Salmigondis

INCREVABLES !

Un prototype signé Michelin a récemment attiré l’attention de l’industrie automobile, qui lui a décerné trois récompenses, en Allemagne, en France et aux États-Unis, dans les catégories « innovation » et « Pneu de l’année ». Il s’agit d’un pneu de nouvelle génération, sans air comprimé, qui a été conçu pour éliminer tous les risques liés à une crevaison.

Dans son numéro de mai 2020, le magazine français Camping-Car rapporte que « dans la conception de sa structure, comme dans les matériaux innovants utilisés, ce pneumatique représente une avancée
majeure dans le secteur ». Michelin compte le tester bientôt sur des automobiles du groupe GM et envisage sa commercialisation d’ici 2024.

Source : Camping Caravaning, Juillet 2020

DES PASSE-DROITS

Pourquoi des Américains ont le droit de traverser la frontière pour venir visiter parents, conjointe et amis à Ste-Agathe-des-Monts, comme le rapportait le journaliste de TVA au bulletin de nouvelle récemment. Comment ont-ils pu s’amener au Québec alors que les frontières sont fermées à toute circulation non-essentielle et ouverte aux camionneurs qui livrent des marchandises entre les deux pays. Ces touristes sont ici pour tous les mois d’été. Bonne façon d’éviter la perte de contrôle de la pandémie aux USA.

Encore une fois, deux poids deux mesures et nous ne sommes même pas au courant. Allez les amis, transportez le virus au Québec. Nous sommes tellement gentils qu’on laisse rentrer n’importe qui. En tout cas, on ne peut pas dire que le fédéral nous avait informé de cette coquille. Et après cela, on se demande pourquoi nos politiciens ne sont jamais crus.

ENCORE DES INÉGALITÉS

Le gouvernement continue de parler des deux côtés de la bouche en donnant le mauvais exemple. On le constate avec Investissement Québec (IQ) et la Société des alcools du Québec (SAQ) des bonis faramineux de plusieurs fois supérieurs à la moyenne du coût de la vie et des généreuses augmentations salariales entre 9 et 17 %. Même résultat pour les employés du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), qui voient leur augmentation augmenter de 2 à 12 %.

J’oubliais les cadres d’Hydro-Québec et leurs 29,9 millions $ versés en prime. Globalement, c’est 40 millions seulement en bonis versés. La vie est belle pour certains… pendant ce temps, la fonction publique se contente d’un maigre pourcentage déterminé par l’indice du coût de la vie, échelonné sur plusieurs années. Comme égalité de traitement, on repassera !

L’IMPORTANT, CE SONT LES CONTACTS

Que tu sois un mauvais administrateur et que tu mettes ta compagnie dans le trouble, avec des contacts, tu ne chômeras pas longtemps. Tel que le rapportait le Journal de Montréal dans ses pages ARGENT du 6 aout dernier au sujet
d’Alain Bellemare et ses 17,4 millions $ acquis de Bombardier, monsieur s’est rapidement trouvé du travail : « dirigeant d’exploitation », ce n’est pas rien.

Quand ton postérieur est au-dessus de la pyramide, ce n’est pas le résultat qui compte, mais bien les CONTACTS. C’est avec Carlyle Group, qu’il exposera toute son « expérience ». Il est à souhaiter que lui et Carlyle obtiennent le même résultat qu’avec Bombardier et qu’il se négocie une grosse prime de départ. Pour une fois, les CONtribuables du Québec ne devraient pas faire les frais de son portefeuille.

ON S’EN FOUT !

Alors que le premier ministre François Legault, le directeur national de santé publique du Québec Horacio Arruda, et les ministres de la Santé Danielle McCann et Christian Dubé ne cessent de répéter depuis le début de la pandémie, de limiter, voire annuler, les voyages à l’étranger à moins d’absolue nécessité, voilà que le Journal de Montréal nous présente deux cas d’inconscients qui s’en sont balancés.

Un a visité la Grèce et l’autre le Mexique dans un tout inclus, profitant de rabais substantiels. Il faut être naïf pour oser désobéir de la sorte. Pire encore, le visiteur de la Grèce a même affirmé que la distanciation physique au Québec n’était pas respectée et que les Québécois s’en foutent finalement. Pendant ce temps, ce monsieur désobéit lui-même aux consignes. Mal placé pour faire la morale. S’il se sentait plus en sécurité en Grèce qu’au Québec, pourquoi n’y est-il pas resté ?

Salmigondis

DES COMMERÇANTS MOUS

Les commerçants ne veulent pas jouer à la police dans l’obligation d’imposer à leurs clients de porter le masque. Des mous ! Ils vont nous faire croire qu’ils n’ont pas un minimum de règlements dans leur établissement ? Permettez-moi d’en douter. S’ils ont des clients qui refusent de quitter malgré les avertissements des commerçants, ils peuvent appeler la police, comme on a pu le voir sur Facebook lors d’une intervention policière dans un Tim Hortons de Montréal, le premier jour de l’application du décret.

Donc, si je suis le raisonnement de ces propriétaires. S’ils ont déjà été victime d’un vol à l’étalage et que l’individu se représente sur les lieux quelques temps après, ils vont lui permettre de se promener partout dans l’établissement. Ils vont le foutre à la porte. C’est pas comme jouer à la police, ça ? Deux poids, deux mesures !

LES PLAQUES D’IMMATRICULATION ILLISIBLES

J’attache une importance capitale aux plaques d’immatriculation. Peut être par déformation professionnelle mais c’est ce que je regarde en premier sur un véhicule. Depuis quelques mois, je remarque beaucoup de plaques abîmées. La pellicule réfléchissante placée sur la plaque est décollée et on ne peut plus distinguer les numéros et lettres qui s’y trouvent. Je me demande toujours si son propriétaire est au courant ? Est-ce qu’il s’en fout ou quoi ?

Il ne le sait probablement pas mais la SAAQ remplace gratuitement cette plaque abîmée. Un policier pourrait vous remettre un avertissement de vous présenter à la SAAQ pour son remplacement. Le Code de sécurité routière est très clair sur ce sujet. Votre plaque doit être visible et lisible en tout temps, sans quoi, vous pourriez recevoir une contravention. Une plaque en excellente condition est primordiale pour les policiers et témoins. C’est souvent ce détail qui permet de vous retracer ou de trouver un véhicule volé. Pensez-y !

S’ENDORMIR AU VOLANT : SITUATION EN BAISSE AU QUÉBEC

Les dernières statistiques le démontrent; dans toutes les Amériques, le Québec enregistre la meilleure performance pour les accidents mortels causés par le fait de s’endormir au volant. Nous faisons même mieux que les Américains qui ont un immense réseau routier pour des centaines de millions de citoyens.

Transport Québec, fier de ces statistiques, se pavane et n’est pas vraiment pressé de réparer le réseau routier en décrépitude. Son prochain slogan « Les routes du Québec sauve des vies en se faisant brasser ». Tout le contraire chez nos voisins du Sud qui roulent sur des tapis de billard, causant un danger de s’endormir certain et de prendre le clos.

Au Québec, essayez seulement de vous assoupir un brin… un trou, une fissure, une dénivellation sur des centaines de kilomètres, vous éviteront d’avoir à trouver un hôtel ou un motel. Rester éveillé au volant devient une chance inouïe de rouler des heures et des heures. Québec sait faire !

ENFIN DU HOCKEY

La COVID-19 a changé bien des routines depuis le printemps. Les sports ont pris une grande pause et voilà qu’un restant de saison prendra son envol mardi prochain, avec une partie d’exhibition contre les Maple Leafs de Toronto. C’est assez exceptionnel de voir du hockey en été mais bon, Monsieur Bettman et ses sbires sont contents puisqu’ils n’auront pas à vider leur bas de laine.

Donc, dès le premier août, la série de qualification débute pour nos Glorieux, en territoire neutre et devant des sièges vides. Assez bizarre comme scénario mais c’est toujours l’argent qui mène le monde et les joueurs devront s’y faire. Pour l’ambiance on repassera mais j’ai bien hâte de découvrir ce à quoi ça ressemblera. On nous promet des surprises.

Nos Canadiens profitent d’une chance inouïe de participer aux séries, alors pourquoi pas répéter leurs surprenantes victoires avec Halak d’il y a dix ans, contre ces mêmes puissants Penguins, puis, ensuite, les Capitals. Cette fois c’est Price. Et comme tout est possible dans une courte série, je leur souhaite la meilleure des chances. Go, go, go !

DES ENSEIGNES DE RUES BIEN VISIBLES POUR LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE

Dans l’agglomération de Longueuil, le boulevard Taschereau et une artère très achalandée par toutes sortes de véhicules. De plus, c’est une zone où la limite de vitesse est fixée à 70 Km/h. Entre vous et moi, on s’entend pour dire
que la moyenne est plus près des 80-85 Km/h. Donc, pour aider à la sécurité routière dans ce secteur, qu’attend l’agglomération pour installer des grosses affiches portant les noms de rues aux intersections protégés par des feux de circulation, sous ceux-ci ? De l’hôpital Charles-LeMoyne jusqu’à la rue Auguste, les noms de rues sont totalement absents ou si petits, qu’on ne peut les voir.

À la super intersection d’Auguste et Taschereau, aucun nom de rue n’est visible. En fait, il n’y en a pas ! Bizarrement, en direction de Brossard, moins d’un kilomètre plus loin, tous les feux de circulation affichent les noms de rues en gros caractères, bien en évidence, visibles même la nuit et ce, jusqu’à La Prairie ? Ne pas voir ces détails peut causer une distraction, voire un manque d’attention aux usagers de la route qui justement, cherchent une rue et des repères.

Attendez-vous qu’un accident mortel survienne ? Le temps presse ! C’est une aberration ! Ne serait-ce que pour la sécurité des usagers.

Excellente idée de génie

Devant tous ces idiots et idiotes qui manifestent pour leurs droits et liberté de ne pas porter le masque, Richard Martineau, dans l’édition du Journal de Montréal d’hier, y allait d’une suggestion de contrat avec l’État pour continuer de défier toute logique pour ces stupides et bêtes personnes qui veulent n’en faire qu’à leur tête.

Une idée que j’endosse complètement et j’invite le gouvernement à étudier cette trouvaille avec intérêt. Alors voici ce contrat, pour votre gouverne…

LE CONTRAT

Contrat pour les covidiots. Découpez et gardez dans votre portefeuille.

Je soussigné, (signez votre nom ici) ______________________________, revendique, en mon âme et conscience, le droit de me foutre totalement de l’actuelle pandémie de COVID-19.

Étant sceptique et rebelle de nature, je refuse de croire que ce virus est aussi dangereux que les médias officiels – outils de désinformation et propagateurs de fake news – le disent.

Étant très informé (je passe au moins dix heures par jour, sur internet, à lire tout ce qui s’écrit sur des sites aussi sérieux, aussi documentés et aussi respectés que LaTerreEstPlate.com, CombattonsLesReptiliens.ca et la page Facebook de Lucie Laurier), je suis convaincu que le pseudo virus de la COVID-19 a été volontairement créé dans un laboratoire chinois par des employés du multimilliardaire Bill Gates dans le but de nous injecter de force un vaccin, vaccin qui implantera à notre insu une micropuce dans notre corps afin de suivre nos allées et venues à la trace, histoire de permettre aux Illuminati et George Soros de prendre le pouvoir et ainsi nous imposer leur projet caché, projet qui, comme tout le monde le sait, a été rédigé dans un bunker secret de Roswell par la Commission trilatérale sous la direction du Deep State.

Trouvant que mes droits individuels garantis par la Chartre des droits, la Constitution américaine et le bulletin officiel du Club Mickey Mouse sont plus importants que le bien-être et la sécurité de l’ensemble de la société, je revendique haut et fort le droit de :

– Faire le party avec mes chums où je veux, quand je veux;

– Lécher la face de tous les douchebags que je rencontre;

– Combattre la dictature imposée de force au peuple par le nouvel ordre mondial;

– Et ne pas porter de masque, comme mes idoles Donald Trump et Jair Bolsonaro, le viril président du Brésil, qui, dans un geste d’une grande générosité, a volontairement attrapé le virus pour montrer à son peuple et au monde entier que ce n’était rien d’autre qu’une petite grippe.

En échange, si jamais, par malheur, j’attrapais la COVID-19 et que les effets étaient plus dévastateurs pour ma santé que ce que m’avait dit l’experte en épidémiologie de réputation internationale Josée Turmel ainsi que le prix Nobel de microbiologie Stéphane Blais, je m’engage solennellement à :

– À ne demander aucun sou à l’État québécois;

– À aller me faire soigner dans un hôpital privé aux États-Unis, afin de ne pas encombrer le système de santé québécois qui est déjà surchargé;

– À payer pour mes soins de santé et mes frais d’hospitalisation.

Et si jamais on réussit à prouver que mon comportement égoïste et irresponsable a participé à aggraver la situation au Québec (en contaminant des gens sur mon lieu de travail, par exemple, entraînant par le fait même la fermeture de celui-ci), j’accepte de rembourser de ma poche les pertes encourues par mon employeur ainsi que par les honnêtes travailleurs que j’ai rendus malades.

Signé ici à _______________________, le 8 juillet 2020.

On ne rit plus !

Salmigondis

SE PLAINDRE LE VENTRE PLEIN

Pourquoi les étudiants viennent étudier ici, au Québec ? Parce que c’est moins cher et on n’a pas les restrictions propres à leur pays d’origine. Ils sont bien ici et on les traite avec dignité. De quel droit se permettent-ils de manifester contre le Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

Ils devraient prendre leur trou et se compter chanceux d’être ici, point à la ligne. Évidemment, Gaétan Barrette les appuie. S’il y en a un qui n’a pas de conseil à donner, c’est bien lui. Il a fait de la « merde » partout où il est passé. Alors les étudiants étrangers… à vos cahiers et profitez de votre chance à bas prix.

ENFIN, LE PORT DU MASQUE DEVIENT OBLIGATOIRE

Au moins c’est clair; le port du masque devient obligatoire dans les transports en commun. Il a fallu que cette recommandation soit rendue obligatoire pour qu’une majeure partie des citoyens s’y conforme. Ils n’étaient pas assez intelligents pour comprendre cette consigne qui, logiquement, s’imposait d’elle-même. Non ! Il fallait l’obliger !

Et après, on chiâlera que le gouvernement s’immisce dans notre quotidien, qu’il n’a pas à se mêler de nos affaires. Donc tous ensemble nos agissements leurs donnent raison. Les enfants écoutent mieux que les adultes… assez bizarre !

UN CLSC DANS LA MERDE

Assez pathétique la mort de Pierre-Marc Vadnais, décédé d’une crise cardiaque à l’âge de 33 ans. Le CLSC l’a refusé parce qu’il n’avait pas de dossier à cet endroit. C’est quoi le problème ? Le dossier est plus important que le patient. ? La personne qui a refusé d’au moins l’examiner devrait être congédiée sur le champ et même, à la limite, enquêtée pour des possibles accusations de négligence criminelle. C’est comme refuser de porter secours à une personnes en danger de mort.

L’événement est survenu le 10 juin dernier et le monsieur est mort, en route avec son véhicule, vers l’hôpital de St-Hyacinthe où son décès a été constaté. C’est dégueulasse et incompréhensible une fin de vie de la sorte. S’il avait été pris en charge par le CLSC, il serait probablement encore de ce monde aujourd’hui. Quand on répète qu’en pareils symptômes, les secondes compte. La personne qui l’a refusé n’est définitivement pas au bon endroit, et doit assumer la gravité de sa décision. Le maudit dossier avant le patient : Allez y comprendre quelque chose de sensée !

DES QUESTIONS STUPIDES

Je pensais que les journalistes étaient intelligents, qu’ils posaient des questions pertinentes. Eh bien non ! Lors de la conférence de presse du premier ministre du Québec sur l’obligation de porter le masque, un journaliste posait la question suivante : Qu’est-ce que le chauffeur d’autobus fait, lorsque le client refuse de porter le masque dans l’autobus ? Question niaiseuse ! le chauffeur lui refuse l’accès ! C’est assez simple n’est-ce pas.

Si le client entre quand même, le chauffeur appelle la police pour sortir l’individu. Encore aussi simple ! Les policiers sont là pour le maintien de l’ordre et c’est exactement le motif pour intervenir. Pas fort le journaliste… il se cherchait une question à poser et n’en trouvant pas une de vraiment utile, alors il a sorti cette platitude. Quand tu n’as rien d’intelligent à dire, tu fermes la gueule et tu écoutes ! Rien de plus simple et à propos.

POURQUOI LE MASQUE OBLIGATOIRE LE 27 JUILLET ?

Là, le gouvernement Legault a manqué le bateau. Il vient de déclarer l’obligation du masque dans les transports en commun le 13 juillet prochain… avec une période d’adaptation de deux semaines, qui nous mène au 27 juillet. Pourquoi ? Qu’est-ce qui oblige ce délai ? Quand le directeur de la santé publique Horacio Arruda nous met en garde contre la deuxième vague à la mi-juillet, où est la logique. L’idéal aurait été de mettre tout ça en vigueur dès lundi prochain le 6 juillet. C’est à n’y rien comprendre Monsieur Legault.

Ça manque définitivement de logique

Deux manifestations qui ont réunie 25 000 personnes dans les rues de Montréal, contre le racisme et la brutalité policière. En cette période de distanciation sociale, répétée depuis des lunes, on permet de telles concentrations de personnes. L’autorisation de tenir un tel rassemblement n’aurait jamais dû être donnée. Durant cette pandémie, des personnes se sont vu refuser l’accès pour assister aux derniers instants de proches parents alors que maintenant, c’est le bordel.

Dans l’édition du Journal de Montréal de lundi dernier, Richard Martineau y est allé d’un article très révélateur de cette invraisemblance. Surtout pour un événement qui s’est déroulé à des centaines de kilomètres au sud d’ici et que les manifestants n’ont pris connaissance que par les reportages télés. Un manque de logique des autorités… Pour bien paraître à la face du monde ? Deux poids, deux mesures !

C’est cet article que je veux partager avec vous aujourd’hui.

LE VIRUS FAIT LA GRÈVE ?

Donc, si je comprends bien, un citoyen ne peut pas assister aux funérailles de sa mère, lui faire ses derniers adieux, même s’il porte un masque et des gants…

Mais il peut participer à une manif qui rassemble des milliers de personnes, toutes tassées les unes contre les autres comme des sardines, c’est ça ?

Expliquez-moi, quelqu’un.

INSENSÉ

Un jour, quand tout cela sera derrière nous, il faudra faire la liste de toutes ces incohérences qui ont emmerdé notre vie.

Tu ne peux pas aller au musée… mais tu peux aller au supermarché.

Tu pouvais aller acheter un livre chez Costco… mais pas chez un libraire.

Tu pouvais acheter un vélo chez Rona ou au Canadian Tire… mais pas dans une boutique spécialisée dans les vélos.

Tu ne peux pas recevoir plus de 10 personnes dans ta cour, même si tu as une super grande cour… mais tu peux manifester.

On interdit les concerts extérieurs… mais des milliers de personnes peuvent se donner rendez-vous dans un parc pour écouter des discours.

Il n’y a rien qui a du sens là-dedans.

Je regardais la manif à la télé, hier, et j’essayais de me mettre dans la peau d’une personne qui n’a pas pu être aux côtés de sa mère lorsque celle-ci agonisait aux soins intensifs, sous prétexte que c’était dangereux pour la santé publique…

Vous imaginez comment cette personne s’est sentie ?

À sa place, je serais en furie.

« Quoi ? Je ne peux tenir la main de la femme qui m’a mise au monde et qui m’a élevée afin de la réconforter… mais je peux aller scander des slogans aux côtés de purs inconnus ? »

« Je peux me fondre dans une foule pour manifester contre un acte raciste qui s’est produit à 1850 kilomètres de Montréal… mais je ne peux permettre à ma mère de mourir avec un minimum de dignité ? »

« Le droit de manifester est plus important que le droit de manifester de la tendresse à sa mère ? »

ATTENTION : DANGER !

La semaine dernière, j’ai vu des policiers interdire à un homme de jouer avec sa fille de quatre ans dans des balançoires…

Et hier, j’ai vu des policiers encadrer des milliers de personnes qui se foutaient totalement des consignes de distanciation sociale, sans intervenir…

Euh…

Qui, entre le père et les manifestants, représente le plus un danger pour la santé publique, selon vous ?

Tous les jours depuis trois mois, le directeur national de santé publique, la ministre de la Santé et le premier ministre vont à la télé pour nous mettre en garde contre le danger d’enfreindre la fameuse règle du deux mètres…

« Pas de BBQ ! Pas de soupers ! Pas de funérailles ! Pas de festival ! Pas de sports d’équipe ! »

Et hier, soudainement, cette règle sur laquelle la sécurité de la province reposait n’était plus importante ?

Quoi, le virus était en grève, hier ? Il a pris une pause ? Il ne contamine plus les gens le dimanche ?

On a interdit à des pères d’assister à la naissance de leur enfant, saint bordel, et on permet à des manifestants de se rassembler par milliers ?

Voulez-vous rire de nous ?

Devrons-nous descendre dans la rue pour quémander le droit d’assister aux funérailles d’un proche ?

Un pays raciste !

Un policier a abusé de son pouvoir en tuant « involontairement » un homme de race noire qu’il venait d’arrêter et de maîtriser. S’ensuivit des émeutes partout à travers du pays. Mêlé à des casseurs qui s’exécutent pour mettre le trouble et à un port d’arme à feu toléré, voire accepté dans différents États, il n’en fallait pas plus pour faire des victimes.

Le racisme aux États-Unis est toujours omniprésent. Dans certaines régions, c’est même palpable et ça dure depuis des temps immémoriaux. Dans son édition du Journal de Montréal de samedi dernier, Loïc Tassé, un spécialiste de l’actualité internationale, y allait d’une analyse intéressante, en cinq questions, des différences sociales entre les communautés noires et blanche aux États-Unis.

C’est ce texte que je veux partager avec vous aujourd’hui, afin de mieux comprendre les raisons profondes des malheureux événements qui se déroulent chez nos voisins du Sud.

UNE SOCIÉTÉ MALADE

Mélangez du racisme, des masses d’armes à feu en circulation libre, des écarts de richesse extrêmes, du fondamentalisme religieux, des systèmes d’éducation et de santé minables, sauf pour les riches, et vous obtiendrez les émeutes qui se propagent un peu partout aux États-Unis.

Le comportement meurtrier de la police de Minneapolis dans l’arrestation de George Floyd, mort pour avoir présenté à un marchand un faux billet de 20 $, a mis le feu aux poudres.

1- LE RACISME AUGMENTE-T-IL AUX ÉTATS-UNIS ?

Selon le Pew Research Center, 56 % des Américains estiment que les relations raciales se sont détériorées sous Trump. Le plus triste est que les minorités américaines ont intégré le racisme dans leur identité minoritaire. Ainsi, 15 % des personnes de peau blanche disent que pour elles, la race ou ethnicité est très ou extrêmement importante dans leur identité. Mais ces taux montent à 74 % chez ceux dont la peau est noire, à 59 % chez les Hispaniques et à 56 % chez les Asiatiques.

Cette identité raciste est nourrie par le rejet. Elle est aussi entretenue de toutes sortes de façons. Par exemple, il semble normal aux États-Unis de demander la couleur de la peau à quelqu’un qui remplit un formulaire. De même, des universités offrent des programmes « d’études noires », comme si la connaissance et la couleur de la peau étaient liées.

2- QUELS SONT LES ÉCARTS DE RICHESSE ?

Les écarts de richesse augmentent sans cesse. Selon les chiffres les plus récents, entre 1983 et 2016, la part de la richesse globale des 10 % des Américains les plus riches est passée de 60 % à 79 %, tandis que la part des classes moyennes chutait de 32 % à 17 % et que celle des plus pauvres tombait de 7 % à 4 %. Gageons que sous Donald Trump les écarts ont empiré. Ces écarts de distribution de richesse sont les pires de tous les pays industrialisés.

3- EN QUOI LE SYSTÈME D’ÉDUCATION LÈSE-T-IL LES MINORITÉS NOIRES ?

Les écoles aux États-Unis sont de qualité très variable. Deux critères principaux définissent leur qualité : la composition ethnique de leurs élèves et la richesse des parents, l’une étant souvent liée à l’autre. Plus de 90 % des Américains de 25 ans et plus ont terminé leur 12e année. Chez les Noirs américains, la proportion est de 25 %. Chez les Hispaniques américains, elle atteint 59 %.

4- COMMENT LE SYSTÈME DE SANTÉ AFFECTE-T-IL LES AFRO-AMÉRICAINS ?

Les soins de santé sont difficilement accessibles ou médiocres pour 50 % de la population. C’est probablement une des raisons qui expliquent que le taux de mortalité chez les Américains noirs atteint de la COVID-19 est trois fois plus élevé que dans le reste de la population.

5- QUE VEULENT LES ÉMEUTIERS ?

Il est facile de concevoir la colère de beaucoup d’Américains devant la vidéo insoutenable d’un policier qui tue un citoyen avec nonchalance. Pour un Afro-Américain, la vidéo est encore pire, puisque généralement ce dernier s’identifie à la couleur de sa peau et que la victime est noire.

La colère augmente quand cet Américain noir constate qu’il est de plus en plus pauvre, tandis qu’une minorité est de plus en plus riche. Quand il voit que la COVID-19 touche davantage les Afro-Américains, parce qu’ils ne peuvent pas se permettre de cesser de travailler ou parce qu’ils n’ont pas vraiment accès au système de santé. Les émeutes ne sont pas que celles des minorités. Elles marquent le désespoir d’Américains qui se sentent trahis par leur pays.

Écœuré de toujours payer

C’est le sentiment qui m’habite lorsque des multinationales comme le Cirque du Soleil, Air Canada et d’autres à venir, demandent notre aide monétaire. Ils ont nagé dans l’argent durant les années de vaches grasses et voilà qu’au moment où ils se sont tous enrichis, ils quémandent notre aide. Bien sûr Justin, toujours à l’écoute de toute action qui pourrait mousser sa popularité et le garder au pouvoir majoritairement, s’apprête rapidement à les aider… aux noms de tous les CONtribuables canadiens.

J’ai bien aimé l’article criant de vérité de Richard Martineau, publié dans le Journal de Montréal d’hier, et que je veux partager avec vous en ce jour de la fête des patriotes. Un papier qui me rejoint sur cette nouvelle façon d’écœurer tout le monde au plus haut point.

TOUJOURS LES MÊMES

Le Cirque du Soleil, nous le savons, est en difficulté.

« Aidez-nous ! Aidez-nous ! » crient ses propriétaires, regroupés sur le pont de leur luxueux yacht.

BONJOUR L’INDULGENCE

Afin de sauver les actionnaires du Cirque (le fonds américain TPG et le fonds chinois Fosun, de même que notre Caisse de dépôt, qui n’éprouve aucun scrupule à investir dans des entreprises basées dans des paradis fiscaux), le gouvernement du Québec songerait à octroyer un prêt de 500 millions de dollars à l’entreprise fondée par Guy Laliberté.

LE CIRQUE, QUI FAIT APPEL À NOTRE GÉNÉROSITÉ, S’EST-IL MONTRÉ GÉNÉREUX ?

Or, en mars dernier, une cinquantaine d’employés du Cirque du Soleil (dont certains travaillaient là depuis 20 ans) ont été licenciés sans préavis, comme ça, « Merci, bonsoir, don’t call us, we’ll call you ».

Qu’est-ce que les principaux actionnaires du Cirque – un fonds privé américain qui gère 119 milliards de dollars et un groupe chinois qui a engrangé des profits de 2,9 milliards en 2019 – ont fait pour aider leurs fidèles employés ?

Rien.

Ils ne leur ont pas donné une maudite cenne.

Même si ces employés avaient droit à une indemnité de départ.

Désolé, c’est la faute à la pandémie, vous comprendrez, on n’a plus d’argent, a écrit la direction du Cirque à ses anciens employés.

Soyez indulgents.

LE PLAT DE BONBONS

Toujours la même histoire.

Quand une entreprise privée frappe un iceberg (souvent par la faute de ses directeurs, qui dépensent sans compter et sont trop occupés à faire le party pour regarder devant eux), les gros ont droit à des canots de sauvetage de luxe, avec chaufferette et minibar.

Alors que les petits coulent.

Chaque fois que Michel Girard me parle de la situation du Cirque du Soleil à QUB radio, il colle au plafond.

Je le comprends.

C’est comme la crise de 2008 aux États-Unis. Quelle est la première chose que les patrons des grosses banques et des grosses firmes d’assurance ont faite lorsqu’ils ont été sauvés par le gouvernement américain ?

Ils ont pigé dans le plat de bonbons pour s’accorder des hausses de salaire et se donner des bonis.

Même s’ils étaient les principaux responsables de leurs déboires ! Même s’ils ont failli jeter la planète sur la paille.

SUPERMAN À LA RESCOUSSE

Maintenant, c’est au tour d’Air Canada de crier « Aidez-nous ! Aidez-nous ! »

Et Justin d’enfiler son costume de Superman pour voler à leur secours.

Voici ce qu’on pouvait lire dans le rapport annuel d’Air Canada pour 2019…

« Nous avons dégagé des produits d’exploitation records de 19,131 G$. Le bénéfice d’exploitation s’est établi à 1,650 G$, soit une progression de 10 %, en regard de 2018. Il s’agit d’une dixième année de croissance de suite de notre chiffre d’affaires, et nos efforts ont été récompensés par un rendement d’actions de 87 %. »

Bref, ça fait 10 ans que ça va bien pour Air Canada.

Moi, quand j’ai de bonnes années, je mets de l’argent de côté en prévision des mauvaises. Pas eux ?

Et si vous avez acheté des billets d’avion pour un voyage cet été, les patrons d’Air Canada vont-ils vous rembourser ? Non.

Ils vont vous donner un crédit.

Bonjour la générosité.

Des questions stupides

Habituellement, j’apprécie le travail des journalistes. Mais dans la présente pandémie qui s’étire, et principalement lors des conférences de presse quotidiennes des Legault et compagnie, certains y vont de plus en plus de questions stupides. Même phénomène lors des bulletins de nouvelles de fin d’après-midi. On y va de titres incendiaires, provocateurs et sensationnels pour faire exploser l’information, comme si on manquait de nouvelles fraîches. Le tour de la question a déjà été fait et on revient avec les mêmes interrogations.

On picosse et c’est redondant. Certains cons ont aussi poussé l’audace de faire des rapprochements entre le niqab et le masque. Faut le faire. Tôt ou tard, c’était évident que cette question serait posée.

Sur ce dernier point, Mathieu Bock-Côté en a fait le sujet de son article, hier, dans les pages d’opinions du Journal de Montréal. Rejoignant complètement mon point de vue, c’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

LE MASQUE N’EST PAS LE NIQAB

Il y a une semaine ou deux, un journaliste, croyant faire le malin, avait demandé si l’appel au port du masque n’entrait pas en contradiction avec la loi 21.

Au même moment, une majorité de Québécois se sont tapés sur la tête en se demandant comment on pouvait être payé pour poser une question aussi bête. François Legault l’avait d’ailleurs balayé du revers de la main.

Mais comme la COVID-19, la connerie est contagieuse et on a pu entendre à nouveau cette interrogation bancale surgir ces derniers jours, chez les ennemis de la laïcité, qui n’en finissent plus de se trouver de nouvelles raisons pour vomir contre la loi 21.

CONNERIE

Ils s’imaginent que le gouvernement est désormais placé dans une contradiction insoutenable et pérorent sur la question.

Ces gens-là ne prennent jamais de pause. La haine du nationalisme est leur carburant. Ils veulent faire passer cela pour de l’humanisme.

Pour reprendre la formule de Michel Audiard, « les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ».

Il faut dire que cette mauvaise foi n’est pas exclusive à nos Inclusifs. Ces derniers jours, les multiculturalistes américains ont multiplié les commentaires hostiles contre la France, qui va beaucoup plus loin que le Québec dans la poursuite de la laïcité – elle interdit notamment le port du voile intégral.

Parce que la France oblige désormais le port du masque, mais proscrit le niqab, ils s’imaginent qu’elle dévoile sa xénophobie et son islamophobie.

Faut-il vraiment tout expliquer ? Allons-y.

Il y a une différence fondamentale entre le foulard islamique, qui représente un refus militant des mœurs occidentales et de l’identité québécoise et qui institutionnalise une ségrégation formelle et symbolique contre les femmes, et un masque sanitaire, imposer pour éviter la contamination dans une épidémie.

On peut parfaitement condamner le premier et tout ce qu’il représente et imposer le second parce qu’un nouveau contexte sanitaire l’exige.

En d’autres mots, on peut lutter contre l’intégrisme islamique d’un côté et œuvrer à la santé de la population en même temps.

Car non, tous les masques ne sont pas interchangeables. Un bout de tissu n’est pas qu’un bout de tissu. Il est chargé symboliquement, historiquement et culturellement.

Le voile islamique et le masque sanitaire n’ont pas la même fonction, et il faut faire des pirouettes mentales à s’en démantibuler l’esprit pour en venir à placer un signe d’équivalence entre les deux.

DISTINCTION

Ne nous trompons pas : il s’agit d’une mauvaise foi intégrale. C’est la même qui pousse certains chroniqueurs à nous dire que les Québécois devraient avoir honte d’avoir voulu fermer le chemin Roxham pour stopper l’immigration illégale, parce que plusieurs préposés aux bénéficiaires, admirables dans leur travail, évidemment, sont passés par là.