Une journée sous observation

Hôpital Charles-LeMoyne

Un problème de santé cérébrale m’afflige depuis quelque temps par quelques épisodes de brèves confusions qui se manifestent sans avertissements. Cette situation m’a conduit aux urgences de l’Hôpital Charles-LeMoyne de Longueuil, ce jeudi midi. Une visite aux urgences s’imposait pour essayer d’y voir plus clair. Gardé sous observation durant une vingtaine d’heures, quelques tests et scans cérébraux n’ont montré aucune anomalie. D’autres examens plus poussés seront nécessaires durant les jours à venir en consultation externe. D’ici là, j’ai pu recevoir mon congé en fin d’après-midi hier.

N’étant pas très familier et habitué avec les services hospitaliers, mon séjour m’aura permis de mieux observer le travail de ces personnes, à majorité féminine, intensément dévouées à leurs patients. Je parle bien sûr du personnel des urgences, du triage aux salles d’observation. Une belle façon de se refaire une opinion.

D’abord, la nouvelle aile des urgences de cet hôpital rénové, est une réussite. Vastes locaux bien organisés et fonctionnels, contrastent avantageusement à l’ancienne structure. De nombreuses salles d’examens, près d’une vingtaine, sont disponibles une fois le triage effectué et les patients classifiés selon une échelle d’importances et de priorités uniformisées. En six heures seulement, j’étais passé au triage deux fois, subi un scan, rencontré les neurologues et transféré en salle d’observation pour 24 heures. J’étais agréablement surpris de la qualité des services et l’amabilité du personnel.

Mon séjour à l’unité d’observation m’a permis d’observer le travail des préposés ainsi que celui des infirmiers et infirmières. Des employés de première ligne qui font tout un travail. Quand on a à s’occuper de personnes malades, dans toutes sortes de conditions médicales, il faut avoir la vocation pour le faire. C’est plus qu’un travail qu’ils ont à accomplir, c’est une mission. Plonger ses mains gantées dans la merde pour changer un patient, ce n’est pas tout le monde qui peut s’y prêter sans retenue. Ça demande du doigté, de la compréhension, de la compassion, du respect, de la gratitude et de l’entregent pour l’accomplir.

J’ai pu les voir aller à ma guise, répondre poliment aux alarmes et demandes d’assistance des patients sur civière pour replacer un oreiller déplacé, remonter ou descendre une partie du lit, vider un contenant d’urine puis s’exécuter quand il faut systématiquement changer des vêtements de nuit souillés par une incontinence. Moi j’étais là, dans mon lit, à admirer leur travail et croyez-moi, je ne me suis pas gêné pour leur montrer ma gratitude et les féliciter pour leur travail.

À une infirmière qui s’est approchée pour prendre une prise de sang et mon taux de glycémie, je lui ai dit que son travail était fantastique et combien indispensable, tout en la remerciant sincèrement. On a souvent des mots durs envers notre système de santé, mais les passionnés qui donnent des soins de première ligne, nous font revenir à des sentiments plus conciliants et humains. Je leur lève mon chapeau bien haut.

Dernier détail qui a aussi son importance, du moins à ce centre hospitalier, les repas sont servis très chauds et dans une présentation soignée qui, contrairement à une certaine époque, est maintenant invitante à déguster et à savourer. Une journée à l’hôpital qui m’a réconcilié avec le passé et que je voulais partager avec vous sans réserve. Bravo au centre hospitalier Charles-LeMoyne de Longueuil et principalement au centre d’observation C, où j’ai séjourné. Ils se reconnaîtront.

Salmigondis

FORMULE ÉLECTRIQUE

Je suis de ceux qui croient que les courses de Formule E auraient dû se dérouler sur le circuit Gilles-Villeneuve. Les installations ont été rénovées dernièrement et on n’aurait jamais dépensé 24 millions pour procéder aux modifications requises pour ces compétitions. Denis Coderre a fait un power trip un point c’est tout. Selon son style, point de compromis. Denis a son idée et rien ne l’arrête. Quand il compare son projet à celui de Jean Drapeau et son Expo67, il fait de la grosse démagogie en comparant les deux événements. Il en a sûrement fumé du bon pour en arriver à une telle analogie.

Un quadrilatère est pris en otage pour satisfaire l`égo de Monsieur le Maire et voyez tout le bordel que cela occasionne. Et pour ajouter la cerise sur le sundae, il y aura des feux d’artifice ce samedi. Comme labyrinthe, difficile de trouver pire. Pour ceux qui appuient le projet, c’est; Coderre, y connait son affaire! Pour ceux qui sont contre c’est; Coderre nous met en ciboire, calvaire!

MARKOV : TRISTE FIN

C’est triste qu’Andrei Markov quitte le Canadien. Lui qui avait joué toute sa carrière avec la Sainte Flanelle, 16 saisons, et à seulement 10 parties d’atteindre le plateau des 1000 matchs. Je veux bien croire qu’il a 39 ans mais si la vitesse diminue avec l’âge, il n’en est rien de la finesse, de l’intelligence et du sens du jeu. La relance de l’attaque à cinq s’en ressentira assurément.

Il n’y a pas si longtemps, Markov avait reçu sa citoyenneté canadienne et répétait sa fierté de jouer à Montréal où il voulait terminer sa carrière. Le décès de son ex-conjointe avec le retour de ses enfants Russes a probablement joué beaucoup dans la balance, d’autant plus qu’il jouera dorénavant dans la KHL en Russie.

Et si c’était un coup planifié? Markov quitte Montréal et retourne en Russie où il pourra participer aux Jeux olympiques pour représenter son pays, privilège perdu dans la LNH. Mark Streit s’amène pour une saison avec les Glorieux et l’an prochain, Markov se voit offrir de revenir avec l’équipe pour pourvoir disputer ses 10 derniers matchs et d’en retirer les honneurs avec une belle page dans le livre d’histoire du club. Il en est déjà le 4e meilleur défenseur de l’ère moderne, après les Savard, Robinson et Lapointe. Ça permettrait également un élégant dernier tour de piste pour les partisans…

JUSTIN EST AILLEURS

Quelqu’un a vu notre beau premier ministre? Il est où sur la planète pour montrer sa belle gueule de jeune premier. C’est parce qu’à Beauharnois on aimerait bien y voir sa binette d’ange pour régler le problème du gros bateau échoué depuis des lunes. Marc Garneau avait promis que l’épave quitterait l’endroit en juin 2017 (promesse de politicien) et voilà que c’est reporté en… 2019! Alors mon cher Justin laisse tomber tes beaux discours creux et passe par Beauharnois avec des solutions rapides et efficaces pour une fois. Avec ton charme fou, tu pourrais séduire un ferrailleur pour débarrasser la rive de ce mastodonte. Vous avez déjà dépensé 8 millions de beaux dollars absolument pour rien, alors amène avec toi tes solutions… ça presse! Et apporte ta salopette parce que c’est sale partout avec toute cette ferraille. Laisse tes beaux costumes pour tes fans.

Est-ce que la santé prend des vacances?

C’est la question qu’on peut se poser, à la lumière des informations publiées dans nos différents journaux. Entre la fin juin et le début de septembre, vous n’avez aucun souci à vous faire et il ne peut rien vous arriver; 778 lits seront fermés dans les hôpitaux du Québec pour permettre au personnel médical de prendre ses vacances.

Je n’ai rien contre les vacances mais j’en ai contre leur mauvaise gestion. Au prix que nous coûtent notre système de santé, on veut que les vacances ne soit pas une raison de fermer des lits. Pourquoi une forte concentration de ces congés se situe durant les mois d’été? Ils devraient être répartis durant les douze mois que durent une année. La maladie ne prend pas de vacances. C’est illogique de fermer des lits d’hôpitaux et aucune raison, et encore moins des vacances, ne devrait obliger cette conséquence.

Je me souviens qu’à l’époque de ma jeunesse, on pouvait rencontrer son médecin de famille en soirée. Maintenant, ce n’est plus possible et c’est à croire que tout le monde travaille entre 7h et 17h, du lundi au vendredi. Leurs agendas durent 90 jours et il faut rappeler et encore rappeler pour fixer des rendez-vous.

Quand on travaille pour un service d’urgence de première ligne, comme les pompiers, policiers ambulanciers et le personnel hospitalier on ne devrait pas, sous prétexte de prendre ses vacances en été, réduire les services. Fermer des lits, c’est réduire les services. Toute notion d’urgence et de disponibilité doivent primer. Si on veut des vacances l’été, coûte que coûte, qu’on change de travail.

Ce qui fait défaut dans nos services de santé, c’est la planification. La liste de gestionnaires dans cette grosse tour de Babel est tellement énorme que le patient est absent de tout organigramme. Et je vous rappellerai que ministre après ministre, ils ont les solutions magiques en campagne électorale mais une fois élus, les promesses fondent comme neige au soleil. En juin 2018, on reviendra avec la même rengaine de fermeture de lits par centaine. C’est pour ça que les malades sont appelés «patient»… il en faut de la patience pour espérer rapidement des soins

Ne pensez pas trop à ce qui pourrait vous arriver entre la St-Jean-Baptiste et la fête du Travail… nos bonzes en santé n’ont vu dans leur boule de cristal que du positif. Alors soyez sans crainte, vos maladies prennent congé jusqu’à la fête du travail. Et vive les vacances!!!

Une autre preuve que le français régresse au Québec

Oups! Petite faute dans le mot ORIGINIAL

Est-ce que vous visionnez de temps à autre les gags full ado Juste pour rire, à la télé? Moi si, et même si les attrapes sont de bon goût, un détail me dérange et me choque à chaque fois; l’affichage en anglais! Dans tous les gags, où il y a affichage, c’est toujours en anglais que ça se passe. J’ajouterais également que beaucoup d’échanges, lorsqu’on peut lire sur les lèvres, sont aussi en anglais. Pourtant, c’est produit à Montréal, au Québec.

Je veux bien comprendre que c’est pour faciliter l’exportation du produit mais, est- ce vraiment nécessaire? Une autre façon de faire qui fait régresser ma langue. D’autant plus que les échanges sont muets, mis à part quelques sons d’effets spéciaux. On nous prend vraiment pour des idiots. Pourtant, il n’est pas rare de visionner des documents télévisés étrangers où les affiches, le langage et les commentaires sont sous-titrés en français, pour la même raison; l’exportation.

Moi je dénonce cette façon de procéder chez nos producteurs québécois. Ce n’est pas parce qu’on baigne dans un océan anglophone qu’on doive ignorer notre langue. C’est une simple question de respect. Quand on dit que notre langue est menacée de disparaître, en voilà un bel exemple d’une mort à petit feu, à laquelle personne ne réagit ou n’ose lever le petit doigt. Quand des producteurs ne se donnent même pas la peine de sous-titrer leur ouvrage et principalement pour que celui-ci soit diffusé sur la planète entière, c’est qu’ils manquent totalement de respect envers la communauté locale et sa culture qui, même si elle est minoritaire dans le monde, demeure internationale. Vous n’avez qu’à en parler à Michaëlle Jean… elle connaît ça la francophonie.

Le plus désolant dans tout ça, c’est qu’ici, on ne réagit pas! Un signe éloquent que la majorité francophone du Québec a déjà abdiqué devant sa lente agonie annoncée. Ça m’a quand même fait grand bien de vous l’écrire.

Encore le ministère des Transports

Décidément, le ministère des transports fait preuve de son incompétence qui perdure depuis des décennies, tous gouvernements confondus. C’est à croire que les incompétents sont tous logés au même endroit. Ils ne sont pas les seuls! Quelques juges viennent grossir leur rangs en rendant illégale et inadmissible la preuve déposée dans les cas de vitesses excessives obtenues via les radars photo, comme écrit dans le Journal de Montréal de ce matin.

Pour conséquence, des dizaines de milliers de billets d’infractions sont systématiquement annulés à cause de cette décision. À la base, il ne faut pas oublier qu’il y a eu excès de vitesse, comme l’expose l’article qui fait état d’un automobiliste capté à 140 km/h dans une zone limités à 70 sur l’A-15 et dont le billet a été annulé. Il est mort de rire! Quoi, les radars photos mentent??? Les recettes ont dégringolé de 5 390 260$ en novembre 2016 à 95 270$ en mai 2017. Bienvenue au pays du Québec où tout est contestable et contesté. Une société de bouffons.

Rien de surprenant de ce ministère des Transports puisque sa feuille de route est désastreuse au fil des ans. On n’a qu’à regarder les immenses bouchons, qui perdurent toute la journée aux abords de l’ile de Montréal. Sur la Rive-sud, l’autoroute 10 entre le pont Champlain et l’autoroute 35, la 30 entre l’A-20 et l’A-10, puis l’A-20 entre Beloeil et le pont-tunnel Hyppolite-Lafontaine, sont des autoroutes à deux voies de chaque côté et c’est carrément un obstacle à la fluidité des automobilistes.

Pourquoi n’a-t-on pas prévu des routes à trois voies. et même quatre, lors de leur conception? Un flagrant manque de vision à mon avis et on en paie le prix aujourd’hui. En écoutant les reporters à la circulation, certains automobilistes pourraient songer au suicide. Une simple panne en plein heure de pointe et c’est l’immense bouchon pour les trois prochaines heures. Se payer ça tous les jours… faut être fait fort. Faut avoir voyagé sur le système d’Interstate américain pour comprendre le concept de la fluidité. Pour votre prochain voyage, gens du ministère, faites-vous donner un cours de circulation 101 aux USA. On peut bien vous payer ça!

Seule exception, la route 132 entre Boucherville et Candiac qui est justement à trois voies et depuis sa réalisation il y a plus de 50 ans. Le visionnaire de ce chantier, a dû être congédié par un rond de cuir supérieur, parce qu’il avait une vision à long terme trop développée. Reste qu’avant que ces autoroutes soient améliorées aux goûts et aux besoins du jour, il en tombera des tempêtes de neige parce qu’au pays du Québec, une minuscule petite grenouille, dont tout le monde se fout, a assez de poids pour annuler tout ce qu’il y a de prospérité.

Et la liste des conneries du ministère des Transports pourrait s’allonger à outrance, sans oublier l’absurdité de l’hiver dernier sur l’autoroute 13 en pleine tempête de neige. Encore là, pas de vision. Ironiquement, il faut dire que les embouteillages et les tempêtes de neige au Québec, le ministère des Transports n’est pas habitué à ça, et qui subit cette incapacité…? Nous les CONtribuables!

Une réforme en éducation qu’on ne doit pas rater

Pour une énième fois (je ne les compte plus), un ministre de l’éducation parle de réforme. D’une fois à l’autre les résultats ne sont pas là et au contraire, on ne s’y reconnait plus. On veut innover pour réinventer l’école au détriment de tout ce qui s’est perdu au fil des années. S’étant écartée de son rôle, il faut revenir à la base et E-N-S-E-I-G-N-E-R. Préparer nos jeunes à la dure réalité du monde dans lequel ils vont vivre. Les classes vertes, oranges, bleues… oubliez-ça et qu’on se concentre sur le savoir pour prospérer.

Mathieu Bock-Côté y est allé d’une lettre ouverte à Sébastien Proulx, dans le Journal de Montréal d’aujourd’hui, sur ce que le Ministre doit considérer dans sa réforme. Je suis entièrement d’accord avec son propos que je vous partage ici dans son intégralité.

Lettre au Ministre de l’Éducation

Monsieur le Ministre,

Je lis beaucoup de bien de vous ces temps-ci, et je veux bien le croire. On dit que vous êtes prêt à plusieurs innovations pour réinventer l’école québécoise. Il faut dire que les propositions viennent de partout. Plusieurs s’imaginent sauver l’école par la technologie. Ils s’imaginent qu’en introduisant les téléphones portables en classe, ils pourraient révolutionner la pédagogie et convaincre les jeunes d’aimer soudainement l’école.

CULTURE

Cela fait penser à ceux qui voulaient, il y a quelques années, réinventer l’enseignement de la littérature en misant sur Twitter. Monsieur le Ministre, j’aimerais vous mettre en garde contre ces théoriciens fous de l’école gadget qui se maquillent en héros de la modernité pédagogique.

Certes, il ne faut se fermer à aucun conseil. Certains sont bons, d’autres mauvais. Quand on veut fabriquer de belles écoles, c’est une bonne idée. Quand on croit que l’école doit se réinventer en misant sur la réalité virtuelle, c’en est une moins bonne. Je me permets de vous donner mes conseils aussi. Ils seront simples : ils nous ramènent aux vieilles vérités oubliées.

Le premier, c’est que l’école doit apprendre aux jeunes générations la langue française. Quoi qu’on en dise, et quoi qu’on veuille nous faire croie, sa maîtrise est pour l’instant désastreuse. Il suffit de flâner sur Facebook pour le constater. Et cela n’est pas sans conséquence. Une pensée s’exprime avec richesse et nuances si on a les moyens de l’exprimer. Si on maîtrise approximativement sa langue, on pensera le monde confusément. Nous devons réapprendre à parler français. Une solution : il faut faire lire les élèves.

Mon deuxième conseil est simple : J’aimerais vous rappeler que la culture générale est importante. Une jeune personne sans culture historique est condamnée à ne pas savoir se repérer dans le temps. L’homme sans mémoire est condamné à errer comme un petit être insignifiant. On pourrait aussi chanter les vertus de la géographie.

Résumons simplement : l’école doit transmettre un patrimoine de civilisation. L’école a plus à voir avec le passé qu’avec l’avenir. Ce n’est pas sexy, mais c’est vital.

MODES

Le troisième, c’est que l’école doit résister aux modes. Dans une classe, l’enseignant n’a pas à faire semblant d’être l’ami de l’enfant. Son autorité doit être reconnue. Il n’a pas à tolérer non plus les trouble-fête qui ont des problèmes de comportement. Leur inclusion à tout prix est une erreur.

Et l’école n’a pas non plus à se penser comme un terrain de jeu. Elle n’a pas à être festive ou ludique. Il est normal de faire des efforts à l’école. On ne gagnera rien à se soumettre à la tyrannie de l’enfant-roi.

J’ajoute un dernier conseil. L’école doit apprendre aux jeunes le culte du silence et de la concentration. Ce n’est qu’ainsi qu’ils auront accès au bonheur de la vie intérieure. Mes conseils, Monsieur le Ministre, vous sembleront terriblement désuets. C’est pourtant en renouant avec ces évidences que l’école cessera de traiter les enfants comme des cobayes et leur transmettra le trésor dont elle est gardienne.

La compassion… vous connaissez?

La justice fait vraiment pitié ou ses acteurs sont complètement déconnectés de la réalité. Je fais révérence au cas de Michel Cadotte, accusé d’avoir tué par compassion, sa conjointe Jocelyne Lizotte atteinte de la maladie d’Alzheimer, en l’étouffant avec un oreiller. Son récit est pathétique et il demande d’être libéré en attendant son procès pour meurtre au second degré de sa conjointe.

Il ne représente pas un danger pour la société et leurs proches, autant ceux de la victime que de l’accusé comprennent le geste posé par l’accusé, après une tentative infructueuse de demander l’aide médicale à mourir. À la lumière des témoignages, on peut se demander les raisons de ce refus. Elle était incapable de se nourrir d’elle-même, de se laver et aussi de parler. On euthanasie des animaux pour moins que ça. L’élément de compassion devrait être pris en compte dans des cas semblables pour acquiescer à cette aide médicale à mourir. Si seulement les décideurs se mettaient à la place des conjoints, des familles de ceux et celles pour qui la vie est devenue un lourd fardeau… ça ne semble pas être le cas.

Un ami à moi, qui avait demandé et obtenu l’aide médicale à mourir, s’est vu exaucé deux jours avant la date prévue parce qu’il présentait quelques troubles mentaux. Cette situation remettait en question son décès pourtant décidé et autorisé. Pourquoi revenir en arrière? C’est incompréhensible. La notion de compassion devrait faire partie des incitatifs à la clémence dans des cas comme celui de Michel Cadotte et je souhaite qu’il en soit libéré suite à son procès. Ce serait déjà plus juste que les deux meurtriers récemment retournés dans leur pays sans aucune autre forme de procès. D’ici là, je ne vois aucun problème à le libérer sur le champ.

Mais quand Me Antonio Parapuf de la Couronne s’y oppose en affirmant qu’une telle libération minerait la confiance du public envers la justice, je suis en total désaccord et je l’invite à revoir l’arrêt Jordan, qui fait libérer sans compter des bandits qui sont loin d’avoir tué quelqu’un par compassion, mais plutôt des criminels notoires. Cette absurdité, votée par des juges déconnectés de la réalité, mine pas mal plus l’apparence de justice au sein de la population que le crime compassionnel dont il est question ici. Un sondage le prouverait hors de tout doute.

Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu a affirmé que 500 à 1000 procès pourraient avorter l’an prochain au Québec en vertu de l’arrêt Jordan. Des bandits qui feront un pied de nez à notre belle justice menée par quelques togés venus d’une autre planète.

Québec est inquiet pour les anglos hors de Montréal

Ayoye! J’ai bien lu? Les anglos sont sur le bord de l’assimilation dès qu’on sort de Montréal et les libéraux s’inquiètent de leur survie linguistique… C’est vraiment le monde à l’envers là aussi. Le ministre responsable de la Francophonie canadienne, Jean-Marc Fournier (encore lui) souhaiterait mettre sur pied une collaboration entre Québec et Ottawa pour «l’attribution de fonds dévolus» à la communauté anglophone du Québec. Et à Ottawa, Mélanie Joly, l’ex-candidate à la mairie de Montréal, a les mêmes objectifs.

Réveillez-moi quelqu’un… J’ai toujours pensé que c’était la communauté francophone qui était près d’être assimilée au Québec et de disparaître, pas la communauté anglophone. C’est plutôt le contraire qui se produit. En 2011, 7,7% des Québécois avaient comme langue maternelle l’anglais. Cette proportion grimpe à 12% lorsqu’on inclut les allophones qui utilisent l’anglais comme langue principale. C’était il y a six ans et il faut être aveugle ou complètement désintéressé pour nier le fait que ces pourcentages progressent de façon exponentielle.

Depuis que les partis souverainistes, indépendantiste, nationalistes et autres ont cessé de se battre pour la langue française, la descente aux enfers s’accentue. Je le dis depuis longtemps, la langue française est morte au Québec et c’est une question de temps avant qu’elle tombe dans l’oubli et qu’elle disparaisse. On a qu’à regarder autour de nous alors qu’on a de la difficulté à se faire servir en français. Quelqu’un vous entend parler en français, il vous aborde en anglais. Une gifle en plein visage, c’est moins humiliant.

S’il y a une minorité sur la planète qui profite des largesses de notre gouvernement, par l’abondance de ses institutions hautement reconnues et générationnelles, c’est bien celle les anglophones. Tout ça pendant que nos Québécois francophones qui habitent les autres provinces canadiennes sont loin d’avoir autant de services en français dès qu’ils quittent le Québec pour s’établir ailleurs. Là-bas, les services sont unilingues anglophones. C’est à toi de t’intégrer à la majorité linguistique de ta province d’adoption. Point à la ligne! Apprend l’anglais, c’est tout!

Rien ne me surprend des libéraux que la minorité anglophone réélira en 2018. C’est pourquoi ils sont de plus en plus arrogants dans leurs démarches. Quand on constate que la répartition des anglophones est de 80% dans la grande région de Montréal, 5,1% en Estrie, 5,9% en Outaouais et 9% dans les autres régions du Québec, il me semble que ce gouvernement devrait avoir d’autres priorités économiques que de vouloir protéger une communauté qui n’en n’a pas besoin. Quand tu gouvernes tout seul et sans opposition, tu te permets toutes sortes de folies à même notre fric. C’est triste à mourir pour nous, les CONtribuables!

Allez, au travail… vous aurez essayé!

Le conflit de travail qui paralyse la construction au Québec depuis mardi dernier, se terminera probablement par une loi spéciale que l’Assemblée nationale imposera en début de semaine. C’est écrit dans le ciel! Quand on ne va nulle part, c’est une façon élégante de régler le conflit en affirmant et criant que le retour au travail a été ordonné, sous peine de sanctions et d’amendes salées.

On connaît le système et ça fera probablement l’affaire d’une majorité de syndiqués de ce secteur d’activité. Si cet arrêt de travail occasionne des pertes de 45 millions de dollars dans l’industrie, une semaine de salaire perdu par les travailleurs représente plus ou moins 1 500$. Une perte qui demandera du temps pour être récupérée.

Même si le déclenchement de la grève a été votée à 93%, il faudra se rendre à l’évidence qu’à un moment donné, la raison l’emporte sur l’action ou les aspirations. On parle de conciliation travail-famille mais celle-ci ne peut être généralisée dans tous les emplois; les infirmières, policiers, pompiers et tous ceux et celles qui œuvrent dans des boulots où les samedis, dimanches et jours fériés existent, mais s’appliquent différemment dans les faits. Une fois le conflit réglé par la négociation ou par l’imposition de la loi, cette conciliation travail-famille sera moins prioritaire dans l’immédiat et on s’en accommodera.

Avec un salaire horaire de 37,50$, ces ouvriers n’obtiennent pas le soutien de la majorité des travailleurs, des citoyens ordinaires et principalement de ceux et celles qui doivent se priver de leur travail, parce qu’ils sont dépendants du secteur de la construction. Je comprends très bien que les demandes de ces derniers soient légitimes… mais on a déjà vu pire. Ce sont ces mêmes travailleurs qui, une fois les vacances venues, vont dépenser leur grosse paie de vacances au soleil, la gueule fendue jusqu’aux oreilles, comme on dit. On est loin de la dèche.

On ne sait pas ce qui se négocie entre les parties, parce qu’on n’a pas de boule de cristal et qu’on n’a pas droit au chapitre. Restent-ils sur leurs positions? Ont-ils vraiment le désir de mettre de l’eau dans leur vin pour en arriver à une entente? Ayant vécu l’expérience des négociations dans mon ancienne vie de travailleur, bien souvent, une loi spéciale est bienvenue pour préserver les egos des parties et faire comme Ponce-Pilate, s’en laver les mains en criant haut et fort que ce n’est pas de leur faute, qu’ils voulaient régler, mais que le méchant gouvernement en a décidé autrement en fessant dans le tas.

Tout ce beau monde reprendra forcément le travail en milieu de semaine. Certains en maugréant, et d’autres en respirant mieux financièrement. Le gros show aura pris fin!

Rôtisserie Benny ou Benny & Co.?

Depuis 1960, Benny est le restaurant de poulet sur la Rive-Sud. Renommé pour la quantité abondante de frites dans ses jolies petites boîtes rouges avec son coq devenu la marque de commerce, sa réputation n’est pas surfaite.

Ayant débuté sur le boulevard Ste-Foy à Longueuil, ce commerce a pris de l’expansion plusieurs années plus tard en ouvrant deux autres rôtisseries, à Longueuil et St-Hubert. Depuis, d’autres succursales se sont ajoutées et, récemment, on a vu naître des salles à manger sous le nom de Benny & Co. Le menu est plus varié et différent des rôtisseries, mis à part le poulet comme tel. Le célèbre coq est semblable et les administrateurs sont de la même grande famille Benny. Mais lequel est le meilleur; le comptoir ou la salle à manger?

Pour ma part, après une bonne demi-douzaine de visites à la salle à manger, mon choix est fait; je préfère de loin, le comptoir des Rôtisseries Benny. La sauce y est définitivement meilleure. Étant un fanatique de la poutine au poulet, celle des rôtisseries est supérieure à la salle à manger. Justement, hier, ma conjointe et moi étions à la salle à manger du Benny & Co. du Quartier Dix30 pour le dîner. Comme à l’habitude, j’ai opté pour la poutine au poulet et Louise s’est laissée tenter par un wrap au poulet.

La poutine au poulet est définitivement moins bonne que celle de la rôtisserie; sauce d’un goût différent, moins piquante et moins abondante. Quant au wrap, dès qu’elle l’a saisi dans sa main, il s’est vidé du bas, dans son assiette. Allo… un wrap est habituellement fermé et replié à une extrémité, justement pour éviter ce genre de chose. Était-ce une erreur du cuisinier? Je ne sais pas, mais les prochaines fois, c’est au comptoir des rôtisseries que j’irai commander mon délicieux repas de poulet Benny, que je bouffe depuis 57 ans. La boîte rouge m’est indispensable et le déguster à la maison demeure encore la meilleure expérience. Les rôtisseries Benny, sans conteste!