Bienvenue dans mon univers ! Vous êtes ici chez vous.
Je ne sais pas si les alouettes volent et chantent aux alentours, mais c’est au camping du même nom que nous avons séjourné cette fin de semaine, le long de l’autoroute Jean-Lesage à Saint-Mathieu de Beloeil. Nous en étions à notre troisième visite à cet endroit et la sortie était initiée par Richard et Monique.
Nous avons rejoins Pierrette et Clément au Loblaws de Brossard pour le dîner avant notre départ. C’est devenu presque un incontournable point de rassemblement. Le stationnement est vaste et on y vend des repas de poulet à emporter. Après s’être restaurés, nous avons mis le cap sur notre destination qu’on a atteint en début d’après-midi.
C’est un camping classé cinq étoiles, dans le guide du camping, qui offre tous les services. On y trouve même un lave-VR. Récemment acquis par une nouvelle administration, on aperçoit des changements dès notre arrivée au comptoir d’accueil ; l’aménagement a été refait. Les anciens propriétaires s’occupent toujours de la gérance. On nous a assigné nos emplacements à entrée directe, tout au haut de la colline dans le secteur plus boisé. La propreté des lieux est à noter, de même que les installations sanitaires impeccables. Malheureusement, on apprécierait que les emplacements pour les véhicules récréatifs soient mieux nivelés.
Toujours ouvert à l’année, sauf pour le dépanneur, il offre 400 emplacements et est beaucoup occupé par les caravaniers à plein temps qui s’y installent d’avril à novembre, avant de repartir pour passer l’hiver chez nos voisins du sud. Évidemment, sa proximité avec Montréal en fait un lieu privilégié. C’est aussi un camping qui peut accueillir de gros véhicules récréatifs, notamment les immenses et luxueux Prévost.
Après s’êtres installés confortablement, c’est sous l’auvent de Pierrette et Clément que nous avons débouché, coolers et petites frettes, jusqu’au souper. Tour à tour, nos amis se sont pointés ; Cécile et André peu avant dix huit heures, suivis de Carole et Marcel accompagnés du charmant Thomas, leur petit fils du haut de ses neuf mois bien comptés et ses deux belles petites dents d’en bas. Finalement, au moment d’allumer le feu de camp, Monique et Richard ont fermé la parade. La fin de semaine s’est bien amorcée et c’est autour du feu qu’on s’est rendu jusqu’au dodo.
Samedi matin, la température était maussade. En plus du temps nuageux, on annonçait la pluie un peu plus tard. Il faut dire que la météo ne nous a pas tellement gâtés depuis le début du mois. Il a plu dans une vingtaine de jours en juin, c’est tout dire. Nous nous sommes installés quand même sous l’auvent. Grand-papa Marcel et Grand-maman Carole se sont levés tôt et ce n’est pas le coq qui en est responsable. Le beau Thomas était en pleine forme. J’ai même surpris Carole faire la courbette aux genoux des deux mâles de sa vie. Un moment drôle qu’il m’a bien fallu immortaliser.
Un peu plus tard, on a pu se rendre compte de l’entraide qui existe entre les campeurs, lorsque qu’une jeune famille de Chicoutimi s’est amenée, avec sa roulotte hybride, dans la côte qui mène à notre palier. Incapable de monter et avec la chaussée rendue glissante, le véhicule tracteur patinait et refusait d’aller plus loin. Les manœuvres de recul les ayant mis dans une position précaire, nous nous sommes joints à quelques autres campeurs pour pousser la roulotte, afin de la redresser sur la bonne voie et la reculer de façon sécuritaire. Un bon samaritain, équipé d’une puissante camionnette Ford F350 diesel, s’est chargé de remorquer la roulotte jusqu’à son site désignée, au grand plaisir de tout le monde. Une belle démonstration d’entraide.
Puis la pluie s’est mise à tomber plus vigoureusement jusqu’en soirée. Tout s’est arrêté ! On aurait dit que le camping ressemblait à un village fantôme. Soudainement tout s’est calmé et les gens se sont terrés dans leurs unités, bien à l’abri. Par contre la nature saturait ses coloris et les fleurs se mettaient à perler. En s’y attardant d’un peu plus près on voit bien que la pluie parvient même à embellir le paysage. Voilà pour mon petit moment zen.
La visite s’est pointée le bout du nez chez nos amis en début d’après-midi ; La fille de Monique et Richard, ainsi que la fille de Carole et Marcel et maman du petit Thomas. Du côté de Pierrette et Clément, Mariette et Jean-Claude sont venus faire un tour, de même que Catherine et Sylvain avec leur jumelles Alice et Juliette, ou Juliette et Alice, qui commencent déjà à briser des cœurs à sept mois.
Malheureusement, cette fine pluie confinait tout le monde à rester dans son unité. Pour le feu de camp, pas besoin de vous dire qu’il nous a fallu remettre ça. Et dire que des météorologues nous prédisaient, il n’y a pas si longtemps, un été chaud et sec… Mon œil ! On a finalement terminé cette journée en regardant la télé.
Ce dimanche, le temps était toujours gris. C’était tellement humide que les médicaments, qui étaient pourtant dans des contenants de plastique hermétiques, l’étaient également. Même avec le climatiseur, on sentait quand même toute cette humidité tout autour. On pouvait constater la minceur de la couche nuageuse, présage à des éclaircies. Comme nous pouvions quitter à seize heures, alors autant en profiter.
Rapidement l’éclaircie tant souhaitée est apparue avec ses chauds rayons. On pourra réemballer l’équipement bien au sec. Les hommes m’ont rejoint sous l’auvent pendant que les femmes faisaient de même chez Carole. Après le dîner, des cadeaux nous sont tombés du ciel. Des promoteurs de produits nous offraient gracieusement des contenants de vin rouge Lassonde dans des cartons cirés de 187 ml ainsi que des sauces à grillades Cantons. Pas besoin de vous dire qu’on en a fait bonne provision. Les autres campeurs accouraient, ici et là, pour bien profiter eux aussi de la manne. On aura de quoi faire de bonnes grillades, cet été sur les barbecues, arrosés de vin rouge bien frais.
Cécile et André nous ont quitté, étant attendu à un anniversaire. On s’est réinstallé sous l’auvent pour égrener l’après-midi. Sur le coup de quinze heures, nous avons levé le camp sur une autre belle fin de semaine agréable entre amis.