Santé et bien-être
DES SOINS PLUS PRÉCIS ET PERSONNALISÉS

Le gouvernement a lancé sa toute première Politique québécoise en médecine génomique, pour offrir des soins de santé plus précis, plus personnalisés et mieux adaptés à chaque personne.
La médecine génomique utilise l’information contenue dans notre ADN pour mieux comprendre les maladies, choisir les traitements les plus efficaces et, dans certains cas, prévenir leur apparition.
La ministre de la Santé, Sonis Bélanger, a annoncé des investissements de 2,5 millions $, pour accélérer son développement contre les cancers, de nouveaux tests et des programmes de bourses pour les généticiens.
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PLUS DE SUPER INFIRMIÈRES
Le Québec pourra compter sur 116 nouvelles infirmières praticiennes spécialisées (IPS). L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) a annoncé qu’une nouvelle cohorte de 116 candidates avaient obtenu leur certificat de spécialiste à la suite de l’examen, au début du mois de mai dernier.
Il y a désormais 2153 ISP en droit d’exercer dans la province. Ces super infirmières travaillent souvent en CLSC ou au sein d’un groupe de médecine familiale (GMF) et elles peuvent désormais inscrire directement des patients à leur nom.
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DES SALLES D’ATTENTE VIRTUELLES
La première ministre du Québec veut déployer des salles d’attente virtuelles et accélérer les téléconsultations.
Elle a annoncé un premier projet pilote dans la région de Lanaudière, où une salle d’attente virtuelle sera mise en place dès les prochains mois. Cette initiative permettra aux patients de retourner à la maison après le triage et d’attendre leur prise en charge sans demeurer physiquement à l’urgence, tout en conservant leur place.
À Québec, une autre initiative visera à éviter les déplacements inutiles à l’urgence, avec des consultations virtuelles.
Les travaux pour les appels d’offres sont lancés, en vue d’une mise en service des projets pilotes avant la fin de l’année.
Source : Journal de Montréal, magazine Salut-Bonjour, 4 juillet 2026, p17
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Opinion
C’est maintenant au tour des bonzes de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) de se distribuer des primes totalisant près de 32 millions de dollars, selon la Fédération canadienne des contribuables (FCC). À quel moment ces cadeaux vont-ils s’arrêter ? Grassement payés pour accomplir leur travail, ces bonis sont superflus — surtout en pleine crise du logement abordable.

Encore une fois, la valse des millions tourne au profit des dirigeants. Pourquoi faut-il leur donner cet argent ? Pourquoi, exactement ? Personne n’ose l’expliquer.
« Bah ! On va te donner un très bon salaire, mais avec les bonis qu’on te réserve, c’est la vie de pacha qui t’attend. » Voilà le refrain bien connu des hautes sphères publiques.
Comment peut-on prétendre défendre la cause des citoyens qui paient ton salaire, alors que ceux-ci peinent à joindre les deux bouts ? Leur réalité, tu ne la connais pas. Tu ne la vis pas.
La PDG de la SCHL, Coleen Volk, aurait versé pour l’exercice 2025‑2026 un total de 3,7 millions de dollars en primes : 3,5 millions aux dirigeants — soit une moyenne de 44 800 $ par personne — et 28,2 millions aux autres employés.
Avez-vous imaginé combien de logements à prix modique on aurait pu construire avec une telle somme ? La SCHL ne s’est sûrement pas posé la question.
Le plat de bonbons est là… servez-vous !
Inacceptable !
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Célébration
Chaque année, le 11 juillet, la Journée mondiale des nations nous rappelle que, malgré la diversité des langues, des cultures et des histoires, nous partageons une même humanité. Cette journée n’est pas seulement un hommage aux États qui composent le monde, mais aussi à l’idée fondamentale que chaque nation porte une voix, une mémoire et une responsabilité dans la construction d’un avenir commun.
Dans un contexte où les défis dépassent les frontières — climat, paix, migrations, justice sociale — cette célébration nous invite à regarder plus loin que nos différences. Elle nous rappelle que la coopération n’est pas un luxe, mais une nécessité. Les nations, grandes ou petites, anciennes ou jeunes, contribuent chacune à la richesse du monde par leur identité, leur créativité et leur vision.

Souligner cette journée, c’est reconnaître que la paix durable se bâtit sur le respect, l’écoute et la volonté de comprendre l’autre. C’est affirmer que la diversité n’est pas une menace, mais une force qui élargit nos horizons et nourrit notre capacité à imaginer un monde plus juste.
Aujourd’hui, célébrons les nations, mais surtout ce qui les relie : l’espoir d’un avenir partagé, fondé sur la dignité, la solidarité et le dialogue.
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Opinion
IL AURA FALLU DES MORTS. ENCORE !
Au Québec, on ne serre la vis qu’après la tragédie, jamais avant. Et cette fois, ce sont les « camionneurs à rabais », principalement ceux de l’Ontario, et leurs patrons sans scrupules qui se retrouvent enfin dans la ligne de mire. Il était temps.

Depuis trop longtemps, une partie de l’industrie du camionnage fonctionne comme si nos routes étaient un terrain de jeu. Des camions mal entretenus, des chauffeurs sous-formés, des entreprises qui coupent partout où elles peuvent pour sauver quelques dollars, ou en faire. Pendant ce temps, les automobilistes ordinaires roulent avec une roulette russe sur l’autoroute.
Les dirigeants de ces entreprises savent très bien ce qu’ils font. Ils connaissent les risques, les lacunes, les défaillances. Mais tant que les profits entrent, tant que les contrats se signent, tant que les camions roulent, ils ferment les yeux. Ce n’est pas de l’ignorance : c’est du mépris. Un mépris froid, calculé, envers la vie humaine.
Le gouvernement promet maintenant d’agir. Très bien. Mais encore faut‑il que les contrôleurs routiers soient assez nombreux pour couvrir un territoire immense. On ne surveille pas des milliers de kilomètres de routes avec une poignée d’inspecteurs et quelques barrages improvisés. Si on veut réellement protéger le public, il faudra investir massivement dans la surveillance, pas seulement dans les communiqués de presse.
Et quant aux chauffeurs à rabais, il est temps de fermer la porte qui reste encore grande ouverte. Avant de les laisser circuler sur nos routes, qu’ils passent un véritable test de conduite, ici, au Québec. Pas une formalité administrative, pas un examen théorique, mais une évaluation réelle de leur compétence. Sinon, ce sont les patrouilleurs qui devront compenser, encore une fois, par des interceptions à répétition.
On a trop longtemps toléré l’intolérable.
Il est temps que la sécurité des citoyens passe avant les économies des transporteurs.
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Environnement
En 2026, les déclarations de l’ONU sur le phénomène El Niño ont pris un ton inhabituellement grave, presque solennel. Les experts de l’Organisation météorologique mondiale ont décrit un Pacifique « plus chaud que prévu », un signal qui, selon eux, ne doit plus être interprété comme une simple anomalie climatique, mais comme un avertissement direct adressé à la communauté internationale.

L’ONU rappelle que les épisodes d’El Niño ne sont pas nouveaux, mais que leur intensité, désormais amplifiée par le réchauffement global, transforme un phénomène naturel en multiplicateur de crises.
Les mises en garde sont claires : 2026 pourrait être une année charnière. En Afrique australe, les modèles climatiques anticipent des sécheresses sévères, capables de réduire les récoltes à un niveau critique. L’ONU souligne que ces régions, déjà fragilisées par des tensions politiques et des infrastructures limitées, risquent de voir s’aggraver l’insécurité alimentaire et les déplacements de population.
À l’opposé, l’Amérique du Sud et certaines zones d’Asie pourraient subir des pluies diluviennes, des glissements de terrain et des inondations qui mettraient à rude épreuve les systèmes de santé et les réseaux de transport.
Mais au-delà des impacts immédiats, l’ONU insiste sur les répercussions économiques mondiales. Les perturbations agricoles pourraient entraîner une hausse des prix des denrées de base, affectant particulièrement les pays les plus dépendants des importations.
Les infrastructures endommagées, les pertes de production et les besoins humanitaires croissants pourraient également exercer une pression supplémentaire sur les budgets nationaux et les organisations internationales.
Face à ces risques, l’ONU appelle à une mobilisation urgente : renforcer les systèmes d’alerte, investir dans des infrastructures résilientes, et surtout, reconnaître que la gestion d’El Niño ne peut plus être dissociée de la lutte contre le changement climatique. 2026, selon l’organisation, doit être l’année où la prévention devient une priorité mondiale.
ET LE CANADA
Pour le Canada, Normand, les signaux liés à El Niño 2026 se dessinent avec une combinaison de risques bien connus et de nouvelles incertitudes que l’ONU et Environnement Canada surveillent de près.
Voici ce qui ressort des analyses climatiques les plus récentes — à confirmer toujours avec des sources officielles, car les prévisions évoluent rapidement.
1. UN HIVER 2026-2027 POTENTIELLEMENT PLUS DOUX
El Niño a tendance à adoucir les hivers canadiens, surtout dans l’Est et le Centre du pays. Pour le Québec, cela pourrait signifier :
Moins de journées très froides, davantage de redoux, une alternance pluie‑neige plus fréquente.
Ce type de scénario augmente les risques de verglas, de fonte rapide et de glace fragile sur les cours d’eau.
2. DES PRÉCIPITATIONS PLIS IRRÉGULIÈRES
L’ONU met en garde contre des régimes de précipitations instables. Au Canada, cela se traduit souvent par :
Pluies abondantes sur la côte Ouest, risques d’inondations dans les vallées fluviales, épisodes de tempêtes plus intenses dans l’Est, surtout en fin d’hiver et au printemps.
Pour le Québec, les modèles suggéraient un printemps 2026 potentiellement plus humide, ce qui peut accentuer les crues dans les zones sensibles (Outaouais, Mauricie, Rive-Sud de Montréal).
3. RISQUES ACCRUS D’INCENDIES DE FORÊT DANS L’OUEST
El Niño est souvent associé à :
Des étés plus chauds, des périodes de sécheresse en Colombie-Britannique, Alberta et Saskatchewan.
L’ONU souligne que ces conditions, combinées au réchauffement global, pourraient rendre la saison des feux 2026 plus agressive, avec des impacts possibles sur la qualité de l’air partout au pays — y compris au Québec, comme en 2023.
4. IMPACTS AGRICOLES
Les variations de température et d’humidité peuvent affecter :
Les rendements céréaliers dans les Prairies, les cultures maraîchères dans l’Est, la stabilité des prix alimentaires.
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Histoire
À BORD DU CARRICKS, 173 ÉMIGRANTS N’ONT JAMAIS ATTEINT GROSSE ÎLE EN 1847
Cet été, si vous planifiez faire un tour en Gaspésie et que vous passez sur la route 132 par Cap-des-Rosiers, vous pourrez apercevoir une cloche près de la rive, tout près du phare. Elle appartenait au Carricks, un navire qui a sombré dans le secteur en mai 1847, emportant plusieurs passagers irlandais venus tenter leur chance en Amérique.

En juillet 2019, après des années de fouilles et d’analyses scientifiques, les ossements de 21 naufragés ont été inhumés sur la plage, là où se trouve un monument commémoratif.
L’histoire des naufragés du Carricks s’imbrique dans celle de la Grande Famine irlandaise, qui a sévi entre 1845 et 1852, et de la vague d’émigration qui en a découlé.
En 1847, environ 100 000 émigrants irlandais ont quitté leur pays pour l’Amérique du Nord britannique, vers les provinces actuelles du Québec, de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.
Les gens quittaient des ports comme celui de Sligo pour s’embarquer sur des navires de commerce non adaptés aux passagers, qui rapportaient souvent du bois d’œuvre du Canada.
C’était le cas du Carricks, qui transportait les émigrants sur son trajet de retour. Les témoignages indiquent que les conditions à bord étaient atroces – ces navires étaient surnommés les bateaux-cercueils, car le risque de mourir y était très élevé en raison des conditions d’hygiène inhumaines et des risques d’épidémies.
LE VOYAGE DU CARRICKS
Le mot Carricks signifie roche en gaélique. Il s’agissait d’un long voilier à 2 mats construit en 1812, de plus de 26 mètres de long et 8 mètres de large.
Sans preuve formelle, il pourrait s’agir du navire ayant accosté à Québec en 1832 avec une épidémie de choléra, ce qui expliquerait l’ouverture de Grosse Île comme centre de quarantaine.
Il est parti du port de Sligo début avril 1847 avec 173 passagers et les membres d’équipage.
Le Carricks se dirigeait vers Grosse Île quand une tempête de neige a provoqué son naufrage sur la pointe de la Gaspésie, possiblement en mai. Il n’y a que 48 survivants.
Les témoignages des habitants parlent de 87 corps inhumés sur la plage de Cap-des-Rosiers.
Le monument des Irlandais sur la plage a été offert en 1900 par la paroisse Saint-Patrick de Montréal. La cloche, aujourd’hui à côté du monument, a été retrouvée par un pêcheur de Blanc-Sablon en 1968.
ÉROSION ET FOUILLES
En 2011, l’érosion des berges a dévoilé trois squelettes de jeunes garçons morts au XIXe siècle, souffrant de malnutrition.
En 2016, des travaux de Parcs Canada contre l’érosion, jumelés à des travaux sur la route 132, ont mené à des fouilles archéologiques préventives. Les archéologues ont mis au jour les restes de 5 adultes et 3 enfants, tous les pieds vers la mer.
Grâce au géoradar, les fouilles ont permis de mettre au jour les ossements de 21 personnes.
Les analyses de l’Université de Montréal ont confirmé que ces gens venaient tous de milieux ruraux où l’alimentation de base était la pomme de terre, et que la plupart présentaient des traces de malnutrition.
Ces analyses ont confirmé l’histoire du naufrage et du sort des naufragés, inhumés à nouveau sur la plage lors d’une cérémonie le 4 juillet 2019.
Source : Évelyne Perron, historienne, Journal de Montréal, 5 juillet 2026, p55
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Santé et Bien-être
DEUX FOIS PLUS DE COLOSCOPIES À LOUISEVILLE

Le Centre multiservices Avellin-Dalcourt de Louiseville a doublé sa capacité en coloscopie grâce à l’ajout d’une deuxième salle d’endoscopie, permettant de réaliser jusqu’à 120 examens par semaine plutôt que 60.
Le projet, évalué à près de 2,1 millions de dollars, a notamment permis d’acquérir de nouveaux équipements spécialisés pour améliorer la qualité et la sécurité des soins.
Cette bonification vise à accélérer le dépistage du cancer colorectal et à améliorer l’accès aux examens spécialisés pour les résidents de la MRC de Maskinongé et de Trois-Rivières. Une infirmière supplémentaire et un deuxième médecin spécialiste ont également été ajoutés à l’équipe.
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UN MÉDICAMENT ANTICANCER IMPORTÉ DE CHINE
Santé-Canada a autorisé au cours des derniers jours l’importation exceptionnelle d’un médicament anticancéreux provenant de Chine afin de pallier une pénurie d’IFEX (ifosfamide) au Canada. L’ifosfamide est utilisé notamment pour traiter certains sarcomes des tissus mous, des cancers du pancréas et du col de l’utérus.
Le produit importé contient le même ingrédient actif et la même concentration que celui vendu au Canada. Les flacons importés portent toutefois uniquement des étiquettes en chinois, ce qui oblige les établissements de santé à prendre des mesures supplémentaires pour éviter les erreurs de médication.
Santé Canada précise que cette autorisation est temporaire et vise à assurer la continuité des traitements.
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UNE CLINIQUE-ÉCOLE AU CÉGEP SAINT-JEAN
Le gouvernement du Québec investit plus de 33 millions de dollars dans la future Clinique de santé globale du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu, dont plus de 28 millions ont été annoncés pour lancer les travaux.
Le bâtiment de trois étages regroupera plusieurs programmes liés à la santé, dont les soins infirmiers, la physiothérapie, le travail social et les analyses biomédicales. Une clinique-école y sera aménagée afin d’offrir des stages aux étudiants tout en proposant des services à la population. Les travaux seront réalisés à proximité de la résidence étudiante du cégep.
Source : Salut Bonjour magazine, Journal de Montréal, 27 juin 2026, p21
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Opinion
Le Journal de Montréal, dans son édition du 2 juillet, nous apprenait qu’Hydro‑Québec prépare un nouveau coup de génie : faire payer les riches en leur imposant un tarif plus salé. Et pour les autres…? Ne vous inquiétez pas : Hydro n’oublie jamais personne. Leur filet finit toujours par attraper tout le monde.
Eh oui, ces gens consomment trop d’électricité avec leurs piscines chauffées, leurs spas et leurs véhicules électriques. Hydro parle maintenant d’un tarif à 13 sous le kilowattheure pour les ménages qui dépassent 35 000 kWh par année.

Traduction : « Vous avez réussi dans la vie ? Parfait. On va vous le faire regretter. »
Et connaissant Hydro, on sait très bien que les « pas mal moins riches » sont déjà dans le corridor, en file indienne, prêts à se faire servir la même médecine. Hydro ne discrimine pas : ils mordent tout le monde, juste pas en même temps.
Depuis l’étatisation, on nous berce avec la même berceuse : « Nos tarifs sont les plus bas de la planète ! »
Et maintenant ? On dirait qu’ils veulent tester combien on peut monter avant que le public se réveille pour vrai.
On nous répète depuis toujours que l’électricité est abondante au Québec, qu’on n’en manquera jamais. On en produit tellement qu’on en exporte à pleines poignées vers le Sud.
Mais soudain, quand vient le temps de facturer, Hydro se découvre une fragilité émotive : « Ouin, mais là, vous consommez trop… »
Vous vous souvenez des publicités télévisées ?
On pousse les automobilistes à passer à l’électrique, on les félicite, on les encourage… puis on les taxe parce qu’ils consomment trop d’électricité.
C’est comme féliciter quelqu’un pour avoir arrêté de fumer… et lui envoyer une facture parce qu’il respire trop d’air propre.
Il y a quelque chose qui cloche chez Hydro. Connaissez‑vous une entreprise qui dépense des millions en publicité pour convaincre ses clients de moins consommer ?
Et les profits, ils vont venir d’où ? De la magie ? De la bonne volonté ?
Pas trop forts en mathématiques, effectivement.
Bon an, mal an, notre facture grimpe. Heureusement que le gouvernement limite la hausse à l’indice des prix à la consommation, parce que sinon, Hydro nous chargerait probablement un supplément pour le simple fait d’exister.
Il faut faire le ménage chez Hydro. Et pas un petit ménage du samedi matin : un vrai nettoyage industriel.
On commence par éliminer les généreux bonis de centaines de milliers de dollars qu’ils s’octroient sans gêne, année après année. Une copie conforme de la Caisse de dépôt : une autre vache à lait pour dirigeants affamés, qui se servent dans NOTRE pognon comme si c’était un buffet à volonté.
« Y a‑t‑i quéquin » qui est de notre bord, simonac !
Parce qu’à Hydro, on dirait bien que le bord du client, c’est juste une ligne qu’on franchit pour aller chercher plus d’argent.
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Santé et bien-être
Lorsque vous arrivez dans la rangée des Tylenol (acétaminophène) à la pharmacie, plusieurs choix s’offrent à vous. Mais comment choisir le bon produit sans tomber dans les pièges du marketing ? Est-ce que le Tylenol Douleurs Arthritiques est vraiment meilleurs que les autres pour l’arthrite ? Est-ce que, parce qu’on a le rhume, on doit réellement prendre le Tylenol Rhume et Sinus ?

Le Tylenol est le nom commercial du médicament actif acétaminophène. Cette molécule est un analgésique et un antipyrétique qui permet de soulager diverses douleurs et de soulager la fièvre. Toutefois, la compagnie commercialise divers produits qui contiennent d’autres ingrédients actifs en plus de l’acétaminophène ou qui modifient la forme et la libération du médicament.
DIFFÉRENTS INGRÉDIENTS ACTIFS
Lorsque vous regardez les ingrédients actifs inscrits sur votre bouteille d’un produit comme le Tylenol Rhume et Sinus par exemple, vous remarquerez qu’il y a d’autres ingrédients actifs que l’acétaminophène. Ce dernier contient entre autres de la pseudoéphédrine, un décongestionnant.
Si votre principal symptôme est un mal de tête et que vous n’êtes pas congestionné. Cet ingrédient ne vous apportera aucun bénéfice. De plus, les contre-indications et les effets secondaires de la pseudoéphédrine sont différents de de ceux de l’acétaminophène. Par exemple, il est généralement à éviter chez les patients avec des problèmes cardiaques ou de la haute pression.
La première étape pour choisir son Tylenol consiste donc à vérifier les ingrédients actifs. S’il y a autre chose que de l’acétaminophène, assurez-vous que ces ingrédients correspondent réellement à vos besoins et qu’ils sont compatibles avec votre dossier médical.
DIFFÉRENTES FORMES
Ensuite, il est important de choisir une forme du médicament qui est optimale pour vous. Il existe plusieurs formes différentes, comme des comprimés plus petits et plus faciles à avaler, la forme liquide, des comprimés croquables, etc.
Une forme moins connue est celle des comprimés à libération prolongée. Comme le Tylenol Douleurs Arthritiques 8 heures. Ces comprimés contiennent 650 mg d’acétaminophène, mais seulement une partie est libérée immédiatement. Le reste est relâché progressivement afin de prolonger l’effet jusqu’à 8 heures.
Cela permet donc un soulagement plus durable, mais pas nécessairement plus puissant. Ainsi, bien que le comprimé soit de 650 mg, l’effet immédiat est moindre que si on prend deux comprimés réguliers de 325 mg. Malgré son nom, ce produit n’est pas plus efficace contre l’arthrite qu’un Tylenol régulier à dose équivalente, il agit simplement plus longtemps.
DIFFÉRENTES FORCES
La dernière étape est de choisir la forme du comprimé. Il faut choisir une dose adaptée à vos besoins et compatible avec votre condition de santé.
La dose généralement recommandée chez l’adulte pour une utilisation à court terme est de 1000 mg aux 4 à 6 heures, sans dépasser 4000 mg par 24 heures.
Par contre, cette dose peut varier d’une personne à l’autre en fonction des problèmes de santé et des médicaments consommés. Il est donc important de consulter votre pharmacien à ce sujet.
Source : Carl et Kate, pharmaciens, Journal de Montréal, 30 juin 2026, p27
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Histoire vécue
ELLE RETROUVE CELUI QUI A DÉSOBÉI POUR LA SAUVER
Est-ce que des bonnes nouvelles existent dans ce monde bouleversé par toutes choses négatives ? Bien sûr ! Une belle et touchante histoire vécue que le Journal de Montréal rapportait à la une de son édition de lundi dernier, 29 juin. Si vous n’avez pu la découvrir, la voici dans son intégralité, sous la plume de Frédérique Giguère.
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SYNOPSIS
La veille de Noël 1976, un bébé de 4 mois est trouvé dans un état lamentable dans sa bassinette d’un petit logement modeste de Montréal. Le corps de sa mère, morte d’une surdose, repose près d’elle. Désobéissant aux ordres reçues, un policier décide de conduire lui-même le poupon d’urgence à l’hôpital, lui sauvant ainsi la vie. Près de 50 ans plus tard, Le Journal les a réunis.
Le froid mord les joues des Montréalais ce 24 décembre 1976. Une fine neige tombée la veille recouvre les rues du quartier Saint-Henri. La ville se prépare aux célébrations de Noël.
Cinq mois après les Jeux olympiques de Montréal, les dépassements de coûts continuent de faire les manchettes. Un mois plus tôt, l’élection historique de René Lévesque a secoué le visage politique québécois.
À 19h34, l’agent Michel Dubois reçoit un appel qui marquera sa vie à jamais.
Le policier, âgé alors d’une trentaine d’années, se rend sur la rue Beaudoin. Avant d’entrer, il remarque que 14 pintes de lait attendent devant la porte. Lorsqu’il pénètre dans le petit quatre et demi, une odeur nauséabonde lui prend au nez.
Une jeune mère de 33 ans gît sans vie. Son corps est déjà en voie de putréfaction. Dans une bassinette tout près, un tout petit bébé lutte silencieusement pour survivre.
« Des excréments lui sortaient par le nez et par la bouche. Je l’ai nettoyée tout de suite pour qu’elle ne s’étouffe pas. Elle n’avait même plus la force de pleurer. Quand je l’ai prise, elle était molle comme une poupée de chiffon », raconte aujourd’hui Michel Dubois, âgé de 77 ans.
À l’époque, un laitier pas très vaillant déposait deux pintes de lait par jour à la porte du logement. Les calculs se bousculaient dans la tête du patrouilleur, qui tente de déterminer depuis combien de temps le bébé est seul, près de sa mère décédée. Voyons voir… Trois jours ? Cinq jours ? Une semaine ? Le mystère demeure à ce jour entier.
« Je ne comprendrai jamais comment un enfant de 4 mois a pu survivre aussi longtemps », souffle l’ancien policier, visiblement encore bouleversé par la scène, cinq décennies plus tard.
DÉSOBÉIR POUR SAUVER UNE VIE
À l’époque, Michel Dubois reçoit l’ordre de demeurer sur place. Mais devant l’urgence de la situation, il prend une décision.
« Le dispatcher m’a dit de rester là. J’aurais dû être suspendu. Mais la mère était décédée. Ce n’était pas une scène de crime à protéger. C’était à moi de juger la gravité de ce qui se passait. »
L’agent, alors papa d’une fillette de 2 ans, emmaillote le bébé dans une couverture. Il saute dans l’autopatrouille, conduite par son partenaire. Il serre le poupon contre son cœur pendant tout le trajet. Une fois à l’Hôpital de Montréal pour enfants, le médecin de garde est sans équivoque.
« Il m’a dit qu’une couple de minutes de plus et elle était morte » raconte M. Dubois.
PRESQUE MORTE
Les dossiers médicaux consultés par Le Journal décrivent une fillette sévèrement déshydratée.
Ses reins ne fonctionnent pratiquement plus. Sa peau a un teint bleuté et sa fontanelle est creuse. Ses membres sont raides et on remarque un érythème fessier majeur. Sa peau pèle et craque par endroits.
Elle tremble et sursaute au moindre bruit. Un traitement de réhydratation intraveineux est immédiatement enclenché.
Hospitalisée pendant une semaine, elle survit miraculeusement. Son nom est Mélanie Lévesque. Elle aura 50 ans cet été.
Près d’un demi-siècle plus tard, sous un soleil éclatant dans un parc de Brossard, Mélanie aperçoit enfin l’homme qui lui a sauvé la vie. Les deux s’avancent l’un vers l’autre, puis ils s’enlacent longuement.
« Merci… merci tellement », lui lance Mélanie, la voix coupée par l’émotion.
Michel Dubois lui prend les épaules et lui répond doucement : « Ça va nous aider à boucler la boucle. »
« VOUS ÊTES MON ANGE »

Tout au long de la rencontre, le lien qui se crée entre eux est émouvant. Comme un père et sa fille qui se retrouveraient après des décennies de séparation.
Mélanie lui touche souvent l’épaule. Elle le regarde avec affection et admiration. À plusieurs reprises, elle l’appelle « mon ange ».
« Si ce policier-là n’avait pas roulé à toute allure dans la neige ce soir-là, je ne serais pas ici aujourd’hui », affirme-t-elle.
Malgré la conclusion du coroner selon laquelle sa mère s’était enlevée la vie en ingérant une trop grande quantité de médicaments, Mélanie ne lui en veut pas.
Elle a fait la paix avec ce pan de son histoire, notamment après avoir appris que sa mère avait demandé de l’aide psychologique, en vain, deux mois avant sa mort.
BLESSURE JAMAIS REFERMÉE
« C’est ma maman qui vous a envoyé », dit-elle, convaincue, au policier.
Michel Dubois est d’accord. Pour lui, le hasard n’existe pas.
« J’étais à la bonne place, au bon moment », affirme-t-il simplement.
Malgré les milliers d’interventions effectuées durant sa carrière. M. Dubois n’a jamais oublié le petit bébé de Saint-Henri.
« C’est l’événement qui m’a le plus marqué de toute ma carrière », assure-t-il.
Malgré tout, il n’en avait jamais parlé à personne. Pas même à sa femme, qui est décédée il y a 10 ans.
« Aussitôt que j’y pensais, les yeux me coulaient », admet-il.
Fait étonnant, un mois et demi avant qu’il ne soit contacté pour ces retrouvailles et pendant que Le Journal le cherchait activement, Michel Dubois s’est ouvert à sa fille cadette pour la toute première fois de sa vie.
UNE LETTRE POIGNANTE
Durant l’entrevue, l’ex-policier tente d’alléger l’atmosphère à coups de blagues.
Mais lorsque qu’arrive le moment où Mélanie lui lit une lettre qu’elle a rédigée pour lui rendre hommage, les digues cèdent. L’homme de son époque, habitué à garder ses émotions pour lui, baisse la tête. Ses épaules vibrent sous l’émotion.
À quelques pas de là, un autre ancien policier observe la scène, lui aussi ému.
C’est grâce à Robert Côté, qui traîne derrière lui une carrière aussi longue que diversifiée, que nous avons pu retrouver Michel Dubois.
TOUT POUR LE RETROUVER
L’homme qui vient de fêter son 90e printemps a fait aller son vaste carnet de contacts pour retrouver « l’ange » de Mélanie Lévesque.
« Quand j’ai eu Michel au téléphone, il savait immédiatement de quoi je parlais et il m’a raconté l’histoire comme si ça s’était passé hier », dit celui pour qui l’histoire résonne particulièrement fort.
« J’ai grandi dans un orphelinat, je sais ce que c’est d’avoir besoin de comprendre d’où on vient », confie M. Côté.
Pendant près d’un demi-siècle, Michel Dubois ignorait ce qu’était devenu le petit bébé de Saint-Henri qu’il avait transporté contre son cœur, la veille de Noël 1976. Il ne savait même pas s’il avait survécu.
Des milliers d’ordres lui ont été donnés au cours de sa carrière. Mais, celui auquel il a désobéi s’est avéré le plus important.
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Opinion
Depuis quelques semaines, Donald Trump multiplie les déclarations contradictoires au sujet de l’ACEUM, cet accord qu’il présentait en 2020 comme une victoire historique pour les États-Unis.

À l’époque, il vantait un traité « exceptionnel », un modèle de renégociation commerciale et un symbole de sa capacité à défendre les intérêts américains. Aujourd’hui, pourtant, il semble vouloir s’en détacher, comme si ce même accord n’avait plus aucune valeur.
Ce revirement soudain laisse perplexes même certains de ses partisans, qui y voient un changement de cap difficile à justifier.
Dans un message diffusé sur Truth Social, Trump affirme que le pays ferait face à des « menaces politiques et économiques majeures » si les républicains subissaient une défaite aux élections de mi‑mandat. Il évoque un risque de déclin, de chaos, de perte de souveraineté — un véritable épouvantail politique. Ce ton alarmiste contraste avec l’assurance qu’il affichait lorsqu’il défendait l’ACEUM, présenté alors comme un rempart contre l’instabilité et un moteur de croissance.
Ce glissement rhétorique soulève des questions. Pourquoi dénigrer aujourd’hui un accord qu’il célébrait hier ? Pourquoi brandir la peur plutôt que les résultats ? Certains observateurs y voient une tentative de mobiliser sa base en jouant sur l’anxiété et la méfiance. D’autres y perçoivent un signe de faiblesse : une étoile qui pâlit, un leadership contesté, une stratégie qui repose davantage sur la menace que sur la vision.
Pour ma part, je crains un coup d’éclat calculé, un geste spectaculaire destiné à détourner l’attention ou à reprendre l’initiative politique. Lorsqu’un dirigeant commence à dénigrer ses propres succès passés pour alimenter un récit de crise, il faut rester vigilant.
L’ACEUM n’a pas changé; c’est le discours de Trump qui s’est transformé. Et ce changement, soudain et opportuniste, en dit long sur l’état de sa relation avec une partie de la population américaine, qui semble moins disposée qu’avant à suivre ses revirements.
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Actualités
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de juin, publiées dans le Journal de Montréal.

























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