Une autre preuve que le français régresse au Québec

Oups! Petite faute dans le mot ORIGINIAL

Est-ce que vous visionnez de temps à autre les gags full ado Juste pour rire, à la télé? Moi si, et même si les attrapes sont de bon goût, un détail me dérange et me choque à chaque fois; l’affichage en anglais! Dans tous les gags, où il y a affichage, c’est toujours en anglais que ça se passe. J’ajouterais également que beaucoup d’échanges, lorsqu’on peut lire sur les lèvres, sont aussi en anglais. Pourtant, c’est produit à Montréal, au Québec.

Je veux bien comprendre que c’est pour faciliter l’exportation du produit mais, est- ce vraiment nécessaire? Une autre façon de faire qui fait régresser ma langue. D’autant plus que les échanges sont muets, mis à part quelques sons d’effets spéciaux. On nous prend vraiment pour des idiots. Pourtant, il n’est pas rare de visionner des documents télévisés étrangers où les affiches, le langage et les commentaires sont sous-titrés en français, pour la même raison; l’exportation.

Moi je dénonce cette façon de procéder chez nos producteurs québécois. Ce n’est pas parce qu’on baigne dans un océan anglophone qu’on doive ignorer notre langue. C’est une simple question de respect. Quand on dit que notre langue est menacée de disparaître, en voilà un bel exemple d’une mort à petit feu, à laquelle personne ne réagit ou n’ose lever le petit doigt. Quand des producteurs ne se donnent même pas la peine de sous-titrer leur ouvrage et principalement pour que celui-ci soit diffusé sur la planète entière, c’est qu’ils manquent totalement de respect envers la communauté locale et sa culture qui, même si elle est minoritaire dans le monde, demeure internationale. Vous n’avez qu’à en parler à Michaëlle Jean… elle connaît ça la francophonie.

Le plus désolant dans tout ça, c’est qu’ici, on ne réagit pas! Un signe éloquent que la majorité francophone du Québec a déjà abdiqué devant sa lente agonie annoncée. Ça m’a quand même fait grand bien de vous l’écrire.

Encore le ministère des Transports

Décidément, le ministère des transports fait preuve de son incompétence qui perdure depuis des décennies, tous gouvernements confondus. C’est à croire que les incompétents sont tous logés au même endroit. Ils ne sont pas les seuls! Quelques juges viennent grossir leur rangs en rendant illégale et inadmissible la preuve déposée dans les cas de vitesses excessives obtenues via les radars photo, comme écrit dans le Journal de Montréal de ce matin.

Pour conséquence, des dizaines de milliers de billets d’infractions sont systématiquement annulés à cause de cette décision. À la base, il ne faut pas oublier qu’il y a eu excès de vitesse, comme l’expose l’article qui fait état d’un automobiliste capté à 140 km/h dans une zone limités à 70 sur l’A-15 et dont le billet a été annulé. Il est mort de rire! Quoi, les radars photos mentent??? Les recettes ont dégringolé de 5 390 260$ en novembre 2016 à 95 270$ en mai 2017. Bienvenue au pays du Québec où tout est contestable et contesté. Une société de bouffons.

Rien de surprenant de ce ministère des Transports puisque sa feuille de route est désastreuse au fil des ans. On n’a qu’à regarder les immenses bouchons, qui perdurent toute la journée aux abords de l’ile de Montréal. Sur la Rive-sud, l’autoroute 10 entre le pont Champlain et l’autoroute 35, la 30 entre l’A-20 et l’A-10, puis l’A-20 entre Beloeil et le pont-tunnel Hyppolite-Lafontaine, sont des autoroutes à deux voies de chaque côté et c’est carrément un obstacle à la fluidité des automobilistes.

Pourquoi n’a-t-on pas prévu des routes à trois voies. et même quatre, lors de leur conception? Un flagrant manque de vision à mon avis et on en paie le prix aujourd’hui. En écoutant les reporters à la circulation, certains automobilistes pourraient songer au suicide. Une simple panne en plein heure de pointe et c’est l’immense bouchon pour les trois prochaines heures. Se payer ça tous les jours… faut être fait fort. Faut avoir voyagé sur le système d’Interstate américain pour comprendre le concept de la fluidité. Pour votre prochain voyage, gens du ministère, faites-vous donner un cours de circulation 101 aux USA. On peut bien vous payer ça!

Seule exception, la route 132 entre Boucherville et Candiac qui est justement à trois voies et depuis sa réalisation il y a plus de 50 ans. Le visionnaire de ce chantier, a dû être congédié par un rond de cuir supérieur, parce qu’il avait une vision à long terme trop développée. Reste qu’avant que ces autoroutes soient améliorées aux goûts et aux besoins du jour, il en tombera des tempêtes de neige parce qu’au pays du Québec, une minuscule petite grenouille, dont tout le monde se fout, a assez de poids pour annuler tout ce qu’il y a de prospérité.

Et la liste des conneries du ministère des Transports pourrait s’allonger à outrance, sans oublier l’absurdité de l’hiver dernier sur l’autoroute 13 en pleine tempête de neige. Encore là, pas de vision. Ironiquement, il faut dire que les embouteillages et les tempêtes de neige au Québec, le ministère des Transports n’est pas habitué à ça, et qui subit cette incapacité…? Nous les CONtribuables!

Une réforme en éducation qu’on ne doit pas rater

Pour une énième fois (je ne les compte plus), un ministre de l’éducation parle de réforme. D’une fois à l’autre les résultats ne sont pas là et au contraire, on ne s’y reconnait plus. On veut innover pour réinventer l’école au détriment de tout ce qui s’est perdu au fil des années. S’étant écartée de son rôle, il faut revenir à la base et E-N-S-E-I-G-N-E-R. Préparer nos jeunes à la dure réalité du monde dans lequel ils vont vivre. Les classes vertes, oranges, bleues… oubliez-ça et qu’on se concentre sur le savoir pour prospérer.

Mathieu Bock-Côté y est allé d’une lettre ouverte à Sébastien Proulx, dans le Journal de Montréal d’aujourd’hui, sur ce que le Ministre doit considérer dans sa réforme. Je suis entièrement d’accord avec son propos que je vous partage ici dans son intégralité.

Lettre au Ministre de l’Éducation

Monsieur le Ministre,

Je lis beaucoup de bien de vous ces temps-ci, et je veux bien le croire. On dit que vous êtes prêt à plusieurs innovations pour réinventer l’école québécoise. Il faut dire que les propositions viennent de partout. Plusieurs s’imaginent sauver l’école par la technologie. Ils s’imaginent qu’en introduisant les téléphones portables en classe, ils pourraient révolutionner la pédagogie et convaincre les jeunes d’aimer soudainement l’école.

CULTURE

Cela fait penser à ceux qui voulaient, il y a quelques années, réinventer l’enseignement de la littérature en misant sur Twitter. Monsieur le Ministre, j’aimerais vous mettre en garde contre ces théoriciens fous de l’école gadget qui se maquillent en héros de la modernité pédagogique.

Certes, il ne faut se fermer à aucun conseil. Certains sont bons, d’autres mauvais. Quand on veut fabriquer de belles écoles, c’est une bonne idée. Quand on croit que l’école doit se réinventer en misant sur la réalité virtuelle, c’en est une moins bonne. Je me permets de vous donner mes conseils aussi. Ils seront simples : ils nous ramènent aux vieilles vérités oubliées.

Le premier, c’est que l’école doit apprendre aux jeunes générations la langue française. Quoi qu’on en dise, et quoi qu’on veuille nous faire croie, sa maîtrise est pour l’instant désastreuse. Il suffit de flâner sur Facebook pour le constater. Et cela n’est pas sans conséquence. Une pensée s’exprime avec richesse et nuances si on a les moyens de l’exprimer. Si on maîtrise approximativement sa langue, on pensera le monde confusément. Nous devons réapprendre à parler français. Une solution : il faut faire lire les élèves.

Mon deuxième conseil est simple : J’aimerais vous rappeler que la culture générale est importante. Une jeune personne sans culture historique est condamnée à ne pas savoir se repérer dans le temps. L’homme sans mémoire est condamné à errer comme un petit être insignifiant. On pourrait aussi chanter les vertus de la géographie.

Résumons simplement : l’école doit transmettre un patrimoine de civilisation. L’école a plus à voir avec le passé qu’avec l’avenir. Ce n’est pas sexy, mais c’est vital.

MODES

Le troisième, c’est que l’école doit résister aux modes. Dans une classe, l’enseignant n’a pas à faire semblant d’être l’ami de l’enfant. Son autorité doit être reconnue. Il n’a pas à tolérer non plus les trouble-fête qui ont des problèmes de comportement. Leur inclusion à tout prix est une erreur.

Et l’école n’a pas non plus à se penser comme un terrain de jeu. Elle n’a pas à être festive ou ludique. Il est normal de faire des efforts à l’école. On ne gagnera rien à se soumettre à la tyrannie de l’enfant-roi.

J’ajoute un dernier conseil. L’école doit apprendre aux jeunes le culte du silence et de la concentration. Ce n’est qu’ainsi qu’ils auront accès au bonheur de la vie intérieure. Mes conseils, Monsieur le Ministre, vous sembleront terriblement désuets. C’est pourtant en renouant avec ces évidences que l’école cessera de traiter les enfants comme des cobayes et leur transmettra le trésor dont elle est gardienne.

La compassion… vous connaissez?

La justice fait vraiment pitié ou ses acteurs sont complètement déconnectés de la réalité. Je fais révérence au cas de Michel Cadotte, accusé d’avoir tué par compassion, sa conjointe Jocelyne Lizotte atteinte de la maladie d’Alzheimer, en l’étouffant avec un oreiller. Son récit est pathétique et il demande d’être libéré en attendant son procès pour meurtre au second degré de sa conjointe.

Il ne représente pas un danger pour la société et leurs proches, autant ceux de la victime que de l’accusé comprennent le geste posé par l’accusé, après une tentative infructueuse de demander l’aide médicale à mourir. À la lumière des témoignages, on peut se demander les raisons de ce refus. Elle était incapable de se nourrir d’elle-même, de se laver et aussi de parler. On euthanasie des animaux pour moins que ça. L’élément de compassion devrait être pris en compte dans des cas semblables pour acquiescer à cette aide médicale à mourir. Si seulement les décideurs se mettaient à la place des conjoints, des familles de ceux et celles pour qui la vie est devenue un lourd fardeau… ça ne semble pas être le cas.

Un ami à moi, qui avait demandé et obtenu l’aide médicale à mourir, s’est vu exaucé deux jours avant la date prévue parce qu’il présentait quelques troubles mentaux. Cette situation remettait en question son décès pourtant décidé et autorisé. Pourquoi revenir en arrière? C’est incompréhensible. La notion de compassion devrait faire partie des incitatifs à la clémence dans des cas comme celui de Michel Cadotte et je souhaite qu’il en soit libéré suite à son procès. Ce serait déjà plus juste que les deux meurtriers récemment retournés dans leur pays sans aucune autre forme de procès. D’ici là, je ne vois aucun problème à le libérer sur le champ.

Mais quand Me Antonio Parapuf de la Couronne s’y oppose en affirmant qu’une telle libération minerait la confiance du public envers la justice, je suis en total désaccord et je l’invite à revoir l’arrêt Jordan, qui fait libérer sans compter des bandits qui sont loin d’avoir tué quelqu’un par compassion, mais plutôt des criminels notoires. Cette absurdité, votée par des juges déconnectés de la réalité, mine pas mal plus l’apparence de justice au sein de la population que le crime compassionnel dont il est question ici. Un sondage le prouverait hors de tout doute.

Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu a affirmé que 500 à 1000 procès pourraient avorter l’an prochain au Québec en vertu de l’arrêt Jordan. Des bandits qui feront un pied de nez à notre belle justice menée par quelques togés venus d’une autre planète.

Québec est inquiet pour les anglos hors de Montréal

Ayoye! J’ai bien lu? Les anglos sont sur le bord de l’assimilation dès qu’on sort de Montréal et les libéraux s’inquiètent de leur survie linguistique… C’est vraiment le monde à l’envers là aussi. Le ministre responsable de la Francophonie canadienne, Jean-Marc Fournier (encore lui) souhaiterait mettre sur pied une collaboration entre Québec et Ottawa pour «l’attribution de fonds dévolus» à la communauté anglophone du Québec. Et à Ottawa, Mélanie Joly, l’ex-candidate à la mairie de Montréal, a les mêmes objectifs.

Réveillez-moi quelqu’un… J’ai toujours pensé que c’était la communauté francophone qui était près d’être assimilée au Québec et de disparaître, pas la communauté anglophone. C’est plutôt le contraire qui se produit. En 2011, 7,7% des Québécois avaient comme langue maternelle l’anglais. Cette proportion grimpe à 12% lorsqu’on inclut les allophones qui utilisent l’anglais comme langue principale. C’était il y a six ans et il faut être aveugle ou complètement désintéressé pour nier le fait que ces pourcentages progressent de façon exponentielle.

Depuis que les partis souverainistes, indépendantiste, nationalistes et autres ont cessé de se battre pour la langue française, la descente aux enfers s’accentue. Je le dis depuis longtemps, la langue française est morte au Québec et c’est une question de temps avant qu’elle tombe dans l’oubli et qu’elle disparaisse. On a qu’à regarder autour de nous alors qu’on a de la difficulté à se faire servir en français. Quelqu’un vous entend parler en français, il vous aborde en anglais. Une gifle en plein visage, c’est moins humiliant.

S’il y a une minorité sur la planète qui profite des largesses de notre gouvernement, par l’abondance de ses institutions hautement reconnues et générationnelles, c’est bien celle les anglophones. Tout ça pendant que nos Québécois francophones qui habitent les autres provinces canadiennes sont loin d’avoir autant de services en français dès qu’ils quittent le Québec pour s’établir ailleurs. Là-bas, les services sont unilingues anglophones. C’est à toi de t’intégrer à la majorité linguistique de ta province d’adoption. Point à la ligne! Apprend l’anglais, c’est tout!

Rien ne me surprend des libéraux que la minorité anglophone réélira en 2018. C’est pourquoi ils sont de plus en plus arrogants dans leurs démarches. Quand on constate que la répartition des anglophones est de 80% dans la grande région de Montréal, 5,1% en Estrie, 5,9% en Outaouais et 9% dans les autres régions du Québec, il me semble que ce gouvernement devrait avoir d’autres priorités économiques que de vouloir protéger une communauté qui n’en n’a pas besoin. Quand tu gouvernes tout seul et sans opposition, tu te permets toutes sortes de folies à même notre fric. C’est triste à mourir pour nous, les CONtribuables!

Allez, au travail… vous aurez essayé!

Le conflit de travail qui paralyse la construction au Québec depuis mardi dernier, se terminera probablement par une loi spéciale que l’Assemblée nationale imposera en début de semaine. C’est écrit dans le ciel! Quand on ne va nulle part, c’est une façon élégante de régler le conflit en affirmant et criant que le retour au travail a été ordonné, sous peine de sanctions et d’amendes salées.

On connaît le système et ça fera probablement l’affaire d’une majorité de syndiqués de ce secteur d’activité. Si cet arrêt de travail occasionne des pertes de 45 millions de dollars dans l’industrie, une semaine de salaire perdu par les travailleurs représente plus ou moins 1 500$. Une perte qui demandera du temps pour être récupérée.

Même si le déclenchement de la grève a été votée à 93%, il faudra se rendre à l’évidence qu’à un moment donné, la raison l’emporte sur l’action ou les aspirations. On parle de conciliation travail-famille mais celle-ci ne peut être généralisée dans tous les emplois; les infirmières, policiers, pompiers et tous ceux et celles qui œuvrent dans des boulots où les samedis, dimanches et jours fériés existent, mais s’appliquent différemment dans les faits. Une fois le conflit réglé par la négociation ou par l’imposition de la loi, cette conciliation travail-famille sera moins prioritaire dans l’immédiat et on s’en accommodera.

Avec un salaire horaire de 37,50$, ces ouvriers n’obtiennent pas le soutien de la majorité des travailleurs, des citoyens ordinaires et principalement de ceux et celles qui doivent se priver de leur travail, parce qu’ils sont dépendants du secteur de la construction. Je comprends très bien que les demandes de ces derniers soient légitimes… mais on a déjà vu pire. Ce sont ces mêmes travailleurs qui, une fois les vacances venues, vont dépenser leur grosse paie de vacances au soleil, la gueule fendue jusqu’aux oreilles, comme on dit. On est loin de la dèche.

On ne sait pas ce qui se négocie entre les parties, parce qu’on n’a pas de boule de cristal et qu’on n’a pas droit au chapitre. Restent-ils sur leurs positions? Ont-ils vraiment le désir de mettre de l’eau dans leur vin pour en arriver à une entente? Ayant vécu l’expérience des négociations dans mon ancienne vie de travailleur, bien souvent, une loi spéciale est bienvenue pour préserver les egos des parties et faire comme Ponce-Pilate, s’en laver les mains en criant haut et fort que ce n’est pas de leur faute, qu’ils voulaient régler, mais que le méchant gouvernement en a décidé autrement en fessant dans le tas.

Tout ce beau monde reprendra forcément le travail en milieu de semaine. Certains en maugréant, et d’autres en respirant mieux financièrement. Le gros show aura pris fin!

Rôtisserie Benny ou Benny & Co.?

Depuis 1960, Benny est le restaurant de poulet sur la Rive-Sud. Renommé pour la quantité abondante de frites dans ses jolies petites boîtes rouges avec son coq devenu la marque de commerce, sa réputation n’est pas surfaite.

Ayant débuté sur le boulevard Ste-Foy à Longueuil, ce commerce a pris de l’expansion plusieurs années plus tard en ouvrant deux autres rôtisseries, à Longueuil et St-Hubert. Depuis, d’autres succursales se sont ajoutées et, récemment, on a vu naître des salles à manger sous le nom de Benny & Co. Le menu est plus varié et différent des rôtisseries, mis à part le poulet comme tel. Le célèbre coq est semblable et les administrateurs sont de la même grande famille Benny. Mais lequel est le meilleur; le comptoir ou la salle à manger?

Pour ma part, après une bonne demi-douzaine de visites à la salle à manger, mon choix est fait; je préfère de loin, le comptoir des Rôtisseries Benny. La sauce y est définitivement meilleure. Étant un fanatique de la poutine au poulet, celle des rôtisseries est supérieure à la salle à manger. Justement, hier, ma conjointe et moi étions à la salle à manger du Benny & Co. du Quartier Dix30 pour le dîner. Comme à l’habitude, j’ai opté pour la poutine au poulet et Louise s’est laissée tenter par un wrap au poulet.

La poutine au poulet est définitivement moins bonne que celle de la rôtisserie; sauce d’un goût différent, moins piquante et moins abondante. Quant au wrap, dès qu’elle l’a saisi dans sa main, il s’est vidé du bas, dans son assiette. Allo… un wrap est habituellement fermé et replié à une extrémité, justement pour éviter ce genre de chose. Était-ce une erreur du cuisinier? Je ne sais pas, mais les prochaines fois, c’est au comptoir des rôtisseries que j’irai commander mon délicieux repas de poulet Benny, que je bouffe depuis 57 ans. La boîte rouge m’est indispensable et le déguster à la maison demeure encore la meilleure expérience. Les rôtisseries Benny, sans conteste!

Coderre se permet

Ainsi Denis Coderre, un libéral notoire ayant une phobie des méchants séparatisses, conclut que nous sommes tous des immigrants, nous les Canadiens français. Il s’empresse également de lancer le message aux immigrants de conserver leur culture d’origine et d’exiger des Québécois de souche qu’ils se fondent, eux, dans cette diversité culturelle canadienne en marche. Rien de moins! Il a dû être ébloui par les lumières du pont. Avec des zamis comme ça, pas besoin d’ennemis. Il est le maire de Montréal et est en liesse des célébrations du 375e. D’ailleurs Denise Bombardier en a fait le sujet de son article hier dans les pages d’actualités du Journal de Montréal.

Quant à Mathieu Bock-Côté, aussi dans le même média, il a également exprimé son opinion et en a rajouté, qualifiant ce sujet de fraude historique. C’est cet article que je veux partager avec vous dans son intégralité.

Une fraude historique

Le 375e anniversaire de Montréal nous rappelle à quel point l’histoire est l’objet d’immenses manipulations idéologiques. L’une d’entre elles cherche à nous faire croire que nous serions tous des immigrants, mis à part les Amérindiens, seuls vrais fondateurs de la ville est du pays.

Les Français? Ils n’auraient été qu’une vague migratoire parmi bien d’autres dans l’histoire de Montréal. Ensuite seraient venues d’autres vagues, les Anglais, les Écossais, les Irlandais, les Italiens, les Grecs et tant d’autres.

IMMIGRANTS?

Il faut dire que ce n’est pas vraiment nouveau. Même au ministère de l’Éducation, on tient aussi ce discours à propos du Québec. On déclasse symboliquement la Nouvelle-France d’un trait de plume. On fait disparaître la France et son effort de colonisation. On réécrit l’histoire. On en invente une nouvelle, mensongère, mais conforme aux canons de la rectitude politique. C’est une histoire multiculturaliste. Une histoire fabulée.

On comprend l’enjeu politique de cette réécriture. Il s’agit de nier aujourd’hui que la majorité historique francophone soit le cœur de la nation. On veut en faire une communauté parmi d’autres, ayant le même statut que n’importe quelle communauté immigrée. Cette thèse a des conséquences identitaires.

On justifie historiquement un nouveau droit fondamental, celui de ne pas s’intégrer à la nation d’accueil. On veut transformer les Québécois francophones en étrangers chez eux.

NOUVELLE-FRANCE

Prétendre que nous sommes tous des immigrants, c’est insulter l’histoire de ceux qui ont fondé, défriché et inventé ce pays. C’est humilier la mémoire de la Nouvelle-France. C’est mépriser sa grandeur mystique et conquérante. C’est nier nos racines françaises. C’est nier notre identité et ridiculiser nos combats pour la préserver.

Redisons-le : nous ne sommes pas tous des immigrants. Nous voulons bien accueillir dans des proportions raisonnables ceux qui veulent s’ajouter à nous pour peu qu’ils s’intègrent. Nous ne voulons pas pour autant nous effacer et disparaître.

Les anglicismes totalement inutiles

Aujourd’hui, je vous propose un texte intéressant de Mathieu Bock-Côté, sociologue, auteur et chroniqueur au Journal de Montréal, paru dans l’édition du 6 mai dernier. Vous connaissez ma passion pour la langue française alors impossible de ne pas partager cette opinion.

Paradoxe français

Quiconque passe un peu de temps en France est frappé par une étrange manie de nos cousins: l’utilisation abusive, pour ne pas dire névrotique, des anglicismes. On refuse de dire courriel, on s’entête à dire «email». On ne parle pas de la collection d’été, mais de la collection «summer».

FRANCE

Plutôt que de parler de la bataille des idées, on parle de la «battle». Et cela sans oublier, naturellement, que la version locale de l’émission La Voix s’y appelle The Voice. Mais au même moment, on ne peut qu’être marqué par la remarquable maîtrise de la langue des grandes figures de la vie publique.

On y cherche le mot juste. On n’hésite pas à employer un terme complexe lorsqu’il le faut. On sent que la langue est soutenue par la littérature, ce qui n’est pas surprenant dans un pays qui a historiquement placé la littérature au cœur de son identité.

Il y a un bonheur à bien parler. Plus on maîtrise une langue, plus on cherche à exprimer finement ses sentiments, et plus on y parvient. Au Québec, nous fonctionnons à l’envers. Avec raison, nous traquons les anglicismes. Nous voulons rappeler que le français peut nommer chaque aspect de l’existence. Nous faisons preuve d’une belle inventivité linguistique.

CULTURE

Mais globalement, la maîtrise de la langue fait pitié. On se contente trop souvent de termes approximatifs. Patente, truc, chose, affaire, machin: ces mots servent trop souvent de béquilles à ceux qui ont un vocabulaire handicapé.

Quant à la maîtrise de la syntaxe et de la grammaire, on pourrait parler de faillite linguistique. Une langue, quoi qu’on en pense, n’est pas un outil de communication. C’est un univers, c’est un rapport au monde. C’est une manière de nommer et de sentir la vie. Le handicapé linguistique est non seulement handicapé de la pensée, mais handicapé des sentiments.

Que sera demain?

Le Québec y goûte encore cette année plus que jamais avec ses inondations, au point où l’état d’urgence est maintenant décrété à Montréal et à Laval. Chaque bulletin de nouvelles nous montre l’impuissance, la détresse et le désarroi des victimes devant cette catastrophe naturelle. En Outaouais, en Gaspésie, à Shawinigan, c’est la même chose. Des glissements de terrain sont sous surveillance constante à certains endroits.

L’armée arrive trop tard parce que les autorités dormaient au gaz. Ça fait des semaines que les sinistrés attendent cette aide et il était temps que quelqu’un se réveille. À un moment donné dans le temps, la situation se redressera et les eaux se retireront avec les conséquences qu’on ne soupçonne même pas. Les victimes seront prises avec leurs problèmes et malheureusement, personne ne réagit de la même façon. On voit des gens pleurer à la télé, qui sont rendus au bout du rouleau en se demandant comment ils vont s’en sortir. Parce que, selon les experts, la rapidité d’intervention sera capitale, une fois que les rivières se seront retirées, pour prévenir les moisissures et tout ce qui serait néfaste pour la santé. Il y aura urgence d’agir.

Lorsqu’on est témoins de catastrophes naturelles partout dans le monde, nos gouvernements s’empressent de fournir une aide financière internationale de plusieurs millions de dollars aux pays dévastés. C’est maintenant le moment qu’ils s’occupent de notre monde. On n’a qu’à se rappeler St-Jean-sur Richelieu en 2011 et, plus récemment la douloureuse tragédie du Lac Mégantic. Combien il a fallu de temps pour dédommager les victimes, leur permettre de se relever? On parle en termes d’années. Ça prend une éternité pour trouver des solutions et rien n’aboutit. Le destin frappe comme un voleur et on prend une éternité pour s’en sortir.

Le 14 mai 2011, j’écrivais un article sur le débordement bordélique de la rivière Richelieu qui avait noyé des quartiers complets de riverains. Je me questionnais sur le pourquoi ne pas imposer des constructions sur pilotis aux endroits à risques. Six ans plus tard, on entend parler de rien et voilà que Dame nature provoque encore plus de dommages. Va-t-on régler cette question une fois pour toute? Ce serait une belle façon de permettre aux riverains de ne pas se déraciner.

Charité bien ordonnée commence par soi-même et c’est ce qu’il faut appliquer rapidement. Il faut prendre grand soin de nos concitoyens. Les victimes doivent être dédommagées rapidement et surtout adéquatement pour qu’ils se relèvent de ce désastre naturel. Certains auront tout perdu et d’autres ne s’en remettront pas. C’est le temps des levées de fonds, des spectacles à grand déploiement, des actions populaires pour rendre à ces personnes ce qu’elles ont perdu de plus précieux, leur chez-soi qui, peu importe son prix, reste d’une valeur inestimable. Le jardin des secrets, des souvenirs et l’histoire d’une vie qui font naufrage.

Il faut que demain soit porteur d’espoir. Il faut les aider à se relever et faire en sorte de trouver des solutions rapidement pour faire face de nouveau à cette réalité. Les constructions sur pilotis existent ailleurs dans le monde alors qu’est-ce qui nous empêche d’appliquer cette solution? 2011, 2017… faudra-t-il attendre 2023?