Quand on y pense…

Vous craignez les CHSLD ? Voici une solution pour vous…

Ce matin, j’ai dit à ma femme :

– Pas de résidence de personnes âgées pour nous ! Chérie, nous irons à l’hôtel ! Avec des frais moyens dans une résidence avec soins de 188.00 $ par jour, il y a un meilleur moyen lorsque nous serons trop vieux et trop faibles. J’ai déjà vérifié une réservation à l’hôtel du coin. Avec le rabais combiné de réservation de plusieurs jours et celui pour personnes âgées, le prix est de 59,23 $ par soir.

Le déjeuner est inclus et à certains hôtels, il y a le Happy hour en après- midi qui est inclus. Donc, il reste 128,77 $ par jour pour le dîner, le souper dans un restaurant de notre choix, service à la chambre, nettoyeur et autres dépenses comme la location de film.

De plus, il y a un spa, une piscine, une chambre d’exercice, un bar et une laveuse-sécheuse, etc. Il y a des chambres non-fumeur, avec literie, fauteuils, tapis frais. La majorité ont la pâte à dent et le rasoir gratuits, ils ont tous le shampoing et le savon gratuits.

Avec 5 $ de pourboire par jour vous avez le personnel à vos pieds pour tout autre petit service. Vous êtes traité comme un client et non un patient. Il y a souvent un service d’autobus en avant ou sur le coin de la rue et pour les personnes âgées c’est gratuit.

Si vous êtes bon acteur (boiter un peu !) un autobus d’handicapé viendra vous chercher gratuitement et vous mener où vous voulez.

Si vous voulez des amis, rendez vous à l’église, le dimanche. Pour un décor de paysage différent, prenez la navette pour l’aéroport et vous verrez beaucoup de monde et de nouveaux restaurants et boutiques.

Tout en étant à l’aéroport, prenez l’avion et allez faire un petit voyage. Sinon, votre argent va s’accumuler trop vite et vous devrez payer trop d’impôt.

Cela prend des mois avant d’avoir une place dans une résidence, pourtant dans un hôtel vous avez une réservation, aujourd’hui même. De plus, vous n’êtes pas garé dans le même endroit pour tout le temps qu’il vous reste – vous pouvez aller d’hôtel en hôtel et même de ville en ville.

Vous voulez voir Hawaii ? Il y a des hôtels là aussi. TV brisée ? Globe de lumière à changer ? Besoin de faire remplacer le matelas (trop dur ou trop mou)? Pas de problème. Ils réparent tout, et s’excusent de l’inconvénient.

L’hôtel a un gardien de nuit et un service de chambre journalier. La femme de chambre prend le temps de vous demander si tout va bien. S’il y a quelque chose, elle appelle l’ambulance, ou au pire, le croque-mort.

Si vous tombez et vous vous cassez une hanche, l’assurance de l’hôtel va payer et de plus, ils vont vous offrir une chambre de meilleure qualité pour tous vos prochains séjours dans leurs hôtels, pour le reste de votre vie.

Pas de problèmes pour la visite de votre famille: ils seront toujours heureux de vous trouver tout en prenant une chambre pour une journée ou deux en petite vacance.

Les enfants pourront utiliser la piscine, le spa. Que vouloir de plus ? Donc, lorsque je serai rendu là, je dirai :

– Chérie, nous allons à l’hôtel !

C’est une idée de génie !

À petites doses… on ne s’en aperçoit pas

Lentement mais sûrement la route de l’assimilation continue de se tracer. Les raisons sociales sont de plus en plus présentes dans notre environnement. Même dans les commerciaux télévisée, la langue anglaise est omniprésente et les annonceurs en abusent. Pourquoi ? Parce que les raisons sociales et les marques de commerce sont exclues de la loi 101. Les annonceurs en profitent abusivement, sans résistance aucune, en s’en donnant à cœur joie.

Prenez le simple exemple suivant; le dentifrice Crest, 3D White. Le 3D White est enregistré comme une marque de commerce exemptée de la loi 101. Portez attentivement attention aux nombreux commerciaux télévisés et vous verrez par vous-même la prolifération des expressions, prononciation et marques de commerce dans la langue de Shakespeare.

Gilles Proulx, cet ardent défenseur de la langue française, tout comme moi, qualifie cet envahissement de pandémie, tout comme celle de la COVID. Les deux sont mortelles mais, malheureusement, une seule exige des consignes, suivies à 95 %.

Voici son article récemment publié dans les pages d’opinions du Journal de Montréal.

L’AUTRE PANDÉMIE

Il va sans dire, si une nation se refuse à laisser sa langue et son identité embrasser le cours normal de son évolution, elle se condamne elle-même à s’écrouler comme un vieil arbre sous le poids du vent des grands changements. Toutefois, il serait rigoureusement faux de prétendre qu’évolution rime avec assimilation et disparition.

RESPONSABILITÉ MUNICIPALE

Le gouvernement nous répète ad nauseam que l’on doit continuer de se protéger. Aussi louable et nécessaire que ce soit cet appel à l’effort collectif, il passe cependant, outre le fait qu’une autre pandémie nous traverse et nous menace : celle de l’anglicisation galopante du grand ensemble du territoire du Québec, où nos petits vendeurs du temple se persuadent qu’ils perdront leur emprise sur les jeunes générations sans l’appât d’une raison sociale anglaise.

C’est ainsi que, depuis bien avant l’avènement de la COVID-19, le Québec distinct s’est vu frappé de plein fouet par cet autre virus qui nous a fait céder au plancher « All the way », qui envoie promener nos chiens chez MarioDogs et nous envoie siroter un verre au Verdun Beach Guinguette, avec nos livres achetés chez Drawn & Quarterly, avant de terminer par un petit tatouage au Tattoo shop du coin. Maintenant, pourquoi nos villes n’ont-elles pas le pouvoir d’intervenir face à la prolifération de ces commerçants qui nous font courir à notre perte ?

ACTION FRANCHE

Il revient à la CAQ d’agir face à ce phénomène de détérioration, en faisant de la restauration de la loi 101 une priorité. Sans quoi, je crains que leur prétention au titre de parti nationaliste soit dangereusement compromise. À ce propos, où en est donc leur comité de révision rassemblant des membres de toute tendance politique ? Il m’apparait limpide que seule une action franche et sans louvoiement pourra constituer le masque dont a désespérément besoin le Québec pour se protéger face à cette autre pandémie.

C’est le bon moment de se tenir debout

Le gouvernement du Québec demande à ses citoyens d’acheter des produits locaux. Il semble que Costco ne comprenne pas ce que cela veut dire.

Vendre local, ça ne veut pas dire de vendre à vos voisins. Ça veut dire d’acheter des produits locaux, pas à 14 000 kilomètres, pour la revente.

Alors que les pommes du Québec sont parmi les meilleurs de la planète, voilà que ce géant achète des pommes de Nouvelle-Zélande. C’est de la pure provocation envers nos producteurs, ici, au Québec, tout à côté, qui méritent amplement mieux.

La balle est maintenant dans notre camp. À nous tous de boycotter largement ces pommes. Qu’elle pourrissent sur les étalages pour donner à Costco l’envie de ne pas répéter l’expérience.

APPEL AU BOYCOTT

Voilà ce qui se produit quand tu as le monopole des entrepôts au Québec. Le magasin qui vend de tout pour écraser la concurrence. Immédiatement, je les compare à Canadian Tire et Walmart entre autres, qui ont profité de la pandémie pour laisser la porte ouverte à leurs clients en vendant des produits non-essentiels, alors que les marchands locaux devaient fermer leurs portes.

J’appelle ça de l’abus, de la compétition déloyale.

Alors il nous faut faire preuve de solidarité et de ne pas acheter ces pommes du bout du monde, et encourager unilatéralement nos producteurs locaux.

Voilà l’occasion de montrer votre solidarité et de faire en sorte que la volonté d’acheter des produits conserve tout son sens et demeure notre priorité, lorsque produits ou fabriqués ici. Il y va de la survie de nos artisans de la pomme et de tous nos entrepreneurs.

Le royaume des animaux

La musique existe depuis que l’homme est au monde; mais les animaux, les atomes et les étoiles créent eux aussi de la musique. Karlheinz Stockhausen

Le véritable roi des animaux est l’homme parce que sa brutalité dépasse celle de tous les autres. Leonard De Vinci

Pour fabriquer un manteau de fourrure il faut 50 animaux, mais un seul animal est déjà satisfait de sa propre fourrure.

L’amour pour toutes les créatures vivantes est la qualité la plus noble de l’homme. Charles Darwin

Les enfants et les animaux, sont ceux qui comprennent le mieux ma musique. Igor Strawinsky

Je ne savais pas qu’on pouvait tant aimer un animal jusqu’à ce que j’en ai eu un. La plus belle des choses que j’ai apprises, c’est celle de l’amour inconditionnel.

La compassion, c’est toujours la même chose que vous ressentez, que ce soit pour un animal, pour un humain ou pour un arbre. Tolstoy

Si votre compassion n’inclut pas tous les êtres vivants, alors il vous sera impossible de trouver la paix en vous-même. Albert Schweitzer (Prix Nobel 1952)

Tant que vous n’avez pas aimé un animal, une partie de votre âme sera toujours sans éclats, endormie. Anatole France

L’homme a transformé la Terre
en un enfer pour animaux. Arthur Schopenhauer

Quand un homme tue un tigre, on parle de jeu de chasse. Quand un tigre tue un homme on parle de sauvagerie.

Il y a deux choses qui m’ont toujours surprises : l’intelligence des animaux et la bestialité des hommes. Flora Tristan

Les animaux sont de très bons amis. Ils ne posent pas de questions et ils ne donnent pas de critiques. George Elliot

De tous les animaux de la création, l’homme est le seul qui boit sans avoir soif, qui mange sans avoir faim et qui parle sans avoir quelque chose à dire. John Steinbeck

L’homme, fragile être de la nature, était doté de deux choses qui feraient de lui le plus fort des animaux : la Raison et la Sociabilité. Lucio Anneo Séneca

Le côté « civilisé » d’un pays peut se juger à la manière dont le pays traite ses animaux. Mahatma Gandhi

Le jour viendra où des hommes comme vous et moi considéreront l’assassinat d’un animal de la même manière qu’ils considèrent aujourd’hui l’assassinat d’un homme. Leonard De Vinci

Il est incroyable et honteux que, ni ceux qui endoctrinent, ni ceux qui moralisent, lèvent leur voix contre la maltraitance envers les animaux. Voltaire

Ce n’est que quand l’homme aura de la compassion pour tous les êtres vivants, qu’il pourra se dire noble. Bouddha

La planète est à nous et à eux. Partageons-la !

Trois gouttes de lumière…

LA LÉGENDE DES DEUX CAILLOUX

… ou la différence entre la pensée logique et la pensée élargie.

Il y avait une fois, dans un village, un fermier sans le sou qui devait rembourser une importante somme d’argent à la maison du fermier, un vieil homme très laid…

Comme le fermier avait une fille fort jolie qui plaisait beaucoup au vieux prêteur, ce dernier proposa un marché : Il promit d’effacer la dette du fermier si ce dernier acceptait qu’il épousât sa fille. Le fermier et sa fille furent tous deux horrifiés par cette proposition.

Le vieux prêteur, pas très ragoûtant, suggéra alors que le hasard détermine l’issue de la proposition. Il proposa de mettre un caillou blanc et un caillou noir dans un sac d’argent et que la jeune fille pige à l’aveuglette…

Si elle pige le caillou noir, elle devient son épouse et la dette de son père est effacée… Si elle pige le caillou blanc, elle n’a pas à l’épouser et la dette du père est également annulée…Mais au cas où elle refuserait de piger un caillou, son père serait jeté en prison !

Tout en continuant de parler, le vieux monsieur laid se pencha pour ramasser les deux cailloux.

Cette discussion avait lieu devant la maison du fermier et le sol était couvert de cailloux à cet endroit-là. Tandis qu’il les ramassait, la jeune fille, qui avait l’œil vif, remarqua qu’il avait ramassé deux cailloux noirs et qu’il les avait mis dans le sac. Mais elle ne dit rien !

Après quoi, le vieux prêteur demanda à la jeune fille de piger dans le sac.

Qu’auriez-vous conseillé à la jeune fille ?

Et vous, qu’auriez-vous fait à sa place ?

Si on analyse bien, il y a 3 possibilités :

1) Elle pourrait refuser de piger un caillou, ce qui enverrait son père en prison.

2) Elle pourrait sortir les deux cailloux noirs du sac pour montrer que le vieux a triché, mais la dette demeurerait.

3) Elle pourrait piger l’un des deux cailloux noirs et se sacrifier en épousant le vieux pour épargner l’emprisonnement à son père.

Prenez un moment pour réfléchir à cette situation.

Cette histoire a pour but de vous faire apprécier la différence entre la pensée logique et la pensée « élargie ».

Le dilemme posé à la jeune fille ne peut pas être résolu de façon équitable… par la pensée logique traditionnelle.

Pensez aux conséquences des trois options possibles…

Alors, qu’auriez-vous fait ?

Eh bien, voici ce que fit la jeune fille :

Allez, réfléchissez encore un peu avant de regarder la solution…

Elle pigea dans le sac, et sortit un caillou qu’elle laissa habilement échapper de ses mains. Aussitôt, il se fondit au milieu de la multitude de cailloux noirs et blancs jonchant le sol sans qu’on puisse le distinguer davantage.

– Ah, ce que je peux être maladroite, s’exclama la jeune fille !

Mais Qu’importe, puisqu’en sortant du sac le caillou qui reste, on saura lequel j’avais pigé en premier, n’est-ce pas ? Le caillou restant était noir. Le premier caillou pigé ne pouvait donc qu’être blanc !

Et comme le vieux prêteur n’osa pas avouer sa malhonnêteté, la jeune fille transforma une situation qui semblait impossible, en un dénouement fort avantageux !

La morale de cette histoire : Il existe une solution pour la plupart des problèmes complexes. C’est juste parce qu’on ne sait pas toujours regarder les choses sous le bon angle !

Puisse votre semaine être remplie de pensées positives et de sages décisions !

La police doit rester ce qu’elle est, et même se parfaire

Le mouvement pour définancer la police (MDP) voudrait définancer la police actuelle pour remettre ces budgets à la communauté et ainsi réduire la pauvreté et la criminalité. Foutaise ! Ça ne tient pas la route et l’expérience prouve le contraire. La criminalité serait pire que présentement.

Dans La Presse+, récemment, Marc Ouimet, professeur titulaire à l’École de criminologie de l’UdeM et chercheur au Centre international de criminologie comparée, traitait abondamment de ce sujet et je partage entièrement son opinion sur le sujet.

C’est d’ailleurs le texte que je vous propose aujourd’hui.

DÉFINANCER LA POLICE ?

À la suite de protestations récentes contre la violence policière, le mouvement pour le définancement de la police a pris de l’ampleur. Or, ce mouvement est essentiellement politique et n’est basé sur aucune science. Le mouvement MDP150 ne présente aucune étude et lance des phrases comme les suivantes : « La police a été établie pour protéger les intérêts des gens riches », « La police ne peut être réformée », « La police criminalise les gens à la peau foncée et les envoient en prison pour s’assurer que les Blancs préservent leurs privilèges ».

L’idée défendue par les partisans
du définancement est que plusieurs tâches policières pourraient être effectuées par d’autres types d’employés qui seraient peut-être plus qualifiés, notamment dans le domaine de l’intervention en matière de santé mentale, d’itinérance et de toxicomanie.

Si envoyer un travailleur social répondre à un appel au 911 pour une violence conjugale serait totalement irresponsable et dangereux, tant pour l’intervenant que pour la victime de violence conjugale (il faut parfois agir vite et défoncer une porte puisqu’une personne peut être en danger imminent), certaines initiatives
récentes effectuées dans divers services de police au Québec montrent des résultats encourageants. Par exemple, avoir des équipes d’intervention psychosociales disponibles pour intervenir une fois que les policiers ont sécurisé une situation. Bref, la police peut être réformée et améliorée.

Des formations sur l’intervention dans des milieux ethniques, sur l’intervention en situation de crise ou sur d’autres questions doivent être poussées. On pourrait aussi diversifier l’embauche des policiers pour qu’ils représentent un plus grand pan de la société.

Définancer en réduisant les budgets des services de police aurait nécessairement pour conséquence une baisse des services rendus à la population avec une hausse du temps de réponse aux appels urgents, une présence moins grande dans nos communautés, moins d’enquêtes et moins d’études sur les phénomènes criminels. Le mouvement de définancement indique que les sommes économisées aideront à réduire la pauvreté et ainsi réduire la criminalité. Cela reste à être prouvé puisque les études criminologiques ne montrent pas qu’injecter de l’argent dans les services sociaux fera baisser le crime. On pourrait donner 100 millions de dollars de plus pour du logement social, pour des services de santé mentale, mais il restera toujours un grand nombre d’hommes et de femmes qui conduisent leur véhicule en état d’ébriété, qui fraudent, consomment des drogues dures, volent, violent et tuent.

On cite souvent l’exemple de la ville de Camden, au New Jersey, qui a connu une baisse de sa criminalité lorsque le service de police a été réduit de moitié par manque de ressources fiscales. Or, Camden est un très mauvais exemple, puisque c’est presque une zone de guerre. Avec une population de 77 000 personnes (Brossard a une population de 87 000 et Drummondville, de 75 000 personnes), Camden a eu 67 homicides en 2012 et 25 l’an dernier. Brossard et Drummondville sont plus proches du 0 homicides par an.

Il n’existe à ce jour aucun exemple de définancement de la police qui soit concluant. Mais il existe de nombreux exemples où une neutralisation de la police est liée à une explosion de la criminalité, soit lors de catastrophes naturelles, d’émeutes ou de conflits armés.

L’histoire de l’humanité montre que c’est l’appesantissement de l’État de l’instauration d’un système de justice qui ont permis de faire reculer la violence dans les sociétés. Il existe encore aujourd’hui des pays et endroits où la police n’est pas présente ou trop corrompue pour agir, et ces endroits montrent des taux de violence extrêmement élevés (El Salvador, Haïti, Mali, etc.). Sans police, c’est le chaos. Thomas Hobbes disait que dans l’état de nature l’homme vivait une vie « solitary, poor, nasty, brutish ans short ».

Diminuer les ressources policières amènerait une baisse des risques qu’encourent les criminels et ce seraient les secteurs défavorisés des villes qui encaisseraient le coup. Les secteurs des villes où on retrouve davantage d’immigrants récents seraient davantage touchés par une baisse de présence policière. Or, ne pas assurer à tous les Canadiens, peu importe leur origine ethnique ou leur statut social, un même niveau de protection face à la criminalité équivaudrait à soutenir un système de justice raciste.

Avant de limiter la présence policière dans les quartiers défavorisé, il faudrait peut-être demander aux résidents des quartiers ce qu’ils en pensent ?

Au Canada, nous avons systématiquement sous-financé les services de police des milieux autochtones et avons mis la pédale douce sur la répression de la criminalité des membres des Premières Nations. Depuis la cause Gladue (1999), les juges doivent tenir compte des circonstances de désavantage structurel des autochtones et proposer des peines moins lourdes. Or, la faible attention policière et les décisions molles des agences judiciaires font en sorte que l’impunité règne dans certaines communautés et il en résulte des niveaux élevés de violence physique et sexuelle contre les femmes et les enfants. Cette violence entretient ces communautés dans une pauvreté permanente. Pour aider les communautés autochtones à sortir de la pauvreté, il faudrait d’abord enrayer la violence. Si nous sommes habitués de penser que la pauvreté cause la violence, il faut aussi réaliser que la violence cause la pauvreté.

Nous vivons actuellement dans une société qui n’a jamais été aussi sûre. Nos grandes villes ont vu reculer énormément la violence depuis les 40 dernières années. Les baisses s’expliquent par différents facteurs démographiques et économiques, par l’amélioration des technologies (caméras, ADN), mais aussi par une police plus efficace. On peut se promener dans nos villes, partout et à toute heure de la journée, sans trop craindre de se faire attaquer. Le niveau de sécurité exceptionnel de nos grandes villes est un atout important que nous avons dans la création de la richesse collective. La sécurité de nos villes permet d’attirer des étudiants internationaux, des migrants prêts à travailler, des touristes. Alors, on prend le risque de revenir en arrière ?

Qu’en pensez-vous ?

Des sauvages et des pas de classe

On pourrait résumer ainsi le comportement de certains « touristes » lors de leur escapade au Québec durant les vacances de la construction.

La pandémie a fait que les Québécois ont décidé de visiter la belle province et se payer du bon temps. Si une bonne majorité respectent l’environnement de leur lieu de séjour, il en va tout autrement qui se sentent chez-eux partout et qu’ils peuvent agir à leur guise, sans respecter les communautés et l’environnement.

LA GASPÉSIE

Les photos le démontrent; en Gaspésie, un véhicule pris par la marée, coincé dans les vagues. Le taoin préférait probablement se stationner sur la rive, à quelques pieds de l’eau. Pourquoi ? Peut-être pour être plus fin que les autres, après quelques bières ou avoir fumé un bon joint. Comme disait mon grand-père « lâchés lousses, ils deviennent fous comme d’la marde », des poules pas de tête.

On a même vu des gens abandonner chaises, glacière et déchets sur les berges. Un manque flagrant de savoir vivre. On l’a vue au début de l’été, les gens dans les rapides à Rawdon, lorsque la caméra les filmait, ils devenaient soudainement débiles avec leurs simagrées de débiles.

Évidemment, l’été étant un moment propice pour recevoir les visiteurs d’un peu partout, les résidents font contre fortune bon cœur et font preuve de tolérance, mais disons que leur quiétude en prend un bon coup.

C’est comme ça partout !

LA VISITE DOIT S’ANNONCER

« On a les infrastructures pour accueillir beaucoup de monde. Il ne faut juste pas que les gens décident de faire le tour de la Gaspésie en ne sachant pas où ils vont J’adore la visite. Mais annoncez-vous ! » C’est la moindre des choses. On n’arrive pas chez les gens comme ça, en coup de vent. Des voyages, escapades et autres évasions, ça se prépare, ça se planifie.

Quand le beau-frère arrive chez-vous avec la marmaille, sans s’annoncer, ça vous prend au dépourvu. C’est comme une intrusion. Les gens civilisés ne s’y prennent pas de cette façon.

Les gens des régions se souviendront de l’été 2020. Une année exceptionnelle pour les mauvaises raisons et il est temps qu’elle se termine.

LE MONDE EST FOU

Que dire de la bande de sans cervelle qui manifeste contre le port du masque. Ils devraient s’expliquer devant les victimes de la COVID. Quand on compare le coronavirus à une simple grippe, alors pourquoi ces débiles ne signent pas volontairement une décharge envers les soins de santé au Québec ? La distanciation physique, les câlins et embrassades, c’est de la foutaise et ils agissent alors comme des primitifs ou des gens qui arrivent dans une civilisation avec un quotient intellectuel de très bas niveau. Ils devraient être infectés sévèrement et être malades comme des chiens. La liberté a un prix, alors qu’ils la payent !

Les passagers d’autobus qui refusent de se conformer au décret devrait être arrêtés par les policiers. À ce que je sache, les autobus sont équipés d’un signal au 911… alors qu’ils s’en servent pour que les policiers maintiennent l’ordre. Sinon, c’est l’anarchie !

Mieux vaut en rire

Un prêtre, sentant sa mort proche dans un hôpital, demande au médecin d’appeler un banquier et un politicien. En quelques minutes, les deux apparurent.

Le prêtre leur demanda de s’asseoir de chaque côté du lit. Le banquier et le politicien étaient tellement touchés et, en même temps, se sentaient très importants pour être convoqués par un prêtre dans son moment de mort. Par angoisse, l’homme politique demande :

– Mais pourquoi vous nous avez demandé de venir à vos côtés ici ?

Le prêtre rassembla toutes ses forces et dit :

– Jésus est mort entre deux voleurs et je voudrais mourir de la même façon.

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Donald Trump effectue une visite d’état en Israël. Alors qu’il est à Jérusalem, il meurt d’une crise cardiaque. Les Israéliens disent aux diplomates américains qui l’accompagnent :

– Vous pouvez le rapatrier chez vous pour 50 000 $. Ou vous pouvez l’enterrer ici pour 100 $.

Les diplomates américains en discutent en aparté pendant quelques minutes. Ils répondent aux Israéliens qu’ils veulent rapatrier Donald à la maison. Les Israéliens surpris questionnent :

– Pourquoi voulez-vous dépenser 50 000 $ pour le rapatrier alors qu’avec seulement 100 $ il pourrait être enterré ici, en Terre Sainte ?

Les diplomates américains répondent :

– Jadis, un homme est mort ici, a été enterré ici, et trois jours plus tard, il est ressuscité ! Nous ne pouvons pas prendre un tel risque.

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Sœur Marguerite vient consulter le médecin, secouée par un terrible hoquet.

– Je n’en peux plus docteur, cela fait un mois maintenant que je ne dors plus, que je ne mange presque plus, et que je stresse à cause de ce hoquet.

Le médecin l’examine longuement et déclare :

– Ma sœur, vous êtes enceinte. Je suis formel !

Prise de panique, la religieuse se lève, ramasse ses affaires et s’enfuit à toutes jambes. Une heure plus tard, la Mère supérieure du couvent appelle le médecin :

– Docteur, pouvez-vous me dire ce que vous avez dit à sœur Marguerite ? Elle est dans tous ses états !

– Vous allez comprendre ma Mère. Pour faire passer son hoquet persistant, le meilleur moyen était de lui faire peur. Alors, je lui ai dit qu’elle était enceinte. Ça a dû marcher, non ?

– Oui, Sœur Marguerite n’a plus le hoquet. Mais le Père Bastien s’est pendu dans la sacristie !

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Journal intime d’une femme en croisière

Jour 1

Je me prépare pour cette croisière splendide. J’empaquette mes vêtements. Je suis tout excitée !

Jour 2

Toute la journée en mer. Splendide ! J’ai vu défiler dauphins et baleines. Quelles belles vacances ! Aujourd’hui, j’ai rencontré le Capitaine, un bel homme, style Alain Delon 40 ans.

Jour 3

Piscine. J’ai fait un peu de surf et tiré quelques balles de golf. Le Capitaine m’ a invitée à sa table pour dîner. C’était un honneur et j’ai passé un bon moment. C’est un homme très attirant et attentionné, il a des yeux bleus magnifiques.

Jour 4

Le Capitaine m’a invitée à déjeuner dans sa cabine. Repas somptueux avec caviar et champagne. Je lui ai dit que je ne voulais pas être infidèle à mon époux.

Jour 5

Reste de la journée. Le Capitaine m’a vue et m’a invitée à prendre un verre. Réellement, c’est un homme charmant. Il m’a demandé si je voulais passer à sa cabine cette nuit, Je lui ai dit que non. Il m’a dit que si je ne changeais pas d’avis, il coulerait le bateau.

Jour 6

La nuit dernière, j’ai sauvé 2600 personnes… Quatre fois ! ! !

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LORSQUE L’ON AVANCE EN ÂGE !

Il y a quelques jours alors que je quittais une réunion Tupperware, j’ai réalisé que je n’avais pas mes clés d’auto. Je me suis mise à les chercher. Elles n’étaient ni dans mes poches ni dans mon sac à main. Une recherche rapide dans le local de réunion n’a rien révélé. Soudain, j’ai réalisé que je devais les avoir laissées dans la voiture.

Frénétiquement, je me dirigeais vers le stationnement. Mon mari m’a grondé plusieurs fois par le passé d’avoir laissé mes clés sur le contact. Ma théorie est que le contact est le meilleur endroit pour ne pas les perdre. Sa théorie est que la voiture est plus facile à voler. Comme je me dirigeais vers le stationnement, j’en suis venue à une conclusion terrifiante. Sa théorie était juste, le stationnement était vide. J’ai immédiatement appelé la police.

Je leur ai donné ma position, ai avoué que j’avais laissé mes clés dans la voiture et qu’elle avait été volée. Puis j’ai fait l’appel le plus difficile de tous :

– Chéri ai-je balbutié, (je l’appelle toujours « chéri » dans ces moments-là). J’ai laissé mes clés dans la voiture et elle a été volée.

Il y eu une période de silence. Je pensais que l’appel avait été coupé, mais ensuite j’ai entendu sa voix. Il aboya :

– C’est moi qui t’ai conduite ce matin à ta réunion !

Maintenant, c’était à mon tour de me taire.

Embarrassée, j’ai dit :

– Eh bien, viens me chercher.

Il rétorqua :

– J’étais en route pour le faire, mais je vais être retardé.

– Pourquoi ? demandais-je.

– Parce que je viens d’être arrêté par la police et tu dois maintenant les convaincre que je n’ai pas volé notre voiture ! Et prouver mon identité… parce que j’ai oublié mes papiers chez nous !

Salmigondis

DES COMMERÇANTS MOUS

Les commerçants ne veulent pas jouer à la police dans l’obligation d’imposer à leurs clients de porter le masque. Des mous ! Ils vont nous faire croire qu’ils n’ont pas un minimum de règlements dans leur établissement ? Permettez-moi d’en douter. S’ils ont des clients qui refusent de quitter malgré les avertissements des commerçants, ils peuvent appeler la police, comme on a pu le voir sur Facebook lors d’une intervention policière dans un Tim Hortons de Montréal, le premier jour de l’application du décret.

Donc, si je suis le raisonnement de ces propriétaires. S’ils ont déjà été victime d’un vol à l’étalage et que l’individu se représente sur les lieux quelques temps après, ils vont lui permettre de se promener partout dans l’établissement. Ils vont le foutre à la porte. C’est pas comme jouer à la police, ça ? Deux poids, deux mesures !

LES PLAQUES D’IMMATRICULATION ILLISIBLES

J’attache une importance capitale aux plaques d’immatriculation. Peut être par déformation professionnelle mais c’est ce que je regarde en premier sur un véhicule. Depuis quelques mois, je remarque beaucoup de plaques abîmées. La pellicule réfléchissante placée sur la plaque est décollée et on ne peut plus distinguer les numéros et lettres qui s’y trouvent. Je me demande toujours si son propriétaire est au courant ? Est-ce qu’il s’en fout ou quoi ?

Il ne le sait probablement pas mais la SAAQ remplace gratuitement cette plaque abîmée. Un policier pourrait vous remettre un avertissement de vous présenter à la SAAQ pour son remplacement. Le Code de sécurité routière est très clair sur ce sujet. Votre plaque doit être visible et lisible en tout temps, sans quoi, vous pourriez recevoir une contravention. Une plaque en excellente condition est primordiale pour les policiers et témoins. C’est souvent ce détail qui permet de vous retracer ou de trouver un véhicule volé. Pensez-y !

S’ENDORMIR AU VOLANT : SITUATION EN BAISSE AU QUÉBEC

Les dernières statistiques le démontrent; dans toutes les Amériques, le Québec enregistre la meilleure performance pour les accidents mortels causés par le fait de s’endormir au volant. Nous faisons même mieux que les Américains qui ont un immense réseau routier pour des centaines de millions de citoyens.

Transport Québec, fier de ces statistiques, se pavane et n’est pas vraiment pressé de réparer le réseau routier en décrépitude. Son prochain slogan « Les routes du Québec sauve des vies en se faisant brasser ». Tout le contraire chez nos voisins du Sud qui roulent sur des tapis de billard, causant un danger de s’endormir certain et de prendre le clos.

Au Québec, essayez seulement de vous assoupir un brin… un trou, une fissure, une dénivellation sur des centaines de kilomètres, vous éviteront d’avoir à trouver un hôtel ou un motel. Rester éveillé au volant devient une chance inouïe de rouler des heures et des heures. Québec sait faire !

ENFIN DU HOCKEY

La COVID-19 a changé bien des routines depuis le printemps. Les sports ont pris une grande pause et voilà qu’un restant de saison prendra son envol mardi prochain, avec une partie d’exhibition contre les Maple Leafs de Toronto. C’est assez exceptionnel de voir du hockey en été mais bon, Monsieur Bettman et ses sbires sont contents puisqu’ils n’auront pas à vider leur bas de laine.

Donc, dès le premier août, la série de qualification débute pour nos Glorieux, en territoire neutre et devant des sièges vides. Assez bizarre comme scénario mais c’est toujours l’argent qui mène le monde et les joueurs devront s’y faire. Pour l’ambiance on repassera mais j’ai bien hâte de découvrir ce à quoi ça ressemblera. On nous promet des surprises.

Nos Canadiens profitent d’une chance inouïe de participer aux séries, alors pourquoi pas répéter leurs surprenantes victoires avec Halak d’il y a dix ans, contre ces mêmes puissants Penguins, puis, ensuite, les Capitals. Cette fois c’est Price. Et comme tout est possible dans une courte série, je leur souhaite la meilleure des chances. Go, go, go !

DES ENSEIGNES DE RUES BIEN VISIBLES POUR LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE

Dans l’agglomération de Longueuil, le boulevard Taschereau et une artère très achalandée par toutes sortes de véhicules. De plus, c’est une zone où la limite de vitesse est fixée à 70 Km/h. Entre vous et moi, on s’entend pour dire
que la moyenne est plus près des 80-85 Km/h. Donc, pour aider à la sécurité routière dans ce secteur, qu’attend l’agglomération pour installer des grosses affiches portant les noms de rues aux intersections protégés par des feux de circulation, sous ceux-ci ? De l’hôpital Charles-LeMoyne jusqu’à la rue Auguste, les noms de rues sont totalement absents ou si petits, qu’on ne peut les voir.

À la super intersection d’Auguste et Taschereau, aucun nom de rue n’est visible. En fait, il n’y en a pas ! Bizarrement, en direction de Brossard, moins d’un kilomètre plus loin, tous les feux de circulation affichent les noms de rues en gros caractères, bien en évidence, visibles même la nuit et ce, jusqu’à La Prairie ? Ne pas voir ces détails peut causer une distraction, voire un manque d’attention aux usagers de la route qui justement, cherchent une rue et des repères.

Attendez-vous qu’un accident mortel survienne ? Le temps presse ! C’est une aberration ! Ne serait-ce que pour la sécurité des usagers.

Et si on mettait la hache dans les paradis fiscaux ?

L’astronomique déficit fédéral que la pandémie a provoqué devra être payé par qui ? Je vous le donne en mille; les CONtribuables. Et pendant des dizaines d’années voire plus d’un demi-siècle. Pendant ce temps, nos premiers ministres ferment les yeux sur les paradis fiscaux qui permettraient de rembourser cette dette plus rapidement et par des entreprises multimilliardaires qui en profitent justement pour payer un minimum d’impôts.

N’étant pas un féru de fiscalité, je laisse le soin aux spécialistes de vulgariser cette échappatoire légale mais combien outrageuse pour nous, CONtribuables.

Mon spécialiste c’est Michel Girard qui signe une chronique intéressante dans la section ARGENT du Journal de Montréal. Sa dernière portait justement sur les paradis fiscaux Pourquoi ne pas y jeter un coup d’œil de néophyte ?

ÇA VA FAIRE, LES PARADIS FISCAUX !

Tant que la Caisse de dépôt et placement du Québec et les autres gros fonds souverains des gouvernements ne sortiront pas des paradis fiscaux, les entreprises continueront d’utiliser au maximum les paradis fiscaux en vue de payer le moins possible d’impôts.

Et je commencerai à prendre au sérieux l’objectif de nos gouvernements de contrer l’évasion fiscale seulement à compter du jour où les Justin Trudeau et François Legault de ce monde cesseront de fermer les yeux sur l’utilisation des paradis fiscaux par leurs propres fonds souverains.

Je vous rappelle que la Caisse de dépôt et placement du Québec, le plus gros fonds souverain au Canada, détient à elle seule une trentaine de milliards de dollars d’actifs dans les paradis fiscaux. En plus d’y détenir elle-même plusieurs filiales.

ALORS…

Conséquence du laisser-aller de nos gouvernements face à leurs fonds souverains ? Les entreprises canadiennes détiennent des actifs records de 381 milliards de dollars dans la douzaine de paradis fiscaux répertoriés par le groupe « Canadiens pour une fiscalité équitable ».

Et selon le directeur du Bureau parlementaire du budget, l’évasion fiscale des entreprises par l’entremise des paradis fiscaux fait annuellement perdre 10 à 25 milliards de dollars de recettes fiscales au gouvernement fédéral ainsi qu’aux gouvernements provinciaux.

LE PROBLÈME

La plus grande partie de l’évasion fiscale effectuée par le biais des paradis fiscaux se fait de façon parfaitement légale.

Avec l’aide des fiscalistes, des entreprises et des riches familles réussissent à économiser des milliards d’impôts tout en « respectant » les règles fiscales en vigueur.

La vraie question ? Est-ce que les règles fiscales sont adéquates par rapport à l’objectif maintes fois martelé par nos gouvernements, leurs premiers ministres et ministres des Finances de contrer l’évasion fiscale ?

Si nos gouvernements sont victimes d’évasion fiscale, c’est parce que la fiscalité en vigueur est une passoire. Du moins face aux actifs détenus dans les paradis fiscaux.

LES SOLUTIONS

Si les entreprises étaient obligées de déclarer annuellement les actifs, revenus, dépenses et bénéfices réalisés par chacune de leurs filiales implantées dans les paradis fiscaux, cela permettrait aux gouvernements d’évaluer avec plus de justesse les impôts esquivés par l’entremise desdits paradis à la fiscalité légère.

Eh oui ! Nos gouvernements devraient forcer les entreprises à dévoiler les états financiers des filiales installées dans les paradis fiscaux.

Cela permettrait notamment aux entreprises cotées en Bourse de faire preuve d’une plus grande transparence et de remplir leur devoir civique.

Selon le groupe « Canadiens pour une fiscalité équitable », le Canada a des règles de transparence des entreprises qui sont faibles.

« Cela a fait de nous une destination pour les sociétés-écrans, le blanchiment d’argent et d’autres activités criminelles des entreprises. Nous avons également un piètre bilan en matière d’échange d’informations fiscales sur les sociétés avec d’autres pays. »

La proposition du groupe : établir un registre public national des propriétaires réels et effectifs des entreprises et exiger que les sociétés multinationales publient des comptes financiers et fiscaux récapitulatifs pays par pays.

Si tel était le cas, je parie que le recours aux paradis fiscaux serait moins prisé par les gros actionnaires et administrateurs des entreprises dont le nom se retrouve dans ce registre.

NDLR : Quel gouvernement a assez de couilles pour procéder de la sorte ?

Économiser sans trop se priver

Qu’on ait à composer avec un budget plus serré ou qu’on souhaite mettre de l’argent de côté pour nos projets, il n’y a pas de secret : il faut tailler dans les dépenses. Mais il n’est pas nécessaire de renoncer à tous nos petits plaisirs pour autant. Deux pros de l’épargne au quotidien nous guident en vue de dépenser plus intelligemment.

LA NÉGOCIATION

« J’ai économisé beaucoup d’argent en revoyant, un à un, mes contrats de télécommunications, mes forfaits bancaires et d’assurances », dit Béatrice Bernard-Poulin, conférencière, auteure, blogueuse et vulgarisatrice financière. Il faut prendre le temps de faire nos recherches, puis d’appeler plusieurs services à la clientèle et négocier.

La démarche peut paraître fastidieuse, mais elle en vaut vraiment la peine, selon la spécialiste. « De cette manière, on peut économiser plusieurs centaines de dollars par année, en plus d’avoir des forfaits qui conviennent mieux à nos besoins. » Et on n’hésite pas à renouveler l’exercice tous les deux à trois ans.

LA PLANIFICATION

Béatrice Bernard-Poulin fait une liste chaque fois qu’elle sort magasiner. « Comme je suis de type dépensière, je fais une liste même quand je vais au centre commercial, par exemple. Cela m’empêche
de faire des dépenses non planifiées et superflues. »

LA RÉFLEXION

La première question à se poser avant d’acheter quoi que ce soit, selon Tiffany Aliche – alias The Budgetnista, éducatrice financière américaine reconnue qui a déjà aidé près de 800 000 femmes à mettre de l’ordre dans leurs finances –, c’est tout simplement : en ai-je besoin ? « C’est simple, mais la réponse à cette question est souvent… non ! On a besoin de peu, quand on prend le temps d’y penser. »

Et on ne se questionne pas juste quand on est sur le point de craquer pour cette jolie robe hors de prix aperçue dans notre fil Instagram, mais aussi à l’épicerie et à la pharmacie. Bref, toutes les fois que l’argent sort.

L’ANALYSE

Faire un suivi de ses dépenses pendant quelques semaines est peu engageant, mais Béatrice Bernard-Poulin affirme que c’est une étape obligatoire afin de mieux comprendre où va notre argent et ajuster notre budget en conséquence. « Le but n’est pas de se culpabiliser, bien au contraire ! On note nos dépenses sans jugement, ce qui nous permet d’avoir un portrait juste de nos habitudes. » Pour nous y aider, il existe de nombreux outils, comme l’application Portefeuille ou Budget en ligne. La conférencière propose également des outils Excel sur son blogue.

Tiffany Aliche, quant à elle, propose de classer nos achats dans deux catégories : ceux qu’on « aime » (love) et ceux qui nous « plaisent » (like). « Les achats qu’on aime sont ceux qui sont liés à notre bonheur à long terme et ils sont différents pour chaque personne. Par exemple, si on aime passer du temps à l’extérieur et travailler de nos mains, investir dans un jardin est un achat du type love, puisqu’il nous tiendra occupée tout en nous fournissant des produits frais, alors qu’une nouvelle paire de talons hauts, qui nous apportera plutôt un bonheur à court terme, est du type like.

Elle insiste sur le fait que, bien que dépenser
pour des choses qu’on aime est plus stratégique, on peut se permettre un petit « like » une fois de temps en temps.

LES CHOIX

Une fois que l’on a identifié nos habitudes de consommation, il faut choisir où l’on réduit les frais.

C’est le moment de faire des choix qui, ultimement, nous permettront de diminuer nos dépenses, et donc d’avoir plus d’argent à investir dans des choses qui nous comblent réellement. « Je me suis rendu compte que je dépensais l’équivalent d’un voyage à l’étranger par année… pour le câble ! Pourtant, écouter la télé ne me procure pas tant de bonheur. J’ai donc fait le choix d’annuler mon abonnement et d’utiliser cet argent autrement. Je ne le regrette pas du tout; le changement dans mes habitudes a été plus facile que prévu », avoue Béatrice Bernard-Poulin, qui conseille de se questionner sur ces dépenses habituelles bien ancrées, mais dont on pourrait aisément se passer.

« Si on a tendance à faire beaucoup d’achats impulsifs, mieux vaut se demander si on désire vraiment l’objet ou le service que l’on s’apprête à acheter avant de sortir notre carte de crédit.

Sert-il à combler un besoin qui pourrait l’être autrement ? » ajoute Tiffany Aliche. On peut par exemple se donner systématiquement un délai de réflexion de 24 heures avant de procéder à l’achat de l’objet convoité.

Source : Élisabeth Massicolli, Coup de Pouce, juillet-août 2020