Faire du surplace et n’avancer à rien

De nos jours, dès que vous avez une idée, elle est décortiquée par tous les groupes de pressions inimaginables. Elle plaira à certains, sera détestée par d’autres et devra faire face à toutes sortes de spéculations toutes autant farfelues les unes que les autres. En fin de compte, vous serez forcé d’abandonner puisque le projet tant souhaité ne respectera pas les pourcentages de personnes qui composent notre société. Il y aura tellement de personnes à satisfaire que ce sera mission impossible. Autre conséquence de la Charte des droits et libertés de PET… vous savez, le père de l’autre, le beau Justin.

Dans sa chronique du 20 juillet dernier, Richard Martineau en a fait son sujet en imaginant une lettre officielle et démoralisante, qu’un romancier se verrait remettre par la Ministre du Vivre-ensemble Manon Massé… en 2025. Vous constaterez dans quel fouillis nous en sommes rendus. Un texte rempli de vérités à peine exagérées qui nous porte à réfléchir à notre avenir. Un bijou de parodie qui va comme suit…

Écrire en 2025

Et si on essayait d’imaginer à quoi pourrait ressembler l’avenir?

Voici le genre de lettre officielle qu’un romancier pourrait recevoir en 2025…

RESPECTER LES POURCENTAGES

Monsieur, comme le prescrit la loi 122-A adoptée il y a trois ans, votre éditeur nous a envoyé votre tout dernier manuscrit pour approbation.

Après avoir analysé de très près votre ouvrage, notre comité formé de citoyens responsables représentant les principaux groupes de la société civile a conclu que certains changements devraient être effectués si vous voulez que votre roman soit publié sur le territoire québécois.

Premièrement, votre roman ne respecte pas les critères de représentation de la diversité. On ne compte pas suffisamment d’obèses, de représentants des Premières Nations, de handicapés et de personnes capillairement différentes (des roux et des chauves, par exemple). De plus, il n’y a aucun transgenre.

Vous trouverez ci-joint notre trousse d’information à l’intention des artistes du Québec sur les enjeux de la diversité sexuelle, corporelle, religieuse et ethnoculturelle.

Cette étude (rédigée par notre département de la statistique) indique le pourcentage exact de chaque groupe au sein de la société québécoise. Pour obtenir l’autorisation de publication, votre roman doit respecter scrupuleusement ces pourcentages.

SANTÉ ET ÉDUCATION

À la page 10, 24, 53 et 82 de votre ouvrage, on trouve des références explicites aux produits du tabac, ce qui (selon le règlement B23) constitue une infraction passible d’une amende de 2500$. Nous vous demandons de réécrire ces passages.

De plus, aucun de vos personnages ne fait une activité physique quelconque, que ce soit de la course à pied (pourtant obligatoire sur le territoire québécois depuis l’an dernier, à la suite d’une entente conclue avec l’Association des assureurs) ou du canot.

En général, nous trouvons que votre roman utilise un langage trop châtié. Comme vous le savez, 65% des Québécois sont des analphabètes fonctionnels. Ces pauvres gens risquent d’éprouver du mal à comprendre certains mots.

Veuillez remplacer ces expressions pointues et dépassées par des mots plus familiers (voir le document rédigé par l’honorable Mike Ward, ministre de l’Éducation).

SEXE ET RACE

À la page 67, vous incluez une scène sexuelle implicite que notre comité féministe juge violente et offensante. Le couple, composé d’un Américain et d’une Latino, fait l’amour brutalement sur le comptoir de la cuisine.

Il n’y a aucun préliminaire, aucun mot de tendresse, aucun consentement écrit de la part de la jeune femme. De plus, l’homme pénètre la femme, ce qui est un symbole à peine voilé de l’interventionnisme américain en Amérique du Sud.

Ce genre d’images est TOTALEMENT INACCEPTABLE. Soyez avisé : si on retrouve un passage similaire dans l’un de vos futurs manuscrits, on vous retirera indéfiniment votre Permis d’artiste.

Finalement, une suggestion. À la page 122, votre personnage principal rencontre Maurice Richard. Nous savons que Maurice Richard était blanc. Mais pourquoi vous n’en faites pas un Noir? Il me semble que cela enverrait un message d’inclusion aux membres des minorités.

Un peu d’imagination n’a jamais nui, non? N’est-ce pas le rôle de tout artiste d’imaginer une société idéale? À bas la dictature de la réalité! Vive l’imagination!

Vous avez une semaine pour effectuer ces changements.

Votre toute dévouée, l’honorable Manon Massé, ministre du Vivre-ensemble.

L’histoire de Bruno et Alice (10e épisode)

En juillet, pourquoi pas une belle histoire à saveur sentimentale et humoristique. Durant tout le mois, vous pourrez lire leur histoire d’aînés attachants ici, et à intervalles réguliers. Bonne lecture…

Les blessures sont responsables des malaises, de l’hospitalisation, de l’invalidité, du placement en établissement et même de la mort d’un grand nombre d’aînés canadiens. La plupart de ces blessures sont évitables et leur prévention doit engager les professionnels de la santé, les gouvernements et les collectivités.

Cette série de douze épisodes raconte l’histoire attendrissante de deux aînés qui, à cause d’un manque de prévention, se retrouvent dans des situations cocasses qui les feront presque manquer leur rendez-vous avec l’amour. Chaque histoire illustre certaines des mesures personnelles de prévention que peuvent adopter les aînés pour rendre leur milieu plus sûr et éviter les blessures.

Les textes et illustrations ont été produits dans le but de sensibiliser le public aux mesures de prévention des blessures chez les aînés. Cette série peut être reproduite intégralement ou en série (à condition de citer la source) par tout organisme ou toute publication qui souhaite ainsi contribuer à la prévention des blessures chez les aînés.

Le tapis volant

Je ne me suis jamais considérée comme étant une personne exigeante ou autoritaire, et je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi mes collègues de travail, il y a de cela bien longtemps, m’avaient surnommée « le bélier de velours ». Je suis une femme diplomate qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense, voilà tout.

Le fait de passer plus de temps avec Bruno m’a d’ailleurs donné l’occasion de m’exprimer clairement à plusieurs reprises. Bruno est un homme drôle, sensible et créatif mais, franchement, quand je l’ai rencontré, il avait tendance à laisser aller les choses, sans compter qu’il était également distrait.

Quant à moi, j’aime vivre dans un environnement confortable. Le fait d’être si souvent chez Bruno m’a justement fait réfléchir à ce que le confort signifie concrètement pour moi…

J’ai convaincu Bruno d’améliorer la qualité de l’éclairage et de réparer les escaliers. Il a même fait réparer la terrasse arrière. Du coup, la maison s’est embellie et offre maintenant plus de sécurité. Mais il y a un changement que je n’ai jamais pensé faire; cela nous aurait pourtant épargné bien des émotions.

Par un soir de juin, Bruno et moi étions sur la terrasse arrière en train de regarder les étoiles (la retraite comporte ses avantages…). La sonnerie de la porte d’entrée a retenti et Bruno s’est levé d’un bond pour aller répondre. Il est très agile pour ses 75 ans et personne ne pourrait l’accuser de ralentir en vieillissant, croyez-moi!

Quelques secondes après son départ, j’ai entendu un fracas épouvantable et un cri à faire frémir. J’ai couru voir ce qui s’était passé et là, devant la porte d’entrée, j’ai vu mon Bruno étalé de tout son long parmi les parapluies et les éclats de céramique du porte-parapluies. Sa fille essayait d’entrer dans la maison pour lui venir en aide mais Bruno bloquait complètement la porte.

Près de lui se trouvait l’objet responsable de sa chute : un petit tapis oriental qui devait orner le hall depuis des décennies. Il avait maintenant l’épaisseur d’une feuille et le moindre mouvement d’air l’envoyait valser à l’autre bout du plancher. Bruno n’avait certainement pas dû y poser le pied à plat.

Je me sentais terriblement coupable. Nous aurions pu prévoir l’incident; les carpettes et les tapis causent plusieurs chutes à la maison, c’est bien connu. Puisque Bruno ne voulait pas se débarrasser de ce tapis, j’ai décidé de le doubler de caoutchouc antidérapant afin de prévenir les glissades. Si nous y avions pensé avant, Bruno n’aurait pas eu à faire ce numéro de haute voltige sur un tapis volant. Mais il ne le refera pas de sitôt : une nuit dans la salle d’urgence de l’hôpital suffit amplement pour ramener quelqu’un les deux pieds sur terre.

Source : Agence de Santé publique du Canada

Trois gouttes de lumière…

Ce que la vie m’a appris

Je devrais plutôt tenter de dire ce que les rencontres, les séparations, les découvertes, les éblouissements comme les désespérances m’ont appris dans le sens de me découvrir, de me construire, d’influencer le déroulement de mon existence.

J’ai ainsi appris que la vie n’est faite que de rencontres et de séparations et qu’il nous appartient de les vivre en acceptant de nous responsabiliser face à chacune.

J’ai appris encore qu’il y a toujours une part d’imprévisible dans le déroulement des jours et donc qu’il m’appartenait de savoir accueillir les cadeaux inouïs ou les blessures qui peuvent surgir dans l’immensité d’un jour.

J’ai appris bien sûr à vivre au présent, à entrer de plain-pied dans l’instant, à ne pas rester enfermé dans mon passé ou me laisser envahir par des projections sur un futur trop chimérique.

J’ai appris tardivement à remercier, chaque matin, la Vie d’être présente en moi et autour de moi, à l’honorer chaque fois que cela m’est possible, à la respecter en toute occasion, à la dynamiser avec mes ressources et mes limites.

J’ai appris difficilement à m’aimer, non d’un amour narcissique ou égocentrique (même si la tentation était grande) mais d’un amour de bienveillance, de respect et de tolérance.

J’ai appris avec beaucoup de tâtonnement à me respecter en osant dire non quand je suis confronté à des demandes qui ne correspondent pas à mes possibles ou à ma sensibilité.

J’ai appris avec enthousiasme que la beauté est partout, dans le vol d’un oiseau, comme dans le geste d’un enfant pour tenter de capter le vol d’un papillon ou encore dans le sourire d’un vieillard qui croise mon chemin.

J’ai appris patiemment que nul ne sait à l’avance la durée de vie d’un amour et que toute relation amoureuse est une relation à risques. Des risques que j’ai pris.

J’ai appris douloureusement que je n’avais pas assez pris de temps pour regarder mes enfants quand ils étaient enfants, que j’aurais dû savoir jouer et rire avec eux, plus souvent et surtout chaque fois qu’ils me sollicitaient; que je n’avais pas su toujours les entendre et les accueillir dans leurs attentes profondes et surtout que j’avais trop souvent confondu mon amour pour eux avec quelques-unes des mes peurs, tant je voulais le meilleur pour eux, tant je désirais les protéger des risques (que j’imaginais) de la vie.

J’ai appris avec beaucoup de surprise que le temps s’accélérait en vieillissant et qu’il était important non pas d’ajouter des années à la vie, mais de la vie aux années.

J’ai appris malgré moi que je savais beaucoup de choses avec ma tête et peu de choses avec mon cœur.

J’ai appris que je pouvais oser demander, si je prenais le risque de la réponse de l’autre, aussi frustrante et décevante qu’elle puisse être, que je pouvais recevoir sans me sentir obligé de rendre, que je pouvais donner sans envahir l’autre et refuser sans le blesser.

J’ai appris sans même le vouloir, que j’avais des besoins et qu’il ne fallait pas les confondre avec des désirs.

J’ai appris avec soulagement que je pouvais désapprendre tout l’inutile dont je me suis encombré pendant des années.

J’ai appris joyeusement à planter des arbres. C’est le cadeau le plus vivant que je peux faire jusqu’à ma mort à cette planète merveilleuse qui a accueilli mes ancêtres et surtout mes géniteurs.

J’ai appris doucement à recevoir le silence et à méditer quelques minutes chaque jour pour laisser aux vibrations de l’univers la possibilité de me rejoindre et de m’apprivoiser encore un peu.

Oui j’ai appris beaucoup et pourtant je cherche encore l’essentiel.

Texte de Jacques Salomé, né le 20 mai 1935 à Toulouse, psychosociologue et écrivain français.

L’histoire de Bruno et Alice (9e épisode)

En juillet, pourquoi pas une belle histoire à saveur sentimentale et humoristique. Durant tout le mois, vous pourrez lire leur histoire d’aînés attachants ici, et à intervalles réguliers. Bonne lecture…

Les blessures sont responsables des malaises, de l’hospitalisation, de l’invalidité, du placement en établissement et même de la mort d’un grand nombre d’aînés canadiens. La plupart de ces blessures sont évitables et leur prévention doit engager les professionnels de la santé, les gouvernements et les collectivités.

Cette série de douze épisodes raconte l’histoire attendrissante de deux aînés qui, à cause d’un manque de prévention, se retrouvent dans des situations cocasses qui les feront presque manquer leur rendez-vous avec l’amour. Chaque histoire illustre certaines des mesures personnelles de prévention que peuvent adopter les aînés pour rendre leur milieu plus sûr et éviter les blessures.

Les textes et illustrations ont été produits dans le but de sensibiliser le public aux mesures de prévention des blessures chez les aînés. Cette série peut être reproduite intégralement ou en série (à condition de citer la source) par tout organisme ou toute publication qui souhaite ainsi contribuer à la prévention des blessures chez les aînés.

Changer à peu de frais

C’est Oscar Wilde qui a écrit quelque chose comme « La jeunesse, c’est trop beau pour les jeunes. » Je crois qu’il avait entièrement raison. À 75 ans, je profitais de la vie comme jamais auparavant! Alice et moi nous rapprochions l’un de l’autre, et le sentiment de solitude qui m’affligeait depuis la mort de ma femme commençait à s’estomper.

Alice passait maintenant beaucoup plus de temps chez moi. J’en étais très content, sauf qu’elle commençait également à remarquer les choses qu’elle voulait changer dans la maison. Alice n’est pas une femme autoritaire ou exigeante mais elle est franche et n’a pas la langue dans sa poche. Elle avait récemment suivi un atelier sur les mesures à prendre pour rendre une maison plus sécuritaire pour les aînés et je devenais son cobaye.

Au début, l’idée de changer des choses à ma maison ne me souriait guère. Peut-être que j’étais plus ancré dans mes habitudes que je ne le croyais. Je craignais peut-être aussi de manquer de respect à ma femme décédée en changeant des choses.

Toujours est-il que je me suis opposé aux changements. Alice a tenu bon et, un jour, m’a mis sous le nez une liste de ce qu’elle proposait : installer un téléphone dans la chambre à coucher, améliorer l’éclairage de l’escalier, poser des rampes solides le long de l’escalier menant au sous-sol et des barres d’appui sur les murs de la salle de bains.

Malgré mon inaction au début, Alice ne s’est pas découragée. Au fond, les changements qu’elle voulait faire rendraient la maison plus sûre : un téléphone dans la chambre à coucher serait pratique au cas où il y aurait une urgence, un éclairage adéquat dans l’escalier nous éviterait de faire une chute, etc. Alice avait le courage d’admettre ce que je me refusais à voir : que nous vieillissions, et qu’il fallait faire les changements utiles.

Finalement, les modifications étaient simples et ne m’ont presque rien coûté. Quelques dollars ici et là, tout au plus. Sans compter que je me sentais maintenant plus à l’aise et plus en sécurité.

J’ai moi-même pris l’initiative de faire d’autres améliorations. Entre autres, j’ai installé un meilleur éclairage dans le studio où je sculpte. Maintenant, je peux voir très clairement les erreurs que je fais! Une amélioration de plus…

Source : Agence de Santé publique du Canada

Salmigondis

Étape importante vers une thérapie à la leucémie

WASHINGTON | (AFP) Un groupe consultatif d’experts de l’Agence américaine des médicaments (FDA) a recommandé mercredi dernier, l’approbation du premier traitement consistant à modifier génétiquement le système immunitaire d’un malade pour combattre la leucémie. Cette recommandation, que la FDA devrait probablement entériner, ouvre la voie à la commercialisation de la première thérapie génique.

Ce traitement, appelé CTL019, a été développé par un chercheur de l’université de Pennsylvanie et breveté par les laboratoires suisses Novartis pour traiter la leucémie lymphoblastique aiguë. Le groupe d’experts indépendants a recommandé l’approbation de ce traitement chez les enfants et les jeunes adultes ayant résisté aux autres thérapies contre la leucémie ou ayant fait une rechute.

Une de ces malades, qui a aujourd’hui 12 ans, a été la première enfant à recevoir cette thérapie génique en 2012 dans un hôpital de Pennsylvanie alors qu’elle était âgée de six ans. Les effets secondaires ayant été sévères – fièvre, chute de la tension artérielle et congestion des poumons –, mais la petite fille soignée a vaincu la leucémie et reste aujourd’hui sans trace du cancer.

Une solution pour éviter Hippolyte-Lafontaine durant ses travaux

On connaît la panique qui semble s’emparer des maires de l’agglomération de Longueuil en prévision des rénovations majeures du pont-tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine dans deux ans, et qui s’étendront sur quatre années. Le temps est aux modes solutions pour éviter les congestions monstres que ce bordel provoquera et il reste du temps pour les trouver. Il faut cependant faire vite.

L’autre jour, lors d’un dîner mensuel de retraités de la Ville de Longueuil dont je fais partie, la discussion est venue par hasard sur le sujet, alors qu’on faisait le constat des incalculables cônes orange qui meublent le décor routier dans la grande région de Montréal. Quelqu’un a suggéré qu’on se serve de l’ancien pont Champlain, uniquement pour les automobiles, pour un détour obligé du pont-tunnel en utilisant les grands axes routiers. Quant aux camions, ils pourraient rouler sur le nouveau pont Champlain jusqu’à la réfection complète d’Hippolyte-Lafontaine.

Comme rien ne presse de démolir le vieux Champlain, et avec des autos exclusivement, il pourrait vivre sa lente agonie en donnant un coup de pouce au réseau routier. Certes, le détour serait substantiel mais pourrait éviter de longues heures de ralentissements. En 2022, on en disposera comme on voudra.

L’idée n’est pas bête… mais peut-être trop simple et économique. Cependant, elle devrait être analysée sérieusement.

Les aspirants policiers de Nicolet applaudis

NICOLET | (Agence QMI) L’aide apportée par les aspirants policiers de l’École nationale de police de Nicolet lors des inondations historiques du printemps a été soulignée vendredi dernier à l’occasion d’une remise de diplômes.

Les 70 cadets formant cette cohorte s’étaient tous portés volontaires. La mairesse de Nicolet, qui présidait la cérémonie, a loué leur disponibilité, leur détermination, leur sens de l’organisation et leur sourire. « Je pense que le message s’adresse aussi aux familles et aux amis, qu’ils sachent que les jeunes qui terminent sont des jeunes qui ont travaillé fort, qu’ils sont volontaires, qu’ils sont disponibles », a tenu à transmettre la mairesse Geneviève Dubois.

Dans le secteur de Nicolet, aux côtés des militaires, les aspirants policiers avaient été affectés à des tâches comme la circulation et la confection de sacs de sable, tout en continuant à suivre leur formation régulière. « À la fin des journées, c’était plus exigeant, mais on avait quand même un sentiment de fierté », a confié le cadet Julien Lelièvre. L’expérience, vu la gravité de la situation, n’aura pas été vaine pour de futurs policiers.

St-Apollinaire dit non au cimetière musulman

Je félicite cette communauté, en banlieue de Québec, d’avoir rejeté le projet de cimetière musulman dans cette localité, dimanche dernier. Au chapitre des accommodements raisonnables, les musulmans sont plus que bien nantis ici au Québec et il n’était pas vraiment nécessaire d’en rajouter un autre. Quand on adopte un pays, on doit en assumer son intégration pleine et entière, point à la ligne. N’est-ce pas une terre d’accueil? Est-ce que dans les pays musulmans une telle demande de la communauté catholique aurait été acceptée? Elle serait demeurée lettre morte en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

L’histoire de Bruno et Alice (8e épisode)

En juillet, pourquoi pas une belle histoire à saveur sentimentale et humoristique. Durant tout le mois, vous pourrez lire leur histoire d’aînés attachants ici, et à intervalles réguliers. Bonne lecture…

Les blessures sont responsables des malaises, de l’hospitalisation, de l’invalidité, du placement en établissement et même de la mort d’un grand nombre d’aînés canadiens. La plupart de ces blessures sont évitables et leur prévention doit engager les professionnels de la santé, les gouvernements et les collectivités.

Cette série de douze épisodes raconte l’histoire attendrissante de deux aînés qui, à cause d’un manque de prévention, se retrouvent dans des situations cocasses qui les feront presque manquer leur rendez-vous avec l’amour. Chaque histoire illustre certaines des mesures personnelles de prévention que peuvent adopter les aînés pour rendre leur milieu plus sûr et éviter les blessures.

Les textes et illustrations ont été produits dans le but de sensibiliser le public aux mesures de prévention des blessures chez les aînés. Cette série peut être reproduite intégralement ou en série (à condition de citer la source) par tout organisme ou toute publication qui souhaite ainsi contribuer à la prévention des blessures chez les aînés.

Saut périlleux arrière sur gazon mouillé

Mon ami Bruno est sculpteur. En mars dernier, quand la météo a annoncé trois jours de temps doux et ensoleillé, Bruno a décidé de faire une petite fête, histoire de montrer à sa famille et à ses amis les œuvres sur lesquelles il avait travaillé au cours de l’hiver. Il organise ce genre de fête une ou deux fois l’an. Ça lui donne l’occasion de vendre quelques œuvres, de faire un peu d’argent et de voir tous ses amis.

Le jour de la fête, la maison de Bruno était pleine à craquer. Tous les gens le complimentaient sur ses œuvres, et le temps doux ajoutait à la beauté de la rencontre.

À un moment donné, quelqu’un a suggéré qu’on sorte sur la terrasse arrière profiter de la belle température. L’hiver avait été long et nous étions tous heureux de sentir la caresse du soleil.

La fille de Bruno se trouvait là parmi nous. Elle a jeté un seul coup d’œil à la terrasse avant de dire à son père : « Ta terrasse tombe en ruines, papa. »

Il faut vous dire que Bruno s’imagine être un excellent homme à tout faire. Il a balayé la remarque de sa fille d’un : « Voyons, c’est fait de poutres de deux par dix à tous les pieds. C’est solide comme du roc. »

Il ne faut jamais tenter le destin. Bruno n’avait pas aussitôt terminé sa phrase que la balustrade a cédé sous le poids du couple qui s’y était appuyé. Après un court vol plané vers l’arrière, le couple a atterri sur un lit de gazon froid et détrempé. Heureusement, ils ne se sont pas blessés. Mais vous auriez dû les entendre se plaindre des habits souillés! La fille de Bruno a reçu aussitôt la permission de dénicher un menuisier pour faire les réparations nécessaires. L’incident était clos.

La fête terminée, Bruno et moi sommes retournés sur la terrasse mesurer l’étendue des dégâts. Les yeux rivés sur les silhouettes du couple clairement découpées dans le gazon, Bruno a gardé le silence pendant de longues minutes. Puis il s’est tourné vers moi et a dit : « Ç’aurait pu être nous. »

Source : Agence de Santé publique du Canada

La FQCC fête son cinquantenaire (5 de 5)

Cinquante ans, c’est un bon bout de chemin pour une organisation, et 2017 marque le cinquantenaire de la Fédération Québécoise de Camping et Caravaning (FQCC). Ma conjointe et moi en sommes membres depuis 2002 et tous les rassemblements qu’on a vécu depuis, nous ont toujours laissé d’impérissables souvenirs. Pour faire revivre le chemin parcouru, la FQCC a eu l’idée de publier 5 brochures qui décrivent sa riche histoire, une pour chaque décennie. Voici la cinquième et dernière, que je me permets de partager avec vous.

La décennie 2007-2017

Le grand virage technologique

Ses 50 ans pointant à l’horizon, la FQCC trouve à l’aube de cette décennie une certaine stabilité. Toutefois, un vent de changement s’installe rapidement. La FQCC doit ajuster sa stratégie de développement et, comme la plupart des entreprises, amorce son grand virage technologique.

Bien installée dans sa nouvelle place d’affaires à Boucherville, la FQCC débute cette décennie confiante face à l’avenir. Sous la présidence de Martin Healey (2003-2009 et 2012-2014) et de Louise Saindon (2009-2012) et jouissant d’une stabilité financière et d’un nombre de membres relativement constant, la FQCC veut s’assurer qu’elle réponde adéquatement aux besoins et aux attentes de ses membres. Les résultats de l’évaluation entraînent des mises au point et des changements concrets dans ses façons de faire.

Consciente du rôle essentiel que jouent les associations régionales de camping et de caravaning (ARCC) dans la visibilité et la vitalité de la fédération sur tout le territoire québécois, la FQCC travaille à renforcir le lien qui unit ces instances et à maintenir un dialogue constructif et ouvert avec les ARCC. Au début des années 2010, alors que Louise Saindon agit à titre de présidente, une relation de plus en plus conviviale s’installe entre les ARCC et la FQCC, ce qui ouvre la voie à la modernisation des activités que les ARCC proposent.

Louise Saindon porte également une attention particulière au protocole. Elle tient à ce que les règles en matière d’étiquette et de préséance soient observées tant par le conseil d’administration que par les ARCC. Pour Mme Saindon, il est important que la FQCC projette en tout temps une image professionnelle. Parlant d’image, soulignons que le logo de la FQCC est légèrement rafraîchi en 2009 pour devenir le logo actuel.

En 2011, la Commission Jeunesse n’échappe pas non plus à la modernité. Cette commission devient le Conseil Action Jeunes et Familles (CAJF) qui a pour mandat de voir aux intérêts de ces deux clientèles. Ce conseil participe et subventionne deux activités dès sa première année et met en place un programme de certification. La certification « Action Jeunes et Familles » assure aux participants que le rassemblement réponde aux besoins et aux attentes des jeunes familles.

C’est aussi à la suggestion de Mme Saindon que Campi, le castor mascotte de la FQCC, verra le jour en 2011. Tous les enfants l’adoptent instantanément et les moins jeunes se font un plaisir de le saluer aux activités et évènements d’envergure regroupant des campeurs. Un autre moyen pour la FQCC d’améliorer sa visibilité et d’attirer les jeunes au sein de son organisme.

Sécurité routière

Comme les membres parcourent des milliers de kilomètres sur les routes, la FQCC est soucieuse de les sensibiliser à la sécurité routière. Elle organise ou est le promoteur de la Journée de sécurité routière de 2009 à 2013 (information technique, conférences, interprétation de la masse [pesée], conduite économique et préventive, etc.).

Et comme de bons pneus contribuent à la sécurité routière, la FQCC conclut en 2009 une entente avec Michelin, chef de file en matière de pneu tourisme et qui se distingue également pour ses pneus de VR et de poids lourds. Initialement, ce partenaire accorde aux membres un rabais de 28 % qui atteint aujourd’hui 33 %.

Nouvelles directions générales

En 2009, après une carrière de plus de 32 ans à la direction générale de la FQCC, Irman Bolduc, part à la retraite. Pour souligner son départ, une grande fête est organisée dans le cadre du congrès annuel de la FQCC qui se tient à la fin octobre à Victoriaville. Jean Lessard, œuvrant à la FQCC depuis 2003 et occupant le poste de directeur général adjoint depuis 2007, prend la relève pendant trois ans et décide de quitter la FQCC en 2012. Depuis, c’est André Rivest qui occupe le poste de directeur général. Il connaît très bien la FQCC, car il y travaille depuis 2001, d’abord à la direction du Service aux membres et développement régional. Cette direction est scindée en 2004 et André Rivest prend alors la direction du Service du développement régional et du marketing.

Présence médiatique

Sa quête de visibilité demeurant au cœur de ses préoccupations, la FQCC continue d’investir dans des productions télé. Elle participe sur les ondes de Télé-Mag à l’émission AMS VR (2009 à 2011), sur Évasion à Virée en VR (2009) et à VR en déroute (2013) et sur TVA à VR Québec (2011 et 2013) et à Le monde en VR (2012 et 2013).

La FQCC défend également de nombreux dossiers d’intérêt public : loi sur les véhicules lourds, stationnement de VR dans les municipalités, loi sur l’obligation des pneus d’hiver, projet de taxation sur l’hébergement de camping, transport de matières dangereuses, durée de séjour aux États-Unis, etc. De plus, la télé et la radio se réfèrent à la FQCC pour connaître les développements de plusieurs dossiers d’actualité touchant le camping et le caravaning (propane dans les tunnels, caravanier nomade à temps plein, etc.).

La présence télévisuelle de la FQCC associée à ses efforts de relations publiques et à la défense de nombreux dossiers auprès de diverses instances vient appuyer le fait que la FQCC est la référence numéro 1 dans ces domaines.

Jamais deux sans trois

Un autre projet très cher au cœur de Louise Saindon est la tenue d’un troisième rallye international en sol nord-américain. La FQCC s’associe à la Ville de Montmagny pour mener à bien ce projet. Le 78e Rallye international de la Fédération internationale de camping et de caravanning (FICC) accueille 2 325 campeurs provenant de 20 pays. Pour la première fois, l’Assemblée générale de la FICC se tient en Amérique du Nord. Malgré l’immense succès de l’évènement, le rallye se solde par un déficit important, principalement dû à l’absence de participation des membres des pays étrangers.

Malheureusement, Louise Saindon ne savourera pas ce grand succès. Elle décède d’un cancer en début juillet, quelques semaines avant le rallye. Pour perpétuer sa mémoire, la FQCC crée le Prix Louise-Saindon qui vient souligner la contribution exceptionnelle des bénévoles. En 2013, ce prix est décerné pour la première fois et il est remis à Louise Saindon à titre posthume.

Des mesures préventives s’imposent

En plus du déficit engendré par le rallye, le nombre de membres connaît une lente et constante décroissance à partir de 2012. La situation est suivie de près, mais sa persistance finit par inquiéter les administrateurs. Cette baisse du nombre de membres a un impact significatif sur les revenus de la FQCC. Des mesures de redressement sont immédiatement prises. Le budget serré doit être scrupuleusement respecté et des coupures dans toutes les dépenses sont effectuées (conseil d’administration, ARCC, direction et membres du personnel). Malgré tout, la FQCC réussit à maintenir intacte son offre de produits et services.

Par la suite, sous la présidence d’Yvan Lafontaine (2014-2016) et de Michel Quintal (2016-…), la même rigueur budgétaire est observée, mais une grande remise en question s’impose. Monsieur Lafontaine amorce une révision en profondeur du fonctionnement et de la structure de la FQCC afin de lui assurer un avenir prometteur. Le conseil d’administration adopte une gestion basée sur une gouvernance stratégique et le Service aux membres et le Service des ventes et marketing sont fusionnés en avril 2016.

Certaines décisions d’affaires sont difficiles à prendre, mais la FQCC doit réagir. La fédération met fin aux activités de la Fondation Camping Jeunesse (novembre 2014) et se retire de la FICC (janvier 2016). À la fin juin 2013, une entente est conclue entre les deux organismes fondateurs du Conseil du Développement du Camping au Québec (CDCQ), en l’occurrence Camping Québec et la FQCC. La FQCC renonce à ses droits sur ce conseil, mais assure la distribution du Guide du camping à ses membres pour une période de cinq ans.

La Fondation Camping Jeunesse, c’était le bonheur grandeur nature

Il est important de souligner qu’au terme de ses sept années d’existence, la Fondation Camping Jeunesse a injecté plus de 540 000 $ dans son Programme des camps de vacances, permettant ainsi à plus de 525 jeunes répartis dans toutes les régions du Québec de profiter d’un séjour dans un camp certifié. Dans le long processus de dissolution (2014 à 2016), la FCJ distribue plus de 125 000 $ à trois camps de vacances, soit le camp Le P’tit Bonheur (Laurentides), le camp École Kéno (Québec) et le camp Richelieu-Vive la joie (Bas-Saint-Laurent). Ces camps s’engagent à consacrer les fonds reçus à des jeunes répondant aux critères qui ont toujours guidé la fondation.

Virage virtuel et technologique

C’est en 2014 que fqcc.ca de style portail est mis en ligne. Le nombre de transactions qui y sont effectuées (adhésions, renouvellements, Boutique FQCC, inscriptions à L’École FQCC, etc.) est constamment en hausse. De plus, les administrateurs de la FQCC et des ARCC ainsi que les gouverneurs (anciens présidents de la FQCC) y ont un espace réservé où ils trouvent de la documentation et de l’information qui s’adressent spécifiquement à eux.

Ce site devient le lien de communication privilégié entre la FQCC, ses membres et ses ARCC. En visitant régulièrement fqcc.ca, les membres obtiennent rapidement l’information qu’ils cherchent sur le camping et le caravaning et ils sont toujours au courant de ce qui se passe à la FQCC (activités, concours, promotions, etc.). La FQCC franchit une autre étape de son virage virtuel en décembre 2015 en mettant fin à l’impression de son bulletin La FQCC vous informe. Le module Actualités et les blogues des ARCC du fqcc.ca prennent la relève.

En novembre 2015, l’appli Le Campeur et sa carte interactive sont mis à la disposition des membres et du grand public. Mentionnons également qu’en 2008 le magazine Camping Caravaning se dote d’une vitrine virtuelle campingcaravaningmag.ca qui subira une refonte majeure en 2012 et que moncampingprefere.ca, un site 100 % campeur, est mis en ligne au printemps 2011. La présence intensive de la FQCC et de ses composantes sur la Toile vient renforcer le statut de la FQCC de référence en information sur le camping et le caravaning.

La FQCC continue d’aller de l’avant

La situation financière ayant été stabilisée, la FQCC continue de mettre de l’avant une foule de projets. Afin de se conformer aux exigences de l’Office de la protection du consommateur (OPC) pour obtenir son permis d’agence, elle transforme le 1er avril 2012 le Service Voyages FQCC en Voyages FQCC, un nouvel organisme sans but lucratif distinct de la FQCC. Voyages FQCC met en ligne son propre site internet en 2014, voyagesfqcc.ca.

Une autre grande première survient en 2014. Le rassemblement d’ouverture de la saison, organisé par la FQCC en collaboration avec le Festival de St-Tite, est ouvert à tous les campeurs et caravaniers du Québec, membres ou non-membres, grâce à la grande capacité d’accueil du site du festival. La FQCC y accueille 1 669 équipages (3 705 personnes). Un record ! L’évènement augmente d’un cran la visibilité de la FQCC auprès du grand public. Notons également qu’en 2008, la FQCC a aussi organisé le rassemblement d’ouverture à Montmagny. L’organisation de ces rassemblements est toujours soutenue par l’énergie et le dynamisme du président Martin Healey. À partir de 2017, l’organisation des rassemblements d’ouverture et de fermeture repose sur les épaules d’un comité organisateur permanent créé par la FQCC et sur lequel siège un membre du conseil d’administration.

Du 23 au 29 mai 2016 se tient la première édition de la Semaine québécoise du camping, projet d’envergure organisé conjointement avec Camping Québec et soutenu financièrement par Leclerc Assurances et Aviva. La mission de cet évènement est de promouvoir, favoriser et perpétuer la pratique du camping au Québec. La deuxième édition se tient du 22 au 28 mai 2017 et les organisateurs souhaitent en faire un évènement annuel attendu et couru.

En 2016, la FQCC modifie à nouveau la tenue de son assemblée générale. L’assemblée qui se tenait en septembre (Fête du Travail) dans le cadre d’un rassemblement devient une activité du congrès annuel tenu à la fin octobre. Par conséquent, la fin d’année financière de la FQCC passe de mars à juin. Le système de votation et la façon de désigner les délégués votants sont revus et mis en place dès 2016.

Et les ARCC suivent le pas

Le dynamisme est toujours présent dans les ARCC. Elles continuent de s’affairer à organiser des rassemblements de fin de semaine et des activités sociales. Leurs membres répondent favorablement à ces invitations, mais au terme de la décennie l’engouement pour les rassemblements s’essouffle. Les ARCC réalisent qu’il faut changer le cap. Afin de les soutenir dans ce changement d’orientation, la FQCC leur propose en avril 2016 un plan de relance de leurs activités. Ce plan est accueilli positivement et les ARCC acceptent de participer à sa mise en place dès la saison 2017. Les ARCC font preuve de créativité et une belle variété d’activités de camping s’inscrit dans leur programmation. Le traditionnel Programme des rassemblements devient le Programme des activités dans lequel tous les rassemblements, évènements et activités des ARCC et de la FQCC sont répertoriés.

Vers la fin de la décennie, certaines ARCC plus urbaines font face à un problème de relève et de recrutement. Ainsi, à l’été 2016 et à la suite de la demande de l’ARCC Montréal/Lac St-Louis, s’enclenche un projet de fusion de trois ARCC, en l’occurrence les ARCC Laval, Montréal/Bourassa et Montréal/Lac St-Louis. Chacune de ces trois ARCC convoquent leurs membres en assemblée générale extraordinaire au début octobre 2016. Les trois assemblées acceptent majoritairement la fusion. C’est le 22 novembre 2016 que l’ARCC Montréal/Laval/Les Trois Lacs voit le jour et devient la plus imposante sur le plan du nombre de membres. Tous ses administrateurs œuvraient auparavant dans l’une ou l’autre des trois ARCC fusionnées.

50 ans : hier, aujourd’hui et demain avec vous

2017 est une grande année festive ! Le lancement des festivités se fait dans le cadre du congrès annuel d’octobre 2016 et c’est au congrès de 2017 que la fête se termine. Entretemps, des concours, des promotions et des surprises sont au programme.

La première invitation que la FQCC lance à tous ses membres pour fêter ses 50 ans est le rassemblement d’ouverture de saison au Village Vacances Valcartier. C’est au rassemblement d’ouverture 2016 que la FQCC dévoile le logo de l’évènement et annonce le début de la période de préinscription. Une première à la FQCC ! La préinscription garantit aux membres une place au rassemblement et ces derniers reçoivent en primeur des informations privilégiées au fil des mois menant à cette grande fête. Le succès de la préinscription laisse présager que l’évènement affichera complet. La programmation sans pareille qui a été élaborée y est sans doute pour quelque chose aussi.

Pour ses 50 ans, la FQCC met en circulation une nouvelle carte de membre et crée la carte privilège qui est offerte à titre honorifique ou qui se veut un outil promotionnel ou de recrutement.

En conclusion

La diminution du nombre de membres des dernières années s’explique en partie par des facteurs externes, dont la concurrence de plus en plus présente quant aux avantages membres qui constituent la force de l’adhésion à la FQCC (rabais sur les assurances, l’essence, accès à l’information, etc.).

Malgré tout, la FQCC demeure le seul organisme au Québec regroupant des membres qui soutiennent financièrement l’organisme année après année, le seul à produire un magazine spécialisé, le seul à offrir autant de produits et services à ses membres et la voix qui s’élève pour les représenter auprès des différentes instances.

La FQCC peut affirmer fièrement que son travail acharné des 50 dernières années a fait évoluer la pratique du camping et du caravaning et ses adeptes jouissent aujourd’hui de conditions optimales pour s’adonner à leur loisir préféré.

La FQCC compte présentement près de 35 000 familles membres et embauche 32 employés répartis dans cinq services.

L’histoire de Bruno et Alice (7e épisode)

En juillet, pourquoi pas une belle histoire à saveur sentimentale et humoristique. Durant tout le mois, vous pourrez lire leur histoire d’aînés attachants ici, et à intervalles réguliers. Bonne lecture…

Les blessures sont responsables des malaises, de l’hospitalisation, de l’invalidité, du placement en établissement et même de la mort d’un grand nombre d’aînés canadiens. La plupart de ces blessures sont évitables et leur prévention doit engager les professionnels de la santé, les gouvernements et les collectivités.

Cette série de douze épisodes raconte l’histoire attendrissante de deux aînés qui, à cause d’un manque de prévention, se retrouvent dans des situations cocasses qui les feront presque manquer leur rendez-vous avec l’amour. Chaque histoire illustre certaines des mesures personnelles de prévention que peuvent adopter les aînés pour rendre leur milieu plus sûr et éviter les blessures.

Les textes et illustrations ont été produits dans le but de sensibiliser le public aux mesures de prévention des blessures chez les aînés. Cette série peut être reproduite intégralement ou en série (à condition de citer la source) par tout organisme ou toute publication qui souhaite ainsi contribuer à la prévention des blessures chez les aînés.

On se sent bien… non ?

Je crois que c’était au mois de février. Il faisait un froid de loup. Alice, la femme que je fréquentais depuis quelques mois, passait la soirée chez moi. J’ai préparé la cafetière, je l’ai branchée et je suis allé rejoindre Alice dans la salle de séjour. Nous venions de voir un film (le genre qu’elle adore, un film européen très déprimant) et discutions à savoir si le cinéma tenait plus de l’art ou de l’industrie. Dehors, le vent s’était mis à souffler férocement.

Quand est venu le temps de partir, Alice a jeté un coup d’œil dehors et a fait la grimace. Elle craignait de sortir, avait peur de glisser, de tomber. Elle m’a demandé si elle pouvait passer la nuit chez moi… spécifiant qu’elle dormirait sur le sofa, évidemment.

Pourquoi pas, après tout? J’ai plusieurs chambres libres.

Personne ne l’attendait chez elle. Il allait de soi qu’elle pouvait rester. Sauf que la soirée prenait soudainement une toute autre allure! Je me sentais comme un adolescent. Je ne savais pas jusqu’à quel point la décision d’Alice dépendait réellement de la mauvaise température. Je l’aimais comme un fou et j’étais convaincu que, quel que soit le dénouement de la soirée, nous ne le regretterions pas. Comme je me trompais!

J’étais en train de montrer à Alice la chambre où elle dormirait lorsque l’alarme a retenti — une sonnerie stridente qui nous glaça le sang. J’ai pensé à une alerte de raid aérien mais Alice, elle, avait compris ce qui se passait. Elle a crié : « C’est le détecteur de fumée! »

Chez moi, le détecteur de fumée est relié à un système de sécurité central et les pompiers sont arrivés presque tout de suite. Ils ont vite trouvé la source du problème. Ma cafetière! Je l’avais branchée mais j’avais oublié d’y placer le pot à café. Le café avait coulé sur l’élément chauffant, y avait cuit, bouilli, brûlé et avait finalement produit assez de fumée pour déclencher le détecteur. Il n’y avait pas de feu, mais quelle fumée!

Là, dans la cuisine, Alice et moi pouvions évidemment sentir l’odeur âcre du café brûlé. Nous étions tous les deux surpris, par contre, de constater que nous ne l’avions pas senti plus tôt. Il nous a bien fallu admettre qu’on ne peut se fier uniquement à nos sens pour garantir notre sécurité.

Source : Agence de Santé publique du Canada

Deux médecins à la tête de la province et la santé ne s’en porte pas mieux.

Couillard et Barrette me font penser au dynamic duo qu’était Loriat et Samson avec les défunts Expos… des péteux de broue sans envergure avec des égos gros comme ce qu’il y a de plus gigantesque. Comme bien des ministres de la santé avant eux, l’habit ne fait pas le moine et la santé, avec des milliards de taxes « empironne au lieu d’emmieuter ». Mardi dernier Josée Legault, blogueuse au Journal de Montréal, y allait d’une opinion bien arrêtée qui m’a plu au sujet du ministre Barrette. Vous l’avez manqué? Qu’à cela ne tienne, je vous la propose ici, dans son intégralité.

Le ministre qui voulait être roi

Comme on le sait, le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument. Or, la corruption n’est pas toujours une question d’argent. Bien plus souvent, trop de pouvoir entre les mains d’un seul homme finit par corrompre son propre jugement.

Un cas patent est Gaétan Barrette, l’omnipuissant ministre de la Santé et des Services sociaux. Ses manières de matamore autoritaire affaiblissent un système public déjà fragilisé par la première chasse au déficit-zéro sous Lucien Bouchard.

Depuis trois ans, c’est la tempête parfaite. Combinée à l’austérité, l’hypercentralisation des services sous le contrôle direct du Dr Barrette a réussi à faire taire les gestionnaires. « Prière de ne pas déranger le ministre » est leur leitmotiv de survie.

La disparition par étapes de tout contrepoids possible dans le système de santé fait le reste. Les plus vulnérables écopent plus que les autres. S’il est vrai qu’on peut mourir « dans la dignité », vieillir ou être handicapé « dans la dignité » devient un luxe.

TANDEM PAYANT

Pendant que sous le tandem des docteurs Couillard et Barrette, les médecins – tout particulièrement les spécialistes -, sont passés à la caisse, les soins à domicile manquent souvent à l’appel. Des milliers d’aidantes et d’aidants naturels sont aussi laissés à eux-mêmes.

Dans une société vieillissante, c’est très grave. Résultat : le recours croissant et discret au privé s’installe à demeure. Du moins, pour ceux qui en ont les moyens. Sur l’ensemble de l’œuvre du ministre Barrette, l’ex-ministre libéral de la Santé, Claude Castonguay, en faisait lui-même le même constat en mars dernier : « la réforme conçue et imposée par Gaétan Barrette est un échec. Certains qualifient cet échec de désastre. »

Parmi d’autres drames en attente, le « cas » de l’hôpital Sainte-Justine témoigne des effets pervers des « réformes » Barrette. Depuis des mois, les médecins pharmaciens et dentistes de Sainte-Justine sonnent l’alarme non pas pour eux-mêmes ou leur rémunération, mais pour leurs patients.

DÉFENDRE LES PATIENTS

Dans un système où l’omerta sévit, ils ont le courage de parler haut et fort, mais le ministre reste sourd. Avec raison, le personnel médical craint de voir le regroupement insensé de Sainte-Justine et du méga CHUM déboucher sur une fusion dévastatrice.

Déjà que ce regroupement est contraire à la mission pédiatrique unique de Sainte-Justine et menace son expertise reconnue de par le monde, une fusion avec le CHUM achèverait cette institution essentielle à la santé des enfants du Québec.

Cette maladie de l’hypercentralisation dont souffre le Dr Barrette sert en partie à économiser sur le dos des patients, mais elle sert aussi à renforcer son propre pouvoir sur un système qu’il s’amuse à déconstruire comme si c’était son jeu personnel de Lego.

Défroqué de la CAQ. M. Barrette fait ce qu’il veut sous Philippe Couillard. On prête à Louis XIV d’avoir dit « l’État, c’est moi ». Une maxime que le ministre Barrette semble avoir fait sienne au détriment du bien commun.

L’histoire de Bruno et Alice (6e épisode)

En juillet, pourquoi pas une belle histoire à saveur sentimentale et humoristique. Durant tout le mois, vous pourrez lire leur histoire d’aînés attachants ici, et à intervalles réguliers. Bonne lecture…

Les blessures sont responsables des malaises, de l’hospitalisation, de l’invalidité, du placement en établissement et même de la mort d’un grand nombre d’aînés canadiens. La plupart de ces blessures sont évitables et leur prévention doit engager les professionnels de la santé, les gouvernements et les collectivités.

Cette série de douze épisodes raconte l’histoire attendrissante de deux aînés qui, à cause d’un manque de prévention, se retrouvent dans des situations cocasses qui les feront presque manquer leur rendez-vous avec l’amour. Chaque histoire illustre certaines des mesures personnelles de prévention que peuvent adopter les aînés pour rendre leur milieu plus sûr et éviter les blessures.

Les textes et illustrations ont été produits dans le but de sensibiliser le public aux mesures de prévention des blessures chez les aînés. Cette série peut être reproduite intégralement ou en série (à condition de citer la source) par tout organisme ou toute publication qui souhaite ainsi contribuer à la prévention des blessures chez les aînés.

Un… deux… cha-cha-cha

Si l’on veut vieillir avec sagesse, il nous faut reconnaître certaines notions immuables. Comme le fait que, pour être en forme, on doit y mettre du sien. C’est ce que j’ai appris un soir, au beau milieu d’un plancher de danse.

Bruno, mon « prétendant », s’imagine être un excellent danseur. Pendant de nombreuses années (comme il me l’a maintes fois raconté), il signait ses lettres « le roi de la samba ». Le fait d’avoir 75 ans ne semble pas avoir diminué son entrain et, au cours de l’hiver dernier, il m’a invitée à sortir. Il y a une salle, pas loin de chez nous, où viennent jouer des orchestres (je ne pensais pas qu’il en existait encore) et, le jour où les billets ont été mis en vente, Bruno était dans la file pour nous en acheter.

Bon. Je n’ai jamais gagné de prix ni quoi que ce soit du genre mais, dans mon jeune temps, je dansais un tango assez fougueux, merci, et ma maîtrise du cha-cha me valait d’être particulièrement en demande. Nous sommes donc partis danser, Bruno et moi. Comme le dit la chanson, « J’aurais voulu danser… » Sauf qu’au troisième morceau, je n’en pouvais plus. Je crois que je m’étais quelque peu laissée aller, côté forme physique… En réalité, je ne faisais jamais d’exercice. J’étais horriblement gênée. Bruno avait payé une fortune pour nos billets et s’était même préparé pour la soirée en sortant son costume « latino » de la naphtaline (en fait, il avait l’air plutôt ridicule). Mais, rien à faire, je n’arrivais pas à le suivre.

Après le premier cha-cha, je tenais à peine sur mes jambes mais je me suis forcée à retourner danser. Au bout d’une minute, j’ai senti l’étourdissement me gagner. J’ai eu de la difficulté à quitter la piste de danse et j’ai dû m’appuyer sur une table afin d’éviter de m’effondrer sur le sol. J’étais remise au bout de quelques instants mais totalement estomaquée de constater que j’aurais pu me blesser, uniquement parce que je n’étais pas en bonne condition physique!

J’étais humiliée. Bruno, lui, avait pris soin de rester en forme en faisant de l’exercice, de longues promenades, en coupant le gazon, etc.

J’avais 80 ans et je ne pouvais pas danser mais ça n’avait rien à voir avec l’âge. Je n’étais pas en forme, voilà tout.

Depuis, j’ai changé mes habitudes. Je marche pour me rendre à la bibliothèque publique au lieu de prendre ma voiture. Si je n’ai qu’un étage à monter, je prends les escaliers. Et je songe à m’inscrire à un cours de yoga. J’ai l’intention d’être prête la prochaine fois que l’orchestre attaquera un cha-cha. Bruno n’a qu’à bien se tenir!

Source : Agence de Santé publique du Canada