Les émeutes de Montréal-Nord

 

Emeutes Mtl-NordDepuis dimanche, j’épluche les journaux qui décrivent de long en large les événements qui ont mené aux émeutes. Tout le monde y va de ses impressions et analyses. Certains trouvent la police brutale, voire raciste. D’autres sont pour le dialogue avec les communautés. Et voilà qu’indirectement, le débat des accommodements raisonnables revient dans l’actualité. Malheureusement, une vie a été fauchée.

D’abord, le côté des immigrants. Originalement, ils sont venus ici pour qu’elle raison ? Pour fuir un pays totalitaire, en plein chaos, en guerre civile et où la démocratie n’existe pas. Parmi ces gens, plusieurs s’intègrent parfaitement à leur nouveau pays d’adoption, pendant que d’autres, agitateurs, provocateurs et criminels tentent de terroriser la population à l’instar du pays d’où ils viennent. Majoritairement, on les retrouve au sein des gangs de rues.

Je suis pour la réaction à une action. Qu’est-ce qu’on attend pour retourner d’où ils viennent, manu-militari, les étrangers qui commettent des actes répréhensibles. Ces criminels transportent ici, sans crainte, ce qu’ils ont toujours connu; La violence ! Et nous, en peuple tolérant, on s’ouvre au dialogue. Foutaise ! Dehors au plus sacrant.

Du côté policier, force est de constater la mollesse qui s’est installée. Oui, notre police est petite et encarcanée dans tout le sens du terme. Des pieds de céleri menottés qui n’impressionnent personne et qui marchent constamment sur des oeufs. Il y a une quarantaine d’années, un gabarit minimum était nécessaire pour devenir policier. C’est disparu. Le critère principal est le diplôme aujourd’hui. Tu as réussi tes maths 436. Ok, on t’engage ! Où est passé l’impact psychologique d’un policier imposant. Du temps de ma jeunesse, ça avait de l’effet et cela en a encore aujourd’hui. Les policiers "charpentés" sont rarement impliqués dans des bagarres. Leur physique impose à lui seul le respect. Certes il y avait des abus à cette époque, mais aujourd’hui, avec toutes les contraintes qui existent dans l’exercice de cette fonction, ces abus sont disparus ou, à tout le moins révolus.

La police est là pour le maintien de l’ordre et l’application des lois. Il me semble que c’est assez clair. Action, réaction ! Qu’on leur donne les moyens et le support pour faire leur travail. La déontologie, c’est excellent quand ça en vaut la peine, mais la moindre peccadille est aujourd’hui, prétexte à une plainte en déontologie. Croyez-moi, les bandits le savent et ne se gênent pas pour s’en prévaloir. On engorge le système. On fout la merde.

Il faut arrêter de dialoguer avec les criminels. Sans devenir un état policier, c’est la répression pure et simple qu’il faut intensifier. Un bandit reste un bandit. Il faut le priver sans relâche de tous ses droits, l’enfermer ou carrément l’expulser. Malheureusement, c’est pas demain la veille que ça s’améliorera. On en parle, on en reparle et on en reparle encore. La maudite charte à Trudeau. C’est la société qu’on a bien voulu se donner.

Que voulez-vous, nous vivons dans une société de tolérance qui est tellement poignée qu’elle en vient à déformer des réalités pour que ça fasse plus "in", plus "tolérant", moins "dramatique" et "cruel". C’est tellement vrai qu’au fil du temps, un aveugle est devenu un non-voyant. Un sourd est devenu un malentendant. Un malade est devenu un bénéficiaire et j’en passe. Même que dernièrement, j’ai entendu transport collectif pour désigner le transport en commun. On est passé maître dans cet art.

Poignés, oui poignés pour de bon ! On a encore rien vu. Regardez les troubles raciaux des grandes villes américaines, suite à des interventions policières. C’est rendu ici. Un de ces jours, un sniper embusqué va abattre un policier, pour le seul plaisir d’avoir relevé un défi imposé par un gang de rues.

Montréal est devenu un mini Los Angeles.

 

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