Un pan de notre histoire : la révolution tranquille tire en douceur sa révérence (Partie 2)

Histoire

AU TERME DU MANDAT DE ROBERT BOURASSA, MARQUÉ PAR SON AMBITIEUX PROJET DE LA BAIE JAMES, LES QUÉBÉCOIS SONT DAVANTAGE PRÉOCCUPÉS PAR LA QUESTION NATIONALE

La Révolution tranquille se termine-t-elle avec la fin des années 60 ? Non, pas du tout ! En fait, l’élection de Robert Bourassa en 1970 ne marque pas la fin du processus, mais plutôt le moment où il atteint sa maturité. Les grandes institutions du Québec moderne sont désormais en place, l’État-providence est maintenant bien réel au Québec.

Après dix ans de réformes, le Québec contrôle désormais son « or bleu », il a de puissants leviers économiques et une fonction publique moderne.

Bourassa

Pour se faire élire, le jeune Bourassa avait promis 100 000 emplois. Il n’a que 36 ans et peu d’expérience politique, mais il comprend que si les Québécois veulent profiter des acquis de la Révolution tranquille, ils vont devoir créer de la richesse.

En 1971, Robert Bourassa veut au plus vite tourner la page de la crise d’octobre 70 et frappe l’imaginaire des Québécois en dévoilant le projet de la Baie-James. Au moment où l’Occident semble favoriser le développement de l’énergie nucléaire, Bourassa met le pied sur l’accélérateur du développement de l’hydroélectricité.

PROJET DU SIÈCLE

Le 30 avril 1971, il explique comment, sur un colossal territoire de 350 000 Km2, près de trois fois la superficie de l’Angleterre, il ambitionne de construire ce qui deviendra le plus vaste complexe hydroélectrique de la planète. Le Québec voit grand. On vient tout juste de présenter au monde la plus belle Exposition universelle de l’histoire et on s’apprête à accueillir les Jeux olympiques d’été. C’est comme si le Québec ne voulait plus être « né pour un petit pain ».

Le projet de la Baie-James est ambitieux. Mais, avant de rêver de produire le moindre kilowatt, il faut d’abord ouvrir le territoire à la machinerie dans l’un des plus vastes écosystèmes forestiers de la planète.

Des équipes d’arpenteurs et de bûcherons sont déployés par hydravion ou par hélicoptère au cœur de la forêt boréale afin de tracer le parcours de la future route. La vie est rude dans le Nord, les travailleurs affrontent les nuées de mouches noires et les températures nordiques. Malgré des salaires attrayants, le roulement de personnel est considérable.

Mais les défis ne sont pas uniquement logistiques. Personne n’a pensé à demander aux habitants de la Baie-James ce qu’ils pensent du projet. Les nations autochtones se retrouvent devant un fait presque accompli et elles craignent les conséquences environnementales et sociales de ce mégaprojet sur leur mode de vie.

NÉGOCIER AVEC LES AUTOCHTONES

La nation crie se mobilise et dépose une requête contestant la légalité de la loi ayant créé la Société de développement du chantier.

Même si le gouvernement fait la sourde oreille à leurs demandes, le 15 novembre 1973, à 15 heures précises, un véritable coup de tonnerre secoue le Québec. Le juge Albert Malouf dit que l’État est en train de transformer profondément un territoire déjà occupé et utilisé depuis des générations par les Cris et les Inuits sans avoir réglé adéquatement la question avec ces derniers.

Il considère que les dommages engendrés par cette transformation de l’Écosystème risquent d’être irréversibles. Il faut donc arrêter les travaux jusqu’à ce que la question soit tranchée.

Même si l’affaire est portée en appel et renversée par la suite, Robert Bourassa comprend que le projet ne pourra avancer sans une entente durable avec les peuples autochtones. S’amorce alors une délicate négociation qui débouche, le 11 novembre 1975, sur la Convention de la Baie-James et du Nord québécois.

Signée par les représentants cris et Inuits, Hydro-Québec ainsi que les gouvernements du Québec et du Canada, cette entente historique redéfinit les rapports entre le développement du territoire et les droits autochtones. Elle permet la poursuite des travaux dans un climat plus apaisé, mais elle envoie aussi le signal qu’il n’y a pas que les Québécois qui habitent le Sud qui ont envie d’être maîtres chez eux,

CONSTITUTION

Trudeau Lévesque

Au début des années 1970, le Canada n’est toujours pas entièrement maître de sa destinée, sa Constitution est toujours à Londres. Si la question constitutionnelle revient régulièrement à l’ordre du jour depuis dix ans, on sent que l’ancien ministre de la Justice, maintenant aux commandes du pays, Pierre Elliott Trudeau, a l’intention de la rapatrier.

Et même d’y enchâsser la Charte canadienne des droits et libertés. Il passe proche de réussir en 1971 lors de la conférence de Victoria, mais il se bute à la résistance du Québec.

Cette incapacité à ramener au pays sa Constitution et ses querelle fédérales-provinciales omniprésentes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale tendent à donner des arguments aux partisans de la sécession du Québec.

LE VENT TOURNE

Pendant que les grues s’élèvent à la Baie-James, l’économie mondiale semble se dérégler. Le choc pétrolier de 1973 agit comme une douche froide pour les économies occidentales. En quelques mois, le prix du pétrole s’envole, l’inflation explose et la croissance ralentit.

Au Québec, la crise renforce la conviction de Robert Bourassa que l’avenir énergétique de la province repose sur ses immenses ressources hydroélectriques. Plus que jamais, la Baie-James apparaît comme une réponse québécoise à la dépendance envers le pétrole du Moyen-Orient.

Entre-temps, l’inflation atteint des niveaux inconnus depuis des décennies. L’économie tourne au ralenti, les prix explosent et le chômage gagne du terrain.

Pour les gouvernements, c’est la tempête parfaite, les revenus fiscaux stagnent alors que les dépenses publiques ne cessent d’augmenter.

Depuis le début de la Révolution tranquille, les gouvernements investissent massivement dans les écoles, les hôpitaux, les universités et les grands projets structurants. Les déficits se creusent rapidement, D’environ 400 millions $ au milieu de la décennie, ils approchent ensuite le milliard de dollars. Pour un Québec qui n’a jamais connu de tels niveaux d’endettement, le signal est inquiétant.

Pour la première fois depuis 1960, plusieurs observateurs commencent à se demander jusqu’où l’État peut continuer de grandir. Le grand rêve de modernisation se heurte désormais à une réalité plus dure, celle des finances publiques.

LA QUESTION IDENTITAIRE

À cela s’ajoute les importantes grèves du secteur public et les dépassements de coûts des Jeux olympiques de Montréal. Peu à peu, un sentiment s’installe : après quinze ans d’expansion rapide de l’État québécois, il faut ralentir le rythme des dépenses.

« Maîtres chez nous (1962) », « Égalité ou indépendance (1966) », « Québec plus que jamais (1970) »… Ça fait un petit bout que les Québécois se font dire par ceux qui aspirent à gouverner que le Québec peut, s’il le souhaite, être plus autonome. On peut dire que cette nouvelle confiance profite au Parti Québécois de René Lévesque, si bien que le 15 novembre 1976, le PQ remporte une victoire historique. La surprise est immense.

Pour la première fois, un parti indépendantiste prend le pouvoir au pays. Bien sûr, les électeurs ne votent pas tous pour l’indépendance. Plusieurs souhaitent d’abord sanctionner le gouvernement Bourassa. Mais une chose est certaine : le débat public à changé et une partie croissante de la population se demande désormais qui doit contrôler les principaux leviers du développement de l’État québécois.

Le projet de souveraineté-association porté par René Lévesque place cette question au cœur de la vie politique québécoise. À la fin des années 1970, la Révolution tranquille, pas si tranquille finalement… tire doucement sa révérence. Désormais, les Québécois sont davantage préoccupés par la question nationale.

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Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, 6-7 juin 2026, p58

Questions de « Snowbirds »

Voyages

Q1 – Je vois souvent des publicités disant qu’il faut obtenir une carte NEXUS dès maintenant, car elle sera bientôt obligatoire pour entrer aux États-Unis. Est-ce simplement une façon de me pousser à obtenir quelque chose dont je n’ai pas besoin ?

R-1 – Les rumeurs selon lesquelles la carte NEXUS deviendra obligatoire pour entrer aux États-Unis sont totalement fausses.

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Q2 – Doit-on quand même soumettre un formulaire 8840 pour une personne décédée au cours de l’année ?

R-2 – Oui. Un formulaire 8840 final doit être soumis pour l’année du décès si la personne satisfait au critère de présente substantielle avant son décès. Cela permet de confirmer ses liens de résidence plus étroits avec le Canada et d’éviter qu’elle soit considérée par inadvertance comme résidente américaine à des fins fiscales pour cette année-là.

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Q3 – Entre Noël et le Jour de l’An, mon conjoint et moi roulions de Palm Beach vers Fort Myers, sur la route 81. Une voiture de police nous a interceptés et l’agent nous a demandé notre permis de conduire. Il nous a ensuite informés que notre couvre-plaque d’immatriculation était illégal. Il a également précisé qu’il s’agissait d’une infraction criminelle depuis octobre 2025. Nous lui avons assuré que nous retirerions le couvre-plaque dès notre arrivée à Fort Myers. Il a accepté de nous donner un avertissement, mentionnant que la loi était récente et que de nombreux visiteurs pourraient ne pas être au courant de ce changement,

R3 – Une nouvelle loi est entrée en vigueur le 1er octobre 2025 en Floride et interdit tout objet qui masque, même partiellement, une plaque d’immatriculation, y compris les couvre-plaques transparents ou teintés, les autocollants, les produits vaporisés et les cadres décoratifs. Apparemment, la Florida Highway Patrol est à sensibiliser le public à cette nouvelle règlementation, mais une amende pouvant atteindre 500 $ est à prévoir.

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Q4 – Nous avons rempli le formulaire G-325R en avril 2025 pendant que nous étions en Floride, puisque nous n’avions pas alors de formulaire I-94. Devons-nous mettre à jour le G325R pour chaque séjour ? Ce formulaire est-il suffisant ou devons-nous absolument obtenir un I-94 également ? J’avoue que tout cela prête à confusion…

R4 – Oui, un nouveau formulaire G-325R doit être soumis pour chaque séjour de 30 jours ou plus si aucun formulaire I-94 officiel ne vous a été délivré à votre arrivée aux États-Unis. Lors de la soumission d’un nouveau G325R, vous recevrez peut-être un avis indiquant que vous êtes déjà inscrit; nous vous recommandons d’en imprimer une copie et de l’avoir avec vous pendant votre séjour.

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Source : Revue Nouvelles « CSA », printemps 2026, p6-7

À petites doses…

Santé et bien-être

UN « TATOUAGE INTELLIGENT » POUR DÉTECTER DES CANCERS

Une équipe de chercheurs de l’Université de Montréal et de l’Institut national de la recherche scientifique ont mis au point un système de nanoparticules injectées sous la surface de la peau et qui pourrait détecter des mélanomes très précoces.

Ces nanoparticules forment une espèce de tatouage intelligent temporaire qui capte d’infimes variations de température de la peau. Les cellules cancéreuses produisent plus de chaleur, ce tatouage peut donc détecter un début de cancer de la peau avant même qu’il soit visible.

Pour l’instant, cette nouvelle technologie a été testée de manière efficace sur des souris, mais représente une percée intéressante pour le dépistage de cette forme de cancer.

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Source : Journal de Montréal, magazine Salut Bonjour, 6 juin 2026, p21

Soins VIP pour les riches, file d’attente pour le peuple

Opinion

DES CADRES GRASSEMENT PAYÉS SE FONT SOIGNER GRATUITEMENT… AVEC NOTRE ARGENT

La Caisse de dépôt et placement du Québec — désormais simplement la Caisse — et Investissement Québec ont une mission claire : faire fructifier l’argent du bas de laine collectif. Une responsabilité immense, financée par tous les Québécois.

IA

Or, ce que l’on découvre, c’est que les cadres de ces institutions, déjà parmi les mieux rémunérés de l’État, bénéficient d’un privilège que la majorité des citoyens n’auront jamais : des consultations médicales privées entièrement payées… par nous. C’est le Journal de Montréal qui l’a révélé récemment.

Et il faut le dire sans détour : c’est indécent, c’est choquant !

Pendant que des centaines de milliers de Québécois attendent encore un simple médecin de famille, pendant que les urgences débordent et que les travailleurs ordinaires se battent pour obtenir un rendez-vous, ces gestionnaires — avec leurs salaires de 178 000 $ en moyenne et leurs bonis généreux — reçoivent gratuitement un bilan de santé privé de 1 400 $ par année.

Entre 50 et 60 % d’entre eux en profitent annuellement. Le programme existe depuis 2007. Dix-neuf ans de privilèges payés par le public.

Le porte-parole Jean‑Benoit Houle explique que ce programme vise une centaine d’employés soumis à une charge de travail “particulièrement soutenue” et à des déplacements internationaux nécessitant des mesures préventives.

On connaît la chanson : déplacements, missions, rencontres… et avantages qui s’empilent. Toujours sur le bras des Québécois.

Pendant ce temps, combien de travailleurs — syndiqués ou non — qui gagnent le salaire minimum, qui tiennent debout nos commerces, nos services, nos routes, nos écoles, bénéficient d’un tel traitement? Aucun. Poser la question, c’est y répondre.

Encore un exemple où l’argent public sert à dorloter ceux qui pourraient très bien se payer eux-mêmes ces soins privés. Un système à deux vitesses, entretenu par ceux-là mêmes qui devraient donner l’exemple.

« Plus tu en as, plus tu en veux » : voilà la devise non officielle qui semble régner à la Caisse et chez Investissement Québec.

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Vous rappelez-vous d’Expo67 ? la vitrine sur le monde entier

Souvenirs

Vous rappelez vous notre rendez-vous avec le monde ? Comme le chantait Beau Dommage, C’était L’année D’lamour, C’était L’année d’l’Expo… L’Expo 67 qui, pendant 6 mois, nous aura permis de voisiner le monde entier.

J’étais à l’aube de mes 16 ans, 15 ans et demi comme on disait dans le temps, et j’y étais presqu’à tous les jours, passeport, fortement estamper, en main. Les Québécois nés après cette date historique ont raté quelque chose.

J’ajouterais que deux ans plus tard, en 1969, notre équipe de baseball professionnelle prenait le nom des Expos de Montréal.

Pour vous remettre dans l’ambiance et vous rappeler de merveilleux moments, j’ai trouvé via Facebook, une petite vidéo qui nous présente les moyens de transport présents sur le site en cliquant le lien suivant :

Vidéos Bing

Ça vaut le détour !

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10 raisons de choisir la souveraineté

Opinion

Dans quatre mois, un nouveau gouvernement du Québec sera élu. Évidemment, étant souverainiste depuis toujours, je souhaite que ce soit le Parti Québécois de Paul St-Pierre Plamondon qui soit le grand vainqueur.

On le voit dans les sondages, le OUI stagne autour de 30-35 %. Et puis ? Vous souvenez vous de 1995 ? Les sondages tournaient autour du même pourcentage. Pourtant, le jour du vrais sondage, le camps du NON l’a emporté par la peau des fesses; seulement 54 288 voix. Soit 50,58 % contre 49,42 %. La prochaine fois devrait être la bonne.

Facal

Sur le sujet, Joseph Facal un observateur aguerri de la société québécoise, publiait dans les pages d’opinions du Journal de Montréal des 6 et 7 juin dernier, un article très intéressant sur la décision que nous pourrions prendre collectivement, d’ici la fin de cette décennie.

C’est ce que je veux partager avec vous aujourd’hui…

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Province ou pays ? C’est la question centrale de toute notre vie politique depuis des générations. Le Canada ne protège pas le Québec, il le tire vers le fond. Voici les dix raisons fondamentales de vouloir la souveraineté du Québec.

1- La souveraineté est le seul moyen pour les francophones de ne plus être une minorité subordonnée à une majorité anglo-canadienne qui imposera par le nombre ses priorités et sa vision de l’avenir.

2- La souveraineté est le seul moyen de se libérer de la trajectoire démographique imposée par le Canada, qui condamne le Québec au déclin accéléré de son poids politique et de sa différence culturelle.

3- La souveraineté est le seul moyen vraiment efficace de protéger et de faire s’épanouir une identité propre, fondée notamment mais pas exclusivement sur la langue française. Par le contrôle exclusif de l’immigration et des politiques linguistiques, culturelles et d’intégration.

4- Les Québécois, s’ils ne vivent pas dans un système d’oppression, vivent assurément dans un système de domination, verrouillé de l’intérieur par la vision anglo-canadienne du pays différente et majoritaire et par les contraintes de la formule d’amendement. Absolument toutes les tentatives québécoises pour reformer le système canadien ont échoué. La souveraineté est la seule voie qui n’a pas été tentée.

5- Si on suppose, par exemple, que 2027 serait la première année de la souveraineté, le Québec récupérerait autour de 93 milliards $ envoyés à Ottawa pendant cet exercice, que nous pourrions utiliser en fonction de nos intérêts et de nos choix.

 6- La souveraineté nous donnerait des outils – par le rapatriement des pouvoirs – et lèverait des irritants – par la fin des dédoublements administratifs et des décisions contradictoires – qui nous permettraient d’organiser plus rationnellement et plus efficacement notre société.

7- La souveraineté va dans le sens de l’évolution en cours dans le monde moderne, qui a vu augmenter le nombre de pays (41 depuis 1980, 5 depuis 2000) et voit se réveiller de nouveau les identités nationales.

8- Le Québec dispose de tous les atouts requis pour être un pays prospère et bienveillant : 17e superficie au monde (3 fois celle de la France, 5 fois celle du Japon), 27e PIB ajusté en fonction du coût de la vie, riche en ressources naturelles (3 % des réserves mondiales d’eau douce, forêts, fer, or, nickel, cuivre, zinc), un des moins inégalitaires et des plus éduqués et technologiquement avancés.

9- La souveraineté ne serait pas un coup de baguette magique, mais elle nous grandirait psychologiquement, en nous rendant pleinement responsables de nos réussites et de nos échecs, à l’image de l’humain qui quitte la dépendance de l’adolescence pour entrer dans l’autonomie de l’âge adulte.

10- Tous les arguments contre la souveraineté reviennent essentiellement à la peur du changement et à la mise en doute de nos capacités. Notre déclin inéluctable dans le régime actuel transforme la souveraineté en une audace porteuse d’une saine prudence. Nos capacités ne sont pas moindres que celles d’autres peuples et, si nous fûmes jadis capables de grandes choses, nous en sommes encore capables.

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Un pan de notre histoire : Québec cesse d’être tranquille (Partie 1)

Histoire

LA DÉFAITE DE JEAN LESAGE EN 1966 EST ACCUEILLIE COMME UN SÉISME POLITIQUE

Jean Lesage déclenche une élection générale du 5 juin 1966. Fort de sondages favorables au printemps, il espère obtenir un troisième mandat afin de poursuivre la Révolution tranquille québécoise.

Pour la campagne de 1966, il change toutefois de stratégie. Cette fois, il place toute la campagne sur ses épaules et relègue à l’arrière-plan plusieurs ministres vedettes de son équipe. Ses proches sont surpris par ce véritable one man show, mais que faire ? C’est lui le chef. L’histoire nous apprend rapidement que c’était une très mauvaise stratégie.

L’annonce de la défaite des libéraux est accueillie comme un véritable tremblement de terre politique. Une défaite aussi surprenante qu’amère pour Jean Lesage, qui ne reconnaîtra officiellement la victoire de l’Union nationale que trois jours plus tard.

Il faut dire que le Parti libéral avait obtenu davantage de votes que l’Union nationale, mais, grâce à une carte électorale favorisant fortement les régions rurales, les unionistes réussissent à faire élire 56 députés contre 50 pour les libéraux.

La majorité des analystes expliquent cette défaite par la fatigue provoquée par le rythme accéléré des réformes, la hausse des taxes, le mécontentement entourant la réforme de l’éducation et le sentiment, dans plusieurs régions rurales, d’être abandonnés au profit de Montréal.

Il faut aussi souligner que la présence des partis indépendantistes, notamment le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) de Pierre Bourgault, contribue à diviser le vote libéral.

DANS LA CONTINUITÉ

Le 16 juin 1966, Daniel Johnson s’installe dans le fauteuil du premier ministre. Durant la nuit, Jean Lesage subit une crise cardiaque qui restera longtemps cachée à la population québécoise.

Lorsque l’Union nationale reprend le pouvoir en 1966, plusieurs croient assister à l’enterrement de la Révolution tranquille et au retour du vieux conservatisme de l’ère Maurice Duplessis. Pourtant, contre toute attente, Daniel Johnson choisit plutôt de poursuivre une bonne partie de la modernisation amorcée par Jean Lesage.

Son gouvernement aligne des ministres de renom, comme Jean-Jacques Bertrand, Paul Dozois, Marcel Masse et Jean-Guy Cardinal. Il poursuit les réformes en éducation, adopte la loi créant le Protecteur du citoyen et réorganise l’État avec de nouveaux ministères, notamment celui des Institutions financières.

Derrière le slogan « Égalité ou indépendance », Johnson tentait depuis quelques années de concilier nationalisme québécois et modernisation de l’appareil public.

BRAS DE FER AVEC OTTAWA

À peine arrivé au pouvoir, Johnson doit affronter une violente grève dans les hôpitaux qui menace le système de santé. Pendant ce temps, il ouvre un bras de fer avec Ottawa en réclamant le contrôle complet de l’impôt québécois. Mais malgré toutes ces tensions, le Québec entre dans une nouvelle ère de modernité avec l’ouverture du métro de Montréal et l’ouverture des premiers cégeps en 1967.

L’Expo 67 projette Montréal sur la scène internationale et nourrit un immense sentiment de fierté nationale. Johnson profite du contexte pour rapprocher le Québec de la France. Sa rencontre avec Charles De Gaulle mène à une coopération culturelle sans précédent entre Paris et Québec.

Puis survient le choc du « Vive le Québec libre ! » lancé du balcon de l’hôtel de ville de Montréal. Cette phrase historique secoue les relations entre Québec, Ottawa et la France, mais contribue aussi à internationaliser la question québécoise.

Pendant ce temps, le nationalisme québécois se radicalise. René Lévesque rompt avec les libéraux et défend désormais ouvertement son idée de souveraineté-association à travers le mouvement du même nom qui deviendra le Parti québécois.

Face à lui, Pierre Elliott Trudeau défend une vision d’un Canada bilingue, mais fortement centralisé. L’affrontement idéologique entre Johnson, Lévesque et Trudeau redéfinit alors complètement la politique canadienne.

TENSIONS ET MANIFESTATIONS

Johnson poursuit aussi la modernisation de l’État québécois avec la création du ministère des Relations internationales, la naissance de Télé-Québec (alors appelée Radio-Québec) et son appui au développement d’un futur système universel d’assurance maladie recommandé par la commission Castonguay.

Mais derrière cette effervescence, les tensions sociales explosent. Dans cette moitié des années 1960, les manifestations se multiplient et le climat politique devient électrique.

On n’a qu’à penser au fameux « Lundi de la matraque » de juin 1968, un affrontement qui provoque une fracture importante entre les nationalistes québécois et le pouvoir fédéral.

Puis, brusquement, tout bascule. Le 26 septembre 1968, à la veille de l’inauguration du gigantesque barrage Manic-5, Daniel Johnson meurt d’une crise cardiaque. Sa disparition soudaine met fin à une période courte, mais déterminante.

En à peine deux ans, Johnson aura contribué à transformer le Québec moderne, à faire rayonner le nationalisme québécois à l’international et à préparer le terrain aux grands affrontements constitutionnels des décennies suivantes. Mais sa mort soudaine plonge encore une fois l’Union nationale dans une crise de leadership.

LE QUÉBEC EN PLEINE ÉBULITION

Son successeur, Jean-Jacques Bertrand, hérite d’un Québec en pleine ébullition. Montée du nationalisme, radicalisation du FLQ, agitation étudiante, tensions linguistiques et affrontements de plus en plus durs avec Ottawa.

S’il complète plusieurs réformes amorcées sous Johnson, on sent rapidement que Bertrand ne possède pas la posture combative de son prédécesseur sur le plan constitutionnel.

Le gouvernement unioniste paraît désormais hésitant, coincé entre un nationalisme québécois de plus en plus radical et un fédéralisme incarné par de nouvelles figures montantes, comme Pierre Elliott Trudeau et Robert Bourassa.

Le court règne de Jean-Jacques Bertrand se déroule dans un climat explosif. À l’automne 1968, les cégeps et les universités s’embrasent. Des milliers d’étudiants réclament une deuxième université francophone à Montréal, une réforme des prêts et bourses ainsi que davantage de liberté dans le nouveau réseau collégial.

Dans les rues de Montréal, les manifestations grossissent pendant que le nationalisme québécois se transforme rapidement en mouvement souverainiste organisé.

NAISSANCE DU PARTI QUÉBÉCOIS

En octobre 1968, le Parti québécois voit officiellement le jour sous la direction de René Lévesque.

Malgré les tensions, le gouvernement Bertrand poursuit plusieurs réformes majeures de la Révolution tranquille, Il crée le ministère de l’Immigration, instaure le Protecteur du citoyen, abolit le vieux Conseil législatif et transforme l’Assemblée législative en Assemblée nationale du Québec.

Puis, en décembre 1968, Québec lance le réseau de l’Université du Québec, qui mènera notamment à la création de l’UQAM et à une démocratisation sans précédent de l’enseignement supérieur.

Mais c’est surtout la question linguistique qui fragilise son gouvernement. En 1968, l’Union nationale dépose le projet de loi 85 pour tenter de régler la crise linguistique et scolaire à Saint-Léonard. Devant la controverse, Bertrand le retire et met sur pied la Commission Gendron afin d’étudier l’avenir du français au Québec.

Pourtant, lorsqu’il adopte finalement la célèbre loi 63 en 1969, qui maintient le libre choix de la langue d’enseignement, la tempête éclate quand même. Des dizaines de milliers de manifestants dénoncent alors ce qu’ils considèrent comme une capitulation face à la domination grandissante de l’anglais à Montréal.

Pendant ce temps, le Québec traverse une période de fortes secousses sociales. L’affaire de l’Université Sir George Williams, les manifestations pour un « McGill français », les émeutes liées à la grève des policiers de Montréal et la radicalisation du FLQ témoignent d’un climat de plus en plus tendu.

L’idée de la souveraineté gagne du terrain pendant que le vieux parti de l’Union nationale perd progressivement ses appuis, autant chez les nationalistes attirés par Lévesque que chez les fédéralistes séduits par Robert Bourassa.

Le gouvernement Bertrand laisse néanmoins quelques réalisations durables. Comme la loi qui fera naître la Régie de l’assurance maladie du Québec, la création de Loto-Québec pour générer de nouveaux revenus pour l’État québécois et la fondation de SOQUIP.

Cette dernière vise notamment à explorer le potentiel pétrolier et gazier du Québec afin de réduire la dépendance de la province aux combustibles fossiles importés.

À BOUT DE SOUFFLE

Mais on sent déjà que l’Union nationale est à bout de souffle après un seul mandat. Lors des élections de 1970, le parti s’effondre. Les libéraux de Robert Bourassa prennent le pouvoir, tandis que le Parti québécois s’impose comme le nouvelle grande force nationaliste.

Est-ce la fin de la Révolution tranquille ? Peut-être pas… la suite et la conclusion la semaine prochaine.

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Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, 30-31 mai 2026, p69

Quand l’épicerie devient un casino d’État

Opinion

Loto‑Québec a trouvé une nouvelle façon d’étendre son empire : offrir la possibilité d’acheter un billet de loterie directement sur sa facture d’épicerie, au moment même où le client passe à la caisse.

IA

Une idée « moderne », diront certains. Une stratégie « innovante », ajouteront d’autres. Mais soyons honnêtes : c’est surtout une manœuvre habile — et profondément troublante — pour pousser encore plus de citoyens à financer les coffres de l’État sous prétexte de leur vendre du rêve.

Car c’est là tout le génie sombre de cette initiative : elle frappe les gens au moment le plus vulnérable, celui où ils constatent le prix exorbitant de leur panier d’épicerie. On leur glisse alors sous le nez une échappatoire : « Pour quelques dollars de plus, vous pourriez changer votre vie ». C’est indignant… et terriblement attractif. Une tentation calibrée, presque scientifique.

Le problème, c’est que ceux qui mordent à l’hameçon sont souvent ceux qui n’en ont pas les moyens. On transforme la ligne de caisse en machine à espoir instantané, comme si la solution à la précarité passait par un tirage. On normalise l’idée que le rêve s’achète à crédit, un dollar à la fois.

Loto‑Québec dira qu’il ne fait que répondre à la demande. Mais la vérité, c’est qu’on déplace encore un peu plus la frontière entre consommation essentielle et jeu compulsif. On banalise un geste qui, pour certains, deviendra une habitude coûteuse. Et tout cela, bien sûr, sous couvert de « divertissement ».

Pendant que les familles comptent leurs sous, l’État, lui, compte ses profits.

Il y a quelque chose de profondément malsain à voir l’épicerie — lieu de besoins fondamentaux — devenir un point de vente pour un produit qui exploite l’espoir des plus fragiles. Une société qui mélange nourriture et loterie se trompe de priorité.

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Une date historique : le Jour J

Histoire

Le 6 juin 1944, à l’aube, les plages de Normandie devinrent le théâtre d’un événement qui allait changer le cours de l’histoire. Sous un ciel lourd et un vent froid venu de la mer, des milliers de soldats alliés s’avancèrent vers les côtes françaises, conscients que chaque vague qui les portait pouvait aussi être la dernière. Ce jour-là, le monde retint son souffle. Ce jour-là, la liberté entreprit sa reconquête.

IA

Le Débarquement, que l’histoire retiendra sous le nom de Jour J, fut bien plus qu’une opération militaire. Il fut un acte de courage collectif, un pari insensé contre la tyrannie, un sacrifice consenti par des hommes venus de loin — Américains, Britanniques, Canadiens, Français libres et tant d’autres — unis par une même conviction : l’Europe ne devait pas rester prisonnière de l’oppression.

Sur les plages d’Omaha, Utah, Gold, Juno et Sword, les premières heures furent d’une violence inouïe. Les balles sifflaient, les obus éclataient, les vagues se teintaient de rouge. À Juno Beach, les soldats canadiens, malgré les pertes terribles, percèrent les défenses ennemies et avancèrent plus loin dans les terres que n’importe quelle autre force alliée ce jour-là. Leur détermination, forgée dans l’effort et la fraternité, demeure l’un des symboles les plus forts de cette journée.

Mais le 6 juin ne fut pas seulement l’affaire des combattants. Dans les villages normands, des civils terrés dans les caves priaient pour que la libération arrive sans tout emporter sur son passage. Certains guidèrent les soldats, d’autres soignèrent les blessés, tous espérèrent que la nuit qui tomberait serait différente de celles qu’ils avaient connues depuis quatre longues années.

Aujourd’hui, plus de huit décennies plus tard, nous nous souvenons. Nous nous souvenons des jeunes hommes qui ont laissé derrière eux une famille, un pays, une vie qu’ils n’auront jamais retrouvée. Nous nous souvenons de ceux qui ont survécu, mais qui ont porté toute leur existence le poids de ce qu’ils avaient vu. Nous nous souvenons aussi de ceux qui, dans l’ombre, ont préparé, renseigné, résisté, au péril de leur propre liberté.

Le Débarquement n’est pas seulement un chapitre d’histoire. Il est un rappel. Un rappel que la paix n’est jamais acquise. Un rappel que la liberté exige parfois un courage qui dépasse l’individu. Un rappel que les nations, lorsqu’elles s’unissent pour défendre ce qui est juste, peuvent renverser les plus sombres destins.

En ce 6 juin, nous honorons leur mémoire. Nous honorons leur sacrifice. Et surtout, nous nous engageons à transmettre leur héritage : celui d’un monde où la dignité humaine ne doit jamais plier devant la peur, où la solidarité peut triompher de la barbarie, et où le courage de quelques-uns peut offrir un avenir à des millions.

Que leur souvenir demeure vivant, non seulement dans les livres, mais dans nos consciences. Car tant que nous nous souviendrons, leur combat ne sera jamais vain.

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On vieillit plus vite en dormant trop

Santé et bien-être

L’EXCÈS DE SOMMEIL N’EST PAS BÉNÉFIQUE POUR LA SANTÉ

Manquer de sommeil nuit à la santé, mais trop dormir comporte aussi des effets néfastes. Une vaste étude démontre qu’un excès de sommeil accélère le vieillissement de presque tous les organes

IA

Le nombre d’heures de sommeil nécessaires varie selon la génétique de chaque personne, son environnement, son mode de vie et d’autres facteurs. Pour certains, six heures de sommeil suffisent, tandis que d’autres ont besoin de dormir pendant neuf heures. Les amateurs de sieste n’ont donc pas à être inquiets.

Cependant, une nouvelle étude publiée récemment dans la revue Nature suggère qu’un « juste milieu », entre 6,4 et 7,8 heures de sommeil par nuit, favorise le fonctionnement du système immunitaire, du cerveau et du cœur ainsi que d’autres organes.

« Autant le manque que l’excès de sommeil peuvent être mauvais pour la santé », a souligné Mark Lachs, codirecteur de la Division de gériatrie et de médecine palliative au Centre de médecine Weill Cornell et l’Hôpital presbytérien de New York.

Les modèles statistiques utilisés dans cette étude ont déterminé que le manque et l’excès de sommeil sont associés à des changements moléculaires qui accélèrent le vieillissement.

« Je considérerais cela comme une recommandation, a ajouté Junhao Wen, assistant professeur de radiologie à l’Université Columbia et auteur principal de l’étude. L’essentiel, c’est d’avoir une durée de sommeil régulière, d’environ 6 à 8 heures par jour. »

L’IMPACT DU SOMMEIL

C’est dans le but d’améliorer son propre sommeil qu’il trouvait trop léger que Junhao Wen a décidé de l’étudier.

Son laboratoire figure parmi les pionniers dans le développement d’horloges biologiques du vieillissement, qui combinent des données biomédicales et l’apprentissage automatique pour déterminer l’âge physiologique de chaque organe.

« L’hypothèse est que différents organes, même chez une même personne, vieillissent à des rythmes différents », a-t-il expliqué.

En s’appuyant sur la Biobanque du Royaume-Uni, une étude portant sur 500 000 volontaires, Junhao Wen et ses collègues ont développé des horloges biologiques pour déterminer si le vieillissement des organes était lié à la durée du sommeil.

Pour presque tous les organes, un sommeil trop long ou trop court était associé à un vieillissement accéléré, selon leurs mesures.

Les résultats formaient une courbe en « U ». Autrement dit, si les écarts étaient faibles par rapport au « point idéal » de sommeil, le vieillissement des organes était peu significatif. Et plus les écarts étaient importants, plus ils entraînaient un vieillissement marqué.

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Source : Carl et Kate, pharmaciens, Journal de Montréal, 2 juin 2026, p30

À petites doses…

Santé

Article paru dans le cahier Salut-Bonjour du Journal de Montréal, des 23 et 24 mai 2026.

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PRÈS DE 1400 INFIRMIÈRES DE LA RELÈVE

Le Québec comptera bientôt sur l’aide de 1385 infirmières de plus dans le réseau de la santé.

L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) a annoncé un taux de réussite de 90 % à l’examen d’admission à la profession tenu le 31 mars dernier.

Il s’agit d’un retour à des taux de réussite élevés pour l’Ordre, qui avait été secoué par un taux d’échec anormalement élevé en 2022, déclenchant même une enquête de Québec.

En date du 15 mars 2026. L’OIIQ comptait 88 026 membres. Il précise qu’un peu plus de15 000 sont aux études pour éventuellement être admis dans la profession.

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PLUS DE VACCINS DANS LES PHARMACIES DE L’ONTARIO

L’Ontario continue d’élargir les pouvoirs des pharmaciens, en leur permettant de faire plus de vaccins et de prendre en charge des problèmes de santé fréquents, pour libérer les médecins surchargés.

À partir de juillet, des pharmacies ontariennes pourront désormais fournir des vaccins contre le tétanos, le zona, la coqueluche, la diphtérie, la pneumonie et le virus respiratoire syncytial (VRS).

Les pharmaciens pourront aussi prendre en charge des problèmes courants, comme la sécheresse oculaire, la congestion nasale, les verrues ou les maux de tête légers, notamment.

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PLUS DE 60 DÉFRIBILLATEURS DANS LANAUDIÈRE

Dans la dernière année, 26 municipalités dans Lanaudière ont installé un total de 64 défibrillateurs externes automatisés (DEA) dans des lieux publics.

Cette démarche du CISSS de Lanaudière vise à renforcer l’intervention des citoyens et améliorer l’accessibilité à ces appareils, lors d’arrêts cardiorespiratoires.

Il souligne que lorsqu’un DEA est utilisé rapidement, combiné aux manœuvres de réanimation cardiorespiratoires, il peut contribuer à augmenter les chances de survie.

Le CISSS offre aussi la formation pour son utilisation, auprès de 300 citoyens et près de 4000 élèves du secondaire.

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