Abolir les commissions scolaires

La dernière frasque qui permettrait à notre gouvernement de passer à l’action, dans l’abolition des commissions scolaires, est cette menace de désobéissance civile de la part de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), que préconise sa présidente Catherine Harel-Bourdon, pour la prochaine rentrée scolaire en septembre.

Une excellente occasion de les mettre au pas, ces intellectuels allergiques à toute forme de loi ou de réforme qui implique leur organisation. On dit que le génie mène à la folie… on n’en est pas loin à la CSDM.

Vous vous souvenez de la dernière crise des bulletins chiffrés ? Au moment de l’appliquer, ils ont eu la même réaction ; on n’est pas prêt ! C’est trop rapide ! On n’a pas eu le temps de consulter, etc., etc. C’est toujours le même refrain, la même rengaine.

Allo la CSDM… ça fait dix ans qu’on en parle, qu’on en reparle et qu’on en reparle encore. Voilà que le gouvernement Legault met ses culottes et que ça ne fait pas votre affaire.

Si vous passez à l’action, c’est la mise en tutelle qui s’imposera et avec toutes les conséquences qui s’y rattachent. Dans le fond, le principal problème majeur à la CSDM ce sont ses dirigeants. Des intellos qui se prennent pour le nombril du monde. Vous partez avec deux prises contre vous, puisque 70% de la population québécoise est en accord avec la loi sur la laïcité. Tenez-vous-le pour dit !

Sur le sujet, Joseph Facal a pondu un papier intéressant sur le sujet, hier, dans le Journal de Montréal, et c’est ce que je vous propose aujourd’hui, en savourant votre café préféré.

LE VILLAGE GAULOIS ENCERCLÉ Joseph Facal

Sur l’enjeu crucial de la laïcité, le Québec francophone fait penser, dans le Canada et en Amérique du Nord, au village d’Astérix.

Nous sommes seuls et entourés de gens qui ne nous veulent pas du bien.

La différence avec la bande dessinée, c’est qu’une partie de ceux-là est déjà de notre côté des palissades.

Prenons froidement la mesure des forces dressées contre nous.

COALITION

Voyez la CSDM, la plus importante commission scolaire du Québec. Sa demande d’un délai est un subterfuge grossier visant à déguiser en détail technique une opposition de fond.

Y consentir obligerait à consentir aux autres demandes qui déferleraient.

Si le gouvernement Legault avait encore la moindre hésitation avant d’abolir les commissions scolaires, elle vient d’être balayée.

Catherine Harel-Bourdon et son entourage viennent, par leur geste, de signer leur arrêt de mort.

Rangeons ces gens dans la catégorie que Lénine a jadis qualifiée « d’idiots utiles », c’est-à-dire tous ces gens « éclairés » et « progressistes » qui font naïvement le jeu des fanatiques religieux.

Dans cette catégorie des idiots utiles, on rangera également la majorité de la classe médiatique, terrorisée à l’idée qu’on puisse lui reprocher de ne pas être du bon côté du politiquement correct.

Vous y trouverez aussi de très nombreux universitaires, bardés de diplômes, lourdement subventionnés pour débusquer de la discrimination.

Ils ont donc un intérêt objectif à en trouver le plus possible.

Ces gens contrôlent des pans entiers du monde universitaire, non parce qu’ils sont nécessairement les plus nombreux, mais parce que les professeurs qui ne partagent pas leur délire se sont éloignés, dégoûtés, et font « leurs petites affaires » dans leur coin.

Ils sont aussi soutenus par toutes les forces politiques ralliées au multiculturalisme, c’est-à-dire tous les partis québécois et canadiens, sauf la CAQ et le PQ.

La seule raison pour laquelle notre beau Justin postnational fait attention quand il ouvre la bouche ces temps-ci, c’est parce qu’il a désespérément besoin des votes du Québec cet automne.

S’il fallait qu’il soit triomphalement réélu, Ottawa se joindra aux contestations judiciaires et y mettra tout son poids.

Comme si ce n’était pas assez, tous ces gens sont appuyés par une frange heureusement minoritaire de la population francophone.

Cette frange hait plus que tout la chicane, trouve plus reposant d’être couchée que debout, et est sensible à des arguments débiles comme « qu’est-ce qu’on va penser de nous à l’étranger ? »

Ça commence à faire du monde, hein ?

SOLIDAIRES

Tous se mettront au service de jeunes femmes fanatisées sous des apparences douces, outrées qu’on leur demande de ne pas faire de prosélytisme religieux devant les enfants.

Elles nous joueront la comédie larmoyante du « on-brise-mon-rêve-de-carrière » pendant que leurs frais juridiques seront pris en charge par de puissantes organisations religieuses pancanadiennes.

Et tout ce beau monde fera, bien sûr, comme si les néo-Québécois, qui ont quitté leurs pays parce qu’ils y ont vu monter le fanatisme religieux et qui nous mettent en garde, n’existaient pas.

La lutte sera dure. Il nous faudra une solidarité sans failles.

Il y a définitivement responsabilité

Immensément triste, le rapport de la coroner Me Géhane Kamel sur le décès « accidentel » de madame Hélène Rowley Hotte Duceppe, mère de Gilles Duceppe, dans des circonstances atroces et une température extérieure ressentie de -35, le 20 janvier dernier.

À la lecture du rapport, on se rend bien compte que cette mort n’est pas accidentelle, mais causée par de la négligence pure et simple. Cette agonie a été filmée et personne ne s’en est rendu compte. Leur autonomie est loin d’être une excuse. La dame avait 93 ans. Mourir gelée, c’est une fin atroce qu’on voit venir… abandonnée.

Quelqu’un doit définitivement payer pour cette négligence. N’ont-ils pas des assurances qui couvrent les responsabilités civiles ? C’en est une, justement ! Il faut prendre des mesures immédiates pour éviter ce genre insupportable et inacceptable de fin de vie. Malheureusement, il faut toujours des drames insensés pour que les gouvernements imposent de nouvelles lois et réformes.

Richard Martineau en a fait le sujet de son article d’hier, dans les pages du Journal de Montréal et son exposé me rejoint, surtout quand il écrit qu’avec la mort de cette enfant martyre de Granby, ce sont deux drames qui auraient dû être évités. C’est le texte que je vous partage aujourd’hui.

UNE AUTRE MORT RÉVOLTANTE Richard Martineau

Ainsi, selon le bureau du coroner, madame Hélène Rowley hotte Duceppe est restée plus de six heures à l’extérieur de sa résidence pour personnes âgées, en pleine tempête hivernale, à une température ressentie de -35, avant de mourir d’hypothermie.

On pouvait la voir pendant des heures sur une caméra de surveillance des résidences Lux Gouverneur, mais personne n’a remarqué sa présence.

Même pas l’employé qui était chargé, justement, de regarder les écrans de sécurité.

ABANDONNÉE À SON SORT

Coudonc, il faisait quoi, ce gars ?

Il dormait ? Il regardait des films sur son iPad ?

Si personne ne regarde les écrans de sécurité, à quoi ça sert d’avoir des caméras alors ?

Après la mort atroce de la fillette de Granby, battue dans l’indifférence générale alors que plusieurs personnes savaient que cette enfant était maltraitée, voici un autre décès horrible qui aurait pu facilement être évité.

D’un côté, une fillette de sept ans. De l’autre, une dame de 93 ans.

Toutes deux abandonnées par le système qui devait les protéger.

La description des faits donnée par la coroner en chef Pascale Descary hier relativement à la mort de madame Duceppe était insoutenable.

Je ne peux imaginer la peine, la souffrance et la colère que les proches de cette pauvre dame ont dû ressentir en écoutant ce récit horrible.

Les images captées par les caméras montraient la vieille dame essayant vainement de se protéger du froid ! On la voyait se coucher par terre !

Elle a souffert pendant six heures !

Personne n’a fait le décompte des résidents de la tour où demeurait madame Duceppe une fois l’alarme d’incendie désactivée.

Personne n’a vérifié si un résident était demeuré à l’extérieur lorsqu’on a réarmé la porte de secours.

Personne n’a pensé regarder les écrans de surveillance, qui montraient pourtant ce qui se passait devant la porte.

Un festival d’erreurs et de non-respect des règles de sécurité les plus élémentaires.

LE STRICT MINIMUM

Tout le monde doit bien faire son boulot.

Mais les gens qui sont censés protéger les êtres les plus vulnérables de la société (les malades, les enfants, les personnes âgées) ont une charge supplémentaire.

Ils ne peuvent se contenter de bien faire leur travail comme la plupart des gens.

Ils doivent être irréprochables, dévoués, exemplaires. Impeccables.

Ils ne manipulent pas des objets – des boîtes, des outils, des bouteilles. Ils prennent soin d’êtres humains !

Actuellement, dans nos hôpitaux, on accepte que des personnes malades soient prises en charge par des employés morts de fatigue !

Et on trouve ça normal !

On accepte que des entrepreneurs sans foi ni loi gèrent des résidences pour personnes âgées comme si c’était des poulaillers !

« Combien de vieux puis-je entasser sans que ça me coûte trop cher ? Comment minimiser mes coûts et maximiser mes revenus ? »

Il a fallu obliger certains entrepreneurs à installer des gicleurs dans leurs résidences, sinon ils ne l’auraient pas fait !

CONDAMNÉS À L’EXCELLENCE

Les hôpitaux, les écoles et les résidences pour personnes âgées sont condamnés à l’excellence.

Tout ce qui se situe en bas de ça est inacceptable.

Salmigondis

L’ALABAMA VA CASTRER LES PÉDOPHILES CONDAMNÉS
WASHINGTON | (AFP) L’Alabama s’apprête à rendre obligatoire la castration chimique avant la remise en liberté anticipée des personnes condamnées pour pédophilie, une mesure controversée déjà en vigueur dans plusieurs autres États américains.

Le parlement de l’Alabama, dans le sud des États-Unis, vient d’adopter une loi qui impose à tous les détenus âgés de plus de 21 ans et condamnés pour une agression sexuelle sur mineur de moins de 13 ans de prendre des médicaments diminuant leur niveau de testostérone avant toute remise en liberté conditionnelle.

Ce traitement, qui affecte la libido, devra se poursuivre jusqu’à ce qu’un tribunal juge qu’il n’est « plus nécessaire ». Si le condamné l’interrompt de son propre chef, il sera renvoyé derrière les barreaux. Sauf exception, le détenu devra payer les traitements, selon ce texte qui doit encore être promulgué par la gouverneure républicaine de l’État, Kay Ivey.

À quand au Québec ?

RÉPUGNANT ET IGNOBLE
On ne peut mesurer le niveau de cruauté de l’être humain quand on apprend une nouvelle de la sorte.

NEW DELHI | (AFP) L’Inde s’indignait hier du meurtre d’une fillette de deux ans en représailles, selon les autorités, d’une dette de 191$ non remboursée par son grand-père. La police de la ville d’Aligarh a arrêté deux suspects pour ce meurtre qui, d’après les enquêteurs, a été commis car le grand-père de la victime devait 10 000 roupies (191$) aux deux hommes.

La fillette a été enlevée le 31 mai et découverte trois jours plus tard. Son corps décomposé, enveloppé dans un tissu, a été retrouvé dans une décharge, mangé par les chiens errants. « Le grand-père de la fille devait de l’argent aux accusés et ils ont eu une dispute sur le retard du remboursement », a déclaré Aakash Kulhari, chef de la police d’Aligarh

QUAND L’IMPARTIALITÉ PREND LE BORD
Comment pouvez vous faire confiance à la justice quand on apprend que l’ancien juge responsable de la Cour municipale de Longueuil, Jean Hébert, a délibérément fait devancer la comparution d’une amie Facebook afin de l’acquitter, en moins d’une minute, lors de son dernier jour de travail le 4 février dernier. Comment voulez-vous ne pas se questionner sur les décisions que cet ex-magistrat a pu prendre sur le banc, tout au long de sa carrière. Mais le pire, il avoue avoir jugé et déplacé d’autres connaissances afin de leur rendre service. On parle même de facturation de salaire erronée, les heures payées ne correspondant pas aux heures réelles travaillées.

Évidemment, la Ville de Longueuil et d’autres instances vont faire enquête… pour se donner bonne conscience. Parce qu’en fin de compte, la Loi sur les tribunaux judiciaires prévoit une réprimande ou une suspension si la plainte s’avérait fondée. Monsieur le juge est à sa retraite. Bref, un gros coup d’épée dans l’eau. Pour moi, cependant, il ne mérite pas mon respect. Il a carrément abusé de son pouvoir.

ENFIN, LES LOIS SONT VOTÉES, N’EN DÉPLAISE À LA MINORITÉ
Le gouvernement actuel a rempli ses promesses sur la laïcité et l’immigration. Il a dû avoir recours au bâillon certes, m’ais c’est loin d’être une première. Quand les députés de l’opposition ne veulent honnêtement pas collaborer, c’est la procédure qui s’impose. Les libéraux, on le savait depuis 10 ans, n’ont jamais eu les couilles pour imposer Bouchard-Taylor, voilà que le nouveau gouvernement a mis ses culottes pour qu’on puisse passer à autre chose. Ceux et celles pour qui ça déplait, ont toujours le loisir d’aller travailler en Ontario.

Quant à Québec solidaire, rien de surprenant de ce côté. On connaît leur manque de sérieux et ils seraient même prêts à demander une loi pour que les maringouins s’abstiennent de piquer les pauvres gens cet été. Ça manque de sérieux et rien ne nous surprend. Bravo messieurs Legault et Jolin-Barrette d’avoir remplie deux de vos promesses. Le cirque avait assez duré. Bonnes vacances !

Atrocités au Congo

Un récit à glacer le sang en imaginant les pires sévices et atrocités envers femmes et enfants. Des monstruosités à dénoncer et qui restent malheureusement lettre morte. Un texte de Louise Leduc de La Presse+.

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

« ON NE PEUT PAS CONSTRUIRE LA PAIX SUR DES FOSSES COMMUNES »

Docteur Denis Mukwege

Le docteur Denis Mukwege, surnommé « l’homme qui répare les femmes », a fait un récit à glacer le sang, vendredi dernier à Montréal, du fléau des viols en République démocratique du Congo.

– Louise Leduc, La Presse

« Il y a quelques mois, j’ai soigné un bébé de 6 mois qui avait été violé. Ma patiente la plus âgée avait 80 ans. »

Pendant près de deux heures, le Dr Denis Mukwege, ce gynécologue que l’on a surnommé « l’homme qui répare les femmes » et qui a obtenu le prix Nobel de la paix en 2018, a offert à l’Université de Montréal un récit à glacer le sang de tous les viols souvent collectifs et méthodiquement planifiés qui continuent à être utilisés comme arme de guerre en République démocratique du Congo.

On pourrait espérer qu’un Prix Nobel, qu’un nouveau président au pouvoir, que les Nations unies au courant de la torture infligée aux femmes, ça change tout. Non.

« Quand vous enterrez des femmes vivantes et que vous restez libres », la route sera longue, raconte le Dr Mukwege.

« On ne peut pas construire la paix sur des fosses communes et sur l’impunité. On a essayé pendant 20 ans. Ça ne marche pas. »

Parce que telle est la réalité.

Des hommes entrent dans une église, violent la femme du pasteur, devant lui et devant l’assemblée de fidèles.

Des périnées de bébés sont éclatés. Des femmes se font violer, puis tirer des balles dans l’appareil génital, se font enfoncer des baïonnettes, des objets contondants, se font brûler l’intérieur. Se font violer devant leur mari, devant leurs enfants, devant leur village.

« [À partir de là], le pasteur n’est plus pasteur. L’époux n’est plus un époux. L’épouse ne se sent plus une épouse. Il y a distanciation, perte d’identité individuelle et collective. »

— Le Dr Denis Mukwege

Le mari, qui ne supporte pas de n’avoir pu intervenir et qui n’oublie jamais ce qu’il a vu, est le premier à partir, explique le Dr Mukwege. Suivent les femmes et les enfants, terrorisés.

Des dizaines de milliers de femmes, trop atteintes, ne pourront pas se reproduire ou agrandir leur famille. Souvent, on leur a transmis le sida ou d’autres ITS, qu’elles transmettront à leur tour. La population de l’ennemi diminue. Des villages se vident.

UNE BARBARIE QUI N’A RIEN DE CULTUREL

Comment en arrive-t-on à cette barbarie ? La question est sans cesse posée au Dr Mukwege, qui avoue que même les animaux ne font pas ce qu’il voit.

« Quand les viols ont commencé, ils étaient faits par des armées étrangères. Mais ceux qui violent, maintenant, ce sont des Congolais. Des jeunes, à qui l’on fait des lavages de cerveau, que l’on recrute dans l’armée en leur promettant des femmes et de l’argent, le bonheur. »

Mais attention, enchaîne aussitôt le Dr Mukwege. « Il ne faut jamais considérer que ces violences sont culturelles. Après l’ouragan Katrina, à La Nouvelle-Orléans, les violences sexuelles ont doublé. Quand l’État est absent, les femmes et les enfants paient un lourd tribut. »

Il évoque aussi le fait qu’en France, « une femme est tuée tous les trois jours par son partenaire intime ».

Ce dont cela témoigne, c’est qu’il n’y a pas égalité entre les hommes et les femmes. Dans aucun pays. Si l’on tue une femme « parce qu’elle nous énerve », si on la viole, « c’est qu’on ne la considère pas comme son égale ».

Le Dr Mukwege se fait le porte-étendard non seulement des victimes de viol en République démocratique du Congo, mais de toutes les femmes, de tous les pays.

En 2013, à Rima Elkouri, de La Presse, le Dr Mukwege avait parlé de ces trois hommes amputés de leur pénis après avoir commis un viol. Les journalistes s’étaient précipités en République démocratique du Congo. « Même le New York Times était là pour constater, pour voir ! Je ne minimise pas. Mais c’étaient trois hommes. Si vous comparez à la multitude de femmes qui sont mutilées tous les jours… […] Je me demande si, peut-être, dans cette indifférence, il n’y a pas une discrimination. »

DÉÇU DE L’ONU

Le Dr Mukwege n’est pas revenu sur cette histoire, mais il n’avait plus le ton de « celui qui se demande ». Il avait le ton de celui qui dénonce, qui s’indigne, qui montre sa frustration. Poliment, mais franchement.

Il ne cache rien de sa déception. Il est dépité par la tiédeur de l’ONU qui, en avril, a bien voté une résolution pour combattre le viol comme arme de guerre, mais totalement édulcorée.

Il évoque aussi cette enquête du Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme qui détaille « 617 crimes de guerre et contre l’humanité et qui a été mise dans un tiroir ».

« Quand, une nuit donnée, de 200 à 300 femmes sont violées dans un village, c’est qu’il y a eu planification. »

— Le Dr Denis Mukwege

Pour lui, aucun doute : il faut de toute urgence que des tribunaux nationaux ou internationaux jugent les personnes coupables de crimes sexuels.

Pour que des gens paient pour leur crime, pour que des femmes obtiennent au moins une réparation judiciaire.

Les rares fois où les femmes portent plainte et remportent leur procès, au Congo, « on les voit se promener dans leur village avec leur papier qui prouve que ce n’était pas elles, les fautives, mais leur bourreau ».

De dire tout cela à voix haute, de dénoncer le sort fait aux femmes sur toutes les tribunes, cela a un prix pour le Dr Mukwege qui, depuis qu’il a été victime d’une tentative d’assassinat en 2012, vit sous une surveillance constante.

Même à l’Université de Montréal, hier, des gardiens de sécurité étaient bien présents.

« Je continue à être prudent parce que j’ai déjà perdu beaucoup de gens autour de moi. »

COMMENT AIDER ?

Dans l’assistance, une question : comment aider ? Le docteur répond que cela peut notamment passer par le militantisme. À la fin de son discours, il fournit l’hyperlien menant vers le rapport des Nations unies mis au placard. Il croit que les gens devraient réclamer à grands cris que l’ONU y donne suite.

Quand on lui demande s’il est entouré, au Congo, ou s’il est l’un des rares à se lever aussi publiquement pour dénoncer, il évoque toutes ces femmes d’Afrique, mais aussi d’Irak, du Kosovo, de partout, qui réclament que cesse la violence sexuelle et qui, par leurs campagnes sur l’internet, peuvent faire une différence.

Au premier rang, deux Congolaises de Montréal, une mère et sa fille, diplômée de l’Université de Montréal, boivent les paroles du Dr Mukwege et ponctuent son discours par plusieurs « Amen ».

« Au Congo, aucun leader politique capable de faire la différence ne semble émerger, se désole Linda Bosembo-Mbitse, une diplômée de l’Université de Montréal qui vit au Québec depuis plus de 20 ans. On n’a toujours pas eu notre Mandela. Si seulement le Dr Mukwege voulait se lancer en politique. »

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UN DOCTORAT ET UN PARTENARIAT AVEC L’UdeM

L’Université de Montréal a remis un doctorat honoris causa au docteur Denis Mukwege, vendredi dernier. L’établissement a aussi signé avec sa fondation une entente en vertu de laquelle des médecins, des infirmières, des chercheurs, des travailleurs sociaux et des juristes, entre autres, pourront suivre des formations et effectuer des stages de l’Université de Montréal, soit en République démocratique du Congo, soit à Montréal. La Fondation Panzi RDC du Dr Mukwege entend étendre son action à plusieurs régions de la République démocratique du Congo et à d’autres pays de l’Afrique francophone.

Le blogue change de couleur

Depuis quelques jours, vous avez sans doute remarqué que ce blogue avait changé quelque peu de style, de couleur. Il s’est en sorte modernisé. J’y songeait depuis un bon moment. Le temps était venu de passer de la parole aux actes et de présenter un changement qui, sans être drastique, a vu quelques liens se déplacer.

C’est ce que je me propose d’éclaircir avec vous pour que vous en profitiez au maximum. Les photos d’entête répondent à des thèmes que je m’impose, et qui s’affichent de façon aléatoire. Pour vous donner une idée, ce sont présentement des photos de printemps qui défilent.

LA BONNE EXPOSITION

Le blogue se compose d’un titre et de deux colonnes. Celle de gauche comprend les textes quotidiens et celle de droite, une foule de renseignements intéressants, des anniversaires, des pensées, des éphémérides, des recherches par dates et par catégories, sans oublier des liens d’albums photos, de clips vidéo instructifs et les principales nouvelles de TVA. Pour revenir au titre, en fait sous le titre, vous avez quatre dispositions relatives à ce que vous trouvez sur ce blogue, me concernant principalement.

Si vous utilisez un ordinateur, vous pouvez voir et apprécier les deux colonnes en même temps, ce qui est différent avec une tablette. Celle-ci doit être utilisée dans son sens HORIZONTAL pour en bénéficier. Ce contenu, à droite, vous révèle des secrets et des découvertes. En position verticale, seulement la colonne de gauche contenant l’article du jour est visible et vous vous privez de détails intéressants.

LES DÉTAILS DES ARTICLES

Sous le titre de chacun des articles se trouvent ses détails pertinents; la date, son auteur, sa catégorie pour faciliter les recherches et finalement « Laisser un commentaire ». C’est là qu’il faut cliquer pour y laisser votre commentaire. Dès qu’il y en a un d’émis, on retrouve le nombre de commentaires rendus pour cet article.

Sur l’ancienne version du blogue, ces items se retrouvaient en fin d’article. Une fois que votre premier commentaire est écrit et envoyé, je dois l’approuver, après quoi il s’affiche automatiquement dans la section commentaire, les fois subséquentes. Je vous invite fortement à donner votre opinion autant de fois que vous voulez afin d’alimenter les articles de votre opinion toujours la bienvenue.

UNE DISPOSITION PLUS VISIBLE

Ce style comporte des caractères plus gros et plus faciles à lire. Cette disposition générale fait en sorte qu’on n’a pas à s’arracher les yeux pour parcourir les textes, et principalement sur une tablette qui, à la longue, force la vue. Également, le fait d’avoir une colonne de droite sur fond de couleur, la rend plus visible à côté des articles journaliers.

BIENVENU DANS MON UNIVERS ! VOUS ÊTES ICI CHEZ-VOUS.

Comme le dit si bien mon slogan, j’avais besoin de refaire une beauté à ce blogue qui me permet de vous rejoindre, toutes et tous. Quand je m’installe face à mon clavier, c’est à vous que je pense au moment de rédiger mon article. Je veux qu’il vous rejoigne et qu’il soit intéressant au moment de le parcourir des yeux en sirotant calmement votre café matinal, parce que plusieurs d’entre vous me disent que c’est ce qu’ils font, chaque matin. Vous êtes définitivement ma source de motivation et j’espère que ce sera pour longtemps.

Salmigondis

LA PLEINE LUNE : MOINS INFLUENTE QU’ON PENSE
Contrairement à la croyance populaire, la pleine lune n’altère pas nos comportements. En réalité, elle n’a aucun effet sur nous. C’est ce que révèle une étude internationale menée par des chercheurs de 13 pays et publiée dans la revue Frontiers in Pediatrics.

Pour le bien de l’exercice, ils ont observé les réactions de près de 6 000 enfants – provenant d’un peu partout dans le monde – aux changements de phases lunaires. Résultats : ces dernières n’avaient pas du tout ou très peu d’influence sur l’humeur et sur la qualité du sommeil des enfants. Comme quoi seuls les loups-garous réagissent vraiment à la pleine lune !

Source : Revue Coup de Pouce, janvier-février 2019

LA SALIVE AIDERAIT À DÉPISTER LE CANCER DU SEIN
Une étude internationale à laquelle ont participé des chercheurs de l’Université Laval et du Centre de recherche du CHU de Québec affirme qu’un test de salive pourrait aider les médecins à évaluer le risque qu’une patiente développe un cancer du sein.

Grâce aux information fournies par le test, les femmes pourraient ensuite recevoir des suivis plus personnalisés. Cette découverte est présentement testée ce printemps auprès de 10 000 femmes au Québec et en Ontario. Les données recueillies alors permettront de déterminer si le test de salive peut être intégré au système de santé.

Source : Revue Coup de Pouce, mars 2019

ENTREPOSER SES PRODUITS CORROSIFS EN TOUTE SÉCURITÉ
Saviez-vous que certains dégâts d’eau peuvent être causés par des produits nettoyants et mal entreposés ? La Régie du bâtiment du Québec (RBQ) et la Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec (CMMTQ) affirment que les émanations des produits nettoyants peuvent nuire aux appareils et aux accessoires de plomberie, au point de les briser et de causer des fuites… On n’ose imaginer leurs effets sur notre organisme quand on les respire ! Il faut donc éviter de les ranger près de la tuyauterie, notamment sous l’évier, comme on a l’habitude de le faire.

Source : Revue Coup de Pouce, mars 2019

COMME VIRE-CAPOT, IL BAT TOUS LES RECORDS
Charles Taylor, lors de son de son passage en commission parlementaire sur le projet de loi 21 sur la laïcité, a effrontément renié la rédaction de son rapport de 2008. Pourtant, il a encaissé une mirobolante somme d’argent pour cette commission Bouchard Taylor. Il divague ou est atteint de sénilité ?

Quoi qu’il en soit, aurait-il la décence de rembourser ses honoraires que nous, les CONtribuables, avons déboursés pour son horrible menterie. Comme vire-capot, il mérite tous les honneurs et il aurait intérêt à fermer sa grande gueule. Pour moi, ce monsieur n’a plus aucune crédibilité.

LA GRANDE COMÉDIE… OU LE DRAME, C’EST JUSTE ICI QU’ON PEUT OBSERVER ÇA
Pour demeurer dans l’actualité sur le sujet de la laïcité, la grande comédie à laquelle on assiste en commission parlementaire me fait penser aux dernières semaines avant l’accession au pouvoir par le Parti québécois de René Lévesque, le 15 novembre 1976. Le meilleur gouvernement des cinquante dernières années. Les épouvantails étaient sortis et les opposants à la souveraineté menaçaient de quitter le Québec en masse, pour l’Ontario. On nous promettait l’anarchie, bref, nous allions regretter notre geste.

Les Québécois ont finalement balayé le Parti libéral pour faire élire 71 députés. Un balayage. Le lendemain, j’ai offert à un compagnon de travail de l’époque de le déménager gratuitement et selon sa convenance. Il n’a jamais posé le geste, et la vie a continué son bonhomme de chemin sans grands bouleversements.

Et puisque les épouvantails à moineaux sont encore sortis, je suis tombé sur une affirmation de Stéphanie Landry qui a attiré mon attention. Est-ce véridique ? Je n’ai pas vérifié mais je serais porté le croire. Voici ce texte : « Après 13 jours de voyagement, près de 3 000 km parcourus, plus de 40 heures de route à travers le Maroc, un pays où 90% des habitants sont de religion musulmane, voici trois faits très surprenants que nous avons observés…

Au Maroc, tous les policiers sans exception portent le costume de policier… Aucun voile, turban ou signe religieux n’est visible. Au Maroc, les gens qui ont des emplois (que ce soit guide dans les montagnes, chamelier, chauffeur, serveur…) cumulent leurs prières de la journée pour les faire après le travail, et cela s’ils ont le temps. Ce moment est entre Allah et eux.

Au Maroc, dans la grande ville universitaire et touristique d’Agadir, toutes les femmes qui veulent travailler dans l’hôtellerie doivent enlever leur voile. Aucun signe religieux n’est permis pour tous les employés, qu’ils soient homme ou femme.

Hum ! Ça porte à réfléchir… Pourquoi dans notre pays aux origines chrétiennes, qui se veut principalement laïc, devons-nous composer avec ces enjeux qui ne sont même pas permis dans ce pays musulman ? »

C’est juste ici, qu’on peut endurer cela !