Questions de « Snowbirds »

Déjà août! Les snowbirds commencent à songer aux préparatifs de la migration vers le sud. Le temps file tellement rapidement qu’il faut s’y mettre. Qu’on le veuille ou non, il subsiste toujours quelques interrogations qui meublent nos pensées, pour ne rien oublier. À cet égard, voici deux questions/réponses sur des interrogations spécifiques. Elles sont tirées du dernier numéro de NOUVELLES « CSA », Été 2018, publié par l’Association Canadienne des Snowbirds (ACS).

Q1 : Mon épouse songe à se faire poser des implants dentaires par un dentiste à Los Algodones (Mexique) et nous aimerions savoir si quelqu’un d’autre a eu une telle expérience, ou si l’ACS a des recommandations sur le sujet ?

R1 : Notre recommandation à l’heure actuelle est la même que celle des avis aux voyageurs du gouvernement du Canada. Nous croyons qu’il n’est pas prudent de voyager au Mexique en ce moment. Consultez ce site Web pour obtenir toute mise à jour du gouvernement : https://voyage.gc.ca/destinations/mexique .

Nous savons que plusieurs snowbirds ont reçu des soins dentaires au Mexique; si quelqu’un qui y a été traité vous recommande son dentiste, vous serez probablement satisfait des résultats, surtout au prix que vous paierez. Vous devriez aussi savoir que ces interventions et les complications associées au traitement ou à l’anesthésie ne sont couvertes par aucune police d’assurance voyage. Immédiatement avant l’intervention, je demanderais une garantie que les honoraires ne changeront pas, puisque certains établissements mexicains ont causé d’importantes difficultés aux snowbirds , ainsi qu’à Medipac, depuis un an ou deux : honoraires exorbitants, refus de vous donner votre congé de l’hôpital, frais non autorisés portés à vos cartes de crédit, confiscation de votre passeport, tests non nécessaires, etc.

Mais en toute justice, plusieurs cabinets de dentistes de Los Algodones ont une excellente réputation et disposent d’équipements de pointe. Il suffit de faire une recherche sur le Web avec les mots-clés « Los Algodones dentists ».

Q2 : Nous possédons une maison en Floride, où nous passons trois mois par année. Nous avons fait un testament au Canada, dans lequel nous léguons la maison à nos enfants. Mais un voisin snowbird canadien en Floride nous a dit que nous devrions faire un testament aux États-Unis pour notre propriété américaine pour simplifier la tâche à nos enfants après notre décès. Qu’en pensez-vous ?

R2 : Oui, faites-le ! Je vous recommande d’avoir un testament américain pour toute propriété aux É.-U., mais par-dessus tout, vous devriez avoir un testament de vie déposé aux É.-U. Les autorités en général ne sont pas convaincues si on leur présente des documents d’un autre pays, même le Canada. En cas d’urgence médicale, vous ne voudriez pas de délais inutiles dans l’obtention, ou le refus, d’un traitement. Il en coûte habituellement de 100 à 200 dollars US.

L’importance de l’assurance voyage

Vous planifiez un voyage à l’étranger? Vous passez l’hiver dans le Sud? Peu importe, l’assurance voyage demeure une priorité à considérer, une protection inestimable si le malheur vous frappe.

Les voyages sont idéals pour oublier ses soucis, se détendre et s’amuser avec la famille et les amis. La souscription d’une assurance voyage protège cette tranquillité d’esprit.

Personne ne s’attend à des incidents fâcheux pendant un voyage. Dans de tels cas, les frais médicaux d’urgence, les frais de déplacement de dernière minute pour rentrer chez soi et les frais connexes pourraient être élevés.

Beaucoup de Canadiens pensent que le régime d’assurance maladie du gouvernement couvre tous les frais médicaux d’urgence lorsqu’ils se déplacent au pays ou à l’étranger. Ce n’est pas toujours le cas.

Voici quelques chiffres à considérer au moment de décider s’il faut souscrire une assurance voyage.

  • Selon un sondage mené en 2015 par l’Association canadienne de l’assurance voyage, 23% des voyageurs canadiens en voyage à l’étranger ont reçu des soins médicaux à un moment ou un autre.
  • D’après un rapport de l’International Federation of Health Plans, les séjours moyens dans les hôpitaux américains coûtaient plus de 5 000$ par jour en 2015.
  • Le régime d’assurance maladie du gouvernement pourrait ne couvrir qu’une fraction des frais médicaux d’urgence.

Pourquoi risquer d’avoir à payer des milliers de dollars? Pensez-y!

Source : Contact Costco, Juillet-août 2018

Questions de « snowbirds »

Pour les snowbirds qui séjournent une bonne partie de l’hiver, on a souvent des interrogations sur le fonctionnement de la société américaine envers les étrangers. On a beau être des amis des Américains, certaines pratiques et lois sont bien différentes des nôtres. L’Association Canadienne des Snowbirds (ACS), publie dans son périodique les réponses aux interrogations que se posent nos concitoyens qui séjournent de longues périodes aux USA. En voici quelques-unes…

Q1- Faites très attention quand vient le temps de choisir votre banque aux États-Unis! Laissez-moi vous raconter notre expérience. Le 3 janvier 2018, nous avons déposé une traite bancaire canadienne en dollars US à notre banque américaine. Nous sommes snowbirds depuis 10 ans et nous n’avons jamais fait affaire avec une autre banque. Nous utilisons toujours une traite bancaire, et la somme est assez considérable, assez pour trois mois. Nous n’avons jamais eu de problème avant. Mais cette année, la banque nous a dit qu’elle devait envoyer la traite à une agence de recouvrement (sa propre agence de recouvrement, soit dit en passant, et non une tierce partie) pour confirmer qu’elle n’était pas contrefaite. D’accord. Mais c’était le 3 janvier, et nous sommes maintenant le 3 mars! Neuf semaines, et toujours pas d’argent! On nous dit que le crédit est émis seulement lorsque les fonds sont reçus de la banque tirée, ce qui peut prendre jusqu’à six semaines ou plus. Le comble, c’est que la banque américaine exige des frais de messagerie de 45$ et des frais d’ouverture de dossier de 40$. En plus, les frais exigés par les banques étrangères sont perçus sur tout chèque déposé, qu’il soit payé ou non, de 40$ à 200$ dans le cas des effets canadiens. Ça me coûte donc les yeux de la tête pour pouvoir déposer mon argent à cette banque! Alors, faites très attention quand vient le temps de choisir votre banque aux États-Unis.

R1- Nous avons vu une foule d’histoire comme celle-ci, des frais ridicules, des taux de change exorbitants. Je suis très content que vous nous ayez fait part de votre aventure en détail. Vous savez maintenant à quel point ça peut être désastreux, et ce n’étaient que des dollars US. Nous vous suggérons de magasiner votre banque avant de vous engager, et nous vous recommandons d’utiliser le Programme d’échange de devises des snowbirds… vous ne le regretterez pas.

Q2- Je viens de recevoir l’American Community Survey, qui fait partie du recensement américain de 2018. Quiconque « reste » ici plus de deux mois est tenu en vertu de la loi fédérale américaine de remplir le formulaire. J’ai commencé à répondre en ligne, mais je trouve les questions très intrusives; on y demande beaucoup plus de renseignements personnels et financiers que ce que j’aimerais fournir. Que savez-vous de notre obligation de répondre au recensement américain en tant que citoyen canadien? D’importantes amendes sont prévues en cas de non-réponse. Merci.

R2- Nous avons demandé à Wallace Weylie, l’avocat de l’ACS, ce qu’il en pensait : « Les directives du recensement demandent de NE PAS INCLURE quiconque vit ailleurs pendant plus de deux mois, comme un étudiant à l’étranger ou un militaire en mission. Je dirais donc que les snowbirds canadiens ne sont pas obligés de remplir le formulaire. C’est la position que nous avons adoptée lors du dernier recensement.

Q3- Le 30 octobre 2017, ma fille et mon gendre apportaient mon auto en Floride, alors que ma femme et moi prenions l’avion. À la frontière, le douanier américain leur a demandé le formulaire 3299 des douanes américaines (CBP) et puisqu’ils ne l’avaient pas, leur a dit qu’il pouvait leur refuser l’entrée aux États-Unis. Heureusement, il les a laissé passer, mais il les a avertis qu’ils devraient remplir un tel formulaire à l’avenir. Ce formulaire semble assez compliqué, alors j’espère qu’il n’est pas obligatoire?

R3- Bien des gens ne connaissent pas ce règlement et l’agence des douanes commence à être beaucoup plus « curieuse » à propos du contenu des véhicules. Si votre auto contient des biens sans la présence de son propriétaire (ce qui était le cas), comme des articles pour la maison, vous devez remplie le formulaire 3299 de la CBP (Declaration for Free Entry of Unaccompanied Articles) en prenant soin de fournir la liste exacte de tous les articles se trouvant dans le véhicule. Vous pouvez télécharger le formulaire et les directives à partir du site Web de la CBP au www.cbp.gov. Votre fille et votre gendre sont tombés sur un douanier très gentil. Le formulaire est obligatoire.

Et pourquoi pas…

Vendredi dernier, je lisais l’article de Michel Beaudry dans les pages du Journal de Montréal, quand soudain, je me suis dit « Tiens, c’est original comme idée ». Je m’étais souvent posés les mêmes questions et observations alors je veux partager son article avec vous et n’hésitez pas à émettre des commentaires vous aussi. Il porte sur l’affichage dans le secteur de St-Bernard-de-Lacolle envers le tourisme qui nous visite.

RESTONS POLIS

Comme disait ma divine tante Germaine, il y a absence de bienséance. Après avoir juré au douanier que vous ne ramenez pas de palmier en entrant au Canada par le poste frontalier de Lacolle, vous verrez en bordure de la route une immense affiche sur laquelle on vous informe que les détecteurs de radar sont interdits chez nous. En français avec de grosses lettres et, en tout petit à côté, la traduction anglaise.

Côté dimension de la calligraphie, la logique serait l’inverse, Le message est surtout pour les Américains. Nous, on le sait que la SQ peut débâtir ton char si on te suspecte d’avoir un détecteur de radar. Eux, ils ne le savent pas. Mais ça, ça s’inscrit dans cette malepeur proverbiale que nous avons d’utiliser l’anglais. Chérir notre précieux français, une chasse scrupuleusement gardée, c’est parfait, mais pas sur ce point d’accueil pour des touristes et des gens d’affaires auxquels nous devrions montrer un peu plus de courtoisie, de gentillesse et même d’empressement.

BIENVENUS

Tout au long du parcours d’environ 40 minutes vers Montréal, pourquoi ne pas aligner des affiches aux 5 kilomètres sur lesquelles ils découvriraient qu’on est heureux de les recevoir. Leur expliquer que chez nous, ça se passe en français et en kilomètres. Leur apprendre quelques mots comme « bonjour », « merci », « pont », « toilette « et surtout « travaux ».

Ce ne sont pas des touristes, camionneurs et commerçants américains qui intimident notre français. Ils sont des visiteurs qui, avant d’entrer dans le seul sanctuaire francophone d’Amérique du Nord, pourraient être mieux accueillis par des clins d’œil d’affable transition. Et pourquoi pas un tableau digital les informant ponctuellement de l’immense valeur de leur dollar une fois qu’ils sont chez nous.

Amenez-en des billets verts…

2700 kilomètres, et l’été en hiver

Ce n’est pas parce que nous séjournons en Floride tout l’hiver qu’on oublie notre Québec nordique qui, selon les prévisions météorologiques, vivra sa première neige aujourd’hui et qu’il faudra s’habiller très chaudement. Pendant ce temps, à North Fort Myers, mon bonhomme météo, sur la photo qui agrémente cet article nous indiquait un torride 98°F pas plus tard que mercredi. Étant branché sur la télé du Québec, on peut apprécier Collette, en semaine, nous annoncer le temps qu’il fait chez nous. N’ayez crainte, on sympathise avec vous en se disant; « Tiens! On vient d’en sauver une autre… »

Nous en sommes à notre troisième semaine au pays des gougounes et le soleil est toujours au rendez-vous. Les mercures dépassent régulièrement les 90°F et le seul jour de pluie, avec des quantités de 50 ml d’eau, est survenu… j’ai oublié! En tout cas, il faut arroser les végétaux contre la sécheresse. Irma? De plus en plus ses effets visibles s’estompent. Il reste bien des enseignes démolies et des centaines de mètres de clôtures tordues et chancelantes ainsi que des tas de branches tombées, mais dans l’ensemble le paysage a repris sa physionomie.

Quoi qu’il en soit, Pioneer Village RV Resort s’anime lentement. À mesure que les snowbirds arrivent et que les câlins s’échangent chaleureusement, les activités s’organisent. Le vélo, la pétanque, la danse, le shuffleboard… les mollets se raffermissent. Louise passe deux soirées par semaine au bingo et la chance s’est déjà manifestée. Bof! Rien pour écrire à sa mère mais un gain, si petit soit-il, demeure un gain. Ce soir, la saison de poker francophone prend son envol à la salle de cartes et demain, à 11h00 exactement, on célèbre le jour du Souvenir à la grande salle communautaire, avec les vétérans du Canada et des États-Unis. Quand on connaît la fierté qu’on voue à ces soldats qui ont vécu les guerres, on ne s’étonne pas de l’importance que revêt cette célébration sobre, solennelle et combien respectueuse. Un dîner communautaire vient couronner l’événement.

Ainsi va la vie au pays des gougounes. C’est tout de même impressionnant de vivre l’été en hiver… dans le même fuseau horaire mais beaucoup plus au sud. On roule 2700 kilomètres et voilà que c’est magique! On troque le long pour le court dès l’arrivée en Géorgie. Même si on y séjourne depuis 2005, je savoure toujours ces moments. Je ne suis pas un adepte des plages mais passer l’hiver en culottes courtes, avouez que c’est bon pour le moral, comme le chante la Compagnie Créole… Je suis de ceux qui pensent que vivre l’été à l’année est un gage de longévité. Le soleil, la luminosité, la chaleur, autant de bienfaits qui stimulent. Ce sont de longues vacances… agréables. Cependant, le retour au printemps reste un choc, côté température seulement, parce qu’on revient très heureux de revoir nos proches avec plein de choses à raconter et un peu plus basané.

Et ça fait des envieux! Avant de partir on se fait traiter de chanceux et aussi d’en profiter en faisant le plein de soleil. C’est pourquoi j’avais le goût de cet article; vous faire partager mon enthousiasme et une partie de notre quotidien. Et si ça peut vous donner le goût ou vous faire rêver, tant mieux. Ça met du soleil dans votre journée et c’est du positivisme, non? En cette journée où l’hiver s’amène au Québec en catastrophe, ne serait-ce que le temps d’une bordée de neige, d’une bourrasque ou d’une fin de semaine, je vous transmets virtuellement la chaleureuse et douce brise du sud.

Une chaleur suffocante

Arrivés depuis mercredi en mi-journée, on peut dire qu’on sue à grosse gouttes. On subit les canicules ici avec des mercures de 30 degrés Celsius qui atteignent et dépassent les 40°C en tenant compte du facteur humidex. Carole et Marcel nous ont livré notre caravane sans aucun problème. Elle est présentement en entreposage ici à Pioneer Village et le restera jusqu’à la vente finale de notre maison qui, en passant, arbore déjà son affiche « À VENDRE » bien en évidence sur sa façade avant.

Les snowbirds québécois reprennent graduellement leurs quartiers d’hiver et cette semaine on devrait leur voir le bout du nez. Par contre, Lise et Gilles sont arrivés fourbus vendredi dernier, mais heureux. D’ailleurs, la photo qui agrémente cet article, fait foi du souper de bienvenue qu’on a partagé avec eux.

Comme je vous l’écrivais en début de billet, avec l’aide de Marcel et Gilles, nous avons réparé la longue gouttière qui s’était affaissée sur le côté de la maison. Rien n’y paraît maintenant mais on a dû dégoutter pas mal. Nos chandails étaient à tordre tellement la chaleur était pesante. Mais bon, c’est le résultat qui compte et devinez comment nous nous sommes récompensés; quelques bonnes « frettes » derrière la cravate, dont la première est passée tellement rapidement, qu’on ne l’a même pas goûté.

Aujourd’hui, Carole et Marcel reprennent la route pour retourner au Québec, ayant rempli avec la satisfaction du devoir accompli. Ils sont très chanceux parce qu’à leur arrivée à L’Assomption, ils pourront encore profiter d’une douce température de l’été indien chez-nous. Les nouvelles sont bonnes par les temps qui courent et les températures estivales sont les bienvenues. Avec l’été que les Québécois ont connu, aussi bien en profiter. Carole et Marcel nous reviendront avec leur caravane à la mi-décembre, pour apprécier l’hiver sans neige du pays des gougounes.

C’est beau la neige quand on est jeune ou qu’on pratique des sports d’hiver, mais pour Louise et moi, on la trouve fantastique sur les cartes de Noël et les paysages d’hiver… de loin en fait.

Questions de « snowbirds »

L’Association Canadienne des Snowbirds (CSA) vient de publier ses Nouvelles «CSA», d’automne 2017. Les premières pages sont consacrées aux interrogations des snowbirds… et certaines d’entre-elles vont sûrement piquer votre curiosité. J’en ai répertorié quelques-unes.

Q1 : Beaucoup de snowbirds doivent se poser des questions sur l’utilisation du cannabis thérapeutique. Pouvez-vous nous donner l’heure juste concernant Médipac et la réglementation frontalière américaine?

R1 : Question très pertinente. N’ESSAYEZ SURTOUT PAS d’apporter du cannabis aux États-Unis ni ailleurs. Beaucoup de pays prévoient de lourdes peines, dont la prison et des châtiments corporels, pour ceux qui se font prendre à « importer » de la drogue. J’ai demandé à Evan Rachkovsky, directeur de la recherche et des communications de l’ACS, d’examiner la situation en Floride, et voici son compte-rendu : « Même avec une ordonnance canadienne pour du cannabis thérapeutique, il serait illégal d’en apporter aux États-Unis.

La Floride a récemment légiféré pour élargir l’accès au cannabis thérapeutique (c’était un enjeu électoral – amendement 2). La loi élargit notamment l’accès pour les résidents saisonniers, qui sont définis comme suit : toute personne qui réside temporairement dans l’État pendant au moins 31 jours consécutifs chaque année civile, conserve une résidence temporaire dans l’État, retourne dans son État ou entité administrative de résidence au moins une fois chaque année civile, et est inscrite à la liste électorale ou paye de l’impôt sur le revenu dans un autre État ou une autre entité administrative.

Le site Web suivant pourrait vous intéresser, et si vous passez l’hiver dans un autre État, renseignez-vous sur la réglementation qui y prévaut.
https://www.usnews.com/news/best-states/florida/article/2017-06-09/highlights-of-florida-expanded-medical-marijuana-bill

Q2 : Que se passe-t-il si on dépasse la limite de 182 jours aux É.-U.? Si je comprends bien, l’IRS peut vous considérer comme imposable sur vos revenus de partout dans le monde, mais est-ce qu’il vous contacterait? Est-ce que c’est déjà arrivé à quelqu’un? Si vous dépassez la limite de quelques jours, est-ce que l’IRS essaierait quand même de vous mettre la main au collet?

R2 : Bien des snowbirds ont séjourné un peu plus longtemps sans que rien ne leur arrive; le mot se passe dans la communauté que le gouvernement ne sait pas et ne veut pas savoir. Je peux par contre vous assurer que le gouvernement VEUT savoir! De nos jours, ses systèmes de suivi sont de plus en plus sophistiqués et vous risquez de plus en plus de vous faire attraper. S’il vous attrape, il envoie normalement une lettre vous demandant de l’information (qu’il détient déjà, bien sûr). Vous faites alors l’objet d’une enquête, ce qui est très désagréable. Personnellement, j’ai entendu parler de quelques cas dans l’Ouest, avec pour résultats des centaines de milliers de dollars en impôt et en pénalités. Une interdiction de séjour à vie fait aussi partie des sanctions possibles.

Q3 : Je soumets le formulaire 8840 à l’IRS chaque année, mais je ne reçois jamais d’accusé de réception. Y a-t-il moyen de savoir si l’IRS a bien reçu mon formulaire?

R3 : L’IRS ne répond pas et ne veut pas – ou ne peut pas – accuser réception du formulaire 8840. J’ai déjà suggéré de l’envoyer par courrier recommandé, juste au cas, mais je ne crois pas que ce soit nécessaire. Vous devriez par contre tenir un registre de vos envois au cas où l’IRS vous questionnerait.

Q4 : À propos de la règle d’absence de 30 jours, un snowbird m’a informé récemment qu’on lui a dit qu’il faut en fait retourner au Canada pour que ces jours ne soient pas comptés dans votre séjour aux É.-U., plutôt que de voyager par exemple au Mexique pendant 30 jours. Pouvez-vous m’éclairer?

R4 : Précisons d’abord qu’un garde-frontière américain a énormément de pouvoir et peut pratiquement faire ce qu’il veut. Il peut vous interdire l’entrée au É.-U., limiter votre séjour à 10 ou 60 jours, ou faire ce que bon lui semble cette journée-là. D’après nos renseignements, toute absence de plus de 30 jours N’EST PAS comptés comme un séjour aux É.-U., peu importe dans quel pays vous vous rendez. Aucun problème pour le Mexique.

Q5 : Si nous passons cinq mois en Arizona chaque année civile (disons du 1er novembre au 31 mars) et soumettons un 8840 chaque année, serons-nous imposables aux É.-U. sur notre revenu mondial? Notre fiscaliste pour les É.-U. (basé au Canada) pense que c’est très possible et nous recommande de ne pas passer plus de 120 jours aux É.-U. par année.

R5 : Non, absolument pas! Si vous gagnez un revenu aux É.-U., vous devez produire une déclaration de revenus aux É.-U., cependant. Bien des gens confondent les 120 jours indiqués sur le formulaire 8840 et les six mois de séjour permis aux É.-U. Vous devriez soumettre le 8840 si vous passez plus de 120 jours aux É.-U., et personnellement, je le soumettrais si vous dépassez 90 jours. Le 8840 dûment rempli informe le gouvernement que vous n’êtes pas résident américain, mais plutôt canadien. C’est à peu près tout. Il n’y a aucun risque à le soumettre, bien que certains vous diront le contraire. Vous avez le droit de séjourner six mois (182 jours) aux É.-U. dans toute période de 12 mois. Prenez note qu’il ne s’agit pas d’une année civile, mais de toute période de 12 mois consécutifs. Vos vacances de cinq mois sont très bien et tout à fait acceptables.

Source : Le Jaseur, Nouvelles «CSA», Automne 2017