Les dessous sombres de Bombardier

Quand je dis triste, ma réflexion se tourne vers les emplois précaires de cette industrie causés par son déclin. Tant de millions investis au fil des années à même l’argent des CONtribuables québécois qui auront servi à rendre ses administrateurs encore plus millionnaires. Nous, les dindons de la farce.

Ce sont les Bellemare et compagnie qui sortent les grands gagnants de cette débandade. Ces faux messies qui prêchaient sournoisement la relance d’un succès garanti.

Joseph Facal a écrit un article très intéressant sur Bellemare et ses sbires sans scrupules, dans le Journal de Montréal du 15 février dernier. Une opinion que qui me rejoint pleinement que je veux partager avec vous aujourd’hui.

ALAIN BELLEMARE, SYNDIC DE FAILLITE ?

Arrivé en 2015, Alain Bellemare s’était donné un plan de cinq ans pour redresser Bombardier.

Nous sommes en 2020. Voyons voir.

En échange de 600 millions $ et d’une libération de ses obligations, Bombardier vient de quitter complètement l’aviation commerciale, donc les avions qui transportaient du monde ordinaire.

Il lui reste les avions d’affaires – ceux de quelques sièges pour les super-PDG et les vedettes du jet set –, et le ferroviaire.

Euh, pas tout à fait…

LIQUIDATION

Bombardier serait en discussion pour vendre les avions d’affaires à Textron. Alstom serait intéressée à acheter la division ferroviaire.

C’est simple, quand on ne souhaite pas céder, on dit : non, merci. Et ça ne dure pas longtemps.

Bref, M. Bellemare se comporte aujourd’hui comme un syndic de faillite.

Il veut obtenir le meilleur prix possible pour les morceaux qui restent, afin de calmer les créanciers et d’alléger la dette de 10 milliards $.

Il restera quoi ?

Il nous arrive à tous d’échouer, dans tous les domaines de la vie. On ne compte plus les entreprises disparues qu’on croyait aussi inamovibles qu’une montagne dans un paysage.

Dans le cas particulier de Bombardier, mon indignation tient en trois points.

Le premier, c’est cette condamnation outrée qui tombait du ciel dès qu’on ouvrait la bouche.

Comment osez-vous, crétins ?

À genoux devant le « fleuron » !

Qu’est-ce que vous y connaissez, ignare !

« Il faut aimer Bombardier », tranchait Philippe Couillard avec son ton de chanoine.

Deuxièmement, les dirigeants de Bombardier savaient depuis longtemps que le naufrage s’en venait.

Depuis 2006, la famille Beaudoin-Bombardier n’a acheté qu’une fois des actions de sa propre compagnie, en 2015. Belle marque de confiance…

Quand quelqu’un n’est pas prêt à risquer son propre fric dans un projet, ça dit tout.

Pendant ce temps, Laurent Beaudoin et sa femme investissaient des dizaines de millions dans une cimenterie.

Oui, le Laurent Beaudoin qui, lors du référendum de 1995, disait qu’un Québec indépendant ne pourrait soutenir une compagnie de l’envergure de Bombardier. Ben coudonc…

Troisièmement, Bombardier a voulu presser le citron au maximum jusqu’à la fin.

En 2016, les six plus hauts dirigeants avaient voulu augmenter leur rémunération de 48 % par rapport à l’année précédente. Un tollé populaire les avait freinés.

En 2017, M. Bellemare avait tout de même empoché 13,7 millions $.

Pendant ce temps, des milliers de travailleurs étaient congédiés et les contribuables pompaient des milliards dans l’entreprise.

Mais il fallait aimer, disait Philippe Couillard.

MÉPRIS

Puis, fin septembre 2018, la même équipe de direction a empoché autour de 30 millions $ en vendant une partie de ses actions de sa propre compagnie.

Vite, encaissons avant que l’action ne dégringole !

À ce moment-là, si vous aviez sous les yeux les états financiers, vous ne pouviez pas ne pas savoir ce qui s’en viendrait dans à peine 18 mois.

Je ne sais pas s’ils iront ou non se mettre les orteils dans le sable, avec un petit parasol dans leur cocktail, mais je les entends d’ici rire de nous.

Les mauvais musulmans

Certains musulmans, parce que ce ne sont pas tous les musulmans qui se sont intégrés aux us et coutumes du Québec, les fanatiques, les endurcis, les extrêmes, les excessifs, ont encore fait des leurs le 7 décembre dernier dans un restaurant de Montréal. Leurs propriétaires ont finalement tranché en leurs faveurs, et les Québécois ont dû quitter. Dans La Presse + du 9 février dernier, Patrick Lagacé en a fait le sujet de son article.

Une situation qu’on ne devrait jamais, et j’insiste sur le mot « jamais » tolérer ici au Québec. J’ajouterai même que s’ils ont des convictions religieuses, qu’ils les gardent entre les quatre murs de leur maison, à défaut de quoi le Québec peut se passer de ces parasites intolérables. À vous d’en tirer vos propres conclusions.

QUATRE BOUTEILLES DE VIN

C’était le 7 décembre dernier. Suzanne A. était enchantée de faire découvrir ce petit restaurant formidable à sa famille. Elle y était allée une dizaine de fois. En famille, ça allait être la première fois. Pour la fête de Danielle, sa petite sœur, c’était parfait.

Ils étaient huit, ce midi-là : ses frères et sœurs ainsi que leurs conjoints respectifs.

Parce que le resto est un « apportez votre vin », ils avaient aussi quatre bouteilles de vin.

C’était aussi un « apportez votre gâteau », ce jour-là : quand Suzanne avait fait la réservation, deux semaines plus tôt, le propriétaire avait accepté qu’ils apportent un gâteau pour la fête de Danielle.

Suzanne est donc parmi les premiers arrivés. C’est l’épouse du propriétaire qui les accueille. Elle reconnaît le propriétaire, qui passe la vadrouille.

Les convives arrivent peu à peu. Il faudrait bien ouvrir les bouteilles, dit quelqu’un, à la table…

L’épouse du propriétaire, qui porte le hijab, ouvre les bouteilles. Mais elle prévient le groupe : à midi et demi, je vais devoir vous enlever les bouteilles et les verres…

Consternation dans la tablée de Suzanne : nous enlever le vin, mais pourquoi ?

Explications de l’épouse du proprio : il y a un groupe qui a fait une réservation, des musulmans très religieux, ils ne veulent pas qu’il y ait de vin dans le restaurant…

« Elle était nerveuse, elle se sentait mal », se souvient Suzanne.

Le groupe s’est rebiffé, pas question d’accepter un tel diktat. Ils ont tenté de parlementer (sans succès), d’avoir des explications du proprio (indisponible, dixit son épouse) et de proposer des compromis (déposer les bouteilles par terre), rien n’y fait.

Jean-Pierre A. : « J’ai vu la table, la table de l’autre groupe. Elle était dans une autre section, loin de la nôtre. Ils ne nous auraient pas vus, d’où ils étaient… »

Suzanne A. : « La discussion avec la femme du proprio se déroulait alors que la table était vide, le groupe n’était pas arrivé. J’ai proposé d’aller les voir quand ils arriveraient pour leur expliquer qu’ils ne verraient pas l’alcool, d’où ils étaient. La femme a dit que s’ils savaient qu’il y a de l’alcool dans le restaurant, ils n’y entreraient pas… »

Rien à faire, donc.

Le clan de Suzanne A. a fini par partir, juste après la soupe qu’ils n’ont pas eu à payer. Pas question de faire ce compromis absurde.

Ils sont allés fêter le 71e anniversaire de Danielle dans un resto italien, pas loin.

J’ai appelé au restaurant. C’est le propriétaire qui m’a répondu. Il se souvenait de l’épisode. Un malentendu, a-t-il plaidé : il croyait que le groupe de Mme A. avait réservé pour 18 h…

« C’est quand même un peu absurde d’interdire l’alcool dans tout un restaurant parce qu’un groupe de clients ne veut pas être en présence d’alcool sous le toit de ce restaurant… », écrit notre chroniqueur.

Alors quand il a accepté ce groupe d’une trentaine de musulmans qui ne voulaient pas voir d’alcool dans ce restaurant, il a accepté, il ne pensait pas que ça poserait problème : « La madame qui était avec un groupe qui avait de l’alcool, on les attendait à 18 h. Ça a causé un petit problème. C’est dommage. Il y a eu une erreur, peut-être de nous, peut-être d’eux… »

Suzanne A. m’a juré qu’il était totalement impossible que l’erreur soit sienne : il n’a jamais été question pour son groupe de réserver en soirée pour fêter Danielle.

J’ai fait remarquer au proprio que c’est quand même un peu absurde d’interdire l’alcool dans tout un restaurant parce qu’un groupe de clients ne veut pas être en présence d’alcool sous le toit de ce restaurant…

— En quoi ça les dérangeait ?

— À cause de leur religion musulmane, m’a-t-il répondu dans un français laborieux, mais clair. Ils ne voulaient pas qu’il y ait de l’alcool dans la place, ils ne voulaient pas voir de l’alcool.

— Vous ne trouvez pas ça exagéré, comme demande ?

— Honnêtement, c’est ma femme qui a fait ça… Moi, je savais juste une chose : on a respecté les deux côtés. Dans cette business, faut respecter tout le monde… »

Dans notre conversation, le propriétaire a beaucoup insisté sur le fait qu’en affaires, « il faut respecter tout le monde ». Sa porte, dit-il, est « ouverte à tout le monde […] parce que tout le monde est égal ».

Je lui ai fait remarquer que son « ouverture à tout le monde » avait eu pour effet d’insulter profondément Suzanne A., une cliente régulière, ainsi que sa famille.

Réponse du propriétaire : « Malheureusement, c’est dommage pour la business. Ils ont mangé la soupe et ils sont partis… »

Je lui ai demandé si ce ne sont pas les clients musulmans fondamentalistes qui auraient dû se faire dire de ne pas venir au restaurant s’ils ne pouvaient pas tolérer la simple vue d’une bouteille de vin…

La réponse du propriétaire, là-dessus, a été confuse. Il a encore plaidé l’erreur de réservations, que tout cela était dommage…

J’ai demandé au proprio s’il pouvait me mettre en contact avec ce groupe de musulmans effrayés de se trouver sous le même toit qu’une bouteille de vin…

Il m’a dit ne pas les connaître.

Aurait-il encore le numéro de téléphone de la personne qui avait réservé ?

Malheureusement non, m’a-t-il répondu.

***

À ce stade de l’histoire, une précision s’impose.

J’ai écrit cette histoire il y a une semaine, après avoir fait les vérifications. Dans la première version, je nommais le restaurant, son propriétaire et le nom de famille de Suzanne A.

J’ai écrit, dans cette première version, que je savais bien que le proprio du resto allait être décoiffé par cette chronique. Sachant le climat face au fait musulman, je savais que ce restaurant allait être la cible de commentaires forcément désobligeants.

Puis, le premier ministre Legault a souligné avec des mots très dignes les trois ans du massacre à la mosquée de Québec. Ces mots ont été accueillis comme on le sait par un horrible tsunami de commentaires indigestes de la bruyante brigade qui déteste les musulmans, tous les musulmans…

Et c’est là que j’ai décidé de ne pas nommer le restaurant.

La paranoïa antimusulmane est tellement brutale que je n’ai pas envie qu’un esprit fin aille fracasser la vitrine du resto… Ou pire.

C’est du cas par cas, mais ce n’est pas la première fois que je décide de ne pas nommer quelqu’un ou une institution pour les soustraire à un inévitable tsunami de réactions brutales, peu importent leurs torts : je l’ai notamment fait dans le cas d’une chargée de cours et dans le cas d’une école de la Rive-Nord.

Suzanne A. était d’accord avec cette décision. Elle est fâchée contre le restaurant, elle trouve qu’il a pris une mauvaise décision, mais elle ne souhaite aucun mal à ce proprio. Je la cite : « Allez-y tout de même doucement, je ne veux pas qu’ils soient obligés de fermer leur restaurant. C’est leur revenu et c’est une entreprise familiale. »

***

J’ai rapporté à Suzanne A. ma conversation avec le propriétaire du restaurant, qui avait un point de vue très « business » sur la situation.

J’ai demandé à Mme A. si le restaurant n’aurait pas – business oblige – lésé son groupe parce qu’ils n’étaient que huit, alors que le groupe de moyenâgeux réfractaires au vin était, selon le propriétaire, entre 30 et 35. À choisir entre huit clients et une trentaine…

Réponse de Mme A. : « Je n’y crois pas. Ils sont allés du bord des musulmans. »

Suzanne A. insiste : face à l’islam, elle n’a aucun problème, absolument aucun. Si elle en avait un, elle n’aurait jamais fréquenté ce restaurant tenu par un couple musulman. « La femme du propriétaire porte un voile, ça ne me dérange pas. Je suis allée plusieurs fois dans ce restaurant. On l’aimait, ce restaurant, sa nourriture… »

Suzanne A. m’a expliqué pourquoi elle a choisi de me raconter sa mésaventure du 7 décembre 2019 : parce qu’elle a 73 ans et qu’elle a vécu dans un autre Québec, un Québec pré-Révolution tranquille. Elle a vécu la chape de plomb de la religion catholique.

« On a mis beaucoup d’années à sortir de ce régime, dit-elle. Et là, dans ce restaurant, on nous impose ça ! Ces fanatiques, ils ne veulent pas voir d’alcool pour des raisons religieuses. Ça va jusqu’à ne pas vouloir être dans un restaurant où on sert de l’alcool aux autres tables ! Si on ne dit pas ces choses-là, ça peut être pire, ça peut prendre de l’expansion. Je n’en veux pas aux gens du restaurant. Je trouve qu’ils sont victimes, ça leur a été imposé. »

***

Les gens de la famille de Suzanne A. à qui j’ai parlé ne m’ont absolument pas semblé être des paranos face à l’islam, absolument pas le genre à écrire des horreurs sur les musulmans sous le statut Facebook de François Legault, disons.

Mais il y a quelque chose qui a changé chez eux, en sortant du restaurant, autour de 12 h 30, le samedi 7 décembre dernier. Un vernis de tolérance qui s’est fissuré.

Prenez Jean-Pierre, le frère de Suzanne A. En franchissant la porte du restaurant, il était ambivalent face à la loi 21 sur la laïcité de l’État. Oh, il avait suivi comme tout le monde le débat. « Mais j’étais entre les deux », m’a-t-il dit.

Or, quand il est sorti du restaurant, le 7 décembre, il était pour la loi 21, tout à fait pour. Je dirais même résolument pour.

Oui, Jean-Pierre A. sait très bien que la loi 21 vise les employés de l’État, pas les décisions d’entreprises privées…

« Je sais que la loi 21 ne changerait rien à ce qui s’est passé au restaurant. Je le sais. Mais là, j’ai vu comment certains musulmans peuvent être fanatiques. »

Je note le mot : « certains ». Il n’a pas dit « tous ».

Suzanne A. a eu la même réaction que son frère Jean-Pierre. Je la cite : « Je sais que la loi 21 n’aurait jamais changé quoi que ce soit à mon expérience. Ça n’aurait rien changé. Mais ça envoie un message… »

***

L’injure faite à la famille de Suzanne A. illustre bien à quel point certaines exigences divorcées du réel peuvent braquer des gens de bonne foi.

Ensuite, cette affaire illustre bien l’importance d’un mot très simple qui pourrait tuer dans l’œuf bien des controverses qui mettent le feu aux manchettes…

Ce mot, c’est « non ».

Mon exemple préféré : quand un homme très proche de son dieu préféré demande qu’un évaluateur plutôt qu’une évaluatrice lui fasse passer son examen de conduite à la SAAQ, on n’a qu’à lui dire « non » et à lui suggérer de prendre un autre numéro en espérant qu’un examinateur se libère d’ici la fermeture…

Ici, entre un groupe de clients fondamentalistes et le groupe de Mme A., le restaurant a choisi de dire « non » à ceux qui n’emmerdaient absolument personne.

C’est un mauvais choix, le genre de choix qui braque les gens de bonne foi.

Salmigondis

BOMBARDIER VEUT ENCORE NOUS SIPHONNER

Notre « fierté nationale » Bombardier a encore besoin de notre fric… et le gouvernement va leur donner. Ça donne des nausées ! Le gouvernement avec son ministre Fitzgibbon va s’empresser de dépouiller les CONtribuables pour satisfaire aux demandes d’Alain Bellemare et de son équipe de milliardaires.

Évidemment, une fois revigoré, les dirigeants de Bombardier en profiteront pour se voter de substantielles augmentations de rémunération. Et si c’étaient eux-mêmes qui fouillaient dans leurs poches pour remettre sur pied la compagnie ??? Tiens, voilà que je fabule !

L’EXIL DE NOS UNIVERSITAIRES

Nous sommes vraiment des cons. Nos étudiants universitaires québécois adorent s’instruire au Québec parce que c’est économique. Les tarifs sont modiques et après ils décident de s’expatrier pour profiter de plein d’avantages, se payer une belle vie et s’en mettre plein les poches. Le meilleur des deux mondes.

À les voir et lire dans le Journal de Montréal, qui publiait un dossier sur le sujet dernièrement, ils respirent le bonheur et la santé. Ah, ils ont l’intention de revenir… mais dans un avenir très lointain. Et le jour où ils tomberont malades, où pensez-vous qu’ils se feront soigner ? Au Québec, bien sûr, parce que c’est gratuit. Simple comme bonjour !

Pourquoi notre cher gouvernement n’obligerait pas un diplômé universitaire de travailler obligatoirement au Québec pour les 20 premières années de sa pratique ? À défaut de quoi, il devrait rembourser 25 000 $ annuellement, indexé, et pour la durée totale de leur exil. Une redevance parfaitement légitime, parce qu’il y a un peu de nous, CONtribuables, là-dedans.

UN BOYCOTT AU QUÉBEC POUR MOLSON ET BELL

C’est utopique que ça puisse se produire mais c’est ce que ces grosses compagnies mériteraient. On annonçait récemment que les conseils d’administration de Molson Coors et Bell avaient quitté le Québec. Pour Molson Coors, c’est à Chicago et Milwaukee qu’ils seront concentrés, alors que Bell c’est à Toronto que ça se passe.

Plus rien au Québec et pendant ce temps ils se moquent de leurs clients québécois. Ce serait bien de se foutre d’eux comme ils se complaisent à le faire. Mais nous sommes tellement égoïstes et blottis dans notre douillet confort, qu’aucun moyen de pression n’est envisageable. Pour ma part, je ne suis plus client de Bell depuis plusieurs années et ma bière, de retour au Québec, proviendra d’un brasseur québécois.

LA COMMISSION DES LIBÉRATIONS CONDITIONNELLES EN A ÉCHAPPÉ UN

Un de trop ! Et qui paiera pour cette mauvaise décision ? Personne ! Sauf que Marylène Lévesque y a laissé sa vie. Nous avons vraiment un système judiciaire plein de trous. On tue, on obtient une sentence et nous ne sommes pas foutus de la faire appliquer dans son intégralité.

Ça sert à quoi finalement. Eustachio Gallese a été condamné en 2006 à la prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 15 ans. Alors, que faisait-il dehors ? Quels crétins ont permis que se psychopathe se retrouve à l’extérieur après seulement 13 ans, soit depuis mars 2019 ?

Il me semble que quand un juge, se basant sur la preuve hors de tout doute, décide d’imposer une sentence, celle-ci doit être totalement respectée. Si mes cours de mathématique m’ont permis de savoir calculer, 2006 plus 15 donne 2021 comme résultat. Alors pourquoi ce maniaque était-il en semi-liberté et pouvait en profiter pour avoir des relations sexuelles à volonté et pour assouvir ses bas instincts ?

Il y a vraiment trop de questions sans réponses et comment croire aveuglément à notre système judiciaire dans son ensemble. Si vous voulez mon avis, les commissaires qui ont accordé cette libération devraient être congédiés sur le champ. Il n’y a pas de place pour des incompétents du genre.

ON AURA TOUT VU

Il faut vraiment séjourner aux États-Unis, précisément en Floride, pour constater de visu des invraisemblances. L’autre fin d’après-midi, ma conjointe et moi attendions, dans le stationnement d’un restaurant, les autres invités à un souper d’anniversaire, bien assis dans notre véhicule.

À un moment donné, deux jolies jeunes filles, dont une avec une poitrine plantureuse, sortent du restaurant et se dirigent vers leur véhicule de type « pickup » garé dans le stationnement. La passagère prend place à l’avant et la plantureuse du côté conducteur. Soudain, toujours à l’extérieur, celle-ci ouvre sa porte, ainsi que la porte arrière comme pour faire des paravents.

Immédiatement, je dis à Louise, que cette fille va se mettre en position d’uriner à l’extérieur. Sans attendre, elle descend son pantalon et sa petite culotte, s’assoit sur le bord du marchepied et urine. Une fois sa drôle de besogne accomplie, elle expose son poil pubien, remonte ses vêtements et s’installe au volant pour quitter, laissant sa grande trace d’urine sur son emplacement.

Moins de 5 minutes avant, elles étaient dans le restaurant, loin d’être bondé, et dont les toilettes fonctionnaient parfaitement. C’est quoi le trip ? Allez savoir…

Salmigondis

LA COMÉDIE HUMAINE

Pas besoin d’aller voir des spectacles d’humoristes pour faire bonne provision de drôleries. On a qu’à regarder les débats à l’Assemblée nationale du Québec pour rire à gorge déployée. Le gouvernement de la CAQ vient d’adopter sa loi 34, sur les augmentations des tarifs d’Hydro-Québec pour les prochaines années, sous bâillon, et pour une troisième fois depuis son élection.

Et les partis d’opposition sont frustrés et hypocrites en invoquant l’odieux de la chose. C’est ça qui me fait rire au lieu de pleurer. Quand s’opposer pour la forme devient une perte de temps, je trouve que les énergies sont mal dépensées.

La CAQ est majoritaire avec ses 76 députés élus et profite amplement de ce pouvoir. Croyez-vous que les partis d’opposition procéderaient différemment s’ils étaient eux-mêmes au pouvoir avec une telle représentation ? Poser la question c’est y répondre… NON ! Ils feraient exactement la même chose. Libéraux et péquistes s’en sont donnés à cœur joie à maintes reprises par le passé. C’est ce que j’appelle la comédie humaine.

ABATTUS SANS AUTRE FORME DE PROCÈS

La police indienne n’entend pas à rire suite à la découverte du corps calciné d’une vétérinaire de 27 ans. Quatre individus l’ont sauvagement violé, puis aspergée d’essence avant d’être brûlée sous un pont.

La police a arrêté les suspects qui, au moment de la reconstitution du crime, ont tenté de s’emparer le l’arme des agents. Ils ont été abattus sur le champ. Ce viol avait soulevé l’ire de la population qui demandait aux autorités de punir sévèrement les coupables. On peut dire que leur procès fut assez expéditif.

MIKE WARD : HUMORISTE DE L’ANNÉE

Ainsi donc, Mike Ward est sorti du gala des Oliviers avec 4 statuettes. Ben coudonc…! On n’est pas à une surprise près sur le droit de dire n’importe quoi. C’est regrettable qu’il obtienne ces Oliviers quand on connaît l’humoriste Olivier Guimond de qui on donne le nom à cette statuette. Il a dû se retourner dans sa tombe, le maître Olivier.

S’attaquer aux handicapés pour faire des blagues de mauvais goût n’a pas sa place dans notre société. C’est un manque total de respect envers des personnes qui n’ont pas demandé de vivre avec un handicap. La cour a eu raison de le trouver coupable, le contraire aurait été révoltant.

Ce sont pour des raisons du genre que je boycotte les galas de l’ADISQ et des OLIVIERS depuis des lunes. Ça sent la magouille à plein nez et j’ai l’impression que les lauréats sont choisis d’avance. Si certains artistes le méritent, il en va tout autrement pour d’autres.

Et finalement, rendre hommage aux grands comme Jean Lapointe en dehors du gala pour des raisons de longueur abusive de diffusion, c’est assez idiot comme raisonnement.

LE MONDE À L’ENVERS

On vit vraiment dans un monde où les valeurs ne suivent pas la courbe des responsabilités; est-ce normal qu’un recteur d’université gagne le triple du salaire du premier ministre du Québec. Non ! On ne les voit jamais, ils sont dans l’ombre et n’ont surtout pas la responsabilité de celui qui dirige tout le Québec.

Le vrai monde à l’envers. Certains diront que le sport professionnel est encore plus insensé au niveau salarial de ses vedettes et vous avez parfaitement raison. Mais une carrière sportive dure rarement plus de 15 ans avec des revenus faramineux, alors qu’un recteur d’université peut bénéficier de son statut 30 à 40 ans minimum. Définitivement, la richesse est très mal partagée.

ILS TRAVAILLENT D’ABORD POUR EUX

La vie est belle et sans contraintes pour le président du Conseil du trésor Christian Dubé; son salaire de député et ministre ainsi qu’une pension généreuse de 57 000 $ annuellement après seulement 4 années comme VP à la Caisse de dépôt, font en sorte que demain, financièrement parlant, sera toujours d’un bleu azur.

Finalement, avec tous ces bénéfices personnels, croyez-vous qu’ils travaillent vraiment pour nous ces politiciens ? J’en doute ! Quand il est question de crédits d’impôts, d’avantages pour les CONtribuables, c’est toujours échelonné sur de longues périodes, voire des années, à très petites doses. Cependant, quand c’est pour leurs poches, c’est subito presto. 57 000 $ de pension de retraite après seulement 4 ans, c’est assez rapide, merci.

Définitivement, quand tu fais de la politique c’est pour TOI que tu travailles, pour t’assurer un avenir sans tracas. Le CONtribuable, une fois qu’il a voté pour toi, tombe dans l’oubli jusqu’à la prochaine élection.

Salmigondis

LES PIÉTONS À MONTRÉAL : TRÈS LOIN D’ÊTRE UNE PRIORITÉ

Toute une nouvelle que celle de la mairesse Valérie Plante de mettre 5 à 8 ans pour régler le problème des feux pour piétons à Montréal. Encore plus long que le REM,,, faut le faire. ET on appelle ça une priorité. Faites-moi rire. Il faut revoir totalement la gestion des piétons sur l’île de Montréal; la circulation des véhicules lourds, des gros camions de livraison et pas seulement des feux pour piétons. Avec cette annonce, la priorité n’est pas le mot qui convient. Il faut mettre le paquet, et tout de suite.

Récemment, je circulais à Montréal et comme laideur pour une ville, c’est difficile à battre. Il y a tellement de travaux que l’inventeur des bornes est multimilliardaire. De toutes les rues que j’ai arpentées, seul le pont Jacques-Cartier ne montrait aucune borne. Circuler à Montréal, c’est la désolation. C’est comme une ville après une hécatombe. C’est désolant, morose et tout ce qu’on souhaite c’est de sortir de cet enfer. Et après, on va mettre deux mandats à régler le problème. Plus ça change, plus c’est pareil.

ESPÉRONS QUE CE NE SOIT PAS UN REFUS PARTISAN

Décevant le refus par la ministre de la Santé Danielle McCann, de ne pas étudier le projet de loi déposé par le libéral André Fortin sur la réforme du don d’organes. Ce serait tellement plus simple et surtout encourageant si toute personne adulte au Québec, soit automatiquement donneuse de ses organes, à moins qu’elle en ait signifié son refus par écrit. Il serait temps que ce soit force de loi. Si la ministre se mettait un seul petit instant dans la peau d’un malade en attente d’une greffe, cette loi s’imposerait sans équivoque.

Espérons que ce refus n’en soit pas un, partisan ! Ce serait vraiment dommage que le pouvoir politique l’emporte sur une réalité évidente. C’est une question de survie. Pour ma part, je serais encore plus catégorique. Sur tout le territoire du Québec, dès qu’un décès est confirmé par un médecin, l’État a pleine autorité pour prélever tout organe en parfaite condition d’être transplanté.

LES LAB-ÉCOLES : UN GOUFFRE SANS FIN

Avez-vous pris connaissance des coûts faramineux des 7 lab-écoles, amorcées sous le gouvernement Couillard ? Un autre projet évalué à 55,6 millions $ lors de son annonce officielle en juin 2018, qui est maintenant passé à 105,9 millions $ selon les plus récentes évaluations. Ça vous surprend ? Pas moi !

Quand tu as de somptueux projets avec les politiciens et qu’ils te fournissent une évaluation, ils oublient de mentionner que celle-ci est sommaire, même embryonnaire. Pour les vrais coûts, il faut minimalement multiplier par 3, le montant initial. On part du rêve à une réalité crue, très crue. Et la cerise sur le sundae : le projet accuse déjà une année de retard et ne se concrétisera qu’en 2022.

C’est ce qui arrive quand l’argent est pris des poches des CONtribuables. C’est sans limites et on se fout pas mal des résultats quand leurs instigateurs et maîtres-d’œuvre ne sont pas imputables. Leur excuse…? L’éducation n’a pas de prix et c’est un investissement pour les générations futures. J’en conviens mais on aimerait savoir combien vous allez nous siphonner AVANT ! Vous vous prétendez experts… vous êtes de faux experts.

LE MONDE EST EXCESSIVEMENT MÉCHANT

L’être humain est capable des pires bassesses, des saloperies et méchancetés infâmes. Je fais référence aux atrocités qui se disent sur Jérémy Gabriel, dans son combat juridique contre l’humoriste Mike Ward qui dure depuis des années et qui risque d’être entendu par la Cour suprême du Canada. À lire tout ce qui s’écrit d’atrocités sur les réseaux sociaux, c’est à nous donner des nausées. Comment, une personne peut aller aussi bas dans ses attaques.

Peu importe l’opinion qu’on peut avoir sur cette cause, il en reste que menacer Jérémy Gabriel d’une façon aussi violente n’a pas sa place. Et les gens font ça en y mettant leur signature. Les réseaux sociaux devraient imposer une certaine décence dans les propos et commentaires qu’on y retrouve et supprimer sur le champ, tous les écrits haineux, indécents, violents et diffamatoires. Ils ne s’en porteraient que mieux, tout en conservant une bonne crédibilité.

UN REFERENDUM SUR LA RÉFORME DE SCRUTIN

QUÉBEC | Les Québécois vivront une campagne référendaire de cinq mois en 2022, cette fois sur la réforme du mode de scrutin. La ministre de la Justice, Sonia Lebel, a déposé hier plusieurs amendements à son projet de loi 39 sur la réforme du mode de scrutin. Ceux-ci précisent les règles qui encadreront la campagne qui doit mener au référendum sur la réforme qui doit faire passer le système actuel à un mode de scrutin qui inclut une part de proportionnalité.

Comme en 1980 et en 1995, les protagonistes seront divisés entre les camps du Oui et du Non. La campagne référendaire commencera le 1er mai 2022 et le vote se déroulera en même temps que les élections provinciales, le 3 octobre. La victoire sera déterminée à 50 % +1.

Automobilistes vs cyclistes et piétons : pas de taille.

C’est connu, automobilistes, cyclistes et surtout les piétons sont rarement de taille entre eux. Les agissements de ces deux derniers exaspèrent les premiers; pas d’arrêts obligatoires, circulation sur les trottoirs, passer sur les feux rouges, marcher avec écouteurs et téléphone en main, bref, le non-respect du Code de sécurité routière. Forcément les contacts avec les automobilistes font des victimes. De triste décès évitables par de simples gestes responsables.

Le 23 novembre dernier, Joseph Facal en a fait le sujet de son article dans les pages du Journal de Montréal, que j’approuve sans réserve. Ce n’est pas toujours la faute du plus imposant, en l’occurrence l’automobiliste. Les plus vulnérables doivent également se discipliner, quitte à se voir remettre des constats d’infraction.

LES AUTOMOBILISTES N’ONT PAS TOUS LES TORTS Joseph Facal

Ce n’est pas d’hier que les relations entre automobilistes, piétons et cyclistes sont difficiles chez nous.

La Ville de Montréal va donc ajouter des feux pour piétons : un petit bonhomme lumineux leur dira quand traverser, et on rallongera le temps disponible de quelques secondes.

Dur d’être contre quand on sait que 19 piétons sont morts depuis le début de l’année à Montréal, heurtés par des autos.

La Ville de Québec veut lancer une campagne pour contrer ce qu’elle appelle les « mentalités préconçues » des automobilistes à l’endroit des cyclistes.

Dur d’être contre quand on voit les attitudes de certains conducteurs.

GÉNÉRALISÉ

Suis-je seul à ressentir pourtant un malaise ?

D’abord, les « mentalités préconçues » et l’arrogance ne sont pas le monopole de l’automobiliste.

Ensuite, le non-respect des lois me semble aussi répandu, peut-être même plus, chez les piétons et les cyclistes.

Quand la Ville de Québec nous donne un exemple de préjugé à combattre que « les piétons traversent n’importe où, n’importe comment », désolé, mais c’est un « préjugé » qui se rapproche dangereusement de la réalité.

Certes, comme le chauffeur d’une automobile peut faire infiniment plus de dégâts, il est normal qu’on le surveille de plus près.

Mais combien de fois voit-on un piéton traverser au milieu de la rue, et non à l’intersection ?

Combien de fois voit-on un piéton traverser la rue avec les oreilles bouchées par ses écouteurs, ou le nez dans son cellulaire, ou les deux ?

La nature nous a donné cinq sens pour nous orienter : la vue, l’ouïe, le goût, le toucher et l’odorat.

Théoriquement, deux de ceux-là ont mobilisés sur la route.

Le piéton aux oreilles bouchées et aux yeux baissés n’en utilise aucun.

Vous pensez que celui-là va respecter le petit bonhomme lumineux qui lui dira d’attendre ?

Si vous froncez les sourcils ou le klaxonnez, il gueulera et donnera un coup de poing sur votre capot.

Et combien de fois voit-on un vélo rouler en sens inverse ou sur le trottoir ?

Combien de fois voit-on un vélo faire comme si les panneaux d’arrêt ne le concernaient pas ?

Combien de fois un cycliste hurle parce qu’il est frôlé, alors que la rue est étroite et qu’il n’y a pas de piste cyclable ?

Pire, avec nos accumulations de neige qui réduisent la largeur de la chaussée, l’usage du vélo est forcément plus dangereux entre novembre et avril.

Ah, mais c’est qu’ils ont le « droit » ! C’est justement l’un des problèmes de notre époque : le droit justifie de congédier prudence et bon sens.

POLICE

C’est comme si leur vulnérabilité mettait forcément cyclistes et piétons dans le bon camp. La présomption de culpabilité pèse sur l’automobiliste.

Je serais curieux de savoir combien de constats d’infraction la police distribue aux piétons et aux cyclistes.

Être le plus vulnérable ne donne pas tous les droits et ne signifie pas forcément que vous avez raison.

Salmigondis

LES NOUVEAUX TARIFS DES STATIONNEMENTS EN SANTÉ

Enfin la ministre de la santé, Danielle McCann, a annoncé les nouveaux tarifs de stationnement pour tous les hôpitaux du Québec, les CHSLD, les CLSC et autres établissements de santé.

Les deux premières heures gratuites, un maximum journalier entre 7 et 10 $ pour plus de quatre heures, et un tarif intermédiaire équivalent à 60% du maximum journalier pour le stationnement d’une durée entre deux et quatre heures.

Par ailleurs, je suis définitivement contre les subventions qui seront accordées à ces institutions, payées par nous les CONtribuables. Alors pour subir des baisses de tarifs, aux personnes qui doivent aller dans un établissement de santé, TOUTE la population devra mettre les mains dans ses poches. Un cadeau empoisonné ! C’est absolument inutile cette subvention. Que ces réseaux de la santé se contentent des revenus que génèreront leurs stationnements.

Dernier point curieux, on nous promet l’entrée en vigueur de cette réforme pour le printemps prochain… au plus tard le 20 juin. Oupppsss ! Chanceux que nous sommes. Une journée de plus et c’était l’été !

MICHAEL SABIA QUITTE LA CAISSE DE DÉPÔTS ET PLACEMENTS DU QUÉBEC

Après 11 ans à la tête de la Caisse, son Président quittera en février prochain. À compter de maintenant, on vantera son travail comme lui-même l’a fait, interrogé récemment par Pierre Bruneau à TVA. Comme tout bon politicien, sa promesse de se rendre en 2021 prend le bord. Il quitte pour un nouveau défi en Ontario. Quoi qu’il en soit c’est un milieu tellement fermé qu’on pout s’interroger sur les raisons de son départ précipité.

On sait que le REM a sa part de problème et que les coûts seront pas mal plus élevés que ce qui était prévu. Il se dit satisfait du travail accompli, mais pour ma part, ce que je lui reproche, c’est d’avoir usé abondamment des paradis fiscaux. Ces investissements qui se poursuivent malgré les intentions murmurées des gouvernements pour les combattre. Encore des coups d’épées dans l’eau. C’est payant pour l’État, en plus des sommes faramineuses en impôts que les CONtribuables ne cessent de payer.

IL FAUT QU’IL CRÈVE EN PRISON

J’espère sincèrement que la juge Myriam Lachance se rendra aux arguments des différents proches des familles éprouvées, et imposera une peine cumulative pour le meurtrier Ugo Fredette qui a enlevé la vie à deux personnes le 14 septembre 2017. Un tel crime doit se terminer par une peine d’emprisonnement à vie. Il ne doit plus voir le soleil autrement que de sa cellule. Heureusement que la peine de mort ne soit plus en vigueur au Canada parce qu’elle serait trop douce pour cet assassin.

Les témoignages rendus au tribunal le 12 novembre dernier étaient assez éloquents sur le ravage que cet ignoble individu a pu causer dans cette affaire atroce. Le sévère traumatisme provoqué à l’enfant de 6 ans, témoin direct du drame, devrait être prépondérant dans la décision de la juge.

UN GESTE ANTISPORTIF

Pourquoi huer énergiquement P.K. Subban ? Lors de la dernière visite à Montréal des Devils du New-Jersey, les spectateurs ne se sont pas gênés pour le huer à chacune des occasions où il était en possession de la rondelle. Qu’est-ce que P.K. a fait de négatif pour Montréal ? C’est un joueur qui a son style bien à lui, c’est un homme élégant, et qui est loin d’avoir l’air de ces vedettes aux airs délabrés. Il n’a jamais parlé contre Montréal et au contraire, il continue de s’impliquer dans la communauté partout où il passe. Il a gardé de forts liens avec la communauté montréalaise et principalement les enfants.

P.K. n’a tout de même pas demandé à être échangé aux Predators de Nashville. C’est Marc Bergevin qui l’a échangé pour Shea Weber, si on se souvient bien. L’autre soir, au Centre Bell, ce n’était vraiment pas une bonne idée des spectateurs. Je veux bien croire que vous payez votre billet, mais celui-ci ne vous donne pas tous les droits.

Ça reste un sport, un divertissement, et le respect est toujours de mise. Un peu comme le disait Michel Bergeron; « Vous avez applaudi récemment Zdeno Chara pour sa carrière, alors qu’il a failli envoyer Max Pacioretty dans l’éternité, il n’y a pas si longtemps », ça, c’était un geste violent, négatif et inconscient contre un de nos joueurs. Je me souviens…? Permettez-moi d’en douter.

LE FRANÇAIS RÉGRESSE AU QUÉBEC

Ça vous étonne ? Moi, pas ! Et principalement dans la grande région de Montréal on a qu’à voir l’affichage pour le constater. Tout s’anglicise ! Du côté de la langue parlée c’est encore pire; beaucoup d’anglicismes vont partie du vocabulaire quotidien, dont le « Oh my God » qu’on entend à outrance. C’est devenu une mode.

Je souhaite que le ministre Simon Jolin-Barrette fera une importante révision de la loi 101 et surtout mettre l’accent sur son application et faire définitivement un ménage dans l’affichage. Si les plus de 50 ans sont favorables à son durcissement, il en va tout autrement des jeunes d’aujourd’hui qui usent à outrance des expressions de langue anglaise. Au fait, combien de contenu français est accessible sur Netflix ? Sa popularité en est une des causes.

Salmigondis

LA « MISÈRE » DES RICHES

Qu’on le veuille ou non, l’équité sociale est vraiment dégueulasse dans notre société moderne. Moi, ça me donne des hauts le cœur. Il y a des gens qui ont beaucoup de difficultés à joindre les deux bouts, pour quelques raisons que ce soit, pendant que d’autres se noient dans le fric à n’en plus savoir qu’en faire. Je ne les envie pas, loin de là, mais je trouve cela immensément triste.

Pour appuyer mon propos, je prends l’exemple qui me saute aux yeux en lisant mon journal quotidien. C’est l’histoire de Laurent Beaudoin, ancien grand patron de Bombardier (une compagnie qu’on a beaucoup subventionné, nous les CONtribuables). Toujours est-il que ce vieux monsieur vient de faire l’acquisition d’un condo de 7,2 millions $ dans un complexe hôtelier ultra-luxueux du centre-ville de Montréal, et où plusieurs gros bonnets du Québec inc., demeurent. L’unité fait plus de 4000 pieds carrés et compte trois chambres à coucher. La transaction a été faite sans qu’aucune hypothèque soit enregistrée au registre foncier… et tout ça, à 81 ans ! Eh oui… la grosse « misère » des riches.

CONSTRUIRE SUR PILOTIS

Le dossier des inondés de Ste-Marthe-sur-le-Lac avance à pas de tortue. À entendre les partis, le gouvernement prend son temps. Du côté des sinistrés, une poursuite de 1,8 millions $ vient d’être déposée. Un fait demeure cependant; l’hiver approche er avec les temps froids qui sont très près, ça traîne toujours en longueur.

Pourquoi le gouvernement n’oblige-t-il pas les propriétaires qui veulent construire en zones inondables, à bâtir leurs maisons sur pilotis. Il me semble que cette technique éprouvée ferait grandement l’affaire et serait une solution définitive tout en étant économique et à l’abri de ces catastrophes naturelles qui sont de plus en plus les conséquences de la venue du printemps et principalement du réchauffement climatique.

Probablement que cette obligation serait trop simple. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

QUE CATHERINE DORION SE CONFORME

Les opinions sont partagées sur les fresques du cette députée de Québec solidaire qui fait du sensationnalisme avec son rôle dans la société. S’assoir sur la table du président de l’Assemblée nationale dans l’accoutrement digne d’un club de danseuses, c’est de la pure provocation. C’est comme si un couple décidait carrément de faire l’amour sur l’autel d’une église. Chaque chose à sa place. Nos institutions ont un décorum à respecter et il doit en être ainsi.

J’écoutais les réactions du public sur les lignes ouvertes et il ne faut pas se surprendre de la société dans laquelle on vit. Il y a des gens qui n’obéissent à aucune contrainte sociale. C’est de cette façon que l’anarchie s’installe. Heureusement que ce ne soit qu’une minorité qui pense ainsi, mais malheureusement, ça évolue. L’immigration massive et sans discernement y est sûrement pour quelque chose.

SOYEZ PRUDENTS ET VIGILANTS AU MEXIQUE

AGENCE QMI | Le policier mexicain qui avait arrêté le fils du narcotrafiquant El Chapo Guzman a été tué par des hommes armés qui ont ouvert le feu en sa direction dans un stationnement, récemment.

Des images ont commencé à circuler et montrent la violence de l’attaque, qui n’a donné aucune chance au policier. Les assassins, munis de fusils semi-automatiques, sortent d’un véhicule et tirent sur la voiture du policier. Celle-ci, au terme de l’attaque perpétrée dans le stationnement d’un centre commercial de Culiacan, dans l’État de Sinaloa, est criblée de balles.

Certaines images permettent même de voir la victime, étendue dans le véhicule et visiblement morte. Selon les médias, plus de 150 balles auraient été tirées.

Avec un nouveau record de 33 341 meurtres en 2018, soyez prudents dans ce pays de corruption et où longévité de la vie humaine est aussi courte qu’un clin d’œil. Avez-vous imaginé un seul instant, 150 balles tirées dans le stationnement d’un centre commercial, les trajectoires qu’elles peuvent prendre ? Soyez vigilants !

FRANÇOIS LEGAULT NE S’ÉTAIT PAS TROMPÉ SUR UN POINT

Une vérité est sortie à propos du recul du gouvernement sur le PEQ, au milieu de l’enseignement supérieur. Le premier ministre François Legault déclarait une vérité pas trop véhiculée, à l’effet que le milieu éducatif voulait plus d’étudiants étrangers parce qu’ils rapportent plus d’argent. Ceux-ci niaient, ce qui revenait à nous prendre pour des cons.

Joseph Facal affirmait, dans son article parue dans le Journal de Montréal du 8 novembre, qu’il y aurait des nuances à faire, mais que François Legault n’avait pas tort sur l’essentiel.

« Pour l’année 2019-2020, le MBA à temps plein en anglais dans lequel j’enseigne coûtera 8 435,74 $ à un Québécois… et 48 856,54 $ à un étudiant international.

Des études en médecine à McGill coûteront 7 780,38 $ pour la première année à un Québécois et… 45 884,88 $ à un étudiant international.

Cela peut se justifier, mais il est rigoureusement exact de dire que l’on compte sur les étrangers parce qu’ils sont payants. »

On ne la savait pas celle-là !

Plus tu en as, plus tu en veux

Les médecins ont définitivement le don de se faire aimer. De la formation en Thaïlande, c’est la dernière activité qu’ils ont trouvée pour parfaire leurs connaissances. Pas à Chibougamau durant les gros mois d’hiver… non, non, la Thaïlande, une destination paradisiaque, rien de moins, et pendant une forte période d’activité grippale ici. De quoi pogner une grosse diarrhée.

Cette escapade nous coûtera, à nous les CONtribuables, plus de 2 000 $ par tête de toubib. Comme leurs incorporations leurs permettent déjà des déductions fiscales appréciables, la vie est belle.

D’autant plus que sur les deux semaines de « formation », ils n’auront que 6 demi-journées pour « s’instruire ». Le paradis quoi ! Une autre preuve que plus tu en as, plus tu en veux.

Antoine Robitaille, blogueur au Journal de Montréal, en a fait le sujet de son article le 1er novembre dernier, qui rejoint ma pensée. C’est le texte que je partage avec vous aujourd’hui.

LA SALADE THAÏE DU DOCTEUR GODIN Antoine Robitaille

Dans les publications destinées aux médecins, on va sans doute encore jouer aux victimes et crier au « docteur bashing ».

Mais le premier ministre Legault et sa ministre de la Santé, Danielle McCann, ont eu raison hier de se dire « choqués » par l’affaire des informations pour médecins de famille en Thaïlande, présentée jeudi dans nos pages par la collègue Geneviève Lajoie.

Que les médecins participent à des congrès scientifiques ou de perfectionnement est évidemment une excellente chose, et cela peut très bien se produire à l’étranger.

TOURISME

Mais nous sommes ici dans un autre cas de figure. Le voyage en Thaïlande de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) est clairement une aventure touristique déguisée en congrès de « formation ».

Deux semaines de voyage à être dorlotés : six demi-journées de « formation », notamment au sujet des « nouveautés en diarrhée du voyageur ». (Je ferai de la rétention d’humour, ici.)

Chose certaine, à la période où aura lieu ce voyage, début janvier, on risque, au Québec, d’être en pleine saison de la grippe. Pendant que 40 médecins profiteront d’un « bain de pieds » dans les sources d’eau chaude près de la ville de Mae Sai, bien des Québécois poireauteront comme des imbéciles aux urgences du Québec, dans un bouillon de culture bactérienne.

DES SALADES

Il fallait entendre le docteur Louis Godin, hier au micro de Dutrizac à QUB radio, justifier laborieusement ce périple asiatique auquel lui-même participera. Et où il donnera une formation sur « La réalité de l’évolution de la pratique médicale au Québec », qui ne nécessitait aucunement l’orgie de production de gaz à effet de serre aériens qu’occasionnera ce déplacement.

Ces voyages, ajouta-t-il, peuvent ouvrir les yeux des médecins sur d’autres modes de rémunération, notamment celui de la capitation auquel songe le gouvernement.

Il justifiait du reste une des activités, la « visite d’un orphelinat à Bangkok », en soulignant que dans leur pratique, les médecins québécois ont parfois à accueillir des enfants venant de l’adoption internationale…

Croit-il vraiment à ces salades ?

Au fond, c’est la ministre McCann qui a pointé l’épicentre du problème soulevé par cette affaire : « On sait que les médecins ont des déductions fiscales quand ils payent pour l’hébergement, le transport (pour un voyage relié à un congrès de formation) ».

FAUX TRAVAILLEURS AUTONOMES

Voilà : les médecins sont déjà de faux travailleurs autonomes à qui l’on a permis par surcroît, il y a quelques années, de s’incorporer !

Contrairement à tous les autres travailleurs autonomes, ils ont le privilège de n’avoir qu’un seul et unique employeur. En plus d’être parmi les professionnels les mieux rémunérés de la nation, ils reçoivent plusieurs coups de pouce financiers de l’État pour leur permettre de soutenir des dépenses professionnelles élémentaires, telles les assurances.

Est-il vraiment capital, en plus, de consacrer des fonds publics pour leur permettre de faire du tourisme de « formation » digne de celui qui a rendu célèbres nos glorieux commissaires scolaires ? Non.