Salmigondis

Tu fraudes ton pays d’adoption? C’est l’expulsion!
Une famille de réfugiés du Bangladesh arrivée en 1999, sans emploi, ont fait une demande d’aide sociale qui leur a été accordée par le gouvernement. Rapidement, ils ont trouvé un moyen de frauder l’aide sociale en intervertissant les noms et prénoms, en ajoutant des casiers postaux, pour bénéficier de plusieurs chèques chaque mois. Le subterfuge a duré 12 ans, jusqu’à ce qu’un fonctionnaire découvre le pot aux roses lors de leur demande d’obtenir la citoyenneté canadienne. Traduit en justice, le chef de famille s’en tire avec une probation de trois ans et 240 heures de travaux communautaires. Même s’ils ont remboursé une partie du montant volé ils devraient être renvoyés au Bengladesh sur le champ. Point à la ligne. Pas de deuxième chance. C’est le prix à payer pour tout acte criminel.

Vrai ou faux? C’est bon à savoir.
Tout a été dit sur la burqa et le niqab. Enfin presque tout puisque qu’une personne m’a fait parvenir le texte qui suit. De quoi éclaircir certaines croyances… et de démontrer la signification de ce vêtement en Turquie. Il serait bon de rappeler ceci aux porteuses de burqa ou niqab actuelles, peut-être qu’elles se vêtiraient autrement. La burqa vient du Culte d’Astarté (Astarté étant une déesse connue dans tout le Proche-Orient) dans la Mésopotamie antique.

Pour honorer la déesse de l’amour physique, toutes les femmes sans exception devaient se prostituer une fois l’an dans les bois sacrés qui entouraient les temples de la déesse. Pour ne pas être reconnues, les femmes de la haute société prirent l’habitude de se voiler totalement. Et n’oubliez pas ceci… Mustapha Kemal, alias Atatürk, 1er président de la Turquie, de 1923 à 1938, avait trouvé la bonne astuce pour clouer le bec aux intégristes de l’époque; Il avait mis un terme au port de la burqa et du niqab, en faisant une loi toute simple, avec effet immédiat, toutes les femmes turques ont le droit de se vêtir comme elles le désirent… toutefois, toutes les prostituées doivent porter la burqa ou le niqab.

Dès le lendemain, on ne voyait plus de burqa et de niqab en Turquie. Et ce serait toujours en vigueur!

Plus de lits d’hôpitaux disponibles cet été
Enfin une bonne nouvelle; moins de lits d’hôpitaux seront fermés durant l’été au Québec. Que s’est-il passé? La tique a frappé les administrateurs? Ils ont compris que la maladie ne prend pas de vacances? Quand tu choisis d’œuvrer dans le domaine de la santé, et principalement en milieu hospitalier, c’est un travail continu 24 heures par jour. Les avantages sociaux doivent être répartis sur 12 mois parce que c’est un choix qui s’impose, tout comme les policiers, pompiers et ambulanciers. La santé ne choisit pas son moment pour frapper. Il faut une disponibilité maximale envers les patients.

Trump l’imbécile!
On ne sait pas comment le bonhomme va faire changer le monde mais tant qu’il est en poste comme président des États-Unis, il demeure dangereux tant il est imprévisible, incohérent et dépourvu d’intelligence. J’espère qu’il ne sera pas réélu en 2020 parce que la paix mondiale est menacée à moyen terme. Curieusement, sa popularité augmente dans sa population. Comme beaucoup d’Américains « fuckés » qui s’assemble se ressemblent. J’ai bien aimé cet extrait de l’article de Lise Ravary dans les pages du Journal de Montréal de lundi et qui résume assez bien l’imbécile orange;

« Trump s’affiche comme un leader fort qui agit, qui se fiche de la rectitude politique, qui n’a pas besoin de la Constitution, de l’État de droit, des médias – et surtout pas de Justin Trudeau – pour Make America Great
Again. Cela plaît! Son comportement au G7 aussi. Sa base applaudira toujours quand des étrangers, ces êtres inférieurs, se feront donner l’heure par le président. Les autres pays? Qui en a besoin? »

À prendre connaissance de ses différents gazouillis, il est indigne d’occuper cette fonction de président des États-Unis. Il est vraiment un grand malade qui s’ignore avec son intelligence de cloporte. L’avenir se chargera peut-être de remettre les pendules à l’heure et heureusement que son règne ne dépassera pas 2024 dans le pire des scénarios. En comparaison de son prédécesseur, il est très loin d’arriver même à la hauteur de son plus petit orteil.

Négocier avec l’« ami » Donald

Un jour l’ALENA est sur le point de se régler, le lendemain, la menace de tout arrêter plane. Donald veut des ententes bilatérales, Justin n’est pas tellement d’accord. La semaine suivante, on recommence et la roue tourne comme ça au gré des volontés de Donald.

Stéphane Laporte a dépeint l’« ami » Donald, dans son papier du 2 juin dernier publié sur La Presse + et je l’ai trouvé tellement juste et pertinent, que je ne peux m’empêcher partager ce petit bijou avec vous. Le voici.

COMMENT NÉGOCIER AVEC DONALD TRUMP

Quel est le livre préféré de Donald Trump, après la Bible? The Art of the Deal. Qui en est l’auteur? Donald Trump.

Cet ouvrage, publié en 1987, a fait de Donald Trump l’homme d’affaires le plus médiatisé des États-Unis. Ça raconte l’histoire du Donald. Sa vertigineuse ascension dans le monde financier new-yorkais. Et ça transmet le mode d’emploi de l’art de négocier.

Premièrement, avoir des objectifs ambitieux. On refait toutes les ententes avec tous les pays. America first. Les autres, derniers. On écrase. On saigne. On pulvérise. L’Amérique n’a pas besoin d’amis. L’Amérique n’a besoin que de l’Amérique.

Deuxièmement, être prêt à rompre les négociations en tout temps. On négocie. On négocie plus. On négocie. On négocie plus. On fait un sommet, on en fait pas. On fait un sommet, on en fait pas. On négocie l’ALENA, on scrappe l’ALENA. On négocie l’ALENA, on scrappe l’ALENA. Des observateurs disent que Trump ne cesse de changer d’idée. Faux.

Trump ne change pas d’idée. Il négocie. Trump n’est pas fou. Il joue au fou avec vous.

Troisièmement, faire des concessions sur des niaiseries qui ne concernent pas vraiment le sujet des négociations. Je vais faire un selfie avec vous. Je vais nettoyer vos pellicules. Je vais vous accepter sur Twitter. Votre pays pourra gagner Miss Univers. N’importe quoi. Pourvu que ça ne coûte rien.

Quatrièmement, quand l’accord intervient, il faut s’en attribuer le mérite. Tout le mérite. J’ai baisé la Corée du Nord, à moi le prix Nobel! J’ai arnaqué le monde entier, à moi la réélection!

Trump préside les États-Unis comme il gère ses affaires. En suivant le même crédo. En appliquant The Art of Deal. Maintenant, comment faire pour ne pas se faire arnaquer par lui?

Depuis cette semaine, le Canada est en guerre avec les USA. Trump a imposé des tarifs additionnels de 25% sur l’acier canadien et de 10% sur notre aluminium. Trudeau a répliqué en ajoutant des surtaxes sur plusieurs produits américains, dont la pizza, les quiches, le yogourt, le whisky, les cartes à jouer et les sacs de couchage. Ayoye! ça joue dur.

Si votre projet de vacances, c’est d’aller en camping en dormant dans un sac de couchage neuf, en buvant du Jack Daniel’s, en mangeant de la pizza et en jouant au poker, allez acheter tous les accessoires nécessaires à votre bonheur avant le 1er juillet. Sinon, vous pourrez toujours vous rouler un gros joint, pour oublier la surtaxe.

Tôt ou tard, quand les lobbys de la quiche et du yogourt auront mis de la pression sur le gouvernement américain, ce dernier devra revoir ses mesures économiques et s’entendre avec le Canada.

Faudra négocier. D’ailleurs, faut toujours négocier. Depuis que Trump est au pouvoir, le Canada et les États-Unis ne font que ça, négocier et renégocier un ALENA qui n’aboutit pas.

Mais comment négocier avec Donald Trump sans se faire avoir? C’est simple. Il faut lui renvoyer la balle.

Quand le Canada négocie avec les Américains, il cherche un compromis qui ne choquera pas les Américains. C’est pas ça qu’il faut faire. Règle numéro un : être ambitieux. Il faut vouloir purger les USA. Déculotter Donald. Il faut viser le meilleur deal pour le Canada. Point.

Il faut aussi que Justin annule ses rendez-vous avec Donald. Qu’il lui pose un lapin. On va se parler au G7. Non, on ne se parlera pas au G7. Je vais aller à Washington. Non, je n’irai pas à Washington. Trump ne respecte que les pays qui lui tiennent tête. Il faut lui faire face avec attitude, comme dirait Marc Bergevin. Juste avant la photo officielle, lui replacer la grosse couette orange dans son toupet.

Faut pas dire que les États-Unis sont nos amis. Surtout pas. Faut dire que c’est une grosse puissance qui nous exploite. Qu’ils profitent de nous. Depuis toujours. Et que ça a assez duré. Qu’il faut enfin se tenir debout. Trump diabolise toujours ses adversaires. Il faut renverser les rôles. Ce qui ne devrait pas être trop compliqué. Diaboliser Trump, c’est un euphémisme.

Ne pas oublier de faire des concessions niaiseuses. Donner à Donald la plus belle chambre lors du G7 à Charlevoix. Envoyer des selfies de Justin à Ivanka. Ne pas taxer Netflix. Ah non, ça, c’est déjà fait.

Pour ce qui est du quatrième point, s’attribuer le mérite de l’entente conclue, c’est peine perdue. Justin pourra bien essayer de le faire, il n’y arrivera pas. Donald se vante de tout.

La détente entre les deux Corées, c’est Donald. Le redressement économique, c’est Donald. La montée de la CAQ, c’est Donald. Tout est grâce à Donald. Trump aime tellement s’attribuer le mérite pour tout qu’il faut s’en servir quand on négocie avec lui. Il faut le flatter dans le sens du cheveu.

Son besoin d’attention est si grand qu’à bien y penser, oubliez les quatre points, la meilleure façon de négocier avec Trump, c’est de l’ignorer. Totalement. Ne pas répondre à ses attaques. Ne parler que de Poutine. Ne transiger qu’avec Poutine. Louanger Poutine. Critiquer Poutine, Avoir du Poutine plein les médias.

Seul et délaissé, Donald Trump
ne pourra faire autrement que d’être gentil pour que l’on s’intéresse à lui.

Qu’il apprenne enfin que l’art de négocier, c’est le talent de trouver ce qu’il y a de meilleur pour les deux parties.

Le « Power trip » de Trump

Il n’a rien à son épreuve et il est en train de bouleverser l’économie mondiale au point de surtaxer ses propres alliés. Incompréhensible à l’extrême, il gouverne selon son humeur et ce qu’il a bouffé au dernier dîner.

Heureusement que notre premier ministre Justin Trudeau s’est enlevé les doigts dans le nez pour sortir son artillerie de taxes lui aussi. Il était temps! Ce qui me chicotte cependant, c’est que son application débutera le 1er juillet.

Pourquoi pas maintenant? Serait-ce pour nous faire oublier momentanément la date reportée de la légalisation du cannabis? C’est une autre histoire.

Quoi qu’il en soit, j’ai dévoré avec satisfaction l’article de Denise Bombardier dans l’édition du Journal de Montréal d’hier, et je m’empresse de le partager avec vous.

TRUMP L’IGNORANT

Le président des États-Unis Donald Trump vient de dépasser les bornes.

Avec une ignorance à la hauteur de son narcissisme, il se croit personnellement au-dessus de toutes les règles et des accords internationaux. Il prouve aussi son incapacité à comprendre les politiques commerciales internationales.

Pire. Il fait avant tout fi de ses alliés. En frappant le pays de tarifs douaniers de 25% sur les exportations d’acier et de 10% sur celles de l’aluminium, il crache – le mot n’est pas trop fort – sur le Canada, un pays sans envergure à ses yeux, ne serait-ce que parce que ses citoyens n’aiment pas les armes à feu et croient que la paix est préférable à la guerre.

Il doit aussi cautionner les opinions de son nouveau conseiller, l’ex-maire de Ney York Rudy Giuliani, qui m’a confié un soir dans un dîner que le Canada avait le système de santé le plus pourri et le plus communiste de la planète.

REPRÉSAILLES

Justin Trudeau est enfin sorti de sa léthargie jovialiste et a retrouvé le boxeur en lui en imposant des mesures de représailles du même acabit. Il surtaxera l’acier et l’aluminium en provenance des États-Unis.

Donald Trump s’attaque aussi à son autre allié commercial, le Mexique. Ce pays dont il a déjà dit qu’il était habité par des bandits et des violeurs. L’on comprend que Donald Trump fera tout en son pouvoir pour faire exploser l’ALENA par la même occasion.

Il affronte aussi ses alliés européens, la France et l’Allemagne avant tout. La chancelière allemande Angela Merkel, qu’il méprise autant qu’elle le déteste, rejette également ses taxes. Il fallait la voir, l’air dégoûté, lorsqu’elle a fait sa déclaration cette semaine.

Quant à son « ami », le président français Emmanuel Macron, il a prévenu Trump de l’illégalité de sa décision et l’a informé que l’Union européenne userait d’une manière ferme et proportionnée à cette politique commerciale guerrière.

FRONT COMMUN

Toute une ambiance s’annonce au Sommet du G7 à La Malbaie. Il y a fort à parier que les chefs d’États et de gouvernements feront front commun contre celui qui ne respecte ni l’histoire, ni les amitiés diplomatiques, ni les accords qui le lient à ses alliés.

Justin Trudeau a réussi à mater Donald Trump, et de fait même à habiter enfin sa fonction, oubliant les apparences et les selfies. Il donnera le ton en tant qu’hôte de ce sommet déjà entaché par toutes les craintes qu’il suscite à cause des débordements prévisibles des manifestants, compte tenu des sommets antérieurs.

L’économie mondiale a un nouvel ennemi affirmé et brutal en la personne de Donald Trump. De plus, après sa rupture avec ses alliés, nous savons qu’il veut imposer sa loi à la Chine. Donald Trump est un puits sans fond d’irresponsabilité. Il carbure aux préjugés, n’écoute que sa clientèle électorale et se flatte de sa longue expérience de faire des deals.

La solidarité politique, le respect des adversaires sont des insignifiances pour le roi qui se rêve président à vie des États-Unis.

Le « pot »… c’est pour bientôt

Et oui! Ce fut l’euphorie pour plusieurs lorsqu’annoncé à l’origine puis, le calme, pour finalement faire ressortir les problèmes à venir à l’approche du jour J.

Je fais partie des « pas d’accord » avec cette légalisation et j’anticipe plus de problèmes reliés à cette drogue que de solutions. Quoi qu’il en soit, nous vivons dans une drôle de société, où toutes les valeurs de jadis ont pris le bord. Certains appellent ça une évolution alors que moi je trouve qu’on perd tous nos repères.

Hier matin, j’ai lu avec grand intérêt, l’article de Richard Martineau dans les pages du Journal de Montréal et j’ai trouvé sa vision de notre drôle d’époque, comme il le souligne, assez près de la mienne. En tout cas, ça apporte des interrogations sensées et des réponses bizarres. C’est ce que je partage avec vous aujourd’hui.

PUSHERS RECHERCHÉS

Comme l’a écrit ma consœur Annabelle Blais hier, Québec cherche 300 vendeurs de pot pour travailler dans ses futures succursales de la SQDC (Société québécoise du cannabis).

Ces pushers payés par l’État devront avoir une « bonne maîtrise du sujet » et être « capable de conseiller les consommateurs sur les 150 produits » qui se trouveront en magasin.

LES BONS ET LES MAUVAIS FUMEURS

J’imagine que ces futurs fonctionnaires ne possèdent pas qu’une connaissance théorique du sujet. Ils en ont aussi fumé. Et du bon. Venant des quatre coins du monde.

Pensez-y deux minutes. Des dizaines de milliers de Canadiens ont présentement un casier judiciaire pour possession simple de marijuana. Cela les empêche de voyager à l’étranger, de faire du bénévolat ou même de décrocher un emploi.

Mais d’un autre côté, l’État québécois offre un emploi dans la fonction publique à des gens qui ont consommé du pot pendant des années, alors que cette substance était illégale! Si tu t’es fait pincer à fumer, on te punit.

Mais si tu ne t’es pas fait pincer, si tu as été assez habile pour consommer une substance illégale sans te faire arrêter par la police qui est censée appliquer la loi, on t’encourage à envoyer ton CV à la SQDC, car on a besoin de ton expertise et on veut t’offrir un emploi! Euh…

C’est pas un peu bizarre, ça? Il y a les mauvais fumeurs, qui ont été arrêtés (et qui sont considérés comme des criminels). Et les bons fumeurs, qui n’ont pas été arrêtés (et qui sont considérés comme des experts).

J’imagine que si tu as un dossier pour possession de pot… tu ne pourras pas vendre de pot! My God… Certains bureaucrates en fument décidément du bon…

AVEC PAS DE DROGUE

Les conseillers qui seront embauchés par la SQDC suivront une formation cet été… mais on ne leur fera pas fumer de pot! Parce que le pot ne sera pas encore légal… Vous imaginez, vous, un conseiller en vin qui ne déguste pas les vins qu’il est censé vendre?

On veut que le conseiller de pot connaisse parfaitement les produits qu’il va vendre… mais on ne veut pas qu’il en fume!

Chez toi, OK! Ça te regarde, c’est ton affaire! Mais pas pendant nos ateliers de formation, oh que non! Et attendez, ce n’est pas tout, ça devient encore plus surréaliste…

Les conseillers qui travailleront à la SQDC ne pourront pas parler des effets du produit qu’ils vendent! Euh… C’est parce qu’on achète justement du pot pour les effets et les sensations qu’il procure!

Je vais te vendre une auto, mais je ne te parlerai pas de sa performance sur la route! On va vendre une drogue… mais on va faire comme si ce n’était pas de la drogue. Vous pigez? Moi non plus. Je dois être trop sobre. Je vais aller tirer deux poffes et je reviens…

L’HYPOCRISIE GÉNÉRALE

On vend des cigarettes, mais on ne peut pas les montrer. On va vendre de la drogue mais on n’aura pas le droit de parler des effets qu’elle procure.

Quelle drôle d’époque dans laquelle on vit, quand même, non?

Croire à la bonté divine malgré tout

La triste histoire du drame affreux de la petite Rosalie Gagnon, 2 ans, qui fait les manchettes depuis près de deux semaines continue d’alimenter les conversations. C’est un infanticide inqualifiable qui s’est passé et surtout pour déposer son cadavre dans une poubelle, il faut être très profondément perturbé.

Pour un chrétien qui croit à un être suprême bon et juste, il faut être habité d’une foi inébranlable pour accepter sans chercher à comprendre, qu’une mère en vienne à détruire ce qui émerge de son propre corps, de sa vie, de son sang. Quand on y pense sérieusement, et en tenant compte de tout ce qui a été véhiculé sur les circonstances de cette tragédie, cet ange a enfin trouvé la paix dans cette vie annonciatrice de misère et de malheur. C’est la très mince consolation qu’on peut en tirer. Dieu l’a rappelé à Lui.

J’ai bien aimé l’article de Lise Ravary, dans les pages d’opinion du Journal de Montréal de dimanche dernier, et il me fait plaisir de le partager avec vous…

PLEURER UN ANGE

Dans ce métier que j’exerce depuis très longtemps, on a beau examiner de près les travers de l’être humain, tant sa bêtise que son potentiel pour la cruauté, on ne s’endurcit jamais autant qu’on le souhaiterait. Nous sommes des crabes à carapace molle, ceux qui font de si bons sushis.

J’ai été frappée de plein fouet par la mort de la petite Rosalie Gagnon, 2 ans. De tous les crimes dont notre espèce est capable, l’infanticide dépasse l’entendement. Comment une mère, un père, peuvent-ils enlever la vie qu’ils ont donnée, et dans un geste de violence extrême massacrer la chair de leur chair? Quel démon les pousse à traverser la frontière entre la normalité et l’horreur à l’état pur?

Certains souffrent de maladies mentales. D’autres pas, pas d’un point de vue clinique. Mais un parent en pleine possession de ses moyens peut-il faire une telle chose? J’en doute. Mais un meurtre demeure un meurtre.

MAUDITE DROGUE

Audrey Gagnon, dont on sait peu de choses, est toxicomane. Tous les parents toxicomanes ne sont pas des monstres. Cela dépend de la personne et de la substance. Il ne faut pas comparer cannabis et méthamphétamine, opioïde ou cocaïne. Mais parlez-en à n’importe quel intervenant de la DPJ et il vous dira que les drogues dures sont présentes dans une grande proportion de cas de maltraitance d’enfants.

J’ai déjà fait du bénévolat auprès de jeunes qui essayaient d’arrêter de consommer. La plupart étaient parents d’enfants de moins de cinq ans. Le crack et le crystal meth, deux poisons hautement addictifs qui peuvent transformer une personne normale en Incroyable Hulk, étaient leurs substances de choix.

J’ai dû cesser ces accompagnements après un certain temps, je n’avais plus la force psychique pour assister, impuissante, à l’enfer que certains de ces parents faisaient vivre à leurs bambins innocents. Combien de signalements non retenus aussi. Le système craque.

Où était rendue Audrey Gagnon dans sa déchéance quand elle aurait poignardé sa petite Rosalie? Y a-t-il un baril assez profond pour contenir une mère qui jette le corps mutilé de son bébé dans une poubelle?

J’espère que le procès nous en apprendra sur la gestion de ce cas par la DPJ et par la maison d’hébergement qui a expulsé Audrey et sa fille de deux ans. Les bas-fonds de l’âme humaine nous sont inaccessibles, mais les corridors administratifs doivent toujours demeurer éclairés.

UN CŒUR

Il est facile de porter des jugements sur les coutumes d’autrui, comme si nous étions immunisés contre l’inhumanité. Mais même après sa mort, Rosalie Gagnon n’a cessé d’être traitée comme un déchet. Après le bac à ordures, cette enfant a failli être enterrée dans une fosse commune, car personne, ni le père ni les grands-parents n’ont réclamé son petit corps.

Heureusement qu’un oncle s’est manifesté, et grâce à lui et à la générosité de Québécois ordinaires, d’un salon funéraire et d’un fleuriste, Rosalie aura des funérailles samedi prochain à l’église Saint-Rodrigue de Québec, à 11h.

Je suis persuadé que l’église sera remplie de bonnes personnes venues pleurer un ange.

Par son rôle, le policier se doit d’être neutre et principalement dans sa tenue vestimentaire

Dans l’opinion publique, la majorité des citoyens est d’accord avec l’interdiction de porter des signes religieux pour les policiers, dans l’exercice de leurs fonctions et ça depuis plus de 10 ans et voilà que, dans l’inertie des gouvernements à mettre leurs culottes, c’est encore un sujet d’actualité. La photo ci-contre, montre que depuis 2013, la police d’Edmonton accepte que ses policières portent le hijab. Un non-sens qui démontre une incompatibilité avec les pouvoirs d’un agent de la paix.

Hier, Joseph Facal y allait de son opinion dans les pages du Journal de Montréal, sur le sujet. Opinion dont je suis entièrement en accord et que je partage avec vous. Encore un exemple éloquent du « tourner en rond, sans jamais aboutir à rien. » Une tendance chez nos politiciens sans couilles.

LAÏCITÉ ET INDÉPENDANCE

Justin Trudeau trouve que des policiers su SPVM portant le turban ou le hijab, ce serait formidable.

Mon espion à Ottawa me dit qu’il trouve cela tellement formidable qu’il meurt d’envie de se déguiser en policière portant un hijab et de faux seins. Valérie Plante, elle, se dit ouverte à l’idée. On comprend maintenant qu’en l’élisant les Montréalais ont confié les clés de la ville à Québec solidaire.

NON

Philippe Couillard pense exactement comme Justin, mais il voit le malaise de la majorité. À six mois des élections, il préfère lancer la rondelle dans les gradins.

Il y a 10 ans, le rapport Bouchard-Taylor, d’une modération qui confinait à la pusillanimité, proposait d’interdire le port des signes religieux aux représentants de l’État en position d’autorité,

Le gouvernement Charest-Couillard n’ayant rien fait, c’est reparti.

Si vous me dites qu’une policière en hijab ne vous dérange pas pourvu qu’elle soit compétente, il vous en manque un très gros bout.

Ce bout – allons-y, tous en chœur, pour la millionième fois –, c’est que le hijab n’est pas un « morceau de tissu inoffensif » ou un « choix esthétique », mais un message politico-religieux de subordination (parfois autoconsentie) de la femme.

Les raisons d’être contre le port de signes religieux chez les policiers sont simples.

Pourquoi pensez-vous que les policiers, les juges et les gardiens de prison portent un uniforme?

C’est pour envoyer le message que, en tant que représentants de l’État, ils sont neutres et appliqueront à tous le même traitement impartial.

En droit, il faut qu’il y ait, non seulement justice, mais apparence de justice.

Si une personne a des convictions religieuses si extrêmes qu’elle exige de les exhiber aussi pendant ses heures de travail, elle envoie le message qu’au-dessus de son allégeance à l’État, elle prête allégeance à un ordre religieux qu’elle juge supérieur.

Imaginez une policière en hijab interpellant un juif orthodoxe portant un shtraïmel et des papillotes. Bonjour le malaise!

PROVINCE

Mais comme toujours au Québec, on ne va pas au fond des choses. Supposons qu’un gouvernement péquiste ou caquiste vote une loi qui établirait – car ce n’est pas le cas présentement – la laïcité de l’État du Québec. En clair, cela signifierait qu’aucun diktat religieux n’aurait préséance sur une loi votée démocratiquement.

Tant que le Québec est une province canadienne, il suffirait à un extrémiste religieux de s’adresser aux tribunaux et la Charte canadienne de Trudeau père garantirait sa victoire.

Un gouvernement du Québec devrait alors invoquer la clause dérogatoire – pourquoi pas? – ou convaincre le peuple de faire l’indépendance : chez nous, nos lois.

Bref, nos choix passés ont des conséquences : quand on se comporte comme un tapis, il faut s’attendre à se faire marcher dessus…

Serions-nous rendus là?

Il a neigé toute la nuit. Alors, pour prendre un peu d’air vivifiant, je sors dehors et décide de faire un bonhomme de neige… quelle mauvaise idée.

08:00 : Je fais un bonhomme de neige.

08:10 : Une féministe passe et me demande pourquoi je n’ai pas fait une bonne femme de neige.

08:15 : Alors je fais aussi une bonne femme de neige

08:17 : La gardienne des voisins râle parce qu’elle trouve la poitrine de la bonne femme de neige trop voluptueuse.

08:20 : Le couple de gais du quartier grommèle que ça aurait pu être deux bonshommes de neige.

08:25 : Les végétariens de l’appartement 12 rouspètent à cause de la carotte qui sert de nez au bonhomme. Les légumes sont de la nourriture et ne doivent pas servir à ça.

08:28 : On me traite de raciste car le couple est blanc.

08:31 : Les musulmans de l’autre côté de la rue veulent que je mette un foulard à ma bonne femme de neige.

08:40 : Quelqu’un appelle la police qui vient voir ce qui se passe.

08:42 : On me dit qu’il faut que j’enlève le manche à balai que tient le bonhomme de neige car il pourrait être utilisé comme une arme mortelle. Les choses empirent quand je marmonne :

– Ouais ; surtout si vous l’avez dans le cul!

08:45 : L’équipe de télévision locale s’amène. Ils me demandent si je connais la différence entre un bonhomme de neige et une bonne femme de neige. Je réponds :

– Oui ; les boules…! et on me traite de sexiste.

08:52 : Mon téléphone portable est saisi, contrôlé et je suis embarqué au poste de police.

09:00 : Je parais au journal télévisé ; on me suspecte d’être un terroriste profitant du mauvais temps pour troubler l’ordre public.

09:10 : On me demande si j’ai des complices.

09:29 : Un groupe djihadiste inconnu revendique l’action.

Morale : il n’y a pas de morale à cette histoire. C’est juste le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.

Salmigondis

LE HUARD GLISSERA À 60 CENTS D’ICI LA FIN DE 2019
AGENCE QMI | Le huard glissera considérablement face au dollar américain d’ici la fin de 2019, selon un éminent spécialiste américain des devises, a rapporté Bloomberg, hier.

John R. Taylor, l’ancien président de FXConcepts, prédit que le dollar canadien se transigera à environ 60 cents américains à la fin de l’an prochain, ce qui constituerait un creux jamais atteint depuis 2002.

« Le fort raffermissement du dollar américain depuis le début de février est le début de ce mouvement, et ce cycle durera encore deux ans et trois mois, a-t-il écrit dans son infolettre de la firme Taylor Global Vision qu’il dirige, selon Bloomberg. Nous misons sur 1,60 $ CAN [pour 1 $ US] à la fin de l’an prochain. »

Il prédit que le huard perdra quelques plumes au mois de mai. Il mentionne que le Canada aura de la difficulté à combattre l’isolationnisme prôné par Donald Trump.

« Justin Trudeau et le Canada vont riposter, mais son pays ne représente que 10% de la taille des États-Unis, un décalage typique pour un intimidateur, et la réaction, désirée ou non, sera que le dollar canadien va s’affaiblir face au dollar américain », a-t-il affirmé en analysant ses modèles statistiques.

UN PAS DE PLUS VERS DES PROFESSEURS ARMÉS EN FLORIDE
Miami | (AFP) Le congrès de Floride a approuvé hier une loi qui restreint l’accès aux armes à feu tout en ouvrant la voie à la possibilité d’armer certains enseignants, en réponse à la tuerie récente de l’école secondaire de Parkland.

Après une courte victoire au Sénat lundi, la « loi de sécurité publique Marjory Stoneman Douglas » – du nom du collège de Parkland attaqué le 14 février – a été approuvé par 67 voix contre 50 à la Chambre des représentants de Floride.

Pour entrer en vigueur, la mesure doit désormais être ratifiée par le gouverneur de Floride, Rick Scott, mais le républicain n’a pas encore déclaré s’il s’opposerait à son parti et y mettrait son véto. Rick Scott s’est en effet publiquement opposé à la proposition du président Donald Trump d’armer les enseignants.

JEAN-MARC FOURNIER QUITTE LE PARTI LIBÉRAL
Bon débarras pour ce profiteur en ce qui me concerne. La politique a été très bonne pour ce monsieur qui, en 2008 avait pris une pause… et encaissé une généreuse prime de départ, pour revenir en 2010. Maintenant, il quitte encore avec une autre généreuse prime. À part ça, il a fait quoi au juste. Difficile de cerner n’est-ce pas!

ŒIL POUR ŒIL
Que ce soit pour l’ALENA ou le bois d’œuvre et plus récemment l’aluminium et l’acier, Donald Trump prend son air de « beu » pour imposer des taxes à l’importation. Et nous, qu’est-ce qu’on fait ? On tend l’autre joue? Il faut répliquer avec une substantielle surtaxe sur l’électricité qu’on exporte dans ce pays qui se croit le nombril du monde. On répond à une menace par une autre menace. Mais en y pensant bien c’est prêcher dans le désert pour nos politiciens qui sont plus fort en gueule qu’en action. Attendez de voir ce qui va sortir des négociations pour l’ALENA… nous allons encore perdre des acquis. En dernière heure, on apprend que le président Trump exemptera le Canada et le Mexique de cette taxe sur l’acier et l’aluminium. Ça reste à voir, et on n’en est pas à une surprise près avec ce cher Donald.