Opinion
Il fut un temps où une signature avait de la prestance. Une époque où l’autographe d’une vedette n’était pas un simple gribouillis expédié en une demi‑seconde, mais un geste posé, respectueux, presque cérémonial.

Jeune, je me souviens encore de l’autographe reçu de Jean Béliveau, debout dans un corridor du Forum, prenant le temps d’écrire son nom avec une élégance rare. Chaque lettre se distinguait, chaque courbe respirait la fierté. On pouvait encadrer sa signature sans devoir deviner à qui elle appartenait. C’était clair, net, humain.
Aujourd’hui, c’est tout autre chose. Les vedettes — surtout certaines vedettes européennes de la LNH — signent comme si le stylo brûlait leurs doigts. Un trait, un zigzag, un symbole avec un numéro de chandail, qui ressemble davantage à un électrocardiogramme qu’à un nom. Comment, dans vingt ans, deviner sans se tromper qui a signé quoi ? On se retrouve avec des autographes interchangeables, anonymes, presque impersonnels.
Ce n’est pas seulement une question d’esthétique. C’est une question de respect pour l’amateur. Celui qui attend patiemment, qui tend une carte, un chandail, un souvenir. Celui qui espère un geste authentique, pas un coup de crayon pressé. Une signature, c’est un lien. Un moment partagé. Une trace qui devrait porter l’identité de celui qui l’offre.
On peut bien dire que les temps changent, que tout va plus vite. Mais entre un gribouillis illisible et une signature digne de ce nom, il y a une différence qui, elle, ne devrait jamais disparaître.
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Santé et bien-être
UNE APPLICATION POUR PRÉVENIR L’ALZHEIMER

Un outil en ligne gratuit appelé Luci, soutenu par Santé Québec Laval et par l’Agence de la santé publique du Canada, propose un encadrement pour veiller sur sa santé cognitive. Fondée sur des données scientifiques, l’application vise à réduire les facteurs de risque associés au déclin cognitif et à la maladie d’Alzheimer en se concentrant sur trois volets : l’alimentation, l’activité physique et la stimulation intellectuelle. L’utilisateur peut se fixer des objectifs et recevoir des conseils spécialisés. Il peut aussi discuter avec un « conseiller en saines habitudes de vie ».
JEUNES CONSOMMATEURS RECHERCHÉS
Les chercheurs de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) souhaitent mieux comprendre comment les publicités pour l’alcool, le cannabis, le tabac, les produits de nicotine et les jeux de hasard circulent sur les réseaux sociaux et influencent les jeunes adultes.
Pour une étude à ce sujet, L’INSPQ recrute des participants âgés de 18 à 25 ans qui utilisent les réseaux sociaux et qui ont déjà consommé de l’alcool, du cannabis, de la nicotine ou participé à des jeux de hasard et d’argent. Les participants devront partager leur écran pendant une séance de navigation, répondre à un questionnaire et transmettre des captures d’écran durant une semaine. Un formulaire en ligne permet de proposer un proche qui correspond aux critères de l’étude.
LES MÉDECINS QUÉBÉCOIS SOUS HAUTE SURVEILLANCE
Depuis 2023, les quelques 24 000 médecins en exercice sont hautement surveillés pour éviter les prescriptions d’opioïdes abusives ou malavisées. Le Collège des médecins du Québec est intervenu auprès de 11 médecins dont les habitudes de prescriptions étaient jugées préoccupantes. Jusqu’à présent, 26 médecins ont fait l’objet d’une analyse approfondie.
Les professeurs visés ont reçu des recommandations, de la formation et un accompagnement. Le Collège estime que les cas de surprescription demeurent relativement peu nombreux au Québec.
« [Les opioïdes à l’origine des surdoses] et des décès proviennent souvent de laboratoires clandestins », souligne l’organisme.
Source : Journal de Montréal, magazine Salut Bonjour, 15 août 2026, p19
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Opinion
Paul Saint‑Pierre Plamondon (PSPP) vient de démontrer qu’il sait manier le jeu politique avec une précision chirurgicale. À l’aube de la campagne, il a coupé l’herbe sous le pied de ses adversaires en déclarant qu’aucun référendum sur la souveraineté ne serait tenu tant que Donald Trump, le despote, occupera la présidence des États‑Unis.

Résultat : les libéraux, les conservateurs, l’équipe Fréchette et Québec solidaire se retrouvent soudainement privés de leur argument préféré. Ils devront se réinventer — et vite.
C’est un coup de maître. Une manœuvre qui rappelle l’audace de René Lévesque en 1976, quand le Québec avait basculé dans un vent de changement historique.
Ceux qui ont connu cette époque savent que ce gouvernement a été l’un des plus proches des citoyens, avec des réformes qui ont fait école et qui structurent encore aujourd’hui notre quotidien. Aucun gouvernement n’a réussi à égaler ce bilan. Aucun.
Si le Parti québécois obtient une majorité, PSPP aura les mains libres pour préparer, méthodiquement, la vision d’un Québec souverain.
Et soyons sérieux : personne ne peut croire qu’un premier mandat suffirait pour réaliser la souveraineté, même si le « OUI » l’emportait. Un tel chantier exige du temps, de la rigueur et une mobilisation nationale. Les électeurs auront donc tout intérêt à juger les réformes et les politiques qui seront mises en place dès ce premier mandat — et à constater s’ils ont fait le bon choix.
J’attends avec impatience les réactions des autres partis. PSPP vient de réussir un coup d’éclat, un véritable trou d’un coup politique. Maintenant, il faudra voir comment ses adversaires tenteront de reprendre l’initiative.
La campagne s’annonce électrique.
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Histoire
EN 1912, UN JOURNAL MOBILISE PRÈS DE 1000 ENFANTS POUR EXTERMINER CES INSECTES DANS UNE VILLE INSALUBRE
Imaginez la scène. Montréal, été 1912. Il fait chaud, les fenêtres sont ouvertes et, quelque part près du dépotoir de la rue Boyer, un garçon de 8 ans, Eddie Kavanagh, chasse les mouches. Pas quelques-unes : il veut devenir le meilleur chasseur de mouches de Montréal.
Et, il réussira. En trois semaines, le garçon en capturera près de 1,5 million. Oui. Vous avez bien lu, un million et demi de mouches. Et elles auraient été comptées !

Cette étonnante histoire a notamment été étudiée par les historiennes Valerie Minnett et Mary-Anne Poutanen et publiée dans leur article « Swatting Flies for Health : Children and Tuberculosis in Early Twentieth-Century Montreal ».
LA GUERRE EST DÉCLARÉE
Tout commence à l’été 1912, quand le Montreal Daily Star lance un immense concours destiné aux enfants de l’île : « Swat the Fly ». Le principe est simple, il faut tuer des mouches, puis les rapporter au journal pour peut-être gagner de l’argent.a
Mais pas question de se présenter au Star sans y apporter son butin. Les enfants arrivent avec des contenants remplis de cadavres de mouches. Et il y a de l’argent à gagner. Le journal met 350 $ en prix. Le premier prix s’élève à 25 $, une somme considérable en 1912.
L’idée fonctionne au-delà de toute espérance. Pendant trois semaines, près de 1000 enfants se lancent dans cette improbable extermination. Le Star publie leurs résultats, leurs photographies, des conseils de chasse et motive les petits chasseurs.
POURQUOI TANT DE HAINE ?
La théorie microbienne des maladies a bouleversé la médecine au cours des décennies précédentes. On comprend de mieux en mieux que des organismes invisibles peuvent transmettre certaines maladies. La mouche devient l’ennemie idéale. Elle devient en quelque sorte un microbe sur pattes.
À l’époque, on lui attribue notamment un rôle dans la propagation de maladies infectieuses. Certaines de ces craintes étaient fondées, même si son importance dans la transmission de maladies comme la tuberculose a alors été exagérée.
LE CLUB MED DE LA MOUCHE
Montréal est l’une des villes les plus malsaines d’Amérique du Nord. Nous sommes encore dans une ville de chevaux. Il y en a des milliers et un seul cheval peut produire autour de 10 kilos de fumier par jour. Faites le calcul.
Ajoutez des écuries, les latrines extérieures, les déchets ménagers, les dépotoirs, les carcasses d’animaux, les arrière-cours mal entretenues et les problèmes de drainage de certains quartiers.
Pour une mouche, Montréal ressemble presque au Club Med. Pour un enfant participant au concours, certains quartiers ressemblent surtout à une mine d’or.
LES CHAMPIONS CHASSEURS
Revenons justement à Eddie Kavanagh. Le garçon de 8 ans possède un avantage stratégique formidable… sa famille habite près du dépotoir de la rue Boyer. Encore mieux, une fenêtre de la remise familiale donne sur le dépotoir. Eddie transforme donc la remise en piège et y attire les mouches.
Résultat : il en aurait attrapé près de 1,5 millions. C’est suffisant pour faire de lui le champion du concours. Mais Eddie est loin d’être le seul enfant à développer sa petite stratégie commerciale.
Un autre chasseur, Harold Brookwell, dispose lui aussi d’un sérieux avantage concurrentiel : son père possède un abattoir. Autrement dit, il a pratiquement accès à une réserve privée de mouches. On raconte qu’il en a déjà tué 47 d’un seul coup.
Le garçon s’était confectionné des pièges avec des seaux enduits de mélasse pour en attraper davantage. Le taylorisme appliqué à la tapette à mouches… genre !
D’autres travaillent en équipe. David Devine, de la rue Hermine, fonde le « fly trust » et mobilise ses camarades. Il se déclare président et directeur de son cartel.
La folie gagne même les tout-petits. Le Montreal Daily Star raconte le cas d’Augustina Parsons, âgée de seulement 2 ans. Selon le journal, elle aurait rapporté plus de 9000 mouches. Je précise ici que l’anecdote nous vient du journal qui organise le concours et qui avait tout intérêt à transformer ses jeunes chasseurs en vedettes.
MONTRÉAL, CHAMPIONNE DU MONDE
Après trois semaines de massacres vient le moment de faire les comptes. Toronto avait organisé une campagne semblable. Résultat : moins de 1,5 million de mouches tuées. À Washington, on parle d’environ 7 millions.
À Montréal ? Plus de 25 millions.
Le Star peut pratiquement proclamer les petits Montréalais champions du monde de la tapette à mouches. Un titre pour le moins ironique pour une ville qui a le deuxième taux de mortalité infantile le plus élevé au monde, juste après Calcutta, en Inde.
TOUT N’EST PAS SI DRÔLE
Beaucoup de ces enfants vivent dans des quartiers ouvriers où les conditions sanitaires sont pitoyables. Cette campagne vise à inciter les familles les plus pauvres de la ville à faire un grand nettoyage, mais, en réalité, ces gens n’ont aucun contrôle sur plusieurs des problèmes qui favorisent la prolifération des mouches : logements surpeuplés, mauvais drainage des eaux usées, dépotoirs à ciel ouvert et latrines extérieures.
Autrement dit, tuer des mouches coûte beaucoup moins cher que de moderniser les infrastructures urbaines. La campagne insiste beaucoup sur les comportements individuels alors qu’une partie du problème est collective.
UNE PETITE RÉVOLUTION AU BOUT D’UNE TAPETTE
Aujourd’hui, l’idée de mobiliser un millier d’enfants dans les ruelles de Montréal avec pour mission de rapporter des chaudières de mouches mortes ferait probablement sourciller la Direction de la santé publique.
Mais en cet été 1912, ces petits Montréalais, sans vraiment le savoir, ont participé à une prise de conscience collective sur l’état de la salubrité dans les quartiers pauvres de Montréal.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, 15-16 août 2026, p56
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Santé et bien-être
UNE CLINIQUE CONTRE L’ANÉMIE CALCIFORME
La clinique pédiatrique transculturelle de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont va développer des soins dédiés aux enfants vivant avec l’anémie falciforme.

Cette maladie génétique chronique touche particulièrement les populations afrodescendantes et sa prévalence est en croissance au Québec. Elle est aujourd’hui la maladie génétique la plus fréquemment dépistée chez les enfants nés dans la province.
L’anémie falciforme est une maladie du sang qui peut entraîner d’importantes complications de santé dès l’enfance.
Un investissement récurrent de 100 000 $ permettra à la clinique de développer ce service, notamment en renforçant le soutien psychologique.
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ATTENTION AU RADON
L’Association pulmonaire du Québec appelle le gouvernement à en faire plus pour dépister le radon dans les résidences, les écoles et les garderies et de financer les travaux correctifs.
Le radon, un gaz radioactif naturel invisible et sans odeur, est la première cause de cancer du poumon chez les personnes qui n’ont jamais fumé. Il est impossible de savoir si une maison contient du radon sans la tester.
Or, 18 % des demeures québécoises auraient un taux de radon trop élevé, selon l’Association, qui invite le gouvernement à faire du radon une priorité de santé publique.
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CINÉMA, MUSIQUE ET MUSÉE
Deux études mettent de l’avant les bienfaits des activités culturelles et de l’empathie pour ralentir le vieillissement.
Des chercheurs de Tokyo, au Japon, ont évalué l’impact de la culture sur le vieillissement des personnes âgées, à l’aide d’une vaste étude longitudinale chez près de 2000 Britanniques. Leurs travaux ont été publiés dans le Journal of Epidemiology and Community Health.
Les personnes qui participaient plus fréquemment à la vie culturelle, soit en allant au musée, au cinéma ou à des concerts, avaient un âge physiologique moins élevé et étaient en meilleure santé. Un formulaire en ligne permet de proposer un proche qui correspond aux critères de l’étude.
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Source : Journal de Montréal, magazine Salut Bonjour, 8 août 2026, p15
Opinion
En fin de semaine dernière, nous avions des billets, avec des amis, pour assister au spectacle Elvis symphonique de Martin Fontaine, qui personnifiait évidemment le « King », au théâtre Saint‑Denis, à Montréal. Une reproduction fidèle d’un spectacle du vrai Elvis à Las Vegas dans les années 70.
Avec une bonne vingtaine de choristes, de musiciens et d’un orchestre symphonique en fond de scène, le spectacle valait largement le prix des billets. Seul moment agaçant : une partie de la foule se levait d’un trait pour danser et se tortiller sur des airs de rock, sans le moindre souci de déranger les spectateurs derrière eux.
Autre fait un peu étrange, et que je vivais pour la première fois : les gens pouvaient filmer le spectacle avec leurs téléphones intelligents, pourvu qu’ils n’utilisent pas l’éclairage. Du jamais vu, puisque d’ordinaire, c’est précisément le contraire qu’on nous impose avant la levée de rideau.
MONTRÉAL, LOIN D’ÊTRE INVITANTE

Hormis le spectacle, c’est le secteur de la ville qui était franchement désolant. Des rues barrées mur à mur, des trottoirs défoncés et inégaux où chaque pas devient un risque calculé, des cônes orange plantés comme des champignons toxiques, et des détours qui donnent l’impression de traverser un chantier de guerre plutôt qu’une métropole.
Sur Saint‑Denis, c’était carrément le cirque; une rue trop étroite pour la circulation qu’on lui impose, où se mêlent vélos, trottinettes, autos, autobus, piétons, terrasses… tout ça dans un chaos parfaitement orchestré par personne. Une rue pensée comme si Montréal était une petite ville européenne charmante, alors qu’en réalité, c’est un centre‑ville paralysé, saturé, dangereux. Et au milieu de ce fouillis, les piétons doivent se faufiler comme des figurants dans un film catastrophe.
Mais le clou du spectacle, c’est les terrasses. On a littéralement installé des tables et des chaises dans le corridor des tuyaux d’échappement. Les gens mangent et boivent pendant que les autos leur soufflent au visage un cocktail de CO₂, de particules fines et de bruit. On dirait un concept expérimental : gastronomie en atmosphère polluée. On a même planté des arbres entre les terrasses, comme si un peu de verdure allait masquer l’odeur de carburant brûlé. Résultat : tu dégustes ton repas dans un mélange de fumée, de klaxons et de vibrations de moteurs. Et après, on se demande pourquoi Montréal accumule les accidents mortels impliquant des piétons. Quand on transforme une rue en parcours d’obstacles, il ne faut pas s’étonner des conséquences.
Je n’ose même pas imaginer la semaine du Grand Prix. Il faut avoir un solide penchant pour le masochisme pour aimer Montréal dans son état actuel.
L’ancienne mairesse Plante a voulu tout ça, et la nouvelle élue Martinez Ferrada ne bouge pas d’un millimètre. Rien. Niet. Et je vous épargne le dossier de l’itinérance et des détritus à ciel ouvert, qui complètent le portrait.
Aucun plaisir, pour moi, de traverser les ponts pour me retrouver dans une ville laide, sale, bruyante et repoussante. Des spectacles, il y en a ailleurs — et dans des endroits où on peut respirer pendant qu’on mange.
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Santé et bien-être
UNE TROUSSE POUR GUIDER LES ENFANTS ÉPILEPTIQUES

L’association québécoise de l’épilepsie lance une « trousse éducative » destinée aux enfants épileptiques et à leur entourage. Cette trousse comprend quatre guides adaptés aux principaux intervenants afin de favoriser une meilleure compréhension de cette condition neurologique.
Les parents, le personnel scolaire, les camarades de classe et les enfants vivant avec l’épilepsie y sont abordés selon leur réalité respective. L’approche proposée vise à faciliter la communication entre les parents, l’école et les professionnels de la santé, tout en permettant de consigner les événements survenus à l’école et dans le milieu familial.
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LA CANNEBERGE POURRAIT AIDER À LUTTER CONTRE LE DIABÈTE
La canneberge, plus précisément les polyphénols qu’elle contient, pourrait aider à atténuer les effets du diabète de type 2. Des études menées chez la souris ont montré des résultats encourageants, rapporte Raphaëlle Vallée d’ULaval Nouvelles. « Les effets des composés de la canneberge sur la glycémie semblent résulter d’une combinaison de mécanismes : une digestion plus lente des sucres, une absorption retardée du glucose et une modification positive du microbiote intestinal », explique Alexandre Caron, professeur à la Faculté de pharmacie de l’Université Laval, chercheur à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec et responsable de l’étude.
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LES EX-FUMEURS N’ONT PAS TOUS LE MÊME RISQUE DE CANCER
Pourquoi certains ex-fumeurs demeurent-ils plus à risque de développer un cancer du poumon longtemps après avoir fumé leur dernière cigarette ? C’est la question à laquelle s’est attaquée une équipe de l’Université McGill.
Après avoir analysé plus de 100 000 cellules pulmonaires provenant de 21 personnes, dont neuf n’ayant jamais fumé, cinq fumeuses et sept ex-fumeuses, les chercheurs concluent que certains types de cellules se rétablissent mieux que d’autres après l’arrêt du tabac.
Nicole Heimbach, autrice principale de l’étude publiée dans Translational Research, estime qu’une meilleure compréhension du développement des maladies liées au tabagisme pourrait contribuer à améliorer leur traitement.
Source : Journal de Montréal, magazine Salut Bonjour, 1er août 2026, p11
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Histoire
L’ANCÊTRE DES FORFAITS VACANCES TOUT COMPRIS SE FAISAIT EN TRAIN PAR LE CHEMIN DE FER CANADIEN PACIFIQUE
À l’été 1912, un train privé de six ou sept voitures entre en gare à Murray Bay. À son bord se trouve le président des États-Unis, William Howard Taft, accompagné de sa famille… et de 26 domestiques. La scène n’a rien d’exceptionnel. À cette époque, Charlevoix est l’un des terrains de jeu favoris des plus grandes fortunes d’Amérique du Nord.
Au tournant du XXe siècle, le Québec comptait parmi les destinations estivales les plus prestigieuses au monde. Les barons de l’acier et les banquiers de Wall Street venaient y chercher ce que l’argent ne pouvait acheter chez eux…

L’une des clés de ce succès réside dans la révolution des transports. Les rails gagnent rapidement du terrain partout sur le continent, tandis que les navires à vapeur multiplient les liaisons et raccourcissent considérablement les temps de parcours.
Ces entreprises de transport avaient compris. Il y a plus de cent ans, qu’il ne suffisait pas de déplacer les voyageurs, il fallait leur donner envie de voyager. Elles iront même jusqu’à créer des destinations… et le marketing nécessaire pour les faire connaître.
TOURISME « CLÉ EN MAIN »
Le chemin de fer Canadien Pacifique (Canada Pacific Railway) met au point une formule révolutionnaire où la compagnie prend en charge le billet de train, le transport des bagages, la chambre d’hôtel, les repas, les excursions et même les guides touristiques. C’est l’ancêtre des forfaits vacances tout compris.
L’entreprise met ainsi en place un véritable écosystème touristique intégré.
Autour de ses lignes ferroviaires se développent des gares, des quais, des traversiers, des services de bagages, des terrains de golf, des installations de loisirs et une ambitieuse stratégie de promotion internationale. Au cœur de ce réseau prônent certains des hôtels les plus prestigieux du continent, dont le Banff Springs Hotel (1888) et le Château Frontenac (1893).
« L’AIR DE MURRAY BAY GRISE COMME LE CHAMPAGNE. » – William Howard Taft
Pendant ce temps, la compagnie de navigation à vapeur Richelieu & Ontario Navigation Company fait ériger un hôtel digne des plus grands palaces, Inauguré en 1899, le Manoir Richelieu domine le fleuve Saint-Laurent et compte alors 250 chambres luxueuses. On y retrouve tout le confort moderne : électricité, chauffage central et service impeccable.
Pourtant, dès qu’on pose le regard sur les paysages grandioses de Charlevoix, c’est un tout autre monde qui apparaît. Les montagnes, le fleuve et les villages donnent l’impression d’avoir remonté le temps jusqu’à la Nouvelle-France.
Charlevoix devient alors le refuge estival de l’élite nord-américaine. Les Rockefeller, Morgan, Carnegie, Blake, Minturn, Sedwick, Molson, Forget, Angus et Price y font construire de somptueuses villas dominant le fleuve Saint-Laurent.
BEAUCOUP DE BEAU MONDE
Chaque été, ces grandes fortunes quittent New York, Boston ou Montréal pour retrouver la fraîcheur du climat, la beauté des paysages et un art de vivre qui fait la renommée de la région.
Parmi les visiteurs les plus illustres figure le président américain William Howard Taft, fidèle à Charlevoix, où il revient passer ses étés avec ses proches pendant de nombreuses années.
Certaines de ces grandes villas disposent de serres, d’écuries, d’un quai privé, de courts de tennis et, dans quelques cas, leur propre génératrice électrique, alors que de nombreuses municipalités québécoises ne sont même pas encore alimentées en électricité.
Ces propriétaires n’arrivent pas seuls. Ils débarquent avec leurs femmes de chambre, leurs gouvernantes, leurs chauffeurs et leurs jardiniers. Dans certains cas, une vingtaine, voire une trentaine de personnes accompagnent une seule famille pendant toute la saison estivale.
LE LUXE À L’ÉTAT PUR
Les voyageurs montent dans de luxueux wagons Pullman, où les boiseries d’acajou, les banquettes de velours et les luminaires raffinés évoquent le confort des grands hôtels.
À l’heure des repas, des chefs préparent une cuisine gastronomique servie dans d’élégants wagons-restaurants, où l’on dîne avec de la fine argenterie tandis que les paysages du Saint-Laurent défilent derrière les larges fenêtres.
À destination, les journées s’écoulent su rythme des promenades, des excursions, des concerts, des parties de golf et des longues soirées mondaines.
Les Hôtels rivalisent d’imagination pour impressionner leur clientèle. Certains entretiennent leur propre orchestre. D’autres organisent des bals costumés, des soupers gastronomiques composés de plusieurs services ou encore des réceptions où se côtoient diplomates, industriels et aristocrates.
Le personnel apprend même à connaître les habitudes des clients les plus fidèles. Dans certains hôtels, on sait d’avance quelle chambre préparer, quels journaux déposer au déjeuner et même quels plats servir dès leur arrivée.
Cette clientèle prestigieuse contribue aussi à transformer durablement le Québec. Ces riches villégiateurs participent au financement des quais, de routes, d’hôpitaux et de terrains de golf.
Il suffit de penser au Club de golf Murray Bay, fondé en 1876 et aujourd’hui considéré comme le troisième plus ancien club de golf d’Amérique du Nord toujours en activité.
Aujourd’hui, les milliardaires se donnent rendez-vous à Saint-Barth ou à Monaco. Il y a un siècle, ils choisissaient Charlevoix.
Ironiquement, leur quête d’exclusivité a contribué à bâtir des infrastructures qui permettent aujourd’hui à tous de découvrir l’une des plus belles régions du Québec. Ce qui était autrefois réservé à quelques privilégiés est désormais un patrimoine partagé.
Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, 1er août 2026, p46
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Santé et bien-être

Vous ne pouvez pas vous empêcher de vous gratter ? Des démangeaisons persistantes sans cause apparente peuvent rapidement devenir très incommodantes. Voici quelques explications possibles.
Avec l’âge, la peau s’amincit naturellement, s’assèche et retient moins bien son hydratation, ce qui rend les démangeaisons plus fréquentes chez les aînés. Le froid, le chauffage, les douches chaudes, les savons durs et les produits fortement parfumés peuvent également altérer la barrière protectrice de la peau et provoquer des irritations.
Toutefois, la peau sèche n’explique pas tout. Des démangeaisons persistantes peuvent aussi être liées à des allergies, à des effets secondaires de médicaments, à des troubles neurologiques ou à des affections sous-jacentes touchant les reins, le foie ou la glande thyroïde. Le stress peut aussi aggraver les démangeaisons, tandis que les démangeaisons elles-mêmes peuvent devenir une source de stress et entraîner un cercle vicieux où le grattage entretient l’irritation.
Heureusement, de petits changements peuvent aider grandement. Les experts recommandent d’hydrater régulièrement la peau avec des produits non parfumés, d’éviter des douches trop chaudes, d’utiliser des nettoyants doux et d’utiliser un humidificateur pendant les mois d’hiver, où l’air est sec. En portant des vêtements souples et respirants et en gardant vos ongles courts, vous pourrez aussi limiter l’irritation causée par le grattage.
Bien que les démangeaisons occasionnelles soient courantes, des symptômes sévères ou persistants requièrent une consultation médicale. Si vos démangeaisons commencent à nuire à votre sommeil, à votre confort ou vos activités quotidiennes, parlez-en à votre professionnel de la santé.
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Source : Revue « CSA », été 2026, numéro 139, p17 (Mayo Clinic, Cleveland Clinic, Harvard Health)
Célébration
Aujourd’hui, en cette glorieuse Journée internationale des gauchers, rendons hommage à ces héros du quotidien qui affrontent, avec courage et élégance, un monde manifestement conçu par un comité de droitiers en réunion permanente.

Être gaucher, c’est vivre une aventure constante. C’est signer un document et découvrir que l’encre a décidé de se répandre comme une aquarelle improvisée. C’est ouvrir un cahier à spirale et sentir la spirale te regarder droit dans les yeux, prête à te perforer la main. C’est utiliser des ciseaux « universels » qui, étrangement, fonctionnent parfaitement… pour tout le monde sauf toi.
Les gauchers sont des artistes de la survie. Ils ont développé une capacité unique à contourner les obstacles : tourner la feuille, pivoter le cahier, inverser la souris, réinventer la position du bras, bref… transformer chaque geste en chorégraphie. Ils sont les MacGyver de l’écriture, les ninjas de la prise de notes, les philosophes du clavier numérique.
Et pourtant, malgré ces défis, ils brillent. On dit même que les gauchers seraient plus créatifs, plus imaginatifs, parfois même plus brillants. Ce n’est pas prouvé scientifiquement, mais avouons-le : quand tu réussis à écrire lisiblement avec une main que le monde entier tente d’ignorer, tu mérites au minimum une médaille.
Alors, en ce 13 août, levons nos verres — de la main gauche, évidemment — à tous les gauchers. Continuez de renverser les conventions, de défier les spirales et de prouver que, parfois, être « à gauche » est la meilleure façon d’aller droit devant.
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Célébration
La Journée internationale de la jeunesse nous rappelle chaque année une vérité simple, mais essentielle : l’avenir n’est pas une abstraction lointaine, il porte déjà un prénom, un regard, une voix. Il grandit dans nos écoles, s’exprime dans nos rues, rêve dans nos quartiers. Les jeunes d’aujourd’hui sont les adultes de demain, ceux qui façonneront nos communautés, nos institutions, nos façons de vivre ensemble.

Cette journée est l’occasion de reconnaître leur énergie, leur créativité, leur capacité à remettre en question ce qui semble immuable. Les jeunes ne se contentent pas d’hériter du monde : ils cherchent à le comprendre, à le réparer, à l’améliorer. Ils portent en eux une force tranquille, parfois turbulente, mais toujours porteuse de mouvement. Leur regard neuf ouvre des portes que nous croyions fermées, et leur audace nous rappelle que le progrès naît souvent d’un simple « pourquoi pas ».
Mais célébrer la jeunesse, c’est aussi reconnaître notre responsabilité collective. Nous devons leur offrir un environnement où ils peuvent apprendre, se tromper, recommencer, créer. Un espace où leurs idées sont écoutées, où leurs talents sont encouragés, où leurs défis sont pris au sérieux. Car un jeune soutenu devient un adulte solide, capable de transmettre à son tour.
En honorant la jeunesse, nous honorons l’avenir. En les accompagnant, nous construisons un monde plus juste, plus ouvert, plus humain. La Journée internationale de la jeunesse nous invite à voir en chaque jeune non seulement ce qu’il est, mais tout ce qu’il peut devenir.
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Histoire vécue
Il n’y a pas que des nouvelles négatives en ce bas monde. Il y a aussi des vies sauvées par des médecins avec des doigts de fée qui peuvent transformer une tragédie annoncée en miracle.
C’est l’histoire touchante du petit Florent qui, après seulement quelques heures de vie a dû être opéré à cœur ouvert. Rien que d’y penser, ça me bouleverse. De peur de trouver les mots, je partage avec vous l’article émouvant du journaliste Hugo Duchaine, publié dans le Journal de Montréal du 3 août dernier.
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OPÉRÉ À CŒUR OUVERT APRÈS QUELQUES HEURES DE VIE, LE NOUVEAU-NÉ A SUBI UNE DEUXIÈME OPÉRATION ENCORE PLUS COMPLEXE QUELQUES JOURS PLUS TARD
Un bébé né avec trois malformations au cœur a subi avec succès une complexe opération de 12 heures quelques jours après sa naissance et il peut désormais espérer une vie normale.
Guillaume Rivest n’a touché son petit Florent qu’une quinzaine de secondes après sa naissance, avant que le garçon ne file d’urgence au bloc opératoire.
La famille de Rouyn-Noranda s’était rendue à Montréal pour l’accouchement en janvier dernier, sachant que leur garçon aurait besoin d’une chirurgie urgente pour survivre.

Cette première intervention visait à « acheter du temps », explique le papa de 37 ans. Elle devait donner trois semaines de sursis au petit cœur du garçon avant une chirurgie beaucoup plus complexe.
REFAIRE L’AUTOROUTE
« C’était comme si deux voies de l’autoroute 40 étaient complètement inversées et avec une obstruction à la fin, qui cause un embouteillage », illustre le chirurgien cardiaque Ismail Bouhout, du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, pour expliquer le difficile travail qui l’attendait.
Florent avait une transposition des gros vaisseaux sanguins. L’artère pulmonaire et l’aorte étaient inversées, ce qui empêchait le cœur de fonctionner normalement.
« Au lieu de deux circuits, un à la suite de l’autre, les vaisseaux étaient en parallèle et isolés », poursuit le Dr Bouhout.
De plus, le bébé avait aussi une valve obstruée, ce qui compliquait la tâche des médecins. Ils devaient aussi fermer « un trou » dans le cœur du bambin.
SUSPENSE DE 14 JOURS
L’opération risquée pouvait faire en sorte que le garçon doive conserver avec un stimulateur cardiaque (pacemaker) à vie. La famille devait alors attendre 14 jours pour voir si l’activité électrique du cœur reprendrait normalement.
« J’étais stressé », admet Guillaume Rivest. Impuissant, il regardait son garçon qui avait des fils lui sortant du thorax afin qu’un stimulateur cardiaque externe le garde en vie.
Mais après 12 jours d’angoisse, l’activité électrique a repris.
« Ça m’a fait pleurer […] C’était une explosion de joie, tout le monde était content quand c’est reparti », lance son papa, qui ne tarit pas d’éloges pour l’équipe médicale et les soins reçus.
LONGS SOINS INTENSIFS
Par la suite, la famille a passé deux mois aux soins intensifs avant de rentrer en Abitibi-Témiscamingue.
« On a l’impression d’avoir vécu une autre vie. C’était tellement intense à tous les jours, un feu roulant », souffle M. Rivest, un guide d’expédition en canot et chroniqueur en environnement.
Six mois plus tard, Florent se porte à merveille.
« On ne dirait pas que c’est un bébé qui a traversé tout ce qu’il a traversé », dit son père avec fierté.
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Photo: Journal de Montréal