Pour toi, papa

Une admiration sans borne, profondément ressentie pour quelqu’un, sans pour autant trouver les mots pour la décrire, voilà ce qu’est un Papa.

La fidélité et la grande sincérité qu’il aime dont il sait si bien faire la preuve, font de lui un ami sur qui l’on peut toujours compter.

Toute sa vie, il saura travailler dur pour protéger et prendre soin de ceux qu’il aime. Même dans les moments difficiles, il saura, en homme responsable, demeurer juste et loyal.

Un Papa. C’est finalement l’être humain qui aura sans aucun doute le plus marqué notre existence; et pourtant, c’est à cet homme qu’on oublie encore trop souvent de dire…

… Papa je t’aime.

Des vœux pour une Fête des pères débordante d’amour pour tous les papas.

Ma paix d’esprit doit être sans frontière

Connaissez-vous MedicAlert ? Cette organisation qui produit des bracelets et accessoires indicatifs, pourraient vous sauver la vie, partout dans le monde. Constamment sur un pied d’alerte, elle peut répondre à toute demande sur votre médication dans un moment d’urgence, que vous soyez chez-vous ou à l’étranger. Une question de survie.

Voici l’histoire vécue de Sonya G. abonnée MedicAlert depuis 30 ans. Cette abonnée de longue date explique comment MedicAlert est encore et toujours à ses côtés lorsqu’elle voyage à l’étranger.

La plupart de nos abonnés n’auront jamais à profiter de la protection de MedicAlert à un endroit autre que dans la collectivité où ils vivent et travaillent.

Et si vous deviez voyager ailleurs au Canada ou aux États-Unis, ou encore séjourner outre-mer ? Il est très rassurant de savoir que MedicAlert est reconnue à l’échelle internationale et permet de communiquer des renseignements médicaux essentiels lors d’une urgence.

Vous n’avez qu’à demander l’avis de Sonya, qui a eu une réaction allergique presque fatale il y a quelques années, alors qu’elle était en vacances en Amérique du Sud.

La jeune femme séjournait à un centre de villégiature en Colombie en compagnie de ses parents et de son petit ami lorsqu’elle a été prise de maux d’estomac. Elle a consulté un médecin de l’endroit, qui lui a remis une ordonnance.

« Je n’ai pas remarqué qu’il m’avait prescrit de la pénicilline, à laquelle je suis allergique », se rappelle Sonya. « La journée suivante, nous nous sommes rendus à un autre complexe touristique et j’ai été hyper malade pendant tout le trajet. J’avais des éruptions cutanées et une poussée d’urticaire. »

Sonya a consulté un deuxième médecin en arrivant sur place, mais ce dernier ne parlait pas anglais.

« Le médecin m’a alors fait une injection, car je vomissais. Je redoutais qu’il m’ait donné davantage de pénicilline; j’ai donc pointé avec insistance mon identifiant MedicAlert, qu’il a tout de suite reconnu, avant de m’administrer une dose d’épinéphrine pour contrer les effets de l’antibiotique. Je me suis immédiatement sentie mieux. »

La raison pour laquelle le médecin de Sonya a pu répondre aussi rapidement à ses besoins est la même qui rend le service de MedicAlert si précieux lors d’une urgence; chaque identifiant est passé en revue par des professionnels formés en soins de santé et gravé avec des termes médicaux reconnus mondialement.

« Je n’avais même pas besoin de connaître la langue du pays puisque mon identifiant MedicAlert a traduit le nom de mon trouble de santé », ajoute Sonya. « Si je ne l’avais pas porté en Colombie, je serais morte. J’en ai la certitude. »

Sonya est abonnée à MedicAlert depuis 30 ans et elle s’est donné la mission de faire connaître l’organisme aux autres. Elle partage notamment ses expériences par l’entremise de Facebook.

« Il faut sensibiliser les gens de manière à sauver un plus grand nombre de vies. » Sonya, en racontant votre histoire, c’est exactement ce que vous faites ! Merci !

Les répliques de Toto

COURS D’EDUCATION SEXUELLE

La maîtresse donne un cours d’éducation sexuelle. Elle dessine un sein sur le tableau et demande à la classe ce que c’est. Toto lève la main et dit :

– Ça, c’est un sein et ma mère en a 2 !

– Bien Toto !

Et elle dessine un pénis. Toto lève à nouveau la main et dit :

– Ça, c’est un zizi … et mon papa, il en a 2 aussi… Un de 5 cm pour faire pipi et un autre de 20 cm pour brosser les dents de maman !

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POURTANT…

La maîtresse demande à ses élèves de faire une phrase avec « et pourtant ».

– Vas-y, Pierre…

– Hier, j’ai été à la pêche avec mon papa, et pourtant il pleuvait !

– Oui, pas mal. À toi, Isabelle…

– Le chat a attrapé une souris, et pourtant elle courait vite !

– Très bien ! À toi, Toto…

Toto réfléchit un instant:

– Les filles mouillent entre les jambes, et pourtant elles ne rouillent pas !

– Tu me copieras 100 fois « Je ne raconterai pas de grossièretés en classe » pour demain ! Et tu prépareras une phrase correcte avec « Et pourtant » !

Le lendemain, Toto remet sa copie à la maîtresse :

– J’espère que tu as compris. Vas-y, dis-nous ta nouvelle phrase.

– La Terre est ronde… et pourtant… ça baise dans tous les coins !

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EN FAMILLE

Une fille dit à Toto :

– Dis, on se mariera quand on sera grands Toto ?

– Avec toi ? Tu rigoles, c’est impossible !

La fille répond :

– Tu me trouves moche ?

– Non, c’est pas ça, mais chez nous, on se marie qu’en famille : mon père avec ma mère, mon oncle avec ma tante, mamie avec papy…

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SORTIE D’ECOLE

C’est la sortie de l’école mais le jeune Toto sort tout seul. Sa mère lui dit :

– Où sont les autres ?

– Ils sont tous punis !

– Mais pas toi, c’est bien !

– Non, moi je suis renvoyé !

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COMPRÉHENSION

C’est l’institutrice qui après avoir parlé des animaux vérifie si Toto a bien compris.

– À quoi sert le mouton ?

– À nous donner la laine mademoiselle.

– À quoi sert la poule?

– À nous donner des œufs.

– À quoi sert la vache ?

– À nous donner des devoirs !

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EN BUS

Toto dit à sa mère en rentrant chez lui :

– Aujourd’hui, j’ai pris le bus avec papa. Il m’a dit de laisser ma place à une dame…

La maman lui répond :

– C’est très bien Toto, tu as fait une bonne action.

– Mais Maman, j’étais assis sur les genoux de Papa !

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TRAIN ELECTRIQUE

Le petit Toto joue au train électrique sur le tapis du salon pendant que sa maman vaque à son repassage… La maman entend :

– « Gare de Lille… Gare des imbéciles… 2 minutes d’arrêt… »

La maman :

– Toto s’il te plaît surveille ton langage, sinon je t’envoie dans ta chambre… Le petit Toto continue à jouer…

– « Gare d’Angers… gare des pédés… 2 minutes d’arrêt… »

La maman :

– Toto cesse d’être grossier sinon tu vas dans ta chambre… »

Quelques minutes passent et le petit Toto :

– « Gare d’Avignon … gare des cons… 3 minutes d’arrêt… »

Le petit Toto n’a pas le temps de finir sa phrase, il prend une paire de gifles, sa maman l’envoie dans sa chambre. Le petit Toto pleure, hurle, trépigne… rien n’y fait. Le temps passe, la maman termine son repassage, tout en pensant qu’elle a peut-être été un peu sévère avec Toto. Elle finit par aller le rechercher, et le petit Toto peut reprendre son jeu…

Le petit Toto recommence à jouer et après quelques minutes la maman entend :

– « Gare Montparnasse … deux heures de retard à cause d’une connasse… »

Plastique : la solution facile

Encore une fois, les gouvernements ne veulent pas se salir les mains dans l’utilisation intensive du plastique et ont recourt à la solution la plus facile; en interdire son usage… dans 2 ans.

Un immense bouleversement semble inquiéter l’industrie mais ça, on s’en fout pas mal parce qu’en fin de compte ce sera encore et toujours nous, les CONtribuables, qui en paieront l’exorbitante facture. En dollars et en emplois perdus. Il faut faire notre mea culpa, étant responsable en grande partie de notre surutilisation.

On ne frappe définitivement pas le bon clou ! Les photos de la disposition des déchets sur les bateaux, en pleine mer est plus qu’éloquente. Il ne faut pas avoir une si minime conscience écologique pour jeter à la dérive des tonnes de déchets, avec les résultats qu’on connaît. Si on est capable de tourner pareilles scènes, qu’est-ce qu’on fait pour les faire cesser. Les gouvernements ont le devoir de sanctionner les fautifs sans aucune réserve, avec des amendes salées. Mais rien n’est fait !

Les dernières statistiques sur la disposition des plastiques sont décevantes; 9% sont recyclés, 12% sont incinérés et 79 % sont accumulés en déchetterie ou jetés dans la nature. C’est inconscient ! On nous a tant vanté le R-E-C-Y-C-L-A-G-E… Qu’est-ce qu’on fait ? Pourquoi on ne recycle pas plus ?

Pourquoi on ne le développe pas ? C’est là qu’il faut faire les efforts… pas sur l’interdiction. Tous le monde a une responsabilité dans l’usage du plastique. C’est facile de jeter et ne plus s’en soucier. Le plastique a ses côtés pratiques et principalement dans l’alimentation. Alors pourquoi tout chambouler pour l’interdire ? Il faut plutôt en faire un usage judicieux et conscientisé. Il faut en faire l’éducation !

Prenez les sacs d’épicerie à usage unique qui sont disparus depuis quelques années. On les a remplacés par d’autres, fourre-tout, plus « écologiques », mon œil ! Ils servent tellement à toutes les sauces qu’ils sont carrément souillés à longueur d’année. En connaissez-vous des personnes qui prennent soin de les laver régulièrement ? Pas facile hein ? Voilà ! On a remplacé la solution par un problème bactériologique. Aucun contenant en plastique ne devrait contenir moins de 4 litres de liquide. Les petites bouteilles oubliez ça. Cessez de vendre des caisses de 48 bouteilles d’eau. Un gros « 4 litres », ça tient mal dans les mains. C’est encombrant !

La solution, plus ardue cette fois, serait de mettre l’emphase sur la création de plastiques écologiques, biodégradables rapidement. Ça existe déjà ! Alors on attend quoi ? Il faut mettre toutes nos énergies là-dessus. Aussi, se responsabiliser pour cesser d’en faire une utilisation à outrance. Des gourdes à usages répétées peuvent facilement remplacer les petites bouteilles d’eau, vites jetées aux ordures. Il faut conscientiser l’industrie sur l’utilisation écologique des plastiques.

Chaque seconde ce sont plus de 6 600 bouteilles de boissons en plastique qui sont utilisées aux Etats-Unis, 400 000 par minutes et 210 milliards par an. Une montagne de plastique.

Trudeau, avec sa dernière politique sur le plastique, procède exactement de la même façon que lors de la légalisation du « pot ». Des phrases creuses, qui ne veulent rien dire. Rien de concret et il fera faire le sale travail par les autres. Toujours la solution facile. Dès que ça se corse, il s’éclipse ! Il nous reste encore trois mois pour y penser sérieusement… et se décider à lui montrer la porte de sortie.

La leçon de français (46)

LA LETTRE « h »

Règles

En début de mot, lorsque le « h » est muet, on place l’apostrophe au singulier et on fait la liaison au pluriel.

l’hirondelle, les (s)hirondelles / l’heureux gagnant, les (s)heureux gagnants

En début de mot, lorsque le « h » est aspiré, il n’y a ni apostrophe ni liaison.

la hache, les haches / le haut, les hautes tours

En cas de doute consultez un dictionnaire Larousse. Les mots commençant par un « h » aspiré sont précédés d’un astérisque.

À l’intérieur des mots, on peut trouver la lettre « h » entre de nombreuses lettres.

Le théâtre, l’athlète, la méthode, un souhait

Remarque ! Le « h » peut séparer deux voyelles pour qu’elles ne forment pas un même son; il tient alors le même rôle qu’un tréma : ahuri, la cohue, envahir, le chalut, trahir.

Attention ! On trouve parfois la lettre « h » à la fin d’interjections ou de mots d’origine étrangère.

Pouah ! euh ! ah ! eh !

Un mammouth, le varech, le zénith, un flash, l’almanach

Exercices

1- Quel est le seul nom qui ne débute pas par la lettre « h » ?

A) une …angine – B) un …angar – C) la …antise – D) un …anneton

2- Quel est le seul nom pour lequel le « h » est aspiré ?

A) une hormone – B) un homonyme – C) un hoquet – D) une horreur

3- Quel est le seul nom pour lequel le « h » est muet ?

A) une houle – B) une huile – C) une housse – D) un hublot

4- Pour quel groupe de mots faut-il faire la liaison ?

A) les haricots – B) les haches – C) les haltères – D) les handicapés

5- Quel nom complète cette phrase ?

De nombreuses quilles de bowling sont fabriquées en bois de … .

A) hayon – B) hêtre – C) haire – D) être

6- Quel est le seul nom qui débute par la lettre « h » ?

A) une …éphéméride – B) une …épatite – C) un …épervier – D) une …épilepsie

7- Quelles terminaisons complètent les noms en gras de cette phrase ?

D’après la my… grecque, Ariane a fourni un fil à T… pour sortir vivant du laby… .

A) thologie / hésé / rhinte – B) Thologie / ésé / rynthe

C) thologie / hésée / rinthe – D) thologie / hézé / rhinthe

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) A – 2) C* – 3) B** – 4) C – 5) B – 6) B*** – 7) C
* Il suffit de mettre les noms au pluriel pour trouver celui pour lequel la liaison n’est pas possible.
** Même procédure de reconnaissance que pour la question 2.
*** On peut chercher le sens d’éphéméride et d’épilepsie dans un dictionnaire.

Trois gouttes de lumière…

LE POT FISSURÉ

Une femme chinoise âgée avait deux grands pots, chacun suspendu au bout d’une perche qu’elle portait à son cou. L’un des pots avait une fissure alors que l’autre était parfait et livrait toujours une pleine portion d’eau. À la fin des longues promenades du ruisseau à la maison, le pot fissuré n’arrivait qu’à moitié plein.

Depuis deux ans, la femme rentrait à la maison avec seulement un pot et demi d’eau. Bien sûr, le pot parfait était fier de ses réalisations. Mais le pauvre pot craquelé avait honte de sa propre imperfection, et malheureux de remplir sa tâche à demi. Après deux ans d’amertume, il s’adressa un jour à la femme au bord du ruisseau.

– J’ai honte de moi, parce que cette fissure provoque une fuite de mon eau sur le chemin du retour.

La vieille femme sourit:

– Avez-vous remarqué qu’il y avait des fleurs sur votre côté du chemin, mais pas du côté de l’autre pot ? Comme je connaissais votre défaut, alors j’ai planté des graines de fleurs de ton côté du chemin, et tous les jours pendant que nous marchions vous les arrosiez. Depuis deux ans, je cueille ces belles fleurs pour décorer la table. Si vous n’aviez pas cette fissure, il n’y aurait pas cette beauté pour égayer la maison.

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Chacun de nous avons nos propres défauts. Mais ce sont ces défauts qui rendent nos vies ensemble si intéressantes. Il nous suffit de prendre chaque personne pour ce qu’elle est et de chercher le bon côté en elle. Rappelez-vous de sentir les fleurs de votre côté du chemin !

Atrocités au Congo

Un récit à glacer le sang en imaginant les pires sévices et atrocités envers femmes et enfants. Des monstruosités à dénoncer et qui restent malheureusement lettre morte. Un texte de Louise Leduc de La Presse+.

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

« ON NE PEUT PAS CONSTRUIRE LA PAIX SUR DES FOSSES COMMUNES »

Docteur Denis Mukwege

Le docteur Denis Mukwege, surnommé « l’homme qui répare les femmes », a fait un récit à glacer le sang, vendredi dernier à Montréal, du fléau des viols en République démocratique du Congo.

– Louise Leduc, La Presse

« Il y a quelques mois, j’ai soigné un bébé de 6 mois qui avait été violé. Ma patiente la plus âgée avait 80 ans. »

Pendant près de deux heures, le Dr Denis Mukwege, ce gynécologue que l’on a surnommé « l’homme qui répare les femmes » et qui a obtenu le prix Nobel de la paix en 2018, a offert à l’Université de Montréal un récit à glacer le sang de tous les viols souvent collectifs et méthodiquement planifiés qui continuent à être utilisés comme arme de guerre en République démocratique du Congo.

On pourrait espérer qu’un Prix Nobel, qu’un nouveau président au pouvoir, que les Nations unies au courant de la torture infligée aux femmes, ça change tout. Non.

« Quand vous enterrez des femmes vivantes et que vous restez libres », la route sera longue, raconte le Dr Mukwege.

« On ne peut pas construire la paix sur des fosses communes et sur l’impunité. On a essayé pendant 20 ans. Ça ne marche pas. »

Parce que telle est la réalité.

Des hommes entrent dans une église, violent la femme du pasteur, devant lui et devant l’assemblée de fidèles.

Des périnées de bébés sont éclatés. Des femmes se font violer, puis tirer des balles dans l’appareil génital, se font enfoncer des baïonnettes, des objets contondants, se font brûler l’intérieur. Se font violer devant leur mari, devant leurs enfants, devant leur village.

« [À partir de là], le pasteur n’est plus pasteur. L’époux n’est plus un époux. L’épouse ne se sent plus une épouse. Il y a distanciation, perte d’identité individuelle et collective. »

— Le Dr Denis Mukwege

Le mari, qui ne supporte pas de n’avoir pu intervenir et qui n’oublie jamais ce qu’il a vu, est le premier à partir, explique le Dr Mukwege. Suivent les femmes et les enfants, terrorisés.

Des dizaines de milliers de femmes, trop atteintes, ne pourront pas se reproduire ou agrandir leur famille. Souvent, on leur a transmis le sida ou d’autres ITS, qu’elles transmettront à leur tour. La population de l’ennemi diminue. Des villages se vident.

UNE BARBARIE QUI N’A RIEN DE CULTUREL

Comment en arrive-t-on à cette barbarie ? La question est sans cesse posée au Dr Mukwege, qui avoue que même les animaux ne font pas ce qu’il voit.

« Quand les viols ont commencé, ils étaient faits par des armées étrangères. Mais ceux qui violent, maintenant, ce sont des Congolais. Des jeunes, à qui l’on fait des lavages de cerveau, que l’on recrute dans l’armée en leur promettant des femmes et de l’argent, le bonheur. »

Mais attention, enchaîne aussitôt le Dr Mukwege. « Il ne faut jamais considérer que ces violences sont culturelles. Après l’ouragan Katrina, à La Nouvelle-Orléans, les violences sexuelles ont doublé. Quand l’État est absent, les femmes et les enfants paient un lourd tribut. »

Il évoque aussi le fait qu’en France, « une femme est tuée tous les trois jours par son partenaire intime ».

Ce dont cela témoigne, c’est qu’il n’y a pas égalité entre les hommes et les femmes. Dans aucun pays. Si l’on tue une femme « parce qu’elle nous énerve », si on la viole, « c’est qu’on ne la considère pas comme son égale ».

Le Dr Mukwege se fait le porte-étendard non seulement des victimes de viol en République démocratique du Congo, mais de toutes les femmes, de tous les pays.

En 2013, à Rima Elkouri, de La Presse, le Dr Mukwege avait parlé de ces trois hommes amputés de leur pénis après avoir commis un viol. Les journalistes s’étaient précipités en République démocratique du Congo. « Même le New York Times était là pour constater, pour voir ! Je ne minimise pas. Mais c’étaient trois hommes. Si vous comparez à la multitude de femmes qui sont mutilées tous les jours… […] Je me demande si, peut-être, dans cette indifférence, il n’y a pas une discrimination. »

DÉÇU DE L’ONU

Le Dr Mukwege n’est pas revenu sur cette histoire, mais il n’avait plus le ton de « celui qui se demande ». Il avait le ton de celui qui dénonce, qui s’indigne, qui montre sa frustration. Poliment, mais franchement.

Il ne cache rien de sa déception. Il est dépité par la tiédeur de l’ONU qui, en avril, a bien voté une résolution pour combattre le viol comme arme de guerre, mais totalement édulcorée.

Il évoque aussi cette enquête du Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme qui détaille « 617 crimes de guerre et contre l’humanité et qui a été mise dans un tiroir ».

« Quand, une nuit donnée, de 200 à 300 femmes sont violées dans un village, c’est qu’il y a eu planification. »

— Le Dr Denis Mukwege

Pour lui, aucun doute : il faut de toute urgence que des tribunaux nationaux ou internationaux jugent les personnes coupables de crimes sexuels.

Pour que des gens paient pour leur crime, pour que des femmes obtiennent au moins une réparation judiciaire.

Les rares fois où les femmes portent plainte et remportent leur procès, au Congo, « on les voit se promener dans leur village avec leur papier qui prouve que ce n’était pas elles, les fautives, mais leur bourreau ».

De dire tout cela à voix haute, de dénoncer le sort fait aux femmes sur toutes les tribunes, cela a un prix pour le Dr Mukwege qui, depuis qu’il a été victime d’une tentative d’assassinat en 2012, vit sous une surveillance constante.

Même à l’Université de Montréal, hier, des gardiens de sécurité étaient bien présents.

« Je continue à être prudent parce que j’ai déjà perdu beaucoup de gens autour de moi. »

COMMENT AIDER ?

Dans l’assistance, une question : comment aider ? Le docteur répond que cela peut notamment passer par le militantisme. À la fin de son discours, il fournit l’hyperlien menant vers le rapport des Nations unies mis au placard. Il croit que les gens devraient réclamer à grands cris que l’ONU y donne suite.

Quand on lui demande s’il est entouré, au Congo, ou s’il est l’un des rares à se lever aussi publiquement pour dénoncer, il évoque toutes ces femmes d’Afrique, mais aussi d’Irak, du Kosovo, de partout, qui réclament que cesse la violence sexuelle et qui, par leurs campagnes sur l’internet, peuvent faire une différence.

Au premier rang, deux Congolaises de Montréal, une mère et sa fille, diplômée de l’Université de Montréal, boivent les paroles du Dr Mukwege et ponctuent son discours par plusieurs « Amen ».

« Au Congo, aucun leader politique capable de faire la différence ne semble émerger, se désole Linda Bosembo-Mbitse, une diplômée de l’Université de Montréal qui vit au Québec depuis plus de 20 ans. On n’a toujours pas eu notre Mandela. Si seulement le Dr Mukwege voulait se lancer en politique. »

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UN DOCTORAT ET UN PARTENARIAT AVEC L’UdeM

L’Université de Montréal a remis un doctorat honoris causa au docteur Denis Mukwege, vendredi dernier. L’établissement a aussi signé avec sa fondation une entente en vertu de laquelle des médecins, des infirmières, des chercheurs, des travailleurs sociaux et des juristes, entre autres, pourront suivre des formations et effectuer des stages de l’Université de Montréal, soit en République démocratique du Congo, soit à Montréal. La Fondation Panzi RDC du Dr Mukwege entend étendre son action à plusieurs régions de la République démocratique du Congo et à d’autres pays de l’Afrique francophone.