Salmigondis

APPARTEMENTS INFESTÉS ET INSALUBRES

Une vraie histoire d’horreur, quand un citoyen doit payer 1000 $ par mois pour un logement insalubre et infesté de coquerelles. Le gouvernement devrait obliger les propriétaires à complètement rénover ces appartements rapidement et en conformité aux exigences gouvernementales. On ne laisserait même pas un animal habiter de tels taudis qui deviennent souvent des trappes à feu. Très souvent, ce sont des étrangers qui sont les propriétaires de ces maisons. Le fric est leur principale motivation à gérer de leurs résidences luxueuses dans des paradis fiscaux.

DÉMERDEZ-VOUS !

La réponse voilée de U-Haul envers ses clients frustrés, on les comprend très bien, de s’être fait dire à la dernière minute qu’ils ne pourraient honorer leurs contrats. Et tout ça, en pleine période de déménagement. Et comme le malheur n’arrive jamais seul, cette compagnie irresponsable offre un rabais de 50 $ en compensation. Une farce ! Ce qui revient à dire que si tu veux ton 50 $, tu dois réserver encore leurs camions. On appelle ça tourner le fer dans la plaie. Retenez bien ce nom U-Haul. Cette arnaque monumentale mérite un recours collectif exemplaire, et qu’ils disparaissent du paysage québécois.

DRAKE ET LALIBERTÉ : SUR UNE AUTRE PLANÈTE

Comment ne pas se sentir choqué d’apprendre via les journaux que Guy Laliberté, avec son avion à réaction Global Express personnel, et le rappeur Drake dans son Boeing 767 privé, se sont amusés à voyager au gré de leurs fantasmes à travers le monde en pleine pandémie. Les consignes et recommandations des gouvernements ? Bas, c’est pour les autres. Nous c’est pas pareil. Nous sommes des millionnaires. On a un statut particulier qui nous permet toutes les fantaisies possibles.

Pendant que ceux et celles qui les ont mis millionnaires devaient se confiner et suivre toutes sortes de consignes, ces « vedettes » se la coulait douce. C’est dégueulasse ! Et on continuera de les aduler. Très peu pour moi.

L’ARGENT JETÉ PAR LES FENÊTRES

La monarchie au Canada n’a pas sa raison d’être. Prêter allégeance à la reine et être sa représentation au Canada c’est d’une autre époque. Savez-vous ce que nous coûte le poste symbolique de gouverneur général, au Canada ? Un salaire annuel de 290 600 $. Une allocation de dépenses démesurée et une montagne d’avantages.

Et c’est pas fini, comme le dit la chanson. À la retraite, un gouverneur général touche une pension à vie de 143 000 $, indexé, même s’il n’a fait que 3, 4 ou 5 ans. Pas mal plus avantageux qu’un salarié qui doit bûcher toute sa vie. C’est mieux que la loterie. Plus pauvre que ça, tu meurs. Un somptueux cadeau complètement inutile qu’on paie souvent, francophones, anglophones et allophones, à une unilingue anglophone, bien sûr.

NIKITA KUCHEROV : POUR L’ESPRIT SPORTIF, ON REPASSERA

Une preuve d’imbécilité à ce joueur du Lightning qui empoche annuellement un salaire de 9,5 millions $. Après leur victoire contre les Canadiens, cet idiot ne s’est pas gêné, bière à la main et torse nu, pour insulter et ridiculiser les partisans du Canadien et leurs manifestations de joie après une victoire des Glorieux. Hautain, il se vantait également que son club avait eu le plein contrôle de la série sans oublier de cracher également sur Marc-André Fleury, le qualifiant de je-ne-sais-quoi, choisi le récipiendaire du trophée Vézina, au lieu de Vasilevskiy.

Un joueur si talentueux avec une cervelle d’oiseau. Pour son esprit sportif, il a des croûtes à manger. Bel exemple pour ses jeunes admirateurs. À cracher sur les autres, ça peut nous revenir en plein visage, un moment donné.

Le doigt sur le bobo

Très percutant et plein de vérité, l’article de Mathieu Bock-Côté, dans les pages d’opinions du Journal de Montréal du 15 juin dernier, qui parle des huées servies au ministre Benoit Charrette, lors d’un rassemblement suite au drame de London.

Je ne commenterai pas plus parce que son papier rejoint ma propre opinion.


UNE SCÈNE INEXCUSABLE

Vendredi, TVA Nouvelles diffusait une vidéo qu’il faut voir pour comprendre ce que devient le Québec.

On y voit Benoit Charrette, le ministre de la Lutte contre le racisme, se présenter devant une foule rassemblée pour commémorer le drame de London, en Ontario, un geste naturel de solidarité devant ce crime odieux.

Malheureusement, on l’y voit surtout se faire huer par une foule haineuse. La foule, idéologiquement intoxiquée par les discours anti-Québec, semble croire qu’il y a un lien entre cet attentat, la loi 21 et le refus du gouvernement Legault de se soumettre à la théorie du racisme systémique.

HAINE

Elle conspue le ministre, cherche à l’empêcher de parler en applaudissant tout en lui tournant le dos, l’insulte, en anglais. Ce n’est pas un détail : manifestement, l’idée du Québec français lui est étrangère.

Appelons ça du Quebec bashing made in Montreal. Cette scène était inexcusable.

Non seulement les manifestants haineux anglicisés ne se sont pas intégrés à la majorité historique francophone, mais rejettent tout ce qu’elle représente.

En fait, c’était une foule canadienne-anglaise qui crachait sur le peuple québécois.

L’intégration, au Québec, est un échec.

Mais ne nous trompons pas de cible.

Ce qu’il faut blâmer, c’est le multiculturalisme canadien, qui engendre des tensions sociales et identitaires, et des seuils d’immigration qui ne respectent pas nos capacités d’intégration, ce qui entraîne une dynamique de fractionnement presque inévitable.

MULTICULTURALISME

Un quart de siècle après 1995, nous en prenons toujours plus conscience. Nous voulions être maîtres chez nous. Nous avons échoué. Désormais, nous sommes méprisés chez nous, comme si nous y étions de trop. Et désormais appelés à dégager du portrait pour que triomphe la « diversité » et « l’inclusion ».

Mais tous les dénonciateurs professionnels des « propos haineux » ne s’en scandaliseront pas. Car la haine des Québécois ce n’est pas grave. Elle passe même aujourd’hui pour de l’antiracisme.

Lâchés lousses

Avec l’arrivée du printemps et surtout des chaudes températures hâtives, certains en profitent pour se lâcher lousses.

LES MOTOCYCLISTES

On le voit par le tragique bilan des accidents mortels impliquant les motos, pour la plupart, des modèles sports. On se sent soudainement libre et téméraire malgré la chaussée souvent rendue glissante par certains résidus abrasifs laissés par l’hiver.

On ouvre les gaz, sans se soucier des autres usagers de la route et d’avoir pris le temps de revoir ses réflexes endormis depuis plusieurs mois.

LES CYCLISTES

Par ailleurs, un autre groupe délinquant est celui des cyclistes en général et particulièrement de haut niveau. Du moins, tel qu’ils se perçoivent.

Souliers spéciaux solidement ancrés aux pédales et costumes de plus en plus moulant, sans oublier les casques profilés, on croirait qu’ils s’entraînent pour le Tour de France.

Le Code de sécurité routière ne s’applique pas à eux.

Malheureusement et souvent ils partagent la route à grande vitesse et si la voie est libre à une intersection, le signal d’arrêt ou le feu de circulation devient un ornement sans grande importance.

Saviez-vous que seulement 2 pouces de leur bécane sont en contact avec la route ? Il n’en faut pas beaucoup pour se retrouver parmi les pissenlits.

Ils fréquentent souvent des petits chemins de campagne, sans accotement, donc dans la voie carrossable, augmentant les risques d’accidents, de chutes voire de blessures graves. De tels comportements, ne pardonnent pas.

AU PARC

Récemment, je passais du temps dans le parc de la Commune à Varennes. Alors que je marchais sur l’étroit sentier pédestre asphalté qui sert également aux trottinettes, planches à roulettes et vélos, je me suis fait doubler par ces « coureurs de compétition » roulant à vive allure. Sans son, sans cri, sans parole, sans clochette, sans avertissements.

Ce parc affiche une vitesse maximale de de 20 km/h (que je considère exagérée) largement dépassé par « l’élite ». Les cyclistes du dimanche et les familles à vélo eux, sont plus disciplinés.

Imaginez la scène : vous marchez lentement avec vos enfants et soudainement, un des petits décide de se déplacer d’un côté ou de l’autre, pendant qu’un cycliste de « haute performance » s’amène rapidement sans prévenir… Ce comportement n’a pas sa place dans un environnement familial.

Le parc a aussi une responsabilité. Celle d’engager du personnel de surveillance pour rappeler à l’ordre ceux et celles qui ne respectent pas les règles.

DÉCONFINEMENT PRÉCIPITÉ

Finalement, le dernier groupe de contrevenants laissé à lui-même se trouvait à la plage d’Oka mercredi dernier. Dans leur « sagesse », ils n’ont rien ménagé. Le gouvernement Legault, quelques heures auparavant faisait part de son plan de déconfinement et dès le lendemain voilà que ces spécimens préhistoriques ont décidé qu’ils n’en avaient rien à foutre.

On se lâche lousse ! Vive la libaaaarté ! Fini la COVID-19 ! Le masque ? C’est quoi ça ? On se saoule comme des cochons !

Édifiant !

Beuveries, fesses à l’air, non-respect de la distanciation physique et du port du masque, ils ont laissé leurs déchets en plan comme des sauvages… non, des humains de Néandertal. Ils ont dû être sortis du parc non sans injurier le personnel surveillant. La Sûreté du Québec a dû prêter main forte

Résultat de leurs conneries : le nombre de personnes admises à fréquenter cette plage sera dorénavant réduit considérablement.

Plus lousse que ça, tu meurs !

Le travail de policier

Les événements de Minneapolis, aux États-Unis ont donné mauvaise presse aux policiers en général, même si, chez nous, la situation est toute autre. Ne devient pas policier qui veut parce que le travail est ardu psychologiquement. On n’appelle pas la police parce que ça va bien. C’est pour régler souvent une situation explosive.

Hier, dans l’édition du Journal de Montréal, Richard Martineau a écrit un article fantastique et empreint de vérité sur le travail des policiers qui sont avant tout des humains, souvent avec des familles. C’est le texte que je vois propose aujourd’hui.

Hommage aux policiers

Depuis le meurtre horrible de George Floyd (un événement scandaleux qui s’est déroulé aux États-Unis et non au Québec), un certain discours antipolicier a le vent dans les voiles.

À entendre certains militants crinqués, les policiers seraient agressifs, racistes, prompts à sortir leur flingue et à tirer dans le tas. Bref, des brutes entraînées pour « protéger le capitalisme patriarcal blanc ».

Il faudrait désarmer les corps policiers, leur couper les vivres ou, tout simplement, les abolir, comme certains militants du NPD l’ont récemment proposé.

LE COEUR REMPLI DE LARMES

À tous ceux qui aiment véhiculer cette image éculée du « RoboCop dépourvu d’émotions » ou du « policier Rambo », un conseil: lisez les témoignages émouvants qu’ont livrés les policiers Catherine Harel, Maxime Mathieu et Yannérick Litalien-Forest au procès de Benoît Cardinal, accusé d’avoir sauvagement tué sa conjointe, Jaël Cantin.

Vous m’en donnerez des nouvelles.

Trouver un cadavre ensanglanté. Aller chez les parents de la victime pour leur annoncer la mort de leur fille. Prendre soin d’un groupe d’enfants en panique. Répondre à leurs questions (« Avez-vous arrêté le méchant ? »).

D’écrire ma collègue Claudia Berthiaume, dans son compte rendu du témoignage de l’agent Litalien-Forest :

« Retenant ses larmes, l’agent a dit que cette tâche, qui a duré deux heures et demie, n’était pas facile pour lui.

J’avais les yeux pleins d’eau et je devais m’essuyer les yeux dans le coin. On faisait comme si de rien n’était avec les enfants, comme j’aurais fait avec les miens. » 

LA MORT DANS L’ÂME

C’est ça, être policier.

Confronter la misère et la détresse jour après jour.

Voir ce qu’aucun être humain ne devrait voir.

Tu arrives chez toi, tu prends tes enfants dans tes bras, et quand ils vont se coucher, t’ouvres une bouteille de vin pour faire disparaître les images qui tournent dans ta tête, tu te fermes comme une huître et, surtout, tu te gardes de raconter ta journée à la personne qui partage ta vie, pour la protéger.

Pourquoi les policiers se tiennent surtout avec d’autres policiers ?

Parce que les « civils », comme ils nous appellent, ne peuvent pas comprendre ce qu’ils vivent.

Ça vous tente de vivre ça ?

Vous vous rappelez Patrick Bigras, le policier qui a découvert les cadavres des enfants de Guy Turcotte ?

Il s’est donné la mort. Dix ans après les faits.

Pendant dix ans, il a vécu avec ces images qui lui bouffait littéralement l’âme.

Nous, on mène notre petite vie tranquille. Les policiers, eux, voient toute la merde, toute la rage, toute la violence qui grouillent en coulisses.

DES BRUTES ?

Désolé, mais, au risque de passer pour un méchant fasciste, moi, les policiers, je les admire.

Quand j’en croise un, je le salue.

Et quand l’un d’entre eux me donne une contravention pour excès de vitesse, je sacre, bien sûr (à l’intérieur !), mais je me dis qu’il fait son boulot et que j’avais juste à respecter la loi…

Des brutes, les policiers ? Des monstres ? Des « soldats du capitalisme patriarcal blanc », comme disent niaiseusement les wokes ?

Non.

Des gars et des filles aussi essentiels, courageux et respectables que nos « anges gardiens ».

Des pommes pourries, il y en a dans tous les vergers…

On massacre ce qu’on dit

Dimanche dernier, à Tout le monde en parle, à Radio-Canada, je me suis prêté à un petit jeu. Étant une émission d’affaires publiques, donc de placotages, je m’interrogeais sur le nombre d’anglicisme que j’allais découvrir à travers tous ces échanges.

J’en ai trouvé 24 ! Facilement !

Mis à part un seul bloc, où un français impeccable et simple s’exprimait, tous les autres intervenants ne se sont pas gênés pour sortir leur franglais… Et ça venait tout seul, tout naturellement. Les voici :

« remake », « caster », « dealer de drogue », « ça fittait », « cool », « casting », « show », « dark web », « porn star », « coaché », « un guess », « page turner », « trooper », « the rest is history », « tough », « big brother célébrité », « challenge », « game », « survivor », « weird », « kit », « fun », « tape » et « best of ».

J’y ajouterai aussi les « criss et hosti » de l’animateur. Inacceptable ! Peu importe le contexte.

C’est quoi le plaisir de massacrer la langue française de la sorte ? C’est à la mode ? Je ne suis pas sûr que l’anglicisme soit toujours compris des téléspectateurs, mais bon. Il faut vivre avec, semble-t-il.

C’est partout la même chose. Le commercial télévisé où Julie Bélanger vante la Côte-Nord comme endroit de villégiature et de vacances, et qui nous propose un road trip.

Luc Ferrandez, au 98,5 chez Paul Arcand, dans le cadre de la Commission Normandeau-Ferrandez, parlait de meat packer. Est-ce nécessaire ?

Et les exemples pleuvent au point d’en écrire un livre.

Un fait demeure; on parle comme on marche… tout croche, et on ne veut pas faire l’effort de s’en tenir à l’expression française. Quand on est rendu à utiliser des anglicismes à outrance, soit qu’on veut renier notre langue ou que notre vocabulaire francophone est très restreint, voire moins qu’élémentaire.

La langue française est riche, pleine de nuances, respectueuse, et c’est ce qui fait l’immense différence avec la langue de Shakespeare.

Mais ça demande un effort… pour soigner son langage.

Des paroles creuses

Montréal durant les années 50

Ainsi donc, la mairesse sourire de Montréal veut valoriser la langue française dans sa ville.

Curieusement, c’est une année électorale et elle est omniprésente sur toutes les tribunes pour promouvoir ses actions. Elle sent venir une opposition de Denis Coderre, qui vient de dévoiler ses intentions.

Et comment va-t-elle si prendre pour prioriser la langue française ? Elle va nommer un comité directeur pour en assurer le suivi, avec évidemment des dépenses supplémentaires pour ces nouveaux acteurs.

Pourquoi, soudainement le français devient son cheval de bataille, elle qui a déjà prononcé un discours entièrement en anglais ?

Dans son mandat qui achève, elle a fait enrager les marchands du centre-ville, l’été dernier, et les automobilistes pour laisser toute la place aux vélos. Vous vous souvenez ?

Vous voulez faire mieux pour Montréal ? Au lieu d’y aller de paroles creuses, madame la mairesse Plante, attaquez-vous donc à l’affichage unilingue anglophone de votre ville. L’image qu’elle projette ressemble étrangement aux années avant la Révolution Tranquille avec ses airs de Toronto. Et ce, même si la loi 101 charcutée, autorise les raisons sociales anglaises.

Ce serait un départ significatif pour donner à votre ville, qui est aussi la métropole du Québec, le visage français qu’elle devrait avoir. Çà c’est de l’action ! Pas vos paroles vides pour séduire les électeurs francophones devenus minoritaires chez vous.

Paroles creuses et ambitions toutes aussi éphémères à la veille de séduire l’électorat.

Une vraie parole de sage

Vous êtes des gérants d’estrade qui veulent régler VOS problèmes et VOTRE petit bonheur ? Le texte qui suit est pour vous.

Il est tiré de la page opinion du Journal de Montréal du 19 février dernier, une lettre ouverte d’Albert Marier, de Québec.

Une vraie parole de sage qu’on devrait applaudir et propager.

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LES ADULTES DOIVENT SERVIR DE MODÈLES AUX JEUNES

Je suis éducateur physique, entraîneur de baseball, de basket et de hockey, ancien directeur technique de Baseball Québec (1983-1990), chargé de cours en intervention sportive et 28 ans à titre de conseiller (émérite) en sports au gouvernement du Québec.

J’ai 62 ans et je respecte scrupuleusement les consignes sanitaires. Pas beaucoup d’activités disponibles. Le plus triste est de ne pas pouvoir voir mes enfants et faire des trucs avec des amis, plusieurs retraités comme moi. Je prends mon temps, je fais ma part et je rêve au printemps.

Je n’ai pas changé d’idée depuis 45 ans et pendant l’ensemble de ma carrière professionnelle : le sport est un incroyable levier du développement et de l’épanouissement de la personne. C’est vrai pour tous et probablement encore plus pour les jeunes.

Je crois profondément à l’impact positif de la pratique sportive chez les jeunes, notamment sur la réussite éducative. J’ai tenté d’apporter ma contribution tout au long de ma vie pour aider à développer la pratique sportive au Québec dans tous ses contextes et aussi à améliorer nos façons de faire pour développer le talent sportif.

TOUS DANS LE MÊME BATEAU

Ce qui nous arrive tous est épouvantablement triste, tragique. Mais on ne peut pas se mettre la tête dans le sable. C’est la fatalité ! C’est la réalité. On est tous dans le même bateau, inexorablement responsable de soi et de l’autre. La détresse n’est pas que celle des jeunes, elle est universelle.

Les faits demeurent : même si les jeunes ont très peu de chances d’être très malades de la COVID et alors qu’ils comprennent plus difficilement ce qu’on leur impose, ils sont potentiellement des supers transmetteurs du virus auprès des adultes, de leurs parents, de leurs professeurs, de leurs coachs, etc. On l’a vu dans le temps des Fêtes.

Quand j’entends les adultes en situation d’autorité parler de jeunes sacrifiés, victimes, oubliés, qui paient encore… je deviens très ennuyé. Plus on va leur dire, plus ils vont le croire !

On veut tout, chacun pour soi. Ce qui arrive est terrible pour les jeunes, mais aussi pour tout le monde. Chacune et chacun réclament qu’on leur permette leur resto, leur spectacle, leur bar, leur gym, leur sport, etc. Les individus, normalement, prennent position en fonction d’où ils sont dans la vie et dans la société, et s’expriment en fonction de leurs propres besoins. Le virus, lui, bien, il s’en fout.

EN ACCORD AVEC LES RESTRICTIONS

Ainsi, je partage entièrement les restrictions actuellement mises en place en matière de sport organisé. J’aurais été du même avis. J’ai confiance qu’elles sont fondées sur le travail des experts alors que les mesures sont constamment jaugées dans cet impossible équilibre entre ce que chacun veut pour soi, la fragilité du système de santé et l’objectif d’enrayer la pandémie. Il n’y a pas un gouvernement qui pourrait faire l’unanimité. C’est bien plus facile d’être un gérant d’estrade, comme moi.

Les adultes en situation d’autorité ont cette ultime responsabilité de faire comprendre aux jeunes que c’est leur devoir de nous protéger toutes et tous. Les jeunes sont intelligents et ils sont capables de s’adapter. Si les adultes se comportent comme des modèles responsables, ils vont suivre.

J’exhorte les adultes en situation d’autorité à faire valoir le sens accru des responsabilités que les jeunes doivent démontrer et acquérir, à les accompagner pour qu’ils développent une grande autonomie et qu’ils apprennent à surmonter les difficultés. C’est comme cela que l’on développe de bons citoyens.

SOYEZ CRÉATIFS

Pas question d’arrêter de bouger. Soyez créatifs et mettez les jeunes au défi. Allez vers de nouvelles activités physiques et de plein air. Faites-leur découvrir de nouvelles méthodes d’entraînement
des qualités physiques et mettez-les en situation de développer de nouvelles habiletés motrices.

La situation progresse. Mon vœu le plus cher, c’est qu’avec le printemps, mon propos ne soit plus pertinent. En espérant pouvoir faire du sport bientôt et aller voir les jeunes jouer et faire de la compétition.

Avec tout mon respect.

« Star » académie : le miroir aux illusions

Je ne suis pas un fervent de « Star » académie. Je ne l’écoute plus et depuis quelques éditions. C’est populaire, même très populaire, mais je n’embarque pas.

Pourtant, le musicien que je suis adore la musique, les performances des artistes et leurs qualités d’interprètes.

J’en ai sur le concept. Ça ne rejoint pas du tout mes valeurs.

Une académie se définie par une école supérieure et qui dit école, dit enseignement, expérience et performance, dirigés par des professeurs spécialisés.

Pourtant, pour ces élèves, une épée de Damoclès pend au-dessus de leur tête; l’élimination. Un mot qui déclenche sa part d’émotions, d’un mauvais rêve.

Un étudiant, à l’école, passe toute une année académique à apprendre, à acquérir le savoir qui lui permettra de progresser, d’accéder à ses ambitions. Certes, la conséquence est la réussite ou l’échec, mais les possibilités durent toute une année scolaire. Le temps peut jouer en sa faveur.

Aurait-on l’idée de dire à l’académicien, après un seul mois d’étude, qu’il n’est  pas bon, qu’il ne progresse pas selon certains critères, certaines normes ? On l’élimine ! C’est le rejet, l’inacceptation, le déni.

À « Star » académie, c’est ce qui se passe. L’élimination fait en sorte que la personne ne peut bénéficier des cours qui sont donnés, de parfaire son apprentissage, de découvrir le monde du spectacle, de goûter l’extase. C’est déplorable… sauf pour les cotes d’écoute.

À tout le moins, il devrait pourvoir terminer totalement son programme « scolaire ». Comme à l’école, un système de bulletin pourrait déterminer sa note, son talent et son classement parmi tous les autres académiciens.

Le public pourrait aussi participer aux notes, dans une moindre mesure, la popularité n’étant pas un gage de réussite.

À tout le moins, on verrait évoluer toute la classe jusqu’aux derniers instants. Les spectacles quotidiens seraient une excellente preuve de leur talent, de leur  développement, de leur progrès. Une façon de mettre en pratique ce qu’ils ont appris.

Dans sa formule actuelle, les somptueuses scènes, les décors colorés et les jeux de lumières, sont un miroir aux illusions, laissant flamboyer la vie intense d’une super vedette. L’adoration du public hélas est réservée à l’élite.

Qui se souvient des artistes en herbe, qui ont foulé les planches de l’académie au fil des éditions ?

Probablement pas beaucoup. On se souvient des vainqueurs et finalistes qui ont évolués durant l’expérience, sans plus. Avec l’élimination, certains n’ont fait que passer.

Les évincés sont malheureusement restés dans l’oubli pour la plupart, sans avoir pu extérioriser leur plein potentiel.

NDLR: Le masculin a été retenu, pour alléger le texte.

Observations sur l’affaire Camara

Quoi penser de cet événement ?

J’ai tout lu ce qui s’est écrit, tout vu et entendu ce qui s’est dit dans l’affaire de la tentative de meurtre d’un policier du Service de police de Montréal, le 28 janvier dernier. Événement fortement médiatisé qui a également fait couler beaucoup d’encre. Les médias sociaux, les lignes ouvertes, tout le monde s’en donnait à cœur joie. D’emblée, les gens ont crié au racisme, un mot à la mode par les temps qui courent.

Évidemment, je n’étais pas sur les lieux mais si je me mets dans la peau de ce policier, certains gestes ont contribué, dans un premier temps, à soupçonner le suspect Camara.

RACISME

Il n’y a aucun racisme dans cet événement. Le policier Sanjay Vig vient aussi des communautés culturelles. De plus, monsieur Camara venait d’être intercepté pour une infraction au Code de sécurité routière; celle d’avoir utiliser son cellulaire au volant. La couleur de la peau n’a rien à voir là-dedans.

AGESSIVITÉ

Il semble que monsieur Camara était très en colère d’avoir reçu cette contravention, puis qu’elle a été trouvée sur les lieux, dans la rue, complètement déchirée. Un signe que la situation était déjà sous tension. Le policier, en retournant à l’auto-patrouille, devait probablement faire dos au suspect, alors il était plausible que monsieur Camara eut été perçu comme l’agresseur.

CAMÉRA CORPORELLE

Dans ce dossier, la caméra corporelle n’aurait rien filmé de plus que le visage de monsieur Camara au moment de l’interception et de la remise de la contravention. La caméra est portée sur la poitrine donc elle enregistre les images vers l’avant, alors que l’agression se serait produite par l’arrière.

ENQUÊTE

Le rôle des enquêteurs est de faire toute la lumière sur l’événement en assemblant toutes les pièces du casse-tête. Ce travail nécessite du temps, l’analyse de la scène, des interrogatoires de témoins et de faire comparaître de suspect dans les 24 heures suivantes. Après quoi, des recherches approfondies et de nouveaux éléments peuvent disculper le suspect. C’est ce qui s’est passé dans cette cause. C’est toujours plus facile d’analyser un événement après coup, que dans le feu de l’action. Il faut se garder une réserve.

PANIQUE

C’est facile de critiquer le travail des policiers, de crier au racisme, de faire des conférences de presse et de d’y aller des sa propre opinion dans les réseaux sociaux, mais tant et aussi longtemps que les enquêteurs n’ont pas complété leur travail, on ne doit pas sauter aux conclusions trop vite. La panique s’est emparée de la mairesse Plante avec ses grand élans oratoires mais dans cette affaire, les déclarations du directeur du SPVM, Sylvain Caron, et du président de la fraternité des policiers, Yves Francoeur, étaient justes et dans le ton.

ANALOGIE

Pour faire une analogie avec la série District 31, on peut voir tout le travail des enquêteurs pour établir la preuve hors de tout doute de la culpabilité d’un suspect. C’est un travail de minutie et de longue haleine qui demande du temps. Toute une équipe de spécialistes s’affaire pour élucider un crime. Quant à moi, les policiers ont fait un excellent travail dans les circonstances, et avec professionnalisme.

LA SUITE

C’est un épisode malheureux pour monsieur Camara. On a qualifié sa détention d’atroce… quelle aberration ! Que cette situation fut éprouvante je peux en convenir, mais atroce…? Contrairement à la Russie, la Chine et tous les pays totalitaires, nos centres de détentions, ici au Québec et dans le reste du Canada, sont des cinq étoiles. En conséquence, le recours aux tribunaux civils pourrait être intenté pour obtenir une compensation monétaire en dédommagement. Le Service de police a déjà présenté ses excuses publiques à monsieur Camara.

Faire la juste part des choses est de mise.

Les cocus

Un cocu se définit par « une personne dont le conjoint est infidèle ». Pour la pandémie, transposons-la comme suit : « une personne dont son semblable est délinquant ». Ne trouvez vous pas de similitudes ?

Ce sont nous, les cocus. Enfin, tous ceux et celles qui observent religieusement les consignes. Nous sommes la majorité silencieuse dont on n’entend pas parler. Les covidiots prennent toute la place. Et on les écoute, on leur donne de l’importance. Ils deviennent « rentables ».

Depuis un bon moment, j’écoute les lignes ouvertes à la radio et les interventions ne cessent de m’étonner. Ils prennent un malin plaisir à relater leurs frasques avec fierté.

Nous sommes vraiment des cocus.

LES FÊTES

C’est fou le nombre de personnes qui ont profité du temps des Fêtes pour visiter toute la famille. Bizarrement, les animateurs ne leur demandaient pas pourquoi ils avaient fait fi des consignes.

Pas du tout !

Ils voulaient se faire raconter leur désobéissance.

Comme le disait le Docteur Marquis de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, 7 patients hospitalisés sur dix, avouaient avoir visité familles et amis durant la période des Fêtes.

Malgré les interdits.

Dans quelle sorte de monde vivons-nous ?

Pourtant, le message du gouvernement Legault était clair et limpide : Restez chez-vous !

LES VOYAGES

Les députés sont censés être intelligents. On a eu la preuve que certains ne le sont pas ! Plus on creuse, plus on s’aperçoit que le nombre de covidiots polluait leurs rangs.

Le député de la CAQ qui a quitté le pays pour voir son amoureux est impardonnable. Je suis déçu que le chef ne l’ait pas réprimandé. L’excuse qu’il n’avait pas vu son conjoint depuis longtemps est très faible. Que fait-il des grands-parents qui n’ont pas vu leurs petits enfants depuis mars dernier ? Pas trop fort. Facetime, Zoom, Messenger, Skype, ça existe.

Même constat pour les voyageurs qui en ont profiter pour aller au soleil. Encore là, les animateurs préféraient se faire raconter leurs voyages au lieu de chercher à connaître la raison de leur je-m’en-foutisme. Pire encore, une auditrice s’est vantée d’avoir voyagé à trois reprises en ajoutant qu’elle projetait de repartir très bientôt.

Un pied de nez aux cocus !

Et Justin qui permet les voyages mais demande de les éviter ? Oups ! Il me semble qu’il y a une incompatibilité.

Ton beau-frère a laissé son auto chez toi, avec ses clés et la consigne de ne pas l’utiliser. Une fois qu’il a quitté, tu pars avec la bagnole, faire l’épicerie. Ça se ressemble pas mal. Un peu comme le plat de bonbons sur la table de cuisine devant les enfants. Quelle sera leur réaction ?

RASSEMBLEMENTS DANS LES HÖTELS

Ils sont tellement solidaires les hôteliers qu’ils ont fermé les yeux sur les rassemblements dans leurs établissements. Le fric n’a pas de conscience, il n’a qu’une couleur. Quand une personne loue 5 chambres sur le même étage et adjacentes par-dessus le marché, ça devrait allumer une lumière. Mais non ! On ferme les yeux, pendant que les cocus s’en privent. « On n’est pas des polices nous autres » qu’ils affirment pour se défendre. Désolant !

Quand ils savent qu’ils ne courent aucun risque de répression, pourquoi ne pas en profiter alors ? On s’excusera en promettant de ne pas recommencer. Fin des émissions.

QUARANTAINE OBLIGATOIRE

C’est tellement drôle que je soupçonne son concepteur de ne pas avoir terminé son secondaire. Un violent coup de mouchoir pour terroriser les voyageurs qui rentrent au pays et qui doivent, sous peine d’un autre coup de mouchoir, se mettre en quarantaine.

Les robots sont en état d’alerte. Ils vont surveiller les délinquants en appelant sur les cellulaires et se faire répondre qu’ils sont chez eux. Vous choisissez de pitonner le « 1 » et le tour est joué. Fini ! Vous pouvez être à 30 kilomètres de là, que le robot est assuré que vous êtes bien chez vous. Wow ! Ça c’est de la pogne ! Une façon musclée d’inciter les gens à ne pas voyager et d’obliger la quarantaine surveillée en broche à foin.

Les cocus ? Pas de problème, en toutou docile, ils sont toujours confinés après 10 mois.

J’PENSE À ÇA…

Ce n’est pas la fameuse semaine de relâche 2020 qui a tout déclenché ? Alors, raison de plus pour ne pas répéter la même erreur cette année. L’idée de séquestrer les voyageurs de retour au pays, dans des hôtels (pour qui ça devient alléchant pour donner un coup de pouce à leur industrie), à leurs frais est la chose à faire. La Nouvelle-Zélande l’a fait, et avec succès ! Alors, allons-y !

Malheureusement, Justin y pense, y pense encore, y pense toujours… et il va rendre publique sa décision en début de semaine. Vous pariez quoi ?

LES COCUS

Quand on regarde la situation du point de vue de ceux et celles qui respectent les consignes à la lettre, des snowbirds qui ont choisis de ne pas voyager et du personnel soignant qui ne compte plus les heures pour soigner sans discernement beaucoup de covodiots, et de toute la désobéissance étalée partout, force est d’admettre que l’appellation de cocu résume très bien le sentiment que ceux qui font l’effort depuis près d’une année. C’est plate, mais c’est ça !

Ça ne passe pas !

Bon, malchanceux, me voilà rendu avec une fracture du bassin.

Ça m’est arrivé subitement en début d’après-midi hier, alors que j’apprenais la dernière trouvaille de l’ami Justin : donner 1000 $ aux citoyens canadiens qui reviennent de voyage.

Je suis tombé sur le cul.

Et moi qui croyait que l’Amérique était dirigée par un débile orange, voilà que notre premier ministre Trudeau est pareil.

Son gouvernement autorise les voyages à l’étranger mais recommande de ne pas en faire. Mal lui en pris car les Canadiens ont décidé, dans leur grande sagesse, qu’ils iraient quand même à l’étranger, histoire de faire griller leur petit nombril au soleil.

Même des ministres et députés tant fédéral, que provinciaux, se foutant des directives, ont dit au peuple, « on s’en cri… de vos suggestions. On part ! »

Alors tous ces délinquants reviennent très heureux de leur séjour à l’extérieur du pays et sont éligibles à recevoir deux beaux chèques de 500 $ à leur retour, pour mettre de la nourriture sur leur table en période de quarantaine.

Ils n’ont rien demandé !

C’est Justin qui leur offre sur un plateau d’argent.

Il leur fait un cadeau !

Pendant ce temps-là, la majorité qui appliquent scrupuleusement les consignes, n’ont absolument rien. Niet ! On s’en retourne avec son petit bonheur. On ne les considèrent même pas.

Vous faites des sacrifices, tant pis pour vous.

Les éclosions augmentent, les chirurgies sont reportées pour ces bonnes gens, et personne ne les aide pour mettre du beurre sur leur pain, (paroles de feu Tex Lecor).

Si tu es capable de te payer une ou deux semaines dans le Sud, il me semble que tu sois capable de supporter financièrement une quarantaine. Non ?

C’est tout simplement scandaleux et inimaginable une telle dépense envers des abuseurs de système, genre, celui de la PCU, qui nous réservera assurément de grandes surprises en avril. Encore-là, Justin a dit qu’il serait tolérant et que les prestataires peuvent dormir sur leurs deux oreilles pour les remboursements et les intérêts.

Un vrai Robin des bois !

Coudon, est-ce que Justin est passé par la SQDC récemment ? À moins que ce soit un client régulier. À t-il pensé une seule seconde au personnel soignant de leur dévouement pour vaincre cette pandémie. Ils sont déjà à bout, et on nous prévient que le pire est à venir.

Dès aujourd’hui, les citoyens honnêtes vont crier au scandale et il faut dénoncer vivement cette disposition de la loi, par décret et ça presse. L’opposition doit mettre de la pression sur le gouvernement de Justin, pour empêcher ce cadeau insensé.

C’est comme si tu donnais une médaille de bravoure à un criminel.

Réveillez-vous et dénoncez sur la place publique, à votre député, qui comptait sur vous pour se faire élire, à tout ceux et celles qui ont de l’influence pour que cette prime ne voit pas le jour. Que Justin revienne sur sa décision. Le peuple doit se soulever pour lui faire entendre raison.

C’est l’boutte du boutte ! Quand tu administres l’argent des autres, c’est souvent ce qui se produit. Assez, c’est assez ! Ça ne passe pas !

On en a eu de belles histoires, mais celle-là elle est horrifiante.

En plein ce que je pense

Nous sommes en train de virer fou au Québec avec le mot « Nègre ». Dimanche dernier, à Tout le monde en parle, on a eu droit à une dénonciation en règle du racisme envers les Québécois. Quatre opinions de 4 Noirs, identiques.

Sophie Durocher en a fait le sujet de son article très intéressant dans sa chronique du Journal de Montréal du 26 octobre. Curieusement, c’est exactement ce que j’ai pensé en écoutant l’émission. Une opinion opposée par d’autres Noirs du Québec aurait été de mise pour faire la part des choses. Voici l’article en question.

RADIO-CANADA ET LE NON-DÉBAT

Radio-Canada se targue constamment d’être pour la diversité. Diversité de couleurs de peau, diversité d’orientations sexuelles, diversité de genre, diversité d’origine ethnique. Diversité, diversité, diversité. Ils n’ont que ce mot-là à la bouche. Mais quand vient le temps d’avoir une diversité d’opinion, tout d’un coup, on n’y est plus.

Hier soir, à Tout le monde en parle, Guy A, Lepage avait invité non pas une, ou deux, ou trois personnes qui pensaient pareil, mais quatre !

Pour faire suite à une entrevue avec la professeure d’Ottawa qui a été suspendue pour avoir utilisé le mon « nègre » en classe, on avait invité quatre personnes noires qui sont opposées à l’utilisation du mot « nègre » en classe.

Bonjour le débat.

UN DIALOGUE DE SOURDS

Au cours des dernières semaines, on a entendu Normand Brathwaite déclarer à TVA et sur QUB radio qu’il était « choqué » par la suspension de la professeure d’Ottawa.

On a entendu Dany Laferrière (l’auteur de Comment faire l’amour à un nègre sans se fatiguer) déclarer que « Le mot nègre », il va dans n’importe quelle bouche ».

On a entendu Dominique Anglade déclarer qu’on était en pleine dérive et appuyer la liberté académique de la prof Lieutenant-Duval. On a aussi lu Boucar Diouf offrir une opinion tout en nuance dans La Presse, où il écrivait aussi ceci : « Je félicite d’ailleurs vivement Dominique Anglade pour sa position claire dans cette saga qui se joue à l’Université d’Ottawa. Une sagesse qui rejoint la vision déjà annoncée par Dany Laferrière et Normand Brathwaite il y a quelques jours ».

Bref, on aurait pu avoir un de ces quatre-là pour « débattre » à TLMEP.

Mais on a préféré inviter quatre personnes qui penchent du même bord, Vanessa Destiné (qui avait déjà clairement indiqué sa position en entrevue avec Céline Galipeau), Émilie Nicolas et Weber qui dénoncent depuis des mois le racisme systémique des Québécois et Ricardo Lamour.

Cet artiste a déjà écrit un texte en 2017 intitulé Le Québec aime-t-il seulement les artistes blancs ? pour se plaindre que ses chansons ne passaient pas à la radio. C’est aussi lui qui s’est violemment opposé à la présentation de SLĀV au TNM (sans avoir vu la pièce de Lepage).

Les gens de gauche passent leur temps à dénoncer nos « biais » inconscients.

À Radio-Canada, leur biais est aussi évident que le nez au milieu du visage.

COMMENT FAIRE L’AMOLUR AVEC UN NON-MOT

J’ai souvent dit à quel point les films de Denys Arcand étaient prophétiques. En bien, pouvez-vous croire qu’il avait même prévu la controverse autour du mot « nègre » qui secoue l’Université d’Ottawa ?

Dans son film L’âge des ténèbres, on assiste à une scène savoureuse.

Le fonctionnaire Jean-Marc Leblanc (Marc Labrèche) est convoqué par André Robitaille, « cadre attaché à la réingénierie de la gestion du personnel de la région administrative 02 ».

« Monsieur Leblanc, vous savez que le mot « n… » est interdit sur le territoire du Québec », lui lance André Robitaille. Une haute fonctionnaire qui parle en cul-de-poule affirme : « L’Office de la langue française a décrété que « n… » devenait un « non-mot » ».

Un non-mot ! Arcand avait tout prévu… en 2007 !