L’éternel problème du français parlé

 

map.jpgJe viens de terminer la lecture de la trilogie des reportages publiés dans le Journal de Montréal depuis lundi. Je ne suis pas du tout surpris que notre langue soit si méprisée dans le commerce. Les anglophones n’ont aucun respect mais beaucoup de mépris envers la langue de la majorité. Le peuple lui, continu de s’écraser et d’accommoder! Dès qu’on lui parle en anglais, il se bilinguise. C’est toujours aux mêmes de s’acclimater. Avez-vous déjà vu une publicité à CFCF du genre deux-cinq-quatre-six-zéro-un-un? Non? Moi non plus. Par contre j’entends encore two-five-four-six-o-one-one à la télé francophone.

Quand je vois les statistiques qu’on veut bien nous montrer et qui nous annoncent que le français progresse au Québec, c’est de la bouillie pour les chats. Avec l’immigration qui s’installe à pleine porte, on dilue le produit. Quand bien même qu’ils apprendraient le français, dans leurs activités de tous les jours, c’est l’anglais qu’ils utilisent. Je peux converser avec un étranger, nouvellement arrivé ou en voyage, en anglais. Cependant, j’ai de la difficulté à faire de même avec un anglophone québécois pure laine depuis des générations et qui ne dit pas un traître mot de français.

Près de chez-moi, où je fais mon épicerie, je n’ai pas de problème à me faire servir en français, mais quand j’arrive à la caisse, je vois les employés qui conversent entre eux en anglais. Pourtant, leurs épinglettes montrent des prénoms francophones. J’ai aussi constaté ce fait dans d’autres établissements également. Si vous converser majoritairement en anglais et que vous y êtes à l’aise, quelle langue adopterez-vous graduellement partout. Vous écouterez la télé en anglais, vous visionnerez vos films américains en versions originales et j’en passe. Dès qu’on anglophone ouvre la bouche, c’est son langage qu’on s’empresse d’adopter.

Lors d’un voyage à Winnipeg, il y a une quinzaine d’années, j’étais surpris d’y trouver des noms de rues françaises. À St-Boniface, juste à côté, on se serait cru en plein Québec. Les employés des restaurants affichaient des prénoms francophones mais étaient complètement anglophones. Résultat de l’assimilation qu’ils ont connu au début du vingtième siècle. C’est désastreux de constater qu’il ne reste rien, culturellement de leur origine.

Je ne suis pas alarmiste. Je veux simplement qu’on me respecte en respectant ma langue. Le gouvernement ne va pas assez loin, dans le renforcement de la loi 101. J’endosse entièrement le projet Marois. Pour faire un parallèle avec la souveraineté tant souhaitée, je constate que ce sont nos bons québécois francophones, par leurs agissements, qui nous causent le plus de tort, dans cette reconnaissance du français.

Nous sommes comme ce village gaulois des bandes dessinées, noyés dans une mer anglophone. Malheureusement, nous n’avons pas de potion magique pour s’en sortir. Il n’en tient qu’à nous d’imposer le respect de notre entité francophone. Si nous ne le faisons pas, je vous prédis l’assimilation au début du prochain siècle. Moi je n’y serai pas. Mes descendants, oui!

 

Vous en pensez quoi ?