Sports
Le parcours des Canadiens s’est terminé hier soir, causant une peine énorme à leurs partisans. Par contre, ce n’est que partie remise, et on peut voir positivement l’expérience acquise par nos jeunes joueurs. C’est une autre étape de franchie vers les grands honneurs. N’oublions pas que Kent Hughes et Jeff Gorton s’étaient donné cinq années pour la reconstruction. Nous venons de terminer la quatrième, et on peut affirmer que l’équipe progresse comme prévu.

Plusieurs facteurs expliquent cette dernière défaite contre les Hurricanes. Cela fait plusieurs saisons que cette équipe ne réussit pas à gagner le précieux trophée. Cette saison, ils étaient fins prêts, mais ce ne sera pas chose facile contre les Golden Knights de Las Vegas, qui eux, ont défait l’Avalanche du Colorado, fortement décimée par les blessures.
J’ai ma petite opinion sur la défaite de nos Glorieux, et c’est de cela que je veux vous entretenir. Vous me direz que c’est la même chose pour toutes les équipes, mais c’est faux. On a la plus jeune équipe du circuit, et ces jeunes doivent apprivoiser l’énergie des longues saisons et des nombreuses parties. La prochaine campagne, ils auront à disputer deux matchs de plus au calendrier.
CALENDRIER RÉGULIER
La saison qui vient de se terminer a été éprouvante pour nos jeunes joueurs. La pause olympique en est la raison principale. Un arrêt de trois semaines a obligé les équipes à terminer un calendrier chargé.
Entre le 26 février et le 14 avril, les Canadiens ont disputé 25 parties en 47 jours, dont 6 programmes doubles, soit un match en moins de deux jours d’intervalle. L’enjeu était une place en séries. Et dans toute cette folie, ils ont terminé la saison en 7e position sur les 32 équipes de la ligue, avec 106 points.
SÉRIES VERS LA COUPE STANLEY
Les séries de la LNH sont les plus exigeantes pour espérer gagner la coupe Stanley. Il faut 16 victoires sur une possibilité de 28 parties à travers quatre rondes. Aucun sport professionnel au monde n’est aussi exigeant pour mettre la main sur la coupe.
On le sait, le hockey des séries est éreintant. Une seconde saison, dure, intense. Les joueurs ont beau être des athlètes, mais le corps humain a tout de même ses limites. Le jeu est plus serré, les mises en échec plus douloureuses et l’espace sur la glace est restreint. Tout le contraire de la saison régulière.
Lors de la première ronde, nos Canadiens ont battu le Lightning de Tampa Bay en sept matchs, dont quatre en prolongation. En deuxième ronde, ils ont éliminé les Sabres de Buffalo également en sept matchs, dont le dernier en prolongation.
Pendant ce temps, les Hurricanes de la Caroline éliminaient tour à tour les Bruins de Boston et les Flyers de Philadelphie en quatre parties. Deux balayages, huit matchs, et du temps pour recharger les batteries. Il faut leur donner crédit.
LA FINALE DE LA CONFÉRENCE DE L’EST
C’est là que le manque d’énergie s’est manifesté. On a surpris les Canes rouillés dès le premier match, 6-2, puis la Caroline s’est réveillée. C’est là que la différence entre 15 matchs et 8 s’est fait sentir.
Les Hurricanes étaient les plus affamés, ayant depuis plusieurs années fait chou blanc en séries. Une équipe plus expérimentée et plus âgée que la nôtre.
Nos Caufield, Suzuki, Matheson, Demidov et autres vétérans de l’équipe manquaient de gaz. À preuve : notre quantité anémique de lancers au but.
On s’est fait brasser. Hutson surtout, au point où je me demande pourquoi il n’a pas été jumelé avec Xhekaj. Et Gallagher, le seul qui obstrue la vue du gardien adverse, Il n’a même pas utilisé. Une triste fin de saison pour ce vétéran qui s’est donné pour l’équipe depuis 16 ans.
Dès le troisième match, on sentait que l’énergie n’y était plus.
L’AVENIR
Malgré tout, les Canadiens s’approchent des grands honneurs. Première participation aux séries l’an passé, éliminés par les Capitals de Washington en cinq parties en première ronde. Cette année, défaite en cinq matchs, mais en troisième ronde.
C’est déjà un progrès en soi.
Cette équipe, très jeune dans cette ligue, profitera dans le futur de l’expérience vécue, comme elle le fait depuis leur arrivée avec l’équipe. Étant assuré de l’appui des nombreux fanatiques indéfectibles, notre tour viendra peut-être plus rapidement qu’on le pense.
Déjà dans l’équation, on a découvert un excellent gardien en Jakub Dobeš ainsi qu’en Jacob Fowler. C’est triste pour Samuel Montembeault, mais peut-être que Kent Hughes pourra transiger afin obtenir un bon joueur en retour afin de relancer sa carrière dans la LNH, parce que les bons gardiens demeurent une denrée rare et convoitée.
DANS L’ENTRE SAISON…
Ça prend du muscle, du muscle et encore du muscle… Et beaucoup, beaucoup, beaucoup de tirs cadrés.
Merci à toute l’organisation pour cette magnifique saison 2025-2026, et on se reprend l’automne prochain, plus expérimentés et — je l’espère — plus robustes !
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Santé
LES ENFANTS PRÈS D’UNE STATION-SERVICE PLUS À RISQUE DE CANCER

Habiter moins de 250 m d’une station-service augmenterait les risques de souffrir d’une leucémie durant l’enfance, conclut une étude de Stéphane Buteau, professeur à l’École de santé publique de l’Université de Montréal.
Le risque augmente selon la proximité de la station, surtout quand celle-ci se trouve à 100 m et moins du lieu de résidence. L’équipe s’est penchée sur les stations-service en raison de la présence du benzène, un cancérigène reconnu dans les cas de leucémies. L’article est paru dans Environmental Pollution.
UN NOUVEAU MÉDICAMENT CONTRE L’ALZHEIMER SUSCITE L’ESPOIR
Kisunla, un nouveau médicament contre la maladie d’Alzheimer, vient d’être approuvé par Santé Canada. Le traitement suscite un « espoir réel » pour les personnes atteintes, signale la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer. Les résultats de l’étude clinique montrent un ralentissement significatif du déclin cognitif chez les patients lorsque la molécule est administrée tôt.
« Ces avancées confirment que la recherche progresse vers des traitement qui s’attaquent aux mécanismes biologiques de la maladie », affirme Sylvie Grenier, directrice générale de la Fédération. Celle-ci s’inquiète toutefois de l’accès du médicament « partout au Québec, incluant les régions rurales éloignées ». C’est la pharmaceutique Ely Lili qui commercialise le nouveau médicament.
DES LUNETTES POUR VOIR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES SUR VOTRE SANTÉ
L’Institut national de la santé publique lance ce mois-ci ses « lunettes climatiques » pour mieux voir les impacts des changements climatiques sur votre santé. Les fiches portent sur des enjeux comme les maladies transmises par les tiques, les pollens allergènes, la qualité de l’air et la qualité de l’eau.
L’objectif est d’aider les décideurs, les municipalités et les professionnels à mieux anticiper les risques et à planifier des mesures d’adaptation.
Source : Journal de Montréal, Salut Bonjour magazine, 16 mai 2026, p21
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Opinion
Je ne remets pas en question sa manière de coacher, ni ses compétences, ni son acharnement au travail. Là‑dessus, rien à redire. Mais dès qu’il se retrouve devant les journalistes francophones, quelque fois, ça dérape.

Après la défaite en prolongation lors du deuxième match contre les Hurricanes, il a répondu bêtement — oui, bêtement — à un journaliste qui voulait simplement comprendre pourquoi il avait choisi ces joueurs‑là sur la glace. Il n’a visiblement pas aimé la question, il a tiré la « plug », et ça s’est terminé là.
Soupe au lait ? Sans aucun doute !
Et pourtant, ce gars‑là a grandi au Québec. Il devrait savoir mieux que quiconque que le hockey, ici, c’est pas un passe‑temps : c’est un culte national. Les journalistes posent les questions que tout le monde se pose. C’est pas compliqué. Un petit cours de relations publiques ne lui ferait pas de tort. Et un peu moins de susceptibilité non plus. Montréal, c’est pas la Caroline ou l’Arizona : ici, on veut des réponses, pas des grimaces.
ANGLAIS VS FRANÇAIS
Et tant qu’à être franc : un autre truc me tape sur les nerfs — et c’est très personnel — ce sont ses réponses aux questions posées dans la langue de Molière. Il vit aux États‑Unis, d’accord. Il travaille en anglais, parfait. Mais perdre sa langue maternelle ? Voyons donc. Un p’tit gars de Laval. Et il n’a même pas l’accent en plus. Pas une trace.
Je suis ses points de presse religieusement, parce qu’ils sont généralement solides. Mais ses réponses en anglais sont longues, nuancées, articulées… et en français, c’est du fast‑food linguistique. Au début, il cherchait ses mots — normal. Mais après quelques années en poste, un petit effort ne serait pas un luxe. Je connais des Québécois qui vivent aux États-Unis depuis trente ans et qui parlent encore français comme s’ils sortaient du Tim Hortons du coin.
Un petit effort Martin…
Opinion
Notre première ministre, Christine Fréchette, a sorti le grand jeu : abolir la TVQ sur quelques produits d’épicerie. Rien de moins. On dirait presque une annonce historique… jusqu’à ce qu’on fasse le calcul.

Parce que cette « grande mesure » va coûter 100 M$ au trésor public pour vous faire économiser… 50 $ par année. Oui, 50 $. Soit 13 sous par jour. Le prix d’un bonjour dans un stationnement.
Qu’est-ce qu’on fait avec ça? On se gâte? On investit? On se bâtit un avenir? Allons donc. Même votre bas de laine va lever les yeux au ciel.
C’est tellement mince comme annonce que ça frôle l’insulte. Faire tout un cirque médiatique pour livrer un cadeau qui ne remplit même pas un fond de tiroir… c’est se moquer du monde.
Et imaginez si la CAQ est reportée au pouvoir. On n’a pas fini de collectionner les « cadeaux » emballés dans du vent.
Honnêtement, j’aurais été gêné de présenter ça aux Québécois. C’est moins que rien — et en plus, ça n’entre en vigueur qu’à la mi-juillet. L’autre « cadeau », celui des plaques d’immatriculation? 40 $ de moins, mais pas avant septembre. On dirait presque un sketch.
Si la CAQ pense séduire l’électorat avec des économies de 13 sous par jour, il serait peut-être temps de les réveiller. Le Québec s’est affaibli depuis huit ans. On tourne en rond.
Ça prend du neuf. Du vrai.
Déplacer des journalistes et des caméras pour annoncer ça… c’est comme convoquer une conférence de presse pour dire qu’on a trouvé un 5 cennes dans le stationnement.
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Opinion
C’est le journaliste Guillaume St‑Pierre qui a sorti l’absurdité du jour dans le Journal de Montréal du 23 mai : une décision tellement incompréhensible qu’elle aurait pu, en plus, remplir les coffres des organismes communautaires locaux. Pourquoi faire simple quand on peut faire stupide.
Partout au Québec — et même ailleurs — les amphithéâtres, les églises et les salles de rassemblement ouvraient leurs portes pour permettre aux gens de suivre les exploits du Canadien sur écran géant pendant les séries. Mais à Gatineau, où TVA Sports détenait les droits de diffusion et où les 4 000 sièges du Centre Slush Puppie devaient être vendus 13 $ chacun au profit des organismes communautaires, la réponse a été claire. Un NON sec, sans nuance, sans intelligence.

Les bonzes de la LNH version Bettman, épaulés par les Sénateurs — qui ont raté une occasion en or de se rapprocher de leurs propres partisans — ont refusé l’événement sous prétexte que le Canadien « empiétait sur leur marché ». Comme si un écran géant à Gatineau allait soudainement vider le Centre Canadian Tire. Faut vraiment manquer de vision pour penser comme ça.
On ne peut pas imaginer décision plus bornée, prise par des gens qui se fichent éperdument du succès des autres et, surtout, du plaisir du public. Une chicane de clocher digne d’un village du XIXᵉ siècle, qui prive les organismes communautaires du coin de revenus essentiels.
Bref : une occasion ratée, un geste mesquin, et un bel exemple de bureaucratie sportive qui se tire dans le pied… avec enthousiasme.
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Histoire
Un demi-siècle avant le dossier de santé numérique, la « castonguette » a révolutionné le système de santé. Avant la carte d’assurance maladie, tomber malade coûtait très cher au Québec. La « castonguette » a symbolisé l’accès universel et gratuit à un régime de santé collectif.

« Désormais, les citoyens du Québec ne sont plus obligés de se ruiner quand ils subissent un accident grave », affirme Martin Pâquet, historien spécialiste de la Révolution tranquille et professeur à l’Université Laval.
M. Pâquet replonge pour Le Journal dans les circonstances entourant l’adoption de la carte d’assurance maladie du Québec qu’on a surnommé alors la « castonguette » en référence au père du nouveau système, Claude Castonguay.
Figure centrale de la réforme, cet expert des assurances devenu ministre de la Santé avait précédemment présidé la Commission d’enquête sur la santé et le bien-être social.
Le 1er novembre 1970, la carte est distribuée à toute la population après l’adoption de la loi. Elle devient rapidement le symbole d’un changement majeur : désormais, les Québécois peuvent recevoir des soins sans devoir payer directement leur facture médicale comme auparavant.
LE CORPS MÉDICAL S’OPPOSE
La volonté de l’État d’encadrer le système médical et le financement des soins va « déplaire aux médecins », rappelle M. Pâquet. À cette époque, les médecins sont « des entrepreneurs qui fixent le montant de leurs honoraires à leur convenance », ajoute Aline Charles, historienne spécialiste du système hospitalier au Canada au XXe siècle et professeur à l’Université Laval.
En vertu du nouveau régime, l’État fixe les montants et organise le remboursement.
La contestation est forte et les médecins déclenchent une grève de deux semaines.
L’année 1970 est décisive. En mars, le premier projet de loi sur l’assurance maladie est déposé. C’est le « Bill 8 ».
Quelques semaines plus tard, Robert Bourassa devient premier ministre, À ses yeux, le régime doit être universel et gratuit. Il estime que « si les Québécois contribuent collectivement à la société, ils doivent aussi bénéficier d’une protection de santé », reprend M. Pâquet.
QUAND LA MALADIE POUVAIT RUINER
Avant l’arrivée de la Régie de l’assurance maladie du Québec, en 1969, la capacité à se soigner reposait davantage sur les assurances privées et les moyens financiers des personnes.
Les primes d’assurances privées pouvaient varier d’une personne à l’autre et tous n’étaient pas protégés de la même manière.
L’objectif de la réforme est donc simple : permettre aux citoyens d’avoir accès aux soins sans s’endetter lourdement.
Dès cette époque, les coûts de santé explosent car les tarifs fixes n’existaient pas.
« Lors d’une hospitalisation, les patients doivent tout payer : les infirmières, les repas, les tests sanguins et leurs chambres », comme le précise Mme Charles.
Les frais d’hospitalisations étaient donc élevés. Par exemple, ils sont passés d’environ 12,70 $ par jour en 1955, soit l’équivalent de 150,78 $ aujourd’hui, à 60,69 $ en 1969, soit l’équivalent de 520,93 $ en 2026.
Source : Guillaume Longuépée, Journal de Montréal, section Histoire, 17 mai 2026, p62
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Santé
Article paru dans le cahier Salut-Bonjour du Journal de Montréal, des 9 et 10 mai 2026.
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VAINCRE LE CANCER DU PANCRÉAS
Une équipe de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) a identifié une protéine dont dépendent les cellules cancéreuses du pancréas pour se développer.
L’équipe espère ainsi ouvrir la voie vers le développement de thérapies plus efficaces contre l’un des cancers les plus agressifs et mortels.
L’adénocarcinome canalaire pancréatite (ACCP), la forme la plus courante de cancer du pancréas, est actuellement la troisième cause de décès par cancer au Canada, avec un taux de survie après cinq ans de seulement 12 %.
L’équipe a découvert que la protéine HSPE1 régie le comportement des cellules et en bloquant son action, la croissance des tumeurs a fortement ralenti
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DÉPISTER LA MALADIE COELIAQUE
Le dépistage de la maladie cœliaque survient encore tardivement, alors qu’on estime qu’environ 90 000 Québécois en sont atteints, mais que près que 90 % l’ignorent.
C’est pourquoi Cœliaque Québec déploie actuellement une initiative de sensibilisation dans le réseau de la Santé avec un guide clinique pour les soignants, afin de réduire l’errance médicale et promouvoir une prise de sang rapide. Les symptômes divers comme de la fatigue, des maux de tête, mais aussi des problèmes digestifs, rendent la maladie difficile à cibler directement, mais un test sanguin peut confirmer ou exclure le diagnostic.
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APPEL AUX PROCHES AIDANTS
Les proches aidants de la Montérégie sont invités à raconter leur expérience dans les groupes de discussion. Les trois CISSS de la Montérégie organisent ces rencontres, du 12 au 18 juin, pour mieux comprendre la réalité des proches aidants et améliorer ses pratiques et ses services.
Ces groupes de discussion d’environ 90 minutes pourront avoir lieu en personne ou en virtuel. Un questionnaire en ligne sera aussi disponible sur le site web Portail Santé Montérégie.
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Opinion
Aussi loin que je puisse me rappeler, ma mère répétait ce proverbe. Et plus j’observe nos gouvernements, plus je me dis qu’ils auraient intérêt à l’encadrer, l’imprimer et l’afficher dans chaque ministère. Parce qu’en ce moment, Ottawa distribue l’argent comme si le Canada était un pays sans problèmes, sans pauvreté, sans routes qui s’effondrent. Résultat : plus de 20 millions de dollars envoyés aux îles Fidji. Oui, oui : vingt millions. Pas vingt mille.
Commençons par le bouquet : près de 775 000 $ pour ouvrir un nouveau « haut‑commissariat » aux Fidji. Pourtant, on avait déjà un consul honoraire sur place… qui ne coûtait pratiquement rien. Mais pourquoi faire simple et économique quand on peut faire cher et symbolique?

Les 20 M$ du gouvernement Carney se répartissent ainsi :
1 — « Les femmes entrepreneures du Pacifique, gardiennes des îles » 7,85 M$ pour renforcer la résilience climatique d’entreprises dirigées par des femmes dans plusieurs îles du Pacifique.
2 — « Renforcement de la résilience des femmes de la région de l’océan » 5 M$ pour soutenir le leadership des femmes et des filles dans une demi‑douzaine de pays insulaires.
3 — « Soutien au Fonds de résilience du Pacifique » 7,5 M$ pour aider les pays du Pacifique à accéder au financement climatique et à se préparer aux catastrophes.
Tout cela est noble, évidemment. Sur papier, c’est magnifique. Dans la réalité canadienne… c’est un peu insultant.
SOLUTIONS
C’est fascinant : on trouve des solutions à l’autre bout du monde, mais chez nous, on dirait que tout est un casse‑tête insoluble. La nourriture coûte si cher que même les banques alimentaires n’arrivent plus à suivre. Le logement ? Une catastrophe annoncée : loyers qui explosent, familles qui glissent vers l’itinérance, classe moyenne qui s’effrite comme un trottoir mal entretenu.
Et parlons‑en, des trottoirs. Des routes, des ponts et des bâtiments publics qui tombent en ruine. On dirait un pays qui attend que tout s’écroule avant d’agir. On pourrait allonger la liste des urgences locales jusqu’à demain matin.
Mais non : 20 millions de dollars pour les Fidji.
Imaginez ce qu’on pourrait faire ici, maintenant, avec ces 20 millions.
Il existe des politiciens qui n’ont aucune idée de ce que ça signifie de vivre d’une paye à l’autre. Aucune. Et ce chèque de 20 M$ envoyé à l’autre bout du globe en est une démonstration éclatante.
Source : Journal de Montréal, « Où vont vos impôts »,19 mai 2026, p4
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Opinion
Finalement, c’est peut‑être une maladie contagieuse que de choisir des raisons sociales en anglais. Pourtant, la loi sur l’affichage est on ne peut plus claire. On passe outre sans aucune gêne. Ce doit être la mode. Aux yeux de la population, qui ferme les yeux, ça fait « cool ». On veut prouver quoi, au juste ?

Le dernier en liste, c’est l’initiative de Ben Grenier, qui a décidé d’offrir sa place de stationnement en la rendant payante. Si l’initiative est louable, le nom l’est beaucoup moins :
PULLINPARKING Stationnement. Plus français que ça, c’est impossible!
Il me semble qu’on a des lois au Québec. Pourquoi les défie‑t‑on constamment? Pourquoi ça se répète régulièrement?
Au départ, le français doit être prédominant. Les caractères français doivent être plus gros. Déjà, la raison sociale est en contravention.
REGISTRE DES ENTREPRISES DU QUÉBEC
Le Registre des entreprises du Québec (REQ) fait partie de l’appareil gouvernemental Québecois. Il est administré par le Registraire des entreprises, une entité rattachée au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale.
PULLINPARKING Stationnement y est inscrit.
Est‑ce que le nom des raisons sociales québécoises est transmis à l’Office québécois de la langue française (OQLF) pour qu’il puisse se prononcer sur leur conformité à la loi ?
Je ne sais pas — et visiblement, ce n’est pas le cas.
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Langues
AGENCE QMI | De « faque » à « charo », en passant par « manosphère » et « tintamarre », le dictionnaire Le Petit Robert 2027 a accueilli une nouvelle vague de mots, récemment, à l’occasion de son 60e anniversaire.

Les ajouts touchent notamment les réseaux sociaux, l’intelligence artificielle, l’environnement, la santé mentale et le langage populaire. Voici trente de ces nouveaux mots ou expressions :
Faque : expression québécoise signifiant « donc » ou « alors »;
Charo : personne qui multiplie les aventures amoureuses;
Banger : œuvre ou chanson particulièrement réussie;
Matrixer : influencer fortement quelqu’un;
Miskine : personne inspirant la pitié;
Manosphère : communauté masculiniste sur internet;
Pornodivulgation : diffusion d’images intimes sans consentement;
Narchomicide : meurtre lié au trafic de drogue;
Découvrabilité : capacité d’un contenu à être trouvé en ligne;
Guerre hybride : conflit mêlant cyberattaques et actions militaires;
Neurodivergent : personne ayant un fonctionnement neurologique différent;
Jumeau numérique : copie virtuelle d’un objet ou système réel;
Intelligence artificielle générale : IA comparable à l’intelligence humaine;
Entraîner une IA : alimenter une IA avec des données pour l’améliorer;
Low-tech : technologie simple et durable;
Bouilloire thermique : logement invivable lors de fortes chaleurs;
Fast-fashion : mode produite rapidement et à bas prix;
Habitat partagé : logement avec espaces communs;
Tourisme médical : voyage à l’étranger pour recevoir des soins;
Régénératif : qui aide à restaurer l’environnement;
Slackline : sport d’équilibre sur une sangle suspendue;
Whey : protéine de lactosérum populaire chez les sportifs;
Aquafaba : eau de cuisson des pois chiches utilisée en cuisine;
Bibimbap : plat coréen à base de riz et légumes;
Onigiri : boulette de riz japonaise;
Thé aux perles : boisson avec perles de tapioca, aussi appelée bubble tea;
Instavidéaste : personne diffusant des vidéos en direct sur internet;
Tintamarre : défilé festif acadien bruyant;
Génération alpha : personnes nées à partir des années 2010;
Équithérapie : thérapie utilisant le cheval.
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Histoire
En ce 18 mai, la Journée nationale des Patriotes prend tout son sens : c’est un moment pour honorer ceux qui ont donné leur vie afin que le peuple du Bas‑Canada — nos ancêtres québécois francophones — puisse aspirer à la liberté politique, à la reconnaissance nationale et à un gouvernement démocratique.
Après les rébellions de 1837‑1838, la répression britannique fut brutale. Des procès expéditifs sous loi martiale menèrent à la condamnation à mort de 99 patriotes, dont plusieurs furent pendus publiquement à la prison du Pied‑du‑Courant, à Montréal, le 15 février 1839. Ces exécutions sont aujourd’hui reconnues officiellement comme un événement historique majeur par le gouvernement du Québec, qui souligne leur rôle dans la lutte pour des institutions plus justes et démocratiques.

Ces hommes — artisans, cultivateurs, médecins, notaires, instituteurs — n’étaient pas des criminels : ils étaient des citoyens qui réclamaient ce que nous tenons aujourd’hui pour acquis. Leur sacrifice demeure un pilier de notre mémoire collective.
Cinq des patriotes exécutés ce 15 février 1839
Ces cinq hommes font partie des 12 patriotes exécutés au total durant la répression de 1838‑1839, sur 99 condamnés à mort. Leur sacrifice est aujourd’hui reconnu comme un moment fondateur de la lutte démocratique au Québec.
Pour ceux et celles qui voudraient poursuivre la réflexion sur ce triste événement, je vous invite à visionner le film de Pierre Falardeau « 15 février 1839 », disponible sur internet.
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Santé
Article des pharmaciens Carl et Kate publié dans le Journal de Montréal du 12 mai 2026
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En pharmacie, il est possible d’acheter plusieurs médicaments sans prescription et sans consultation obligatoire avec un pharmacien ou une pharmacienne. Par contre, ce n’est pas parce que c’est disponible sans prescription que ça signifie automatiquement que le médicament est approprié et sécuritaire.

Un bon exemple est l’ibuprofène (Advil, Motrin), un médicament qu’on retrouve dans de nombreuses maisons au Québec, mais qui peut comporter des risques importants pour certaines personnes.
L’ibuprofène appartient à la famille des anti-inflammatoires. Il est couramment utilisé pour soulager la douleur, réduire la fièvre et diminuer l’inflammation. Lorsqu’il est bien utilisé par une personne en bonne santé, il est efficace et généralement sécuritaire à court terme. En revanche, lorsqu’utilisé chez la mauvaise personne, il peut aggraver certaines conditions de santé.
CŒUR, REINS, SYSTÈME DIGESTIF
L’ibuprofène est un médicament qui doit être utilisé avec prudence ou complètement évité chez les personnes avec des conditions cardiaques. Les anti-inflammatoires comme l’ibuprofène sont connus pour faire augmenter la pression et pourraient donc causer un débalancement du contrôle de celle-ci, ce qui pourrait être particulièrement dangereux si la pression n’est pas déjà contrôlée avant de commencer à en prendre.
Il doit aussi généralement être complètement évité chez les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque, puisqu’il peut augmenter la charge de travail pour le cœur. Il peut aussi augmenter le risque de faire une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral (AVC), il faut donc l’utiliser avec prudence et même parfois l’éviter complètement chez des personnes ayant ces antécédents.
L’ibuprofène, comme d’autres anti-inflammatoires, a pour effet secondaire de réduire l’apport de sang au niveau du rein. Cette réduction diminue la capacité du rein à filtrer le sang, une fonction essentielle pour éliminer les déchets du corps. Chez la majorité des gens, cette réduction d’apport sanguin ne cause aucun problème.
Par contre, chez une personne qui est connue pour des problèmes rénaux, qui prend déjà d’autres médicaments qui affectent la filtration du rein ou qui est en situation de déshydratation (par exemple lors d’une gastro-entérite), prendre de l’ibuprofène pourrait entraîner des problèmes.
Par ailleurs, l’ibuprofène est irritant pour l’estomac. Chez la majorité des gens, en prendre en mangeant est suffisant pour limiter cet effet secondaire. Par contre, chez des personnes qui ont des antécédents d’ulcères de l’estomac par exemple, ce produit devrait être utilisé sous supervision d’un professionnel de la santé ou complètement évité.
INTERACTIONS
L’ibuprofène est l’un des médicaments en vente libre ayant le plus d’interactions potentielles avec les médicaments sous prescription.
En résumé, l’ibuprofène est un médicament qui, bien qu’adéquat pour plusieurs, peut causer des problèmes majeurs s’il est utilisé par la mauvaise personne.
C’est pourquoi il est toujours important de poser des questions à son pharmacien avant de prendre un nouveau médicament sans ordonnance, car la vente libre ne signifie pas automatiquement la sécurité.
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