu’il a été très sage. Comme récompense, il voudrait des jeux électroniques, rien que des jeux électroniques !

Le père Noël se gratte la tête. Une telle commande est-elle bien raisonnable ?

Il appelle Xaverus, qui arrive aussitôt.

« Mon cher ami, dit le père Noël, vous, personnellement, que pensez-vous des jeux électroniques ? »

Xaverus éclate de rire tout en fouillant dans la poche de son pantalon.

« Chef, c’est extra ! Regardez la mini console que j’ai reçue pour mon anniversaire ! Je m’amuse comme un fou avec.

– Et ça ne fait pas mal aux yeux, cet écran ?

– Pas du tout.

– Mais ça ne rend pas idiot de dégommer des petits bonshommes verts ?

– Voyons, chef, il y a des jeux très intelligents.

– Vraiment ? »

Xaverus , lui montre alors des puzzles, des jeux de lettres, des énigmes à résoudre.

« Vous pouvez essayer, chef, je vous la prête. »

Et voici que le père Noël se prend au jeu.

Xaverus retourne à l’atelier. Son patron replie la lettre du jeune Mario en pensant : « D’accord : tu auras des jeux électroniques, mon garçon. Mais je t’offrirai aussi quelques bons livres et des rollers. »

Ensuite, il sourit en se disant qu’après Noël, s’il reste par hasard une console de jeux dans l’atelier, il se fera un plaisir de la récupérer.

Textes de Sylvie Mathuisieulx
Illustrations de Mayana Itoïz
Source : 24 histoires pour attendre Noël avec les petits, Groupe Fleurus 2011

Salmigondis

LES PIÉTONS À MONTRÉAL : TRÈS LOIN D’ÊTRE UNE PRIORITÉ

Toute une nouvelle que celle de la mairesse Valérie Plante de mettre 5 à 8 ans pour régler le problème des feux pour piétons à Montréal. Encore plus long que le REM,,, faut le faire. ET on appelle ça une priorité. Faites-moi rire. Il faut revoir totalement la gestion des piétons sur l’île de Montréal; la circulation des véhicules lourds, des gros camions de livraison et pas seulement des feux pour piétons. Avec cette annonce, la priorité n’est pas le mot qui convient. Il faut mettre le paquet, et tout de suite.

Récemment, je circulais à Montréal et comme laideur pour une ville, c’est difficile à battre. Il y a tellement de travaux que l’inventeur des bornes est multimilliardaire. De toutes les rues que j’ai arpentées, seul le pont Jacques-Cartier ne montrait aucune borne. Circuler à Montréal, c’est la désolation. C’est comme une ville après une hécatombe. C’est désolant, morose et tout ce qu’on souhaite c’est de sortir de cet enfer. Et après, on va mettre deux mandats à régler le problème. Plus ça change, plus c’est pareil.

ESPÉRONS QUE CE NE SOIT PAS UN REFUS PARTISAN

Décevant le refus par la ministre de la Santé Danielle McCann, de ne pas étudier le projet de loi déposé par le libéral André Fortin sur la réforme du don d’organes. Ce serait tellement plus simple et surtout encourageant si toute personne adulte au Québec, soit automatiquement donneuse de ses organes, à moins qu’elle en ait signifié son refus par écrit. Il serait temps que ce soit force de loi. Si la ministre se mettait un seul petit instant dans la peau d’un malade en attente d’une greffe, cette loi s’imposerait sans équivoque.

Espérons que ce refus n’en soit pas un, partisan ! Ce serait vraiment dommage que le pouvoir politique l’emporte sur une réalité évidente. C’est une question de survie. Pour ma part, je serais encore plus catégorique. Sur tout le territoire du Québec, dès qu’un décès est confirmé par un médecin, l’État a pleine autorité pour prélever tout organe en parfaite condition d’être transplanté.

LES LAB-ÉCOLES : UN GOUFFRE SANS FIN

Avez-vous pris connaissance des coûts faramineux des 7 lab-écoles, amorcées sous le gouvernement Couillard ? Un autre projet évalué à 55,6 millions $ lors de son annonce officielle en juin 2018, qui est maintenant passé à 105,9 millions $ selon les plus récentes évaluations. Ça vous surprend ? Pas moi !

Quand tu as de somptueux projets avec les politiciens et qu’ils te fournissent une évaluation, ils oublient de mentionner que celle-ci est sommaire, même embryonnaire. Pour les vrais coûts, il faut minimalement multiplier par 3, le montant initial. On part du rêve à une réalité crue, très crue. Et la cerise sur le sundae : le projet accuse déjà une année de retard et ne se concrétisera qu’en 2022.

C’est ce qui arrive quand l’argent est pris des poches des CONtribuables. C’est sans limites et on se fout pas mal des résultats quand leurs instigateurs et maîtres-d’œuvre ne sont pas imputables. Leur excuse…? L’éducation n’a pas de prix et c’est un investissement pour les générations futures. J’en conviens mais on aimerait savoir combien vous allez nous siphonner AVANT ! Vous vous prétendez experts… vous êtes de faux experts.

LE MONDE EST EXCESSIVEMENT MÉCHANT

L’être humain est capable des pires bassesses, des saloperies et méchancetés infâmes. Je fais référence aux atrocités qui se disent sur Jérémy Gabriel, dans son combat juridique contre l’humoriste Mike Ward qui dure depuis des années et qui risque d’être entendu par la Cour suprême du Canada. À lire tout ce qui s’écrit d’atrocités sur les réseaux sociaux, c’est à nous donner des nausées. Comment, une personne peut aller aussi bas dans ses attaques.

Peu importe l’opinion qu’on peut avoir sur cette cause, il en reste que menacer Jérémy Gabriel d’une façon aussi violente n’a pas sa place. Et les gens font ça en y mettant leur signature. Les réseaux sociaux devraient imposer une certaine décence dans les propos et commentaires qu’on y retrouve et supprimer sur le champ, tous les écrits haineux, indécents, violents et diffamatoires. Ils ne s’en porteraient que mieux, tout en conservant une bonne crédibilité.

UN REFERENDUM SUR LA RÉFORME DE SCRUTIN

QUÉBEC | Les Québécois vivront une campagne référendaire de cinq mois en 2022, cette fois sur la réforme du mode de scrutin. La ministre de la Justice, Sonia Lebel, a déposé hier plusieurs amendements à son projet de loi 39 sur la réforme du mode de scrutin. Ceux-ci précisent les règles qui encadreront la campagne qui doit mener au référendum sur la réforme qui doit faire passer le système actuel à un mode de scrutin qui inclut une part de proportionnalité.

Comme en 1980 et en 1995, les protagonistes seront divisés entre les camps du Oui et du Non. La campagne référendaire commencera le 1er mai 2022 et le vote se déroulera en même temps que les élections provinciales, le 3 octobre. La victoire sera déterminée à 50 % +1.