Que deviennent les États-Unis

Bruno Guigue est un analyste politique français. Chroniqueur de politique internationale, chargé de cours en Relations internationales et professeur de philosophie, il a publié récemment l’article très intéressant qui suit; un mauvais présage à l’avenir des États-Unis sur le plan mondial. C’est ce que je vous propose de prendre connaissance aujourd’hui.

Les agissements de Donald Trump, depuis son arrivée au pouvoir, forcent les gens à se poser des questions sur l’avenir et la puissance de ce pays. Les démissions de son cabinet sont monnaie courante et plongent le pays dans l’instabilité mondiale. De quoi sera fait demain ? Les élections présidentielles de 2020 devraient nous donner une bonne indication. Un changement s’impose pour redresser cet empire sur la planète. Si l’auteur de cet article en vient à une débandade du pays de l’oncle Sam. Ça devient très sérieux pour l’équilibre planétaire.

LA CHUTE DE L’AIGLE EST PROCHE Bruno Guigue

Professeur et observateur de la politique internationale, Bruno Guigue revient sur une récente discussion entre Jimmy Carter et Donald Trump pour analyser et expliquer sa vision du déclin de l’hyperpuissance américaine.

Aurions-nous Que deviennent les États-Unis atteint ce moment crucial où l’hyperpuissance en déclin se met à douter d’elle-même ? La presse américaine vient de relater ce que l’ancien président Jimmy Carter a dit à Donald Trump lors de leur récente entrevue. Le locataire de la Maison Blanche avait invité son prédécesseur à lui parler des relations entre la Chine et les Etats-Unis, et Jimmy Carter a rapporté publiquement la teneur de cet entretien lors d’une assemblée baptiste en Géorgie. C’est une véritable pépite.

Vous craignez que la Chine nous passe devant, et je suis d’accord avec vous. Mais savez-vous pourquoi la Chine est en train de nous dépasser ? J’ai normalisé les relations diplomatiques avec Pékin en 1979. Depuis cette date, savez-vous combien de fois la Chine a été en guerre avec qui que ce soit ? Pas une seule fois. Et nous, nous sommes constamment restés en guerre. Les États-Unis sont la nation la plus belliqueuse de l’histoire du monde, parce qu’ils désirent imposer des valeurs américaines aux autres pays. La Chine, elle, investit ses ressources dans des projets tels que les chemins de fer à grande vitesse au lieu de les consacrer aux dépenses militaires.

Combien de kilomètres de chemin de fer à grande vitesse avons-nous dans ce pays ? Nous avons gaspillé 3 000 milliards de dollars en dépenses militaires. La Chine n’a pas gaspillé un centime pour la guerre, et c’est pourquoi elle est en avance sur nous dans presque tous les domaines. Et si nous avions pris 3 000 milliards pour les mettre dans les infrastructures américaines, nous aurions un chemin de fer à grande vitesse. Nous aurions des ponts qui ne s’effondrent pas. Nous aurions des routes qui seraient entretenues correctement. Notre système éducatif serait aussi bon que celui de la Corée du Sud ou de Hong Kong.

Qu’un tel bon sens n’ait jamais effleuré l’esprit d’un dirigeant américain en dit long sur la nature du pouvoir dans ce pays. Il est sans doute difficile, pour un État qui représente 45% des dépenses militaires mondiales et dispose de 725 bases militaires à l’étranger, où les industries de l’armement contrôlent l’État profond et dont la politique étrangère a fait 20 millions de morts depuis 1945, d’interroger son rapport pathologique avec la violence armée. « La guerre au Vietnam, disait déjà Martin Luther King, est le symptôme d’une maladie de l’esprit américain dont les piliers sont le racisme, le matérialisme et le militarisme. »

Mais cette question concerne surtout l’avenir. Par la faute de leurs dirigeants, les Etats-Unis sont-ils condamnés à connaître le sort de ces empires qui ont succombé à leurs ambitions démesurées, littéralement asphyxiés par le poids exorbitant des dépenses militaires ? À la fin de son mandat, en 1959, le président Eisenhower dénonçait avec des accents prophétiques un complexe militaro-industriel qui faisait peser une chape de plomb sur la société américaine. Pas plus que Donald Trump ou Barack Obama, il ne se souciait du sort des populations affamées, envahies ou bombardées par l’Oncle Sam au nom de la démocratie et des droits de l’homme. Mais comme Jimmy Carter aujourd’hui, il pressentait que la course aux armements serait la principale cause du déclin de l’empire.

Car les néoconservateurs du Pentagone, depuis plusieurs décennies, n’ont pas seulement fait rimer démocratie américaine et massacre de masse au Vietnam, au Laos, au Cambodge, en Corée, en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie, sans oublier les tueries orchestrées dans l’ombre par la CIA et ses succursales, de l’extermination de la gauche indonésienne (500 000 morts) aux exploits des escadrons de la mort guatémaltèques (200 000 morts) en passant par les bains de sang exécutés pour le compte de l’empire par les lobotomisés du djihad planétaire. Les stratèges de l’endiguement du communisme à coups de napalm, puis les apprentis-sorciers du chaos constructif par importation de la terreur, en effet, n’ont pas seulement mis la planète à feu et à sang.

Marionnettes de l’État profond américain, ces bellicistes qui ont pignon sur rue au Congrès, à la Maison Blanche et dans les grands penseurs (think tanks) ont également plongé la société américaine dans un marasme intérieur que masque à peine l’usage frénétique de la planche à billets. Si le bellicisme des Etats-Unis est l’expression de leur déclin, il en est aussi la cause. Il en est l’expression, lorsque pour enrayer ce déclin, la brutalité des interventions militaires, des sabotages économiques et des opérations sous fausse bannière est la marque de fabrique de sa politique étrangère.

Il en est la cause, lorsque l’inflation des dépenses militaires sacrifie le développement d’un pays où les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus nombreux.

Alors que la Chine investit dans les infrastructures civiles, les Etats-Unis laissent les leurs à l’abandon au profit des industries de l’armement. Washington fait des rodomontades à l’extérieur, mais laisse le pays se déliter à l’intérieur. Le PIB par habitant est colossal, mais 20% de la population croupit dans la pauvreté. Les détenus américains représentent 25% des prisonniers de la planète. 40% de la population est frappée par l’obésité. L’espérance de vie des Américains (79,6 ans) est passée derrière celle des Cubains (80 ans). Comment un petit pays socialiste, soumis à l’embargo, peut-il faire mieux qu’une gigantesque puissance capitaliste auréolée de son hégémonie planétaire ? Il faut croire qu’aux USA la santé de la plèbe n’est pas la préoccupation majeure des élites.

Habile compétiteur, Donald Trump a gagné les élections en 2016 en promettant de restaurer la grandeur des Etats-Unis et en s’engageant à rétablir les emplois perdus à cause d’une mondialisation débridée. Mais les résultats obtenus, faute de réformes structurelles, infligent une douche froide à ses ardeurs incantatoires. Le déficit commercial avec le reste du monde a explosé en 2018, battant un record historique (891 milliards de dollars) qui pulvérise celui de 2017 (795 milliards). Donald Trump a complètement échoué à inverser la tendance, et les deux premières années de son administration sont les pires, en matière commerciale, de l’histoire des Etats-Unis.

Dans ce déficit global, le déséquilibre persistant des échanges avec la Chine pèse lourd. Il a atteint en 2018 un record historique (419 milliards) qui dépasse le bilan désastreux de l’année 2017 (375 milliards). En fait, la guerre commerciale engagée par Donald Trump a surtout aggravé le déficit commercial américain. Alors que les importations de produits chinois vers les Etats-Unis continuaient de croître (+ 7%), la Chine a réduit ses importations en provenance des Etats-Unis. Donald Trump a voulu utiliser l’arme tarifaire pour rééquilibrer le bilan commercial américain. Ce n’était pas illégitime, mais irréaliste pour un pays qui a lié son destin à celui d’une mondialisation dictée par des firmes transnationales Made in USA.

Si l’on ajoute que le déficit commercial avec l’Europe, le Mexique, le Canada et la Russie s’est également aggravé, on mesure les difficultés qui assaillent l’hyperpuissance en déclin. Mais ce n’est pas tout. Outre le déficit commercial, le déficit budgétaire fédéral s’est également creusé (779 milliards de dollars, contre 666 milliards en 2017). Il est vrai que l’envol des dépenses militaires est impressionnant. Le budget du Pentagone pour 2019 est le plus élevé de l’histoire des Etats-Unis : 686 milliards de dollars.

La même année, la Chine a dépensé 175 milliards, avec une population quatre fois supérieure. Rien d’étonnant, dans ces conditions, à ce que la dette fédérale ait battu un nouveau record, atteignant 22 175 milliards de dollars. Quant à la dette privée, celle des entreprises et des particuliers, elle donne le vertige (73 000 milliards de dollars).

Certes, les Etats-Unis bénéficient d’une rente de situation exceptionnelle. Le dollar est encore la monnaie de référence pour les échanges internationaux et pour les réserves des banques centrales. Mais ce privilège n’est pas éternel.

La Chine et la Russie remplacent leurs réserves en dollars par des lingots d’or et une part croissante des échanges est désormais libellée en yuans. Les Etats-Unis vivent à crédit aux dépens du reste du monde, mais pour combien de temps ? Selon la dernière étude du cabinet d’audit PwC (« Le monde en 2050 : comment l’économie mondiale va changer ces 30 prochaines année »), les pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Indonésie, Mexique, Russie, Turquie) pourraient peser près de 50% du PIB mondial en 2050, tandis que la part des pays du G7 (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Japon) descendrait à 20%. La chute de l’aigle est proche.

Un suicide commandé ???

Probablement ! On n’a pas de preuve mais dans le monde tordu des immensément riches, ils ne se privent de rien, jusqu’à l’audace de violer des petites filles de quatorze ans. En tout cas, c’est l’immense doute qu’ils sèment dans mon esprit.

Les circonstances sont tellement bizarres dans cette affaire, survenu dans un quartier de détention reconnu comme exceptionnel, que dès la prise de connaissance du suicide de Jeffrey Epstein, dans sa cellule, sans qu’il ne soit dérangé, le doute s’est aussitôt installé dans mon esprit. Ça sentait l’immolation volontaire.

Entre grosses gommes, on se protège. Trop de personnes influentes risquaient de se faire prendre. C’est un gros cercle de puissants cochons et pervers qui se pensent au-dessus des lois. Quelqu’un devait payer le prix. On sait maintenant qui. Probablement le moins puissant. Et en prime, le directeur de la prison a été muté. Pourquoi pensez-vous ?

Cette thèse du suicide commandé a été le sujet de la chronique de Richard Martineau dans les pages du Journal de Montréal du 13 août dernier, et je partage entièrement ses propos. C’est la lecture que je veux partager avec vous aujourd’hui.

UNE MORT QUI TOMBE BIEN Richard Martineau

Je ne suis pas un fan des théories du complot.

Les reptiliens, la Commission trilatérale et les Illuminati, très peu pour moi.

Mais je me pose de sérieuses questions sur le suicide de Jeffrey Epstein, ce financier multimillionnaire accusé d’avoir agressé des mineures.

Sa mort soudaine arrange trop de gens pour ne pas paraître suspecte.

UNE MAUVAISE SÉRIE

Le gars était seul dans sa cellule.

Il n’était pas sous surveillance renforcée même s’il avait tenté de se suicider le 23 juillet.

Et les gardiens de la prison ne faisaient plus de rondes toutes les 30 minutes comme ils étaient cessé le faire.

Vous ne trouvez pas ça bizarre vous ?

On dirait un épisode d’une mauvaise série policière…

Tout ce qui manque, c’est une corde cachée dans un gâteau.

Epstein n’était pas un détenu comme les autres.

On le soupçonnait de faire partie d’un réseau d’hommes influents qui organisaient des partouzes avec des filles de 14 ans.

Son procès s’annonçait pour être l’un des plus explosifs de la décennie, pour ne pas dire du siècle.

L’affaire DSK, à côté de ça, c’était de la petite bière.

Il était amis avec Clinton, avec Trump. Une de ses présumées victimes a dit s’être fait violer par le prince Andrew !

Vous imagines le cirque, vous ?

Les réputations entachées ? Les scandales ? La fenêtre ouverte sur les mœurs décadentes des riches et célèbres ?

Et puis, soudainement, pfffft ! plus rien.

Le gars se suicide. Plus de procès. Merci, bonsoir.

LE DERNIER SOUPIR

Voulez-vous bien me dire pourquoi ce gars-là n’était pas plus étroitement surveillé ?

On aurait dû le mettre dans une cage en verre, comme Hannibal Lecter !

Qui sait ? Confronté à l’idée de passer le reste de sa vie en prison, il aurait peut-être décidé de tout déballer, se disant : « Tant qu’à couler, je ne coulerai pas seul, je vais vider mon sac et sortir mon petit calepin noir… »

Après ça, on se demande pourquoi les gens son cyniques…

Quand Epstein a poussé son dernier soupir dans sa cellule, plusieurs de ses amis ont dû soupirer eux aussi, en se disant qu’il était minuit moins cinq et qu’ils l’avaient échappé belle.

Oui, je sais, c’est un cliché, les millionnaires décadents qui profitent de leur fortune et de leurs relations haut placées pour organiser des orgies avec des mineures.

Là aussi, ça fait mauvaise série.

Mais ça existe.

Regardez Berlusconi et ses soirées Bunga Bunga !

PARANO

Quand les petits amis d’Epstein ont appris qu’il venait d’être arrêté, ils ont dû capoter solde et passer quelques coups de fil.

Si on peut payer des gardiens pour passer de la drogue en prison, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas payer un gardien pour regarder ailleurs quand un détenu se pend.

Ou pour mettre en scène un faux suicide, tiens.

Vous me trouvez parano ?

Non.

Il y a des gens qui voient des complots partout. Et d’autres qui n’en voient nulle part.

Je ne situe entre les deux.

Pas parano.

Mais pas naïf non plus.

Après tout, plusieurs théories du complot que l’on trouvait loufoques il y a 30 ans sont maintenant considérées comme des faits historiques.

Salmigondis

LE MONDE DU SPORT PROFESSIONNEL EST MALADE
Kawhi Leonard, un joueur de basketball, touchera 141 millions $ en salaire pour les 4 prochaines saisons avec les Clippers de Los Angeles. Ça représente un salaire annuel de plus de 35 millions $. Chaque journée qu’une année apporte, qu’il joue ou pas, c’est 96 000 $ qui rentrent dans ses poches. Le monde du basketball est vraiment malade et pas étonnant que le prix des billets pour assister à un match soit hors de prix. Il y existe encore des imbéciles pour y assister et encourager ces dépenses démesurées.

Définitivement, le hockey de la ligue nationale avec son plafond salarial, demeure le circuit professionnel où la parité est tellement présente qu’il devient impossible de prédire qui remportera la précieuse Coupe Stanley. Ça rend le spectacle plus qu’intéressant et ce, tout au long de la saison. Là aussi, les salaires sont faramineux, mais demeurent loin de ceux de la NBA. Le baseball le football et le basketball devraient revenir sur terre et arrêter de prendre les amateurs pour des cruches.

NOS BOBOS SONT INSIGNIFIANTS QUAND ON SE COMPARE
Vraiment triste et touchante l’histoire de cette sereine adolescente de 18 ans qui attend la mort. Racontée dans les pages du Journal de Montréal du 7 juillet dernier, cet émouvant récit m’a bouleversé. Imaginez, 18 ans, alors qu’on devrait avoir la vie devant nous, c’est horrible. Déjà, à 4 ans, elle recevait son premier diagnostic de neuroblastome. En rémission pour les onze années suivantes, le cancer est réapparu à 15 ans et elle se dit prête à affronter la mort et rejoindre ses proches parents et amis qui l’ont précédé.

Bon courage Annie-Claude Mondor. On a des leçons de vie à apprendre de ton combat, dont celle de l’insignifiance de nos bobos de tous les jours. Nos pensées t’accompagnent.

UNE AUTRE ÉCOEURENTERIE DE BARRETTE
31 millions $ en prime d’assiduité ont été versés aux médecins spécialistes pour arriver à l’heure au travail. C’est révoltant ! Des spécialistes qui bénéficient déjà d’un salaire moyen entre 500 000 et 650 000 $ annuellement. Ils ne sont pas capables d’être à l’heure au travail… ça vous étonne ? Pas moi ! Avez-vous déjà rencontré votre médecin, en cabinet, et à l’heure prévue de votre rendez-vous ? Oui ? Vous devriez courir vous chercher un 6/49 au plus sacrant.

Moi, ça n’arrive jamais. C’est toujours entre 15 minutes et une heure plus tard. On se croirait dans les Maritimes. Ça leur prend une petite prime d’assiduité pour être efficace. Quant à moi, un solide coup de pied au cul ferait l’affaire. Envoyez les CONtribuables, payez pour les conneries d’un ministre de la santé qui n’a fait que passer, mais qui a laissé des traces indélébiles.

LE DÉSASTRE DU RÉSEAU ROUTIER AU QUÉBEC
Je lis avec beaucoup d’intérêt l’immense constat sur l’état de nos routes au Québec, publié depuis un bon moment dans les pages du Journal de Montréal, avec son dossier « Nos routes en déroute ». Les révélations qui y sont dévoilées sont stupéfiantes, tout en étant connues de la population et discutées depuis belle lurette. Cependant, l’édition du 15 juillet dernier faisait état de la surcharge des camions principalement en période de dégel, qui sont une des causes majeures de la détérioration de nos routes.

C’est un secret de polichinelle pour beaucoup de personnes dont moi, le premier. Les contrôleurs routiers devraient être sans pitié pour décerner des contraventions et agir pour retirer ces véhicules fautifs de la circulation, le temps de rétablir la situation. Il faut de plus augmenter substantiellement les amendes à imposer. Il faut agir sans relâche et même en tout temps, afin que le Québec ait la réputation d’être sans pitié pour le maintien de ses routes en excellent état. En Ontario, les camionneurs respectent religieusement la limite de vitesse sur ces routes et il faut qu’il en soit ainsi chez nous sur les surcharges.

Tous s’entendent pour affirmer que c’est un gros problème sur notre réseau routier, alors et il faut s’y attaquer fermement et constamment.

Salmigondis

LA SOUVERAINETÉ… ON VOUS L’AVAIT DIT !
Déjà adoptée, la loi 21 sur la laïcité fait l’objet de contestations du Canada anglais et des musulmans fanatiques. Ces derniers sont ici pourquoi au juste ? Parce que dans leur pays, ils ne peuvent rien dire, rien contester et prendre leur trou, sans quoi, ils seront lapidés et tués. Le gouvernement fédéral et les anglophones crient à l’injustice. Pourtant, ces mêmes anglos nous chérissaient en 1980 et 1995… vous vous souvenez. Des hypocrites qui se révèlent au grand jour.

Pourtant, sur leur nuage, les Lévesque, Landry et Parizeau, en regardant toute cette haine envers les Québécois, doivent se dire : « La souveraineté, en 1980 et en 1995… vous vous souvenez ? On vous l’avait dit ! Et vous ne nous avez pas cru ! Nous étions 25 à 30 ans en avance à l’époque. Vous en avez aujourd’hui la preuve de ce que le Canada et les immigrants musulmans pensent de vous et votre terre d’accueil. »

EMMENEZ-EN DES LANGUES
Il y avait l’anglais qu’on tente de chasser, voilà que le langage mohawk fait son apparition en remplacement de la rue Amherst à Montréal. La mairesse Valérie « sourire fendu jusqu’aux oreilles » Plante en a fait l’annonce officielle récemment. Elle va dorénavant s’appeler la rue Atateken. Comment ça se prononce ? Allez voir ! Elle aura plein de version phonétique. Ce nom signifie « frères et sœurs » en langage mohawk.

Pourquoi n’a-t-on pas retenu un autre nom comme « Rue des premières nations » ou « Rue de la paix » pour faire référence à la réconciliation avec les peuples autochtones. Il me semble que la signification aurait été plus simple, éloquente et sans équivoque. Quant à pousser l’absurde de nommer des noms de rues dans la langue qu’elles représentent, pourquoi ne pas les écrire en chinois dans le quartier du même nom ? Il reste à entériner le tout… une simple formalité.

SELON LES POLITICIENS, TOUT EST RÉGLÉ POUR LE PONT SAMUEL-DE-CHAMPLAIN !
Au matin de la Fête nationale, c’était la photo pour la postérité, sur le pavage tout neuf du nouveau pont Samuel-de-Champlain, que l’on continuera d’appeler le pont Champlain, vous saurez me le dire. Une belle œuvre de 4 milliards $ qui, selon les politiciens, rendra la circulation beaucoup plus fluide. Même si ce pont a le même nombre de voies que l’ancien, avec une voie d’accotement en plus. Les notables du coin et des gouvernements étaient sur place pour la postérité, pour immortaliser le moment, au lever du jour.

La mairesse de Brossard, enfin soulagée, prétendait qu’avant, sur l’ancien pont, lorsqu’un accident survenait c’était l’enfer. Plus maintenant figurez-vous ! Il n’y aura jamais plus d’accidents sur le nouveau pont, selon la mairesse. Est-ce que la fluidité sera meilleure, améliorée ? Pas vraiment ! Tant que les autoroutes qui y affluent ne seront pas élargies, ce sera encore l’enfer. La « 10 » la « 30 » sont toujours à deux voies par direction avec des entrées et sorties dignes d’une époque révolue. Ici, au Québec, on a la mauvaise habitude de construire à partir du grenier, vers le bas et ce, depuis longtemps.

Quoi qu’il en soit, les « spécialistes » prédisent une durée de vie de 125 ans pour l’ami Samuel-de-Champlain… Malheureusement, aucun de nous ne pourra célébrer cette échéance. Rappelez-vous qu’on prédisait aussi une longue vie à l’ancien pont d’acier, qui agonisait déjà depuis une dizaine d’années, après une courte épopée de 50 ans… Longue vie « Sam » !

RÉFORME DES FRAIS DE STATIONNEMENT
L’autre jour, nous allons visiter une amie hospitalisée à l’hôpital Charles-LeMoyne de Longueuil, dans l’arrondissement Greenfield Park. Nous y sommes restés pas plus de 70 minutes et nos frais de stationnement se sont élevés à 11$. Lors de notre dernière visite au Casino de Montréal, pour un spectacle, et jouer aux machines, les cinq heures de stationnement nécessaires à notre soirée n’ont rien coûté… pas un sou. Je veux bien comprendre qu’on y a dépensé du fric mais avouez que c’est assez paradoxal.

À l’hôpital, on y va par obligation alors qu’au Casino, c’est du pur divertissement non-essentiel. La logique voudrait que le Casino demande des frais, pas le centre hospitalier. Côté entretien, les besoins sont les mêmes… alors il serait temps que le gouvernement en fasse sa réforme d’une façon logique. Et s’il décide de maintenir le statu quo, le stationnement journalier devrait être limité à 5$. Une promesse de campagne électorale si je ne m’abuse…

DES VISITES MÉDICALES À DOMICILE COUVERTES PAR LA RAMQ ?
Et dire que les médecins d’autrefois se déplaçaient chez nous, parfois même la nuit ou à la hâte, pour nous soigner, avec une babiole comme honoraire. Ils exerçaient leur profonde vocation. Les temps ont bien changé et voilà que le même service, aujourd’hui, coûte 275$. Eh oui, une nouvelle méthode a vu le jour. Et qui est la clientèle qui l’utilise le plus ? Les personnes âgées, souvent avec un revenu limité. Pas beau ça ?

Malgré le montant exorbitant de taxes que nous payons tous les jours en santé, ce nouveau montant s’ajoute. C’est de la médecine privée. Pourquoi la RAMQ ne rembourserait pas ce montant ? Ils paient déjà pour des soins à l’étranger alors pourquoi ne faire la même chose ? N’oublions pas que des milliers de Québécois n’ont pas encore de médecins de famille. Une grosse tour de Babel.

Abolir les commissions scolaires

La dernière frasque qui permettrait à notre gouvernement de passer à l’action, dans l’abolition des commissions scolaires, est cette menace de désobéissance civile de la part de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), que préconise sa présidente Catherine Harel-Bourdon, pour la prochaine rentrée scolaire en septembre.

Une excellente occasion de les mettre au pas, ces intellectuels allergiques à toute forme de loi ou de réforme qui implique leur organisation. On dit que le génie mène à la folie… on n’en est pas loin à la CSDM.

Vous vous souvenez de la dernière crise des bulletins chiffrés ? Au moment de l’appliquer, ils ont eu la même réaction ; on n’est pas prêt ! C’est trop rapide ! On n’a pas eu le temps de consulter, etc., etc. C’est toujours le même refrain, la même rengaine.

Allo la CSDM… ça fait dix ans qu’on en parle, qu’on en reparle et qu’on en reparle encore. Voilà que le gouvernement Legault met ses culottes et que ça ne fait pas votre affaire.

Si vous passez à l’action, c’est la mise en tutelle qui s’imposera et avec toutes les conséquences qui s’y rattachent. Dans le fond, le principal problème majeur à la CSDM ce sont ses dirigeants. Des intellos qui se prennent pour le nombril du monde. Vous partez avec deux prises contre vous, puisque 70% de la population québécoise est en accord avec la loi sur la laïcité. Tenez-vous-le pour dit !

Sur le sujet, Joseph Facal a pondu un papier intéressant sur le sujet, hier, dans le Journal de Montréal, et c’est ce que je vous propose aujourd’hui, en savourant votre café préféré.

LE VILLAGE GAULOIS ENCERCLÉ Joseph Facal

Sur l’enjeu crucial de la laïcité, le Québec francophone fait penser, dans le Canada et en Amérique du Nord, au village d’Astérix.

Nous sommes seuls et entourés de gens qui ne nous veulent pas du bien.

La différence avec la bande dessinée, c’est qu’une partie de ceux-là est déjà de notre côté des palissades.

Prenons froidement la mesure des forces dressées contre nous.

COALITION

Voyez la CSDM, la plus importante commission scolaire du Québec. Sa demande d’un délai est un subterfuge grossier visant à déguiser en détail technique une opposition de fond.

Y consentir obligerait à consentir aux autres demandes qui déferleraient.

Si le gouvernement Legault avait encore la moindre hésitation avant d’abolir les commissions scolaires, elle vient d’être balayée.

Catherine Harel-Bourdon et son entourage viennent, par leur geste, de signer leur arrêt de mort.

Rangeons ces gens dans la catégorie que Lénine a jadis qualifiée « d’idiots utiles », c’est-à-dire tous ces gens « éclairés » et « progressistes » qui font naïvement le jeu des fanatiques religieux.

Dans cette catégorie des idiots utiles, on rangera également la majorité de la classe médiatique, terrorisée à l’idée qu’on puisse lui reprocher de ne pas être du bon côté du politiquement correct.

Vous y trouverez aussi de très nombreux universitaires, bardés de diplômes, lourdement subventionnés pour débusquer de la discrimination.

Ils ont donc un intérêt objectif à en trouver le plus possible.

Ces gens contrôlent des pans entiers du monde universitaire, non parce qu’ils sont nécessairement les plus nombreux, mais parce que les professeurs qui ne partagent pas leur délire se sont éloignés, dégoûtés, et font « leurs petites affaires » dans leur coin.

Ils sont aussi soutenus par toutes les forces politiques ralliées au multiculturalisme, c’est-à-dire tous les partis québécois et canadiens, sauf la CAQ et le PQ.

La seule raison pour laquelle notre beau Justin postnational fait attention quand il ouvre la bouche ces temps-ci, c’est parce qu’il a désespérément besoin des votes du Québec cet automne.

S’il fallait qu’il soit triomphalement réélu, Ottawa se joindra aux contestations judiciaires et y mettra tout son poids.

Comme si ce n’était pas assez, tous ces gens sont appuyés par une frange heureusement minoritaire de la population francophone.

Cette frange hait plus que tout la chicane, trouve plus reposant d’être couchée que debout, et est sensible à des arguments débiles comme « qu’est-ce qu’on va penser de nous à l’étranger ? »

Ça commence à faire du monde, hein ?

SOLIDAIRES

Tous se mettront au service de jeunes femmes fanatisées sous des apparences douces, outrées qu’on leur demande de ne pas faire de prosélytisme religieux devant les enfants.

Elles nous joueront la comédie larmoyante du « on-brise-mon-rêve-de-carrière » pendant que leurs frais juridiques seront pris en charge par de puissantes organisations religieuses pancanadiennes.

Et tout ce beau monde fera, bien sûr, comme si les néo-Québécois, qui ont quitté leurs pays parce qu’ils y ont vu monter le fanatisme religieux et qui nous mettent en garde, n’existaient pas.

La lutte sera dure. Il nous faudra une solidarité sans failles.