En quarantaine pour deux semaines

N’est-ce pas que ça rime en crime ? Nous sommes rendus là. Le douanier a mis 27 secondes à regarder nos passeports, nous demander la date de notre départ vers le Sud, si on avait quelque chose à déclarer et finalement nous donner une note demandant de se mettre en quarantaine, même si on n’était pas malade. Aucune attente ! On passait comme du beurre dans la poêle ! 40 minutes plus tard, La Prairie nous retrouvait. La joie était réciproque. Il était 17h00 hier.

Cette dernière journée sur la route avait débuté vers 7h30 sous un beau soleil mais un mercure à -2°C. Brrr… un peu frisquet mais bon, le soleil a tôt fait de nous réchauffer et nous mettre dans l’ambiance du retour. Les routes étaient passablement dégagées parce que le mot d’ordre de la quarantaine a rejoint les Américains, beaucoup comme au Québec.

Sur le New York State Thruway, dans les aires de repos, des restaurants avaient fermés leurs portes et d’autres interdisaient des sections complètes de tables, pour éviter d’avoir à les désinfecter constamment. C’est d’ailleurs dans ces endroits qu’on entend parler de Covid-19.

Dans les Adirondacks, des traces de neige sont encore visibles et les pans de roc suintent de leurs gros glaçons, signe que l’hiver n’a pas encore rendu l’âme. Une agréable nouveauté nous est apparue en direction nord sur l’Interstate 87. Une belle aire de repos qu’on a érigé récemment pour représenter les Adirondacks, son histoire et ses charmes.

Des espaces extérieurs pour que les enfants s’amusent, Un parc clôturé et dédié aux chiens pour se dégourdir, des tables de pique-nique et un immense bloc sur lequel est inscrit I Love NY, qui fera l’envie des photographes afin d’immortaliser des moments mémorables. C’est ce que j’ai fait avec ma Loulou, pour agrémenter cet article. Un très beau site pour faire une pause en nature avant de reprendre la route. Vous verrez…

Premier constat en arrivant à la maison, le mot d’ordre du gouvernement québécois de se mettre en quarantaine volontaire a été scrupuleusement respecté. C’est désert partout. Les épiceries montrent des étalages qui se vident à la vitesse de l’éclair, puis se rechargent en fin de journée, pour le lendemain.

La crise du papier de toilette est belle et bien réelle. Aucun rouleau disponible au Super C, au Maxi et au marché Métro. Même chose pour les pains et produits laitiers qui disparaissent comme par magie. J’ai pu trouver une seule boîte de riz et il m’a fallu m’agenouiller pour la découvrir dans le fond de la tablette du bas… un coup de chance.

Enfin, bref, l’important est que nous sommes maintenant de retour à la maison, avec les nôtres et heureux. Que nous réserve l’avenir ? Bien malin qui pourrait confirmer quoi que ce soit. On commence par la quarantaine et après on verra !

Redeviendrons-nous des snowbirds l’automne venue ? On l’espère mais devant une situation mondiale unique, ce ne sont que pures spéculations. Tout s’écroule et les prédictions pour l’avenir demeurent sombres. On prend ça au jour le jour avec l’espoir qu’on passe à autre chose avant longtemps.

Aujourd’hui, au Québec, on prévoit de la neige accompagnée de vents violents. Non, l’hiver n’est pas terminé ! Quoi qu’un doux 14°C, ce vendredi, nous rappellera que le printemps n’est pas bien loin. Bonne route au snowbirds qui reviennent. On vous attend !

L’exode des snowbirds

C’est maintenant le mot d’ordre; on rentre à la maison au plus sacrant ! Les snowbirds regagnent le Nord en quatrième vitesse, à la demande de leur Premier ministre. Partout, c’est le branle-bas de combat. Les stationnements d’hôtels sont tellement remplis de voitures immatriculées du Québec, qu’on se croirait dans la Belle province. On en a vu une douzaine. En tout cas, le mot d’ordre est largement observé.

En cette seconde journée du retour à la maison, notre arrêt se fait au Holiday Inn Express de Chambersburg en Pennsylvanie depuis 19h00 hier. On a rencontré un couple de Québécois qui avait quitté Fort Myers à 2 heures du matin pour rouler 17 heures avant de passer la nuit ici. Le Coronavirus est sur toutes les lèvres… mais toujours rien dans les stations d’essence et chez Applebee’s, où on a soupé, Loulou et moi.

Partis vers 8h00, en ce dimanche ensoleillé, la route n’était pas achalandée et Louise en a profité pour conduire durant six bonnes heures. Elle a fait ça comme une grande. On a tellement aimé l’expérience que lors de nos prochains voyages, nous conduirons tout à tour, trois heures chacun. Ce sera moins éreintant tout en profitant d’une pause bien méritée. On n’est plus très jeunes et il faut avoir une approche plus conviviale. On a bon espoir que ce sera la solution.

La journée s’est bien déroulée. Brouillard au départ, le soleil a rapidement pris le dessus en matinée, puis un ciel plus variable dès le midi; tantôt nuageux, tantôt percée de soleil, mais pas de pluie. Au moment de la rédaction de cet article, il fait 8°C. Finalement on a déjà 1 800 kilomètres de parcourus et on devrait rentrer à la maison en fin d’après-midi si… on ne perd pas trop de temps au poste frontalier de Lacolle. Je vais vous raconter l’expérience demain. Promis !

En tout cas, ce satané Covid-19 aura chambardé le quotidien de beaucoup d’humains. Lorsqu’on communique avec nos proches restés en Floride, on apprend que l’exode est commencé. Ceux et celles qui devaient partir tard en avril ont décidé de plier bagage rapidement. De mémoire, c’est du jamais vu. C’est fou ! Et la quarantaine qui nous attend lorsqu’on mettra les pieds dans notre appartement… Si le taux de natalité explose au temps des Fêtes, on aura la cause. Mais de grâce ne les baptisez pas Corona ou Covid, s’il-vous plaît.

En terminant, un petit mot sur les Holiday Inn Express et Suites. Avec notre Next Exit tout près de nous dans l’auto, cette chaîne est notre référence recherchée pour trouver où dormir en fin de journée. Nous l’avons adopté depuis plusieurs années et nous ne sommes jamais déçus de leur qualité. En fait, c’était jadis sur la recommandation de nos amis Hélène et Charles qui nous avaient vanté l’établissement au Lake George… Nous sommes devenus accros depuis !

Les prix sont abordables et comme gens du troisième âge on peut bénéficier de rabais appréciables. C’est encore plus avantageux si vous possédez la carte IHG gratuite, qui vous permet d’accumuler des points bonis pouvant servir à diminuer les tarifs de location. Il suffit de la demander. Les lits sont impeccables et ça respire la propreté. Les déjeuners sont toujours copieux, et les choix pour l’agrémenter me manquent pas.

N’ayez crainte, ils ne m’ont pas demandé de les promouvoir. Je voulais simplement vous partager nos impressions. Il y en a certes d’autres comparables, mais cette chaîne-là, c’est définitivement notre coup de cœur.

Voilà !

Des motos par centaines

Déjà une première étape de complétée. Mon article vous provient de notre chambre d’hôtel à Hardeeville en Caroline du Sud, après 811 kilomètres de routes impeccables, comme un tapis de billard. J’ai pris quelques secondes pour rêver d’un sort identique pour le Québec. Et ne sortez pas l’argument du climat… les Adirondacks subissent la même météo que notre belle province et on les envie beaucoup. Parti de North Fort Myers à 10h15, le soleil nous a accompagné toute la journée, avec un mercure À 33°C pour descendre à 24°C en Caroline du Sud.

Vers 14h15, Louise propose de casser la croûte à Daytona Beach… pourquoi pas, on est dans le coin. Le Love’s est tout à côté et on en profitera pour faire le plein d’essence. Mais voilà qu’en abordant la sortie, ce sont des centaines de motos, des Harleys il va s’en dire, qui occupent tout le stationnement du commerce. Ça vibre de partout ! Juste à côté de nous, aux feux de circulation, un mec et sa douce attendent le feu vert et on peut voir, serré sur les guidons de son bike, son cellulaire dans un support prévu à cet effet. La moto vibre tellement que le téléphone en tremble au point où il me semblait que le chanteur bégayait… j’exagère un brin, mais bon !

Ça n’avance pas. C’est la clôture du Bike Week à Daytona. Un événement très couru par les Américains qui capotent aux pétarades des motos. D’ailleurs, la photo qui meuble cet article démontre une infime partie des motards qui s’y trouvaient. En remontant vers le Nord, on pouvait voir plusieurs motocyclistes regagner leur bercail, sans compter les nombreuses remorques qui en dissimulaient d’autres.

Un fait inusité a attiré mon attention. Alors que je dépassais un groupe de motards sur l’Interstate 95, j’ai pu en voir un qui portait un revolver 9 mm à la ceinture et on pouvait le voir descendre sur sa cuisse. C’est comme ça dans bien des états, au pays de l’Oncle Sam.

Autre observation, beaucoup d’Ontariens et de Québécois regagnaient également le Nord. Était-ce dû au Coronavirus ? Bien malin qui pourrait l’affirmer parce que tout au long de notre route, les Flying J et Love’s qu’on a fréquenté n’affichaient rien en ce sens, si ce n’est qu’ils ne remplissaient pas les verres déjà utilisés. Ils recommandaient à leurs clients d’en prendre un neuf à chaque fois.

Pas d’avis ou de notes apposés dans les vitrines ou portes d’entrée, rien ! Rien non plus dans les toilettes. À l’hôtel également, aucune mention. Pourtant, en ouvrant la télévision dans notre chambre, ils ne parlaient que de ça. Trump ravalait ses anciennes paroles et affirmations erronées d’un coup monté des démocrates. Il s’est finalement rendu à l’évidence.

Ah oui, j’oubliais ! Un transporteur de voitures avait parmi ses véhicules, une Volkswagen Beetle multicolore, à l’étage supérieure, qui arborait un immense virus mauve sur sa toiture. On n’a malheureusement pu le photographier. C’est arriveé trop vite. Peut être qu’il sera immortalisé sur Facebook ???

On a eu vent que le premier ministre Legault suggérait fortement aux snowbirds québécois de plus de 70 ans, de revenir au pays rapidement, à cause de leur vulnérabilité. Il appert que ce mot d’ordre soit suivi. C’est l’écho que nous en avons. C’est triste qu’une si belle saison se termine sur cette note. Un tout petit micro-organisme, qu’on ne peut observer qu’au microscope, puisse causer pareil chaos. Et dire que les puissances mondiales font provision d’armes de destruction massive pour anéantir quoi… un germe pathogène ! C’est assez paradoxal.

Au moment où vous lirez ces lignes, nous en serons à notre deuxième journée vers notre quarantaine volontaire fortement suggérée. Pourquoi pas ! 14 jours pour aider à enrayer la propagation de ce tueur, c’est bien peu. Il ne faut pas oublier que l’homme est capable de tout, même de finalement en venir à bout et principalement avec toute la technologie dont il dispose. Je demeure confiant ! Et si ça peut rapprocher les peuples dans un mouvement de solidarité planétaire, les consignes auront été bénéfiques.

À demain…

La dernière scène

Avec tout ce qui se dit et redit au sujet de ce satané Coronavirus ou COVID-19, appelez-le comme vous voulez, nous voilà réuni avec nos amis pour un dernier repas de groupe. Notre dernière scène à nous. Et c’est notre amie Carole qui en a décidé ainsi; nous recevoir pour partager un repas avant notre départ. En fait, ce sont deux délicieux repas, en deux jours consécutifs, que Carole nous réservait avec ses disciples; Carole, Marcel, Roger, Jean-Guy, Francine et ma Loulou, autour d’une même table.

Un geste très apprécié puisqu’il nous permettait d’échanger tous ensemble avant le départ aujourd’hui vers le Québec. C’est sur le coup de 9h00 qu’on met le cap au Nord.

La journée d’hier a servi à faire l’inventaire de ce qu’on rapporte à la maison et de ce qu’on doit laisser dans la caravane à sellette. Savez-vous que l’opération demande du temps et de l’organisation ? Alors on y a mis le temps et l’énergie pour passer au travers, avec de l’aide par moment. La bagnole est pleine à craquer, les pneus sont à la bonne pression et nous voilà parti, non sans avoir pris le petit déjeuner au McDonald du coin. Un bon œuf McMuffin avec patate hachée brune et un bon café chaud, histoire de quitter le ventre plein.

Finalement, on quitte deux semaines d’avance mais on ne perdra rien des activités, puisque la direction de notre parc a décidé de suivre la tendance internationale de mettre fin à toutes les activités regroupant plus de 10 personnes. En conséquence, le souper de la St-Patrick et celui de la clôture de la saison sont annulés. Les tournois de pétanque et autres événements sportifs sont aussi mis en quarantaine.

Seule ombre au tableau, le dernier tournoi de pétanque, ce 16 mars, devait souligner l’implication de Charles Morier dans cette activité, tout au long de ses séjours à Pioneer Village et dans ses sorties de camping du Québec depuis des années. Malheureusement, le satané Coronavirus en aura décidé autrement. En plus, c’était sa dernière visite ici puisque lui et sa charmante Hélène ne reviendront pas. J’en profite pour souligner son implication sans relâche pour populariser le sport de la pétanque tout au long de ses escapades de camping.

Aujourd’hui, et depuis plusieurs années, la pétanque demeure l’activité la plus courue ici à Pioneer Village. Il a su également préparer sa relève et aujourd’hui, c’est Pierre Destrempes et sa formidable équipe qui porte le flambeau bien haut. Longue vie à Charles Morier. Tu resteras toujours une légende vivante dans ce joli coin du pays de l’Oncle Sam. C’est pourquoi, dorénavant, on pourrait en profiter pour nommer le dernier tournoi de la saison du nom de Charles Morier et ainsi immortaliser son œuvre. J’en fais une suggestion aux nouveaux organisateurs.

Alors, sans plus tarder, on met ça sur le « D » et en avant, direction la belle province… On s’en reparle plus tard.

Ça grouille chez les retraités en forme

Le temps des Fêtes n’est plus, les décorations ont disparu, voilà que la vraie haute saison touristique débute en Floride, du moins à Pioneer Village.

Et nous, on a remplacé notre auvent qui en avait vraiment besoin après onze années de loyaux services. Vous pouvez apprécier le changement radical, sur la photo qui accompagne cet article. Nous sommes passés du gris au bourgogne. Un travail de pro entre Jacques, Marcel et moi.

Les nouveaux venus s’intègrent rapidement aux différentes activités et ça grouille de mouvements. Les tournois de pétanque s’amorceront ce lundi avec la première de quatre compétitions amicales bien sûr. Le complexe affiche complet et on voit bien que la fermeture de certains terrains de camping sur la côte est a provoqué une migration qui tente sa chance à l’ouest.

Et il y a aussi l’effort collectif pour ajouter à notre confort. La machine à popcorn a rendu l’âme au bingo ? Pas de problème, on a organisé une vente de desserts lors du repas communautaire d’hier, dont les recettes serviront à se doter d’une nouvelle machine. Il est à souhaiter qu’elle produise du popcorn à la mesure de l’ancienne. Parole de l’expert que je suis, c’était le meilleur mais soufflé que j’ai eu à me mettre sous la dent. C’est pas compliqué, l’objectif toujours atteint était de vider le sac. Mission accomplie !

On veut s’équiper d’un grand téléviseur pour la salle communautaire, un monstre de 80 pouces. Devant servir à plusieurs activités ? Qu’à cela ne tienne… mardi prochain, le 14 janvier, place à la musique rétro à la salle communautaire pour une autre levée de fonds afin d’acquérir le « monstre ». Les coûts seront partagés entre les instances du complexe, tant administratives que sociales. Ce ne sont pas les initiatives qui manquent ici. La volonté et l’action sont là… pas de niaisage !

Je vous annonçais que le premier tournoi de pétanque se tiendra demain… seulement à voir les allées, on se doute bien que quelque chose de grandiose se prépare. Les fanatiques amateurs se pratiquent et on croirait que tout le parc est à la pétanque. D’autres y seront pour déguster les succulents hotdogs, à la québécoise, pour bien terminer l’activité. Ah, si Jean Rafa était encore de ce monde… il en jouirait assurément. C’est populaire la pétanque à Pioneer Village. C’est même une religion, comme le poker Texas Hold-Em… la nouvelle folie furieuse ! On s’en reparlera.

Le volet musical est très populaire également. Le tiki s’anime tous le mercredis après-midi et nous avons une belle brochette de danseurs et de spectateurs qui nous soutiennent. J’arrive avec mon clavier dès 12h30 pour m’installer et mes comparses musiciens suivent pour y mettre toute notre énergie à ce divertissement populaire. Madame Rose et son support à saveur de houblon n’en manque pas une. Cette octogénaire adore ces mercredis et ne se gêne pas pour en faire la promotion. C’est notre « fan » numéro un !

Même phénomène pour les soirées dansantes. Le 25 janvier, c’est le Luau Party, le 6 février c’est le Potluck canadien, sans oublier la fête du beau-frère Jean-Guy au resto le 26 janvier. Il vieillit le beau-frère mais son appétit n’a pas perdu de sa vigueur. Fettucine-crevettes mon Jean-Guy ? Mets-en !

C’est ça le Pioneer Village de North Fort Myers… Ça grouille comme une « canne » de vers bien dodus… parole de pêcheurs ! Le cholestérol est à son plus bas. Si on s’ennuie, c’est qu’on le désire !

On s’en recause…

Un Noël en famille

Notre dernier Noël en famille datait de 2011, avant que nous devenions des Snowbirds entre octobre et avril de chaque année. Notre fils Pascal s’ennuyait même si avec les téléphones intelligents et tablettes on peut facilement utiliser la vidéo conférence. Il lui fallait revivre nos Noëls physiques, en chair et en os. Alors avec sa conjointe Valérie et leurs trois adolescents et un petit plus jeune, ils ont mis le cap vers le sud pour qu’on puisse passer une semaine de Noël ensemble, au pays de Mickey Mouse à Kissimmee en Floride.

Alors, un condo pouvant accommoder huit personnes a été réservé et nous sommes allés les rejoindre. En fait, ce sont plutôt eux, qui sont venus nous rejoindre puisqu’ils sont arrivés avec une journée de retard. C’est débile, circuler sur les autoroutes américaines en période des Fêtes. Ils ont été retardés par un accident mortel entre autres, et des bouchons importants de circulation à l’entrée de la Floride.

UN WALMART ASSIÉGÉ

Arrivé au Walmart pour faire l’épicerie pour le condo, Louise et moi sommes allés pour acheter quelques victuailles en les attendant. Un dimanche soir débile également, tant il y avait du monde. C’était comme si l’immense magasin, beaucoup plus gros que les nôtres, allait fermer ses portes définitivement le lendemain, et qu’il liquidait tout. Un vrai bordel. On se pilait carrément sur les pieds. Nous étions quatrièmes à la caisse et les paniers devant nous étaient tellement surchargés, qu’on a dû patienter une heure avant de payer nos achats et quitter. Le reste du séjour, ça ressemblait à un commerce normal, du moins, revenu à un achalandage plus civilisé.

MAGIC KINGDOM : LE PAYS DE MICKEY

Le but de ce voyage était aussi de faire découvrir Disney World aux enfants et à Valérie. La journée du 24 était réservée à cette fin. Encore là, c’était la cohue, même si le temps était bruineux. On a eu environ 8 minutes de soleil durant la magnifique parade de Noël du pays de Mickey. Louise a dû s’acheter un imperméable pour se couvrir convenablement. Nous sommes arrivés sur place vers 7h30 et une longue journée de visite s’amorçait.

Pascal et nous, avions visité l’attraction plus d’une fois autour des années ’90, mais pour les autres c’était une découverte. Pour la bouffe, il faut avoir un portefeuille bien garni si on ne s’est pas préparé de lunch. Par exemple; 2 muffins avec deux cafés lattés pour la modique somme de 22 U$. À ce chapitre, c’est de l’exploitation exagérée, quant à moi. Un seul petit pogo; 8,99 U$ avant taxe. Et ça marche ! On fait la queue pour se sustenter. J’ajouterais que la période des Fêtes n’est pas la meilleure pour en profiter. En dehors des grands congés, ce sont les périodes à privilégier pour en profiter au maximum.

Chacun des manèges et attractions demandait facilement entre 90 minutes et plus de deux heures d’attente. Louise et moi ne sommes pas restés pour voir les feux d’artifices au château parce que deux des jeunes étaient fatigués ou enrhumés. Les autres en ont profité jusqu’aux petites heures du matin.

Finalement, tout le monde y a trouvé son compte et en gardera un souvenir indélébile. Ça amuse autant les grands que les enfants.

UN NOËL TRANQUILLE

C’était la grasse matinée en ce matin de Noël. Il nous fallait récupérer de la veille. Il faut dire qu’en Floride et principalement dans la région d’Orlando, la fête de Noël passe pratiquement inaperçue. Des commerces fermés certes, mais pour les décorations du temps des fêtes, le décor est assez épars. Des amis de Valérie, qui séjournaient à Clearwater durant la même période, se sont joints à nous pour profiter de la piscine du complexe. On a aussi partagé le souper au Cici’s du coin. Ce resto offre un buffet de pizzas diverses, de soupe, salade et desserts à volonté pour 8,99 $ par personne.

LA PLAGE DE CLEARWATER ET LES OUTLETS

Le lendemain, c’était à notre groupe de mettre les voiles vers Clearwater Beach, passer du temps avec les amis de la veille. Louise et moi, avec Audrey-Anne qui était mal en point avec son rhume, sommes restés au condo pour se reposer. Ils ont adoré la plage qui se trouvait à environ 75 minutes à l’ouest de notre complexe. La plage donne directement sur le Golfe du Mexique. Jasmine en à profiter pour exposer son talent en sculptant sur le sable, une magnifique tortue, avec Naomie. Peut-être de futures artistes sur le sable ? Qui sait ? Il y a toujours un début à tout.

L’ANNIVERSAIRE D’AUDREY-ANNE

Notre petite fille fêtait ses 13 ans, en ce 28 décembre et nous sommes retournés chez Cici’s pour se bourrer la fraise et souligner l’événement. Elle s’est choisie des petits cadeaux au magasin de souvenirs, mais elle a aussi décidé de m’en faire un… son rhume ! Sans méchanceté mais les câlins d’anniversaires, c’est automatique quand on est contagieux. V’la le grand père sur le carreau.

LA MÉTÉO COUCCI COUCCA

Coté mercure, rien à redire. Des températures entre 21 et 26°C, mais le temps… définitivement pas de notre bord. Enfin, de l’incertitude! Des nuages, de la pluie, de la bruine et du soleil capricieux, du moins pour la région de Kissimmee. Exception : Clearwater Beach où le soleil a laissé des couleurs. Mais bon, on a fait contre fortune bon cœur, parce qu’on n’a aucun contrôle sur Dame nature.

Dimanche matin, c’était le retour vers le Québec pour Pascal, Valérie, les enfants et la pluie diluvienne qui s’était mise de la partie. C’était jouer de malchance. En plus, un gros système de tempête hivernale allait s’abattre sur le Québec en cette fin d’année. Pas chanceux. Au moment d’écrire ces lignes, ils sont de retour à la maison malgré les conditions routières exécrables, sains et saufs, pour notre grand plaisir. On s’inquiète toujours que le retour se fasse sans problème. Nul besoin de vous dire que j’écris avec calme et sérénité.

ÉPILOGUE

Pour nous, l’expérience a été très agréable. C’était notre premier Noël avec notre fils adoré et sa petite famille, depuis des années. Les jeunes eux, mis à part les repas et sorties, on ne les a pas vu beaucoup. Avec les tablettes et jeux vidéo disponibles dans le condo, leur chambre commune devenait leur salle de jeu. Bah ! que voulez-vous ! C’est le choc des générations et eux aussi vont grandir, vieillir et passer par les mêmes étapes. Ainsi va la vie. L’important c’était d’être ensemble. On peut dire mission accomplie !

De notre côté, Louise et moi, nous retournons à North Fort Myers pour poursuivre notre vie de snowbirds jusqu’à la fonte des neiges. On se reverra au printemps, au retour de la verdure.

On donne signe de vie

Mes oreilles me sifflent que vous désirez des nouvelles de notre escapade hivernale. Deux semaines déjà d’écoulées dans notre vie de Snowbirds et toujours heureux de ne pas recevoir de flocons. Plus jeune, loin dans ma jeunesse en fait, j’adorais les flocons… mais plus maintenant. Certes, les belles images de Noël dans un décor floconneux sont encore envoûtantes et féériques, mais tant que ça demeure des images, c’est agréable à regarder.

Nous avons quitté La Prairie en hiver et deux jours et demi plus tard, c’était juillet en décembre. Ouf !

Dès notre arrivée, ici, la grosse besogne nous attendait. La caravane était tellement sale qu’on se demandait ce qui avait bien pu se passer l’été dernier. Il faut dire que le parc extérieur, où sont entreposés les véhicules récréatifs, étant sur fond sablonneux, jumelé à de fortes pluies estivales, ont tôt fait de salir abondamment la caravane. Même l’intérieur était poussiéreux. On a mis une grosse semaine à tout nettoyer, assemblé la petite remise, les installations sanitaires, la lessiveuse de ma douce, pour enfin séjourner dans un environnement propre et invitant.

Et là, mais seulement là, on relaxe !

Il faut dire que nos amis, arrivés depuis plusieurs semaines avaient pris soin de bien « ouvrir » la caravane en installant les branchements électriques et sanitaires, puis réussir à déployer une des rallonges qui restait coincée. L’expérience ça ne s’achète pas, comme on dit. Et en prime, on a eu droit à l’hospitalité d’un succulent repas de bienvenue. Quoi demander de mieux ?

Dès lors, les séances à l’épicerie furent de mise parce qu’on manquait de tout. Vous savez, les deux premières semaines sont nécessaires pour bien débuter notre hibernation au soleil. Après quoi, les activités peuvent débuter.

Partout, sur le complexe, on peut apprécier les jolies décorations illuminées pour la période de Noël et de la nouvelle année. On peut facilement compter les sites qui ne participent pas. C’est là que la neige ajouterait cette dose de féérie. Mais bon ! On s’en contente. Il faut dire que contrairement aux Québécois, les Américains sont assez rapides pour démanteler leurs décorations au lendemain de Noël.

Des groupes se forment pour la grande soirée du réveillon à la salle communautaire réservée aux Québécois principalement. Plus de 300 personnes y prendront part. Il faut ajouter que la proportion de francophones dépasse les 60 % entre décembre et avril.

Louise a débuté ses bingos et séances de poker Texas Hold-Em. Ses premiers gains viennent de rentrer. Rien pour planifier de grandes dépenses mais bon… elle adore ! Quant à moi, j’ai commencé mes mercredis musicaux sous le Tiki avec le groupe de musiciens. Ghislain et Lise m’accompagnent pour qu’on forme un trio, sans oublier Robert, Raymond, Mike, Richard et les autres. On a beaucoup de plaisirs et les curieux se mêlent à nous pour chanter et danser. Trois heures de pur plaisir chaque mercredi après-midi.

Pour le reste, ce blogue occupe une partie de mon temps pour donner à mes lectrices et lecteurs du contenu intéressant, divertissant et de qualité. Mais le summum c’est que nous sommes en petit chandail et culottes courtes à longueur de journée. Pour des « sénateurs » comme nous, c’est d’une valeur inestimable.

Au moment d’écrire ces lignes, nous sommes le jeudi 12 décembre et ce sont nos premières pluies depuis notre arrivée le 1er décembre. Des températures d’été; 24-29°C. Un peu de pluie, il en faut… ne serait-ce que pour alimenter les végétaux qui ne demandent pas mieux, de temps à autre.

L’été tout l’hiver… c’est pas merveilleux pour la santé et le moral ? On garde le contact…

Comme la « 30 » au Québec

Ouais… je corrige quelque peu mon affirmation d’hier à l’effet que les routes américaines sont de vrais tapis de billard. Il y a une exception à la règle : l’Interstate 95 qui traverse la Caroline du Sud du nord au sud !

Une autoroute à refaire et à élargir dans sa portion à deux voies dans chaque direction. Des trous à la tonne, une chaussée inégale, négligée et usée à la corde. Je me pensais sur l’autoroute 30 sur la Rive-Sud de Montréal. De plus, on voit ce qu’une autoroute de cette envergure peut provoquer comme embouteillage monstre, lorsqu’elle passe de trois voies à deux. Le bordel, comme autour de Montréal.

Nous avons perdu 90 minutes dans une circulation complètement arrêtée pour de longues minutes. La file de voitures s’étendait sur les dizaines de kilomètres en direction sud, dans la portion rétrécie. Autre élément, les voies d’accès aux entrées allaient directement se confondre avec la travée de droite. Même constat pour les usagers qui rentraient en Caroline du Sud par la Georgie. Trois voies en Georgie, puis deux voies en Caroline du Sud et la file d’attente s’étendait aussi sur des dizaines de kilomètres.

Tout ça, c’est sans compter la façon de conduire « cowboy » des Américains; absences de clignotants, vitesse excessive, dépassements dangereux. J’ai finalement compris pourquoi ils sont friands de courses de Stock Cars. S’il y a le moindre espace dans la file qui dépasse, ils s’insèrent entre deux bagnoles sans crier gare. Autre constat agaçant, ils sont rois et maîtres de la route. Ils roulent avec le régulateur de vitesse, disons à 70 mph et dépassent à la même vitesse… ça prend des lunes pour faire un dépassement alors que les autres n’ont pas le choix de suivre. Cela provoque des manœuvres d’impatience dangereuses. Et la vitesse… dans les zones de 70 mph, ils atteignent facilement les 90-100 mph. Ils viennent de loin et doublent comme des balles.

Aujourd’hui, on a même suivi un motard sur sa Harley, qui conduisait sans tenir les poignées et en faisant des louvoiements et acrobaties, bien en selle. Il s’est permis même de simuler une sieste, bien évaché sur sa moto… et tout ça sur la travée de gauche à 80 mph.

Autres bizarreries, on se fait doubler par des camions qui tirent des remorques, roulottes et caravanes à sellettes, mal balancées, à plus de 80 mph. Et après on se demande pourquoi ils provoquent tant d’accidents. Quand vous roulez plus de 1000 kilomètres par jour, vous avez amplement le temps de les observer.

Bon assez déblatérer ! La chaleur était au rendez-vous dès le début de l’après-midi. On a eu droit à tout; nuages, soleil et pluie. La traversée de la Caroline du Nord s’est faite sous la pluie, parfois diluvienne. Beaucoup de carcasses de cervidés étaient exposés aux charognards en bordures des autoroutes. Une scène presque normale en cette période. Le mercure est monté jusqu’à 21°C et en Floride, où nous dormons notre seconde nuit, plus précisément au Holiday Inn Express de Yulee (photo). Pas besoin de vous préciser que les manteaux ont pris le bord des valises et ce dimanche matin, les vêtements d’été sont de mise. Nous devenons officiellement des snowbirds aujourd’hui.

Une première journée froide

Au premier temps de cet article, je veux vous remercier, tous et toutes, pour vos bons mots prônant d’être prudent sur la route. C’est toujours intéressant de se faire souhaiter de bonnes choses, en dehors de nos anniversaires, et j’aimerais que vous preniez ces remerciements comme personnels. Ces bonnes habitudes à commenter mes écrits m’encouragent à toujours continuer. C’est mon combustible personnel, mon Viagra.

Déjà une première journée de passée sur la route et après avoir parcouru près de 1200 km, c’est à Thornburg, au sud de Washington que nous nous reposons.

Côté température, le manteau d’hiver était encore de mise parce que le mercure hier matin indiquait -1°C en fin de nuit. Un vent vif du Nord, assez désagréable et persistant, malgré les nuages et quelques éclaircies, nous rappelait que nous avions fait les bons choix vestimentaires. Présentement, il est 23h30 et un 8°C s’affiche au thermomètre, ici en Virginie.

Et quel plaisir de rouler sur les tapis de billards. Les Adirondacks, sont à proximité du Québec et pourtant, un monde sépare la qualité du revêtement routier. C’est tellement relaxant que le danger de s’endormir au volant devient un facteur non-négligeable. On prend du café !

Curieusement, je dirais que c’est à peu près le seul côté positif à sillonner nos routes au Québec; impossible de s’endormir !

Autre point positif aux USA, le prix du pétrole à la pompe… Wow ! Imbattable. Ma bagnole requiert de l’essence à haut indice d’octane et si je converti le prix au litre, incluant le taux de change, en dollars canadiens, j’arrive aussi peu que 80 cents pour chaque litre… de super 93 (3,03 U$ le gallon). Les autres pleins variaient entre 3,35 U$ et 3,39 U$ le gallon, le « 93 » étant la norme généralement,

Chez nous, mis à part Pétro-Canada qui vend du 94, l’octane maximum est rarement du 91. C’est en majorité du 89. Actuellement, chez Costco, l’essence super vacille autour de 1,30 CDN$.

Nous n’avons pas rencontré nos amis Carole et Marcel, mais les nouvelles qu’ils me fournissent, et surtout leur proximité, laissent présager que nous pourrions possiblement les rencontrer sur l’Interstate 75, dimanche. Sait-on jamais ! On a plus de chance de les rencontrer que de gagner à la loterie.

La Thanksgving ? Ça ne paraît pas beaucoup ici sur les routes et les stationnements d’hôtels sont assez tranquilles, voire déserts. Par contre, les centre-commerciaux débordent. C’est la folie furieuse. La course aux aubaines, ça rend malade. C’est tellement débile qu’après le jeudi fou, il y a le vendredi fou, le samedi fou, le dimanche fou et le lundi cyber-fou ! C’est fou ! C’est carrément Noël en novembre pour les « Zamaricains ».

C’est la seconde expérience de se rendre en Floride en pleine période de Thanksgiving et, ma foi, c’est le meilleur temps.

Aujourd’hui, seconde étape du voyage et si tout se déroule comme prévu, le Nord de la Floride pourrait être notre second arrêt… et on va se dévêtir un brin !

En route…

Pour la plupart d’entre vous, au moment où vous lirez ces lignes, nous aurons mis le cap vers le Sud. À nous la végétation verdoyante et les palmiers qui nous indiquent que l’été est encore à l’extrême sud.

Évidemment, il nous faudra une bonne trentaine d’heures pour franchir la distance, mais l’arrivée nous fera oublier les rigueurs de l’hiver, surtout en roulant sur les belles autoroutes américaines.

Alors dès 5 heures, la bagnole bien remplie, nous prenons le large afin de passer la frontière à l’aube, dans une circulation calme et parsemée de quelques travailleurs matinaux. On prendra le petit déjeuner en chemin après avoir fait le plein d’essence à une fraction du prix canadien, taux de change inclus.

Comme à l’habitude, tous les jours vous serez informés de nos notes journalières et de nos destinations de repos en fin de journée. Nous devrions atteindre notre site hivernal en après-midi dimanche et qui sait, peut-être croiser nos amis qui sont aussi en route pour la Floride.

Ne soyez pas surpris si mes écrits tardent un peu et spécialement dimanche le premier décembre. Le temps de s’installer et surtout de brancher l’Internet, ça peut demander une certaine période. J’ai quelques articles en réserve et préprogrammés.

Autre tradition qui revient cette année, les contes de Noël refont surface dès le 2 décembre. Retrouvez votre cœur d’enfant que ce dernier mois de l’année nous amène avec toutes ces festivités partout. C’est Noël qui approche.

Questions de « snowbirds »

L’automne est avec nous depuis quelques jours et déjà, les snowbirds sont à préparer leur migration vers le pays des gougounes, notamment. Mais, d’ici le jour du départ, quelques questions peuvent nourrir notre esprit pour être sûr de partir sans aucune inquiétude.

Pour cela, les questions-réponses qui suivent sont tirées de la section « Le jaseur » de la revue trimestrielle de l’Association canadienne des snowbirds, automne 2019.

Q1 – J’aurai 70 ans l’année prochaine et j’essaie de comprendre comment la prime d’assurance voyage augmente dans la fourchette 70-75 ans. Je suis en assez bonne santé, je prends un médicament pour l’hypertension et je n’ai pas d’autre état préexistant, Si je pouvais avoir une estimation du pourcentage d’augmentation à 70 et 75 ans, je pourrais mieux décider si je dois louer ou acheter.

R1 – Et je vais moi-même avoir 75 ans. L’assurance voyage est indispensable si vous voyagez, et très chère à un âge avancé. Je vais vous donner les tarifs bruts actuels du régime lève-tôt de Medipac, pour vous, si vous voyagez six mois :

66-70 ans : 934 $

71-75 ans : 1 299 $

76-79 ans : 1 946 $

80-85 ans : 3 214 $

86 ans et plus : 4 665 $

Nous offrons plusieurs réductions si vous ne faites pas de réclamation et si vous êtes client régulier de Medipac. Par exemple, si vous souscrivez l’an prochain notre régime Lève-tôt à 70 ans, avec nos meilleures réductions, votre prime serait de 765 $ plutôt que 934 $. À partir de 86 ans, il y a une énorme différence; avec un maximum de réductions, votre prime serait de 3 825 $.

Un petit conseil pour les personnes qui passent à un autre groupe d’âge : faites commencer votre couverture d’assurance avant votre anniversaire, même si vous partez plus tard. Donc, si vous aurez 80 ans et que vous voulez partir six mois, souscrivez une police de 7 mois et faites-la commencer un mois plus tôt, si cela veut dire que vous aurez alors 79 ans. Vous économiseriez ainsi 1 200 $. Oh, et ne gaspillez pas votre argent en choisissant une franchise à 0 $. Je sais bien que des gens sont tentés, mais il y a une différence en cas de réclamation et vous paierez 10 % de moins, bien sûr.

Q2 – Je serai partie six mois. Qu’est-ce qui arrive si la chasse de la toilette n’est pas tirée ? Après un moment, l’eau jaunit et sent mauvais ? Et les robinets, si personne ne fait couler d’eau ? Merci.

R2 – D’après notre expérience, la meilleure chose à faire est de demander à quelqu’un de faire une ronde toutes les deux semaines. C’est aussi une très, très bonne chose advenant une réclamation d’assurance habitation. Si personne n’est disponible pour faire une ronde, il pourrait être avisé de faire appel à un service de surveillance. Les prix peuvent être très raisonnables. Nous avons le même problème aux États-Unis et nous coupons simplement toute alimentation d’eau avant de rentrer au pays. Nous recouvrons aussi les sièges de toilette de Saran Wrap ou d’une pellicule semblable, et nous vérifions que tous les drains de douche et d’évier sont fermés ou bloqués.

Q3 – Est-il vrai qu’il est maintenant obligatoire d’avoir un permis international pour conduire aux États-Unis ? On m’a dit que c’est le cas depuis juillet 2019. Merci de confirmer.

R3 – Mais pas du tout. C’était un canular, qui est peut-être venu de la Géorgie, pour faire peur aux snowbirds. L’un de nos concurrents canadiens a vendu beaucoup de permis de conduire internationaux (PCI) en peu de temps il y a quelques années. La Géorgie nous a confirmé par écrit qu’il n’en était rien. Le PCI n’est exigé nulle part aux États-Unis, mais vous devez avoir en votre possession votre permis de conduire canadien, bien entendu. Quiconque vous a dit ça devrait entendre la vérité.

Q4 – Que font la plupart des snowbirds à propos des pneus d’hiver s’ils partent pour le sud en janvier et reviennent en mai ?

R4 – La plupart des snowbirds ne font rien; qui voudrait s’encombrer de pneus d’hiver ? Pour nous rendre à destination, nous conduisons surtout sur de grandes autoroutes qui sont généralement bien déneigées. Les prévisions météorologiques sont notre meilleur outil et personne ne s’aventurera si on annonce ou prévoit de la neige en route. Si vous êtes pris dans une tempête imprévue, arrêtez-vous simplement une ou deux journées et ne bougez pas de là. Il y a quelques années, nous avons eu trois journées féériques de neige dans les Appalaches – un de nos meilleurs voyages vers le Sud.

Questions de « snowbirds »

Ces questions-réponses sont tirées de la section « Le jaseur » de la revue trimestrielle de l’Association canadienne des snowbirds, été 2019.

Elles pourraient clarifier certaines situations en pays étrangers visités par les snowbirds canadiens.

Q1- Bonjour, ai-je besoin d’un visa de travail pour travailler comme hôte de terrain de camping dans un parc d’État aux E.-U. ? Merci.

R1- Puisque vous parlez de travailler dans un parc d’État, je présume que vous seriez rémunéré. Vous ne pourriez le faire sans un visa vous permettant de travailler aux É.-U. En tant que visiteur, vous n’avez pas le droit de travailler aux É.-U., et même le bénévolat peut éveiller des soupçons si le gouvernement considère que vous occupez l’emploi d’un citoyen américain.

Q2- Puis-je importer en Ontario une remorque utilitaire de fabrication artisanale ? Elle n’a jamais été immatriculée et n’a pas de numéro de série. Je l’ai acheté partiellement achevée et je l’ai achevé moi-même. Est-ce que je devrais d’abord l’immatriculer en Floride ?

R2- D’après le Registraire des véhicules importés (RVI), les remorques faites maison ne peuvent être importées au Canada. Désolé.

Q3- J’ai lu votre article l’an passé sur Amazon Prime. J’ai parlé à un agent des services à la clientèle d’Amazon, qui m’a suggéré de simplement prendre un abonnement mensuel au Canada et aux É.-U. pendant que j’y séjourne, puis d’annuler et de passer à l’autre pays. C’est un peu plus cher, mais ça fonctionne très bien pour moi.

R3- C’est ce que nous faisons, et ça fonctionne effectivement. Merci.

Q4- Dans votre réponse à Peter Kuzik dans le numéro 110 de Nouvelles « CSA », lorsque vous avez écrit « nous aurions donné à l’hôpital mexicain le numéro de carte de crédit de Medipac », parliez-vous de la carte d’assurance de Medipac ? Pourriez-vous préciser ? C’est ambigu.

R4- Nous parlions de la carte de crédit de Medipac. Certains hôpitaux, particulièrement au Mexique, ne vous traiteront pas à moins de recevoir d’avance un numéro de carte de crédit. NE LEUR DONNEZ PAS votre numéro de carte de crédit, car la probabilité d’abus est assez élevée. Appelez plutôt Medipac, qui donnera à l’hôpital son numéro de carte de crédit. L’hôpital devra ensuite se faire payer par nous plutôt que par vous, et nous sommes très efficaces.

Q5- Nous passons 180 jours en Floride, mais nous songeons à rentrer à Vancouver sur une croisière en partance de la Floride, via le canal de Panama. Les jours passés sur le navire sont-ils considérés comme des jours aux É.-U.? Nous comprenons que si nous quittons Vancouver pour une destination aux É.-U. puis nous retournons au Canada, nous sommes « en transit ». Mais si nous avons passé près de 180 jours aux É.-U. avant notre départ, sommes-nous toujours en transit ? Merci beaucoup.

R5- Vous êtes considérés comme ayant quitté les États-Unis à la date de départ du navire, donc ça devrait aller. Cependant, si le navire ne va pas directement
au Canada et fait escale aux États-Unis après le départ, les jours doivent alors être comptés.