Rapport de « Snowbird »

La mi-mars, pour des Snowbirds, signifie qu’il faut commencer à se conditionner pour le retour à la maison, la migration vers le Nord. Partout. C’est le moment qui marque la fin des activités et, en contrepartie, les rencontres se multiplient pour se rappeler les bons et moins bons moments de la saison. Une sorte de préambule aux adieux et au revoir.

La course aux réservations de sites pour la saison 2019-2020 s’est poursuivie chez les non-résidents. Conséquemment à la fermeture d’un camping à Homestead sur la côte Est de la Floride récemment, six de leurs résidents ont choisi notre Pioneer Village comme lieu de séjour l’hiver prochain. Sous toute réserve, je crois bien que nous ferons encore salle comble dès l’automne venue.

Le 3 mars en après-midi, nous étions une dizaine de musiciens et notre chanteuse (photo), rassemblés pour animer un « Party de rue » sous une chaleur accablante mais combien stimulante grâce à une brise à faire vaguer les toiles protectrices installées pour l’occasion. Nous formons vraiment une bonne équipe de mélomanes.

La bouffe, abondante, était le fruit du labeur des invités à partager leur cuisine. Et, comme à l’habitude nous n’avons manqué de rien. L’expérience a été concluante pour tous.

En prime, on a pu compter sur la présence du talentueux Sergio à la basse pour ajouter une touche harmonique, ainsi que sa charmante épouse Lise qui a pris cette photo. Ils se sont tapés 4 heures de routes, aller-retour, pour ne pas rater ce rendez-vous. Un gros merci.

Malheureusement, Robert, un de nos guitaristes (le 6e à partir de la gauche sur la photo) a dû terminer sa journée à l’hôpital, victime d’un malaise cardiaque. Au moment d’écrire ces lignes, il était en attente d’une chirurgie, dans un centre hospitalier de la région. On lui souhaite la meilleure des chances de rétablissement. Dans cette organisation, il avait coordonné le spectacle en y mettant toute son énergie.

Pour l’encourager encore plus, notre groupe a enregistré une version p-i-t-o-y-a-b-l-e de Pretty Woman, (arrangée avec le gars des vues) pour lui montrer qu’on avait encore besoin de lui pour nous aider. Il semble qu’il ait apprécié cette délicate attention et on compte sur lui pour reprendre son rôle auprès du groupe des mercredis sous le tiki… l’an prochain, si sa santé le lui permet, naturellement.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, il m’est arrivé un pépin avec ma voiture; le régulateur de la vitre avant, côté passager, a décidé de rendre l’âme et de rester en position ouverte. Il aurait pu attendre d’être rendu à la maison. Trois jours plus tard, c’était réparé chez le concessionnaire GM du coin avec une facture substantielle dont le taux de change m’a valu un 100$ supplémentaire.

Mais pour se consoler, quoi de mieux qu’un souper à deux, avec ma douce, à notre restaurant préféré, le Steak’n Shake. Vous connaissez ? Nous, on est accro ! Une vraie farce côté facture. Que votre succulent burger soit simple, double ou triple, c’est le même prix. Il est agrémenté d’une délicieuse soupe aux légumes et de frites minuscules mais abondantes. À cela s’ajoute deux biscuits maison et un breuvage renouvelable à volonté. Et tout ça pour combien ? 9,52 U$, taxes incluses pour deux personnes.

Si, de plus, vous aller les visiter entre 14h et 17 heures les jours de semaine, vous obtenez des supers gros lait frappés, toutes saveurs confondues, à moitié prix, avec en prime, une réduction de 10% sur votre facture. Comment font-ils, me direz vous ? Je ne sais pas mais c’est définitivement la place à fréquenter si vous avec le goût d’un bon, que dis-je d’un sublime hambourgeois. Et même en additionnant le fichu taux de change, ça demeure une aubaine… pour deux, ne l’oubliez pas !

En prenant des nouvelles du Québec, on apprend que l’essence fait des bons vertigineux par les temps qui courent. Eh bien, consolez-vous, ici c’est la même chose, le même phénomène. Ça monte et on se demande bien quelle en est la raison. Parti de 2,15 U$ le gallon en novembre, il flirte avec les 2,60 U$ en mars. En deux semaines il a fait un bon de 20 cents. Que ce soit au Canada, au Québec, aux États-Unis, aux îles Moukmouk, c’est la même chose; ce sont des profiteurs. Les millions de snowbirds qui s’apprêtent à regagner le Nord deviennent leur vache à lait. Ils salivent à la pensée des mirobolants profits.

Oupsss ! J’entends mes oreilles bourdonner. Vous vous dites; « mais pourquoi tu vas dépenser ton argent chez les Américains avec un taux de change qui frise le ridicule et l’arnaque ? » Je vous répondrai ceci : « Avez-vous adoré votre hiver de merde au Québec ? Moi, j’ai adoré le mien, ici, et malheureusement, il y a un prix à payer et que j’essaie de le contrôler au maximum. » Sans méchanceté aucune, je vous souhaite d’avoir la chance de faire de même car je suis d’avis que séjourner l’hiver au pays des gougounes, permet de prolonger la vie de quelques années.

On s’en reparle…

En dernière heure, nous apprenons que notre confrère musicien Robert, dont je vous entretenais plus haut, a subi sa chirurgie cardiaque avec succès aujourd’hui, et qu’il récupère paisiblement. C’est définitivement LA bonne nouvelle du jour. Nos pensées l’accompagnent.

Rapport de « Snowbird »

Le plan du complexe

Déjà mars ! Pour les snowbirds, c’est le mois qui nous fait penser que le temps de retourner au pays approche. C’est aussi le plus beau mois de l’hiver au Sud. Les températures sont chaudes, le taux d’humidité augmente et c’est aussi le temps des réceptions. Tout devient prétexte à se rassembler comme pour vivre nos dernières semaines au pays de l’Oncle Sam. J’aurai l’occasion d’y revenir plus tard en mars.

Vous souvenez vous de notre jeunesse, pour ceux et celles de ma génération j’entends. Les danses du samedi soir dans les gymnases d’écoles de l’époque. C’était la mode des orchestres; Jeunesse d’aujourd’hui, à la télé, nous mettait dans l’ambiance musicale de nos fins de semaines… et bien c’est exactement cette frénésie que l’on vit la fin de semaine ici, à Pioneer Village comme à tout autre complexe où les seniors, comme on les appelle, passent leur hiver. C’est un peu beaucoup une réplique de nos soirées dansantes des années soixante.

La piscine

Depuis mon dernier reportage on a vécu les Pioneer Days. Quatre jours de festivités en plein air et à la salle communautaire, où la bière est à un dollar le verre, servie depuis la roulotte aménagée à cette fin. La dernière journée, le houblon coule à flot, gratuitement, à la piscine avec le dîner aux hotdogs. C’est l’événement qui clôture la période des célébrations.

Des artistes viennent exprimer leurs talents par des expositions artisanales de leurs plus belles réalisations. D’autres nous livrent une entraînante musique à la terrasse en après-midi où c’est noir de danseurs. Chaque midi, un dîner est offert, sans oublier les spectacles sur scène et la soirée karaoké. Un événement qui attire beaucoup et qui, pour une deuxième année, se déroule à la fin du mois de février, alors que la température est plus clémente qu’en janvier, où il prenait l’affiche les années précédentes.

On a aussi fait un petit tour sur la côte Est, à Okeechobee, pour rendre visite à nos amis Lise et Serge qui y séjournent pour l’hiver dans un très joli parc occupé à plus de 97% par des québécois. Près de trente campeurs proviennent du Complexe La Clé des Champs de St-Philippe, où nous avons résidé durant six ans. On a pu apprécier la délicieuse omelette de Lise et la cuisine de nos chefs Serge, Léo et sa douce Lyne qui ont cuisiné un filet mignon digne des plus grands restaurants. Un des meilleurs que j’ai bouffés.

Par la même occasion, on a pu revoir notre batteur de l’orchestre LCDC qui était de passage avec sa conjointe France et qui, comme Serge et moi, a vraiment hâte de reprendre le collier et notre routine musicale avec la prochaine saison de camping qui arrive à grands pas. D’ailleurs, Serge adore tellement la musique, qu’il est venu ici à plusieurs reprises se défouler sur sa « 4 cordes » avec notre groupe de musiciens sous le Tiki, les mercredis. Et l’Amigo s’est très bien intégré, recevant l’appréciation de nos autres amoureux de la musique.

Puis, cette semaine, on a eu toute une surprise de voir arriver nos amis Marie-Josée et Jacques, pour une visite inattendue mais combien agréable. Ces deux maniaques et amants du camping étaient de retour à Pioneer pour se replonger dans l’atmosphère d’il y a deux ans, lors de leur dernier séjour. Peut-être seront-ils des nôtres l’hiver prochain ? En tout cas, on peut dire qu’ils sont sérieusement en réflexion pour retenter l’expérience avec leur véhicule récréatif, rien de moins ! Est-ce qu’ils vont nous surprendre une autre fois ??? Qui sait ! Ils n’en sont pas à une surprise…

Mars est aussi signe de fébrilité parmi sa population. C’est le moment de l’hiver où on doit prendre la décision de renouveler son emplacement pour la prochaine saison, ou tout simplement de changer de site, d’en choisir un nouveau qui répond à nos choix et préférences. Tout est planifié, avec des dates précises pour procéder. Nul besoin de vous spécifier que tout le complexe devient une fourmilière où on voit des snowbirds arpenter les rues, plan et caméra en main, pour trouver LE « spot ».

Le bureau administratif du complexe

Le 28 février était la date limite pour renouveler son site. Le 1er mars, c’était au tour de ceux qui désirent déménager sur un nouveau lot l’hiver prochain, de procéder. Mais ça fonctionne sur le système premier arrivé, premier servi.

Ceux qui veulent mettre toutes les chances de leur côté, passent la nuit à la belle étoile dès minuit, aux portes du bureau administratif du parc, qui ouvre à 9h00, afin être en bonne position de choisir l’emplacement visé. L’année dernière, j’avais vécu l’expérience et croyez-moi, j’ai trouvé ça adorable de discuter entre snowbirds, par une belle nuit chaude et étoilée. Le calme qui apaise, bien campé dans nos chaises de jardin

Le 2 mars, le même phénomène se répète, mais pour les non-résidents qui veulent accéder au complexe.

Parle parle, jase jase, au sens figuré bien sûr, ma chronique dépasse les 900 mots et je dois en garder pour une autre fois. Continuez de me faire connaître votre appréciation sur ces petits reportages en provenance du pays des gougounes. Lorsque je pense à vous, qui vivez les froidures de l’Amérique du Nord, mes doigts s’agitent agilement sur le clavier pour vous faire partager nos aventures de snowbirds

Surtout, n’oubliez pas d’avancer montres et horloges d’une heure dans la nuit du 10 mars. Une heure d’ensoleillement de plus et des soirées extérieures plus agréables sont un signe que le printemps s’annonce lentement, mais sûrement.

Rapport de « Snowbird »

Depuis les deux dernières semaines, il s’en est passé des choses ici, au pays des gougounes. En premier lieu, vous avez lu l’article sur le dernier tournoi de pétanque du 4 février, lequel avait été remis à cause de la pluie une semaine plus tôt. Je ne reviendrai pas là-dessus, mais ça démarrait une semaine mouvementée.

Le repas-partage canadien

Jeudi le 7 février, se déroulait le repas-partage canadien ou, si vous préférez le « Potluck ». La salle communautaire affichait complet pour au-delà de 300 convives. Chacune des tables de 24 personnes était dirigée par un capitaine qui coordonnait les activités. Certains ont fait livrer la bouffe d’un restaurant du voisinage, alors que d’autres s’étaient mis à la tâche de cuisiner un festin digne des rois. Pour ma part, notre table avait choisi de se délecter de pizzas, toutes garnies et aux pepperonis, auquel on a ajouté un gâteau chocolat-vanille, avec glaçage au beurre.

Une bouffe où j’avais choisi d’aller chercher la pizza et le gâteau pour économiser et finalement, on s’est rempli la panse pour moins de 10$ chacun, café compris et à volonté. Pour bien digérer tout ça « Clive-a-live » y allait d’une belle performance musicale pour nous aider à brûler toutes les calories consommées. Définitivement une belle soirée qui prend l’affiche année après année.

La soirée Casino

6 jours plus tard, place au casino. Pendant que le Québec subissait sa pire tempête de neige de l’hiver, et nous, une pluie abondante causée par la queue de la même tempête, mercredi dernier, la Florida Casino parties et Encore, nous proposaient le divertissement annuel dans la salle communautaire : une soirée Casino, qui a connu un succès monstre. Près de 150 joueurs, experts et novices, se sont amusés au Blackjack, à la Roulette, aux Dés et au Poker Texas Hold’em. Ce dernier jeu étant très populaire ici, nul besoin de préciser que ces tables ont trouvé preneurs rapidement.

Des bouchées et crudités étaient disponibles pour se restaurer, accompagnés de vin, bières et boissons gazeuses. On a même eu droit à des tirages de prix de présence pour récompenser la belle participation. Aux dires des organisateurs, et devant la salle comble de l’événement, des tables seront ajoutées pour l’édition 2020. Si vous possédez une fibre de parieurs ou de joueurs, c’est définitivement l’endroit à fréquenter. Au lieu de se rendre au Casino, c’est le Casino qui vient à nous. Pas mal non ?

Le lendemain, c’était la fête des amoureux. La St-Valentin ! On sentait la fibre amoureuse partout sur le complexe. Ici et là, les groupes s’organisaient pour célébrer l’événement à leur façon; certains dans l’intimité, d’autres en petits groupes d’amis, alors que plusieurs choisissaient d’aller au restaurant.

Personnellement. Louise et moi avons choisi cette option. Avec 11 amis proches, c’est au délicieux et abordable restaurant Ruby Tuesday de Cape Coral, à quelques kilomètres du complexe, que nous avons célébré l’événement, au grand plaisir de tout le monde. Au retour, j’ai assisté, silencieux, à la défaite de nos Glorieux, contre Nashville… seule déception de la journée. Soyez rassurés, aucune femme du complexe ne devrait accoucher en décembre… ces choses là sont du passé. Enfin, je pense ! On s’aime pareil, et même beaucoup.

La direction du parc lors du renouvellement

Et pour clore mon rapport, la communauté de propriétaires de véhicules récréatifs était conviée à la journée de renouvellement, hier. Amorcée à la piscine avec les hotdogs, croustilles et breuvages gratuits, dès 13h00 on faisait la ligne pour réserver nos terrains pour la saison 2019-2020. Au programme s’ajoutaient de nombreux prix promotionnels et des cadeaux de présence.

Autre particularité très appréciée, c’est dans les deux langues que les gens étaient informés. Depuis l’arrivée de Nicole au bureau, la clientèle francophone en a pour son argent et les échanges sont beaucoup plus fluides et sans équivoque avec le personnel. Louise et moi sommes revenus bredouilles, quant aux prix, mais heureux d’avoir renouvelé notre même site pour la prochaine saison.

Définitivement, on ne voit pas le temps passer à Pioneer Village !

Rapport de « Snowbird »

De retour pour un autre compte-rendu de notre hibernation. Janvier, c’est définitivement un mois imprévisible en Floride. Si on a de la chance, il fera beau et chaud… exceptionnellement. Mais de plus en plus, l’hiver qu’on vit cette année, ressemble étrangement à celui de 2010, alors que dès 16h00, les snowbirds regagnaient leurs confortables chaumières. On gèle ! Les 5 à 7 sur les terrasses se font rares et la semaine dernière, même les chiens boudaient leur promenade de début de soirée. Mais bon, nous voilà en février et le meilleur est à venir.

Cependant, janvier apporte aussi une obligation importante pour nous; remplir notre formulaire 8840. Si, par un calcul savant, on dépasse les 182 jours de visite sur 3 ans, on doit obligatoirement compléter ce formulaire et l’envoyer par la poste, avant le 15 juin, au Revenu américain, pour rendre compte de notre nationalité et le fait qu’on n’a pas de revenus d’ici. La villégiature doit être notre seule raison de séjourner de longs mois aux États-Unis, durant la saison froide. Un questionnaire simple et rapide à remplir et qui évite un paquet de questions gênantes qu’on pourrait se faire poser. Nous, on a pris l’habitude de le compléter tôt pour ne pas l’oublier, puisqu’il couvre une année complète de calendrier.

On a eu de la visite. Nos amis Lise et Serge, stationnés au Lac Okeechobee dans le centre de la Floride, sont passés chez-nous, mercredi de la semaine dernière. Serge est un bassiste qui joue avec moi dans l’orchestre LCDC et qui, pour l’occasion, a apporté avec lui son instrument. Maniaque de musique comme il est, il a suivi mon conseil d’apporter sa « base » en Floride pour nous accompagner durant le jam hebdomadaire que nous tenons chaque mercredi sous le tiki. Il fallait le voir aller; en pleine forme et enthousiasme au point ou son douloureux pouce, bourré d’arthrite, a survécu après une petite vaporisation d’un produit miracle. Pas une seule douleur, mais un plaisir certain qui émanait de sa binette. Lise et Louise ont assisté à nos performances. L’amigo Sergio en a rajouté en revenant avec son copain Léo, mercredi dernier, pour un autre trois heures de musique.

Le 26 janvier, c’était l’anniversaire de Jean-Guy, alias « Boum-Boum », le frère de Louise. Son 71e et on a sauté sur l’occasion de la soirée hawaïenne pour célébrer l’événement. Du gâteau pour tout notre groupe, après un copieux repas, et de la danse pour se dégourdir et digérer tout ça. Le lendemain, c’était le déluge ici; 100 mm de pluie et des vents violents qui ont atteint les 70 km/h. Un dimanche vraiment moche et froid. Mais en regardant les bulletins de météo du Québec, on se considérait somme toute, chanceux. Inutile de vous dire que le tournoi de pétanque du lendemain a dû être annulé et il sera repris ce lundi.

En terminant, si je vous fais rapport de notre séjour en Floride toutes les deux semaines, c’est parce que vous y avez montré de l’intérêt. J’adore lire vos commentaires et soyez assurés que ça augmente mon plaisir de vous en informer. Alors, je vous dis à la prochaine…

Rapport de « Snowbird »

Pour ce quatrième rapport, j’ai voulu vous montrer combien nos voitures sont inondées de rosée le matin au réveil (photo). Même chose pour les chaises de patio et tout ce qui repose à ciel ouvert. Comme s’il avait plu ! Inutile de vous donner la raison pourquoi la nature est si florissante en Floride durant l’hiver et principalement lorsque le mercure descend près du point de congélation la nuit. Le soleil apparaît et la température monte rapidement. L’hiver ne nous donne pas beaucoup de pluie mais l’été, aux dires des résidents, il pleut tous les jours. Des précipitations de courtes durées, mais abondantes. C’est la raison pourquoi les sites sont saturés de verdure à notre arrivée, l’automne.

Plusieurs « Snowbirds » en profitent pour passer un chamois sur leur carrosserie toute humide et ainsi, laisser l’image d’une bagnole qui sort du lave-auto.

Nous sommes en janvier et c’est la période des grands contrastes. Froid la nuit et chaud le jour. Passer de 5°C à 25°C en l’espace de 5 ou 6 heures représente pas mal ce premier mois de l’année. Le bon côté, nos chaumières sont confortables et nous permettent de profiter d’un sommeil réparateur.

Malheureusement, le 5 janvier, nous apprenions le décès d’un Québécois propriétaire d’une maison dans le complexe. Une très triste nouvelle qui en a surpris plusieurs. On le savait hospitalisé et les nouvelles était bonnes pour qu’il s’en remette, puis, voilà qu’on nous annonce soudainement son départ pour le dernier voyage. Il résidait avec sa conjointe chaque hiver, depuis une bonne dizaine d’années. Une réalité qui nous rappelle notre fragilité comme mortel.

Par ailleurs, la série de tournois de pétanque a pris son envol le 7 janvier, affichant salle comble. 72 « pétanqueux » dans un grand carré de sable, à lancer des boules d’acier sur un petit cochon rouge tout inoffensif soit-il, c’est le sport de l’heure au pays des gougounes. Hommes, femmes, c’est dans la plus grande cordialité qu’ils se donnent rendez-vous pour faire parler leurs talents. Et l’activité est très courue. Vous devriez voir le nombre de spectateurs venir les encourager, certains assis dans leur voiturette de golf et d’autres à l’ombre, confortablement assis… et c’est comme ça, chaque fois.

Le « shuffleboard » est aussi prisé des Québécois et Canadiens. Jadis, pratiqué presque uniquement par les Américains, nos compatriotes y ont découvert une nouvelle activité intéressante et divertissante. Non, définitivement, ce ne sont pas les activités qui manquent ici, à Pioneer Village. Il y a beaucoup de monde cette année et on voit beaucoup de « Snowbirds » pour de courts séjours. Probablement qu’ils préfèrent se déplacer d’un terrain de camping à un autre. À cet effet, la Floride a beaucoup à offrir en termes de villégiature ensoleillée à découvrir, et on ne s’en lasse jamais.

De notre côté, Louise et moi avons décidé d’une escapade dans l’Est, afin de payer une visite de courtoisie à une compagne de travail et amie; Carole Gagné et son amoureux Denis, à Riviera Beach, près de Pompano. Ils y séjournent dans un joli condo, loué pour l’occasion, jusqu’à la fin de février et on s’était promis de les rencontrer. C’est ce qu’on a fait, la semaine dernière. Traverser l’État d’Ouest en Est, nous a pris 2 heures trente minutes. Une belle ballade par un temps superbe. On a pu admirer les deux magnifiques caniches royaux de Denis. De belles bêtes avec un jappement impressionnant certes, mais dociles comme des agneaux. Ils se laissaient approcher facilement et adoraient se faire flatter.

On en a profité pour visiter, dans le voisinage, un sanctuaire de tortues blessées, qui y séjournent pour une période de récupération et de guérison. Une promenade instructive sur la vie de ces reptiles à quatre pattes courtes, à corps enfermé dans une carapace. On en a toujours à apprendre.

Le temps passe si vite en bonne compagnie et nous avons partagé un bon repas en se promettant de répéter l’expérience, avant leur retour au Québec, mais cette fois chez nous, sur la côte ouest.

Aimez-vous la crème glacée ? Jouer au Bingo ? Ici, on a les deux, le même soir. Chaque deuxième jeudi du mois, à 19h, les adeptes se réunissent à la salle communautaire pour le Social Ice Cream Bingo. Au lieu de jouer avec des cartes de bingo, c’est plutôt avec un jeu de cartes traditionnel qu’on joue. Par groupe de 4 personnes on divise le jeu de carte en quatre piles qu’on remet à chacun des joueurs.

L’annonceur annonce la valeur des cartes en les tournant une à une. Les joueurs qui ont les cartes correspondantes dans leur jeu, les éliminent au fur et à mesure qu’elles sont nommées, jusqu’à ce que sa pile soit complètement éliminée. C’est alors le moment de crier B-I-N-G-O ! pour remporter la cagnotte, déterminée par le nombre de joueurs dans la salle. Et il y a du monde; entre 260 et 350 personnes.

Mais le plaisir et le point culminant de la soirée est justement la dégustation de crème glacée qu’on savoure avant de jouer au bingo. Une bonne dizaine de saveurs, sucrées et sans sucre, sont disponibles. Les plus gourmands goûtent à plusieurs saveurs dans le même bol, afin de déguster pleinement et avidement cette délicieuse douceur. Et tout ça pour seulement 3 dollars, bingo et crème glacée. Une aubaine à petit prix !

Bon, je m’arrête ici. Ce n’est pas étonnant que l’hiver passe si vite au pays des gougounes… À la prochaine.

Rapport de « Snowbird »

Voici mon troisième rapport. Les Fêtes sont déjà passées, parce que la Fête des Rois n’est pas célébrée par ici. Dès que Noël est derrière, plusieurs décorations regagnent le remisage. Il faut dire que sans neige l’engouement est moindre. Après le Jour de l’An, plus aucune trace n’apparaît, ou du moins, très peu. Des Québécois osent prolonger l’illumination, mais demeurent minoritaires.

Ceux qui avaient quitté pour rejoindre leurs familles au Québec sont maintenant de retour… avec le « rhube » pour quelques-uns, et rien pour les autres.

Le complexe reprend ses allures de mal éclairé. Quelques lampadaires sont éteints depuis longtemps et il est très imprudent, la nuit tombée, de marcher sans une lampe de poche. Les autorités ont beau répéter les consignes, il y en a toujours pour qui ça passe un pied par-dessus la tête.

Ce manque de lumière est propice à des visites impromptues de cambrioleurs et le temps des Fêtes a fait quelques victimes. Des autos et camions ont été visités, surtout à proximité des entrées et sorties du parc. Malheureusement pour ses habitants, Pionner Village demeure un des rares complexe à ne par avoir de barrières. Entre donc qui veut et c’est facile de passer incognito. Peut être qu’un jour, les assureurs exigeront une meilleure protection des zones d’accès et de sorties. Pour le moment, ça demeure une passoire.

Le premier janvier est aussi le moment ou le complexe affiche « complet ». C’est plein partout ! Les snowbirds québécois et les Américains des États du Nord s’amènent pour les trois gros mois de l’hiver. Croyez-moi, ils roulent de grosses montures. Mon nouveau voisin de droite, de l’Illinois, a une caravane à sellette de 43 pieds avec 5 rallonges escamotables, tirée par un gros monstre de camion F350 diésel… de la grosse machine. Même phénomène chez les propriétaires de motorisés. Ils occupent toute la place, dans des sites aménagés à une autre époque, alors que les véhicules récréatifs dépassaient rarement 32 pieds. The sky is the limit, comme ils se plaisent à affirmer. Quant à celui de gauche, sa grosse caravane de parc est aussi longue et imposante.

Plusieurs maisons sont à louer par le parc pour 2 300 U$ mensuellement. C’est aussi le début des tournois de pétanque qui sont très prisés; deux en janvier, un en février et un dernier en mars, qui se terminent toujours par un souper aux hotdogs, les meilleurs en ville, parce que les Américains ne savent pas cuire des bons hotdogs. Nous sommes les meilleurs et ce, sans équivoque.

Les nouveaux terrains de bocce et le shuffleboard sont également les lieux de prédilection des adeptes de ces deux autres activités populaires. Canicule, temps frais, nuageux, venteux, rien n’arrête ces mordus. Ça bouge dans le coin et en plein soleil.

Le marché de la revente des maisonnettes semble prendre de l’ampleur. On a vu récemment, des propriétés à vendre depuis longtemps, trouver preneurs. Il faut dire que la population des résidents est vieillissante et pour les Canadiens, le taux de change important, change la donne, occasionnant un roulement prévisible. À titre d’exemple, après quatorze ans d’ancienneté sur le complexe, nous faisons partie des plus vieux snowbirds, sans tenir compte des résidents annuels du parc qui sont tous des citoyens américains, non-couverts par la règle des 180 jours maximum de séjour, annuellement.

En Floride, par les temps qui courent, la température est très confortable avec des mercures entre 22 et 30°C et beaucoup d’ensoleillement. Janvier étant un mois d’incertitudes, côté météo, on prévoit du temps plus frais dès la fin de semaine prochaine. Il faut dire que janvier est habituellement froid certains jours. Disons, sans se tromper, que c’est le pire mois de l’hiver en termes de temps froid. Il y a déjà eu des exceptions, mais justement, c’était des exceptions.

Pour terminer, je veux revenir sur les prix à la consommation ici et sur la conséquence du taux de change. Le remplissage d’une bombonne de 30 livres de propane coûte 18-19 dollars, chez Costco au Québec. Ici, chez Tractor Supply Co., un endroit affichant le meilleur prix, le même remplissage m’a coûté 19,10 U$, soit 25,75 CDN$. Imaginez lorsqu’on doit faire l’épicerie… on court les aubaines.

Le Publix, l’épicerie du coin, vend souvent certains produits selon la formule buy one get one. Tu en achètes un et le deuxième est gratuit. Admettons que le prix unitaire soit gonflé quelque peu, ça reste une forme d’aubaine. C’est ce qu’on surveille. Cependant, la taxe de vente à 6% seulement, permet d’absorber un peu du taux de change… un tout petit peu.

Dire qu’entre 2010 et 2012 nos monnaies étaient au pair… le bonheur total mais de courte durée. Entendez-vous des exportateurs canadiens se plaindre de ce temps-là ? Bien sûr que non, ils font des affaires d’or. En 2010, ils pleuraient ! Le malheur des uns fait toujours le bonheur des autres.

On s’en reparle dans une quinzaine…

Rapport de « Snowbird »

Bon ! Encore une autre quinzaine derrière nous, et pas un seul « grain » de neige à perte de vue. Je plaisante bien sûr, mais on ne peut pas dire que la grosse chaleur est au rendez-vous. Rarement, le mercure va franchir la barre des 25°C et les nuits restent fraîches. Heureusement, le père Noël a revêtu son beau costume pour la parade.

Depuis jeudi, on y goûte ! Des alertes de tornades sont diffusées au centre de la Floride où les vents sont assez violents et les pluies abondantes à un point tel que des auvents ont été détruits. Atteignant les 90 km/h, les vents ont forcé les snowbirds à enlever rapidement les décorations de Noël qui pouvaient représenter un danger. Le complexe a perdu subitement beaucoup de ses couleurs festives. La météo devrait retrouver son calme cette fin de semaine, et juste à temps pour Noël

À la tombée du jour, qui se situe autour de 17h30, on peut facilement sentir la fraîcheur et quelques fois carrément de la froidure. J’ajouterai que le système de chauffage est requis quelques minutes en soirée, afin de chasser le serin, comme dirait ma mère. Depuis deux semaines, Carole et Marcel sont de retour, à l’intersection la plus achalandée du parc qui grouille de mouvements, pour les quatre prochains mois.

Pour le reste, c’est le temps des Fêtes qui se prépare. Et comme c’est la tradition, dimanche dernier, on a eu droit à notre parade du père Noël sur tout le complexe. Les bonbons volaient de partout et Louise en a fait bonne provision. Beaucoup de résidents et de snowbirds ont décoré leurs maisons et unités et tout le site est coloré. D’ailleurs, les photos de cet article proviennent de notre complexe.

Cependant, je dois avouer, côté ambiance, qu’il manque définitivement un élément important, la neige, pour créer indéniablement la féérie. Un peu partout on se prépare pour la grande soirée du 24 décembre à la salle communautaire qui devrait réunir près de 300 personnes.

Moi, le temps des Fêtes me replonge dans ma jeunesse. Mon cœur d’enfant prend toute la place et la télévision nous offre des histoires à l’eau de rose, où la magie est toujours présente. Ne vous demandez pas pourquoi je réserve cette période, sur le blogue, pour les belles histoires de Noël… c’est ma folie de décembre qui prend le dessus. Tout le monde, ou presque, prend une pose; nos quotidiennes font relâche et on sort de la routine. L’heure est aux réjouissances.

Autre phénomène qu’on observe en cette période est le retour au Québec pour certains snowbirds qui ne se font pas à l’idée d’un Noël gazonné, sans s’emmitoufler; le mal du pays, loin de la famille, c’est compréhensible. De la neige durant deux semaines ça peut très bien faire l’affaire. Plus que ça, c’est No way !, comme ils disent ici. On a cependant passé le message; gardez vos microbes chez-vous en revenant. On a tout le mois de janvier pour se souhaiter la « Bonne Année… », alors rien ne presse !

Pour le Jour de l’An, on fera différent cette année, du moins pour la veille. On veut traverser l’année en pyjama et en regardant la télé. Une idée comme ça ! Je profite également de l’occasion pour vous remercier de votre intérêt envers les contes que j’ai publié en décembre. Beaucoup de « j’aime » et de commentaires élogieux témoignent de votre engouement et de leur retour en décembre 2019.

Mais le soleil a son prix ! Il y a toujours un mauvais côté à une médaille et au pays de Donald Trump, le dollar canadien est en déroute et il se situe, au moment où on se parle, dans les 73 sous. Avec les profits des changeurs, on parle d’une conversion à 1,40$. Donc le soleil a un prix et il faut contrôler nos dépenses si on ne veut pas trop en souffrir.

Sans s’en apercevoir, les dépenses courantes mensuelles peuvent représenter facilement 500 à 900 $ supplémentaires qui passent comme du vent. La spéculation des devises, c’est du vent. Comme on dit; « le malheur des uns fait le bonheur des autres » et les marchands locaux le savent et refilent les augmentations de leurs produits dès les premiers jours d’octobre. D’ailleurs, dans un prochain article, je vous en parlerai plus longuement.

On s’en recause…

Rapport de « snowbird »

Ça fait maintenant deux semaines que nous sommes en territoire floridien et à la lumière de ce que j’entends, vous apprécieriez avoir de nos nouvelles. Alors je prends quelques instants pour vous mettre au courant.

Nous sommes arrivés dans une chaleur frisant les 30°C et lentement nous nous sommes installés et surtout se familiariser avec notre caravane; se rappeler où on mettait nos choses, vider les valises, en fait, reprendre le beat de camping.

Nous avons également fait l’inventaire de ce qui nous manquait. Seulement faire la première commande d’épicerie, demande une certaine discipline… il manque toujours des items qu’on a oublié. Parlant d’oubli, on a laissé la sauce aux prunes au condo… ils n’ont pas ça ici ! Alors, nos amis Carole et Marcel arrivent demain avec la sauce.

Pour garder un certain confort, des articles nous manquait, dont une laveuse toute mignonne qu’on s’est procuré sur Amazon. Une mini toute menue qui fait parfaitement le travail; la madame est bien contente. Deuxième élément; une remise. Encore là, Amazon a été sollicité pour une remise de toile, 8 x 6, qui fait parfaitement le travail. Il faut garder en mémoire que lors de notre retour au Québec, il faut d’abord tout ranger dans les coffres de la caravane avant l’entreposage. Il faut viser COMPACTE.

Une bonne nouvelle; on dort comme des bébés, d’un sommeil des plus réparateurs. Important vous me direz ? Très important en effet et on se sert d’un cadran pour se réveiller, c’est tout dire. Qui dit sommeil réparateur dit journée productive.

Côté météo, quelques nuits fraîches et beaucoup de soleil. Un tout petit peu de pluie, sans plus et à une seule brève occasion. Par contre, les deux derniers mercredis étaient frais. Je mentionne les mercredis parce que je joue 3 heures de musique avec des musiciens, chanteurs et chanteuses du coin, sous le tiki, ces jours-là. Et bizarrement, les deux derniers se sont avérés froids. 15-18°C avec un vent nordique… mais c’est mieux que la neige.

Louise savoure ses victoires au bingo et ma foi, elle est très chanceuse. Le fric U$ remplit son petit sac à cagnotte. Deux fois par semaine elle est au rendez-vous et savoure ces instants précieux. Les vendredi soir, c’est le Poker Texas Hold-em à la salle de cartes et la chance m’a souri la semaine dernière.

La plage ? N’étant pas très friand, on n’y va pas. D’abord nous sommes sensibles au soleil et je l’avoue franchement, ce n’est pas la principale raison de nos hivers ici. C’est définitivement le froid et la neige qui en est responsable, du moins tant que cela durera. L’été à l’année n’est pas du tout désagréable et il semble que les statistiques prouvent qu’on prolonge notre vie de cette façon. Comme nous voulons vivre vieux et en santé… on en profite.

Et ces deux semaines sont passées en coup de vent, tellement on ne les voit pas passer. Il me semble que nous sommes arrivés hier. Parents et amis qui nous accompagnent vont bien et leur teint prend des couleurs à rendre jaloux. Ici ce n’est pas le dépaysement total. C’est le prolongement de l’été du Québec.

Nous en sommes à notre quinzième hiver au pays de l’Oncle Sam et on se sent comme chez nous… sauf pour le pognon qui nous prend 38 sous par dollar. Que voulez-vous, tout n’est pas parfait et c’est à nous de demeurer sélectif et prudent dans nos dépenses. Et malgré le taux de change, il en coûte moins cher qu’au Québec pour faire le plein d’essence. Ici, la taxe de vente n’est que de 6%.

À la prochaine…

Rendus à destination

D’abord, la publication de cet article accuse un retard bien involontaire de ma part. Lorsqu’on arrive à destination, une foule de petites choses restent à faire pour s’installer confortablement. Et l’essentiel pour pouvoir communiquer, c’est l’Internet. Cet indispensable réseau mondial qui fait en sorte que la planète se « parle » rapidement. Alors au moment de rédiger cet article, il est presque minuit et aujourd’hui, je me rendrai chez Francine, ma belle-sœur, pour profiter de son réseau et vous donner de nos nouvelles.

Au moment de quitter l’hôtel, hier matin en Géorgie, c’était brumeux et il faisait -2°C puis, dès notre entrée en Floride, la Sunshise state nous faisait cadeau d’un soleil resplendissant et qui dit soleil, dit montée de la température. Et dire qu’on nous annonçait des averses. Dès lors, c’est le contraire qui s’est produit et le thermomètre marquait 31°C en début d’après-midi. Belle occasion de faire fonctionner le climatiseur de la bagnole. Mis à part une congestion passagère dans la région de Sarasota, la journée s’est très bien passée. Finalement, il est tombé une dizaine de gouttes de pluie et concentrées surtout en fin d’après-midi.

Il faut ajouter que dans la région d’Orlando il y a tout un chantier pour revamper l’Interstate 4; des travaux majeurs débutés il y a trois ans et qui devrait améliorer grandement la circulation dans ce secteur en effervescence. Alors qu’on se dirigeait vers l’ouest, on pouvait voir le bouchon monstre de plus de 15 kilomètres, sur trois voies dans l’autre direction. Même phénomène sur l’Interstate 75, en direction nord, ceinturant Tampa, où on refait complètement l’échangeur de ces deux super autoroutes.

Mais l’important était d’arriver au camping et revoir Francine, Jean-Guy et Carole qui nous attendaient avec leur plus beau sourire et un excellent repas qu’on a pris dans la Florida room, par une douce soirée. Il était 15h15. Il faisait bon également de retrouver notre environnement de tous ces hivers passés ici. Les beaux souvenirs remontent vite dans nos mémoires.

Entretemps, Louise s’occupait de ranger nos choses et de faire un peu de ménage dans la caravane, pendant que je me rendais à l’épicerie pour acheter ce qu’il nous fallait pour le déjeuner de ce matin. Et aujourd’hui, c’est la visite chez Comcast pour l’Internet si on veut se servir de la télé. On a beau être en vacances… la vie continue et le train train quotidien aussi. L’auto est tellement sale qu’il lui faudra un bon lavage en profondeur, tant la carrosserie est rugueuse. Sauf qu’ici, pour joindre l’utile à l’agréable, c’est l’hiver seulement sur le calendrier alors que dans le quotidien, c’est l’été.

Merci de vos nombreux commentaires durant notre escapade, c’est apprécié et le meilleur est à venir au pays des gougounes. De plus, n’hésitez surtout pas à venir prendre votre dose de soleil sur ce blogue et bien d’autres choses.

On a vu nos premiers palmiers

Journée beaucoup plus intéressante hier. On a eu un peu de soleil en Virginie et au début de la Caroline du Nord, puis les nuages on fait leur apparition avec de la pluie fine au sud de la Caroline du Sud et en Géorgie. À La frontière qui délimite la Caroline du Sud et la Géorgie, les premiers majestueux palmiers nous ont fait sourire… la chaleur approche et c’est encourageant.

Comme la veille, on ne peut pas dire que la circulation était dense… éparse serait le qualificatif plus approprié. Cependant, je dois vous mentionner qu’en Caroline du Nord, on trouve les Carolina Premium Outlets, visibles de l’Interstate 95 et là, il y avait du monde en ce « Black Friday ». Les stationnements étaient saturés et les rues avoisinantes étaient bondées d’automobilistes qui attendaient en ligne sur un bon kilomètre, une place pour se stationner et chercher l’aubaine. On a vite compris pourquoi l’autoroute était calme. Ils étaient tous là ! Ça semblait un bordel infernal, d’où nous nous trouvions.

Durant la traversée de la Caroline du Sud, on a pu constater les dommages que l’ouragan Florence a laissé sur son passage en septembre dernier. Des entrepôts détruits, des enseignes arrachées et beaucoup d’arbres déracinés témoignent de la force de l’élément destructeur. Il y a beaucoup de travail à effectuer pour y faire disparaître toutes traces. Des sections boisées complètes au centre de la I-95 ont dû être fauchées totalement et les matières résiduelles sont encore là pour en témoigner.

À 18h15, nous étions à L’hôtel Holiday Inn de Pooler en Géorgie, ville voisine de Savannah, pour situer plus facilement les snowbirds québécois. Depuis plusieurs années, on a choisi cette chaîne d’hôtel pour la qualité des chambres, leur confort, leur propreté et le service toujours courtois qu’on y reçoit, sans oublier un délicieux déjeuner gratuit, offrant une belle variété d’aliments, offert dans un environnement feutré et discret. Un téléviseur est là pour nous informer des dernières nouvelles et événements survenus au cours des dernières heures. Un genre de « Salut bonjour » québécois.

Pour les friands de statistiques, nous avons ajouté 1111 (le fruit du hasard) kilomètres au compteur hier et il nous en reste autour de 600 aujourd’hui pour rejoindre nos quartiers d’hiver. La météo maintenant; à 7h30 il faisait -2°C pour terminer la journée à 12°C en Géorgie. Ah oui… le manteau d’hiver et les bottes ont été remisés dès les premiers rayons de soleil vers 10 heures, et à 8°C.

Aujourd’hui on boucle la boucle avec les culottes courtes et le petit chandail léger. Seule ombre au tableau, Louise a consulté la météo d’aujourd’hui et ça ne s’annonce pas très réjouissant sur la côte sud-ouest de la Floride; 100% d’averses de pluie, 25-35 mm de précipitations avec un mercure de 23°C. Une chance que nous sommes là pour cinq mois… on pourra se reprendre. Tout d’un coup que Dame Nature se serait trompée ???