La désobéissance des imbéciles

Tout a été dit et redit sur les citoyens qui se foutent de tout, qui se croient invincibles et pour qui les droits et liberté sont les seules valeurs acceptables. Que font-ils des devoirs ? Du fait de vivre en communauté et de s’entraider dans les moments difficiles. Il y en aura toujours pour s’en balancer comme de l’an 40.

J’ai bien aimé l’article de Richard Martineau dans le Journal de Montréal d’hier. Une opinion que j’endosse entièrement et que je veux partager avec vous aujourd’hui. Il est grandement temps de mettre les pendules à l’heure et heureusement qu’on ne parle que d’une poignée d’imbéciles. Mais cette minorité pourrait faire des ravages en contaminant à outrance.

À QUAND UNE CHARTE DES DEVOIRS ?

Personnes âgées qui se regroupent dans des centres commerciaux. Ados qui font le party dans un sous-sol.

Fille infectée qui se promène dans les rues de Limoilou.

Croyants qui se rassemblent dans des lieux de cultes…

Dans une de ses chroniques, Mario Dumont les appelait « les têtus ».

Moi, je les appelle « les imbéciles ».

J’AI LE DROIT !

Mais que voulez-vous, ça fait des années, voire des décennies que notre société n’a qu’un mot à la bouche : les droits.

C’est tout ce qu’on demandait à nos institutions avant la crise : respectez nos droits, défendez nos droits, donnez-nous des droits.

C’est rendu qu’on défendait les droits des chiens qui avaient attaqués des enfants !

« Ce pauvre chien a le droit de vivre, il a le droit de finir ses jours dans un beau petit chenil aux États-Unis… »

On défendait les droits des chiens enragés, calvaire !

Fallait-il triper sur les droits !!!

Les droits des détenus de regarder de la porno en prison.

Le droit des tueurs de femmes de se retrouver seuls dans des chambres de motel avec une travailleuse du sexe.

Le droit des pédophiles de protéger leur anonymat.

Le droit des dévots d’élever leurs enfants dans l’ignorance.

Le droit d’une jeune mère de famille de se laisser mourir au bout de son sang dans une chambre d’hôpital, devant des travailleurs de la santé qui ne pouvaient rien faire parce qu’elle était majeure.

On n’avait jamais assez de droits.

Si on avait pu, on aurait milité pour que les virus aient des droits. Après tout, ce sont des organismes vivants, non ? Pourquoi notre vie serait-elle plus importante que la vie d’un virus ?

Non, mais tant qu’à être niaiseux, soyons-le jusqu’au bout !

LIBAAAAAARTÉ !

Bref, ça fait des années qu’on est obsédés par les droits, nos droits, mes droits.

Et là, parce qu’il y a une pandémie, il faudrait mettre certains de nos droits individuels en veilleuse pour le bien de la communauté ?

Woah, les moteurs !

J’ai le droit d’aller au Costco, OK, pis y a pas un maudit politicien qui va m’en empêcher !

Je vais y aller avec ma femme et nos six enfants !

On va chacun se prendre un panier et on va le remplir de papier de toilette !

Pis après qu’on aura stocké tout ce papier-cul dans le garage, on va appeler les voisins et organiser un gros party dans le sous-sol !

On va boire comme des trous et on va se licher la face !

Oui, monsieur !

Vous savez pourquoi ? Parce qu’on a le droit !

Parce qu’on est dans un pays libre !

On n’est pas en URSS !

MALHEUR EST BON

Si au moins les imbéciles ne mettaient que leur vie en danger…

Mais non, ils jouent à la roulette russe avec notre vie aussi.

Le jour où tout cela sera derrière nous, j’espère qu’on se regardera dans le blanc des yeux et qu’on aura une discussion franche et honnête sur cette religion des droits.

Qui sait ? Si cette crise dure assez longtemps, on finira peut-être par découvrir d’autres mots, d’autres valeurs.

Comme le sens du devoir, par exemple.

Penser aux autres, prendre ses responsabilités. Et se comporter en bon citoyen.

Une semaine déjà

Nous entrons aujourd’hui dans notre septième journée de confinement. Pas si mal finalement et à vrai dire, on n’a pas vu le temps passer. Une semaine derrière nous. Il n’en reste qu’une seule et tout va bien.

Partis précipitamment de la Floride, on avait dû enregistrer plusieurs émissions et on en a profité pour faire du rattrapage télé. Là-aussi, nous sommes à date. Ensuite, le ménage. Quoi d’autre à faire me direz-vous. Là également, c’est mission accomplie pour une bonne partie. Le reste, on attend des températures plus clémentes pour une bonne aération complète.

Pour les sorties à l’extérieur, je suis sage, me permettant d’aller porter les ordures dans le conteneur, le soir, dans le noir. Je profite de la tranquillité des lieux pour me remplir les poumons d’air froid et vivifiant. Ça fait du bien et c’est justement durant ces moments qu’on apprécie pouvoir respirer cette nature qui ne souffre pas du virus.

Les bourgeons vont naître, les arbres vont se couvrir de leurs feuillages et les oiseaux vont revenir chanter la symphonie du printemps.

Et saviez-vous la meilleure…? Le téléphone, Messenger, FaceTime, l’ordinateur et autres applications du même genre, ne peuvent transmettre le virus. C’est pas un bonne nouvelle ça ? Alors pour éviter d’avoir la voix rauque et de perdre sa langue, on communique avec les parents, la famille les amis et on cause, on rit et on se raconte toutes sortes de choses.

On peut se parler proche, proche, proche. La distance n’a plus d’importance et Vidéotron, pour ne pas le nommer, a retiré ses limites de données pour tous, du moins jusqu’au 30 avril 2020. Alors vive les rapprochements. Vous pouvez même dîner ensemble à distance proche et causer, seul l’odorat du plat est absent. Un autre moyen de faire la grimace au Covid-19.

En y réfléchissant un peu, je me suis rappelé qu’en 2010, en Floride, nous avions connu un hiver de merde; du froid, du froid et encore du froid tout l’hiver, au point où les rues étaient désertes dès la tombée de la nuit. Quelques snowbirds avaient quitté pour rentrer au Québec plus tôt… tant qu’à geler !

Et là, en 2020, nous tombe ce parasite, cette cochonnerie qui bouleverse le monde sans précédent. On ne se souvient même plus d’un événement planétaire pareil, d’une telle envergure. Serions-nous programmés pour des cycles apocalyptiques tous les dix ans ? On verra bien en 2030.

Quoi qu’il en soit, c’est dans ces périodes qu’on voit une sincère implication des communautés. De partout, les gens affluent pour donner du bonheur à certains, par les courses à l’épicerie ou ailleurs. Il faut bien que la vie continue. Il ne faut pas oublier également tous ceux et celles qui œuvrent en santé et qui s’impliquent sans compter et souvent au risque de leur propre sécurité.

Une fois cette malédiction passée, il faudra les remercier à leur juste valeur inestimable. Depuis le temps qu’ils réclament leur juste part monétaire, ils représentent un excellent placement. Même constats chez ceux et celles qui travaillent dans les CHSLD. Ce sera le moment de reconnaître leur apport aussi indispensable.

Le Québec est chanceux d’avoir un premier ministre et une équipe dynamique qui nous montrent un sens civique hors du commun. Ils sont cités en exemple partout et ils récoltent ces honneurs bien humblement. Comme les politiciens et administrateurs durant la crise du verglas de 1998, ils se placent au même niveau que la communauté et gère au présent, au plus fort de la crise.

C’est dans ces moments tragiques et intenses que le Québécois apprécie son choix au moment de choisir ses dirigeants. Il faut continuer d’observer à la lettre leurs directives pour que la suite se déroule dans l’ordre, où le contrôle est plus facile.

Bien sûr, ce virus sera vaincu, écrasé, anéanti, pulvérisé mais malheureusement il y en aura d’autres. L’expérience présente doit nous guider pour l’avenir. Il doit nous rester ce savoir, cet acquis qui n’a pas de prix. On le voit avec l’Italie où rien n’est sous contrôle. Ça prend un plan et c’est ce que l’équipe Legault met en place lentement mais sûrement, et surtout réfléchi.

Enfin, cette deuxième semaine de quarantaine débute avec un réfrigérateur qui se vide peu à peu, mais nous expérimentons l’épicerie en ligne des marchés Métro. C’est tellement populaire et en demande, que ma livraison est prévue pour jeudi prochain, le 26 mars. On peut tenir le coup jusque là et je vous ferai part de mes commentaires suite à cette expérience. J’ai confiance !

Le poisson d’avril marquera la fin de notre confinement. Faut pas se garocher partout. On reprendra la routine lentement mais sûrement. Par contre les consignes s’appliqueront toujours jusqu’à nouvel ordre; se laver les mains à fond durant 20 secondes, éviter les attroupements et garder ses distances. Ceux et celles qui n’appliquent pas ces règles, n’attendez pas qu’on vous rappelle à l’ordre. Faites-le !

Détails à connaître sur le Coronavirus

ON N’ARRÊTE PAS LE VIRUS AVEC LA PANIQUE, MAIS PAR L’INTELLIGENCE !

NOTE : Le texte original qui suit est en italien. Il a été traduit par Amanda Castello. Cette information vient de médecins actuellement sur le front de lutte contre le virus qui peuvent aider un grand nombre de personnes. J’ai adapté quelques passages pour votre meilleure compréhension, et enlevé quelques affirmations douteuses en me référant à un article de La Presse+ du 18 mars, semant certaines faussetés sur le document original.

Voici de nouvelles informations qui proviennent d’un chercheur de Shenzhen transféré à Wuhan pour collaborer avec la task force contre l’épidémie de Coronavirus. Les informations suivantes sont claires, simples et accessibles à tous, décrivant exactement ce qu’est le virus, comment il se transmet d’une personne à l’autre et comment il est possible de le neutraliser dans la vie de tous les jours.

L’infection du Coronavirus ne se présente pas comme le rhume habituel, avec le nez qui coule ou une toux avec cathares et crachats, mais au contraire avec une toux sèche. C’est le premier signe à bien identifier.

PROFIL DU VIRUS

1) Le Coronavirus est assez grand, il a un diamètre d’environ 80 à 120 nm. Cela signifie que tout type de masque peut l’arrêter. Cette affirmation divise cependant les spécialistes. Dans la vie normale, il n’est donc pas nécessaire d’avoir des masques spéciaux. La situation est différente si vous êtes médecin ou personnel sanitaire et que vous devez être exposés à de fortes décharges du virus et dans ce cas il est indispensable d’utiliser des masques spéciaux.

Si une personne qui a été déjà infectée éternue devant vous, et qu’elle se trouve à 3 mètres de distance, cela fera tomber le virus par terre et donc l’empêchera d’arriver jusqu’à vous. C’est la raison pour laquelle une distance de sécurité est importante entre les personnes.

2) Pour l’instant, les connaissances montrent que le principal mode de transmission n’est pas le contact avec les surfaces, mais bien les gouttelettes éjectées par les gens contaminés qui toussent. Quand le virus se trouve sur des superficies métalliques, il survit pendant environ 12 heures ! Il est donc extrêmement important, quand vous touchez des surfaces métalliques comme des poignées de porte, des portes, des appareils électroménagers, des poignées de soutien sur les tramways, etc. de bien vous laver les mains et de vous désinfecter avec soin.

3) Le virus peut vivre caché dans les vêtements et sur les tissus pendant environ 6 à 12h. Les produits de lavage normaux peuvent le détruire. Pour les vêtements qui ne peuvent pas être lavés chaque jour, si vous le pouvez exposez-les au soleil ou à une source de grande chaleur ce qui tuera le virus.

COMMENT SE MANIFESTE LE VIRUS

1) Le virus s’installe tout d’abord dans la gorge, provoquant une inflammation et une sensation de gorge sèche : ce symptôme peut durer 3 à 4 jours.

2) Le virus voyage en utilisant l’humidité qui est présente dans les voies aériennes respiratoires, il descend dans la trachée et il s’installe dans les poumons en causant une pneumonie atypique. Ce passage a une durée d’environ 5 à 6 jours.

3) La pneumonie atypique se manifeste avec une fièvre élevée et des difficultés de respiration et elle ne ressemble absolument pas à un rhume ordinaire. Vous pourriez même avoir la sensation de vous noyer à cause de la difficulté respiratoire. Dans ce cas-là il est indispensable d’appeler immédiatement un service de soins d’urgence.

4) Les modèles les plus récents estiment la période d’incubation médiane à 5,1 jours, mais elle pourrait aller jusqu’à 14 jours. Rappelons aussi que 80 % des gens infectés ne présentent aucun symptôme, mais peuvent néanmoins transmettre la maladie

COMMENT ÉVITER LE VIRUS

1) La transmission du virus arrive dans la majorité des cas par contact direct, en touchant des tissus ou des matériaux sur lesquels le virus est présent : se laver les mains fréquemment est absolument fondamental. Le virus survit sur vos mains pendant environ 10 minutes, mais pendant ces 10 minutes beaucoup de choses peuvent se passer : se frotter les yeux ou se gratter le nez par exemple et permettre ainsi au virus d’entrer dans votre gorge !

Donc, pour votre bien-être et celui des autres, lavez-vous les mains le plus souvent possible et désinfectez-les !

2) Vous pouvez faire des gargarismes avec une solution désinfectante qui élimine ou réduit le quota du virus qui pourrait peut-être être entré dans votre gorge. En faisant cela, vous éliminerez le virus avant qu’il ne pénètre dans la trachée et ensuite dans vos poumons. Cependant, cette méthode ne figure nulle part sur la liste des recommendations des agences comme Santé Canada, l’Organisation mondiale de la santé ou les CDC américains.

3) Désinfectez votre clavier d’ordinateur et votre souris, sans oublier votre téléphone portable et votre téléphone fixe.

Nous devons tous avoir une grande attention et prendre soin de nous pour notre bien-être et pour celui des autres.

NDLR.: IL FAUT SUIVRE À LA LETTRE LES CONSIGNES DES AUTORITÉS GOUVERNEMENTALES

Source : Association pour la lutte contre les thromboses et les maladies cardio-vasculaires. Diffusé intensément sur Internet.

Fin de séjour abrupte

Eh oui ! La mauvaise nouvelle tant redoutée nous est tombée comme un coup de masse. Nous devons rentrer au Québec ! Les répercussions de ma récente hospitalisation ont fait pencher la balance pour une fin abrupte de notre séjour. Le coronavirus n’y est pour rien.

Notre assurance-voyage nous oblige à revenir à la maison dans les plus brefs délais. Selon eux, il y a risque de récidive et ils ne veulent prendre aucune chance d’avoir à défrayer d’autres frais médicaux, déjà que la facture dépasse les 30 000 $. On n’a pas le choix et je comprends parfaitement leur décision.

En contrepartie, il semble que notre retour comme snowbird l’automne prochain ne puisse être compromis. Quoi qu’il en soit, nous quitterons notre paradis hivernal samedi en matinée, en pleine période d’instabilité mondiale que provoque le COVID-19. C’est du jamais vu ! Partout, les attroupements sont interdits. La consigne demeure la quarantaine personnelle pour rétablir une stabilité.

Comment va se dérouler notre route ? Sera-t-on soumis à des contrôles au poste frontalier ? Aurons-nous l’obligation de se placer en quarantaine volontaire une fois rentré au pays ? C’est loin d’être clair et concis.

Hier, je discutais au téléphone avec ma sœur et elle me disait que nous devrions observer quatorze jours de quarantaine, une fois rendu à destination… on verra bien. Partout c’est l’incertitude et ce coronavirus est sur toutes les lèvres. Ici, en Floride, bien des Québécois s’interrogent, s’inquiètent de l’avenir. Avec tous ces événements qui sont annulés un peu partout, ça frise la panique chez certaines personnes. C’est une situation d’urgence planétaire. C’est une pandémie.

De tels chambardements auront un impact évident sur l’économie. Les bourses accusent de fortes baisses. Du côté des événements sportifs professionnels, il y a des suspensions et des annulations de parties. Du jamais vu, même en temps de guerre.

Que dire également des écoles, casinos, bibliothèques et événements culturels de masse fermés et annulés. Il faut être attentif aux messages des autorités. Au Québec, le gouvernement y va de conférences de presse journalières, montrant l’urgence de bien informer la population. Les experts prédisent des mois d’incertitudes.

C’est donc dans cette ambiance et cette perplexité que nous remontons vers le nord. Nous arriverons assurément d’un pays étranger, même si ce sont les États-Unis. Dans les jours qui suivront je vous ferai part de nos observations et nos découvertes via ce blogue. Venez y faire un tour pour en prendre connaissance.

Tout est prétexte à bloquer

Qui ne se souvient pas de 1990 ? Un policier mort impuni dans un conflit avec des truands Mohawks masqués qui ont toujours peur de se montrer visage nu, incapable de dire un simple mot en français. Et des citoyens CONtribuables pris en otage durant des semaines. Voilà que ça recommence pour un conflit pourtant à des milliers de kilomètres d’ici.

Se croyant toujours au début de la colonie, ils demeurent des bandits. Heureusement, comme dans la société, ils demeurent marginaux en nombre, mais puissants en pouvoir. Cette poignée qui tient tête à un pays, faut le faire. Quand les dirigeants de ce pays sont aussi flasques et mous, il ne faut pas s’étonner du résultat. Les barricades auraient dû disparaître depuis une semaine et ça niaise encore.

Dans son édition du 29 février dernier, le Journal de Montréal publiait la chronique de Denise Bombardier, qui les décrivait très bien à mon goût. Pas tous les Mohawks, mais principalement les irréductibles, les fauteurs de troubles. Tout le monde s’offusquait de la déclaration de François Legault qui dévoilait l’existence d’armes automatiques sur la réserve. Il avait pourtant raison, comme on a pu s’en rendre compte un peu plus tard.

C’est sa description des Mohawks que je veux partager avec vous. Et elle a parfaitement raison.

LES MOHAWKS

Ce sont les Autochtones parmi les plus tonitruants. Parmi eux se terrent des truands qui imposent leurs lois et affectionnent les armes à feu « spéciales ». Non pas celles qui permettent à tout chasseur de tirer le chevreuil, l’orignal ou l’ours, mais des armes de guerre automatiques. Celles qui se retrouvent dans les mains des militaires, des terroristes et trop souvent des meurtriers de masse.

Les Mohawks sont des « warriors » irréductibles. Regardez-les défier les gens des médias sur les photos alors qu’ils maintiennent le siège sur les voies ferrées, pendant qu’ailleurs au Canada le blocage est en train de disparaître.

Les Mohawks se sont déclarés solidaires des Autochtones héréditaires de la nation des Wet’suwet’en, car ceux-ci sont des dissidents, alors que la majorité des membres de la nation a voté en faveur du gazoduc. Ces mêmes chefs dissidents ont, l’an dernier, enlevé le titre d’autochtone à trois femmes-chefs héréditaires, car elles étaient en faveur du gazoduc, source d’emplois.

DES RADICAUX

Les Mohawks de Kahnawake ont donc choisi leur camp, celui des plus radicaux des Autochtones. Qui se ressemble s’assemble. Cela explique alors pourquoi les chefs héréditaires ont rendu visite aux Mohawks de la région de Montréal avant d’accepter de rencontrer hier les autorités politiques sur leur réserve dans l’Ouest canadien.

Le secrétaire de la nation mohawk de Kahnawake, Kenneth Deer, actif il y a trente ans pendant la crise d’Oka et qui s’y connaît donc en barricades, a déclaré cette semaine : « Nous ne sommes pas canadiens ou américains, même si nous avons des territoires des deux côtés de la frontière. Nous sommes Mohawks ».

Il affirmait ainsi le droit de son peuple à l’autodétermination.

On est donc en droit de demander au porte-parole des Mohawks de nous expliquer pourquoi, s’il n’est pas canadien, il est exempt de payer des taxes en vivant sur sa réserve. Pourquoi accepte-t-il des subventions d’Ottawa ? Pourquoi utilise-t-il sa carte d’assurance maladie du Québec et pourquoi voyage-t-il avec un passeport canadien ?

AGRESSIVITÉ DIFFUSE

Il faut ici mettre en lumière une délicate réalité Mohawk. En vivant sur la réserve de Kahnawake, les membres de la tribu en désaccord avec la politique des chefs n’ont pas la vie facile. Il semble difficile, voire risqué, d’exprimer son opposition aux leaders de la maison longue. Il existe un climat de suspicion, une agressivité diffuse qui semble être le prix pour demeurer sur la réserve.

Kenneth Deer assure que les Mohawks vivent selon un système de clans et que leur société est matriarcale. On peut se demander aussi comment se vit l’égalité des sexes au sein de la réserve. Peut-on la comparer à celle des Québécoises et des Canadiennes ?

Les radicaux blancs ou autochtones ne peuvent nous rendre muets si leurs actions ne respectent pas les quelques valeurs permettant de vivre le respect, l’égalité et la justice. Le Canada ne peut plus manquer de courage. Il doit s’attabler avec les Premières Nations. Celles-ci méritent mieux que des larmes et de la condescendance.

Les Mohawks, eux, sont nos compatriotes. Quoi qu’ils en pensent.

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NOTE SUR MON HOSPITALISATION

Dans un autre ordre d’idée, je rends un immense merci à toutes celles et ceux qui ont pris la peine de m’écrire un petit mot d’encouragement durant ce court contretemps. C’est dans ces moments qu’on s’aperçoit qu’on n’est pas seul dans ce monde et que le réconfort à toujours sa place lorsque la santé nous rappelle à l’ordre.

J’ai lu avec beaucoup d’attention vos petits mots et vous pouvez accepter ces remerciements comme personnels.

Je suis de retour à mes habitudes envers mes lectrices et lecteurs, dans le calme, comme me l’a conseillé mon médecin. Par votre intérêt et votre assiduité, vous demeurez toujours ma principale source de motivation. C’est reparti !

Les dessous sombres de Bombardier

Quand je dis triste, ma réflexion se tourne vers les emplois précaires de cette industrie causés par son déclin. Tant de millions investis au fil des années à même l’argent des CONtribuables québécois qui auront servi à rendre ses administrateurs encore plus millionnaires. Nous, les dindons de la farce.

Ce sont les Bellemare et compagnie qui sortent les grands gagnants de cette débandade. Ces faux messies qui prêchaient sournoisement la relance d’un succès garanti.

Joseph Facal a écrit un article très intéressant sur Bellemare et ses sbires sans scrupules, dans le Journal de Montréal du 15 février dernier. Une opinion que qui me rejoint pleinement que je veux partager avec vous aujourd’hui.

ALAIN BELLEMARE, SYNDIC DE FAILLITE ?

Arrivé en 2015, Alain Bellemare s’était donné un plan de cinq ans pour redresser Bombardier.

Nous sommes en 2020. Voyons voir.

En échange de 600 millions $ et d’une libération de ses obligations, Bombardier vient de quitter complètement l’aviation commerciale, donc les avions qui transportaient du monde ordinaire.

Il lui reste les avions d’affaires – ceux de quelques sièges pour les super-PDG et les vedettes du jet set –, et le ferroviaire.

Euh, pas tout à fait…

LIQUIDATION

Bombardier serait en discussion pour vendre les avions d’affaires à Textron. Alstom serait intéressée à acheter la division ferroviaire.

C’est simple, quand on ne souhaite pas céder, on dit : non, merci. Et ça ne dure pas longtemps.

Bref, M. Bellemare se comporte aujourd’hui comme un syndic de faillite.

Il veut obtenir le meilleur prix possible pour les morceaux qui restent, afin de calmer les créanciers et d’alléger la dette de 10 milliards $.

Il restera quoi ?

Il nous arrive à tous d’échouer, dans tous les domaines de la vie. On ne compte plus les entreprises disparues qu’on croyait aussi inamovibles qu’une montagne dans un paysage.

Dans le cas particulier de Bombardier, mon indignation tient en trois points.

Le premier, c’est cette condamnation outrée qui tombait du ciel dès qu’on ouvrait la bouche.

Comment osez-vous, crétins ?

À genoux devant le « fleuron » !

Qu’est-ce que vous y connaissez, ignare !

« Il faut aimer Bombardier », tranchait Philippe Couillard avec son ton de chanoine.

Deuxièmement, les dirigeants de Bombardier savaient depuis longtemps que le naufrage s’en venait.

Depuis 2006, la famille Beaudoin-Bombardier n’a acheté qu’une fois des actions de sa propre compagnie, en 2015. Belle marque de confiance…

Quand quelqu’un n’est pas prêt à risquer son propre fric dans un projet, ça dit tout.

Pendant ce temps, Laurent Beaudoin et sa femme investissaient des dizaines de millions dans une cimenterie.

Oui, le Laurent Beaudoin qui, lors du référendum de 1995, disait qu’un Québec indépendant ne pourrait soutenir une compagnie de l’envergure de Bombardier. Ben coudonc…

Troisièmement, Bombardier a voulu presser le citron au maximum jusqu’à la fin.

En 2016, les six plus hauts dirigeants avaient voulu augmenter leur rémunération de 48 % par rapport à l’année précédente. Un tollé populaire les avait freinés.

En 2017, M. Bellemare avait tout de même empoché 13,7 millions $.

Pendant ce temps, des milliers de travailleurs étaient congédiés et les contribuables pompaient des milliards dans l’entreprise.

Mais il fallait aimer, disait Philippe Couillard.

MÉPRIS

Puis, fin septembre 2018, la même équipe de direction a empoché autour de 30 millions $ en vendant une partie de ses actions de sa propre compagnie.

Vite, encaissons avant que l’action ne dégringole !

À ce moment-là, si vous aviez sous les yeux les états financiers, vous ne pouviez pas ne pas savoir ce qui s’en viendrait dans à peine 18 mois.

Je ne sais pas s’ils iront ou non se mettre les orteils dans le sable, avec un petit parasol dans leur cocktail, mais je les entends d’ici rire de nous.

Les mauvais musulmans

Certains musulmans, parce que ce ne sont pas tous les musulmans qui se sont intégrés aux us et coutumes du Québec, les fanatiques, les endurcis, les extrêmes, les excessifs, ont encore fait des leurs le 7 décembre dernier dans un restaurant de Montréal. Leurs propriétaires ont finalement tranché en leurs faveurs, et les Québécois ont dû quitter. Dans La Presse + du 9 février dernier, Patrick Lagacé en a fait le sujet de son article.

Une situation qu’on ne devrait jamais, et j’insiste sur le mot « jamais » tolérer ici au Québec. J’ajouterai même que s’ils ont des convictions religieuses, qu’ils les gardent entre les quatre murs de leur maison, à défaut de quoi le Québec peut se passer de ces parasites intolérables. À vous d’en tirer vos propres conclusions.

QUATRE BOUTEILLES DE VIN

C’était le 7 décembre dernier. Suzanne A. était enchantée de faire découvrir ce petit restaurant formidable à sa famille. Elle y était allée une dizaine de fois. En famille, ça allait être la première fois. Pour la fête de Danielle, sa petite sœur, c’était parfait.

Ils étaient huit, ce midi-là : ses frères et sœurs ainsi que leurs conjoints respectifs.

Parce que le resto est un « apportez votre vin », ils avaient aussi quatre bouteilles de vin.

C’était aussi un « apportez votre gâteau », ce jour-là : quand Suzanne avait fait la réservation, deux semaines plus tôt, le propriétaire avait accepté qu’ils apportent un gâteau pour la fête de Danielle.

Suzanne est donc parmi les premiers arrivés. C’est l’épouse du propriétaire qui les accueille. Elle reconnaît le propriétaire, qui passe la vadrouille.

Les convives arrivent peu à peu. Il faudrait bien ouvrir les bouteilles, dit quelqu’un, à la table…

L’épouse du propriétaire, qui porte le hijab, ouvre les bouteilles. Mais elle prévient le groupe : à midi et demi, je vais devoir vous enlever les bouteilles et les verres…

Consternation dans la tablée de Suzanne : nous enlever le vin, mais pourquoi ?

Explications de l’épouse du proprio : il y a un groupe qui a fait une réservation, des musulmans très religieux, ils ne veulent pas qu’il y ait de vin dans le restaurant…

« Elle était nerveuse, elle se sentait mal », se souvient Suzanne.

Le groupe s’est rebiffé, pas question d’accepter un tel diktat. Ils ont tenté de parlementer (sans succès), d’avoir des explications du proprio (indisponible, dixit son épouse) et de proposer des compromis (déposer les bouteilles par terre), rien n’y fait.

Jean-Pierre A. : « J’ai vu la table, la table de l’autre groupe. Elle était dans une autre section, loin de la nôtre. Ils ne nous auraient pas vus, d’où ils étaient… »

Suzanne A. : « La discussion avec la femme du proprio se déroulait alors que la table était vide, le groupe n’était pas arrivé. J’ai proposé d’aller les voir quand ils arriveraient pour leur expliquer qu’ils ne verraient pas l’alcool, d’où ils étaient. La femme a dit que s’ils savaient qu’il y a de l’alcool dans le restaurant, ils n’y entreraient pas… »

Rien à faire, donc.

Le clan de Suzanne A. a fini par partir, juste après la soupe qu’ils n’ont pas eu à payer. Pas question de faire ce compromis absurde.

Ils sont allés fêter le 71e anniversaire de Danielle dans un resto italien, pas loin.

J’ai appelé au restaurant. C’est le propriétaire qui m’a répondu. Il se souvenait de l’épisode. Un malentendu, a-t-il plaidé : il croyait que le groupe de Mme A. avait réservé pour 18 h…

« C’est quand même un peu absurde d’interdire l’alcool dans tout un restaurant parce qu’un groupe de clients ne veut pas être en présence d’alcool sous le toit de ce restaurant… », écrit notre chroniqueur.

Alors quand il a accepté ce groupe d’une trentaine de musulmans qui ne voulaient pas voir d’alcool dans ce restaurant, il a accepté, il ne pensait pas que ça poserait problème : « La madame qui était avec un groupe qui avait de l’alcool, on les attendait à 18 h. Ça a causé un petit problème. C’est dommage. Il y a eu une erreur, peut-être de nous, peut-être d’eux… »

Suzanne A. m’a juré qu’il était totalement impossible que l’erreur soit sienne : il n’a jamais été question pour son groupe de réserver en soirée pour fêter Danielle.

J’ai fait remarquer au proprio que c’est quand même un peu absurde d’interdire l’alcool dans tout un restaurant parce qu’un groupe de clients ne veut pas être en présence d’alcool sous le toit de ce restaurant…

— En quoi ça les dérangeait ?

— À cause de leur religion musulmane, m’a-t-il répondu dans un français laborieux, mais clair. Ils ne voulaient pas qu’il y ait de l’alcool dans la place, ils ne voulaient pas voir de l’alcool.

— Vous ne trouvez pas ça exagéré, comme demande ?

— Honnêtement, c’est ma femme qui a fait ça… Moi, je savais juste une chose : on a respecté les deux côtés. Dans cette business, faut respecter tout le monde… »

Dans notre conversation, le propriétaire a beaucoup insisté sur le fait qu’en affaires, « il faut respecter tout le monde ». Sa porte, dit-il, est « ouverte à tout le monde […] parce que tout le monde est égal ».

Je lui ai fait remarquer que son « ouverture à tout le monde » avait eu pour effet d’insulter profondément Suzanne A., une cliente régulière, ainsi que sa famille.

Réponse du propriétaire : « Malheureusement, c’est dommage pour la business. Ils ont mangé la soupe et ils sont partis… »

Je lui ai demandé si ce ne sont pas les clients musulmans fondamentalistes qui auraient dû se faire dire de ne pas venir au restaurant s’ils ne pouvaient pas tolérer la simple vue d’une bouteille de vin…

La réponse du propriétaire, là-dessus, a été confuse. Il a encore plaidé l’erreur de réservations, que tout cela était dommage…

J’ai demandé au proprio s’il pouvait me mettre en contact avec ce groupe de musulmans effrayés de se trouver sous le même toit qu’une bouteille de vin…

Il m’a dit ne pas les connaître.

Aurait-il encore le numéro de téléphone de la personne qui avait réservé ?

Malheureusement non, m’a-t-il répondu.

***

À ce stade de l’histoire, une précision s’impose.

J’ai écrit cette histoire il y a une semaine, après avoir fait les vérifications. Dans la première version, je nommais le restaurant, son propriétaire et le nom de famille de Suzanne A.

J’ai écrit, dans cette première version, que je savais bien que le proprio du resto allait être décoiffé par cette chronique. Sachant le climat face au fait musulman, je savais que ce restaurant allait être la cible de commentaires forcément désobligeants.

Puis, le premier ministre Legault a souligné avec des mots très dignes les trois ans du massacre à la mosquée de Québec. Ces mots ont été accueillis comme on le sait par un horrible tsunami de commentaires indigestes de la bruyante brigade qui déteste les musulmans, tous les musulmans…

Et c’est là que j’ai décidé de ne pas nommer le restaurant.

La paranoïa antimusulmane est tellement brutale que je n’ai pas envie qu’un esprit fin aille fracasser la vitrine du resto… Ou pire.

C’est du cas par cas, mais ce n’est pas la première fois que je décide de ne pas nommer quelqu’un ou une institution pour les soustraire à un inévitable tsunami de réactions brutales, peu importent leurs torts : je l’ai notamment fait dans le cas d’une chargée de cours et dans le cas d’une école de la Rive-Nord.

Suzanne A. était d’accord avec cette décision. Elle est fâchée contre le restaurant, elle trouve qu’il a pris une mauvaise décision, mais elle ne souhaite aucun mal à ce proprio. Je la cite : « Allez-y tout de même doucement, je ne veux pas qu’ils soient obligés de fermer leur restaurant. C’est leur revenu et c’est une entreprise familiale. »

***

J’ai rapporté à Suzanne A. ma conversation avec le propriétaire du restaurant, qui avait un point de vue très « business » sur la situation.

J’ai demandé à Mme A. si le restaurant n’aurait pas – business oblige – lésé son groupe parce qu’ils n’étaient que huit, alors que le groupe de moyenâgeux réfractaires au vin était, selon le propriétaire, entre 30 et 35. À choisir entre huit clients et une trentaine…

Réponse de Mme A. : « Je n’y crois pas. Ils sont allés du bord des musulmans. »

Suzanne A. insiste : face à l’islam, elle n’a aucun problème, absolument aucun. Si elle en avait un, elle n’aurait jamais fréquenté ce restaurant tenu par un couple musulman. « La femme du propriétaire porte un voile, ça ne me dérange pas. Je suis allée plusieurs fois dans ce restaurant. On l’aimait, ce restaurant, sa nourriture… »

Suzanne A. m’a expliqué pourquoi elle a choisi de me raconter sa mésaventure du 7 décembre 2019 : parce qu’elle a 73 ans et qu’elle a vécu dans un autre Québec, un Québec pré-Révolution tranquille. Elle a vécu la chape de plomb de la religion catholique.

« On a mis beaucoup d’années à sortir de ce régime, dit-elle. Et là, dans ce restaurant, on nous impose ça ! Ces fanatiques, ils ne veulent pas voir d’alcool pour des raisons religieuses. Ça va jusqu’à ne pas vouloir être dans un restaurant où on sert de l’alcool aux autres tables ! Si on ne dit pas ces choses-là, ça peut être pire, ça peut prendre de l’expansion. Je n’en veux pas aux gens du restaurant. Je trouve qu’ils sont victimes, ça leur a été imposé. »

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Les gens de la famille de Suzanne A. à qui j’ai parlé ne m’ont absolument pas semblé être des paranos face à l’islam, absolument pas le genre à écrire des horreurs sur les musulmans sous le statut Facebook de François Legault, disons.

Mais il y a quelque chose qui a changé chez eux, en sortant du restaurant, autour de 12 h 30, le samedi 7 décembre dernier. Un vernis de tolérance qui s’est fissuré.

Prenez Jean-Pierre, le frère de Suzanne A. En franchissant la porte du restaurant, il était ambivalent face à la loi 21 sur la laïcité de l’État. Oh, il avait suivi comme tout le monde le débat. « Mais j’étais entre les deux », m’a-t-il dit.

Or, quand il est sorti du restaurant, le 7 décembre, il était pour la loi 21, tout à fait pour. Je dirais même résolument pour.

Oui, Jean-Pierre A. sait très bien que la loi 21 vise les employés de l’État, pas les décisions d’entreprises privées…

« Je sais que la loi 21 ne changerait rien à ce qui s’est passé au restaurant. Je le sais. Mais là, j’ai vu comment certains musulmans peuvent être fanatiques. »

Je note le mot : « certains ». Il n’a pas dit « tous ».

Suzanne A. a eu la même réaction que son frère Jean-Pierre. Je la cite : « Je sais que la loi 21 n’aurait jamais changé quoi que ce soit à mon expérience. Ça n’aurait rien changé. Mais ça envoie un message… »

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L’injure faite à la famille de Suzanne A. illustre bien à quel point certaines exigences divorcées du réel peuvent braquer des gens de bonne foi.

Ensuite, cette affaire illustre bien l’importance d’un mot très simple qui pourrait tuer dans l’œuf bien des controverses qui mettent le feu aux manchettes…

Ce mot, c’est « non ».

Mon exemple préféré : quand un homme très proche de son dieu préféré demande qu’un évaluateur plutôt qu’une évaluatrice lui fasse passer son examen de conduite à la SAAQ, on n’a qu’à lui dire « non » et à lui suggérer de prendre un autre numéro en espérant qu’un examinateur se libère d’ici la fermeture…

Ici, entre un groupe de clients fondamentalistes et le groupe de Mme A., le restaurant a choisi de dire « non » à ceux qui n’emmerdaient absolument personne.

C’est un mauvais choix, le genre de choix qui braque les gens de bonne foi.

Salmigondis

BOMBARDIER VEUT ENCORE NOUS SIPHONNER

Notre « fierté nationale » Bombardier a encore besoin de notre fric… et le gouvernement va leur donner. Ça donne des nausées ! Le gouvernement avec son ministre Fitzgibbon va s’empresser de dépouiller les CONtribuables pour satisfaire aux demandes d’Alain Bellemare et de son équipe de milliardaires.

Évidemment, une fois revigoré, les dirigeants de Bombardier en profiteront pour se voter de substantielles augmentations de rémunération. Et si c’étaient eux-mêmes qui fouillaient dans leurs poches pour remettre sur pied la compagnie ??? Tiens, voilà que je fabule !

L’EXIL DE NOS UNIVERSITAIRES

Nous sommes vraiment des cons. Nos étudiants universitaires québécois adorent s’instruire au Québec parce que c’est économique. Les tarifs sont modiques et après ils décident de s’expatrier pour profiter de plein d’avantages, se payer une belle vie et s’en mettre plein les poches. Le meilleur des deux mondes.

À les voir et lire dans le Journal de Montréal, qui publiait un dossier sur le sujet dernièrement, ils respirent le bonheur et la santé. Ah, ils ont l’intention de revenir… mais dans un avenir très lointain. Et le jour où ils tomberont malades, où pensez-vous qu’ils se feront soigner ? Au Québec, bien sûr, parce que c’est gratuit. Simple comme bonjour !

Pourquoi notre cher gouvernement n’obligerait pas un diplômé universitaire de travailler obligatoirement au Québec pour les 20 premières années de sa pratique ? À défaut de quoi, il devrait rembourser 25 000 $ annuellement, indexé, et pour la durée totale de leur exil. Une redevance parfaitement légitime, parce qu’il y a un peu de nous, CONtribuables, là-dedans.

UN BOYCOTT AU QUÉBEC POUR MOLSON ET BELL

C’est utopique que ça puisse se produire mais c’est ce que ces grosses compagnies mériteraient. On annonçait récemment que les conseils d’administration de Molson Coors et Bell avaient quitté le Québec. Pour Molson Coors, c’est à Chicago et Milwaukee qu’ils seront concentrés, alors que Bell c’est à Toronto que ça se passe.

Plus rien au Québec et pendant ce temps ils se moquent de leurs clients québécois. Ce serait bien de se foutre d’eux comme ils se complaisent à le faire. Mais nous sommes tellement égoïstes et blottis dans notre douillet confort, qu’aucun moyen de pression n’est envisageable. Pour ma part, je ne suis plus client de Bell depuis plusieurs années et ma bière, de retour au Québec, proviendra d’un brasseur québécois.

LA COMMISSION DES LIBÉRATIONS CONDITIONNELLES EN A ÉCHAPPÉ UN

Un de trop ! Et qui paiera pour cette mauvaise décision ? Personne ! Sauf que Marylène Lévesque y a laissé sa vie. Nous avons vraiment un système judiciaire plein de trous. On tue, on obtient une sentence et nous ne sommes pas foutus de la faire appliquer dans son intégralité.

Ça sert à quoi finalement. Eustachio Gallese a été condamné en 2006 à la prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 15 ans. Alors, que faisait-il dehors ? Quels crétins ont permis que se psychopathe se retrouve à l’extérieur après seulement 13 ans, soit depuis mars 2019 ?

Il me semble que quand un juge, se basant sur la preuve hors de tout doute, décide d’imposer une sentence, celle-ci doit être totalement respectée. Si mes cours de mathématique m’ont permis de savoir calculer, 2006 plus 15 donne 2021 comme résultat. Alors pourquoi ce maniaque était-il en semi-liberté et pouvait en profiter pour avoir des relations sexuelles à volonté et pour assouvir ses bas instincts ?

Il y a vraiment trop de questions sans réponses et comment croire aveuglément à notre système judiciaire dans son ensemble. Si vous voulez mon avis, les commissaires qui ont accordé cette libération devraient être congédiés sur le champ. Il n’y a pas de place pour des incompétents du genre.

ON AURA TOUT VU

Il faut vraiment séjourner aux États-Unis, précisément en Floride, pour constater de visu des invraisemblances. L’autre fin d’après-midi, ma conjointe et moi attendions, dans le stationnement d’un restaurant, les autres invités à un souper d’anniversaire, bien assis dans notre véhicule.

À un moment donné, deux jolies jeunes filles, dont une avec une poitrine plantureuse, sortent du restaurant et se dirigent vers leur véhicule de type « pickup » garé dans le stationnement. La passagère prend place à l’avant et la plantureuse du côté conducteur. Soudain, toujours à l’extérieur, celle-ci ouvre sa porte, ainsi que la porte arrière comme pour faire des paravents.

Immédiatement, je dis à Louise, que cette fille va se mettre en position d’uriner à l’extérieur. Sans attendre, elle descend son pantalon et sa petite culotte, s’assoit sur le bord du marchepied et urine. Une fois sa drôle de besogne accomplie, elle expose son poil pubien, remonte ses vêtements et s’installe au volant pour quitter, laissant sa grande trace d’urine sur son emplacement.

Moins de 5 minutes avant, elles étaient dans le restaurant, loin d’être bondé, et dont les toilettes fonctionnaient parfaitement. C’est quoi le trip ? Allez savoir…