La leçon de français (83)

PRÉSENT DE L’INDICATIF OU PRÉSENT DU SUBJONCTIF ?

Règles

Au présent de l’indicatif et au présent du subjonctif les formes du singulier sont homophones pour certains verbes du 3e groupe.

On sait que tu cours vite. On doute que tu coures vite.

Pour ne pas les confondre, il faut :

– se rapporter au sens de l’action

– ou remplacer la personne par une du pluriel :

On sait que vous courez vite. Indicatif

On doute que vous couriez vite. Subjonctif

– ou employer un autre verbe du 3e groupe pour lequel on entend la différence :

On sait que vous faites vite. Indicatif

On doute que vous fassiez vite. Subjonctif

Attention ! Aux deux premières personnes du pluriel du présent du subjonctif, il ne faut pas oublier le « i » de la terminaison pour les verbes du 1er groupe en « -yer », « -ier », « -iller », « -gner » (et pour quelques verbes du 3e groupe).

Il faut que nous pliions les feuilles en quatre.

Il est rare que nous voyions des vipères.

Exercices

1- Quel verbe complète cette phrase ?

Il y a peu de chances pour qu’Ariel …, et pourtant c’est la vérité.

A) crois – B) croies – C) croie – D) croit

2- Complétez la phrase comme il convient.

Il est certain que le lièvre … plus vite que la tortue.

A) coure – B) cours – C) coures – D) court

3- Quels verbes complètent cette phrase ?

Je … que Gabriel … tous les produits laitiers de son alimentation.

A) sais / exclut – B) sais / exclue – C) savait / exclus – D) saurai / exclues

4- À quels temps les verbes en gras sont-ils conjugués ?

Le chef de chantier se réjouit que M. Perron puisse conduire.

A) présent de l’indicatif / présent du conditionnel

B) présent de l’indicatif / présent du subjonctif

C) futur simple de l’indicatif / présent de l’indicatif

D) présent du subjonctif / présent de l’impératif

5- À quels temps les verbes en gras sont-ils conjugués ?

J’aimerais que vous me rapportiez un perroquet d’Amérique du Sud

A) future simple de l’indicatif / imparfait de l’indicatif

B) présent du conditionnel / présent du subjonctif

C) imparfait de l’indicatif / présent du conditionnel

D) présent du subjonctif / présent de l’indicatif

6- Quels verbes complètent cette phrase ?

Le notaire … à ce que le testament … le nom de tous les héritiers.

A) tient / inclut – B) tenait / inclut – C) tient / inclue – D) tiendra / inclura

7- Complétez la phrase comme il convient.

Le transformateur …; eh bien, que l’électricien … le nécessaire.

A) sautera / fait – B) avait sauté / fait – C) saute / fasse – D) a sauté / fasse

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) C* – 2) D** – 3) A*** – 4) B – 5) B – 6) C**** – 7) D
* On change pour un verbe dans lequel on entend la terminaison du subjonctif : … pour qu’Ariel me dise … ».
** Le changement de verbe : « … que le lièvre va plus vite … ».
*** Le changement de verbe : « … que Gabriel prend… » fait apparaître le subjonctif.
**** Le changement de verbe : « … à ce que le testament comprenne … » fait apparaître le subjonctif.

La pétanque en vedette

Trente équipes se disputaient hier, les honneurs du troisième tournoi de pétanque de la saison, ici en Floride. L’événement attire toujours autant d’adeptes sans compter les amateurs des meilleurs chiens-chauds de toute l’Amérique. À un point tel que certains se présentent uniquement pour la bouffe. Imaginez, un lundi soir de tournoi sans hotdogs… c’est impensable. 3 $ pour 2 hotdogs avec pains rôtis, un sac de croustilles et une boisson gazeuse, en plus de quelques saucisses qui n’ont pas trouvé preneurs à la fin, je vous mets au défi de trouver mieux. Espérons que les espions américains se tiennent à l’écart, pour ne pas voler notre recette secrète.

Les équipes n’étant pas formées à l’avance, c’est par tirage au sort qu’elles sont composées. Sitôt son jeton épinglé à son chandail, le joueur part à la recherche de ses coéquipiers pour l’occasion. Dès treize heures, sous une température de 27°C, accompagnée d’une brise rafraîchissante, 90 maniaques de ce jeu de boules, le couteau entre les dents, n’allaient pas s’en laisser imposer. On sentait l’esprit d’une compétition amicale s’animer entre les snowbirds du Pioneer Village. L’important n’est pas de gagner, mais de participer. Et ça, les gens l’ont bien compris. En fin d’après-midi, les lauréats étaient connus.

Une équipe s’est mérité le prix coco, soit « l’humiliation », sans méchanceté aucune, de terminer au dernier rang. Et comme nécessairement il en faut une, les cocos sont allés à l’équipe du capitaine André Laliberté, flanqué de Chantal Pilote et Thérèse Roy, marquant seulement 14 points contre 39 pour les adversaires. On peut témoigner de leur honnêteté.

Pour le reste, les trois équipes médaillées sont les seules à avoir clôturé le tournois avec une fiche gagnante de trois victoires. La troisième position, médaille de bronze, fut l’affaire du capitaine Jacques Roy et ses acolytes Paul Faucher et Suzanne Helms avec une fiche cumulative de 39-30.

En seconde position, et médaillée d’argent, on retrouvait la formation du capitaine Luc Lavoie, assisté de Jean-Paul Lajoie et de Clémence Miller, remettant une carte cumulative de 39-29. Leur différentiel leur a permis cette position par un seul maigre point. En Québécois, pour pourrait dire « par la peau des fesses ».

L’équipe championne de ce troisième tournoi, mettant ainsi la main sur le trophée emblématique, et la médaille d’or tant convoitée, a été octroyée au capitaine Jules Morin et ses équipiers Aimé Tremblay et Ginette Gravel. Leurs trois victoires se sont soldées par le pointage cumulatif de 39-20. Ils atteignent l’immortalité puisque leurs noms seront gravés à jamais sur le précieux trophée. Une belle plaque commémorative à partager avec la famille lorsqu’elle viendra les visiter dans le futur.

Il faut féliciter les commanditaires de cadeaux et principalement Encore, pour leur implication à donner, tournoi après tournoi, une bonne dizaine de cadeaux en tirage au sort. C’est grandement apprécié. Un tournoi qui réuni autant de participants demande une logistique à toute épreuve et une organisation bénévole toujours dévouée pour rendre l’événement intéressant, avec le goût de recommencer. Chapeau à toute cette belle organisation.

Finalement, on se donne rendez-vous le lundi 16 mars prochain pour le dernier tournoi de la saison 2020 qui portera le nom de « Le tournoi Charles Morier » en l’honneur de cet homme qui a donné tant d’années à organiser, partout où il est passé, des compétitions de ce sport qui fait de plus en plus d’adeptes. Toujours vivant et avec nous pour une dernière année, cet octogénaire était et restera toujours notre « Jean Rafa » national.

Toutes les photos de ce troisième tournoi, sont disponibles en cliquant ce lien.

Malheureusement, les cours de bienséances sont disparus des écoles

On les a remplacés au fil du temps par des classes vertes je suppose. Respect et politesse ne s’enseignent plus. Serait-ce le bilinguisme anglais qui en serait responsable ? Quand on sait que le « je » et le « tu » remplacent les « nous » et « vous », c’est déjà une forme de manque de respect avoué envers son interlocuteur.

Je veux partager avec vous aujourd’hui, l’article que publiait Denise Bombardier dans les pages du Journal de Montréal du 8 février dernier. J’endosse complètement son opinion et je trouve cela très malheureux qu’on soit descendu aussi bas.

LA POLITESSE FICHE LE CAMP

C’est une maladie virale qui croît à un rythme que l’on n’aurait pas imaginé. Elle concerne tout le monde. Elle n’est pas réservée à aucune classe sociale spécifique, mais recrute dans toutes les classes avec une concentration plus grande chez les jeunes. Parmi les matières que l’on n’enseigne plus en classe, la politesse et le respect des autres occupent les premiers rangs.

L’impolitesse semble avoir ses défenseurs et ses adeptes. « Té qui, toé ? » est leur devise. Elle est une des incivilités qui empoisonnent la vie sociale. Son moteur peut être l’ignorance, mais aussi l’impatience pathologique qui caractérise les citoyens de l’époque virtuelle et individualiste.

Cette semaine, on apprenait que deux enseignants d’une école secondaire dans les Laurentides ont décidé de prendre le taureau, quatre élèves, par les cornes. Ils ont expédié une mise en demeure formelle à ces garçons, dont la grossièreté et la vulgarité étaient devenues irrépressibles.

BRUTES

Qu’on en juge. Ces brutes à l’adolescence sans esprit ont trouvé cruellement « comique », suivant en cela certains humoristes qu’il est inutile de nommer, de se faire fabriquer des chandails avec le nom d’un des enseignants, associé au verbe « sucer » suivi de la photo d’un autre collègue. Tout fiers d’eux-mêmes, ces garçons à la mèche aussi courte que leur intelligence se sont promenés attifés de la sorte jusque dans leur école.

Résultat ? Trois jours de suspension. Ensuite, un retour en classe en héros, sans doute. Même si les parents de ces trublions ont dû verser une somme gardée secrète aux deux enseignants afin d’éviter une mise en accusation de leur progéniture.

Les incivilités dénoncées dans nombre de pays de nos jours gâtent la vie. Il faut fréquenter certains lieux publics pour s’en rendre compte. Prenez l’exemple des hôpitaux obligés de placer à l’intérieur de leurs murs des affiches qui expliquent que l’agressivité, la colère ou les injures ne sont pas tolérées. Le personnel et les médecins confirment sous le couvert de l’anonymat que des patients qui haussent la voix et profèrent des jurons à leur endroit font désormais partie de leur quotidien.

INJURES

Essayez d’interpeller poliment un impatient qui vous bouscule ou une dame qui tente de se faufiler plutôt que de faire la queue à un comptoir. Se faire répondre « va donc ch… ! » ou « mange de la m.. ! » n’est plus réservé aux feuilletons télévisés ou aux talk-shows supposément divertissants.

L’agressivité est aux rapports sociaux ce que l’adrénaline est à l’énergie. Les incivilités ne seraient-elles pas l’expression vulgaire des soubresauts qui plongent les citoyens dans des désarrois de tout ordre ? Les incivilités déshumanisent les relations humaines. Chacun y cherche, donc y trouve son compte au détriment de l’Autre.

Personne n’est à l’abri des malotrus et autres indigents de la sensibilité. Mais à l’évidence, l’éducation à la politesse ne semble plus être une priorité pour certains parents, à l’école ou en milieu de travail.

Faudra-t-il alors ajouter un gala supplémentaire où l’on décernerait des trophées aux gens polis qui rendent la vie en société plus douce et plus sereine ?

L’odeur de l’autre et ses vertus

L’ODEUR DE L’ÊTRE AIMÉ AMÉLIORE LE SOMMEIL

RELAXNEWS | Et s’il suffisait de respirer l’odeur de sa moitié pour passer une nuit paisible ? C’est ce que suggère une étude dirigée par une chercheuse canadienne de l’université de la Colombie-Britannique.

Marlise Hofer a mené une expérience sur 155 participants à qui l’on a donné deux tee-shirts d’apparence identique. L’un de ces vêtements avait déjà été porté par leur partenaire tandis que l’autre avait été porté par un étranger ou sortait tout juste de la machine à laver.

Les volontaires ont été invités a passer une nuit entière avec le tee-shirt imprégné de l’odeur de leur partenaire de vie, puis à mettre le tee-shirt propre la nuit suivante. À chaque réveil, les participants ont indiqué par écrit comment ils se sentaient (reposés ou fatigués).

La qualité de leur sommeil a également été évaluée à l’aide d’une montre connectée qui enregistrait leurs mouvements pendant la nuit. Afin de ne pas influencer les participants dans leurs réponses, les chercheurs n’ont pas spécifié quel vêtement correspondait à celui porté par le ou la partenaire.

« Les données obtenues à partir des montres connectées indiquent que les personnes étaient moins enclines à bouger pendant leur sommeil lorsqu’elles portaient le tee-shirt de leur partenaire, même si elles ne savaient pas quelle odeur elles respiraient », constate Marlise Hofer.

Selon la chercheuse, ces résultats peuvent s’expliquer par l’aspect apaisant et sécurisant transmis par l’odeur de l’être aimé, qui se répercuterait donc sur la qualité du sommeil.

Source : Le Journal de Montréal, 16 février 2020, p, 33.

Salmigondis

DES GOUVERNEMENTS MOLASSES

C’est, de loin, le qualificatif qui décrit parfaitement Justin Trudeau et François Legault dans la crise des blocages des chemins de fer. Celui dont je veux vous entretenir est celui de St-Lambert, sur la Rive-Sud de Montréal. Dans ce conflit autochtone, de simples citoyens, une poignée pour être plus exact, masqués pour ne pas être reconnus, tiennent le pays en otage en bloquant le réseau ferroviaire.

En plus, une injonction est en vigueur pour démanteler cette barricade. Qu’est-ce que ces gouvernements font ? Ils jasent, jasent et re-jasent ! C’est comme ça qu’ils combattent la désobéissance civile. Imaginez l’image qu’on livre au reste du monde; une société de mous, rien de moins. Il ne faut pas que ça fasse mal.

Tu veux régler le problème pacifiquement ? Tu appelles les pompiers et tu arroses copieusement cette bande d’extrémistes avec de puissants jets d’eau. À -27°C, ils vont geler assez vite qu’ils seront faciles à déplacer… sans oublier de les accuser officiellement. Mais il ne se passera rien. Une poignée de personnes contre 30 millions d’autres, ces derniers ne font pas le poids, c’est connu chez nous.

L’HÉCATOMBE DE L’AUTOROUTE 15

200 véhicules qui se tamponnent et causant la mort de 2 personnes en plus d’en blesser beaucoup d’autres et de mettre ça sur la faute de la température, il faut croire que cette dernière a le dos très large. Malheureusement, et on en parle très peu, le comportement routier des conducteurs y est en grande partie responsable. Ils adaptent rarement leur vitesse et leur façon de conduire en fonction de la météo. « Ça n’arrive qu’aux autres », se disent-ils.

Mais un accident impliquant 200 véhicules, le facteur humain doit forcément y être pour beaucoup. Planter des végétaux c’est bien mais encore faut-il qu’ils poussent. Ériger une clôture est une autre solution mais quand on parle de gouvernement, ça prend une éternité. Comme une tempête de neige est prévisible, reste que dans l’immédiat, les patrouilles de rétention pourraient être une solution. Promenez vous autour du Quartier Dix30, cet immense chantier de construction, et vous y verrez un groupe d’une bonne demi-douzaine de camions, équipés de gyrophares, qui ralentissent substantiellement la circulation pour éviter des accidents.

Pourquoi on n’applique pas la même stratégie dans les endroits réputés pour leur dangerosité lors de tempêtes de neige ? Cette unité forcerait la circulation à ralentir et ainsi éviter de tels drames. De plus. Ces zones devraient être identifiées quelques kilomètres à l’avance par d’immenses panneaux excessivement lumineux pour prévenir ponctuellement les usagers de la route du danger.

LES PANIERS D’ÉPICERIE

C’est malheureux mais les clients des centre-commerciaux et d’épiceries ne les méritent tout simplement pas. Bien que des ilots soient prévus pour en disposer, les utilisateurs les laissent traîner partout. Et c’est un phénomène répandu partout. Une vraie nuisance ! Comble de la stupidité, ils sont parfois laissés à moins de 5 mètres de l’ilot conçu pour les recevoir. Et loin d’avoir un sens civique, ces consommateurs ne pensent qu’à leur petite personne.

On ne devrait plus les fournir et carrément les abolir ! On l’a bien fait pour les sacs de plastique en instaurant les sacs réutilisables, on devrait appliquer la même stratégie pour les paniers d’épicerie. En furetant sur Amazon, on peut en trouver, repliables, pour environ 40 $. Les gens seraient obligés de les mettre dans le coffre de leur véhicule et ainsi se responsabiliser.

Cette réflexion m’est revenue à la suite de la décision de la Ville de Montréal de ne pas renouveler l’expérience des trottinettes électriques que les usagers laissent traîner partout, sans utiliser les espaces prévus pour les stationner. Les utilisateurs inconséquents n’ont qu’à se blâmer eux-mêmes, pour la plupart.

La bataille du français

Titre réaliste même si c’est d’un illogisme avoué, principalement au Québec. Nous sommes encore et toujours à vivre le déclin de la langue française chez nous.

Alors que, textuellement on devrait écrire des anglicismes ou mots anglais en italique dans un écrit français, on peut compter sur les cinq doigts d’une main ceux qui l’appliquent.

Les raisons sociales s’anglicisent, les expressions font aussi de même, bref, dans ce pays supposément bilingue, le bilinguisme est anglais, du pôle Nord au Mexique et de l’océan Atlantique au Pacifique. De quoi accouchera le gouvernement de la CAQ dans son projet de renforcer le français au Québec. Montréal est devenu Toronto dans son langage, comme ville bilingue anglaise.

Mais des défenseurs de la langue française se font de plus en plus rares. Beaucoup ont abdiqué, d’autres ont pris la nouvelle tendance, alors que le reste s’en fout. Mais il en reste un que j’admire; Gilles Proulx ! Son dernier article dans le Journal de Montréal du 6 février dernier exprime très bien ma pensée. C’est ce que je vous propose comme lecture aujourd’hui.

REGAGNER MONTRÉAL OU MOURIR

À Montréal, la langue commune n’existe plus. Ou plutôt, oui, elle existe. Ce n’est toutefois plus le français…

La CAQ a beaucoup parlé d’identité. Ça été payant pour elle avec 60 % d’appuis, selon les derniers sondages. En se faisant frileuse avec la langue, elle donne toutefois à ses adversaires antinationaux l’occasion d’une Renaissance. Ceux-ci misent sur toute la pourriture du fait français et sur le grand effondrement culturel des francophones… que la CAQ ne semble pas en voie d’empêcher.

La « grosse pointure » Nathalie Roy n’a rien fait pendant un an avec ce dossier; son remplaçant, Simon Jolin-Barrette, paraît tout aussi inerte.

Si l’anglicisation continue dans les raisons sociales, dans les sociétés d’État qui bafouent la loi 101, dans la musique de 95 % des commerces et jusque dans les cégeps gaspésiens qui ouvrent un campus à Montréal pour angliciser le cœur du Québec, la CAQ perdra le pouvoir dans trois ans, sinon dans sept ans, quand sa base électorale se sera « dissoute ».

RÉSIGNATION

Dimanche matin dernier, je vais au supermarché près de chez moi. J’y suis accueilli par de la musique anglo-américaine avec une chanteuse qui lyre… Les boîtes sont placées sur les étagères de manière à exposer leur côté anglais.

Les employés gênés m’expliquent qu’ils n’y peuvent rien. Ils se sont fait dire d’exposer les mots anglais parce que beaucoup de clients ne parlent pas le français. Quant à la musique, c’est une transmission centrale pour les succursales de leur chaîne. Ils se résignent : on est à Montréal.

AU-DELÀ DE LA LAÏCITÉ

Je veux bien que la laïcité soit importante, mais la vraie valeur fondatrice du Québec, celle qui peut tout rassembler, le passé et le futur, les générations et les identités, c’est le français !

La CAQ ne le sait peut-être pas, mais avec ce dossier, elle tient l’avenir du Québec dans ses mains… Elle va probablement le laisser tomber par terre et le briser.

Trois gouttes de lumière…

RETROUVER SA DIGNITÉ

Ne laisse plus personne te dire ce que tu as à faire.

Connecte-toi le plus souvent possible avec les personnes qui t’encouragent et t’aident à surmonter tes expériences de vie.

Quitte ceux qui te rendent triste, te font pleurer, te diminuent et te font douter de toi, sabotent ton moral et sont satisfaits de te voir affligé/e.

Le temps est venu pour toi, comme pour nous tous, de te reconnecter à ton essence profonde.

Tes anciennes mémoires sont en train de remonter en ce moment à la surface afin que tu leur dises « Merci pour tout et au revoir ».

Laisse tes émotions sortir, trouve une personne qui sache t’écouter avec son cœur.

Les autres sont là pour te montrer où tu en es avec toi-même. Sers-toi d’eux pour travailler par l’effet-miroir et ensuite fais du tri sur ce que tu sens, qui sape ton intégrité vitale, physique, émotionnelle ou mentale.

Tout est en place pour que tu apprennes à t’aimer, à t’accueillir tel/le que tu es. Rien n’est l’effet du hasard et au plus profond de toi tu le sais.

Redresse ta colonne, fixe tes yeux sur ton but, chasses tes peurs et avances le cœur libre et l’esprit heureux d’aller vers le chemin de ton Âme.

Tout est maintenant en place pour que tu retrouves ta dignité, ta fierté de femme et d’homme libre, et que tu montres au monde toute ta splendeur, toute ta lumière et toute ta Divinité.

La leçon de français (82)

PARTICULARITÉS DE VERBES DU 1ER GROUPE : VERBES EN « -ELER » ET « -ETER »

Règles

La plupart des verbes en « -eler » et « -eter » doublent le « l » ou le « t » devant les terminaisons débutant par un « e » muet.

– présent de l’indicatif : Cette musique vous ensorcelle.

– futur simple de l’indicatif : Tu jetteras tes vieux jouets.

– présent du conditionnel : Nous feuilletterions ce journal.

– présent du subjonctif : Il faut que tu étiquettes tes cahiers.

– présent de l’impératif : Épelle tous les mots.

Quelques verbes en « -eler » et « -eter » prennent un accent grave sur le « e » qui précède le « l » ou le « t ».

– Présent de l’indicatif : Je pèle les pommes.

– futur simple de l’indicatif : Il gèlera cette nuit.

– présent du conditionnel : Vous achèteriez volontiers ce bijou.

– présent du subjonctif : Il faut qu’on démantèle cette cabane.

– présent de l’impératif : Ne furète pas partout.

Liste des principaux verbes qui prennent un accent grave : peler – geler (et ses composés) – écarteler – marteler – celer (et ses composés) – modeler – démanteler – acheter – crocheter – ciseler – haleter – fureter.

Exercices

1- Quelle terminaison complète le verbe en gras ?

Lorsqu’il fait un discours, le maire mar… ses mots pour mieux convaincre.

A) telais – B) tèle – C) telle – D) tèleras

2- Complétez les verbes en gras comme il convient.

Si cette revue me donn… satisfaction, je renou… mon abonnement.

A) ait / vellait – B) eras / velais – C) e / vellerai – D) es / velais

3- Quelle terminaison complète le verbe en gras ?

En quelques minutes, le mécanicien dé… la panne.

A) cèles – B) celles – C) cellais – D) cèlera

4- Complétez les verbes en gras comme il convient.

Si je le pou…, je n’ach… que des produits sans pesticides.

A) rrai / etterais – B) vais / èterais – C) rait / etais

5- À quel temps le verbe en gras est-il conjugué ?

À la remise de son prix, des larmes de joie ruisselleront sur les joues de l’actrice.

A) présent de l’indicatif – B) présent du conditionnel

C) futur simple de l’indicatif – D) présent du subjonctif

6- Complétez le verbe en gras comme il convient.

Autrefois, les cochers att… les chevaux aux fiacres, les ancêtres des taxis !

A) elait – B) elaient – C) ellaient – D) èlaient

7- Quelle terminaison complète le verbe en gras ?

Dans les contes, la méchante fée ensor… les enfants désobéissants.

A) celles – B) celle – C) celais – D) cèleras

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthographe.

Réponses : 1) B* – 2) C** – 3) D*** – 4) B**** – 5) C – 6) B***** – 7) B
* Il faut se référer à la liste des verbes qui prennent un accent grave au lieu de doubler la consonne.
** Le second verbe doit être conjugué à la 1re personne du singulier; la seule réponse qui convienne respecte la concordance des temps : présent de l’indicatif dans la subordonnée et futur simple dans la principale.
*** RETENEZ : le verbe « déceler » prend un accent grave.
**** Le verbe, très courant, « acheter » prend un accent grave.
***** La terminaison de l’imparfait ne débute pas par un « e » muet; on ne double pas la consonne.

 

Les dessous sombres de Bombardier

Quand je dis triste, ma réflexion se tourne vers les emplois précaires de cette industrie causés par son déclin. Tant de millions investis au fil des années à même l’argent des CONtribuables québécois qui auront servi à rendre ses administrateurs encore plus millionnaires. Nous, les dindons de la farce.

Ce sont les Bellemare et compagnie qui sortent les grands gagnants de cette débandade. Ces faux messies qui prêchaient sournoisement la relance d’un succès garanti.

Joseph Facal a écrit un article très intéressant sur Bellemare et ses sbires sans scrupules, dans le Journal de Montréal du 15 février dernier. Une opinion que qui me rejoint pleinement que je veux partager avec vous aujourd’hui.

ALAIN BELLEMARE, SYNDIC DE FAILLITE ?

Arrivé en 2015, Alain Bellemare s’était donné un plan de cinq ans pour redresser Bombardier.

Nous sommes en 2020. Voyons voir.

En échange de 600 millions $ et d’une libération de ses obligations, Bombardier vient de quitter complètement l’aviation commerciale, donc les avions qui transportaient du monde ordinaire.

Il lui reste les avions d’affaires – ceux de quelques sièges pour les super-PDG et les vedettes du jet set –, et le ferroviaire.

Euh, pas tout à fait…

LIQUIDATION

Bombardier serait en discussion pour vendre les avions d’affaires à Textron. Alstom serait intéressée à acheter la division ferroviaire.

C’est simple, quand on ne souhaite pas céder, on dit : non, merci. Et ça ne dure pas longtemps.

Bref, M. Bellemare se comporte aujourd’hui comme un syndic de faillite.

Il veut obtenir le meilleur prix possible pour les morceaux qui restent, afin de calmer les créanciers et d’alléger la dette de 10 milliards $.

Il restera quoi ?

Il nous arrive à tous d’échouer, dans tous les domaines de la vie. On ne compte plus les entreprises disparues qu’on croyait aussi inamovibles qu’une montagne dans un paysage.

Dans le cas particulier de Bombardier, mon indignation tient en trois points.

Le premier, c’est cette condamnation outrée qui tombait du ciel dès qu’on ouvrait la bouche.

Comment osez-vous, crétins ?

À genoux devant le « fleuron » !

Qu’est-ce que vous y connaissez, ignare !

« Il faut aimer Bombardier », tranchait Philippe Couillard avec son ton de chanoine.

Deuxièmement, les dirigeants de Bombardier savaient depuis longtemps que le naufrage s’en venait.

Depuis 2006, la famille Beaudoin-Bombardier n’a acheté qu’une fois des actions de sa propre compagnie, en 2015. Belle marque de confiance…

Quand quelqu’un n’est pas prêt à risquer son propre fric dans un projet, ça dit tout.

Pendant ce temps, Laurent Beaudoin et sa femme investissaient des dizaines de millions dans une cimenterie.

Oui, le Laurent Beaudoin qui, lors du référendum de 1995, disait qu’un Québec indépendant ne pourrait soutenir une compagnie de l’envergure de Bombardier. Ben coudonc…

Troisièmement, Bombardier a voulu presser le citron au maximum jusqu’à la fin.

En 2016, les six plus hauts dirigeants avaient voulu augmenter leur rémunération de 48 % par rapport à l’année précédente. Un tollé populaire les avait freinés.

En 2017, M. Bellemare avait tout de même empoché 13,7 millions $.

Pendant ce temps, des milliers de travailleurs étaient congédiés et les contribuables pompaient des milliards dans l’entreprise.

Mais il fallait aimer, disait Philippe Couillard.

MÉPRIS

Puis, fin septembre 2018, la même équipe de direction a empoché autour de 30 millions $ en vendant une partie de ses actions de sa propre compagnie.

Vite, encaissons avant que l’action ne dégringole !

À ce moment-là, si vous aviez sous les yeux les états financiers, vous ne pouviez pas ne pas savoir ce qui s’en viendrait dans à peine 18 mois.

Je ne sais pas s’ils iront ou non se mettre les orteils dans le sable, avec un petit parasol dans leur cocktail, mais je les entends d’ici rire de nous.

Les limites à long terme du régime cétogène

RELAX NEWS | Des médecins américains de l’université de Yale ont étudié les effets d’un régime cétogène chez des souris afin de mesurer les bienfaits de ce régime alimentaire tant plébiscité qui consiste à consommer des lipides au détriment des glucides.

Concrètement, une personne qui suit ce régime va par exemple consommer beaucoup de saumon fumé ou d’avocat, mais va éviter les produits sucrés ainsi que les fruits les plus riches en sucres (raisin, mangue, banane).

En dehors de son effet amaigrissant rapide et efficace, le régime cétogène aurait également des vertus pour protéger contre le diabète, expliquent les chercheurs.

Quand le corps manque de sucre, il puise dans sa réserve de graisse et se met à produire des corps cétogènes, qui constituent une sorte de carburant pour l’organisme. Au cours de ce processus, les lymphocytes T gamma delta se développent dans tout le corps. Ce sont précisément ces cellules du système immunitaire qui permettent de repousser le diabète et le risque d’inflammation, montre l’étude.

LIMITES TEMPORELLES

Or, l’expérience a également montré que l’effet inverse risque de se produire si le régime cétogène s’étend au-delà d’une semaine : « Lorsque les souris ont continué à suivre le régime riche en graisses et pauvre en glucides au-delà d’une semaine, elles consommaient plus de graisses qu’elles ne pouvaient en brûler, elles perdaient les cellules T gamma delta protectrices de la graisse et développaient un diabète et une obésité », constate Vishwa Deep Dixit, professeur à l’école de médecine de Yale et auteur principal de l’étude.

Si l’étude ne permet pas de déterminer la durée idéale du régime cétogène pour bénéficier de ses vertus sur la santé, les chercheurs en déduisent qu’il est préférable de le suivre « à petites doses » et sur une courte période (moins d’une semaine).

Source : le Journal de Montréal, 3 février 2020

Une petite dose d’humour

Se réveiller, comme ça, un beau matin, et savourer le moment de trouver la vie plus que belle… n’est-ce pas une belle sensation ? Si, en plus, on s’embellit de son plus beau sourire, alors c’est le paroxysme du bonheur. Voici, pour stimuler vos muscles faciès et vous mettre dans cet état, de quoi vous faire sourire.

DIEU… ET ROGER

Il y avait, dans un village, deux hommes qui s’appelaient ROGER. L’un était prêtre et l’autre chauffeur de taxi.

Le destin voulut que tous deux meurent le même jour. Ils arrivent au Ciel et se présentent devant le Seigneur. Roger, le chauffeur de taxi, passe en premier.

Dieu consulte ses registres et lui dit :

– Très bien, mon fils, tu as gagné le Paradis. Tu as droit à une tunique en fils d’or et à un bâton en platine. Tu peux y aller.

Quand passe l’autre Roger, Dieu lui dit :

– Bien, tu as mérité le Paradis. Tu as droit à une tunique de lin et un bâton en chêne.

Le prêtre est surpris :

– Pardon, Seigneur, mais il doit y avoir une erreur. Je suis bien Roger, le prêtre !

– Oui, mon fils, tu as mérité le Paradis avec cette tunique de lin.

– Non ! Ce n’est pas possible ! Je connais l’autre Roger : il vivait dans mon village. C’était une catastrophe comme chauffeur de taxi ! Il avait des accrochages tous les jours, il roulait comme un dingue et conduisait très mal. Et moi, j’ai passé 50 ans de ma vie à prêcher tous les dimanches à la paroisse. Comment est-il possible qu’on lui donne la tunique en fils d’or et à moi celle-ci ?

Et Dieu lui répond :

– Non, mon fils, il n’y a aucune erreur. Nous faisons maintenant des évaluations et des bilans de compétences.

– Comment, comment ? Je ne comprends pas.

– Oui, nous travaillons au résultat et avec des objectifs.

Durant ces derniers 25 ans, chaque fois que tu prêchais, les paroissiens s’endormaient… Mais lui, chaque fois qu’il conduisait, tout le monde priait!

En toute confiance

Voici quelques paroles de sages sur la confiance.

Il ne faut pas craindre d’assumer avec confiance son propre destin. Il y a autant d’honneur et de gloire à cultiver des pommes de terre qu’à gouverner un royaume.
Guy de Larigaudie

La confiance est comme un château de sable. Elle est difficile à construire, mais si facile à détruire.
Antoine de Salins

La confiance en soi consiste à exprimer ses idées, sans hésitation, même si elles diffèrent de celles des autres. Les grandes œuvres naissent toujours dans la pluralité des idées.
Lyauley

On peut, par la confiance et la volonté de caractère, mettre quelqu’un dans l’impossibilité de nous tromper.
Joseph Joubert

Le plus difficile n’est pas d’avoir confiance dans les autres, mais en soi-même.
Guy Thevenot

Les gens proches de la terre comprennent d’instinct avec leur cœur et ils ont confiance en la nature.
Alice Parizeau

Avoir la confiance de quelqu’un est probablement encore plus important que d’être aimé.
George MacDonald

Il y a toujours de la grandeur et du courage dans la confiance que l’on donne à ceux qui nous la demandent, et cela ne peut inspirer que l’estime et la clémence.
Napoléon Bourassa

Être confiant, c’est croire qu’un océan existe parce qu’on a vu un ruisseau.
Saint Exupéry

La fin du monde, c’est lorsqu’on cesse d’avoir confiance.
Madeleine Ouellette-Michalska

Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remord pour le présent, et une confiance inébranlable dans l’avenir.
Jean Jaurès

Lorsqu’on a confiance en soi-même, on inspire confiance aux autres.
Goethe

Source : Florimage