Les niais

Les niais se définissent comme étant des personnes dont la simplicité, l’inexpérience va jusqu’à la bêtise, on pourrait également les qualifier aussi de nigaud, simplet, bête, stupide, enfin bref de tout qualificatif du genre.

En sirotant lentement mon café matinal hier, tout en parcourant les pages du Journal de Montréal, je me suis délecté de l’article de Richard Martineau, sur ce type de personnage décrit au travers de l’actualité. Délecté à en rire à gorge déployée. Ce texte est tellement évocateur de la réalité d’aujourd’hui, que si vous l’avez manqué, je me fais un plaisir de vous le partager.

DUH ! Richard Martineau

On est rendu là.

Il faut dire aux gens de ne pas prendre de selfies avec des coyotes. Je pensais que ça tombait sous le sens. Mais non.

Il semble que la première chose que certaines personnes font lorsqu’elles voient un coyote sur leur terrain est de sortir leur cellulaire, de se planter à côté de la bête et de se prendre en photo en souriant. Et ces gens votent ! Ils élèvent des enfants ! Ils dirigent peut-être même des équipes dans des entreprises !

L’OURS A MANGÉ MON DOIGT

Ça, c’est le même genre de personnes qui poursuivent des fabricants de fours micro-ondes parce qu’ils n’ont pas écrit en grosses lettres qu’il ne faut pas mettre sa tête dans le four.

« Vous n’avez pas écrit qu’il ne faut pas mettre notre chat dans la sécheuse ! Je vous poursuis pour 2,5 millions ! »

Je me souviens, il y a neuf ans, j’ai interviewé un gars d’une vingtaine d’années qui s’était fait arracher un doigt par un grizzly dans l’ancien zoo de Québec. Le zoo était fermé depuis trois ans. La plupart des animaux avaient été relocalisés dans d’autres jardins zoologiques, mais il en restait quelques-uns dans des cages, dont deux grizzlys et un ours kodiak.

Le gars a traversé le bois en pleine nuit pour se rendre à l’ancien zoo, un site qui était interdit d’accès. Il a escaladé un garde-fou. Il a fait le tour des hautes clôtures munies de barbelés qui ceinturaient l’endroit. Il a trouvé une faille.

Il est rentré dans le zoo. Il s’est pointé à la cage des grizzlys. Il s’est collé le dos contre la cage des ours pour se faire photographier par un de ses amis. Et un grizzly s’est sorti le museau du grillage pour lui mordre le majeur. Question quiz : qui doit-on blâmer ? Le grizzly ou le gars ?

GOUVERNEMAMAN

Il y a un mois, un couple de touristes australiens de passage en Turquie est tombé d’une falaise de 140 mètres en prenant un selfie. S’ils avaient pu, ils se seraient photographiés pendant leur chute… Ils auraient eu plein de « likes » sur Facebook ! « Wow ! Cool ! Mes sympathies à vos enfants… »

Les « morts par selfie » se multiplient. En 2015, les selfies ont causé plus de décès que les attaques de requins. La situation est telle que le ministre de l’Intérieur russe a publié un guide pour mettre en garde ses concitoyens contre les dangers du selfie !

« Un selfie cool peut vous coûter la vie, dit le guide. Il ne faut pas se prendre en selfie avec une arme à feu chargée, en grimpant sur un toit ou sur une voie ferrée… »

Duh !

On a vraiment besoin du gouvernement pour savoir qu’il ne faut pas se prendre en selfie SUR LE BORD D’UN PRÉCIPICE ?

Bientôt, sur les jeans, ça va être écrit : « Vous devez baisser la fermeture éclair de votre pantalon si vous voulez pisser… »

EGO, PHOTO, RIDEAU

C’est plate, mais c’est la réalité : certaines personnes sont totalement dénuées de jugement. Et souvent, ce sont celles qui aiment le plus se prendre en photo. Petit cerveau, gros ego.

Salmigondis

LE CANNABIS À TOUTES LES SAUCES
La date du 17 octobre approche à grands pas et les vautours d’affaires cherchent l’occasion de se remplir les poches de nouvelles sources de revenus. La SAQ et ses nouveaux magasins s’attendent à des ventes records, comme au temps des Fêtes. Mais la dernière en lice, Molson veut lancer une bière au cannabis. C’est pas beau ça? Tantôt le cannabis va se prêter à tous les produits et à toutes les recettes. Du bœuf haché saupoudré de cannabis, des biscuits, muffins, soupe, pains, mettez-en c’est pas de l’onguent. Une société « stone » s’annonce. L’époque du peace and love reviendra à la mode. Le cannabis sera à l’honneur comme cadeau au temps des Fêtes. Le bordel d’automne n’est pas déjà commencé, que le cannabis prend tout l’espace. Justin devait être sur un gros trip de pot lorsqu’il a décidé de le légaliser.

UN LOGO à 45 000$
Rien de trop beau pour le gouvernement surtout quand l’argent ne provient pas de leur poche mais plutôt de celle des CONtribuables. Ils viennent de payer 45 000 beaux dollars pour accoucher du nouveau logo de la Société Québécoise Du Cannabis (SQDC). En matière de gaspillage de fonds publics c’est l’éloquence même. Il me semble qu’un concours populaire aurait pu donner un aussi beau, sinon meilleur résultat. Il me semble qu’un prix de 5 000$ d’épicerie pour le gagnant aurait mis à contribution le talent local. Double avantage; faire la joie d’une famille avec une économie de 40 000$.

LES AÎNÉS MALADES CRÈVENT DE CHALEUR
On apprend que les CHSLD et les hôpitaux n’ont pas de climatiseurs, pour contrer la canicule qui nous fait souffrir. Pire encore, à plusieurs endroits, la ventilation est défectueuse et les refroidisseurs d’eau sont brisés ou hors d’usage. Encore plus odieux, Certains sont obligés de payer pour se faire installer un bidule qui apporterait un peu de fraîcheur. Résultat en temps de canicule; certains aînés malades paient de leur vie cet inconfort. Cependant, les administrations de ces centres et hôpitaux, profitent de bureaux climatisés. « Pas d’argent pour le pauvre monde ». Où il est le foutu fric? Si vous avez répondu « dans les poches des médecins avec la complicité des Barette et Couillard », vous avez raison. Ils sont à préparer leur retour en médecine avec les généreuses augmentations données à leurs collègues. Il me semble que l’argent aurait dû être investi à la bonne place.

LA GUERRE COMMERCIALE SUSCITE DES INQUIÉTUDES
WASHINGTON |(AFP) Les entreprises américaines commencent à s’inquiéter de l’impact de la guerre commerciale sur leur santé et celle de l’économie, même si l’administration Trump affirme que la croissance ne devrait pas en souffrir.

Dans une analyse publiée hier et intitulée La Mauvaise Approche (The Wrong Approch), la Chambre de commerce américaine estime à « environ 75 milliards de dollars » le montant des exportations américaines touchées jusqu’à maintenant par les mesures de rétorsion des partenaires commerciaux des États-Unis.

Elle cite notamment six États (Alabama, Michigan, Pennsylvanie, Caroline du Sud, Texas et Wisconsin) comme étant particulièrement affectés. Tous ont voté Trump lors de l’élection présidentielle de 2016.

Mais ces inquiétudes ont été balayées récemment par le secrétaire au Commerce Wilbur Ross. « L’investissement des entreprises est très élevé et le taux de chômage si bas qu’il y a plus d’emplois à pourvoir que de chômeurs pour la première fois dans l’histoire », a-t-il assuré lors d’un entretien à la chaîne de télévision CNBC.

Salmigondis

Tu fraudes ton pays d’adoption? C’est l’expulsion!
Une famille de réfugiés du Bangladesh arrivée en 1999, sans emploi, ont fait une demande d’aide sociale qui leur a été accordée par le gouvernement. Rapidement, ils ont trouvé un moyen de frauder l’aide sociale en intervertissant les noms et prénoms, en ajoutant des casiers postaux, pour bénéficier de plusieurs chèques chaque mois. Le subterfuge a duré 12 ans, jusqu’à ce qu’un fonctionnaire découvre le pot aux roses lors de leur demande d’obtenir la citoyenneté canadienne. Traduit en justice, le chef de famille s’en tire avec une probation de trois ans et 240 heures de travaux communautaires. Même s’ils ont remboursé une partie du montant volé ils devraient être renvoyés au Bengladesh sur le champ. Point à la ligne. Pas de deuxième chance. C’est le prix à payer pour tout acte criminel.

Vrai ou faux? C’est bon à savoir.
Tout a été dit sur la burqa et le niqab. Enfin presque tout puisque qu’une personne m’a fait parvenir le texte qui suit. De quoi éclaircir certaines croyances… et de démontrer la signification de ce vêtement en Turquie. Il serait bon de rappeler ceci aux porteuses de burqa ou niqab actuelles, peut-être qu’elles se vêtiraient autrement. La burqa vient du Culte d’Astarté (Astarté étant une déesse connue dans tout le Proche-Orient) dans la Mésopotamie antique.

Pour honorer la déesse de l’amour physique, toutes les femmes sans exception devaient se prostituer une fois l’an dans les bois sacrés qui entouraient les temples de la déesse. Pour ne pas être reconnues, les femmes de la haute société prirent l’habitude de se voiler totalement. Et n’oubliez pas ceci… Mustapha Kemal, alias Atatürk, 1er président de la Turquie, de 1923 à 1938, avait trouvé la bonne astuce pour clouer le bec aux intégristes de l’époque; Il avait mis un terme au port de la burqa et du niqab, en faisant une loi toute simple, avec effet immédiat, toutes les femmes turques ont le droit de se vêtir comme elles le désirent… toutefois, toutes les prostituées doivent porter la burqa ou le niqab.

Dès le lendemain, on ne voyait plus de burqa et de niqab en Turquie. Et ce serait toujours en vigueur!

Plus de lits d’hôpitaux disponibles cet été
Enfin une bonne nouvelle; moins de lits d’hôpitaux seront fermés durant l’été au Québec. Que s’est-il passé? La tique a frappé les administrateurs? Ils ont compris que la maladie ne prend pas de vacances? Quand tu choisis d’œuvrer dans le domaine de la santé, et principalement en milieu hospitalier, c’est un travail continu 24 heures par jour. Les avantages sociaux doivent être répartis sur 12 mois parce que c’est un choix qui s’impose, tout comme les policiers, pompiers et ambulanciers. La santé ne choisit pas son moment pour frapper. Il faut une disponibilité maximale envers les patients.

Trump l’imbécile!
On ne sait pas comment le bonhomme va faire changer le monde mais tant qu’il est en poste comme président des États-Unis, il demeure dangereux tant il est imprévisible, incohérent et dépourvu d’intelligence. J’espère qu’il ne sera pas réélu en 2020 parce que la paix mondiale est menacée à moyen terme. Curieusement, sa popularité augmente dans sa population. Comme beaucoup d’Américains « fuckés » qui s’assemble se ressemblent. J’ai bien aimé cet extrait de l’article de Lise Ravary dans les pages du Journal de Montréal de lundi et qui résume assez bien l’imbécile orange;

« Trump s’affiche comme un leader fort qui agit, qui se fiche de la rectitude politique, qui n’a pas besoin de la Constitution, de l’État de droit, des médias – et surtout pas de Justin Trudeau – pour Make America Great
Again. Cela plaît! Son comportement au G7 aussi. Sa base applaudira toujours quand des étrangers, ces êtres inférieurs, se feront donner l’heure par le président. Les autres pays? Qui en a besoin? »

À prendre connaissance de ses différents gazouillis, il est indigne d’occuper cette fonction de président des États-Unis. Il est vraiment un grand malade qui s’ignore avec son intelligence de cloporte. L’avenir se chargera peut-être de remettre les pendules à l’heure et heureusement que son règne ne dépassera pas 2024 dans le pire des scénarios. En comparaison de son prédécesseur, il est très loin d’arriver même à la hauteur de son plus petit orteil.

Négocier avec l’« ami » Donald

Un jour l’ALENA est sur le point de se régler, le lendemain, la menace de tout arrêter plane. Donald veut des ententes bilatérales, Justin n’est pas tellement d’accord. La semaine suivante, on recommence et la roue tourne comme ça au gré des volontés de Donald.

Stéphane Laporte a dépeint l’« ami » Donald, dans son papier du 2 juin dernier publié sur La Presse + et je l’ai trouvé tellement juste et pertinent, que je ne peux m’empêcher partager ce petit bijou avec vous. Le voici.

COMMENT NÉGOCIER AVEC DONALD TRUMP

Quel est le livre préféré de Donald Trump, après la Bible? The Art of the Deal. Qui en est l’auteur? Donald Trump.

Cet ouvrage, publié en 1987, a fait de Donald Trump l’homme d’affaires le plus médiatisé des États-Unis. Ça raconte l’histoire du Donald. Sa vertigineuse ascension dans le monde financier new-yorkais. Et ça transmet le mode d’emploi de l’art de négocier.

Premièrement, avoir des objectifs ambitieux. On refait toutes les ententes avec tous les pays. America first. Les autres, derniers. On écrase. On saigne. On pulvérise. L’Amérique n’a pas besoin d’amis. L’Amérique n’a besoin que de l’Amérique.

Deuxièmement, être prêt à rompre les négociations en tout temps. On négocie. On négocie plus. On négocie. On négocie plus. On fait un sommet, on en fait pas. On fait un sommet, on en fait pas. On négocie l’ALENA, on scrappe l’ALENA. On négocie l’ALENA, on scrappe l’ALENA. Des observateurs disent que Trump ne cesse de changer d’idée. Faux.

Trump ne change pas d’idée. Il négocie. Trump n’est pas fou. Il joue au fou avec vous.

Troisièmement, faire des concessions sur des niaiseries qui ne concernent pas vraiment le sujet des négociations. Je vais faire un selfie avec vous. Je vais nettoyer vos pellicules. Je vais vous accepter sur Twitter. Votre pays pourra gagner Miss Univers. N’importe quoi. Pourvu que ça ne coûte rien.

Quatrièmement, quand l’accord intervient, il faut s’en attribuer le mérite. Tout le mérite. J’ai baisé la Corée du Nord, à moi le prix Nobel! J’ai arnaqué le monde entier, à moi la réélection!

Trump préside les États-Unis comme il gère ses affaires. En suivant le même crédo. En appliquant The Art of Deal. Maintenant, comment faire pour ne pas se faire arnaquer par lui?

Depuis cette semaine, le Canada est en guerre avec les USA. Trump a imposé des tarifs additionnels de 25% sur l’acier canadien et de 10% sur notre aluminium. Trudeau a répliqué en ajoutant des surtaxes sur plusieurs produits américains, dont la pizza, les quiches, le yogourt, le whisky, les cartes à jouer et les sacs de couchage. Ayoye! ça joue dur.

Si votre projet de vacances, c’est d’aller en camping en dormant dans un sac de couchage neuf, en buvant du Jack Daniel’s, en mangeant de la pizza et en jouant au poker, allez acheter tous les accessoires nécessaires à votre bonheur avant le 1er juillet. Sinon, vous pourrez toujours vous rouler un gros joint, pour oublier la surtaxe.

Tôt ou tard, quand les lobbys de la quiche et du yogourt auront mis de la pression sur le gouvernement américain, ce dernier devra revoir ses mesures économiques et s’entendre avec le Canada.

Faudra négocier. D’ailleurs, faut toujours négocier. Depuis que Trump est au pouvoir, le Canada et les États-Unis ne font que ça, négocier et renégocier un ALENA qui n’aboutit pas.

Mais comment négocier avec Donald Trump sans se faire avoir? C’est simple. Il faut lui renvoyer la balle.

Quand le Canada négocie avec les Américains, il cherche un compromis qui ne choquera pas les Américains. C’est pas ça qu’il faut faire. Règle numéro un : être ambitieux. Il faut vouloir purger les USA. Déculotter Donald. Il faut viser le meilleur deal pour le Canada. Point.

Il faut aussi que Justin annule ses rendez-vous avec Donald. Qu’il lui pose un lapin. On va se parler au G7. Non, on ne se parlera pas au G7. Je vais aller à Washington. Non, je n’irai pas à Washington. Trump ne respecte que les pays qui lui tiennent tête. Il faut lui faire face avec attitude, comme dirait Marc Bergevin. Juste avant la photo officielle, lui replacer la grosse couette orange dans son toupet.

Faut pas dire que les États-Unis sont nos amis. Surtout pas. Faut dire que c’est une grosse puissance qui nous exploite. Qu’ils profitent de nous. Depuis toujours. Et que ça a assez duré. Qu’il faut enfin se tenir debout. Trump diabolise toujours ses adversaires. Il faut renverser les rôles. Ce qui ne devrait pas être trop compliqué. Diaboliser Trump, c’est un euphémisme.

Ne pas oublier de faire des concessions niaiseuses. Donner à Donald la plus belle chambre lors du G7 à Charlevoix. Envoyer des selfies de Justin à Ivanka. Ne pas taxer Netflix. Ah non, ça, c’est déjà fait.

Pour ce qui est du quatrième point, s’attribuer le mérite de l’entente conclue, c’est peine perdue. Justin pourra bien essayer de le faire, il n’y arrivera pas. Donald se vante de tout.

La détente entre les deux Corées, c’est Donald. Le redressement économique, c’est Donald. La montée de la CAQ, c’est Donald. Tout est grâce à Donald. Trump aime tellement s’attribuer le mérite pour tout qu’il faut s’en servir quand on négocie avec lui. Il faut le flatter dans le sens du cheveu.

Son besoin d’attention est si grand qu’à bien y penser, oubliez les quatre points, la meilleure façon de négocier avec Trump, c’est de l’ignorer. Totalement. Ne pas répondre à ses attaques. Ne parler que de Poutine. Ne transiger qu’avec Poutine. Louanger Poutine. Critiquer Poutine, Avoir du Poutine plein les médias.

Seul et délaissé, Donald Trump
ne pourra faire autrement que d’être gentil pour que l’on s’intéresse à lui.

Qu’il apprenne enfin que l’art de négocier, c’est le talent de trouver ce qu’il y a de meilleur pour les deux parties.

Le « Power trip » de Trump

Il n’a rien à son épreuve et il est en train de bouleverser l’économie mondiale au point de surtaxer ses propres alliés. Incompréhensible à l’extrême, il gouverne selon son humeur et ce qu’il a bouffé au dernier dîner.

Heureusement que notre premier ministre Justin Trudeau s’est enlevé les doigts dans le nez pour sortir son artillerie de taxes lui aussi. Il était temps! Ce qui me chicotte cependant, c’est que son application débutera le 1er juillet.

Pourquoi pas maintenant? Serait-ce pour nous faire oublier momentanément la date reportée de la légalisation du cannabis? C’est une autre histoire.

Quoi qu’il en soit, j’ai dévoré avec satisfaction l’article de Denise Bombardier dans l’édition du Journal de Montréal d’hier, et je m’empresse de le partager avec vous.

TRUMP L’IGNORANT

Le président des États-Unis Donald Trump vient de dépasser les bornes.

Avec une ignorance à la hauteur de son narcissisme, il se croit personnellement au-dessus de toutes les règles et des accords internationaux. Il prouve aussi son incapacité à comprendre les politiques commerciales internationales.

Pire. Il fait avant tout fi de ses alliés. En frappant le pays de tarifs douaniers de 25% sur les exportations d’acier et de 10% sur celles de l’aluminium, il crache – le mot n’est pas trop fort – sur le Canada, un pays sans envergure à ses yeux, ne serait-ce que parce que ses citoyens n’aiment pas les armes à feu et croient que la paix est préférable à la guerre.

Il doit aussi cautionner les opinions de son nouveau conseiller, l’ex-maire de Ney York Rudy Giuliani, qui m’a confié un soir dans un dîner que le Canada avait le système de santé le plus pourri et le plus communiste de la planète.

REPRÉSAILLES

Justin Trudeau est enfin sorti de sa léthargie jovialiste et a retrouvé le boxeur en lui en imposant des mesures de représailles du même acabit. Il surtaxera l’acier et l’aluminium en provenance des États-Unis.

Donald Trump s’attaque aussi à son autre allié commercial, le Mexique. Ce pays dont il a déjà dit qu’il était habité par des bandits et des violeurs. L’on comprend que Donald Trump fera tout en son pouvoir pour faire exploser l’ALENA par la même occasion.

Il affronte aussi ses alliés européens, la France et l’Allemagne avant tout. La chancelière allemande Angela Merkel, qu’il méprise autant qu’elle le déteste, rejette également ses taxes. Il fallait la voir, l’air dégoûté, lorsqu’elle a fait sa déclaration cette semaine.

Quant à son « ami », le président français Emmanuel Macron, il a prévenu Trump de l’illégalité de sa décision et l’a informé que l’Union européenne userait d’une manière ferme et proportionnée à cette politique commerciale guerrière.

FRONT COMMUN

Toute une ambiance s’annonce au Sommet du G7 à La Malbaie. Il y a fort à parier que les chefs d’États et de gouvernements feront front commun contre celui qui ne respecte ni l’histoire, ni les amitiés diplomatiques, ni les accords qui le lient à ses alliés.

Justin Trudeau a réussi à mater Donald Trump, et de fait même à habiter enfin sa fonction, oubliant les apparences et les selfies. Il donnera le ton en tant qu’hôte de ce sommet déjà entaché par toutes les craintes qu’il suscite à cause des débordements prévisibles des manifestants, compte tenu des sommets antérieurs.

L’économie mondiale a un nouvel ennemi affirmé et brutal en la personne de Donald Trump. De plus, après sa rupture avec ses alliés, nous savons qu’il veut imposer sa loi à la Chine. Donald Trump est un puits sans fond d’irresponsabilité. Il carbure aux préjugés, n’écoute que sa clientèle électorale et se flatte de sa longue expérience de faire des deals.

La solidarité politique, le respect des adversaires sont des insignifiances pour le roi qui se rêve président à vie des États-Unis.

Le « pot »… c’est pour bientôt

Et oui! Ce fut l’euphorie pour plusieurs lorsqu’annoncé à l’origine puis, le calme, pour finalement faire ressortir les problèmes à venir à l’approche du jour J.

Je fais partie des « pas d’accord » avec cette légalisation et j’anticipe plus de problèmes reliés à cette drogue que de solutions. Quoi qu’il en soit, nous vivons dans une drôle de société, où toutes les valeurs de jadis ont pris le bord. Certains appellent ça une évolution alors que moi je trouve qu’on perd tous nos repères.

Hier matin, j’ai lu avec grand intérêt, l’article de Richard Martineau dans les pages du Journal de Montréal et j’ai trouvé sa vision de notre drôle d’époque, comme il le souligne, assez près de la mienne. En tout cas, ça apporte des interrogations sensées et des réponses bizarres. C’est ce que je partage avec vous aujourd’hui.

PUSHERS RECHERCHÉS

Comme l’a écrit ma consœur Annabelle Blais hier, Québec cherche 300 vendeurs de pot pour travailler dans ses futures succursales de la SQDC (Société québécoise du cannabis).

Ces pushers payés par l’État devront avoir une « bonne maîtrise du sujet » et être « capable de conseiller les consommateurs sur les 150 produits » qui se trouveront en magasin.

LES BONS ET LES MAUVAIS FUMEURS

J’imagine que ces futurs fonctionnaires ne possèdent pas qu’une connaissance théorique du sujet. Ils en ont aussi fumé. Et du bon. Venant des quatre coins du monde.

Pensez-y deux minutes. Des dizaines de milliers de Canadiens ont présentement un casier judiciaire pour possession simple de marijuana. Cela les empêche de voyager à l’étranger, de faire du bénévolat ou même de décrocher un emploi.

Mais d’un autre côté, l’État québécois offre un emploi dans la fonction publique à des gens qui ont consommé du pot pendant des années, alors que cette substance était illégale! Si tu t’es fait pincer à fumer, on te punit.

Mais si tu ne t’es pas fait pincer, si tu as été assez habile pour consommer une substance illégale sans te faire arrêter par la police qui est censée appliquer la loi, on t’encourage à envoyer ton CV à la SQDC, car on a besoin de ton expertise et on veut t’offrir un emploi! Euh…

C’est pas un peu bizarre, ça? Il y a les mauvais fumeurs, qui ont été arrêtés (et qui sont considérés comme des criminels). Et les bons fumeurs, qui n’ont pas été arrêtés (et qui sont considérés comme des experts).

J’imagine que si tu as un dossier pour possession de pot… tu ne pourras pas vendre de pot! My God… Certains bureaucrates en fument décidément du bon…

AVEC PAS DE DROGUE

Les conseillers qui seront embauchés par la SQDC suivront une formation cet été… mais on ne leur fera pas fumer de pot! Parce que le pot ne sera pas encore légal… Vous imaginez, vous, un conseiller en vin qui ne déguste pas les vins qu’il est censé vendre?

On veut que le conseiller de pot connaisse parfaitement les produits qu’il va vendre… mais on ne veut pas qu’il en fume!

Chez toi, OK! Ça te regarde, c’est ton affaire! Mais pas pendant nos ateliers de formation, oh que non! Et attendez, ce n’est pas tout, ça devient encore plus surréaliste…

Les conseillers qui travailleront à la SQDC ne pourront pas parler des effets du produit qu’ils vendent! Euh… C’est parce qu’on achète justement du pot pour les effets et les sensations qu’il procure!

Je vais te vendre une auto, mais je ne te parlerai pas de sa performance sur la route! On va vendre une drogue… mais on va faire comme si ce n’était pas de la drogue. Vous pigez? Moi non plus. Je dois être trop sobre. Je vais aller tirer deux poffes et je reviens…

L’HYPOCRISIE GÉNÉRALE

On vend des cigarettes, mais on ne peut pas les montrer. On va vendre de la drogue mais on n’aura pas le droit de parler des effets qu’elle procure.

Quelle drôle d’époque dans laquelle on vit, quand même, non?

Croire à la bonté divine malgré tout

La triste histoire du drame affreux de la petite Rosalie Gagnon, 2 ans, qui fait les manchettes depuis près de deux semaines continue d’alimenter les conversations. C’est un infanticide inqualifiable qui s’est passé et surtout pour déposer son cadavre dans une poubelle, il faut être très profondément perturbé.

Pour un chrétien qui croit à un être suprême bon et juste, il faut être habité d’une foi inébranlable pour accepter sans chercher à comprendre, qu’une mère en vienne à détruire ce qui émerge de son propre corps, de sa vie, de son sang. Quand on y pense sérieusement, et en tenant compte de tout ce qui a été véhiculé sur les circonstances de cette tragédie, cet ange a enfin trouvé la paix dans cette vie annonciatrice de misère et de malheur. C’est la très mince consolation qu’on peut en tirer. Dieu l’a rappelé à Lui.

J’ai bien aimé l’article de Lise Ravary, dans les pages d’opinion du Journal de Montréal de dimanche dernier, et il me fait plaisir de le partager avec vous…

PLEURER UN ANGE

Dans ce métier que j’exerce depuis très longtemps, on a beau examiner de près les travers de l’être humain, tant sa bêtise que son potentiel pour la cruauté, on ne s’endurcit jamais autant qu’on le souhaiterait. Nous sommes des crabes à carapace molle, ceux qui font de si bons sushis.

J’ai été frappée de plein fouet par la mort de la petite Rosalie Gagnon, 2 ans. De tous les crimes dont notre espèce est capable, l’infanticide dépasse l’entendement. Comment une mère, un père, peuvent-ils enlever la vie qu’ils ont donnée, et dans un geste de violence extrême massacrer la chair de leur chair? Quel démon les pousse à traverser la frontière entre la normalité et l’horreur à l’état pur?

Certains souffrent de maladies mentales. D’autres pas, pas d’un point de vue clinique. Mais un parent en pleine possession de ses moyens peut-il faire une telle chose? J’en doute. Mais un meurtre demeure un meurtre.

MAUDITE DROGUE

Audrey Gagnon, dont on sait peu de choses, est toxicomane. Tous les parents toxicomanes ne sont pas des monstres. Cela dépend de la personne et de la substance. Il ne faut pas comparer cannabis et méthamphétamine, opioïde ou cocaïne. Mais parlez-en à n’importe quel intervenant de la DPJ et il vous dira que les drogues dures sont présentes dans une grande proportion de cas de maltraitance d’enfants.

J’ai déjà fait du bénévolat auprès de jeunes qui essayaient d’arrêter de consommer. La plupart étaient parents d’enfants de moins de cinq ans. Le crack et le crystal meth, deux poisons hautement addictifs qui peuvent transformer une personne normale en Incroyable Hulk, étaient leurs substances de choix.

J’ai dû cesser ces accompagnements après un certain temps, je n’avais plus la force psychique pour assister, impuissante, à l’enfer que certains de ces parents faisaient vivre à leurs bambins innocents. Combien de signalements non retenus aussi. Le système craque.

Où était rendue Audrey Gagnon dans sa déchéance quand elle aurait poignardé sa petite Rosalie? Y a-t-il un baril assez profond pour contenir une mère qui jette le corps mutilé de son bébé dans une poubelle?

J’espère que le procès nous en apprendra sur la gestion de ce cas par la DPJ et par la maison d’hébergement qui a expulsé Audrey et sa fille de deux ans. Les bas-fonds de l’âme humaine nous sont inaccessibles, mais les corridors administratifs doivent toujours demeurer éclairés.

UN CŒUR

Il est facile de porter des jugements sur les coutumes d’autrui, comme si nous étions immunisés contre l’inhumanité. Mais même après sa mort, Rosalie Gagnon n’a cessé d’être traitée comme un déchet. Après le bac à ordures, cette enfant a failli être enterrée dans une fosse commune, car personne, ni le père ni les grands-parents n’ont réclamé son petit corps.

Heureusement qu’un oncle s’est manifesté, et grâce à lui et à la générosité de Québécois ordinaires, d’un salon funéraire et d’un fleuriste, Rosalie aura des funérailles samedi prochain à l’église Saint-Rodrigue de Québec, à 11h.

Je suis persuadé que l’église sera remplie de bonnes personnes venues pleurer un ange.