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Même si on s’y attendait un peu, tout en souhaitant le contraire, nous sommes rentrés chez-nous hier en début d’après-midi devant un amoncellement de neige bien anormal, pour un 28 mars. Partis à six heures hier matin sous la pluie mais sur l’asphalte, on espérait encore se rendre le plus loin possible avant d’apercevoir la moindre trace de cette satané neige.
À peine une quarantaine de milles parcouru, la voilà qui commence à s’écraser bêtement sur le pare-brise. On s’est arrêté pour faire le plein puis on repris la route. Les "saleuses" et les "gratteuses" étaient à l’oeuvre pour éviter que la chaussée ne se glace. On fait un autre dix milles et vlan! En pleine mini tempête. La visibilité est d’au plus 500 mètres. On ralenti à 80 kilomètres heures, pendant que les gros semi-remorques nous éclaboussent d’un opaque nuage blanc. On traverse Albany, puis nous entreprenons finalement l’ascension des Adirondacks. Malgré tout, le paysage est fantastique. La neige colle littéralement aux branches des arbres qui quelquefois, dégringole par la poussée d’une soudaine bourrasque.
On s’arrête quelques minutes, à la halte de Glenn Falls – Lake George. Le vent s’est calmé et il tombe de gros flocons. La scène se prête bien aux quelques photos qui agrémentent ce billet. Une vraie averse de neige printanière! On reprend notre route puis finalement, la neige cesse de tomber avant de rejoindre Plattsburg. Comme il est de coutume, nous nous arrêtons à Champlain pour faire le dernier plein d’essence "américaine", histoire d’économiser quelque sous. Le gallon est à 3,49$ alors que chez-nous son équivalent est de 4,39$. Ça m’aura permis de conserver une bonne trentaine de dollars dans mes goussets, de quoi payer le dîner au MacDonald, tout près.
On repart pour traverser la frontière, l’autocaravane et le youyou affreusement salis, de toute cette gadoue. Les carosseries sont abrasives comme du papier sablé. C’est ça, rouler par un temps pareil. Après une attente de vingt-cinq minutes et répondu aux questions d’usage de Monsieur le douanier, nous voilà maintenant chez-nous, au Québec. Affichage en français et métrique c’est réconfortant un brin et on est heureux de rentrer au pays. Les champs sont quelque peu enneigés mais la surprise on l’a eu à la maison; Encore entre quatre et six pieds de neige sur le terrain. Ouach! Un dur retour à la réalité. Enfin, on est rentré!