La fin abrupte d’un projet

Aujourd’hui, 16 octobre, marque la fin de notre projet, amorcé en 2012, d’être caravanier à plein temps. Nous avions choisi le camping La Clé des Champs de Saint-Philippe, comme endroit de prédilection, avec un objectif d’y séjourner une bonne douzaine d’années, sinon plus. Une fois la saison terminée, l’autre partie de l’année la Floride devenait notre terre d’accueil. Une agréable vie qui fût nôtre durant 5 étés. Cette sixième fut longue et pénible.

Quelques amitiés qu’on croyait sincères et solides, nous ont chassé définitivement du complexe. Quand la confiance disparaît, mieux vaut changer d’air et se tourner vers l’avenir. C’est le chemin qu’on a décidé, ma conjointe et moi, d’explorer. Nous mettons présentement le cap vers la Floride et dès notre retour en avril, un condo tout neuf nous attend à La Prairie. Une nouvelle vie! Un nouveau départ!

Une construction solide, moderne et confortable nous fera apprécier les printemps froids du Québec qui s’éternisent jusqu’en juin. Une roulotte c’est confortable, mais côté isolation, la limite est vite atteinte et un réservoir de propane de 30 livres est nécessaire tous les trois jours par temps froid.

Une autre preuve que rien n’arrive pour rien en ce bas monde, on songeait depuis quelques temps à se trouver un plan B, au cas où la maladie nous forcerait à revenir au pays en hiver. Et voilà que l’occasion servira de tremplin.

Une autre page d’histoire se tourne. Nos amis Marcel et sa conjointe Carole se sont portés volontaires pour remorquer notre caravane à sellette en Floride et dès l’aube, en route pour des cieux plus cléments en prenant la route ensemble jusqu’à la frontière. La caravane deviendra notre refuge d’hiver, une fois la maison vendue, et elle devrait terminer sa carrière au pays de l’oncle Sam, dans plusieurs années, nous l’espérons.

Et même si notre vie prend un nouvel envol, ce blogue sera toujours là pour agrémenter vos lectures. Il est essentiel pour moi… même vital. C’est la meilleure thérapie qu’on peut espérer, et croyez-moi c’est toujours un immense plaisir d’exercer ma plume pour vous. À votre tour, continuez de me faire l’honneur de votre assiduité inconditionnelle. À tantôt…

On l’a échappé belle

Photo: Pattie Brown

Pour ceux et celles qui suivent assidûment ce blogue, je vous dirais d’entrée de jeu que je n’ai pas reçu de coup de fil du gérant de nos quartiers d’hiver à Pioneer Village en Floride. Les dernières nouvelles ont confirmé qu’Irma n’a pas fait de dégâts à notre maison de parc. Niet! Rien! Après des heures à se morfondre, à broyer du noir et se faire des scénarios apocalyptiques, la nouvelle est tombée en début d’après-midi hier, provoquant instantanément un soulagement indescriptible. Comme le soulignait Rollande, ma voisine floridienne; « Le bon côté de tout cela, c’est que nous avons réalisé à quel point nous tenions à notre petite maison et surtout à tout ce qu’elle représente. »

Il y a bien eu quelques abris d’auto arrachés, beaucoup de végétation répandue sur le sol un peu partout, des palmiers couchés, quelques volets tordus et le parc à chiens, complètement inondé, mais en général, il y a eu plus de peur que de mal dans les circonstances. Des heures d’angoisses qui ont cédé le pas à des instants euphoriques. Il fallait lire les messages sur les réseaux sociaux pour comprendre tout le soulagement qui se dégageait des commentaires rédigés à la hâte, dictés par l’émotion.

Curieusement, les assauts du monstre ont semblé épargner les propriétaires francophones, du moins à la lecture des commentaires publiés sur Facebook et des photos publiées. Des résidents ont gentiment et solidairement sillonné les rues du complexe et immortaliser des dizaines de clichés et quelques séquences vidéo, pour qu’on puisse mesurer l’ampleur des dommages. Certes, le parc aura besoin d’un bon nettoyage, de rétablir le courant, d’entreprendre de solides corvées avec de l’huile de bras, mais ces images auront tôt fait de motiver toute une bande de snowbirds à préparer véhicules récréatifs et bagages pour prendre la direction du Sud, et enfin vivre un autre hiver inespéré… au pays des gougounes.

Notre maison, dont la décision de vendre était planifiée depuis le printemps dernier, vient de se trouver un slogan de vente qui devrait faire son effet; « Irma survivor – La survivante d’Irma », pourrait devenir un formidable argument de vente… aussi bien tirer profit de l’enthousiasme et de l’euphorie.

L’attente est interminable

Toute une journée à surveiller le monstre Irma, à la télé et sur les différents sites web, dont NBC2, qui diffuse en continu. Depuis 18h00, je suis avec ce diffuseur et je dois dire que les informations sont précises, sans toutefois ne rien obtenir concernant Pioneer Village.

Les plages donnant sur le Golfe du Mexique débordent; Naples, Bonita Beach, Sanibel et Fort Myers Beach notamment, voient leur littoral submergé de plusieurs pouces d’eau, provoquant des débordements aux alentours, Le mot d’ordre des autorités est d’informer les citoyens de ne pas quitter leur refuge même si l’œil du monstre est passé. Il faut craindre la montée des eaux provoquées par le tourbillon de l’ouragan. Il faut attendre et suivre leurs directives à la lettre.

On a quand même pu voir une vidéo transmise par un drone survolant un parc de maisons mobiles de Naples. On peut y voir beaucoup de maisons de parc endommagées; toits et murs arrachés, beaucoup de débris et inondations sur tout le complexe. À ce moment, Irma était de force 3 et des rafales à 228 km/h ont été enregistrées. Au moment d’écrire ces lignes, vers 20h00, il était revenu à la force 2. Pas très rassurant! L’attente est interminable. Tout le monde veut savoir. Mais on se console avec ce que l’on peut.

À l’instant, Dan Summers, du bureau des mesures d’urgence, transmet à la population les dernières consignes pour les prochaines heures; rester chez vous, faire bouillir l’eau et attendre le retour des équipes de nettoyage pour débarrasser la chaussée et les routes des nombreux débris laissés par le monstre. Il y a aussi les électriciens qui devraient rétablir le courant dès que l’occasion s’y prêtera. Un peu plus de 3 millions de Floridiens sont privés d’électricité. Dans notre comté de Lee, un couvre-feu a été décrété jusqu’à 7 heures aujourd’hui.

De Pioneer Village et de nos maisons, point de nouvelles. Le complexe a été fermé et abandonné sur un ordre d’évacuation vendredi dernier. Les dernières informations dont on dispose est que si demain, on n’a pas reçu de coup de fil du gérant, c’est que notre maison a été épargnée. Dans le cas contraire, vous devinez la raison de son appel. On n’a jamais tant souhaité ne pas recevoir son coup de fil.

On attend un miracle

La fin de semaine apocalyptique qui s’annonce en Floride a de quoi nous effrayer. Irma déjoue tous les pronostics des experts et est ce qu’il y a de plus gros et de destructeur à avoir traversé la mer des Caraïbes pour venir mourir au centre-est des États-Unis. Notre rêve, amorcé en 2005 en Floride, risque de se terminer cette fin de semaine.

Après les visions d’horreur diffusées à la télévision, le pire est encore à venir. Saint-Martin est détruite à 90% selon les témoins. Plus un seul palmier ne tient debout, arrachés par des rafales de vent de 360 km/h. D’une île à l’autre, on peut mesurer la force de cet ouragan qui reste toujours de catégorie 5. Irma se dirige de plein fouet vers la Floride avec une force 4 et des vents de plus de 200 km/h qu’il atteindra entre samedi et dimanche. Comment voulez-vous qu’une petite maison de parc puisse résister à une telle puissance. On ne peut pas se mesurer aux éléments.

Le monstre fait 800 kilomètres de large et englobera toute la Floride d’est en ouest. Nos quartiers d’hiver sont au Pioneer Village de North Fort Myers sur la côte ouest, 80 kilomètres au nord de Naples. Nous ne sommes pas sur le bord de la mer mais beaucoup plus à l’intérieur des terres. Est-ce que ça fera une différence? On l’espère. Beaucoup de québécois ont des propriétés sur ce complexe et c’est le sujet de conversation sur les réseaux sociaux. On se croise les doigts.

Quelques voisins qui y résident à l’année ont décidé de rester, mais beaucoup ont quitté. Surtout que depuis hier en début d’après-midi, un ordre d’évacuation a été donné pour tout le Lee County, le nôtre. Il y a pénurie de denrées, d’eau, d’essence et les autoroutes sont bondées vers le nord. Heureusement, le gérant du complexe nous informe des développements, dès qu’il y a du changement. Mais lui aussi doit courir s’abriter parce que le parc sera fermé jusqu’à lundi. Une vie humaine n’a pas de prix.

Pour les Américains, c’est du jamais vu et ça dépasse tout ce qu’il y a eu d’ouragan depuis un siècle. Harvey, il y a quelques semaines, Irma cette semaine, Jose qui suit la même trajectoire et Katia dans le secteur ouest du Golfe du Mexique, ces trois derniers en même temps effraient, et on n’a jamais vu tant d’activités de cette ampleur simultanément.

Pas besoin de vous dire que la tablette, l’ordinateur et la télé sont aux nouvelles et à l’évolution du monstre. On veut tout savoir et tout voir. On sera fixé sur notre sort lundi. Qu’adviendra-t-il de nos maisons pulvérisées, du nettoyage et de la suite des choses? Autant de questions cauchemardesques qui attendent des réponses. Parce qu’il y aura un lendemain, mais de quoi sera-t-il fait. Pour nous, on quitte le Québec le 16 octobre prochain. On attend un miracle… un peu comme cette petite maison restée debout, au Saguenay, un certain 19 juillet 1996. On s’accroche à un mince espoir!

Le gros bon sens

C’est ce que j’ai pensé, hier matin, en lisant la chronique de Martineau dont le sujet était l’arrivée de la Société des Alcools du Québec, à l’intérieur des marchés Métro. D’emblée, je suis de son avis et sincèrement, la SAQ ne m’a jamais impressionné lorsque je magasinais dans une de leurs succursales. Je ne sais pas mais j’ai toujours trouvé ce monopole un peu hautain… une impression.

De toute façon, je vous offre cet article dans son intégralité parce que Richard Martineau a frappé dans le mille et a vu juste avec ce papier et à tous les points de vue. Jugez-en par vous-même.

La SAQ chez Métro!

Comme l’a écrit notre journaliste économique Pierre Couture cette semaine, la SAQ ouvrira une succursale dans un supermarché Métro à LaSalle.

C’est ce qu’on appelle en anglais le concept « shop in shop ». Un magasin dans un magasin. « Notre politique est de nous rapprocher des marchés d’alimentation. On veut être dans le parcours de magasinage de notre clientèle », a expliqué le porte-parole de la SAQ.

UNE SITUATION ABSURDE

Imaginez la scène… Dans le Métro, un commis va être payé 11$ l’heure pour mettre des bouteilles de bière sur une tablette. Mai à quelques mètres de lui, un commis de la SAQ sera payé 18$ l’heure pour mettre des bouteilles de vin sur une tablette. La même maudite job. Dans le même maudit emplacement. Aux mêmes maudites heures.

Mais un employé sera payé par Métro, et l’autre, par le gouvernement (avec toutes les protections sociales que cela comporte).

Duh…?

Question-quiz de la semaine : Pourquoi on ne laisserait tout simplement pas l’employé de Métro vendre du vin? Pourquoi ça prend absolument un employé de la SAQ pour vendre du vin « approuvé » par la SAQ? « Parce que les consommateurs de vin veulent être conseillés par des spécialistes », nous dit-on. N’importe quoi…

Quand je vais acheter de la bière ou du pain, chez Métro, le commis me donne-t-il des « conseils »? « Que mettez-vous sur votre pain le matin? Du beurre de pinottes? OK… Crunchy ou velouté? Crunchy, ok… « Et vous buvez un Espresso ou un café filtre? Ah, OK, un café filtre… Alors je vous conseille le pain Gadouas aux sept fibres. » Voyons! Me niaisez-vous?

DU SIROP ROUGE

Tout ça montre à quel point le concept même d’une SAQ est absurde. Ça prend un employé de la SAQ pour vendre du vin dans un Métro! Va-t-on nous dire que ça prend un employé du ministère de la Famille pour vendre des couches?

Ou une employée du ministère de l’Agriculture pour vendre des fruits et légumes? Si l’employé du Métro est capable de mettre une bouteille de vinasse cheap sur une tablette, il est capable de mettre une bouteille de Cigare Volant sur une tablette. Quant aux « conseils de spécialistes » …

Comme m’a dit Pierre Couture à l’émission que je coanime avec Jonathan Trudeau sur les ondes de CHOI RadioX, les Québécois tripent sur les vins hyper sucrés comme l’Apothic Red, le Red Revolution ou le Ménage à trois. Qu’il y ait ou non des spécialistes sur le plancher pour « orienter leurs choix », les consommateurs vont continuer à acheter ce genre de sirop.

SAC BRUN

La SAQ dit : « OK, vous pourrez acheter du bon vin au Métro, pourvu que cette portion de l’épicerie soit gérée par le gouvernement, » Pourquoi? On ne parle pas de vendre de la nitroglycérine ou du plutonium, mais du vin!

On se croirait en 1940, quand le gars de la Commission des liqueurs nous donnait notre 40 onces de gin dans un sac brun, en chuchotant… Nous sommes en 2017. Un organisme comme la SAQ n’a plus sa raison d’être…

Poser la question, c’est y répondre

Tout se dit présentement sur l’arrivée des migrants qui, au moment de s’en parler, dépasse les 5000 personnes en très peu de temps. Certains sont pour, d’autres sont contre cette arrivée massive au pays et en majorité au Québec, et chacun a son opinion sur la question. Est-ce qu’on y réfléchit sérieusement? Est-ce qu’on appliquerait le même principe à notre domicile? Est-ce que vous tolériez que n’importe qui fasse irruption dans votre espace personnel, votre environnement, sans s’inviter?

Dans son édition du 15 août dernier, Richard Martineau du Journal de Montréal, a décrit sa propre opinion du sujet en la comparant à une intrusion pure et simple de notre propriété, sans crier gare. J’aime bien cette façon de voir les choses et c’est pourquoi je partage avec vous son article dans son intégralité. Inutile d’ajouter que c’est assez songé comme raisonnement.

Barrez-vous votre porte?

Vous qui croyez qu’on devrait ouvrir davantage nos frontières…

Oui, vous, là, dans le coin, avec votre pancarte et votre porte-voix. Laissez-moi vous poser une question, une seule.

Barrez-vous votre porte, chez vous? Oui? Pourquoi? Vous êtes misanthrope? Égoïste? Vous ne voulez rien savoir du reste du monde, vous ne pensez qu’à votre confort, qu’à votre sécurité?

UNE PORTE N’EST PAS UN MUR

Probablement pas. Vous barrez votre porte parce que vous ne voulez pas que tout le monde puisse entrer chez vous. C’est pour ça que vous avez une porte avec une serrure. Sinon, vous auriez un simple rideau ou une porte tournante, avec un écriteau en néon disant : « Entrez! Ici, c’est chez vous! »

Avoir une serrure sur sa porte ne veut pas dire qu’on se barricade et qu’on ne l’ouvre jamais. Ça veut juste dire : j’ouvre ma porte à qui je veux. Selon mes conditions. De même, quand vous vous pointez chez quelqu’un et que vous voyez que la porte est fermée, vous ne la défoncez pas ou vous ne tentez pas d’entrer dans la maison en passant par la fenêtre. Vous frappez doucement, vous attendez qu’on vous ouvre et vous vous présentez.

Une porte n’est pas nécessairement un signe de fermeture ou une fin de non-recevoir. Sinon, on construirait un mur, ce serait plus clair. Non, une porte, c’est une invitation au dialogue. Vous voulez me parler? Parfait : frappez à ma porte. Ou appuyez sur la sonnette, je l’ai installée à côté de ma porte exprès pour cela.

Frapper à la porte de quelqu’un, c’est reconnaître que la personne qui est derrière cette porte est chez elle. Et que vous, vous n’y êtes pas. Sinon, le propriétaire des lieux vous aurait laissé une clé.

FRANCHIR LE SEUIL

Quand une personne vous ouvre la porte, que se passe-t-il? Si elle vous connaît, elle vous sourit, recule et vous invite à entrer. Sinon, elle reste dans le vestibule. Vous voyez la ligne qui est au sol, là où la porte était, avant que la personne qui vous a répondu ne l’ouvre? Ça s’appelle un seuil.

Un seuil, c’est comme une frontière. Comme le définit Le Petit Larousse, c’est la ligne qui constitue l’accès à un lieu, le début de ce lieu.

Ce n’est pas parce que la personne chez qui vous avez sonné vous a ouvert la porte que vous pouvez franchir le seuil de sa maison. Vous devez être invité à le faire. Franchir le seuil d’une maison sans y être invité est considéré au mieux comme une impolitesse, au pire comme une agression.

RÉPONDRE AUX QUESTIONS

Lorsqu’une personne ouvre sa porte et ne vous reconnaît pas, elle s’attend à ce que vous restiez de VOTRE côté du seuil. C’est normal. Elle vous demandera de vous identifier. Qui êtes-vous? Pourquoi avez-vous frappé à ma porte si on ne se connaît pas? Y a-t-il une urgence? Si oui, que puis-je faire pour vous aider?

Si vous ne répondez pas à toutes ces questions, la personne ne vous permettra pas de franchir le seuil de sa porte. Et vous savez quoi? Elle en a parfaitement le droit.

Allo Justin… tu es où?

Ça continue de déborder à la frontière. On dirait que les États-Unis procèdent à un génocide haïtien, à voir rentrer au Québec toute cette horde d’immigrants depuis une grosse semaine. Et l’affluence qui ne dérougit pas. Où se trouve le beau Justin cette année? Il n’est pas là à accueillir chaleureusement ces futurs nouveaux Canadiens, comme les Syriens de l’an dernier, alors qu’il distribuait accolades, bisous, chaleureuses poignées de mains sans compter les nombreux selfies pour garnir sa collection. Non! On ne le voit pas et même Philippe se fait discret. Le charmant Justin, préféré de loin à Donald Trump, par les Américains.

Ça devient alarmant et c’est à croire que la seule frontière qui existe avec les États-Unis soit Saint-Bernard-de-Lacolle. Ça va s’arrêter quand? Mercredi dernier, Loïc Tassé blogueur au Journal de Montréal, y allait de son analyse sensée des « immigrants tricheurs », que je vous partage ci-après. À voir l’ampleur de ce mouvement de masse, on peut se poser de sérieuses questions sur les conséquences qui en découleront. On a déjà une partie importante de notre propre population qui peine à joindre les deux bouts tout en étant très vulnérable. Qui va payer tout ça?

Les immigrants tricheurs

MARIE-ANNE LAPIERRE / TVA NOUVELLES

Les immigrants illégaux qui arrivent au Canada ces jours-ci sont des tricheurs. Bien souvent, ils sont entrés illégalement aux États-Unis, c’est-à-dire sans faire de demande officielle comme les autres personnes qui désirent immigrer aux États-Unis. La crainte qu’inspirent les politiques de Donald Trump les a fait migrer illégalement à nouveau, cette fois au Canada. À nouveau, ils passent devant tout le monde, devant tous les autres qui ont fait une demande légale pour immigrer au Canada.

À la fin du processus, ils seront soit accueillis comme réfugiés, soit refusés (et possiblement retournés aux États-Unis), soit encore ils s’évanouiront dans la nature et ils tenteront de survivre dans toutes sortes de boulots au noir.

RIEN DE RÉJOUISSANT

La vague grandissante d’immigrants illégaux qui fuient les États-Unis n’a rien de réjouissant.

Ces immigrants illégaux coûtent chers, surtout s’ils sont peu qualifiés. Ils exercent une pression à la baisse sur les salaires et ils risquent de se retrouver sur le bien-être social s’ils obtiennent le statut de réfugiés. Ils coûtent chers quand ils arrivent malades. Ils coûtent chers quand ils arrivent sans papier. Ils coûtent cher quand il faut les nourrir, les loger, les encadrer…

RIEN DE BON POUR LA COMMUNAUTÉ HAÏTIENNE

Ces derniers temps, la plupart des immigrants illégaux qui arrivent au Québec sont d’origine haïtienne. Les Québécois d’origine haïtienne sont très bien intégrés. Ils sont en général travaillants, éduqués et en plus ils parlent français. Mais les immigrants illégaux d’origine haïtienne qui proviennent des États-Unis ne sont pas nécessairement francophones. Ils ne sont pas nécessairement bien éduqués non plus. Si cette immigration illégale se maintient, gageons qu’elle divisera la communauté haïtienne du Québec. Le même raisonnement peut être tenu avec à peu près tous les immigrants illégaux qui proviennent des États-Unis, peu importe leur nationalité.

LA RESPONSABILITÉ DU CANADA

Le Canada ne peut pas prendre sur ses épaules la misère du monde entier, surtout lorsqu’il n’en est pas responsable. La cause est limpide dans le cas d’Haïti. Si les Haïtiens fuient leur pays, c’est d’abord et avant tout parce que les élites haïtiennes sont en majorités incompétentes et corrompues. Ces mêmes élites qui échafaudent toutes sortes de théories plus ou moins farfelues pour détourner la colère des Haïtiens et pour culpabiliser les Occidentaux.

Il n’en va pas de même pour les gens qui fuient le Proche et le Moyen-Orient. Malheureusement, dans ces cas, le Canada porte une part de responsabilité, parce qu’il appuie des régimes islamistes qui sont responsables de la dérive islamiste dans le monde musulman. Mais il faut bien dire que cette responsabilité est secondaire par-rapport à celle des grandes puissances comme les États-Unis et la France.

Les considérations économiques, politiques et morales ci-dessus sont importantes pour aider à prendre des décisions face à la vague d’immigrants illégaux qui menace le Canada.

UN DÉBAT À FAIRE D’URGENCE

Il existe un danger réel que des millions de personnes veuillent traverser la frontière américaine pour entrer illégalement au Canada.

Nous devons nous demander quel est le seuil de tolérance des sociétés canadiennes et québécoises pour ces immigrants illégaux.

Fondamentalement, répétons-le, ce sont des tricheurs qui passent devant les autres immigrants légitimes.

Faut-il accueillir davantage de ces immigrants illégaux, mais restreindre l’accès aux autres types d’immigrants? Quel est le seuil critique d’accueil des réfugiés? Combien notre économie peut-elle absorber d’immigrants légaux et illégaux? Combien notre société peut-elle en accueillir sans que des ghettos se forment? Que pouvons-nous faire au besoin pour décourager, ou même arrêter,  l’immigration illégale?

Ces questions ne sont pas agréables à poser. Il est dérangeant d’y réfléchir, surtout dans des sociétés chrétiennes où les valeurs de charité sont encore très présentes.

UNE QUESTION DE TEMPS

Nous ferions mieux d’engager un débat national sur ces questions au plus vite, pendant que le climat social est encore relativement sain. Il serait dommage d’être surpris comme en Europe par une vague de migration massive et de subir toutes les tensions sociales et politiques qui ne manqueraient pas d’en résulter.

Est-ce trop demander que d’exhorter nos dirigeants à réfléchir un peu sur ce qui risque de se produire dans les prochaines années ou peut-être même dans les prochains mois? Si pour une fois nous devancions une crise?

On nous prend pour des imbéciles

Photo La Presse

Il fallait entendre l’explication tirée à quatre épingles d’un responsable de l’Expo agricole de Saint-Hyacinthe, à la radio, pour expliquer les raisons qui les ont poussés à accepter un kiosque promotionnel des Hells Angels sur le site de la foire. Du vrai patinage de fantaisie… il aurait compétitionner aux Jeux olympiques, qu’il aurait remporté la médaille d’or. En plus, l’organisation le savait! Allez y comprendre quelque chose… Nous en sommes rendus à une époque où les crimes sont de plus en plus considérés banals, anodins, comme de vulgaires faits divers. Pourtant la dernière guerre des motards a fait un peu moins de 200 morts, dont quelques innocentes victimes. En tout cas, tout le monde sait maintenant ce que veut dire « Support 81 ».

Richard Martineau en a fait le sujet de sa chronique dans les pages du Journal de Montréal de jeudi dernier. Comme le ridicule ne tue pas, il m’a bien fait sourire avec sa proposition que je m’empresse de partager avec vous dans le texte intégral qui suit… tant qu’à extrapoler!

Le Salon du crime organisé

Ainsi, comme ma consœur Magalie Lapointe nous l’apprenait hier, les Hells avaient un kiosque à l’Expo agricole de Saint-Hyacinthe.

Ça vous étonne? Ça vous choque? Moi, je trouve ça out à fait normal. Après tout, ils sèment le vent, récoltent la tempête, cultivent la peur… Ils fauchent, enterrent, plantent, labourent, défrichent. Et ils poussent comme la mauvaise herbe, alors…

DES ATELIERS POUR PROFESSIONNELS

En fait, vous savez ce qu’on devrait faire? Organiser un Salon annuel du crime organisé au Stade olympique de Montréal, là où la mafia du béton a fait des affaires d’or en chargeant deux ou trois fois pour la même livraison de matériaux…

De toute façon, ces groupes criminalisés ont déjà pignon sur rue : la mafia italienne, les triades chinoises, la mafia russe, les gangs de rues de Montréal-Nord, les Hells… Tous les groupes ethniques pourraient être représentés! Chacun aurait son petit pavillon, comme à l’Expo.

Ils pourraient présenter leurs meilleurs produits : les nouvelles tendances en prostitution, en drogues, en extorsion, en jeu illégal… Avec des bureaux de recrutement (faut préparer la relève!) et des ateliers pour les professionnels…

Comment utiliser les casinos pour blanchir votre argent sale, Fonder une entreprise légitime pour profiter de la légalisation du pot, Les 10 règles à suivre pour obtenir un contrat public.

Les leçons à tirer de la Commission Charbonneau, Comment tisser des liens avec le milieu syndical, Comment devenir un citoyen exemplaire en multipliant les « bonnes œuvres » et en faisant oublier votre passé criminel, etc.

L’OFFRE ET LA DEMANDE

De toute façon, tout le monde connaît l’existence de ces groupes criminalisés! On fait même affaire avec eux, alors… Ça rendrait juste la chose plus officielle. Plus besoin de patrouiller la ville de long en large pour trouver le pusher qui propose les meilleurs deals sur la coke et le crystal meth. Toutes ces bandes seraient regroupées à la même adresse!

Soyons francs : si ces groupes existent, et s’ils font des affaires d’or, c’est parce que nous achetons leurs produits et que nous utilisons leurs services! Ils ne font que répondre à notre demande.

Comme le dit Don Winslow, le génial auteur de The Power of the Dog et The Cartel (les deux plus grands romans jamais écrits sur les narcotrafiquants mexicains) : le problème du narcotrafic n’est pas mexicain, mais américain.

Les citoyens des États-Unis sont les plus grands consommateurs de drogues au monde. Ce sont eux qui enrichissent les cartels mexicains! Ce sont eux qui ont transformé Pablo Escobar et El Chapo en hommes d’affaires multimilliardaires! Coupez la demande, et il n’y aura plus d’offre. Le problème n’est pas tant le gars qui vend de la coke que celui qui la sniffe…

RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT

Il y a bien le Salon des sciences occultes qui permet aux crosseurs de tout acabit de vendre leurs niaiseries et d’exploiter sans vergogne la crédulité et la faiblesse des gens… Pourquoi n’y aurait-il pas un Salon du crime organisé?

Après tout, ces « entrepreneurs » font de la recherche et du développement, ils créent des produits qui deviendront légaux dans quelques années, lorsque l’État sera à court d’idées pour renflouer ses coffres…