La Nouvelle-France

Hier, Richard Martineau a écrit un texte qui est venu me chercher. Je suis de ceux qui pense que la société d’aujourd’hui est de plus en plus molle et fluette. Elle abdique facilement devant les défis et embûches. Il faut reconnaître que nos ancêtres en ont bûché un bon coup pour donner le coup d’envoi à cette société dans laquelle nous vivons. Serions-nous capables du même effort? J’en doute!

Quoi qu’il en soit, je veux le partager avec vous.

UN ANCÊTRE VOUS PARLE

Il est de bon ton, depuis quelques temps, de juger sévèrement les gens qui ont vécu avant nous – nos parents, nos grands-parents et nos arrière-grands-parents.

Oh, qu’ils étaient sexistes, racistes, homophobes! Comment pouvaient-ils lire des œuvres aussi misogynes, regarder des films aussi xénophobes, se raconter des blagues aussi méprisantes? Honte à eux! Vite, faisons disparaître leur culture, afin qu’elle ne nous contamine pas!

TOUT ÇA POUR ÇA?

Imaginons l’inverse… Un de nos ancêtres ressuscite, et regarde comment nous nous comportons. Comment nous jugerait-il? Que nous dirait-il? Ça ressemblerait probablement à ça…

– Nous avons traversé les océans, nous nous sommes établis sur une terre hostile, nous avons bravé le froid et la faim, nous avons défriché les forêts, nous avons combattus les Anglais, les tribus indiennes puis les nazis, nous avons traversé la crise économique et survécu aux pires épidémies, et nous ne nous sommes jamais plaints.

– Et vous, vous pleurnichez dans votre coin parce que votre prof ne veut pas utiliser un pronom non genré?

– Vous voulez rire de nous? Nous avons vécu tout ça pour… ça? C’est ça, votre combat, maintenant? Remplacer « lui » et « elles » par « ceuzes »?

– Nous avons survécu à La Grande Noirceur, nous nous sommes révoltés contre les curés qui nous disaient quoi dire et quoi penser, nous avons combattu la censure, nous avons créé un système d’éducation moderne afin que nos enfants puissent débattre librement entre eux… et vous revendiquez la création de safes spaces pour vous protéger des idées qui pourraient heurter vos convictions? Calvinse, vous êtes donc bien délicats!

LE PASSÉ NOUS JUGE

Je suis sûr que si nos ancêtres voyaient à quel point nous sommes sensibles et chétifs, ils tomberaient sur le cul et iraient se faire stériliser. Vous voulez rire du passé? Eh bien, ça se joue à deux, ça! Le passé AUSSI a le droit de rire de vous!

Quand j’étais jeune, le curé est allé voir mes parents pour les chicaner parce qu’ils « empêchaient la famille » (mes parents n’ont eu que deux enfants).

Vous savez ce que mon père a fait? Il a empoigné le curé par son col romain et par sa soutane et l’a sacré dehors en lui disant :

– Je ne te dis pas quoi faire dans ton église, viens pas me dire quoi faire dans ma maison!

Aujourd’hui, on se bat pour que la religion puisse avoir droit de cité dans nos écoles, nos postes de police, nos prisons et nos cours de justice, sous prétexte que ce n’est pas gentil de critiquer les « représentants » de Dieu.

Et quand un p’tit gars reçoit un ballon en pleine face dans la cour d’école, on bannit les sports de compétition et demande à un psychologue d’organiser un atelier sur les dangers de l’intimidation…

LES VISITEURS

Je suis sûr que nos ancêtres seraient découragés de nous voir aller. Ils diraient :

– C’est pour ça qu’on s’est installé en Nouvelle-France? Pour que cette société-là puisse voir le jour? Avoir su, on serait resté chez nous à boire un p’tit blanc…

Des vengeances fortes

Est-ce que venger est la véritable solution à une déception ou une frustration? On peut dire que dans les trois cas qui suivent, le vengeur n’a pas eu le dernier mot…

VENGEANCE NUMÉRO 1

Aujourd’hui ma fille va avoir 18 ans… et je suis très content, parce que c’est le dernier paiement de la pension alimentaire que je vais donner à sa mère, mon ex-femme. J’ai donc appelé ma fille pour qu’elle vienne chez moi et à son arrivée je lui ai dit:

– Ma petite fille, je veux que tu apportes ce chèque à ta mère et que tu lui dises que c’est le dernier putain de chèque qu’elle va recevoir de moi, dans tout ce qui lui reste à vivre de sa putain de vie! Je veux aussi que tu me dises l’expression qu’elle aura sur son visage lorsque tu le lui diras.

Ma fille s’en alla donc porter le chèque.

Moi j’étais anxieux de savoir ce que la sorcière avait pu répondre et la tête qu’elle avait faite.

Lorsque ma fille est revenue, je lui ai immédiatement demandé :

– Alors que t’a dit ta mère?

– Elle m’a dit que justement elle attendait ce jour-là pour te dire que tu n’es pas mon père.

VENGEANCE NUMÉRO 2

Un homme accompagne sa femme qui part en voyage en Suède à l’aéroport. Dans la salle d’attente, devant tout le monde, il lui souhaite un bon voyage et, sur un ton ironique, il lui crie :

– Ma chérie, n’oublie pas de me rapporter une jolie suédoise. Ha! Ha! Ha!

Sa femme baisse la tête et embarque très énervée. Elle passe 15 jours en Suède. À son retour, le mari va accueillir sa femme à l’aéroport. La voyant arriver, la première chose qu’il lui crie à voix forte :

– Ma chérie, tu m’as ramené ma petite suédoise?

– J’ai fait tout mon possible, répond-t-elle, maintenant il ne nous reste plus qu’à prier pour que ce soit une fille qui naisse.

VENGEANCE NUMÉRO 3

Le mari, sur son lit de mort, appelle sa femme. D’une voix rauque et faible, il lui dit :

– Mon heure est arrivée, mais avant, je veux te faire une confession.

– Non, non, reste tranquille, tu ne dois faire aucun effort.

– Mais enfin, je dois le faire, insiste le mari. Il est bon de mourir en paix. Je veux te confesser quelque chose.

– C’est bon, c’est bon, je t’écoute, lui répond sa femme.

– J’ai eu des relations avec ta sœur, ta mère et ta meilleure amie, confesse le mari.

– Je sais, je sais! C’est pour ça que je t’ai empoisonné, déclare sa femme…

3200 ans d’histoire, en une seule photo!

La nature n’a pas fini de nous étonner. La preuve, c’est tout simplement incroyable si l’on pense à la vie de cet arbre. Pas de feux de forêts ni de tremblements de terre l’ont affecté. Il vit tranquillement dans une forêt de la Californie depuis plusieurs années.

Les arbres n’ont pas chacun leurs surnoms, mais celui-ci, Le Président a mérité le sien.

Ce séquoia d’une hauteur de 247 pieds est estimé avoir 3 200 ans. Imaginez-vous, cet arbre avait déjà 1200 ans quand Jésus a marché sur la terre. Le tronc du Président mesure 27 pieds de diamètre, avec 2 millions d’aiguilles de bas en haut.

À cause de ses dimensions incroyables, cet arbre n’avait jamais été photographié dans sa pleine grandeur jusqu’à maintenant. Les photographes du National Geographic ont travaillé avec des scientistes pour essayer de créer la première photo du Président dans toute sa splendeur. Ils ont dû monter dans l’arbre avec des poulies et appareils de levage et prendre des milliers de photos.

Parmi celles-ci, ils en ont choisi 126 qu’ils ont réunies ensemble pour obtenir ce portrait incroyable du Président. C’est lui qui meuble cet article…

En voyant l’homme debout au pied de l’arbre cela nous donne une bonne indication des mesures de l’arbre. N’est-ce pas incroyable?

Trois gouttes de lumière…

La clé du bonheur

Aujourd’hui je t’offre la clé du bonheur. C’est une clé que tu avais peut-être perdue ou oubliée? Quoi qu’il en soit, j’aimerais que tu l’acceptes. Je te la donne en toute sincérité, avec tout mon cœur.

Il y a peut-être longtemps que tu t’empêches de faire des choses qui feraient ton bonheur. Tu as peut-être mis de côté cette idée de partir en voyage, de prendre un cours quelconque, de t’acheter des nouveaux vêtements, de changer de voiture etc. Enfin, de te faire plaisir.

Je sais que plusieurs raisons ont pu t’empêcher de passer à l’action pour obtenir ou faire ce que tu désires. Cela peut être la peur de ne pas être à la hauteur, la peur qu’il t’arrive quelque chose de désagréable, la peur de manquer d’argent, la peur d’être jugé etc. Quelles que soient tes peurs, savais-tu qu’elles existent pour t’aider?

Les peurs existent pour être dépassées, pour te faire grandir. À chaque fois que tu te laisses contrôler par une peur, tu n’es plus en contact avec ton pouvoir. En faisant confiance davantage à la vie (en passant à l’action) et en te rappelant que tout ce qui t’arrive n’est qu’expériences pour apprendre, tu deviendras de plus en plus conscient que tu as ce grand pouvoir de t’apporter tout ce dont tu as besoin pour être heureux. Personne n’est responsable de ton bonheur, sauf toi.

Commence par des petits bonheurs et dis-toi que tu y as droit. Tout le monde doit dépasser ses peurs. Réalise qu’au fond, tu n’as rien à perdre et que cette expérience te mènera vers de plus grandes réalisations. Commence dès maintenant en accomplissant des petites actions. Tôt ou tard, selon la loi de la manifestation, tu atteindras ton but. Sois patient!

Savais-tu : Que tu fasses ce que tu aimes pour ton propre plaisir ou que tu fasses ce que tu n’aimes pas par peur de déplaire. Il y aura toujours quelqu’un qui critiquera quelque part. Alors pourquoi ne pas faire ce que tu aimes dès maintenant?

Aussi, ne place jamais quelqu’un sur un piédestal. Cette personne a le même pouvoir que toi. N’envie personne. Ce qui la rend heureuse n’est pas nécessairement ce qui te rendrait heureux. La clé est d’aller chercher toi-même ce dont toi tu as vraiment envie.

Chaque jour est un jour nouveau. Pourquoi ne pas faire de ce jour celui où tu as commencé à te rendre heureux? Ouvre tes ailes et dirige-toi vers ce qui te tient à cœur.

Ceci est la clé du bonheur. Ne la garde pas pour toi. Plusieurs personnes que tu connais aimeraient aussi obtenir cette clé. Offre-la en tout sincérité et commence à semer le bonheur autour de toi. En la donnant aux autres, il ne faut pas être inquiet. Il nous en reste une copie. Il ne faut pas être égoïste, le bonheur, il faut le partager avec les autres.

Je te souhaite sincèrement tout le bonheur que tu veux! Un petit conseil : Il faut avoir des désirs réalisables. Passe une belle et douce journée. Quoique tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie.

Pour en revenir au voile

Décidément, ce débat n’est pas près de se terminer au Québec. À prendre connaissance des différents sondages d’opinion sur le sujet, on se rend bien compte que beaucoup de gens n’en mesurent pas toute la portée. Ils sont prêts à mettre de côté leurs propres valeurs au détriment d’un signe religieux qui en est un de soumission.

Hier, dans les pages du Journal de Montréal, Richard Martineau a écrit un texte qui me rejoint sur le sujet et que je me fais le plaisir de partager avec vous; la futilité du voile. À la lecture de son article on voit bien toute la portée de ce bout de vêtement qui a une si grande importance pour les musulmans et qui devrait être à des années lumières de la futilité pour nous. Au contraire, il est temps une fois pour toute de régler cette question qui traîne depuis Bouchard-Taylor. Faudra-t-il attendre le prochain gouvernement?

LE VOILE, UN DÉBAT FUTILE?

Les gens qui affirment que la question du voile est futile me font rire.

Partout en Occident, la religion revient en force. Et partout, on s’interroge sur les limites que l’on devrait imposer à la religion sur la place publique. Et on ne devrait pas en parler au Québec sous prétexte que les routes sont en mauvais état et que les urgences débordent?

C’est quoi, on ne peut pas marcher et mâcher de la gomme en même temps? On ne pourra parler de ce sujet que le jour où tout fonctionnera bien au Québec?

LES FONDEMENTS D’UNE SOCIÉTÉ

Une société n’est pas qu’un gros centre commercial, c’est d’abord et avant tout un ensemble de valeurs. S’interroger sur nos valeurs n’est pas futile, au contraire. C’est essentiel.

Dans quelle société voulons-nous vivre? Quelles valeurs nous paraissent fondamentales? Quelles valeurs voulons-nous transmettre à nos enfants, aux nouveaux arrivants?

Futile, la question du voile? Allez dire ça aux autorités iraniennes ou saoudiennes. Allez dire ça aux femmes qui pourrissent en prison parce qu’elles refusent de le porter.

Si le voile est si futile, pourquoi des femmes comme la future policière de 17 ans sont-elles prêtes à monter aux barricades pour l’imposer? S’il est si futile, pourquoi des femmes préfèrent ne pas travailler plutôt que de l’enlever? Pourquoi des hommes l’imposent à leur épouse, à leurs fillettes?

Pourquoi la question revient sans cesse? Pourquoi des groupes se battent pour le faire accepter dans la fonction publique, dans les corps policiers, à l’école, dans les garderies, à la piscine, à la plage, au gym, à l’Assemblée nationale, dans les prisons, dans les cours de justice et sur les terrains de soccer?

Je suis désolé, mais la question du voile ne semble pas futile du tout pour les musulmans. Ça semble plutôt important. Très important.

LE « VIVRE-ENSEMBLE »

C’est le Québec tout craché, ça. On n’aime pas la chicane, les débats… Vite, acceptons le voile partout, qu’on passe à autre chose! Surtout, n’imposons pas nos valeurs, c’est méchant. Le PM l’a dit, c’est raciste, xénophobe. (En passant, monsieur Couillard a vécu en Arabie saoudite. Trouvait-il les Saoudiens racistes lorsqu’ils imposaient leurs valeurs aux étrangers qui, comme lui, allaient travailler dans leur pays?)

Tous les peuples ont le droit d’imposer leurs valeurs, sauf nous. D’ailleurs, ici, « nous » est devenu un mot tabou, interdit, radioactif. Tout le monde peut dire « nous » sauf nous. On ne cesse de parler du « vivre-ensemble », depuis quelques années. Moi, je veux bien qu’on vive ensemble. Mais pour que ça fonctionne, ça prend des compromis. De la part de TOUT LE MONDE.

Tous les groupes de la société doivent mettre de l’eau dans leur vin. Un groupe ne peut pas toujours exiger. Il doit aussi parfois concéder. Pour le bien de la société en général. C’est ça, le vrai « vivre-ensemble ».

C’est une négociation. Une partie de give-and-take. Tu peux porter le voile dans la rue et à l’école. Mais pas si tu travailles dans un corps policier. C’est normal qu’une société impose ses limites. Il n’y a rien de raciste là-dedans.

On nous prend pour des cons

Les élections s’en viennent et les promesses de menteurs sont déjà étalées. À cet égard, Gilles Proulx a publié un article intéressant dans les pages d’opinions du Journal de Montréal de jeudi dernier. C’est avec plaisir que je le partage avec vous… simplement pour vous préparer à la mascarade du 1er octobre.

EXPOS ET AUTRES MANIPULATIONS

Face aux politiciens qui nous lancent leur poudre aphrodisiaque à la veille des élections, notre crédulité s’étale sur des décennies! Nos vieilles chimères ne veulent pas mourir : ligne bleue, tramway à Montréal, parachèvement de l’autoroute Notre-Dame, retour des Expos… et maintenant, aussi, ligne rose.

Pourquoi nos politiciens se forceraient-ils pour imaginer de nouvelles promesses? Ils n’ont qu’à répéter les mêmes, et nous nous laissons enfirouaper!

Le prolongement de la ligne bleue? En 2018, on nous le promet en grand. Mais comme un de mes collègues le rappelait cette semaine, c’était la même promesse en 1988, en 2009 et en 2013. Ça s’appelle « remplir les valises » des contribuables pour qu’ils te maintiennent au pouvoir.

DIFFÉRENCE AVEC QUÉBEC

À Québec, le tramway risque de se concrétiser. Le maire Labeaume promeut ce projet en début de mandat, ce qui généralement donne des résultats. À Montréal, toutefois, le tramway reste une pure chimère pour écolos exaltés, et ce, même si lesdits écolos ont pris la mairie.

En revanche, à Québec, on a déjà cédé aux sirènes du chimérique retour des Nordiques en investissant dans un amphithéâtre… pour que Gary Bettman continue de jouer à la poupée qui dit non, non, non. Et depuis combien de décennies parle-t-on d’un tunnel entre Québec et Lévis?

LE NOUVEAU STADE

Malgré l’arrivée de la Ricaneuse à l’hôtel de ville, la chimère du retour des Expos avec stade au centre-ville n’a pas dit son dernier mot. Après avoir snobé le passage des Geais bleus, Mme Plante a eu son chemin de Damas. Elle a posé avec une casquette des Expos sur le réseau social Instagram, avec un message en anglais seulement, à la veille d’une rencontre avec M. Bronfman et ses richissimes amis.

Nous voilà donc partis pour encore de longues années de palabres et d’études d’infaisabilité pour « remplir la valise » des naïfs… qui vont réélire la même bande de menteurs manipulateurs!

Quand va-t-on trancher définitivement?

Et voilà, le débat est relancé; madame Sondos Lamrhari veut garder son hijab lorsqu’elle deviendra policière au Québec. Combien nous a coûté Bouchard-Taylor il y a une dizaine d’années? Il me semble que cette commission a été claire; pas de signes religieux pour les personnes en autorité, notamment les policiers. Il me semble que ce soit transparent et surtout l’évidence même.

Les Libéraux n’ont jamais tranché la question… manque de couilles. Et quand j’entends Philippe Couillard mettre au défi les chefs de l’opposition de rencontrer madame dans les yeux pour lui dire qu’elle ne pourra réaliser ses rêves, c’est le démagogue qui parle.

La mairesse de Montréal est d’accord et elle le dit avec son sourire fendu jusqu’aux oreilles. Heureusement pour la CAQ et le PQ c’est clair et c’est NON! Si madame veut exercer sa profession de policière elle n’a qu’à aller voir ailleurs, comme la GRC qui a désavoué son uniforme pour plaire à l’infime diversité canadienne. Ils ont bafoué leur propre image. Il y a aussi Edmonton qui pourrait lui ouvrir ses portes. Aussi bien l’envoyer ailleurs parce que c’est nous qui payons ses études.

Pourquoi en sommes nous rendus là? C’est tellement imbécile que j’ai trouvé sur Facebook, la photo qui accompagne cet article et qui extrapole le conflit. Ces policiers naturistes réclament eux aussi de porter ce qu’ils veulent… Ce n’est pas merveilleux ça, comme projet de société. Ce sont des absurdités de la sorte qui ridiculisent l’existence d’un uniforme quand on se met à le contester.

En conclusion, le Petit Robert défini ce qu’est un uniforme :

1- Costume militaire dont la forme, le tissu, la couleur sont définis par un règlement.

2- Vêtement déterminé, obligatoire pour un groupe.

C’est on ne peut plus clair… sauf pour notre gouvernement et quelques « ouvert d’esprit ».

Fausse modestie

Présentement, se déroule le procès d’Alexandre Bissonnette pour la tuerie de la Mosquée de Québec où, en janvier 2017, 6 personnes y trouvaient la mort.

Durant le procès, une vidéo d’une durée de 1:54 minutes a été présentée en cour avec une interdiction de la rendre publique. Les journalistes chargés de couvrir l’événement y allaient de commentaires du genre « des images insoutenables », ou « des images à glacer le sang » et j’en passe pour décrire toute l’horreur. Même le juge François Huot estimait que « la retraumatisation des victimes et l’effet de contagion » que de telles images pourraient avoir l’emportent grandement sur « la liberté d’expression ».

Sans égard au procès en cours, ces propos et remarques ont soulevé des interrogations. D’abord, les images de caméras de surveillance ne sont pas des modèles de clarté et de haute définition.

Puis, qu’y a-t-il de plus dégueulasse que les films de violence et d’horreur qu’on nous présente à longueur de soirée à la télévision. Aujourd’hui, les effets spéciaux sont reproduits avec tellement de détails et de précisions, que nous y sommes habitués. Personne ne crie haut et fort pour dénoncer cette violence gratuite. Des membres arrachés, des têtes qui explosent sous l’impact des balles et j’en passe, sont-ils nécessaires.

Vous n’avez qu’à regarder les images d’accidents sur Internet pour vous rendre compte de leur popularité. Les images de guerre impliquant des innocentes victimes. On se les arrache, on partage pour montrer toute cette atrocité. Pourtant c’est la mort en direct qu’on nous présente en boucle. L’humain est avide de sensations fortes et si, en plus, on peut diffuser les images à grande échelle, c’est le summum du voyeurisme.

Alors quand on évoque la monstruosité de telles images, comme interdiction de diffusion dans le cadre d’un procès, je trouve que c’est de la fausse modestie. Surtout quand on sait que tôt ou tard et d’une quelconque manière, elles seront diffusées publiquement. En parler pique déjà la curiosité dans l’opinion publique. Et il ne faut pas oublier que la description de ces sept vidéos a déjà été présentée en cour dans le cadre des représentations sur la peine.

Trois gouttes de lumière…

Première histoire

LA FEMME DE MÉNAGE

Durant mon deuxième mois au collège, notre professeur nous a donné un petit examen surprise. J’étais un étudiant consciencieux et j’ai répondu aisément à toutes les questions jusqu’à ce que je lise la dernière question, « Quel est le prénom de la femme de ménage de l’école? »

Il s’agissait certainement d’une blague. Je l’avais rencontrée plusieurs fois. Elle était grande, cheveux foncés et dans la cinquantaine, mais comment j’aurais pu savoir son nom?

J’ai remis mon examen en laissant la dernière question sans réponse.

Juste avant la fin du cours, un étudiant a demandé si la dernière question comptait pour la note d’examen.

– Absolument, a répondu le professeur. Durant vos carrières, vous allez rencontrer beaucoup de gens. Ils sont tous importants. Ils méritent tous votre attention et vos soins, même s’il s’agit simplement d’un sourire et d’un bonjour.

Je n’ai jamais oublié cette leçon. J’ai aussi appris que la femme de ménage s’appelait… Dorothée.

Deuxième histoire

L’AIDE SOUS LA PLUIE

Dans la soirée, vers 23h30, une femme âgée noire se tient le long d’une autoroute de l’Alabama tentant de se protéger de la pluie battante. Son auto est tombée en panne et elle a désespérément besoin d’un transport. Détrempée, elle décide de demander l’aide de la prochaine voiture qui passe.

Un jeune homme blanc s’arrête pour lui porter secours, situation très peu courante dans les années 60 troublées de conflits raciaux. Le jeune homme l’amène en sécurité, l’aide à trouver du secours et lui procure un taxi.

Elle a l’air très pressée, mais prend le temps de noter son adresse et le remercie.

Sept jours plus tard, on vient frapper à la porte du jeune homme. À sa grande surprise, on lui livre un téléviseur couleur grand format. Une note y est attachée. Elle dit :

« Merci beaucoup de m’avoir porté secours sur l’autoroute l’autre jour. La pluie avait transpercé non seulement mes vêtements mais aussi mon esprit. Puis vous êtes arrivé. Grâce à vous, j’ai pu me rendre au chevet de mon mari mourant juste avant qu’il ne rende l’âme. Dieu vous bénisse pour m’avoir aidé et pour votre dévouement pour les autres. Bien à vous, Mme. Nat King Cole. »

Troisième histoire

PENSEZ TOUJOURS À CEUX QUI SERVENT

À l’époque où un sundae de crème glacée coûtait beaucoup moins, un petit garçon de 10 ans entre dans le café d’un hôtel et s’assoit à une table. Une serveuse dépose un verre d’eau devant lui.

– Madame, c’est combien pour un sundae de crème glacée? Demande-t’il.

– 50 cents, répond la serveuse.

Le petit garçon sort la main de sa poche et se met à examiner la monnaie qu’elle contient.

– Bien, combien pour un simple plat de crème glacée? Demande-t’il encore.

À ce moment il y a des gens qui attendent pour une table et la serveuse commence à perdre patience.

– 35 cents, répond-elle sèchement.

– Je vais prendre le plat de crème glacée, dit-il.

La serveuse lui apporte sa crème glacée, dépose l’addition sur la table et s’en retourne.

Le garçon termine sa crème glacée, paie à la caisse et s’en va. Quand la serveuse revient, elle a la larme à l’œil. En nettoyant la table, bien placé au côté du plat vide, il y a 15 cents.

Le petit garçon ne pouvait pas prendre le sundae parce qu’il devait lui rester suffisamment de monnaie pour laisser un pourboire.

Quatrième histoire

DONNER QUAND ÇA COMPTE

Il y a plusieurs années, quand je travaillais comme bénévole dans un hôpital, j’ai connu une petite fille qui s’appelait Lise et elle souffrait d’une sérieuse maladie rare. Le seul espoir qu’elle s’en remette semblait être qu’elle reçoive une transfusion sanguine, de son petit frère de 5 ans.

Il avait miraculeusement survécu à la même maladie et avait développé les anticorps requis pour la combattre. Le médecin expliqua la situation au petit frère et lui demanda si il serait prêt à donner son sang à sa sœur.

Je l’ai vu hésiter un instant avant de prendre une grande respiration et répondre :

– Oui je vais le faire si c’est pour la sauver!

Au cours de la transfusion, il était étendu dans un lit au côté de sa sœur et il a souri, comme nous tous, quand il a vu sa sœur reprendre des couleurs. Puis il a pâli et son sourire s’est fané. Il a levé les yeux vers le médecin et lui a demandé d’une voix tremblante :

– Est-ce que je vais commencer à mourir tout de suite?

Étant jeune, le petit garçon avait mal compris le médecin; il croyait qu’il devait donner à sa sœur tout son sang pour la sauver.

C’est aujourd’hui la journée mondiale de la maladie de Parkinson

Photo: Michel Chartrand

Pour l’occasion et afin de sensibiliser les gens à ce mal incurable, voici l’histoire de Jean-Marie Charbonneau, un parkinsonien ayant bénéficié de la chirurgie, la stimulation cérébrale profonde.

« En septembre 2008, j’entreprends la Grande Randonnée à Sainte-Thérèse (aujourd’hui le Parcours Parkinson), accompagné… d’un fauteuil roulant. Je ne peux marcher tout le trajet, mes pieds refusent souvent d’avancer et restent collés au sol. Après 15 ans de cohabitation, le tremblement et la rigidité ont pris le dessus dans ma vie de tous les jours. La médication ne suffit plus à contrôler ou atténuer les symptômes de la maladie de Parkinson. Je suis devenu solitaire, renfermé, angoissé et anxieux devant une simple sortie.

Peu après, mon neurologue Dr Michel Panisset accepte que je sois évalué pour la stimulation cérébrale profonde. Après une série de tests et de rencontres avec des spécialistes, je suis opéré au cerveau, en mars 2009, à l’Institut Neurologique de Montréal, par le neurochirurgien, Dr Abbas Sadikot.

L’implantation de deux électrodes au cerveau n’est pas une partie de plaisir, mais ses bienfaits sont considérables. Sans compter que ma médication a diminué de moitié! L’opération me donne un sursis de 10 ans! J’en suis à ma sixième année. De ma qualité de vie monastique d’avant, j’en suis rendu à défier mes frères au golf!

Plus précisément, mardi matin vers 6h30, c’est l’admission et la paperasse hospitalière. J’entre en salle de travail vers 8h30. Une infirmière me rassure et me réconforte. On anesthésie la peau autour de ma tête à des endroits spécifiques. On m’installe un cadre métallique sur la tête en le vissant jusqu’à la surface du crâne. Ce cadre sera aussi fixé à la table d’intervention, afin que je ne puisse pas bouger la tête pendant les deux chirurgies au cerveau.

Ces interventions se font sous anesthésie locale seulement. Je dois demeurer conscient, car le neurochirurgien doit surveiller mon état neurologique. Il anesthésie le site d’incision et pratique une ouverture dans l’os de la grosseur d’un vingt-cinq sous. J’entends le bruit de la perceuse et je sens des vibrations, mais je n’ai pas de douleur. Le chirurgien m’informe du déroulement de l’opération et me demande de collaborer afin de bien positionner la première électrode dans un des hémisphères du cerveau, insensible à la douleur.

Après plusieurs heures, il termine en refermant la plaie près du fil qui sort de ma tête pour quelques jours. On met des pansements autour de ma tête pour protéger le fil et la plaie. Je conserve le cadre fixé à ma tête pour l’implantation de la deuxième électrode sur l’autre hémisphère du cerveau, le lendemain. Je suis conduit aux soins intensifs vers 17h30, après 9 heures de travail. Le neurochirurgien me prescrit un peu de morphine et des antibiotiques. Ma conjointe me rejoint. Elle remarque que je ne tremble plus. En effet, du seul fait que l’électrode implantée touche la zone sensible au mouvement, cela provoque déjà une stimulation, car le fil au-dessus de ma tête n’est pas encore branché au neurostimulateur électrique! Je suis très fatigué et je ne peux bouger la tête à cause du cadre. J’ai mal au cou et j’essaie de dormir.

Mercredi matin, 8h00, on se prépare pour la deuxième opération. Sachant ce qui m’attend, c’est avec résignation que je coopère à cette deuxième phase interminable. Dans le but de rejoindre le point à stimuler, le neurochirurgien m’oblige à exercer ma patience jusqu’à sa limite. J’en viens même à regretter d’avoir accepté cette chirurgie. Je n’en vois pas la fin, je sens que je vais craquer, je me sens dépendant et dépassé par la situation, mais le neurochirurgien me ramène à l’ordre, afin de terminer la chirurgie adéquatement. Finalement, il enlève le cadre fixé à ma tête.

Quel soulagement. Je retourne aux soins intensifs, vers 14h30, après une intervention ayant duré 6.5 heures. J’ai toujours la tête enrubannée, je suis très épuisé et confus. Mon cerveau est en réaction à l’intrusion des électrodes. Je délire et ne reconnais pas mon épouse. Dans les jours qui suivent, je fais des cauchemars et je ne suis plus dans un monde réel. Je ne me souviens pas de la visite de ma fille. J’ai un langage confus et je suis agité dans mon sommeil. Je suis dans un autre monde, j’hallucine, mais tout ça est temporaire.

Le vendredi matin, vers 8h45, je retourne en salle d’opération pour une troisième intervention, mais cette fois-ci sous anesthésie générale. Le neurochirurgien installe un neurostimulateur muni d’une batterie, sous chacune de mes clavicules. Ensuite, il relie les fils des électrodes sortant de ma tête aux neurostimulateurs, en les passant sous la peau, derrière l’oreille, de chaque côté. Il n’active aucune stimulation électrique, pour l’instant. Je suis conduit en salle de réveil vers 12h30 et aux soins intensifs, par la suite. La fatigue semble avoir pris le dessus, je suis exténué. Le chirurgien vient me rencontrer et mentionne que tout s’est bien déroulé.

Dans les jours qui suivent, je récupère et je fais quelques pas. J’ai une faim de loup à chaque repas, ce qui me causera un surplus de poids. Cela semble normal étant donné la zone stimulée au cerveau.

Le jour précédant mon départ, le chirurgien active la stimulation électrique à une très basse puissance. Ma médication est aussi révisée et diminuée de moitié. Mon temps d’hospitalisation à l’Institut neurologique de Montréal aura été de dix jours. Je rentre à la maison avec le sentiment d’avoir fait le bon choix, malgré l’épreuve que j’ai affrontée.

Il faut environ six mois pour adapter le degré de stimulation selon les besoins de mon corps, afin d’obtenir le meilleur contrôle des symptômes avec le moins d’effets secondaires. On m’informe d’éviter ou de ne pas me tenir trop près des champs électromagnétiques, tels que les détecteurs de vol des magasins, les dispositifs de sécurité des aéroports ou les résonances magnétiques. Ils peuvent arrêter le neurostimulateur ou interférer dans la stimulation. C’est pourquoi, je possède une carte mentionnant que je suis porteur de neurostimulateurs et je détiens un contrôleur à distance pouvant tester l’état de mes neurostimulateurs et les redémarrer, si nécessaire.

Avant la stimulation cérébrale profonde, je devais prendre des médicaments reliés à la maladie de Parkinson, six fois par jour, totalisant 14 pilules. Actuellement, après cinq années, je prends ma médication seulement quatre fois par jour, pour un total de 7 pilules. Donc, une diminution de médicaments de moitié, même après 5 ans, ainsi qu’une baisse considérable de leurs effets secondaires!

Récemment, j’effectuais un voyage de golf en Arizona où j’ai pu jouer avec trois autres golfeurs, chaque jour, sur des parcours renommés. Aussi, je suis inscrit au gym où je m’y rends trois fois par semaine, pour y faire une heure d’exercices, du vélo stationnaire et de la marche sur tapis roulant. De plus, comme à chaque année, je participe à la Grande Randonnée pour la maladie de Parkinson et je suis fier de marcher maintenant pendant tout le trajet.

Pour conclure, selon le neurochirurgien, cette opération est bénéfique pour environ une dizaine d’années, ensuite cette maladie neurologique chronique dégénérative semble prendre le dessus. Effectivement, je dois toujours lutter contre la festination, cette démarche rapide à petits pas qui provoque souvent une perte d’équilibre. Je n’ai plus les réflexes aussi rapides qu’avant. Toutefois, j’en suis à ma sixième année et j’apprécie chaque journée qui m’est offerte.

Je ne peux imaginer ce qu’aurait été mon état réel sans la chirurgie, mais ce dont je suis certain, c’est que cette stimulation cérébrale profonde en vaut la peine et a beaucoup amélioré ma qualité de vie et celle de mon entourage. Enfin, que ce soit par une intervention chirurgicale ou par la découverte de nouveaux médicaments, la recherche nous permet d’avancer plus loin.

Je suis très reconnaissant envers la recherche, merci de l’encourager. »

Source : Parkinson Québec, 2014