Réflexion
J’ai barré la porte de la classe. Le clic métallique a résonné comme un coup de feu dans le silence soudain. Je me suis tourné vers les vingt-cinq finissants qui me regardaient. La cohorte 2026.
Censés être les « Zoomers », les natifs du numérique, la génération qui a tout compris. Mais de là où j’étais, à voir leurs visages éclairés par la lueur bleutée de téléphones cachés, ils avaient surtout l’air épuisés.
« Rangez vos téléphones », ai-je dit calmement.
« Éteignez-les. Pas en silencieux. Éteints. »
Il y a eu un grognement collectif, des chaises de plastique qui grincent, mais ils l’ont fait.
Depuis trente ans, j’enseigne l’Histoire dans cette ville ouvrière de Pennsylvanie. J’ai vu les usines fermer. J’ai vu les opioïdes s’infiltrer comme un brouillard. J’ai vu les chicanes à la maison devenir des guerres à la télé.
Sur mon bureau, il y avait un vieux sac militaire vert olive. Il appartenait à mon père. Il sent la toile usée et l’essence. Il est taché. Il est laid.
Pendant le premier mois d’école, les élèves l’ont ignoré. Pour eux, c’était juste « le vieux stock de M. Miller ». Ils ne savaient pas que c’était l’objet le plus lourd de toute l’école.
Cette cohorte-là était fragile. C’est le seul mot qui convient. Il y avait les joueurs de football, la démarche assurée, presque répétée. Les jeunes de théâtre, trop bruyants, essayant de couvrir le silence. Et les discrets, en hoodie dès septembre, essayant de disparaître dans les murs.
L’air était lourd. Pas de haine. De l’épuisement. Ils avaient dix-huit ans et ils étaient déjà à bout.

« Aujourd’hui, je n’enseigne pas la Constitution », ai-je dit, en traînant le sac au centre de la classe. Je l’ai laissé tomber sur un tabouret.
BOUM !
Une fille au premier rang a sursauté.
« On va faire quelque chose de différent. Je vais vous donner des cartes blanches. »
J’ai circulé entre les rangées.
Un doigt levé.
« J’ai trois règles. Si vous les brisez, vous quittez. »
« Règle numéro un : n’écrivez pas votre nom. C’est anonyme. Totalement. »
« Règle numéro deux : honnêteté totale. Pas de blagues. »
« Règle numéro trois : écrivez ce qui est le plus lourd que vous portez. »
Une main s’est levée.
Marcus, capitaine défensif de l’équipe de football. Un grand gars, toujours en train de niaiser. Il avait l’air mêlé.
« Porter… comme des livres ? »
Je me suis appuyé sur le tableau.
« Non, Marcus. Je parle de ce qui te réveille à 3 h du matin. Le secret que t’as peur de dire parce que tu penses que les gens vont te juger. La peur. La pression. Le poids sur ta poitrine. »
Je les ai regardés droit dans les yeux.
« On appelle ça “le sac”. Ce qui entre dans le sac reste dans le sac. »
Silence total.
Le ventilateur bourdonnait. Pendant cinq minutes, personne n’a bougé. Ils attendaient que quelqu’un craque. Puis, au fond de la classe, Sarah — première de classe, cheveux parfaits — a pris son stylo. Elle écrivait vite. Très vite.

Puis un autre. Puis un autre. Marcus a fixé sa carte longtemps. La mâchoire crispée. En colère. Puis il s’est penché, cachant sa feuille avec son bras massif, et il a écrit trois mots.
Un par un, ils sont venus déposer leur carte pliée dans la gueule ouverte du sac. Comme un rituel. Une confession silencieuse. J’ai refermé la fermeture éclair.
Le bruit était sec.
« Ça », ai-je dit en posant la main sur la toile usée, c’est cette classe. Vous vous voyez en chandails, en maquillage, en notes. Mais ce sac-là, c’est qui vous êtes vraiment. »
J’ai respiré profondément. Mon cœur battait fort. Toujours.
« Je vais les lire à voix haute. Votre seule job : écouter. Pas de rires. Pas de chuchotements. On porte le poids. Ensemble. »
J’ai sorti la première carte…
Mon père a perdu sa job à l’usine il y a six mois. Il s’habille chaque matin et part pour que les voisins ne sachent pas. Il passe la journée dans son char au parc. Je sais qu’il pleure. J’ai peur qu’on perde la maison. »
La pièce s’est refroidie.
Une autre.
J’ai du Narcan* dans mon sac. Pas pour moi. Pour ma mère. Je l’ai trouvée bleue sur le plancher de la salle de bain mardi passé. Je lui ai sauvé la vie, puis je suis allé à l’école écrire un examen de maths. Je suis épuisé. »
Personne ne regardait son téléphone. Tous fixaient le sac.
Encore une.
Je vérifie toujours les sorties dans les lieux publics. Je planifie où me cacher si quelqu’un entre avec une arme. J’ai dix-huit ans et je planifie ma mort chaque jour.
Encore.
Mes parents se détestent à cause de la politique. Ils crient après la télé chaque soir. Mon père dit que ceux de « l’autre bord » sont mauvais. Il ne sait pas que je pense comme eux. Je me sens comme un espion dans ma propre cuisine.
Encore.
J’ai 10 000 abonnés sur TikTok. Je montre ma vie parfaite. Hier soir, je pleurais sous la douche pour que mon petit frère ne m’entende pas. Je n’ai jamais été aussi seul.
Pendant vingt minutes, la vérité a coulé du sac vert.
Je suis gay. Mon grand-père est pasteur. Il a dit dimanche que ces gens-là sont brisés. Je l’aime, mais je pense qu’il me déteste sans savoir que c’est moi.
Ça continue.
On fait semblant que le Wi-Fi est en panne, mais maman n’a juste pas pu payer la facture. Je mange les repas gratuits à l’école. Le frigo est vide.
Ensuite.
Je ne veux pas aller à l’université. Je veux être mécanicien. Mais mes parents ont un collant « Parents fiers d’un étudiant ». Je me sens déjà comme une déception.
La dernière carte.
L’air a quitté la pièce.
Je ne veux plus être ici. Le bruit est trop fort. La pression est trop lourde. J’attends juste un signe pour rester.
J’ai plié la carte doucement. Je l’ai remise dans le sac.
Marcus pleurait. Sans se cacher. Sarah tenait la main d’un garçon au maquillage noir, toujours seul d’habitude. Il s’y accrochait comme à une bouée.
Les clans avaient disparu.
Ils n’étaient plus des sportifs, des « nerds », des libéraux ou des conservateurs. Juste des jeunes. Des jeunes sous la tempête, sans parapluie.
« Voilà », ai-je dit, la voix cassée. Voilà ce qu’on porte. »
J’ai refermé le sac.
« Il reste ici. Vous n’avez plus à porter ça seuls. Pas ici. Ici, on est une équipe. »
La cloche a sonné. Personne n’a bougé.
En sortant, chaque élève a touché le sac. Une tape. Une main. Une boucle de métal. Ils disaient : je te vois.
J’enseigne l’Histoire américaine depuis trente ans. Mais cette heure-là a été la leçon la plus importante de ma vie. Regardez autour de vous. Tout le monde porte un sac invisible.
Soyez gentils. Soyez curieux. Arrêtez de juger la surface et souvenez-vous du poids en dessous.
N’ayez pas peur de demander :
« Qu’est-ce que tu portes aujourd’hui ? »
Ça pourrait sauver une vie.
* Le Narcan est un médicament d’urgence qui renverse rapidement les effets d’une surdose d’opioïdes.
Actualités
Nul besoin de beaucoup de mots pour résumer ce qui émerge de l’actualité. Le caricaturiste Ygreck en a fait son art… Voici ses perles de janvier, publiées dans le Journal de Montréal.























Automobile
Ce constructeur chinois approche du Canada avec ces produits à bas prix. 49 000 voitures arriveront bientôt dans un premier contingent.

Le gros orange va flipper.
Récemment, je regardais une publicité démontrant leurs produits dont certains seront vendus aux environs de 35 000 $. Bien sûr, ils en ont à 70 000 $ et plus, mais leurs voitures électriques envahiront le marché canadien.
La technologie de ces voitures est supérieurement avancée, contrairement à tout ce qu’on peut trouver en Amérique. Allez faire un tour sur le Net pour découvrir les usines de montages bondées de robots. Ils peuvent produire une bagnole à chaque heure.
Dès leur arrivée, ce sera la ruée.

Vous vous souvenez de l’époque folle de la Hyundai Pony en 1984 ? À l’époque ce modèle coréen se vendait à un prix dérisoire au point où des consommateurs en achetaient deux, coup sur coup. Les routes étaient envahies de Pony.
Elles vont s’envoler comme des pains chauds.
On va être fixé très bientôt et peut-être que nos propres manufacturiers se verront obligés de ramener des voitures compactes et sous-compactes abordables, abandonnées des marchés depuis quelques années.
C’est à suivre…
Politique
Quelle belle course qui est déjà commencée. Même si une campagne électorale au Québec doit durer entre 33 et 39 jours, les caquistes et les libéraux en sont à peaufiner leur attaque envers le fameux référendum qui pourra se tenir jusqu’à l’automne 2030.

Ce n’est pas demain la veille et PSPP a fait un plein d’énergie depuis la dernière fin de semaine.
Le temps est court pour les libéraux et les caquistes de se trouver un chef ou une cheffe, et du même souffle, se préparer à affronter les méchants péquistes. Et quel est le sujet très facile à débattre pour eux, n’ayant rien de concret à proposer, c’est d’apeurer la population sur la souveraineté.
C’est le seul moyen pour espérer gagner des votes et ils ont déjà commencé leur propagande.
Ils n’ont même pas à développer une stratégie. Le gros orange s’en occupe ! Celui qui fait peur à la planète et qui chasse les migrants sera où et fera quoi dans trois ans ? Il devra d’abord passer par les élections de mi-mandat l’automne prochain.
Déblatérer contre la souveraineté, c’est une guerre facile pour eux. Ce qui me désole le plus c’est que Christine Fréchette et Bernard Drainville ont déjà été péquistes, donc pour la souveraineté. Des défroqués qui aujourd’hui, ont changé d’idée.
Christine Fréchette a quitté le Parti québécois en 2014, lorsqu’elle a démissionné de son poste de directrice adjointe du cabinet du ministre péquiste Jean‑François Lisée, en raison de son désaccord avec la Charte des valeurs (de Bernard Drainville). Elle s’est ensuite rapprochée de la Coalition avenir Québec, où elle a finalement été élue députée en 2022.
Quant à Bernard Drainville, il a officiellement rejoint la Coalition avenir Québec (CAQ) le 3 juin 2022, soit six ans après avoir quitté la vie politique et remis sa démission comme député du Parti québécois à l’été 2016. Il a fait adopter la loi 21, sur la laïcité de l’État et a proposé la Charte des Valeur qui n’a jamais été votée parce que le gouvernement Marois a été défait en 1994.
Qu’est-ce que le Québec à reçu du fédéral ? Rien ! Ce sont des refus systématiques à chaque demande. Vous croyez que ça va changer ? les huit dernières années en sont un bel exemple. Les lois 21 et 96, votées unanimement par l’Assemblée nationale, sont contestées depuis leur adoption par Ottawa et les groupes de pression. C’est toujours un dossier à suivre.
Quoi qu’il en soit, attendre les conditions gagnantes pour faire l’indépendance du Québec est maintenant chose du passé. C’était le désir des anciens chefs. Le temps est maintenant à l’action. Il faut en parler abondamment et expliquer aux Québécois ce que sera l’avenir d’un Québec souverain et maître de sa destinée.
Opinion
On les appelle maintenant des agents de stationnement. Le Journal de Montréal nous rappelait, dans son édition du 22 janvier dernier, combien ces agents rapportaient annuellement de fric à la Ville de Montréal.

Ils sont maintenant 325. Leur mandat est de donner des contraventions pour des infractions aux règlements de stationnement sur le territoire de Montréal.
Et c’est payant !
Des 93 millions $ en 2021, les revenus sont passés à plus de145 Millions $ en 2025, sans même imposer des quotas de performance aux agents; seulement faire respecter les règles de stationnement.
Ils ne chôment pas !
LES CHIALEUX
Évidemment, les opinions sont partagées sur le travail que font ces agents. Certains diront qu’ils sont zélés mais ils n’ont aucune raison de l’être, puisque les délinquants se comptent par milliers. Des contrevenants qui se foutent de la signalisation et qui se stationnent où ils veulent : « c’est juste pour une minute, monsieur l’agent… »
Phrase célèbre !
Vous êtes-vous déjà demandé POURQUOI il existe des interdictions de stationnement ? Il y a plein de raisons; laisser de l’espace pour les camions d’incendie, durée limitée de stationnement, zone d’urgence, traverse de piétons. Chaque affiche a son historique et répond à un besoin.
Mais, c’est dans la nature humaine de tenter le diable, de défier l’autorité. Si ces conducteurs pouvait rentrer dans le magasin pour se stationner, ils le feraient.
Avez-vous réfléchi au jour où tout le monde respectera les règles, à tous les niveaux ? Toutes les règles; vitesse, stationnement, manœuvres dangereuses, alcool au volant, etc.
On aura alors plus besoin de ces agents pour nous coller des contraventions dans ce monde idéal, tous et chacun seront respectueux des lois et règlements.
C’est évidemment utopique, voire impossible. Alors c’est à nous de se discipliner.
LES TAXES
Si la ville de Montréal reçoit plus de 145 millions $ par an dans ses goussets, c’est un montant qui ne sera pas ajouté à votre compte de taxes. D’une certaine manière les bons citoyens ne sont pas pénalisés. Et c’est aussi vrai pour les policiers et différents agents de collection qui appliquent des règlements municipaux et provinciaux.
Ces agents de stationnement viennent combler un besoin important d’intervention, causé par des délinquants égocentriques.
Opinion
Est-ce que quelqu’un peut éclairer ma lanterne sur ce sujet ? J’aimerais bien savoir si c’est une bande d’incompétents qui décide ?

Je demeure sur la Rive-Sud de Montréal et j’utilise souvent l’autoroute 30 ou l’Autoroute de l’acier. Malheureusement, seul le nom est résistant aux intempéries, pour le bitume, on repassera.
L’été dernier, la réfection de cette autoroute a été refait, sauf pour la portion entre la sortie 65 (Boul. Rome à Brossard) et la sortie 67 (Autoroute 10). Ce tronçon n’a pas été touché, recouvert ou réparé. Pourquoi ?
Je cherche encore. Est-ce à cause du viaduc ?
Les nids de poules quatre saisons ne se compte plus, au point où on doit faire du slalom pour les éviter et encore-là, c’est impossible. Et c’est comme ça depuis longtemps. Trop longtemps !
Alors pourquoi il en est ainsi ? Pourquoi cette portion de route n’a pas été restaurée ? Je cherche une raison logique à son oubli. Je vous rappelle que la vitesse maximale sur cette autoroute est de 100 km/h. Quand on sait, vous et moi, que la très grande majorité des conducteurs dépassent facilement de 15 km/h cette limite, le risque d’accident devient très élevé.
Je ne comprends pas !
Histoire
En 1603, de Monts, Pontgravé et Champlain explorèrent le Saint-Laurent jusqu’au Saut Saint-Louis.
Voici, d’après Lescarbot, les motifs qui engagèrent de Monts à établir une colonie vers l’ouest : « Pour le désir de pénétrer dans les terres jusques à la mer occidentale, et par là, parvenir quelque jour à la Chine. M. de Monts délibéra de se fortifier dans un endroit de la rivière de Canada, que les sauvages nomment Kébec, à quarante lieues au-dessus de Saguenay. »
Ayant obtenu pour une nouvelle année le renouvellement de son monopole commercial, de Monts équipa deux vaisseaux qui mirent à la voile, à Honfleur, le 13 avril 1608; le premier, sous les ordres de Pontgravé, se rendait à Tadoussac pour le trafic des pelleteries; le second commandé par Champlain, que de Monts avait nommé son lieutenant au Canada, venait établir une colonie sur les rives du majestueux Saint-Laurent.

Le 3 juillet 1608, Champlain abordait au pied du cap de Québec et en présence de 28 hommes de son équipage, prit solennellement possession du pays en arborant le drapeau français.
Le village de Stadaconé n’existait plus; Champlain mit aussitôt ses hommes à l’ouvrage. « L’habitation s’éleva rapidement : c’était une espèce de fortin comprenant un corps de logis à trois étages, entouré d’un fossé de six pieds de profondeur et de quinze pieds de largeur; une redoute armée de pièces de canon protégeait la place. ».
Pour s’assurer de la fertilité du sol, Champlain fit défricher le terrain avoisinant l’habitation; il sema du blé, du seigle, d’autres céréales qui poussèrent à merveille, et planta des vignes qui devinrent fort belles.
Cependant, un certain Jean Duval, mécontent de Champlain, gagna quelques colons à sa cause et résolut de le tuer. Découvert, Duval fut condamné au gibet (potence) et ses complices furent renvoyés en France.
À l’automne, Pontgravé retourna en France et Champlain continua les travaux commencés; pendant l’hiver, les hommes coupèrent et transportèrent le bois de chauffage pour l’habitation. Malheureusement, le scorbut enleva quinze colons; au printemps, Champlain n’avait plus que huit hommes sous ses ordres. C’était un début pénible et fort peu encourageant.
Lettre ouverte
Voici la lettre ouverte de René Dionne TPSP/PCP Ambulance NB, trouvée sur Internet. Une vérité crue de son quotidien et de sa profession pas toujours heureuse. Une vocation qui n’est pas donnée à tout le monde mais qui est indispensable et réconfortante, malgré la douleur et la fatalité.
***
Je suis paramédic, mais personne ne m’a appris…

J’ai commencé en août 1989 avec comme seule ambition d’aider les gens et ma communauté, je venais d’avoir 19 ans en route vers le but ultime d’en faire une carrière. Je me souviens de mon premier appel, en route lumières et sirènes, les jambes me tremblent, les mains moites, quoi que nerveux, j’ai fait ce que j’avais appris dans ma formation du mieux que je pouvais, au meilleur de mes connaissances.
Avec le temps vient la confiance, les premiers « gros call », les arrêts cardiaques, les accidents de la route, les premiers polytraumatisés que ma formation m’avais appris à soigner presque les yeux fermés. Mais j’ai vite réalisé que ce ne serait qu’une infime partie de ce à quoi je devrais faire face, la réalité serait malheureusement toute autre. Les problèmes sociaux, la solitude des personnes âgées, la violence, la toxicomanie, la dépression et la pauvreté deviendrait des interventions presqu’au quotidien.
Personne ne m’a appris comment dire à un monsieur de 90 ans que sa femme de 65 ans de mariage est malheureusement décédée dans son sommeil et de voir tout désire de vivre s’éteindre dans les yeux de cet homme.
Personne ne m’a appris quoi dire à quelqu’un tellement déprimé qu’il vient de tenter de s’enlever la vie mais que pris de panique a appelé à l’aide et qu’il te dit « je ne peux même pas réussir à me suicider tellement je suis bon à rien ».
Personne ne m’a appris à dire les mots « Désolé il n’y a plus rien à faire, votre fille est décédée » et d’écouter les cris de désespoirs de parents qui viennent de perdre leur enfant.
Personne ne m’a appris comment tenir la mains de quelqu’un qui prend son dernier souffle et comment retenir mes larmes parce que ce n’est pas mon deuil.
Personne ne m’a appris comment réagir quand ton patient qui vient de décéder tragiquement est un membre de ta famille.
Personne ne m’a appris comment réagir quand quelqu’un menace de te tuer en sortant un couteau ou tente de te frapper alors que la seul chose que tu veux c’est de l’aider.
Personne ne m’a appris à garder mon sérieux quand une urgence pour quelqu’un devient un fait cocasse pour moi.
Personne ne m’a appris comment accepter d’être absent lors d’occasions spéciales que d’autres prennent pour acquis, des anniversaires, Noël en famille, les spectacles de ma fille, des repas à des heures normales et des heures de sommeil.
Être paramédic, ce n’est pas tant de courir et sauver la journée ou même la vie de quelqu’un, c’est de gérer des situations et des épreuves uniques et de retourner à la maison après ton relais et de te faire demander « Comment a été ta journée? » et de simplement réponde « Bien merci ! »
Être paramédic c’est de mettre un enfants au monde, c’est de constaté un décès, c’est de prendre des décisions rapidement mais c’est aussi de prendre quelques minutes pour tenir la main d’une vielle dame, de prendre le temps de l’aider à faire sa valise, d’apporter les choses qui lui tiennent à cœur. C’est de donner un peu de soi à tes patients parce que même si c’est le sixième patients de ton relais, et qu’on ne se souvient pas de leurs noms, pour eux c’est souvent leurs première fois dans une ambulance. C’est donner un peu de réconfort à la petite madame qui s’est blessée à une hanche en faisant une chute et que malgré sa douleur trouve la force de dire « Merci ».
Je suis PARAMÉDIC et la vie m’a appris la compassion.
Actualités
SAQ
La SAQ fera livrer de l’alcool à domicile par Uber Eats. Y a-t-il quelque chose que je ne comprends pas ; on se fait écœurer par le dictateur Trump, on se fait passer pour des moins que rien, et la Société des alcools du Québec (SAQ), notre société québécoise, engage une compagnie américaine, alors que la plateforme canadienne de livraison à la demande Eva, avait soumissionné et n’a pas été retenue. Peu importe la raison, on abdique rapidement afin d’encourager ceux qui nous rabaissent. Pas fort ! On présente l’autre joue !

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HALAL
40 $ millions $ pour de la viande halal. Au Québec, j’ose espérer qu’on n’aurait pas donné une maudite cenne surtout qu’on a balancé la religion à coups de loi et de réforme. Par contre, c’est le fédéral qui en a fait cadeau. Quand on sait que ce même gouvernement conteste toutes les lois et règlements du Québec, vous savez, les lois sur la laïcité (21) et celle sur le renforcement de l’utilisation de la langue française au Québec (loi 96), qui seront débattues en cour cette année. Rien de surprenant.
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HOCKEY
Ah, nos Canadiens de Montréal… Quelques fois, ils me font suer et d’autres fois ils sont extraordinaires. Mais je trouve qu’ils se compliquent la vie sur deux aspects du jeu ; les passes de trop en zone adverse et la pénurie de lancers au but. Je prends comme référence la partie de samedi, 17 janvier. Un vol à notre avantage. Par contre, seulement 19 tirs, prolongation incluse, contre 40 pour les Sénateurs. Ottawa, c’est connu, ont des problèmes dans le filet avec Meriläinen, alors pourquoi ne pas le défier avec beaucoup de lancers ? S’il fait des arrêts, la mise au jeu se fait en zone offensive pour nos Glorieux alors on augmente notre production de lancers vers le filet. N’attendons pas le tir parfait et cessons de chercher la passe parfaite. On tire !
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ÉCOLES EN DÉCRÉPITUDE
C’est désolant de constater la vétusté des écoles publiques au Québec. Un flagrant manque de soins au point ou des locaux sont condamnés, des cours doivent être donnés le soir parce que ces institutions sont surpeuplées. L’argent manque pour régler les problèmes urgents qui dure depuis des années. Pendant ce temps, le gouvernement donne plus de 660 millions $ annuellement en subventions aux écoles privées qui elles, sont réservées pour la majorité, à des gens biens nantis. Ce même gouvernement évalue à 700 millions $ le coût des réparations. On attend quoi au juste ? Il faut cesser de subventionner le privé et mettre tout cet argent dans nos maisons d’enseignement publiques. C’est aussi clair que de l’eau de source. On attend quoi exactement ?
Prévention
Les services de police du Québec, en collaboration avec les contrôleurs routiers de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), ont dévoilé récemment, le bilan de l’opération nationale concertée Alcool-Drogues s’étant déroulée du 4 décembre 2025 au 4 janvier 2026.

DES OPÉRATIONS DÉPLOYÉES SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE QUÉBÉCOIS
Durant cette période, plus de 3200 contrôles routiers ont été réalisés à travers la province dont plusieurs conjointement. La mise en place de ces contrôles routiers ciblant la capacité de conduire affaiblie par l’alcool ou la drogue a permis aux policiers d’intervenir autant de manière coercitive qu’en matière de sensibilisation auprès de nombreux conducteurs.
FAITS SAILLANTS
Pendant la période de l’opération nationale concertée, la SAAQ a diffusé une campagne de sensibilisation sur la conduite avec les capacités affaiblies incluant des messages sur l’alcool et sur la drogue au volant.
DES OPÉRATIONS ET INTERCEPTIONS À L’ANNÉE
Bien que la période des Fêtes soit terminée, les opérations policières visant la prévention de la capacité de conduire affaiblie se poursuivront tout au long de l’année.
Rappelons que les patrouilleurs peuvent intercepter les automobilistes afin de procéder à la détection de la conduite avec les capacités affaiblies et mettre en arrestation les conducteurs fautifs. Ces derniers différentes techniques et outils pour détecter la drogue et l’alcool chez les conducteurs.
De plus, le dépistage obligatoire en vigueur permet aux policiers d’exiger qu’un conducteur fournisse un échantillon d’haleine au bord de la route, et ce, sans soupçonner la présence d’alcool dans l’organisme d’une personne.
Peu importe le moment de l’année, la règle continue de s’appliquer : quand on consomme, alcool ou drogue, on ne conduit pas. Prévoyez donc une solution de rechange, elles sont nombreuses et accessibles.
Source : SAAQ, Sûreté du Québec, SPVM
Réflexion
LE COMPTE DE BANQUE MAGIQUE
Imaginez que vous avez gagné le prix suivant dans une loterie. Chaque matin, on vous dépose dans votre compte de banque la jolie somme de 86 400 $ à dépenser…

Cependant, vous devez respecter les règles suivantes :
1. Tout ce que vous n’aurez pas utilisé à la fin de chaque jour est perdu.
2. Vous ne pouvez pas transférer votre argent dans un autre compte.
3. Vous ne pouvez que le dépenser.
4. Chaque jour, votre compte est remis à 86 400 $.
5. La banque peut fermer votre compte sans préavis en tout temps en vous disant « C’est terminé » sans aucun recours.
ALORS, QU’EST-CE QUE VOUS FAITES ?
Acheter tout ce dont vous avez besoin immédiatement ? Pas seulement pour vous, mais pour tous ceux que tous aimez et qui compte pour vous. Même pour ceux que vous ne connaissez pas, parce que vous n’arrivez pas à tout dépenser, pas vrai ! Oui, dépenser le moindre sous pour éviter de le perdre à la fin de la journée !
Ce jeu existe vraiment.
Surpris ? OUI ?
Chacun de nous est déjà un gagnant de ce prix, mais on ne semble pas s’en rendre compte.
Ce PRIX c’est le TEMPS.
1. Chaque matin, on se lève et Dieu nous donne en cadeau 86 400 secondes.
2. Chaque soir, lorsqu’on se couche, le temps restant est perdu.
3. Ce que nous n’avons pas utilisé est perdu à jamais.
4. Hier disparaît.
5. Chaque matin, on repart à neuf, mais le banquier peut nous retirer tout n’importe quand et sans avertissement…
ALORS, QUE FEREZ-VOUS AVEC CES 86 400 SECONDES ?
Toutes ces secondes valent bien plus que le montant équivalent en argent. Pensez‐y et rappelez‐vous de profiter de chaque seconde de votre vie, car le temps passe bien plus vite qu’on ne le pense.
Alors, prenez soin de vous, soyez heureux, appréciez profondément la vie !
On vous souhaite une bonne et belle journée.
Commencez à dépenser judicieusement chaque seconde.
Arrêtez de vous plaindre que vous vieillissez…! N’oubliez pas, d’autres n’ont plus cette chance !
Auteur inconnu. Retrouvé sur dans les notes du motivateur Paul Bryant, Alabama après sa mort en 1982.
Histoire
Les Anglais voulaient à tout prix s’emparer de la Nouvelle-France. Winthrop attaquerait Montréal et Phipps ferait le siège de Québec. Les Iroquois, gagnés à la cause des Anglais, dévasteraient la colonie française.
LE 2 JUILLET 1690
Une centaine d’Iroquois, montés dans des canots, descendaient la rivière des Prairies. Une trentaine d’habitants de la Pointe-aux-Trembles, commandés par le sieur de Colombet, se portèrent à la rencontre de l’ennemi, au environs de la coulée de Jean Grou, et les attaquèrent vivement, tuant dès la première décharge quatre Iroquois dans un canot.
Les autres se hâtèrent d’atterrir et se défendirent vaillamment. Le combat fut rude : trente Iroquois tombèrent sous les balles des Canadiens; mais, par contre, une quinzaine des nôtres restèrent sur le champ de bataille ou furent fait prisonniers. Le reste, se repliant en hâte, se réfugia dans un petit fort qui se trouvait à proximité.

Les Iroquois traversèrent ensuite à l’île Jésus où ils brûlèrent quelques prisonniers, réservant les autres pour la torture dans les villages.
Quand l’ennemi se fut retiré, les survivants se hâtèrent d’inhumer les morts sur le lieu même du combat; Quatre ans après (1694), les restes des malheureuses victimes furent transportés dans le cimetière de Pointe-aux-Trembles.
Il est fort probable que les Iroquois se dirigeaient sur Québec afin de coopérer avec l’amiral Phipps dans sa tentative contre la ville. Les habitants de la Pointe-aux-Trembles en les arrêtant au bout de l’île accomplirent un exploit qui a une certaine analogie avec celui de l’immortel Dollard et de sa troupe héroïque. Honneur à la mémoire de tous ces héros, nos devanciers ! Ils ont bien mérité de la Patrie.
On connaît le résultat de l’entreprise des Anglais. Winthrop vit son armée décimée par la petite vérole; il se retira sans rien entreprendre contre Montréal. Quant à Phipps, reçu par Frontenac à coups de canons, il abandonna le siège de Québec et retourna dans sa patrie triste et songeur.