La leçon de français (5)

LES SONS [ s ] et [ z ]

Règles

Le son [ s ] peut s’écrire :

– « s » devant toutes les lettres et en fin de mot : un sapin, verser, tonus.

– « ss » seulement entre deux voyelles : pousser, le tissu, une tasse.

– « c » seulement devant les voyelles « e », « i », « y » : lancer, un citron, un cyprès.

– « ç » seulement devant les voyelles « a », « o », « u » : un commerçant, une balançoire, un aperçu.

– « sc » seulement devant les voyelles « e » et « i » : descendre, la sciure.

– « t » seulement devant la voyelle « i » : patient, une répétition, l’acrobatie.

Attention ! Tous les noms terminés par le son « -sion » ne s’écrivent pas « -tion » : la passion, une pension, la connexion.

Le son [ z ] peut s’écrire :

– « s » seulement entre deux voyelles : une prison, une ruse, une dose.

– « z » en début, en milieu ou en fin de mot : zigzaguer, le bazar, le gaz.

Attention ! Dans certains mots, la lettre « z » peut être doublée : une mezzanine, le blizzard.

Exercices

1- Quelle écriture complète le nom en gras ?

Ce comédien s’efforce de calculer sa cal… sous une perruque.

A) vicie – B) vitie

2- Dans quel nom la lettre « s » est-elle muette ?

A) un hibiscus – B) un rhinocéros – C) le pancréas – D) un rubis

3- Quelle écriture complète le mot en gras ?

Après son opération, Nathan est parti en conva…

A) lescence – B) lescense

4- Avec quel groupe de lettres peut-on former le mot manquant ?

Un bruit … provient du sous-sol : que se passe-t-il ?

A) b-z-a-r-i-e-r – B) i-r-b-z-e-z-a – C) a-i-b-z-e-r-z – D) s-i-r-e-r-b-a

5- Quelles écritures du son [ z ] complètent successivement les mots en gras ?

Le …èbre de ce …oo possède plu…ieurs rayures gri…es.

A) z / z / s / s – B) s / z / s / z – C) z / s / s / s – D) s / s / z / s

6- Quelles écritures des sons [ s ] et [ z ] complètent successivement les mots en gras ?

L’a…en…ion du gla…ier est interrompue : les creva…es sont trop nombreu…es.

A) ss / t / ç / ss / s – B) sc / s / c / ss / s – C) s / s / c / c / s – D) sc / t / ss / ss / s

7- Quelles écritures des sons [ s ] et [ z ] complètent successivement les mots en gras?

Le nouveau tron…on d’autoroute, inauguré ré…emment, fa…ilitera la liai…on entre les communes de l’aggloméra…ion toulou…aine

A) ç / c / c / s / t / s – B) s / c / s / s / ss / z – C) c / ç / ss / z / c / s

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthgraphe.

Réponses : 1) B – 2) D – 3) A – 4) A – 5) A – 6) B – 7) A

Trois gouttes de lumière…

LEÇONS DE VIE

La vie n’est pas juste, mais elle est quand même bonne.

La vie est trop courte pour perdre votre temps à détester qui que ce soit.

Votre travail ne prendra pas soin de vous quand vous serez malade. Vos amis et votre famille le feront. Restez donc en contact.

Quand vous êtes dans le doute, faites juste un pas en avant.

Pleurer avec quelqu’un. Ça guérit mieux que de pleurer tout seul.

Il n’y a pas de problème à être en colère après Dieu. Il peut le supporter.

Quand il est question de chocolat, la résistance est futile.

Faites la paix avec votre passé de façon à ne pas compliquer votre présent.

Ne comparez pas votre vie à celle des autres. Vous n’avez aucune idée de ce qu’est leur voyage.

Prenez une grande respiration. Ça calme l’esprit.

Débarrassez-vous de tout ce qui n’est pas nécessaire, joli ou joyeux.

Il n’est jamais trop tard pour avoir une enfance heureuse. Mais la seconde fois, regardez-vous et personne d’autre.

Brûlez les bougies, utilisez les beaux draps, portez les beaux habits et les belles lingeries. Ne gardez pas ça pour une occasion spéciale. Aujourd’hui est spécial.

Soyez excentrique maintenant. N’attendez pas d’être vieux pour porter du rouge.

Personne n’est responsable de votre bonheur sinon vous.

Encadrez chaque soi-disant catastrophe par ces mots « dans cinq ans, est-ce que cela aura de l’importance » ?

Le temps guérit presque tout. Donnez du temps au temps.

Aussi bonne ou mauvaise qu’une situation soit, elle va changer.

L’organe sexuel le plus important, c’est le cerveau.

Préparez-vous à tout, puis laissez-vous porter par la vague.

Tout ce qui compte vraiment à la fin, c’est que vous ayez aimé.

Si nous mettions tous nos problèmes en tas et qu’on voyait les problèmes des autres, nous reprendrions certainement les nôtres.

L’envie est une perte de temps. Vous avez déjà tout ce dont vous avez besoin.

Le meilleur est à venir.

Qu’importe comment vous vous sentez, levez-vous, habillez-vous et participez.

La vie n’est pas décorée par un ruban, mais c’est quand même un cadeau.

Les amis sont la famille que l’on choisit.

Pourquoi faire beau quand tout le monde s’en fout ?

Je veux ici vous entretenir de nos superbes centres commerciaux, comme celui du Dix30 de Brossard. Je le fréquente plus que régulièrement et il ne cesse de m’attrister. Son environnement est exécrable et il semble bien que personne ne veut y mettre du sien pour l’embellir. Tout le monde s’en fout finalement.

Lorsque je fais référence aux centres commerciaux du même genre en Floride, l’hiver, je trouve malheureux qu’on laisse aller nos installations de cette manière. Plus principalement, je veux parler des espaces verts, des aménagements paysagers dont il ne reste que le nom. Des arbres sont morts depuis belle lurette et sont toujours plantés et entourés de mauvaise herbe. Aucun entretien, à ce qui parait. Pourtant, les arbres font partie d’un milieu de vie.

Les plans d’urbanisme des municipalités prévoient une certaine quantité d’espaces sur les terrains pour la verdure et les endroits paysagers. Hélas pour le Dix30, ils sont là, mais personne ne s’en occupe. Ils sont laissés à eux-mêmes. Pourquoi alors, avoir ces obligations précises ? Un peu partout, on installe des espaces gazonnés, sans les entretenir et y passer la tondeuse régulièrement. Vient un moment où la mauvaise herbe s’installe et c’est le bordel. Il n’y a pas de règlement pour l’entretien ?

En Floride c’est tout le contraire. On a qu’à penser à Coconut Point sur la côte ouest. Un centre commercial comparable au Dix30. Sur la côte Est; Sawgrass Mills l’est également. Des équipes s’occupent abondamment de ces tâches et le résultat est excellent. Au moins, ces espaces remplissent leurs rôles d’embellir l’ensemble de l’œuvre.

Et n’allez surtout pas me dire que là-bas, ils ont l’été à l’année. Ça ne tient pas ! Ils ont leurs contraintes météorologiques quelquefois pires que les nôtres. Tornades, ouragans et tempêtes ont leurs périodes propices et une fois les dégâts relevés, des équipes se remettent au travail avec diligence pour permettre à l’environnement de retrouver toute sa beauté. Ça fait rouler l’économie.

Les photos de cet article montre les arbres morts dans la section du Walmart au Dix30. Constatez par vous-même… nous sommes en août, presque la fin de l’été, et rien n’a été fait. Pourtant, le Walmart n’est pas ouvert 24 heures. C’est partout comme ça.

Et parlant du Walmart, l’autre jour, je cherchais un panier d’épicerie à l’entrée. Il y en avait bien une cinquantaine… les dix premiers contenaient tous des déchets de papiers, de sacs, bref, des cochonneries laissée par la clientèle. Les clients les évitaient et s’en cherchaient d’autres. Personne ne vide son panier de ses déchets, même le personnel qui ramasse les paniers les entrepose sans les vider. Pourtant, ce ne sont pas les poubelles qui manquent. Qui leur montre à travailler. Ce doit être la corvée la plus moche pour les employés, exécutée à reculons.

Et pour terminer, quoi dire du marquage des stationnements… je parle de tout le territoire. C’est généralisé comme le cancer. Pourquoi on attend pour les repeindre ? C’est toujours à recommencer, mais réalisés à temps perdu on dirait. On m’a déjà dit que tout cela était arrangé avec le gars des vues… pour créer de l’emploi, faire travailler le peuple. » J’ai de gros doute là-dessus. Si c’était le cas, c’est plutôt le contraire qui surviendrait. On n’aurait pas à s’en faire et ce serait une priorité. A-t-on enfin trouvé une peinture qui met beaucoup de temps à disparaître ?

Non ! Comme mon titre l’indique, je crois plutôt qu’une fois que c’est fait, tout le monde s’en fout !

Humour endimanché

Un cardiologue meurt. Pour la circonstance, l’entrée du caveau a été ornée d’un énorme cœur de deux mètres de haut, fait avec des fleurs, et le cercueil est placé devant. Après le sermon et les adieux, le gigantesque cœur s’entrouvre, le cercueil est placé à l’intérieur puis le cœur se referme. C’est magique, et tellement beau, tout en étant si triste. Tout le monde est silencieux, triste, mais ébloui par cette démonstration très significative. Soudain, un homme éclate de rire. Son voisin le réprimande sérieusement d’un air sévère :

– Chut! Mais qu’est-ce qui vous prend de rire comme ça ?

Et l’homme de répondre :

– Je pense à mes obsèques. Je suis gynécologue !

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Jean souffre d’horribles maux de tête et se rend chez le médecin. Après un examen complet, le médecin lui dit :

– J’ai une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle est qu’il existe un traitement pour vos maux de tête.

Jean, soulagé, demande :

– Et la mauvaise ?

– La mauvaise, c’est que vos maux de tête sont causés par un rare problème: vos testicules sont coincés contre votre colonne vertébrale. La seule manière de vous débarrasser du mal, c’est de vous enlever vos testicules de manière chirurgicale.

Jean est atterré par cette nouvelle, mais tellement écœuré des maux de tête qu’il se résigne à subir la chirurgie. Quelques jours plus tard, il sort de l’hôpital et se sent comme un homme neuf. Pour la première fois en 18 ans, il n’a pas mal à la tête. Il est tout de même conscient du fait qu’une partie de lui n’est plus là, et décide donc d’aller faire les magasins pour se remonter le moral. Il entre dans une boutique et obtient l’aide d’une vendeuse âgée pour s’acheter un complet.

– Laissez-moi deviner, dit-elle… taille 48 ?

– C’est exact, répond Jean, surpris. Comment le saviez-vous ?

– J’ai plus de 40 ans d’expérience, explique la vieille dame.

Le complet lui fait tellement bien que Jean décide d’acheter en plus une nouvelle chemise.

– Taille 39, dit la vieille dame.

Encore une fois, elle a deviné parfaitement. Tant qu’à y être, Jean décide d’acheter des sous-vêtements.

– Je vais vous en chercher… grandeur médium, dit la vieille dame.

– Ah ! enfin vous faites une erreur, dit Jean. Je porte des « extra small » depuis près de 20 ans.

La dame répond :

– Ah non… vous ne devriez pas. Cela va comprimer vos testicules contre votre colonne vertébrale et vous donner d’affreux maux de tête!

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Deux femmes de 90 ans, Rose et Berthe avaient été amies durant toute leur vie. Quand il fut clair que Rose allait mourir, Berthe la visitait chaque jour. Un jour, Berthe lui dit :

– Rose, nous avons toutes les deux aimés jouer à la balle molle pour femmes toute notre vie et nous avons joué durant toutes nos années scolaires. S’il vous plaît, fais-moi une faveur. Quand tu seras au Ciel, d’une façon quelconque, laisse-moi savoir s’il y a des femmes qui jouent à la balle molle là-haut. Rose regarda Berthe de son lit de mort et dit :

– Berthe, tu as été ma meilleure amie durant plusieurs années. Si cela est possible, je te ferai cette faveur.

Peu après, Rose mourut. Quelques nuits plus tard, Berthe fut réveillée d’un sommeil profond par un éclat de lumière blanche aveuglante et une voix l’appelant :

– Berthe, Berthe…

– Qui est-ce? demanda Berthe, en s’asseyant soudainement. Qui est-ce ?

– Berthe, c’est moi, Rose…

– Vous n’êtes pas Rose. Elle vient tout juste de mourir.

– Je te le dis, c’est moi, Rose, insista la voix.

– Rose ! Où es-tu ?

– Au Ciel, répondit Rose. J’ai vraiment de bonnes nouvelles et une petite mauvaise nouvelle.

– Dis-moi les bonnes nouvelles en premier, dit Berthe.

– Les bonnes nouvelles, dit Rose, il y a de la balle molle au Ciel. Encore mieux, toutes nos vielles copines qui sont mortes avant nous sont ici aussi. Mieux encore, nous sommes toutes jeunes ici. Encore mieux, c’est toujours le printemps, ni pluie, ni neige. Et le meilleur de tout, nous pouvons jouer à la balle molle tant que nous voulons et nous ne sommes jamais fatigués.

– C’est fantastique! dit Berthe. C’est au-delà de mes rêves les plus fous. Alors, quelle est la mauvaise nouvelle ?

– C’est toi qui lances mardi prochain…!

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C’est toujours le même fermier qui rapporte le plus de lait à la fromagerie. Pourtant tout le monde sait dans le village que ce fermier ne possède que quelques vaches. Alors comment fait-il ? Intrigués, les autres fermiers décident d’aller lui poser la question :

– Mais comment fais-tu pour obtenir tant de lait avec si peu de vaches ? C’est quoi ton truc ?

– Oh ! C’est tout simple…

– Je le savais ! Tu utilises des produits spéciaux.

– Mais non… où vas-tu chercher ces idées. Des produits spéciaux pour les vaches, mais non !

– Alors comment ?

– Bien c’est simple, le matin quand je vais traire mes vaches, pour les motiver je leur pose toujours la même question :

– Alors mes petites, ce matin qu’est-ce que vous me donnez ? Du lait ou du steak ?

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Un homme dit à sa femme qu’il prend une douche et part aussitôt pour un dîner d’affaires de dernière minute. Sa femme a un doute et profite qu’il est sous la douche pour lui faire les poches. Elle y découvre un petit mot: « Mon amour, je t’attends ce soir. Je te cuisinerai ton canard en sauce, celui dont tu raffoles tant… »

L’épouse ne se décourage pas et décide de sortir le grand jeu; déshabillé sexy, maquillage et parfum envoûtant accompagné d’une posture plutôt engageante. Le mari, stupéfait, se jette immédiatement sur sa femme et lui fait l’amour avec une passion oubliée depuis longtemps et renouvelle même son exploit à 2 reprises.

Tout à coup, il se souvient de son mensonge et comprend qu’il est obligé d’aller à son soi-disant repas d’affaires afin d’éviter de mettre la puce à l’oreille à son épouse. Épuisé, il se rend chez sa maîtresse et lui annonce d’entrée qu’il est éreinté par une journée de travail et qu’il va juste manger et repartir tôt.

Le repas terminé, il s’endort et la jeune femme vexée et douteuse fouille dans ses poches et découvre son petit mot doux sur lequel l’épouse a ajouté ceci : « Je vous envoie le canard, mais je crains qu’il n’ait plus de sauce… »

Une constatation assez juste

Les élections le 1er octobre devraient nous donner un nouveau gouvernement dirigé par un ex-péquiste défroqué. 17 jours plus tard, on va pouvoir célébrer avec un joint qu’on pourra fumer et envoyer la boucane dans la face des autorités. On dépense des gonzillions de dollars pour demander aux gens d’arrêter de fumer et on permet le cannabis. C’est bizarre qu’on ne voie plus de publicité du genre par les temps qui courent. Un adon? Non, de la planification.

Quoi qu’il en soit, l’article qui suit est sorti de la plume de Richard Martineau publié dans le Journal de Montréal du 5 août. Il est une constatation assez juste de notre société. Je vous le propose aujourd’hui.

GELÉS COMME UNE BALLE Richard Martineau

Ça va vous surprendre, mais je suis d’accord avec une proposition de Québec solidaire !

Comme Amir Khadir, je voudrais que le gouvernement puisse gérer la vente de médicaments à travers la province. L’État vend du vin et va bientôt vendre du pot. Pourquoi pas des pilules ?

LES FROSTÉS

Papa se saoule au gin, maman s’assomme avec des antidépresseurs et les enfants se pètent la fiole en tirant un joint. Parlez-moi d’un beau projet de société ! Une famille qui se gèle la bine est une famille unie !

On va bientôt ouvrir des succursales de pot à côté des cégeps. Moi, je dis : pourquoi pas dedans ? Tant qu’à faire !

Un beau distributeur de pot dans la cafétéria. Et des distributeurs de pilules dans les résidences pour personnes âgées. Après Les bougons, Les frostés ! Quand tout est tout croche, tu as deux solutions possibles. Tu répares ce qui est croche. Ou tu t’arranges pour ne plus voir que les choses sont croches.

Au Québec, on a choisi la deuxième solution. On dépense des gonzillions de dollars dans des projets informatiques qui ne mènent nulle part ? Je m’en contrefous, je suis gelé comme une balle !

Papa débouche, maman gobe et moi je roule ! Quant au p’tit frère, il passe ses journées devant son écran. Le monde est beau !

Comme chantait Fiori : « Comme un sage, monte dans les nuages, monte d’un étage, viens voir le paysage… » C’est fou comme c’est magnifique quand t’es stoned !

UN TROU DANS MON SEAU

Les Romains disaient : « On calme le peuple avec du pain et des jeux. » Nous, c’est avec du vin, du pot et des billets de loto. Prochaine étape : la porno.

Tous les touristes le disent : les Québécoises sont parmi les plus belles femmes au monde. Exploitons nos ressources naturelles, alors !

On n’a plus le droit d’exploiter notre pétrole ou notre gaz de schiste ? Exploitons nos fesses ! Nationalisons les bars de danseuses ! Pensez-y deux minutes… Mononcle Marcel se saoule la gueule au bar. Il envoie de l’argent à l’État. Sabrina se gèle la bine dans sa loge, Elle envoie de l’argent à l’État ! Mononcle Marcel demande à Sabrina de danser devant lui. Il envoie de l’argent à l’État !

Après ce petit moment d’intimité, Mononcle Marcel et Sabrina jouent dans les machines vidéopoker dans le fond du bar. Ils envoient de l’argent à l’État ! C’est génial ! Une belle roue qui tourne…

L’État crée de la frustration. La frustration pousse les gens à consommer de l’alcool et des drogues. L’alcool et les drogues rapportent de l’argent à l’État. L’État gaspille cet argent. Ce gaspillage crée de la frustration. C’est comme la toune : « Y a un trou dedans mon sceau, cher Eugène, cher Eugène »! Ça ne s’arrête jamais !

L’OPIUM DU PEUPLE

Des idées comme ça, j’en ai plein. Je devrais être nommé ministre du Développement économique, tiens ! J’investirais tout dans le vice. C’est le secteur porteur de l’avenir !

Pourquoi la religion revient en force, selon vous ? Parce que les gens ont besoin de s’abrutir. De s’engourdir. De s’anesthésier.

Suspense à 40 000 pieds

NDLR : L’histoire qui suit a été vécue par Éric St-Pierre, recherchiste à Radio-Canada et a fait l’objet d’un article dans l’édition de La Presse+ du 31 juillet dernier. Elle souligne le professionnalisme des pilotes et agents de bord d’un avion de ligne.

GARDER SON SANG-FROID À 40 000 PIEDS D’ALTITUDE

Quand notre avion a été fortement secoué, l’équipage a fait preuve d’un professionnalisme exemplaire.

Le 19 juillet dernier, le vol AC1651 d’Air Canada Rouge qui me ramenait à Montréal est parti de la porte J7 de l’aéroport international de Miami comme prévu, à 11 h 55. Après quelques minutes de taxi sur le tarmac, notre Airbus 319 s’est immobilisé sur une voie de circulation, et le commandant a pris le micro pour nous annoncer (en anglais et en français) que la tour de contrôle empêchait depuis quelques minutes tous les avions de décoller vers le nord en raison d’une importante dépression orageuse qui sévissait dans le nord de la Floride. Temps d’attente estimé avant de pouvoir décoller : 45 minutes.

Rapidement, l’équipage nous a offert des collations ainsi que de l’eau, tout en nous confirmant que l’air conditionné allait fonctionner comme il faut tout au long de l’attente même si les moteurs venaient d’être fermés (il faisait 40 degrés à l’extérieur).

Toutes les 15 minutes, le commandant nous tenait au courant des derniers développements, jusqu’à ce qu’il reçoive l’autorisation de décoller vers 13 h 45 après avoir pu changer le plan de vol. L’objectif : contourner la dépression orageuse par l’ouest.

Après 30 minutes de vol, la consigne pour les ceintures de sécurité est toujours allumée, et les agentes de bord (qui n’ont d’ailleurs toujours pas bougé de leurs sièges) n’hésitent pas à prendre l’intercom pour rappeler à l’ordre de manière polie, mais ferme, les passagers qui ont envie de se dégourdir les jambes. « Please sit down, restez assis. »

Nous entamons le contournement de la zone orageuse, et une première zone de turbulences particulièrement intense secoue l’A319. Le commandant reprend le micro pour nous dire de rester bien assis, car nous allons seulement avoir fini de contourner la zone orageuse dans une dizaine de minutes. Après cela, le reste du vol vers Montréal devrait se dérouler sans problème.

Quelques minutes plus tard, nous atteignons une deuxième zone de fortes turbulences, et l’avion se met subitement à jouer à Twister, passant de gauche à droite et de haut en bas avec une énorme violence difficile à décrire, et ce, pendant une dizaine de secondes.

Il y a un silence de mort dans l’avion, silence rompu seulement par les quelques passagers qui ont trouvé la force de crier.

Derrière moi, des femmes en pleurs se mettent à prier en chantant.

Une fois le pire passé, le commandant a repris le micro pour nous annoncer que nous avions terminé de contourner la zone orageuse. « We’re finally through the bad weather, as you may have seen it was quite intense. Nous avons finalement réussi à traverser la mauvaise météo, qui était assez intense comme vous avez pu le constater. »

Le reste du vol s’est déroulé sans problème, même si les prières chantées des femmes inquiètes se sont poursuivies durant une trentaine de minutes. À notre arrivée à une des portes de l’aéroport de Montréal, le commandant nous a souhaité à la sortie une bonne soirée, tout en s’excusant des conditions de vol.

UN EXPLOIT LOGISTIQUE

Le 13 juillet dernier, FlightRadar24 a recensé un nombre record de 205 468 vols à travers la planète. Chaque jour, il y a donc plus de 200 000 avions qui décollent et qui atterrissent sans encombre, ce qui est un exploit logistique et technologique phénoménal. Chacun de ces appareils est composé d’un équipage minimal d’un agent de bord et de deux pilotes, qui travaillent souvent des heures épouvantables afin de s’assurer qu’on se rende à bon port.

Malgré l’important retard et les mésaventures fort désagréables subies lors de mon vol vers Montréal, l’équipage est resté calme et zen sans manifester la moindre impatience ou inquiétude. Le commandant a aussi communiqué la situation aux passagers avec une transparence exemplaire tout au long du vol, et ce, autant dans les moments calmes que dans ceux plus inquiétants. Objectivement, j’ai vécu une expérience de voyage que je ne souhaite à personne, mais le professionnalisme des agents de bord et des pilotes a fait en sorte que je suis sorti de l’avion en les remerciant pour leur travail plutôt qu’en ayant envie de les blâmer pour mon arrivée tardive à Montréal et la séance de brassage vécue à 40 000 pieds d’altitude.

Si on prend souvent la peine de mentionner sur les réseaux sociaux nos mauvaises expériences de service à la clientèle avec les compagnies aériennes, je pense que c’est une simple question de justice de prendre quelques minutes pour souligner les bons coups de ces mêmes travailleurs, d’autant qu’on ne leur demande rien de moins que la perfection. Parce que 200 000 fois par jour, ces gens doivent faire décoller et atterrir sans anicroche des engins de plusieurs tonnes qui voyagent à 900 km/h. Et ils n’ont pas le droit à l’erreur.

La leçon de français (4)

LES NOMS TERMINÉS PAR LE SON [ -oir ]

Règles

Tous les noms féminins [ oir ] s’écrivent « -oire ».

Une histoire, la gloire, une baignoire.

La plupart des noms masculins terminés par le son [ oir ] s’écrivent « -oir ».  : Un trottoir, le désespoir, un devoir.

Mais il y a des exceptions qui se terminent par « -oire ». Il faut bien connaître les noms les plus courants : Le laboratoire, un interrogatoire, un réfectoire.

On hésite souvent quant au genre de quelques mots terminés par « -oire ».

– Noms masculins : un ivoire, un prétoire.

– Noms féminins : une écritoire, une échappatoire.

Attention ! Le nom mémoire peut être masculin (rédiger un mémoire sur les abeilles) ou féminin (avoir une mémoire d’éléphant).

Exercices

1- Quel syllabe complète le mot en gras ?

L’explorateur raconte ses aventures et l’audi… est sous le charme.

A) toire – B) toir

2- Quel nom complète cette phrase ?

Le prisonnier attend de se rendre au … pour rencontrer son avocat.

A) parloir – B) perchoir – C) lavoir

3- Avec quel groupe de lettres peut-on former le nom qui complète cette phrase ?

Autrefois, les élèves internes dormaient dans d’immenses ,,,

A) t-d-o-o-r-i-e – B) o-r-d-t-o-e-i-r-s – C) o-t-d-o-r-i-s – D) r-i-o-t-r-o-d-s

4- Quel est le seul nom de genre masculin ?

A) écritoire – B) échappatoire – C) exutoire – D) écumoire

5- Quels sont les deux mots qui n’appartiennent pas à la même famille ?

A) désespérer / le désespoir – B) bouger / un bougeoir – C) planter / un plantoir – D) balancer / une balançoire

6- Quel nom, terminé par le son [ -oir ], correspond à cette définition ?

Texte qui accuse quelqu’un en énumérant ses fautes ou ses erreurs.

A) un oratoire – B) un purgatoire – C) un réquisitoire – D) un encensoir

7- À partir de quel verbe peut-on former un nom par l’écriture « oire » ?

A) encenser – B) repousser – C) démêler – D) déambuler

Réponses à la fin de l’article.

Source : LAROUSSE, 1000 exercices d’orthgraphe.

Réponses : 1) A – 2) A – 3) D – 4) C – 5) B – 6) C – 7) D* un déambulatoire

In Memoriam – Félix Leclerc – 1914-1988

Aujourd’hui, c’est le 30e anniversaire du la mort de ce Grand monsieur. Dès que je pense à Félix Leclerc, je vois mon défunt père nous fredonner Le P’tit Bonheur et aujourd’hui, j’ai intégré cette belle chanson à mon répertoire personnel. Pour l’occasion et le temps d’un recueillement, je vous propose l’excellent article de Cédric Bélanger, paru hier dans les pages du Journal de Montréal.

TRENTE ANS APRÈS LA MORT DE SON PÈRE, LA FILLE DE FÉLIX TOUJOURS ÉMUE PAR LES MOTS DU POÈTE

SAINT-PIERRE DE L’ÎLE D’ORLÉANS | « Le poète s’est tu. » C’est ainsi que Le Journal a annoncé, il y a trente ans, la mort de Félix Leclerc. Le 8 août 1988, le Québec perdait une de ses plus grandes voix. Le monde de sa fille Nathalie, alors âgée de 19 ans, venait de s’écrouler.

« Ma fin du monde à moi. » Voilà comment Nathalie Leclerc se remémore ce 8 août 1988. Le jour où son célèbre père a passé l’arme à gauche, tout doucement, dans son sommeil, sur son île d’Orléans qu’il a tant vénérée et chantée. Parti avec ses souliers et son p’tit bonheur.

Ce matin-là, en entendant sa maman, Gaétane Morin, lui murmurer « c’est fini », dans le stationnement rempli de voitures de la maison familiale, Nathalie Leclerc a perdu pied.

Le choc était immense. Félix avait 74 ans, et, même s’il souffrait depuis plusieurs années de troubles pulmonaires, son médecin venait de dire qu’il avait une santé assez forte pour vivre un autre dix ans.

« Je l’aimais beaucoup. Nous étions très fusionnels. Alors, je me suis écroulée comme dans un film. J’avais tellement mal que je ne pouvais pas crier. C’était un coup dans le ventre. Je me suis laissée glisser par terre, accotée sur le garage, avec la bouche grande ouverte. Aucun son. Plusieurs mois après, maman m’a dit qu’elle n’avait jamais vu une souffrance aussi grande. »

IL M’A FAIT DU BIEN

Pendant six ans, elle s’est tenue loin de l’œuvre de son père. « Après, je me suis mise à réécouter ses chansons et, au lieu de brailler comme une malade, il m’a fait du bien. »

Cet effet apaisant a été durable. Pendant l’heure et demi passée en sa compagnie, Nathalie Leclerc n’a jamais effacé le sourire qui illuminait son visage. « Il me fait encore rire quand je pense à ses farces », dit-elle.

Et quand les larmes coulent, ce n’est plus de la tristesse qu’elles expriment. « Je m’ennuie de lui, bien sûr. J’aurais aimé ça qu’il soit là quand maman est morte (Gaétane Morin a rendu l’âme en avril dernier). Mais maintenant, je pleure de beauté quand je lis ses mots et ses phrases magnifiques qu’il a écrits. »

« C’ÉTAIT UN ÉCRIVAIN… »

À travers l’Espace Félix-Leclerc, qu’elle a créé et tenu à bout de bras pendant quinze ans avant de démissionner récemment pour se lancer en politique comme candidate du Parti québécois, Nathalie Leclerc a gardé Félix vivant pour tous ceux qui l’ont découvert au cours des trois dernières décennies.

On peut d’ailleurs encore le voir, assis près d’un arbre, guitare à la main, dans le champ situé de l’autre côté de la route. Félix, qui aurait 104 ans le 8 août, est toujours au travail.

Sa fille avait insisté pour que cette sculpture, née du travail de l’artiste Daniel Saint-Martin, en 2014, aboutisse dans la nature et non dans l’environnement immédiat du bâtiment qui porte son nom.

« C’était un écrivain, mon père », lance-t-elle. Et écrire, pour Félix, ça se passait au grand air.

UNE AFFAIRE DE FAMILLE

Ses frères ont aussi contribué à perpétuer la mémoire de Félix. En 2017, Francis a présenté Pieds nus dans l’aube, un film qui utilisait comme squelette le récit que faisait Félix de son enfance à La Tuque dans un roman.

Le plus vieux de la famille, Martin, né de l’union de son père avec Andrée Vien, a pour sa part tourné un documentaire sur la restauration de la Maison Félix-Leclerc de Vaudreuil-Dorion, lieu de résidence de Félix, de 1956 à 1967, avant qu’il ne gagne pour de bon l’île d’Orléans.

C’est sans compter toutes ces rues, ces avenues, ces bibliothèques, et même l’autoroute 40, qui portent son nom un peu partout sur le territoire québécois.

Or, ce qui fait le plus plaisir à Nathalie Leclerc, ce sont ces témoignages sortis de nulle part, comme celui de ce rocker aux bras ornés de tatouages. « Il m’a donné une petite bine en me disant : crisse qu’il est cool ton père. Il m’a fait du bien. »

Il n’est pas le seul.

Proverbe chinois

Une jeune femme demande à un très vieux chinois savant :

– Cher Maître, pourquoi quand un homme à des rapports avec beaucoup de femmes, le nomme-ton un séducteur ?

– Pourquoi quand une femme à des rapports avec beaucoup d’hommes, la nomme-t-on une femme de mœurs légères ?

– Pourquoi cette différence ?

Le sage chinois lui répondit :

– Sachez, chère jeune dame, qu’une clé qui peut ouvrir plusieurs serrures est un outil merveilleux.

Mais une serrure qui s’ouvre avec n’importe quelle clé ne sert à rien….

Hausse du nombre de cas de cancer de la peau

Les statistiques sont inquiétantes. La prévalence du cancer de la peau continue à augmenter chaque année malgré qu’il s’agisse d’une des formes de la maladie les plus faciles à prévenir.

Les chiffres de la Société canadienne du cancer illustrent cette hausse préoccupante en comparant les projections d’incidences et de mortalité pour 2014 à celles de 2017. En 2014, on estimait que 6 500 nouveaux cas de mélanome malin (cancer de la peau) seraient diagnostiqués et qu’il en résulterait 1 050 décès. Les estimations pour 2017 ont augmenté significativement : on prévoyait que 7 200 Canadiens seraient diagnostiqués, et que 1 250 en mourraient.

Si les taux de décès des suites d’un cancer en général diminuent depuis 1988, il en va autrement pour les mélanomes, même s’ils sont fort traitables quand ils sont détectés tôt. Malgré la prévention et les facteurs de traitement, on recense actuellement plus de cas de cancer de la peau chaque année que le nombre de cancers du sein, de la prostate, des poumons et du côlon RÉUNIS.

Faut-il le répéter, un mélanome malin est non seulement évitable, mais il peut bien souvent être traité avec succès… surtout à un stade précoce. Le cancer de la peau est causé par une exposition aux rayons ultraviolets (UV) et la Société canadienne du cancer prône deux principales lignes de défense : l’utilisation régulière d’un écran solaire avec FPS (facteur de protection solaire) d’au moins 30 et, tout aussi important, un dépistage précoce. Et rappelez-vous : si vous pouvez le détecter, vous pouvez le traiter.

Pour en savoir plus sur le cancer de la peau, son traitement et sa prévention, visitez le www.cancer.ca ou appelez sans frais au 1-888-939-3333.

Source : NOUVELLES « CSA », Été 2018