Le Québec, paradis des sentences bonbons

Criminalité

Récemment, Le Journal de Montréal rapportait qu’un juge de Laval, Philippe C. Legault, avait imposé une sentence pour le moins surprenante : 15 mois à purger dans la collectivité. Wow. Une sévérité… exemplaire.

Tu continues ta vie normalement… dans la collectivité. C’est pas beau, ça ? Merveilleux ! Rien ne change dans ta vie. C’est comme si rien ne s’était passé. Tu es libre comme l’air.

IA

Le magistrat aurait accepté la suggestion commune des deux procureurs. On peut alors se demander : mais, qu’a donc fait l’accusée pour mériter une peine aussi “dure” ?

À 19 ans, Anastasia Tataru — qui n’est d’ailleurs pas citoyenne canadienne — a fraudé une vingtaine d’aînés pour plus de 90 000 $ grâce à un stratagème impliquant une fausse carte de guichet et l’exigence du NIP. Elle s’est même fait passer pour une policière.

Terrible ! Ça sent l’honnêteté !

Pour cette arnaque planifiée, le juge, malgré sa « grande clémence », aurait préféré imposer une peine d’emprisonnement. Pourtant, il a choisi de suivre la recommandation des procureurs, alors qu’il avait toute l’autorité nécessaire pour s’en écarter et imposer une sanction plus sévère. Il a même sermonné la fraudeuse.

À faire frémir !

Au Québec, les sentences bonbons semblent être devenues la norme. Et on s’étonne ensuite de voir les infractions criminelles grimper en flèche. Les peines ne tiennent souvent pas compte du sort des victimes.

Les peines à domicile et dans la collectivité ne devraient exister que dans des cas véritablement exceptionnels. Pourtant, elles sont désormais monnaie courante. On ne compte plus les crimes qui se soldent par une peine à la maison.

« St’au Québec icitte »

Dans ce cas-ci, la fraude — un acte criminel — aurait pu mener à une peine ferme. D’autant plus que l’accusée se trouve dans une situation d’immigration précaire. C’était simple pourtant : elle purge sa peine d’emprisonnement, puis, à sa sortie, on la renvoie dans son pays d’origine. Mais une telle mesure est jugée trop sévère.

Bah ! Les victimes, ce sont des vieux sans défense… Elle, elle a toute la vie devant elle. La jeter en prison, c’est inhumain.

On peut se poser la question : à l’étranger, lorsqu’un Québécois commet un crime, comment cela se passe-t-il ? Pas certain que ce soit aussi indulgent qu’ici.



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