De la nourriture ? Chez Canadian Tire ?

Consommation

Jadis, je blaguais en affirmant que le jour n’était pas loin où on pourrait faire son épicerie chez Canadian Tire… Ce n’est plus une blague. C’est amorcé !

Le magasin Canadian Tire est né en 1922, à Toronto, fondé par les frères John William et Alfred Jackson Billes.

À l’origine, c’était une petite boutique spécialisée dans les pièces et accessoires pour automobiles. Le nom « Canadian Tire » vient justement de leur produit phare : les pneus.

IA

Rapidement, l’entreprise s’est diversifiée pour devenir une chaîne nationale offrant tout pour la maison, le sport, l’automobile et le plein air.

Aujourd’hui, c’est l’un des symboles du commerce canadien, avec plus de 500 magasins à travers le pays et une marque qui évoque autant la tradition que la polyvalence.

Récemment, alors que je feuilletais sa circulaire, je suis tombé sur des bouteilles de Ketchup, des bouteilles de Clamato, de la nourriture pour chat, sans compter les différents produits d’entretien… Tous à rabais. C’est un début.

Cependant, leur raison sociale ne veut plus rien dire.

Malheureusement, c’est un autre clou dans le cercueil des petites entreprises, épiceries et dépanneurs de quartiers, qui agonisent.

Un gros qui mange les petits… Comme des prédateurs.

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Un pan de notre histoire : de l’avènement au déclin du premier tramway de Québec

Histoire

DE 1865 À 1948, DES WAGONS SILLONNAIENT DÉJÀ LES RUES DE LA VILLE, AVANT D’ÊTRE REMPLACÉS PAR DES AUTOBUS

Alors que la Ville amorce cet été les travaux préparatoires pour le nouveau tramway, il est intéressant de replonger dans l’histoire du premier pour mieux comprendre comment il s’est développé et pourquoi il a été abandonné. Voici donc l’histoire du premier tramway de Québec en quatre périodes marquantes.

La Quebec Street Railway Company est formée le 15 octobre 1863 par un regroupement d’hommes d’affaires et de notables de Québec qui veut doter la ville d’un service de transport collectif.

À la suite d’une entente avec la Ville au printemps 1865, les travaux débutent. Le premier char est fabriqué à New York au coût de 1025 $ et les trois suivants seront faits au Massachusetts pour 965 $.

Le premier trajet s’étend du marché Champlain à la rue Saint-Ours (boulevard Langelier) en passant par la rue Saint-Joseph. Les travaux avancent bien et le 17 août de la même année, des tests sont effectués pour s’assurer que tout fonctionne bien avant l’ouverture au public le lendemain. Ce sont plus de 1000 personnes qui seront transportées au cours de 30 voyages dès cette première journée. Le deuxième char est mis en service le 21 août et les troisième et quatrième, le 30 août.

DÉFIS TECHNIQUES ET OPPOSITION

Rapidement, le tramway doit faire face à plusieurs défis techniques. Un premier accident a lieu le 9 décembre 1865 lors d’une collision avec une voiture de charretier qui ne fait heureusement aucun blessé.

En hiver, comme les rues ne sont pas déneigées, les chars sont placés sur des skis et sont tractés par trois chevaux.

Ensuite, lors du dégel, les rues sont recouvertes de boues et de cendres au point de devenir parfois impraticables. Au printemps 1866, la compagnie doit suspendre le service en attendant une opération de nettoyage. De plus, lors de la grande conflagration de Saint-Roch et Saint-Sauveur le 14 octobre 1866, les rails, qui sont en bois, sont complètement détruits, ce qui interrompt la circulation dans ces quartiers pendant plusieurs semaines.

Dès le départ, il y a de la contestation. La relation est particulièrement difficile avec les charretiers. Ceux-ci se plaignent que le tramway leur fait une trop grande concurrence en offrant le passage à 0,05 $ alors qu’eux font payer entre 0,25 $ et 0,50 $.

La compagnie quant à elle n’aime pas que les charretiers bloquent les voies lorsqu’ils effectuent leurs livraisons. La Ville accepte finalement d’imposer une amende de 2 $ à ceux qui bloquent le tramway. Il y a tout de même des incidents alors que des ateliers sur la rue Saint-Joseph lancent leurs eaux sales sur les chars et que des voyous, au marché Jacques-Cartier, jettent des pierres, brisant une vitre et blessant un passager.

DEUX CIRCUITS ET DEUX COMPAGNIES

Le 1er août 1878, la Haute-Ville est finalement desservie, mais par une autre compagnie, la St-John Street Railway, puisque la Quebec Street Railway jugeait l’opération trop coûteuse.

Cette ligne suit la rue Saint-Jean à partir du bureau de poste de la rue Buade. Jusqu’à la barrière sur la rue Saint-Jean au coin de l’avenue Cartier.

C’est un tramway hippomobile qui circule lui aussi sur des lisses de bois. Les écuries sont situées à la jonction des rues Saint-Jean et d’Aiguillon. Toutefois, pas un seul employé sur les chars ne parle français.

Le tramway a donné à la rue Saint-Jean l’allure d’une grande rue et à la Haute-Ville l’allure d’une grande ville. Les dimanches surtout, les tramways débordent. Lorsque les enfants crient à la maison, les parents leur paient une promenade en tramway pour les calmer. C’est plus sain que les sucreries et ça coûte moins cher.

ÉLECTRIFICATION ET EXPANSION

Dès 1892, des rumeurs circulent sur la mise en place d’un tramway électrique et lorsque le projet commence à se concrétiser en 1895, des résidents de Grande-Allée s’y opposent à cause du bruit et par crainte d’une dépréciation de la valeur de leurs propriétés. Les travaux débutent tout de même le 28 août 1896. Jusqu’à 300 personnes travaillent sur ce chantier.

L’inauguration du tramway électrique a lieu le 20 juillet 1897. Le premier circuit relie le marché Champlain à l’avenue de l’Aqueduc. De nouvelles rues viennent rapidement s’ajouter et, en novembre, l’ensemble de la Haute-Ville est desservi. La porte Saint-Jean est même détruite pour permettre le passage des chars.

En août 1898, il y a quatre circuits : Marché Champlain – Côte de l’Aqueduc; Place d’Armes – Parc Victoria; Marché Champlain – Place d’Armes; Place d’Armes – Avenue des Érables via Saint-Jean. En 1909, le service est même offert les dimanches matin. L’année suivante un circuit est ouvert à Sillery et, en 1913, un autre est développé dans Limoilou.

Cette modernisation du réseau s’accompagne de changements dans les compagnies qui l’exploitent. En 1899, la Quebec Railway Light & Power acquiert les deux compagnies de tramway et les fusionne sous un monopole qui regroupe l’ensemble des services électriques de la ville de Québec.

L’agrandissement du réseau n’est pas sans conséquence sur le prix du billet. Alors qu’il reste stable pendant plus de 50 ans, il passe de 0,06 $ en 1918 avant d’augmenter de nouveau l’année suivante à 0,07 $

DÉCLIN ET REMPLACEMENT

La crise économique des années 1930 vient freiner le développement du service. De plus, les relations entre le conseil municipal et la compagnie se détériorent. Certains journaux vont jusqu’à qualifier les tramways de nuisance publique.

Alors que l’on compte 12 circuits de tramway dans la ville en 1935, ceux-ci sont progressivement remplacés par des lignes d’autobus. Le premier trajet à subir cette transformation est celui entre l’Avenur des Érables et Sillery en juin 1938 Deux parcours supplémentaires connaissent le même sort en septembre et octobre de la même année et cinq autres l’année suivante.

La principale raison derrière cette conversion est l’absence de modernisation du réseau vieillissant. Les restrictions de guerre empêchent le renouvellement de la flotte de chars. Des efforts sont tout de même déployés, des bancs sont enlevés pour augmenter leur capacité et cinq anciens tramways sont achetés à Toronto, mais c’est trop peu trop tard. Les journaux traduisent même l’acronyme de la compagnie QRL&.CO en « Quelle Route Lente & Peu Commode ».

Ainsi, le 26 mai 1948 à minuit trente, le tramway #812 effectue pour la dernière fois le circuit #1 après 51 ans de service. La vingtaine de tramways est ensuite dirigée sur la voie d’évitement, angle Saint-Paul et Ransey, reliant la ligne de la Division Montmorency, pour se rendre aux remises de la Canardière afin d’être détruite ou vendue à la ferraille. Le réseau du tramway est donc entièrement remplacé par 185 autobus conduits par 350 chauffeurs.

Source : Jean Breton et Jean-François Leblanc, Journal de Montréal, 18 juillet 2026, p56

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Des promesses qu’on ne peut se payer

Opinion

Quand un parti perd pied, il sort le grand cirque pour tenter de séduire les électeurs. Et ces jours‑ci, Christine Fréchette mène le spectacle. Première ministre déléguée, cheffe fraîchement élue d’une CAQ essoufflée, elle multiplie les promesses comme si elle distribuait des cadeaux de Noël… en plein mois d’octobre.

IA

Depuis quelques semaines, elle carbure aux annonces milliardaires. Dans le Journal de Montréal récemment, Patrick Bellerose, du Bureau parlementaire rapportait que ses promesses totalisent près de 2,5 G$. Une avalanche de 27 engagements soudainement « urgents »… mais que son propre parti avait mis de côté faute de moyens. On dirait qu’elle tente de colmater un bateau qui prend l’eau à vue d’œil.

Et la question qui tue : Où va‑t‑elle prendre tout cet argent ?

Dans nos poches, évidemment.

Pendant que le déficit du Québec flirte avec les 400 milliards $, soit 53 000 $ par CONtribuable, elle promet monts et merveilles comme si la carte de crédit de l’État était sans limite.

Et pour déjouer l’électeur, elle saborde la CAQ pour la rebaptiser ECF — Équipe Christine Fréchette, histoire de donner l’impression d’un nouveau départ… alors qu’il ne s’agit que d’un changement d’étiquette.

PROMESSES NON TENUES : LE RETOUR

Le troisième lien ? Promis, repoussé, embourbé. L’élargissement de la route 104 vers Saint‑Jean-sur-Richelieu (mon patelin)? Annoncé, oublié, retiré. La liste est longue, vous la connaissez. Chaque comté recevra son petit « nanane » préélectoral, comme si on pouvait acheter la confiance des citoyens avec des bonbons.

Imprimer des billets verts ? Non. Alourdir la dette ? Oui.

À quand, un politicien qui va promettre de s’occuper de redresser nos finances publiques avant toute autre action non-urgente ? Soulager le payeur de taxe devrait être le chemin à suivre, pour le moment.

Pour Christine Fréchette, ses annonces ressemblent davantage à une opération de survie politique qu’à un plan sérieux. Une vieille recette électorale réchauffée, servie avec un enthousiasme qui rappelle certains styles bien connus de communication omniprésente.

HUIT ANS, C’EST ASSEZ

Après huit années de ce régime, la fatigue est palpable. Le Québec mérite du sang neuf, des idées solides et indispensables non une pluie de promesses de dernière minute.

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À petites doses…

Santé et bien-être

DES VIRUS GÉANTS EN ARCTIQUE

Des chercheurs québécois ont récolté des virus « géants » pris dans la glace depuis des siècles, voire des millénaires. Bien qu’invisibles, ces virus peuvent être 100 à 300 fois plus gros que leurs cousins.

C’est important de les étudier, car ils redéfinissent notre compréhension de l’évolution. Ce sont les « véritables chefs d’orchestre de la vie microbienne », écrivent Thomas M. Pitot, de l’UQAC, et Catherine Girard de l’Université Laval dans La Conservation.

L’Arctique est l’un des rares endroits où ces virus anciens sont préservés. Il est urgent de les observer. Car le réchauffement climatique pourrait les faire disparaître.

SANTÉ ET CHALEUR : LE CŒUR À RISQUE

Des chercheurs de l’Université McGill ont mis en lumière l’impact des vagues de chaleur sur la santé cardiaque. Après avoir analysé plus de 260 000 hospitalisations à Montréal sur cinq étés, ils ont constaté que « le risque d’hospitalisation pour des problèmes cardiaques augmentait d’environ 8 % lors des journées les plus chaudes, comparativement aux journées où les températures sont plus modérées ».

INOFFENSIVE DERMATITE DU BAIGNEUR

Causée par un parasite microscopique, la cercaire, la dermatite du baigneur n’est pas dangereuse, mais peut être fort désagréable. Les démangeaisons sont intenses et donnent l’impression d’une irritation qui brûle.

Elles surviennent quelques heures après la baignade, lorsque les parasites, qui s’attaquent normalement aux oiseaux, tentent de pénétrer la peau humaine. Les symptômes disparaissent en quelques jours.

Pour réduire les risques, il faut éviter les zones où l’eau est stagnante, se sécher rapidement en sortant de l’eau ou, idéalement, prendre une douche. Aucun traitement médical n’est généralement nécessaire.

Source : Journal de Montréal, magazine Salut Bonjour, 11 juillet 2026, p19

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Un pan de notre histoire : Montréal, ville d’eau oubliée sous le béton

Histoire

EN UN SIÈCLE ET DEMI, PRÈS DE 82 % DU RÉSEAU HYDROGRAPHIQUE INTÉRIEUR DE L’ÎLE A ÉTÉ ENFOUI SOUS LES RUES

Il fait chaud en ville cet été. Il manque de piscines publiques et il faut trop souvent quitter l’île pour trouver un plan d’eau rafraîchissant. Ironiquement, nous vivons sur une île entourée d’eau. En fait, nous avons tellement transformé notre territoire que nous avons presque oublié qu’avant d’être une ville de béton, Montréal était une ville d’eau.

Depuis sa fondation, Montréal entretient une relation intime avec l’eau. Peu de Montréalais savent qu’au pied de la falaise Saint-Jacques s’étendait autrefois une importante quantité d’eau.

Il y avait aussi une grande rivière. La rivière Saint-Pierre était la plus importante de l’île et la seule à la traverser d’ouest en est. Elle prenait sa source sur le versant du mont Royal et se frayait un chemin jusqu’au secteur de Lachine, où elle s’élargissait pour former un vaste plan d’eau connu sous le nom de Lac Saint-Pierre, également appelé lac à la Loutre.

Les cartes anciennes montrent que, selon les saisons, ce lac pouvait s’étendre sur plusieurs kilomètres. Aujourd’hui, son cœur correspond approximativement au secteur de l’échangeur Turcot, aux voies ferrées du CN et à une partie de l’autoroute 20.

Après le lac, la rivière reprenait son cours sous une forme beaucoup plus étroite. Ce dernier tronçon, appelé la Petite rivière Saint-Pierre, poursuivait sa route jusqu’au fleuve Saint-Laurent. Son embouchure se trouvait tout près de l’actuel Musée Pointe-à-Callière, précisément là où Paul de Chomedey de Maisonneuve et Jeanne Mance établirent Ville-Marie en 1642.

Ce patrimoine naturel avait toutefois ses limites à absorber les eaux usées des Montréalais. En l’absence d’un réseau d’égouts et d’un système efficace de gestion des déchets, nos rivières et nos lacs de l’île vont devenir impropres à la consommation et risqués pour la baignade. Puis, à partir du XIXe siècle. L’industrialisation et la croissance fulgurante de Montréal accentuent le problème.

ON NE DÉTRUIT PAS UNE RIVIÈRE… ON L’ENTERRE !

Devenues de véritables égouts à ciel ouvert, plusieurs rivières sont progressivement canalisées puis enfouies sous les rues de la ville. Selon les travaux de la chercheuse Valérie Mahaut, réalisés à partir de centaines de cartes historiques, l’île de Montréal aurait perdu près de 82 % de son réseau hydrographique intérieur en un siècle et demi. Sur les 337 km de rivières et de ruisseaux recensés au milieu du XIXe siècle, à peine 59 km subsisteraient aujourd’hui, principalement aux extrémités de l’île.

Sous nos rues, cet ancien réseau hydrographique continue pourtant de couler… mais dans l’obscurité.

BAIGNADE EN VILLE ?

Selon l’historien Paul Labonne, bien avant l’ouverture des premières piscines municipales, les Montréalais se rafraîchissaient là où ils le pouvaient, dans le fleuve Saint-Laurent ou dans le canal Lachine. Le problème, c’est que ces eaux étaient déjà fortement contaminées, au point de représenter un véritable risque pour la santé.

Dès 1865, puis de nouveau en 1870, la Ville adopte des règlements interdisant la baignade dans les secteurs les plus fréquentés, notamment le long du canal de Lachine. Malgré ces interdictions, les plongeons improvisés, souvent sans le moindre vêtement, demeurent monnaie courante.

Le phénomène ne se limite pas à Montréal. En 1877, le maire de la municipalité de Saint-François-de-Sales, sur l’île Jésus, reçoit plusieurs plaintes concernant des citoyens qui se baignent complètement nus à proximité des chemins publics.

La situation est semblable à Montréal. En 1880, La Minerve rapporte que de jeunes hommes se déshabillent sur les quais, près de la rue des Seigneurs, avant de plonger dans le fleuve, allant jusqu’à importuner des passantes.

Face aux nombreuses plaintes, le Bureau de santé réagit. En 1882, il fait ériger de hautes clôtures autour des bains aménagés dans le canal de Lachine et près de la brasserie Molson pour cacher les baigneurs. Un policier est même affecté à chacun de ces sites pour assurer le maintien de l’ordre.

Les préoccupations ne sont pas uniquement morales, elles sont aussi sanitaires. Il faut dire que dans les années 1870, Montréal est frappé par cinq importantes épidémies. Améliorer l’hygiène publique devient alors une priorité, particulièrement dans les quartiers ouvriers où les conditions de vie sont les plus difficiles.

Le problème, c’est que le fleuve Saint-Laurent et le canal de Lachine sont désormais tellement pollués que les premiers bains flottants ne sont plus considérés comme sécuritaires.

PISCINES PUBLIQUES

La Ville décide alors de changer d’approche. À partir de 1890, elle aménage de modestes bains publics d’été dans les quartiers d’Hochelaga, du centre-Sud et de la Pointe-Saint-Charles. Construits en bois, ces premiers bassins vont permettre enfin d’offrir un lieu de baignade plus salubre à une population qui en a grand besoin. Ces baraquements marquent les débuts des véritables bains municipaux de Montréal.

Bien sûr, Montréal a besoin de piscines publiques et personne ne remet cela en question. Mais leur construction et leur entretien représentent des investissements considérables. La longue saga de la piscine Baldwin, sur Le Plateau-Mont-Royal, en est un bon exemple. Des années de débats, de fermetures, de dépassements de coûts et de travaux avant que les citoyens puissent enfin retrouver leur bassin.

Il est peut-être temps de se rappeler une évidence que l’histoire nous fait parfois oublier; que Montréal est une île ceinturée par près de 128 km de berges. Mais environ 105 km demeurent aujourd’hui inaccessibles au public. Pourtant, l’eau qui entoure l’île est baignable à plusieurs endroits, comme le démontrent les ouvertures récentes de plages et de sites de baignade.

En tournant progressivement le dos à nos berges, nous avons perdu bien plus qu’un accès à l’eau : nous avons rompu un lien avec notre territoire.

À l’heure où les étés deviennent toujours plus chauds, offrir davantage d’accès publics aux rives serait sans doute l’un des plus beaux legs que nous pourrions laisser aux générations futures.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, 11 juillet 2026, p50

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Les bonis pleuvent chez Postes Canada

Vous connaissez mon aversion pour les bonis distribués honteusement au dirigeants des sociétés d’État, alors que chez Postes Canada, cette société moribonde, les cadres, déjà grassement payés se sont partagé 30 M$ l’an dernier. Ce devait être le sujet de mon article d’aujourd’hui, mais je vais plutôt vous partager celui de Richard Martineau, publié hier sur le même sujet, dans sa chronique d’opinions du Journal de Montréal, et que j’endosse totalement.

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Opinion

LES PATRONS DE POSTES CANADA SONT TIMBRÉS

Aujourd’hui, les amis, je vais vérifier si vous êtes intelligents ou pas.

Je vous pose une question, et vous devez choisir une réponse parmi les trois proposées.

IA

Disons que vous êtes marchand de tapis. Au début, vos affaires allaient bien, mais aujourd’hui, rien ne va plus. Personne n’achète vos tapis.

En fait, plus personne n’achète de tapis, point. Car la mode est aux planchers flottants en bois. À la marqueterie. Ou au linoléum. Non seulement votre compte en banque est vide, mais vous devez des millions de dollars à vos créanciers. Que faites-vous ?

1) Vous diminuez vos dépenses au minimum et réduisez votre main-d’œuvre. 2- Vous déclarez faillite. 3- Vous profitez de la situation pour vous payer une croisière de luxe aux Îles Vierges au frais de votre entreprise.

Sûrement, vous allez choisir 1 ou 2 ?

Pas la réponse 3, non !

Seuls les IMBÉCILES et les IDIOTS vont choisir 3, non ? Vous n’êtes pas assez caves pour choisir 3 !

Eh bien imaginez-vous qu’à Postes Canada, ils ont choisi 3.

Oui, monsieur ! 3 all the way ! Sans aucune hésitation !

DEHORS AU PLUS SACRANT !

C’est ce que mon collègue Guillaume St-Pierre nous a appris avant-hier.

Les cadres de Postes Canada ont touché plus de 30 millions de dollars en primes l’an dernier malgré des pertes historiques !

Le gouvernement fédéral a donné 700 millions de dollars à Postes Canada pour les sortir du trou, et les patrons en ont profité pour s’en mettre plein les poches !

C’est pas beau ça ? C’est ce qu’on appelle une gestion responsable de l’argent public ! Tu creuses un déficit record.

Le gouvernement donne des millions pour garder ton entreprise à flot. Tu prends une partie de cet argent pour te récompenser d’avoir creuser un déficit record.

« Compte tenu de notre situation financière, nous comprenons les opinions et les préoccupations que cette décision soulèvera », a dit une porte-parole de Postes Canada

Duh !

J’espère que les gens de Postes Canada qui ont pris cette décision débile vont être sacrés à la porte manu militari. Escortés par des agents de sécurité !

BOF, Y’A RIEN LÀ

Oui, mais on ne parle ici que de 2400 cadres, a dit la porte-parole de Postes Canada. Donc, un bonus de 13 000 $ par personne. « Un montant qui représente moins de 1 % de nos dépenses annuelles totales liées à la main-d’œuvre… »

JUSTE 13 000 $ ?

Alors que l’entreprise que ces cadres dirigent ne s’est jamais aussi mal portée ? Vous voulez rire de moi, calvaire ? Ça serait un bonus d’une cenne que ça serait une cenne de trop !

Oui mais l’attribution d’une prime sert à conserver les employés dans un moment de tourmente, a dit le PDG de Postes Canada Doug Ettinger.

Savez-vous ce qui est dans la tourmente, monsieur Ettinger ?

Les finances publiques du pays !

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Wow ! Tout un cadeau

Consommation

Depuis hier, certains produits d’épicerie sont exemptés de la taxe de vente du Québec. Un geste grandiose, historique, presque biblique. La CAQ nous offre enfin un cadeau… après s’être offert une augmentation salariale de 30 % à la députation. On dirait un magicien qui, après avoir fait disparaître votre portefeuille, vous redonne un dix sous pour se faire applaudir.

IA

Mais, attention : ce n’est pas n’importe quel cadeau. Non, non. C’est un cadeau stratégique. Un cadeau qui vous fera économiser 1 $ par semaine. Oui, un dollar. Le genre de somme qui change une vie. Le genre de somme qui vous permet de rêver à un avenir meilleur… si vous avez un avenir de hamster.

Et encore là, il faut acheter les bons produits. Pas question d’économiser sur n’importe quoi. L’économie, c’est comme le bonheur : faut suivre les instructions.

Les circulaires, elles, sont devenues dépassées. Ringardes. Déconnectées. La CAQ, elle, veut alléger la facture de l’épicerie. Une facture qui, rappelons-le, a pris l’habitude de grimper comme si elle avait été embauchée pour escalader l’Everest.

FAIRE FRUCTIFIER CE TRÉSOR

Devant une telle manne, je n’ai pas hésité : j’ai voulu investir. Ma banque a immédiatement compris l’ampleur de la situation. On m’a proposé un compte à haut rendement, probablement conçu pour les millionnaires… ou pour les gens qui économisent 1 $ par semaine.

Dans cent ans, j’aurai accumulé 5000 $, sans les intérêts, bien-sûr. Un héritage colossal. J’ai déjà ajouté tout ça à mon testament. Je ne veux pas toucher à cette fortune. Ce serait irresponsable.

UNE DÉRISION

Soyons sérieux deux secondes : cette abolition de la TVQ sur quelques produits, c’est une farce. Une plaisanterie annoncée en grande pompe, avec le même enthousiasme qu’on met à inaugurer un banc de parc.

Résultat : 50 $ par année. Cinquante. Le prix d’un plein d’essence… en 2004.

Moi, j’aurais été gêné d’annoncer ça. Très gêné. Mais visiblement, la gêne n’est plus une ressource renouvelable.

Dans la catégorie des jokes plates, c’est un chef-d’œuvre. Une pièce maîtresse. Un classique instantané.

Je vais continuer de faire confiance aux circulaires. Elles, au moins, ne prétendent pas sauver le monde avec un dollar.

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Un pan de notre histoire : il y a 50 ans, la flamme entamait son périple jusqu’à Montréal

Histoire

EN 1976, LA TORCHE OLYMPIQUE A TRAVERSÉ CONTINENTS ET TECHNOLOGIES POUR ALLUMER UNE GÉNÉRATION

Le 13 juillet 1976, l’actrice et Grande Prêtresse Maria Moscholiou incline sa torche en forme de quenouille dans une vasque posée sur le sol du temple d’Héra à Olympie. Ainsi débute l’immense parcours de la flamme des jeux de la XXIe Olympiade à Montréal, des ruines du temple d’Héra au sommet du mont Royal : 775 kilomètres, presque autant de porteuses et de porteurs, et des milliers de personnes venues assister à l’événement le long de la route à travers les villes et villages de Grèce, d’Ontario et du Québec.

Depuis la reprise des Jeux après la Seconde Guerre mondiale, la flamme a traversé les continents, mers et océans par camion, par bateau et par avion, mais ce saut vers l’Amérique a quelque chose d’inusité : la flamme portée par des coureurs d’Olympie à Athènes, est ensuite transmise à Ottawa par signal satellite et rallumée par rayons laser sur la Colline du Parlement.

À l’aube de la guerre des étoiles, alors que l’on commence tout juste à obtenir des images couleur de la Terre vue de l’espace, le contraste entre la tradition millénaire des Olympiques et les nouvelles technologies de la course à l’espace s’illustre également dans le dessin du flambeau du designer Michel Dallaire.

BIEN VISIBLE SUR PELLICULE

Là aussi, les Jeux de 1976 font bande à part. Alors qu’auparavant, les torches étaient inspirées de la forme d’une coupe ou d’un calice, ou encore d’un manche d’épée, Michel Dallaire s’est inspiré des quenouilles de son enfance dans une approche moderniste, voire minimaliste.

Pas d’argent ou d’or, mais du rouge et du noir, une forme simplifiée, et un carburant encore une fois classique et incongru : pour assurer une belle flamme orange, la torche olympique est alimentée… à l’huile d’olive !

Graphistes, designers et ingénieurs ont cherché à éviter le kérosène, le phosphore rouge et le butane des Jeux précédents dans le but d’assurer une belle visibilité de la flamme sur pellicule photographique. Ils ont doté le flambeau d’une cartouche fumigène non toxique et non lacrymogène pour produire un panache de fumée blanche.

Une fois la torche allumée, c’est parti ! Pas moins de 500 porteurs se relaient d’Olympie à Kresténa, Zacháro, Kiparissía, Filiatrá, Gargaliáni, Néstoras, Pýlos, Messíni, Kalamáta, Sparte, Tripoli, Nauplie, Argos, Corinthe, Mégare et Éleusis jusqu’à Athènes enfin, deux jours plus tard, le 15 juillet.

Dans les archives, ces arrêts marqués par le nom de villes ou de comtés mythiques mettent en scène une foule de personnages secondaires, croqués au bord de la route, sur la place publique, massés sur les trottoirs sous un soleil méditerranéen ou dans le clair-obscur des lampadaires. Plus que les moments posés sur podium, ce sont ces anonymes qui évoques l’attente, l’anticipation, les temps morts et les triomphes de station en station.

En Grèce, le relais de la flamme en est à sa 15e reprise; il fait son entrée en scène en 1936, aux Jeux de Berlin, et depuis les Jeux d’hiver à Oslo en 1952, le flambeau traverse le pays en été comme en hiver tous les quatre ans.

D’Olympie, les personnes sélectionnées par le Comité olympique hellénique pour porter la flamme commencent par descendre la côte qui longe la mer Ionienne avant de traverser la péninsule du Péloponnèse; elles se relaient sans relâche jusqu’à Nauplie, où elles marquent un arrêt pour la nuit du 14 au 15 juillet.

La course se poursuit le lendemain jusqu’au soir : les derniers porteurs atteignent les environs d’Athènes au crépuscule.

ARRIVÉE AU PAYS

À Ottawa, il fait encore plein jour, et c’est une nouvelle page d’histoire qui s’écrit : ce n’est que le troisième passage de la flamme en sol nord-américain, après les Jeux d’hiver aux Palisades Tahoe en Californie en 1960 et les Jeux d’été à Mexico en 1968.

Le Comité organisateur des Jeux olympiques à Montréal recrute des athlètes âgés d’au moins 15 ans, de préférence recommandés par une association sportive, et qui peuvent courir un kilomètre en cinq minutes ou moins. On cherche un équilibre en filles et garçons, et une majorité de personnes des régions traversées par la flamme, qui longe la rivière des Outaouais.

Les candidatures s’envolent de la Colombie-Britannique à l’Île-du-Prince-Édouard; on en reçoit même d’une ressortissante canadienne au Vermont !

PLUS DE 200 JEUNES QUÉBÉCOIS

Au Québec, les candidates et candidats viennent du Cap-de-la-Madeleine et de Trois-Rivières, de Lanoraie et de Joliette, de Jonquière, d’Alma, d’Estrie, de Plessisville et de Victoriaville, de Lachute, de Québec, de Portneuf, de Dorion, de Valleyfield…

Le Comité sollicite deux athlètes de chaque région de la province, et en sélectionne finalement plus de 200 pour se relayer à chaque kilomètre du parcours.

On se retrouve avec une foule merveilleusement bigarrée : ce sont de véritables cortèges qui se forment pour accompagner les porteuses et porteurs, souvent composés de membres d’associations sportives locales. C’était le but du Comité, qui invitait celles et ceux qui n’avaient pas été sélectionnés pour porter la flamme à faire partie de l’escorte, vêtus des couleurs de leurs clubs.

Il est 15h, et les 12 premiers porteurs – un par province ou territoire – descendent la Colline du Parlement pour traverser la rivière des Outaouais. Très vite, la flamme arrive à Hull, avant de poursuivre sa route vers les petites villes et banlieues aujourd’hui comprises dans le grand Ottawa, comme Vanier, Orléans et Cumberland.

La flamme est alors transportée à bord du traversier Cumberland-Masson pour poursuivre sa route du côté du Québec, avec de brefs arrêts à Buckingham, à Thurso et à Plaisance.

Après avoir salué Papineauville, le convoi passe la nuit à Montebello et reprend de plus belle à 6h le lendemain.

Fasset, Pointe-aux-Chène, Calumet, Grenville, Hawkesbury, Greeces Point, Cushing, Carillon, Pointe-Fortune, Rigaud, Hudson Heights, Vaudreuil : pluie et beau temps, le parcours se déroule sans entraves à pied, à vélo et en canoë.

ENFIN LE MONT ROYAL

À partir de Vaudreuil, c’est la dernière ligne droite : la flamme approche de sa destination, une vasque placée sous la croix au sommet du mont Royal. Les porteurs de relaient tout l’après-midi pour la mener à bon port.

Après Dorion, Pincourt et l’Île-Perrot, c’est par Sainte-Anne-de-Bellevue que le convoi atteint l’île de Montréal à la brunante. Baie-d’Urfé, Beaconsfield, Pointe-Claire, Dorval, Lachine, LaSalle, Verdun : la flamme traverse des rues bondées avant d’entreprendre son ascension vers le sommet de la montagne.

Tout au long du parcours, on sent que les photographes aiment particulièrement prendre des photos sur le vif : des bouilles d’enfants qui tirent la langue, des personnes âgées assises dans un champ, une ado à cheval, des familles blotties sous les parapluies…

Peut-on imaginer aujourd’hui l’atmosphère du parcours de la flamme olympique le long de la rivières des Outaouais ?

Montréal avait déjà connu Expo 67 et Terre des Hommes à partir de l’année suivante, et n’en était pas à son premier événement d’envergure, mais que dire d’une course qui a mobilisé des centaines de sportifs, des milliers de curieux et le pouvoir symbolique du feu olympien ? C’est dans les visages de la foule massée à chaque station, beau temps mauvais temps, de jour comme de nuit dans les petites communautés autant que dans la capitale et la métropole, que l’on en prend la mesure.

Aujourd’hui, les torches d’aluminium rouge et blanc produits pour le parcours de la flamme dorment dans les caves et les greniers des porteuses et porteurs et de leurs familles – et mille milliers de souvenirs seront ravivés cet été, 50 ans après la course.

Source : Un texte de Flo Vallières, Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Publié dans le Journal de Montréal les 11 et 12 juillet 2026, p48-49

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Liberté, Égalité, Fraternité : l’esprit du 14 juillet

Célébration

En ce 14 juillet, jour de fête nationale en France, nous, Québécois, saluons un peuple qui porte haut l’héritage de la liberté, de la culture et de l’esprit républicain.

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Cette date, marquée par l’élan de la Révolution et par la volonté de bâtir une société plus juste, rappelle que les idéaux de liberté, égalité et fraternité ne sont pas que des mots : ils sont une promesse renouvelée à chaque génération.

Aujourd’hui, nous célébrons la France qui rayonne par sa langue, son histoire, sa créativité, ses penseurs, ses artistes, ses artisans, ses paysages, et surtout par celles et ceux qui la font vivre au quotidien.

Nous célébrons aussi les liens d’amitié qui unissent les peuples francophones, de part et d’autre de l’Atlantique, dans une même affection pour la culture française et pour ce qu’elle inspire au monde.

Que cette journée soit un moment de fierté, de rassemblement et de joie.

Que la lumière du 14 juillet continue d’illuminer les chemins de liberté et d’humanité.

Bonne fête nationale à toutes les Françaises et à tous les Français.

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À petites doses…

Santé et bien-être

DES SOINS PLUS PRÉCIS ET PERSONNALISÉS

Le gouvernement a lancé sa toute première Politique québécoise en médecine génomique, pour offrir des soins de santé plus précis, plus personnalisés et mieux adaptés à chaque personne.

La médecine génomique utilise l’information contenue dans notre ADN pour mieux comprendre les maladies, choisir les traitements les plus efficaces et, dans certains cas, prévenir leur apparition.

La ministre de la Santé, Sonis Bélanger, a annoncé des investissements de 2,5 millions $, pour accélérer son développement contre les cancers, de nouveaux tests et des programmes de bourses pour les généticiens.

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PLUS DE SUPER INFIRMIÈRES

Le Québec pourra compter sur 116 nouvelles infirmières praticiennes spécialisées (IPS). L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) a annoncé qu’une nouvelle cohorte de 116 candidates avaient obtenu leur certificat de spécialiste à la suite de l’examen, au début du mois de mai dernier.

Il y a désormais 2153 ISP en droit d’exercer dans la province. Ces super infirmières travaillent souvent en CLSC ou au sein d’un groupe de médecine familiale (GMF) et elles peuvent désormais inscrire directement des patients à leur nom.

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DES SALLES D’ATTENTE VIRTUELLES

La première ministre du Québec veut déployer des salles d’attente virtuelles et accélérer les téléconsultations.

Elle a annoncé un premier projet pilote dans la région de Lanaudière, où une salle d’attente virtuelle sera mise en place dès les prochains mois. Cette initiative permettra aux patients de retourner à la maison après le triage et d’attendre leur prise en charge sans demeurer physiquement à l’urgence, tout en conservant leur place.

À Québec, une autre initiative visera à éviter les déplacements inutiles à l’urgence, avec des consultations virtuelles.

Les travaux pour les appels d’offres sont lancés, en vue d’une mise en service des projets pilotes avant la fin de l’année.

Source : Journal de Montréal, magazine Salut-Bonjour, 4 juillet 2026, p17

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Encore des bonis

Opinion

C’est maintenant au tour des bonzes de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) de se distribuer des primes totalisant près de 32 millions de dollars, selon la Fédération canadienne des contribuables (FCC). À quel moment ces cadeaux vont-ils s’arrêter ? Grassement payés pour accomplir leur travail, ces bonis sont superflus — surtout en pleine crise du logement abordable.

IA

Encore une fois, la valse des millions tourne au profit des dirigeants. Pourquoi faut-il leur donner cet argent ? Pourquoi, exactement ? Personne n’ose l’expliquer.

« Bah ! On va te donner un très bon salaire, mais avec les bonis qu’on te réserve, c’est la vie de pacha qui t’attend. » Voilà le refrain bien connu des hautes sphères publiques.

Comment peut-on prétendre défendre la cause des citoyens qui paient ton salaire, alors que ceux-ci peinent à joindre les deux bouts ? Leur réalité, tu ne la connais pas. Tu ne la vis pas.

La PDG de la SCHL, Coleen Volk, aurait versé pour l’exercice 2025‑2026 un total de 3,7 millions de dollars en primes : 3,5 millions aux dirigeants — soit une moyenne de 44 800 $ par personne — et 28,2 millions aux autres employés.

Avez-vous imaginé combien de logements à prix modique on aurait pu construire avec une telle somme ? La SCHL ne s’est sûrement pas posé la question.

Le plat de bonbons est là… servez-vous !

Inacceptable !

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La journée mondiale des nations

Célébration

Chaque année, le 11 juillet, la Journée mondiale des nations nous rappelle que, malgré la diversité des langues, des cultures et des histoires, nous partageons une même humanité. Cette journée n’est pas seulement un hommage aux États qui composent le monde, mais aussi à l’idée fondamentale que chaque nation porte une voix, une mémoire et une responsabilité dans la construction d’un avenir commun.

Dans un contexte où les défis dépassent les frontières — climat, paix, migrations, justice sociale — cette célébration nous invite à regarder plus loin que nos différences. Elle nous rappelle que la coopération n’est pas un luxe, mais une nécessité. Les nations, grandes ou petites, anciennes ou jeunes, contribuent chacune à la richesse du monde par leur identité, leur créativité et leur vision.

IA

Souligner cette journée, c’est reconnaître que la paix durable se bâtit sur le respect, l’écoute et la volonté de comprendre l’autre. C’est affirmer que la diversité n’est pas une menace, mais une force qui élargit nos horizons et nourrit notre capacité à imaginer un monde plus juste.

Aujourd’hui, célébrons les nations, mais surtout ce qui les relie : l’espoir d’un avenir partagé, fondé sur la dignité, la solidarité et le dialogue.

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