Plus jamais pareil

Réflexion

Tout le monde a été plongé dans l’horreur, lundi dernier, 22 juin, à Montréal dans le quartier Côte-des-Neiges. En furetant sur Facebook, je suis tombé sur le merveilleux texte de Lucie. Est-ce un nom fictif, une vraie personne, ou le texte a été inventé pour l’occasion ? Je ne sais pas. Mais il provoque une réflexion profonde. C’est ce que je vous partage aujourd’hui.

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Je m’appelle Lucie, j’ai 57 ans, pis je travaille dans une petite boulangerie à Côte-des-Neiges. Pas une boulangerie fancy avec des croissants à 8 $, des murs en béton poli pis des cafés avec des feuilles dessinées dans la mousse.

Une vraie petite boulangerie. Celle où les madames achètent leur pain tranché. Où les étudiants prennent un café trop vite avant le métro. Où les travailleurs de chantier entrent avec de la poussière sur les bottes. Où les vieux messieurs restent un peu plus longtemps que nécessaire parce que chez eux, c’est silencieux.

Mardi matin, le 23 juin, je suis arrivée plus tôt que d’habitude. Il faisait beau. Trop beau pour le lendemain d’une journée pareille.

La veille, le quartier avait figé. Sirènes. Rues barrées. Messages aux familles. Téléphones qui vibrent. Rideaux entrouverts. Clients qui n’arrivaient pas. Employés qui demandaient s’ils devaient rentrer ou rester chez eux.

Une fusillade.

Un policier mort.

Un citoyen mort.

Un autre policier blessé.

Des familles brisées.

Un quartier qui ne respirait plus pareil. Moi, je n’étais pas sur la scène. Je n’ai rien vu de près. Pis honnêtement, je ne veux pas voir les vidéos. On n’a pas besoin de tout voir pour comprendre que c’est grave. Des fois, respecter les morts, c’est aussi refuser de transformer leur dernière minute en contenu.

À 6 h 15, j’ai sorti les baguettes du four. D’habitude, cette odeur-là me rassure. Le pain chaud, c’est simple. C’est vivant. C’est le matin qui commence. Mais ce matin-là, même le pain chaud avait l’air de marcher sur la pointe des pieds.

La première cliente est entrée à 6 h 42. Madame Cohen. Elle habite le quartier depuis plus longtemps que moi. Toujours bien mise. Toujours un sac réutilisable plié dans son sac. Toujours deux pains, pas un. Un pour elle. Un pour sa voisine.

Elle a fermé la porte derrière elle doucement, comme si elle entrait dans une chambre d’hôpital. Elle m’a regardée pis elle a dit :

« Lucie… c’est arrivé tellement proche. »

J’ai juste répondu :

« Je sais. »

Parce qu’il y a des matins où les grandes phrases ne servent à rien. Elle a pris ses pains. Ses mains tremblaient un peu. Je lui ai demandé si elle voulait un café. Elle a dit non. Puis elle a dit oui. Elle s’est assise près de la fenêtre. Pas longtemps. Juste assez pour boire trois gorgées pis regarder dehors.

La rue était normale, mais pas normale. Les autobus passaient. Les gens marchaient. Les commerces ouvraient. Mais tout le monde avait ce petit ralentissement dans le corps. Comme quand tu passes devant une maison qui a brûlé. Tu regardes sans vouloir regarder.

Vers 8 h, un policier est entré. Pas pour acheter beaucoup. Juste un café noir. Il avait les yeux rouges. Pas besoin d’être proche de lui pour comprendre qu’il n’avait pas dormi.

Il a sorti sa carte. Je lui ai dit :

« Laissez faire. C’est correct. »

Il a secoué la tête.

« Non, madame. Je vais payer. »

Je lui ai répondu :

« Aujourd’hui, je ne vous demande pas la permission. »

Il m’a regardée. Une seconde. Puis il a baissé les yeux. Pas un grand moment de cinéma. Pas de musique. Pas de discours. Juste un homme en uniforme, avec un café chaud dans les mains, qui avait l’air d’avoir perdu quelqu’un. Avant de sortir, il a dit :

« Merci. »

Pas fort. Mais assez pour que ça reste dans la boulangerie après son départ.

À 9 h, mon employé, Kevin, est arrivé. 23 ans. Casquette à l’envers. Toujours une blague dans la bouche. Pas ce matin.

Il a mis son tablier en silence. Après dix minutes, il m’a demandé :

« Lucie, tu penses-tu que le monde devient fou ? »

J’ai continué à placer les muffins. Je ne savais pas quoi répondre. Parce que moi aussi, je me pose la question des fois. Quand une personne prend sa haine, sa solitude, ses idées croche, pis décide de les lancer sur des inconnus dans une rue ordinaire, c’est pas juste une nouvelle. C’est une fissure dans le sentiment de sécurité de tout le monde.

Kevin a ajouté :

« Mon petit frère prend le bus là. Des fois il passe proche. »

Voilà ! C’est ça, une tragédie de quartier. Tout le monde se met à calculer. Ma fille aurait pu être là. Mon frère aurait pu passer. Mon père va à cette pharmacie. Ma blonde prend ce chemin. Mon enfant attend l’autobus pas loin.

Le drame n’a plus l’air loin. Il entre dans ton horaire.

À midi, il y avait plus de monde que je pensais. Pas parce que les gens avaient faim. Parce qu’ils voulaient sortir un peu. Voir des visages. Entendre une cloche de porte. Se prouver que le quartier tenait encore debout.

Un monsieur a acheté six chocolatines. Il m’a dit :

« Je vais les porter au poste. Je sais pas quoi faire d’autre. »

Je lui ai mis deux muffins de plus dans le sac. Il m’a regardée. J’ai dit :

« Pour ceux qui n’ont pas mangé. »

Il a hoché la tête.

Des fois, dans les journées trop grandes pour nous, on fait des petits gestes parce que c’est tout ce qu’on a. Un café. Un pain. Une porte tenue ouverte. Un message envoyé. Une main sur une épaule. Un silence respectueux. Ça ne ramène personne. Mais ça empêche le froid de gagner toute la place.

En après-midi, une jeune mère est entrée avec son garçon. Il devait avoir 6 ans. Il a pointé les biscuits en forme d’étoile. Sa mère lui a dit :

« Choisis-en un. »

Le petit a demandé :

« Pourquoi il y a autant de policiers dehors? »

Sa mère a figé. Je l’ai vue chercher les mots.

Comment on explique à un enfant que parfois, même les adultes n’arrivent pas à protéger le monde comme ils voudraient?

Elle a fini par dire :

« Parce qu’hier, il y a eu quelque chose de très triste. Pis aujourd’hui, ils prennent soin du quartier. »

Le petit a réfléchi. Puis il a pris deux biscuits. Il en a gardé un dans sa main, pis il a dit :

« Celui-là, c’est pour un policier. »

Je vous le dis, j’ai dû me tourner vers la machine à café. Parce que des fois, un enfant comprend mieux que nous autres ce qu’il faut faire avec la peine. Il ne l’analyse pas. Il offre un biscuit.

Le soir, avant de fermer, je suis sortie deux minutes devant la boulangerie. Le soleil descendait sur Côte-des-Neiges. Les vitrines reflétaient la lumière. Les gens marchaient plus lentement.

Un autobus a freiné. Quelqu’un riait au loin, presque gêné de rire. La vie revenait. Pas comme avant. Mais elle revenait.

C’est ça qui est étrange avec une ville. Elle peut être blessée le matin, pis continuer à faire du café l’après-midi.

Elle peut pleurer un policier, un citoyen, des familles, pis quand même ouvrir les commerces, nourrir les enfants, conduire les autobus, ramasser les poubelles, servir du pain. Pas parce qu’elle oublie. Parce qu’elle refuse de laisser la peur devenir propriétaire des rues. J’ai barré la porte de la boulangerie plus tard que prévu.

Sur le comptoir, il restait un sac avec deux muffins. Je l’avais gardé pour un policier qui passerait peut-être. Ou pour n’importe qui qui aurait besoin d’un peu de douceur. Je ne sais pas.

Je suis rentrée chez moi avec l’odeur du pain dans mon manteau pis le cœur lourd. Pis je me suis dit qu’au Québec, le 23 juin, on parlait beaucoup de drapeaux, de chansons, de fête nationale, d’identité. Mais ce jour-là, à Côte-des-Neiges, l’identité du Québec, je l’ai vue ailleurs.

Je l’ai vue dans une vieille dame qui tremble mais qui sort quand même chercher du pain pour sa voisine. Je l’ai vue dans un policier fatigué qui dit merci pour un café. Je l’ai vue dans un jeune employé qui s’inquiète pour son petit frère. Je l’ai vue dans un enfant qui veut donner un biscuit. Je l’ai vue dans un quartier blessé qui ne se referme pas complètement.

Parce qu’une société, ce n’est pas seulement ce qu’elle chante quand tout va bien. C’est ce qu’elle protège quand tout va mal.

Pis aujourd’hui, moi, j’espère juste qu’on va protéger les vivants sans oublier les morts. Avec moins de vidéos partagées. Moins de commentaires sales. Moins de haine lancée vite. Pis plus de présence. Plus de douceur. Plus de monde qui regardent leur voisin pis qui disent, même sans grands mots :

« T’es pas tout seul. »

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Les explications de Costco

Consommation

Le 16 juin dernier, je dénonçais dans mon article que Costco facturait des écofrais sur les cannettes de boissons gazeuses qu’il vend. Une pratique qui ne figure toujours pas parmi les produits soumis aux écofrais.

Après enquête, j’ai finalement obtenu des explications.

Il y a exactement trois jours, une personne responsable de la succursale Costco de Candiac m’a fourni des précisions sur cette façon de faire.

NOUVELLES RÈGLES

IA

Le montant facturé découle d’une directive de l’Association québécoise de récupération des contenants de boissons (AQRCB) – Consignaction, mise à jour et entrée en vigueur le 1er mars dernier.

En réalité, les 2 sous facturés par cannette de boisson gazeuse représentent une contribution des producteurs destinée à l’élaboration, à la mise en œuvre et au soutien financier du système de consigne de certains contenants.

Le montant varie entre 2 et 4 sous, selon le type de contenant visé.

Il ne s’agit donc pas d’écofrais, et Costco devrait remplacer cette appellation par « Contribution », qui serait plus juste.

En conclusion, c’est encore une taxe déguisée, refilée aux consommateurs et qui profite aux producteurs.

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Un pan de notre histoire : la nuit ou est né Gens du pays

Histoire

LE 24 JUIN, UN MOMENT HISTORIQUE SE DESSINE SANS QUE PERSONNE N’EN MESURE LA PORTÉE

Le 24 juin 1975, le Québec vibre au rythme de ses aspirations nationales. Malgré une météo peu clémente, une foule record converge vers le mont Royal pour célébrer la Saint-Jean-Baptiste. Entre les prestations de Gilles Vigneault, Louise Forestier et Yvon Deschamps, un moment historique se dessine sans que personne n’en mesure encore la portée : la naissance de Gens du pays, une chanson appelée à devenir l’hymne officieux de tout un peuple.

LA FÊTE À LA MONTAGNE

Plus d’un million de spectateurs se sont donné rendez-vous du 20 au 24 juin pour célébrer la Saint-Jean-Baptiste.

Le 24 juin, le mont Royal est devenu le plus bel amphithéâtre à ciel ouvert de notre histoire. Tous essayaient de s’approcher de la magnifique scène érigée aux abords du lac aux Castors.

Nous sommes au milieu des années 1970. René Lévesque n’est pas encore au pouvoir, mais partout où il passe, il invite les Québécois à rêver plus grand : celui d’un peuple suffisamment maître de son destin pour siéger parmi les nations du monde.

Depuis toujours, la Saint-Jean-Baptiste est la fête des Canadiens français. Processions religieuses, défilés patriotiques et petits Saint-Jean-Baptiste costumés ont longtemps dominé les célébrations.  Le vent du changement souffle sur cette Saint-Jean qui attire des Montréalais de toutes origines. Finies les célébrations figées dans le passé ; l’heure est à la laïcité, aux artistes, à la langue et à la culture d’ici.

Dans le contexte de l’Année internationale de la femme décrétée par l’ONU, c’est Lise Payette qui hérite de la mission de réinventer la fête.

Mais personne ne se doute alors que la soirée du 24 juin donnera naissance à l’une des chansons les plus célèbres de notre histoire. Quelques jours avant le spectacle, l’humoriste Yvon Deschamps lance une idée à la blague. Pourquoi ne pas créer une chanson d’anniversaire pour les Québécois ? Après tout, on célèbre bien l’anniversaire d’un peuple.

CHANTER À L’UNISSON

L’idée fait son chemin jusqu’à Gilles Vigneault. Le poète de Natashquan se met à écrire. Quelques paroles. Une mélodie simple. Rien qui ne laisse présager que la chanson traversera les générations.

Lorsque Vigneault monte sur scène avec Louise Forestier et Yvon Deschamps pour interpréter Gens du pays pour la toute première fois, personne ne sait qu’il vient d’offrir au Québec son hymne officieux.

Aujourd’hui encore, il est difficile de trouver un anniversaire où quelqu’un ne lance pas spontanément le célèbre refrain : « Mon cher… c’est à ton tour de te laisser parler d’amour ».

Peu de chansons peuvent se vanter d’avoir quitté leur auteur pour appartenir à tout un peuple. Mais la magie de cette Saint-Jean ne s’arrête pas là.

Les témoignages de l’époque racontent une foule compacte qui chante à l’unisson. Des milliers de voix qui reprennent les refrains sans qu’aucun écran géant ni téléphone intelligent ne soit nécessaire pour coordonner le tout.

Puis survient un autre moment marquant. Ginette Reno interprète Un peu plus haut, un peu plus loin. Sa voix puissante résonne sur la montagne. Plusieurs observateurs affirmeront plus tard qu’elle a littéralement fait vibrer le mont Royal.

SYMBOLES PUISSANTS

Les images d’archives montrent des spectateurs émus, parfois en larmes. Pour beaucoup, la Saint-Jean de 1975 constitue le moment où la fête cesse définitivement d’être seulement une tradition héritée du passé.

Deux ans plus tard, le gouvernement du Parti québécois fera officiellement du 24 juin la Fête nationale du Québec.

L’année suivante, le mythique spectacle 1 fois 5 réunira Robert Cgarlebois, Gilles Vigneault, Jean-Pierre Ferland, Claude Léveillée et Yvon Deschamps devant une foule record. Mais plusieurs historiens de la culture québécoise considèrent aujourd’hui que les bases de ce moment historique ont été posées durant l’extraordinaire Saint-Jean de 1975.

Cinquante ans plus tard, alors que la fête nationale s’apprête une fois de plus à rassembler les Québécois, il vaut la peine de se souvenir qu’une simple chanson écrite pour un spectacle est devenue l’un des symboles les plus puissants de notre identité collective.

Et si, dans quelques jours, vous vous surprenez à chanter Gens du pays autour d’un feu ou devant une scène, souvenez-vous que tout a commencé un soir de juin 1975, sur les pentes du mont Royal, lorsqu’un peuple s’est mis à chanter d’une seule voix.

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Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, 20 juin 2026, p58

Hommage au policier du SPVM Mohamed Lamine Benredouane, 34 ans, mort en devoir hier

Actualités

Hier, Montréal a perdu plus qu’un policier. Elle a perdu un protecteur, un collègue, un ami, un être humain qui avait choisi de consacrer sa vie à la sécurité des autres. La nouvelle de sa mort en devoir nous frappe en plein cœur, rappelant avec brutalité que derrière l’uniforme se trouvent des femmes et des hommes qui acceptent chaque jour de faire face au danger pour que nous puissions vivre en paix.

Ce policier du SPVM est tombé en accomplissant ce qu’il faisait depuis le premier jour : servir et protéger. Servir avec courage, avec professionnalisme, avec cette conviction profonde que la société mérite d’être défendue, même lorsque cela exige le plus grand des sacrifices.

Son départ laisse un vide immense. Dans sa famille, qui perd un être cher. Dans son équipe, qui perd un frère d’armes. Dans la communauté, qui perd un pilier silencieux mais essentiel. Aujourd’hui, nous ne pleurons pas seulement un policier : nous pleurons un citoyen engagé, un être humain qui croyait en la valeur de chaque vie, y compris celles qu’il ne connaissait pas.

À sa famille, nous offrons notre solidarité. À ses collègues, notre respect. À sa mémoire, notre gratitude et nos plus sincères condoléances.

Qu’il repose en paix, et que son courage continue d’inspirer ceux qui poursuivent la mission qu’il a servie jusqu’au bout.

Mis à part du tueur, décédé, la fusillade aura fait également une innocente victime en Michael Moshe Mizrahi, qui se trouvait au mauvais endroit et au mauvais moment. Quant à la partenaire du policier, gravement blessée, sa vie n’est pas en danger.

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Envie de… gérer l’incontinence urinaire

Santé et bien-être

Même l’incontinence urinaire touche des millions d’adultes, beaucoup hésitent encore à en parler. Bien que les fuites urinaires puissent devenir plus fréquentes avec l’âge ou à la suite de certaines affections, comme un traitement de la prostate ou un affaiblissement du plancher pelvien, les experts insistent pour dire que vivre avec ce problème n’est pas une fatalité.

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En fait, vous ne devriez pas. Des fuites persistantes peuvent perturber les activités quotidiennes, vous amener à éviter les sorties ou les activités sociales et augmenter le risque de chute lorsque vous vous précipitez aux toilettes.

Elles peuvent aussi être le signe de causes médicales traitables, comme des infections, des effets secondaires de médicaments ou des troubles neurologiques. Une consultation avec un professionnel de la santé peut vous aider à trouver la cause ainsi que des options de traitement efficaces.

Parmi les stratégies à envisager :

  • Renforcement des muscles du plancher pelvien : Des exercices ciblés peuvent renforcer les muscles qui aident au contrôle de la vessie et finir par réduire les symptômes.
  • Ajustement du mode de vie : Une réduction de la consommation de caféine ou d’alcool, une bonne gestion de l’apport en liquides et le maintien d’un poids santé peuvent diminuer les épisodes.
  • Rééducation vésicale : L’espacement progressif des visites à la salle de bain peut améliorer la capacité de la vessie et la confiance.
  • Traitements médicaux : Selon la cause sous-jacente, les options peuvent inclure des médicaments, une chirurgie à effraction minimale ou un dispositif spécialisé.
  • Produits de soutien : Des protections absorbantes peuvent servir de solution temporaire, le temps qu’un traitement à plus long terme donne des résultats.

Grâce à une meilleure vigilance et aux progrès des traitements, vous avez toutes les chances de réduire vos symptômes et de maintenir un mode de vie actif et autonome.

Sources : National Institute on Aging, Clinique Mayo

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Hommage aux pères

Célébration

La Fête des Pères est un moment discret, souvent moins bruyant que d’autres célébrations, mais chargé d’une profondeur qui touche droit au cœur. C’est une journée pour reconnaître ces hommes qui, sans toujours le dire, portent tant sur leurs épaules. Les pères ne se vantent pas. Ils avancent, ils soutiennent, ils protègent. Leur amour est parfois pudique, souvent silencieux, mais toujours solide.

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Un père, c’est une présence qui rassure. C’est une main qui se tend quand la vie secoue un peu trop fort. C’est un regard qui encourage, même quand les mots manquent. C’est quelqu’un qui montre la route, non pas en la dictant, mais en la marchant lui-même, avec courage, droiture et patience. Les pères enseignent par l’exemple : comment se relever, comment tenir parole, comment aimer sans conditions.

Pour certains, cette journée est remplie de rires, de repas partagés, de souvenirs qui s’ajoutent aux souvenirs. Pour d’autres, elle porte une nuance plus douce-amère : celle d’un père qui n’est plus là, mais dont la voix continue de résonner dans la mémoire. Un père disparu ne quitte jamais vraiment. Il devient une force intérieure, un repère intime, une lumière qui accompagne chaque décision importante. On entend encore ses conseils, on retrouve ses gestes dans les nôtres, on sent sa présence dans les moments où l’on aurait voulu lui parler.

Aujourd’hui, on célèbre tous les pères : ceux qui sont encore parmi nous, ceux qui veillent de plus haut, ceux qui ont donné la vie, ceux qui ont choisi d’aimer comme des pères, ceux qui ont guidé, soutenu, consolé. À chacun d’eux, merci. Merci pour la force tranquille, pour les sacrifices invisibles, pour les épaules larges et les cœurs immenses.

Parce qu’un père, ça ne s’oublie pas. Ça se porte. Ça se garde. Ça se célèbre.

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À deux mains dans la machine à fric

Opinion

Le Journal de Montréal nous apprend que le TGV Québec–Toronto « avance ». Avance… sur papier. Encore un éléphant blanc qu’on traîne depuis les années 80.

IA

Et là, on découvre qu’Alto emploie 74 cadres pour 142 employés. Un ratio de 1,91 % cadre par employé. Un projet de train… géré comme une pyramide inversée. Incroyable.

Le PDG, Martin Imbleau, empoche entre 562 000 $ et 661 400 $ par année avec — devinez quoi — la possibilité d’y ajouter un boni variant entre 32,5 % et 65 %. Rien que ça. La popote populaire, ça ne l’intéresse pas.

32,5 % ou 65 %? Ne mettez pas un « deux » sur le 32,5 %. Ce sera 65 %. Sa rémunération pourrait ainsi atteindre 1 091 310 $.

Les cadres supérieurs ? 170 000 $ à 300 000 $, plus des bonis de 15 % à 40 %. Jouez au bingo : c’est le 40 % qui sortira.

Tout ça, évidemment, payé avec NOS impôts.

Et ce n’est pas fini. Depuis 2023, Alto a distribué 65 contrats à des consultants pour 11,4 M$. Des millions qui s’envolent… avant même qu’un seul rail soit posé.

Après les millions $, viennent les milliards $.

Toujours les mêmes gouvernements « généreux » qui dépensent notre argent comme s’il poussait dans les fossés.

Expliquez-moi pourquoi on engage des consultants en plus d’une armée de cadres. On aurait pu réduire les cadres et les remplacer par ces mêmes consultants. Mais non : on empile. On gonfle. On facture.

Avec NOTRE argent, qu’on brûle joyeusement, le projet prendra encore des années avant de voir le jour. Et souvenez-vous de la devise non officielle de nos gouvernements :

« Les surplus sont inévitables. »

Il faudra beaucoup de milliards $ pour réaliser ce projet… s’il se réalise un jour ?

D’ici là, on paie !

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Deux ans moins un jour pour des gestes barbares

Opinion

Il y a des histoires qui donnent froid dans le dos. Celle-ci en fait partie. Une femme de 67 ans, Pramela Kooblall, exploitant une petite résidence privée, a maltraité trois aînés pendant des mois en 2023. Pas par accident. Pas par manque d’expérience. Par négligence grave, répétée, inhumaine.

IA

On apprend qu’elle forçait ses résidents à rester dans leurs couches souillées, parfois pendant des heures. Qu’elle leur administrait des médicaments qui ne leur étaient pas prescrits, au risque de provoquer des réactions dangereuses. Qu’à mesure que les aînés perdaient en autonomie, elle perdait en patience, en compassion, en humanité.

Et malgré tout cela, elle reçoit une peine de… deux ans moins un jour à purger à la maison.

Une peine qui, soyons francs, n’a rien d’une sanction. C’est une formalité. Un irritant. Une conséquence administrative. Pendant ce temps, les victimes — elles — n’ont pas droit à une « peine à domicile ». Elles vivent avec les séquelles, la peur, la perte de dignité. Elles, on ne les protège pas avec autant de douceur.

LE JUGE SUIT

Le juge, dit-on, a accepté à contrecœur la suggestion commune des procureurs. Encore une fois, la mécanique judiciaire a joué son rôle : on s’entend, on recommande, on suit.

Mais à quoi sert l’indignation du magistrat si, au final, la peine demeure incompréhensible?

À quoi sert de reconnaître la gravité des gestes si la sanction ne la reflète pas?

Ce qui choque, ce n’est pas seulement la clémence. C’est le message envoyé : maltraiter des aînés, même de façon répétée et humiliante, ne mène pas en prison.

C’est la banalisation d’actes qui devraient être considérés comme profondément barbares. C’est l’impression que la justice protège davantage les fautifs que les vulnérables. Et selon des proches, tout n’a même pas été dit. Certains gestes auraient été encore plus graves, encore plus dégradants. Mais même avec ce que l’on sait, la peine demeure dérisoire.

On répète sans cesse que nos aînés méritent respect, sécurité, dignité. Mais tant que des crimes de cette nature se soldent par une peine à domicile, ce ne sont que des mots.

Protéger les aînés exige des sanctions qui ont du poids, qui reconnaissent la souffrance des victimes et qui affirment clairement que la maltraitance n’a pas sa place dans une société qui se dit humaine.

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Peut-on inverser la perte de vision ?

Santé et bien-être

Des lunettes pour voir de loin, d’autres pour lire, des verres bifocaux… avec l’âge, on peut avoir l’impression que la vue ne peut que se détériorer. Toutefois, à la lumière de nouvelles recherches, les experts envisagent désormais d’autres façons de protéger la vision et, dans certains cas, de l’améliorer.

IA

La possibilité d’inverser la perte de vision dépend en grande partie de sa cause. Par exemple, une chirurgie peut restaurer une vision altérée par des cataractes, tandis que des interventions au laser peuvent corriger la myopie ou l’hypermétropie. Bien qu’on ne puisse pas inverser la dégénérescence maculaire liée à l’âge, un diagnostic précoce et un traitement approprié peuvent en ralentir la progression et préserver la vision restante.

Si vous avez effectué des recherches en ligne, vous avez probablement vu des affirmations selon lesquelles la prise de certaines multivitamines ou des exercices oculaires pourraient améliorer la vue.

Malheureusement, la recherche ne corrobore pas ces affirmations. En revanche, les avancées en thérapie génique et en médecine régénérative laissent entrevoir des lendemains prometteurs. D’ailleurs, des chercheurs de la Harvard Medical School ont dernièrement réussi à restaurer la fonction visuelle chez des souris présentant des lésions semblables au glaucome en reprogrammant leurs cellules rétiniennes. Impressionnant, non ?

Entre-temps, des examens réguliers de la vue et de bonnes habitudes de vie – contrôle de la tension artérielle, gestion du diabète, protection des yeux contre le soleil – demeurent les moyens les plus fiables de préserver votre vision à long terme.

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Sources : WebMD, UMass Chan Medical School, Jarvard Medical School

Normandie Crimes de guerre : Le sang canadien sur les mains d’un général SS

Histoire

AU MOINS 150 DE NOS SOLDATS, FAITS PRISONNIERS DE GUERRE, ONT ÉTÉ EXÉCUTÉS PAR UN BOURREAU RESTÉ IMPUNI

Les forces canadiennes débarquent sur les plages de Normandie le 6 juin 1944. Le lendemain, elles affrontent des éléments de la 12e division SS « Hitlerjugend » commandés par le général Wilhelm Mohnke, un nazi fanatique.

Mohnke

L’unité SS est composée de membres des Jeunesses hitlériennes, âgés de 17 à 19 ans qui « brillent par leur barbarie » selon l’historien français Olivier Wieviorka.

Dans les jours qui suivent, des centaines de soldats canadiens sont faits prisonniers par cette unité, certains sont froidement assassinés.

L’historien Howard Margalian relate minutieusement dans un livre1 la responsabilité de Mohnke dans le massacre de prisonniers canadiens.

Le 8 juin, l’unité de Mohnke fait prisonniers une centaine de soldats du Royal Winnipeg Regiment. Lorsqu’il apprend que quarante autres sont capturés, il donne l’ordre de ne plus prendre de prisonniers. Des SS s’approchent alors des quarante Canadiens, assis dans un champ près de Fontenay-le-Pesnel et les mitraillent.

Trente-cinq sont tués, mais cinq survivent, Ils raconteront le massacre à la fin de la guerre.

Le lendemain matin, Mohnke se présente au poste médical où trois Canadiens blessés sont interrogés et ordonne au Sturmbannführer Bernhard Siebken de les tuer. Conduits à l’extérieur, ils sont abattus par quatre SS. Siebken leur assène ensuite le coup de grâce à la tête avec son pistolet. Il eut à répondre de ce crime et fut pendu le 20 janvier 1949.

PAS ASSEZ DE PREUVES

Dans les jours qui suivirent, des dizaines d’autres prisonniers de guerre canadiens furent tués, soit sur ordre direct de Mohnke, soit par des troupes sous son commandement.

Mohnke fit l’objet d’une enquête immédiatement après la guerre, mais les procureurs et les enquêteurs canadiens ne crurent pas avoir réuni de preuves suffisantes pour obtenir une condamnation.

Dans les années 70 et 80, des procureurs ouest-allemands conclurent eux aussi à l’insuffisance de preuves. Comme d’autres officiers supérieurs nazis, Mohnke a profité des décennies après les faits, il était difficile de retrouver des témoins et des preuves permettant d’engager des poursuites.

Il n’en demeure pas moins qu’on estime que quelque 150 soldats canadiens, pour la plupart faits prisonniers par la 12e division SS, furent exécutés. Un soldat canadien sur sept tués en Normandie entre le 7 et le 17 juin ne périt pas au combat, mais exécuté alors qu’il était prisonnier de guerre.

Mohnke fut également impliqué dans le carnage de Malmedy dans les Ardennes de 72 prisonniers de guerre américains en 1944. Il est aussi accusé d’avoir ordonné le massacre de prisonniers britanniques en France en 1940.

AVEC HITLER À BERLIN EN 1945

Wilhelm Mohnke était dans l’entourage d’Hitler dès 1933 et est l’un des derniers généraux SS à être à ses côtés dans son Führerbunker en 1945.

Lorsqu’il tente de fuir après le suicide d’Hitler, Mohnke est capturé par les Soviétiques et transféré à Moscou où il est détenu à la Loubianka, siège de la police secrète du régime. Il est ensuite interné dans un camp pour généraux allemands d’où il est libéré en 1955.

On ne s’explique pas pourquoi les Russes le traitèrent avant tant de mansuétude : une exécution sommaire attendait tout SS capturé par les Soviétiques.

À son retour en Allemagne de l’Ouest, il se fit vendeur de camions et de remorques près de Hambourg.

Wilhelm Monhke vécut jusqu’è l’âge de 90 ans et mourut le 6 août 2001, sans avoir été poursuivi pour les atrocités dont il était responsable. Jamais condamné pour ses crimes de guerre, ce général SS reçut même une pension pour ses blessures, et – outrageusement – une « pension spéciale pour victimes de guerre » pour ses années de détention en Russie.

Le Canada, honteusement, il faut le rappeler, servit de refuge à des centaines, voire des milliers, de criminels de guerre. En 1986, la Commission d’enquête Deschênes a conclu que d’importants criminels de guerre nazis avaient été accueillis comme immigrants et y résidaient toujours.

1 Margolian, Howard. Conduct Unbecoming : The story of the murder of Canadian Prisoners of War In Normandy, University of Toronto Press, 1998.

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Source : Normand Lester, Journal de Montréal. 13-14 juin 2026, p72

Costco facture sans raison certains écofrais

Consommation

Depuis toujours, j’achète mes caisses de boissons gazeuses dans ce magasin-entrepôt sans vraiment regarder la facture de plus près. Mais, cette fois, sur recommandation de mon frère, j’y ai découvert des écofrais qui ne devraient pas s’y trouver.

La réglementation gouvernementale précise que les écofrais au Québec existent pour une raison simple : financer le recyclage et la gestion en fin de vie de certains produits (électronique, peinture, piles, appareils, etc.). Ce ne sont pas des taxes gouvernementales, mais des frais imposés par les programmes de responsabilité élargie des producteurs (REP).

Les écofrais couvrent :

  • Le recyclage des matériaux (métaux, plastiques, verre, composantes électroniques) ;
  • La collecte et le transport ;
  • L’administration du programme ;
  • La sensibilisation du public.

En somme, les écofrais sont facturés pour les groupes de produits suivants :

  1. Produits électroniques ;
  2. Piles et batteries ;
  3. Lampes au mercure ;
  4. Peintures et leurs contenants ;
  5. Huiles, antigel et produits assimilables ;
  6. Appareils ménagers et de climatisation ;
  7. Produits agricoles ;
  8. Contenants pressurisés de combustibles ;
  9. Produits pharmaceutiques.

Rien pour les canettes de boissons gazeuses qui, elles, sont facturées au titre de la consigne. Une fois rapportées aux points de consignation, elles nous sont remboursées.

POURQUOI CES CANETTES FIGURENT-ELLES DANS LES ÉCOFRAIS ?

La facture d’achat est très claire : des écofrais sont anormalement facturés en plus de la consigne. Costco facture 2 sous pour chaque canette alors qu’il ne le devrait pas, puisqu’il s’agit de produits qui n’entrent pas dans cette catégorie.

De notre côté, nous avons tenté de rejoindre des personnes en autorité pour connaître la raison de cette facturation, sans succès. On nous renvoyait d’un service à l’autre — au gouvernement, chez Costco — et nous ne savons toujours pas.

Imaginez : à 2 sous par canette, combien Costco empoche-t-il ? C’est 64 sous pour chaque caisse de 32 canettes. C’est, somme toute, assez substantiel.

Nous continuons nos recherches et vous en reparlerons.

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