Délivrance pour un ange

Je n’ai pas trouvé un autre mot pour décrire la fin atroce de cet ange de Granby. Depuis mardi, les journaux et bulletins de nouvelles sont inondés de cette triste fin épouvantable pour cette fillette oubliée de tous et laissée à elle-même.

La délivrance est ce qu’il pouvait lui arriver de mieux dans les circonstances. Mon cœur est bouleversé et je ne la connais même pas. On ne peut rester insensible pour un petit être qui n’a pas demandé à venir au monde mais qui a vécu toute cette cruauté.

Toutes les questions ont été posées. Des dizaines de questions, sans réponses. On promet des enquêtes pour faire toute la lumière sur le pourquoi de l’abandon de cet enfant par la DPJ, mais on ne connaîtra la vérité que dans plusieurs années et ce, même si on nous a raconté les atrocités abominables qu’elle a subi. Ainsi va la « justice » des hommes.

Au fait, vous avez pris connaissance de l’organigramme de la Santé et des Services Sociaux, publié dans les pages du Journal de Montréal d’hier? Monstrueux comme structure. C’est rempli de chefs et pas beaucoup d’indiens. Des sous-ministres, des adjoints d’autres adjoints et des titres placés dans des boîtes difficiles à définir.

Mais où sont les enfants dans cette tour de Babel ? Nulle part ! Pas de place ! C’est trop gros ! Laissés quelque part en bas de page, invisibles. Pas important ! Des ronds de cuir bien en évidence et pour le pourquoi de leurs fonctions, on repassera.

Et après, on se surprend qu’on mette tant de temps pour simplement évaluer les enfants. Le point d’entrée dans le système, son point de départ.

Dans le triste et révoltant cas de cette martyre, ses problèmes datent de sa première seconde de vie, de son premier souffle, et personne ayant autorité n’a répondu à sa détresse. Pire encore, on raconte que sa mère biologique, déficiente mentalement, frappait son fœtus à grands coups de poing durant sa grossesse. Pouvez-vous imaginer ?

Quand un enfant de 7 ans est obligé de fouiller dans des poubelles pour se nourrir, ou voler les lunchs de ses camarades de classe, c’est un comportement anormal qui réclame une intervention immédiate et soutenue. Tout le système en a décidé autrement, malheureusement.

Jamais, de mémoire, un événement n’a suscité autant d’indignation de la population et même au-delà des frontières du Québec. Le choc est brutal et inexplicable. À un point tel, qu’on refuse de la nommer ainsi que ses bourreaux indignes d’être des humains. Pourquoi on ne les identifie pas au grand jour ? Pour les protéger ? Protéger de qui, de quoi ? Il est trop tard pour parler de protection, le drame horrible est survenu ! Qu’on dénonce et qu’on dévoile. Ils auront probablement leur châtiment corporel en prison.

J’espère que les personnes en autorité et qui ont eu à intervenir auprès de la petite ont de la difficulté à trouver un sommeil réparateur, et je pense principalement au juge qui l’a remise, il n’y a pas si longtemps, dans les griffes de ses assassins, au personnel de son école et des autres témoins qui n’ont pas pris leurs responsabilités.

Quand vous êtes témoins de gestes anormaux ou de sévices corporels subis par des enfants, vous vous devez d’AGIR et DÉNONCER promptement et de brasser la cage d’un système embourbé à l’os. C’est maintenant trop tard dans ce cas ! Le mal est fait ! Il risque d’en avoir d’autres si rien n’est fait !

Ce qui est révoltant et désolant c’est qu’encore une fois, il aura fallu qu’un enfant innocent paie de sa vie, l’incompréhension et l’inaction des personnes devant la protéger. Espérons que le gouvernement actuel fera le grand ménage dans son organisation pour que plus jamais¸ un tel drame ne se reproduise. Leurs récentes interventions médiatiques semblent pointer dans cette direction.

Pour cet ange, son calvaire est terminé. La mort l’a délivrée de la cruauté de ses tortionnaires et elle peut enfin profiter d’une vie éternelle sans souffrances et sans tourments, auprès de son Créateur.

Le chat sort du sac

Pour ceux et celles qui me lisent régulièrement, j’avais publié un article, en mars dernier, sur Hydro-Québec au sujet de leur campagne publicitaire où je questionnais le pourquoi d’une telle publicité.

Sans concurrent et en situation de monopole au Québec, en électricité, je me disais que cet argent dépensé inutilement pourrait servir à freiner leurs avides augmentations annuelles de tarifs à ses abonnés.

Voilà qu’en lisant mon Journal de Montréal d’hier, je tombe sur l’article de Pierre Couture, dont le titre répondait à ma question; « Combien ça coûte, une telle publicité ? » La réponse : 2,3 millions de dollars, dont je n’en vois toujours pas la nécessité.

Surtout que récemment, on apprenait que certains employés et les hauts dirigeants de cette société d’État s’étaient partagés de faramineux bonis de performance de 29 millions $ pour leur travail. C’est justement pourquoi on les paie grassement. Alors on en rajoute à même nos coûts d’électricité.

Lorsqu’ils arrivent pour demander des augmentations de tarifs, le gouvernement leur accorde. Pour faire baisser la grogne, on diminue leur demande. Ça m’écœure ! Qui paie pour ces débordements ? Les CONtribuables. Et c’est pas fini… À tout événement, je partage cet article avec vous. Ne le lisez pas en sirotant votre café, vous pourriez vous étouffer.

UNE CAMPAGNE DE PUBLICITÉ DE 2,3 M$ POUR HYDRO-QUÉBEC Pierre Couture, Journal de Québec

Pour ses 75 ans d’histoire, Hydro-Québec a décidé de se payer une campagne de pub de 2,3 millions $.

Depuis quelques semaines, la société d’État a déployé la campagne « Une énergie propre à nous » dans différents médias. La campagne se poursuivra jusqu’au 26 mai.

Hydro-Québec soutient que les coûts liés à cette nouvelle campagne de promotion font partie de ses budgets annuels de publicité et n’auront aucun impact sur les tarifs d’électricité de ses clients.

« Le budget de 2,3 millions $ comprend la production de messages télévisés, des panneaux d’affichage d’impact, de l’affichage dans plusieurs stations de métro, des publicités numériques dans différents médias québécois ainsi que du contenu pour les réseaux sociaux », a fait savoir un porte-parole d’Hydro-Québec, Louis-Olivier Batty.

En fêtant ses 75 ans, Hydro-Québec soutient que cette campagne dévoile sa vision et son savoir-faire auprès du grand public en plus de rappeler que la société d’État est un leader mondial en énergie propre. Cette année, Hydro-Québec prévoit dépenser 8 millions $ en publicités de toutes sortes.

LA FACTURE ÉLECTRONIQUE

Dans cette campagne publicitaire actuelle, Hydro-Québec tente également de passer un message à ses abonnés en leur rappelant que le service de la facturation électronique est disponible.

Actuellement, seulement 40% des clients résidentiels d’Hydro-Québec ont recours au service de la facturation électronique. Hydro-Québec ne cache pas qu’elle aimerait faire passer de taux à 60% prochainement.

L’envoi des factures à ses clients par la poste représente des coûts annuels importants pour Hydro-Québec. Chaque année, Hydro-Québec dépense plus de 10 millions $ lors de l’envoi de factures par la poste à plus de 1,8 million de clients résidentiels. La société d’État compte 3,1 millions de clients résidentiels.

AGENCE RECHERCHÉE

Par ailleurs, Hydro-Québec a lancé plus tôt cette semaine un appel d’offres pour retenir les services d’une agence de publicité. Alors que le contrat actuel entre Hydro-Québec et l’agence québécoise lg2 tire à sa fin, la société d’État vient de lancer un nouveau mandat de 36 mois.

Le budget pour ce nouveau mandat de trois ans est estimé entre 10 et 20 millions $. L’an dernier, Hydro-Québec avait choisi lg2 et Nurum parmi ses agences numériques officielles, et ce, pour de nombreuses années.

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Et tout ça avec NOTRE argent, SANS CONCURRENCE AUCUNE, alors qu’on attend encore qu’ils nous versent NOS SURPLUS FACTURÉS DEPUIS DES ANNÉES. Tirez-en vos propres conclusions et exprimez-vous !

Bonne idée pour régler l’industrie du taxi

Le projet de loi, concernant l’industrie du taxi, est en plein tourment. Et en analysant la situation, les chauffeurs de taxi qui suivaient les directives du Québec, sont à la veille de tout perdre. Leurs permis d’opérations achetés à gros prix, est menacé avec l’application de cette loi. Les parties concernées ont beau tenir des réunions, chacun reste sur sa position. Il y a un responsable de cette refonte et c’est Uber, sans aucun doute.

Michel Girard y allait d’une suggestion qui mérite amplement d’être étudiée, le 28 mars dernier, dans les pages ARGENT du Journal de Montréal. Faire payer les responsables, en l’occurrence Uber, en guise de représailles, envers l’industrie du taxi. C’est le texte que je partage avec vous aujourd’hui…

IMPOSER UNE TAXE SPÉCIALE À UBER
Michel Girard

Dans son analyse d’impact réglementaire sur le projet de loi visant à réformer l’industrie du taxi, le ministère des Transports évalue à 745 millions de dollars la valeur des permis de taxi existants, laquelle valeur va fondre à zéro avec l’entrée en vigueur de la réforme.

C’est 245 M$ de plus que les 500 M$ actuellement offerts à titre de dédommagement par le gouvernement Legault et son ministre des Transport et parrain de la réforme, François Bonnardel.

En enlevant « toute valeur » aux permis de taxi existants, le ministère reconnaît qu’il « s’agit d’un impact financier considérable » pour les titulaires.

Voilà pourquoi, en toute équité envers les détenteurs des permis de taxi, le gouvernement Legault devrait ainsi bonifier son offre jusqu’à hauteur de 745 M$.

Pour éponger ce supplément de 245 M$ par rapport à l’offre qui est actuellement sur la table, le gouvernement Legault devrait mettre Uber à contribution. Comment ? En lui imposant une « taxe spéciale » sur ses revenus au Québec.

L’ENVAHISSEUR

Que l’industrie du taxi au Québec améliore ses services tout en se modernisant, ça m’apparaît justifié. Mais fallait-il pour autant accepter en 2014 que la multinationale Uber envahisse le Québec avec sa plateforme électronique, et ce, sans avoir à débourser un cent pour acquérir des permis de taxi et ainsi respecter la réglementation en vigueur ?

Il est là le problème. Dans un premier temps, le gouvernement Couillard a « légalisé » la percée d’Uber au Québec par l’entremise d’un projet pilote. Et aujourd’hui, le gouvernement Legault « uberise » l’industrie du taxi avec une réforme qui réduit à zéro la valeur des permis.

COMPENSATION INSUFFISANTE

Comme la compensation gouvernementale de 500 M$ ne couvre qu’en partie la perte de valeur que les propriétaires de permis vont subir en raison de la réforme, il fallait évidemment s’attendre à ce qu’ils envahissent la rue en guise de contestation.

Mettez-vous à la place des propriétaires des 7630 permis de taxi qui ont payé jusqu’à 200 000 $ par permis pour acquérir le droit de travailler dans l’industrie du taxi, et qui, du jour au lendemain, doivent se contenter de recevoir à peine 5 530 $ par permis ! Lourdement endettés, plusieurs d’entre eux se dirigent carrément vers la faillite à la suite de l’offre du gouvernement Legault.

LA SOLUTION

Compte tenu du nombre de permis en circulation, soit 7630, le ministère des Transports en évalue présentement la valeur moyenne à environ 97 680 $. C’est 32 150 $ de plus par permis que l’offre déposée par le ministre Bonnardel.

Même avec ce montant additionnel, des milliers de détenteurs de permis ne réussiront sans doute pas à couvrir entièrement le prix qu’ils ont payé pour acheter leur permis. Mais les pertes seront réduites d’autant, ce qui permettra à plusieurs d’entre eux d’éviter la faillite.

L’uberisation du taxi nous coûte très cher. À cause de quoi ? Du laxisme gouvernemental qui a entouré la venue d’Uber au Québec.

Laïcité : pourquoi des compromis ?

Enfin, un gouvernement décide d’en finir une bonne fois pour toute avec le niaisage des onze dernières années sur la neutralité des employés de l’État et des personnes en autorité. Le gouvernement Legault a accouché de son projet de loi qui, certes, fera des vagues et alimentera abondamment le débat, mais doit être adopté. D’ailleurs, c’est déjà commencé.

Le seul problème que j’ai avec le projet de loi c’est qu’il crée des exceptions qui n’ont pas leur raison d’être. Pourquoi permettre le port de signe religieux à ceux qui sont déjà en poste d’autorité ? On aboutit à deux groupes de personnes qui font le même travail, mais qui bénéficient d’exceptions. Aussi, pourquoi on soustrait les écoles privées et les CPE de la loi ? Ne sont-ils pas des éducateurs ? Qui dit éducateur, dit, personne ayant autorité. Ils devraient être inclus ! Point à la ligne !

La levée de boucliers est enclenchée mais la loi imposerait l’interdiction du port de signes religieux au moment d’exercer leur pouvoir d’autorité. Une fois leur travail terminé, rien ne les empêche d’afficher leurs signes religieux. Il est où le problème ? Une forte majorité de Québécois a affirmé son appui à une telle loi. Il ne faut pas reculer. Absolument pas !

Du côté anglophone, on affirme déjà défier la loi. Cette loi doit avoir du muscle pour imposer des conséquences très sévères aux hors la loi qu’on peut qualifier de désobéissance civile. Ça vous surprend ? On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.

Finalement, la réaction des fédéraux et des autres provinces ne surprend personne. S’ils étaient dans nos souliers, ils feraient probablement la même chose. En période électorale, leurs propos négatifs étaient prévisibles.

On n’a pas fini d’en entendre parler mais je souhaite que la loi soit adoptée rapidement, sans créer d’exceptions à l’intérieur des groupes, dans l’ordre et le respect de tous. Ensuite, qu’on passe à autre chose.

Hydro-Québec = Gaspillage

Deux questions comme ça : Connaissez-vous un compétiteur direct à Hydro-Québec ? Combien peut coûter une publicité télévisée de qualité ?

Pour ma part, c’est non à la première question. Je ne connais aucun compétiteur au Québec à Hydro-Québec. À la seconde, je n’ai aucune idée du coût d’une publicité télévisée pour promouvoir un produit. Ça ne doit pas se donner, et chaque fois que je regarde sa publicité, la même question me court l’esprit : pourquoi Hydro fait ça ?

Ce que je sais, cependant, c’est que j’attends toujours les surplus qu’on nous a pris et qu’on traîne à rembourser. À chaque année, cette vache à lait du gouvernement demande augmentation de tarifs sur augmentation de tarifs, sans aucune gêne. Alors, si on coupait dans ces publicités absolument inutiles, ça représenterait une économie.

Je comprends que McDonald, par exemple, publicise ses produits pour battre la concurrence et mousser son chiffre d’affaires, mais Hydro-Québec se bat contre qui exactement ? C’est de l’argent jeté carrément par les fenêtres et qui pourrait servir à tout, sauf à vouloir nous augmenter. Et ses revenus viennent directement de NOS poches

Dans les publicités, on nous vante un produit, au point de le rendre indispensable. On force la surconsommation qui devient une histoire de gros sous. Une compagnie qui ne fait pas d’argent ne vit pas très longtemps. Mais chez Hydro-Québec, c’est le contraire. On nous demande d’économiser l’électricité… pour mieux nous augmenter et vendre à rabais à nos voisins du Sud. Allez comprendre.

Je ne suis pas économiste ou fiscaliste, mais le commun des mortels que je suis, a beaucoup de difficulté à comprendre le raisonnement de ses administrateurs. C’est tellement compliqué qu’on en perd son latin, pour prendre une expression populaire. Et le gouvernement empoche des milliards, sans trop faire de vagues… comme les nombreuses taxes sur le pétrole. Il se tait et empoche !

Alors, pour moi, la publicité d’Hydro-Québec devrait se limiter à des interventions d’urgence lors de pannes ou de catastrophes. Ce qui déborde de ce cadre est du pur gaspillage que le CONtribuable n’a pas le choix de payer parce que l’électricité est un service essentiel. C’est aussi le même CONtribuable qui enrichi ses administrateurs et employés avec des bonis qu’ils sont seuls à encaisser !

Il est temps que notre gouvernement arrête ce gaspillage qui n’a pas sa raison d’être. Mais…, ne pariez pas là-dessus ! Et merci à Yreck pour sa caricature très expressive, même si elle a été dessinée pour les éoliennes.

Salmigondis

UNE CHICANE DE CLOCHER
C’est quoi, cet entêtement à ne pas vouloir enregistrer son ou ses armes à feu ? C’est une farce qui s’explique mal. Est-ce que les propriétaires de ces armes ont des choses à cacher ? Une arme à feu est un instrument de mort, de destruction et c’est parfaitement normal que le gouvernement et les corps policiers en aient accès.

Une auto, au Québec, doit être immatriculée pour circuler sur les routes et c’est parfaitement logique. Il en va ainsi pour les armes à feu. La levée de boucliers pour ne pas les enregistrer est sans fondement et prouve que leurs propriétaires sont des cachotiers.

UNE CHANCE QU’IL Y AVAIT DES LIGNES
Eh oui ! On en voit de toutes les couleurs, même ici. Pourtant, il n’y a pas de neige pour nous empêcher de voir les lignes de démarcations. C’est le soleil absolu dans un ciel sans nuages, mais cet automobiliste floridien s’est stationné en « gnochon » au Publix du coin, ce matin.

Une photo vaut mille mots et c’est pourquoi j’ai décidé d’immortaliser la façon de se stationner de ce sans génie. Encore une chance que les lignes étaient visibles sans quoi, j’imagine facilement ce qui aurait pu se produire. À l’occasion, on peut voir des conducteurs dépasser les lignes parce que leur gros camion est large et imposant… mais là, un VUS de Nissan tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Allez comprendre ! Du je m’en foutisme pur et simple !

ÉVITEZ L’OKLAHOMA
CHICAGO| (AFP) Les résidents de l’Oklahoma vont être autorisés à porter ouvertement des armes sans permis et sans entraînement préalable, grâce à une nouvelle loi ratifiée mercredi dernier, 27 février, par le gouverneur de cet État américain. Les partisans de la législation, qui entrera en vigueur en novembre, affirment qu’elle protège le droit constitutionnel à porter des armes, tout en étant similaire aux lois, dans 15 autres États.

La mesure a été facilement adoptée par le parlement local cette semaine. Elle est devenue la première loi à être signée par le nouveau gouverneur républicain Kevin Stitt. « En allant partout dans l’État, dans les 77 comtés, j’ai écouté les résidents dire qu’ils attendaient de nous que l’on protège leur droit à porter des armes », a dit M. Stitt lors de la cérémonie de signature.

Et pendant ce temps, comme partout aux États-Unis, tout ce beau monde va à la messe chaque dimanche… au pays des cowboys !

LES CIGARETTIERS COUPABLES… UN NON-SENS
La Cour d’appel en a décidé ainsi; 17 milliards de dollars à remettre aux victimes fumeurs par les méchants cigarettiers. Ces derniers vont probablement se rendre jusqu’en Cour suprême pour se défendre et c’est tant mieux. Nous sommes rendus comme aux États-Unis; tout est prétexte à poursuite. Si des fumeurs meurent d’un cancer des poumons, c’est la faute des compagnies de tabac.

Eh bien ! J’ai fumé pendant 30 ans et jamais personne n’a influencé ce choix. Je l’ai pris en toute connaissance de cause. Si on suit le raisonnement des victimes, de cette façon, les obèses morbides devraient poursuivre tous les restaurants de fast food pour leur état. Les alcooliques devraient également intenter des poursuites contre la SAQ ou les brasseurs de houblon. Un non-sens dans une société où c’est toujours la faute de quelqu’un d’autre. Inconcevable !

L’épuisement des médecins

Ainsi donc, 25% des médecins québécois sont victimes d’épuisement professionnel. Comment se fait-il qu’on en soit rendu là ? Toutes sortes de raisons sont invoquées pour arriver à un tel constat; surcharge de travail, paperasse administrative, le stress des poursuites et j’en passe. Par ailleurs, le salaire tout de même important est sans réserve accepté.

Les toubibs ont toujours existé et ils étaient, si je retourne en arrière, les médecins de famille qui se déplaçaient pour visiter leurs patients à toute heure du jour ou de la nuit. On ne parlait pas de profession, mais de vocation. Bien différent et assez évocateur. Très souvent payés avec un plat cuisiné par la maîtresse de maison, faute de revenus décents pour les familles, ils faisaient également du bureau en soirée et, si je ne m’abuse, les longues heures de service étaient là également. Les temps ont bien changé.

Les technologies sont arrivées pour simplifier notre travail, nous disait-on. Ça semble ne pas être le cas. Serait-ce que les médecins malades n’ont pas choisi le bon emploi ? Je ne suis pas psychologue ou spécialiste du genre, mais quand on n’aime pas ce qu’on fait, parce que dans tout travail il y a des tâches fastidieuses, c’est probablement un incitatif à devenir dépressif. On n’est pas heureux !

Ces médecins devraient changer d’emploi ? Avec leur salaire plus que généreux, c’est plus facile à dire qu’à faire, avouons-le. Et c’est comme ça dans tous les emplois. Pourquoi d’autres médecins arrivent à travailler sans problème 70 à 80 heures semaines ? Comment ils font ? Ils ont la fibre, ils ont la vocation !

Les tâches administratives et toute la paperasse les exaspèrent ? Il existe des spécialistes pour ce genre de travail. Du personnel de bureau qualifié où il ne vous restera qu’à signer des documents lorsque requis. Et justement en parlant de document, j’ai cette expérience à vous avouer. La SAAQ exigeait que je leur fournisse un rapport médical de mon médecin, l’automne dernier. Lors de mon examen, mon médecin a rempli le document à l’ordinateur en moins de 5 minutes, avec quelques erreurs et omissions en prime et que j’ai dû lui indiquer, pour 50$. Ça sentait tellement l’épuisement que j’ai payé sur le champ. Et j’ai un jeune médecin début trentaine en plus. À ce rythme, ça fait 600 $ l’heure !

Je peux concevoir que l’épuisement professionnel puisse exister, mais à un très faible pourcentage ou exceptionnellement et pour des raisons parfaitement justifiables. Mais à l’échelle de 25% et plus, je suis d’avis qu’ils n’occupent pas le bon emploi et qu’ils devraient se recycler ailleurs.

Ça peut paraître beau de l’extérieur, mais quand on trempe dedans c’est un autre chose. Combien de personnes occupent un poste ou une profession pour le seul motif pécunier ? On serait surpris du résultat. Malheureusement, notre société se fragilise de plus en plus.