Un temps des Fêtes à oublier pour les malades

Est-ce que ça vous surprend de constater le débordement jusqu’à 300% des salles d’urgences au Québec durant la période des Fêtes ?

Chaque année, c’est la même chose et le gouvernement ne fait rien. Dès que la mi-décembre se pointe, c’est la saison des rhumes et de la grippe et tout le monde le sait. Alors on continue d’accorder des vacances au personnel hospitalier, notamment les médecins, et ainsi va la vie. Il faut bien que ces personnes aient des vacances.

Si on s’entend que la maladie n’en prend pas de vacances, et que le personnel des hôpitaux sont les gens de première ligne à répondre à ces urgences, alors pourquoi cette situation de pénurie perdure ? Comme les policiers, les pompiers et ambulanciers sont des premiers répondants, ils doivent être sur un état d’alerte et prêt à toute éventualité pour répondre à la demande. Raison de plus à cause du débordement récurrent.

Vous souvenez vous du 1er janvier 2000 ? Tous les services informatiques étaient sur un pied d’alerte. On craignait le pire au moment d’entrer dans le 21e siècle. Tout le personnel était mobilisé. Aucun congé accordé. C’était obligatoire d’être au travail sans conditions. La situation était prioritaire. Cependant, et c’est évident, la maladie est plus importante que l’informatique. C’est une question de bien-être, de vie ou de mort.

Alors, des solutions, il en existe et avec notre nouveau gouvernement et sa majorité absolue, c’est le temps de réformer la santé. Un solide coup de barre pour ramener les priorités à leurs places. Je vais vous en proposer des solutions.

1- Aucune vacances pour le personnel médical et hospitalier entre le 15 décembre et le 15 janvier. Vous avez choisi de faire ce métier ou cette profession, alors c’est une contrainte à votre choix. Il faut vivre avec parce que la maladie frappe à tout moment. Il vous reste encore 11 autres mois pour les vacances. Les attentes de plus de 5 heures dans une salle d’urgence sont inadmissibles.

2- Obligation pour toutes les cliniques médicales d’ouvrir 24 heures par jour à l’année et accessibles sur tout le territoire. Gérées par des infirmières qualifiées, elles auraient le pouvoir de transférer les cas plus lourds ou demandant des soins hospitaliers précis directement aux hôpitaux via les services ambulanciers déjà en état d’alerte.

3- Il faut éduquer les citoyens sur comment faire face à un malaise et bien évaluer la nécessité de se présenter dans une clinique où à l’urgence d’un hôpital. Ce service doit être accessible également en tout temps.

Voilà trois priorités que le gouvernement actuel doit réformer et imposer. Quand on constate, aux différents bulletins de nouvelles, le pourcentage effarant des débordements des salles d’urgence des hôpitaux, et qu’on trouve ça normal pour la période précitée, il y a un sérieux problème d’analyse.

Au prix gargantuesque que notre service de santé nous coûte, il est temps que quelqu’un prenne le bâton du pèlerin et impose sa restructuration à ce chapitre.

Monsieur Legault et Madame McCann… c’est à vous de jouer !

Les émissions de fin d’année

« C’est mon dernier Bye Bye… »

Et puis… comment avez-vous apprécié vos émissions de fin d’année à la télé francophone ?

On avait décidé, contrairement aux années précédentes, de rester à la maison bien sagement et se taper une soirée télé. Ma conjointe, entre deux visionnements de son iPad, jetait un coup d’œil furtif au téléviseur, alors que moi, j’étais vivement intéressé par la confrontation entre nos Canadiens et les Stars de Dallas, nous étions aux aguets.

Durant les entractes, j’allais voir Dans l’univers de…, à Radio-Canada. Une émission pleine de mouvements et endiablée qui nous fait forcément battre la mesure. C’était festif et entraînant. Exceptionnellement d’une durée de 90 minutes, le temps s’est déroulé à la vitesse grand V. Je ne sais pas si la reprise a suscité le même intérêt, le lendemain soir, mais je n’en serais pas surpris.

Pour revenir à la partie de hockey, là encore ce fut enlevant. Anti Niemi avait des choses à se faire pardonner et il a livré la marchandise. Alors j’alternais entre le hockey et les émissions de fin d’année. Pitonne ici, pitonne là, et comble de malchance, nos Canadiens se retrouve en prolongation alors que le Bye Bye est commencé depuis cinq minutes.

Zut ! je suis indécis ! Heureusement la prolongation ne s’éternise pas et Paul Byron sert une magnifique passe à Jeff Petry qui dégaine rapidement devant Bishop qui n’y voit que du feu. La lumière rouge scintille et c’est dans la poche; victoire de nos Glorieux 3-2, et deux points de plus au classement. Quelle magnifique fin d’année.

Je peux maintenant concentrer mes énergies sur le Bye Bye… je rejoins ma douce au salon et on « zyeute » le résultat du travail de nos artistes, leur rétrospective de ce qu’a été 2018. Nous sommes à quelques minutes de changer de calendrier.

Les idées de parodies, dans l’ensemble, représentent les dominances de l’actualité. Les costumes et maquillages sont tellement bien faits que les comédiens et comédiennes qui incarnent les personnages sont difficiles à découvrir. Les ressemblances sont stupéfiantes.

Étant une caricature des événements, ces derniers ne sont pas toujours drôles et manque d’impact. Je ne peux pas dire que j’ai ri aux éclats… loin de là. La moquerie était discrète, sans grossièreté et de bon goût. Il faut croire que la dernière année a été plus moche qu’hilarante. Le numéro de la fin, impliquant Dominique Michel, était une bonne idée… depuis le temps que c’était son dernier Bye Bye, ça nous rappelait les belles années. J’ai aussi aimé les séquences des anciens Bye Bye, surtout celles en noir et blanc. Ça fait presque 50 ans et les souvenirs sont toujours bien présents. Vous vous rappelez Olivier ? Un classique qui ne se démode pas.

Par contre, les pauses commerciales ont définitivement brisé le rythme. Il y en avait beaucoup trop ! Je comprends qu’une émission du genre soit onéreuse et commande un budget colossal, mais il me semble que c’était exagéré. D’autant plus que c’était à Radio-Canada, une société d’état qu’on finance largement comme citoyen payeurs de taxes.

En gros, je suis resté sur mon appétit. En contrepartie, l’émission Les coulisses du Bye Bye a été pour moi, plus divertissante. La façon de produire une telle émission et toute la logistique que cela implique, nous montre ses rouages, l’organisation, le déploiement et le jeu des acteurs. On y apprend des choses et on voit nos artistes sous leur naturel.

Mais le Bye Bye reste une institution qui aura toujours sa place comme émission de fin d’année. Peu importe ce qui en résulte, c’est comme la bouteille de champagne, les bulles et les feux d’artifices pour le changement d’année; INDISPENSABLE ET INCONTOURNABLE ! Et un gros merci à toute l’équipe, la PME, derrière tout ça. Mission accomplie !

Une mascarade à la Justin

Photo: Journal de Montréal

Vous vous rappelez notre premier ministre Justin Trudeau qui se déguisait il n’y a pas si longtemps, en visite officielle en pays étranger. Il se croyait un soir d’Halloween. Il était la honte de tous les Canadiens et son dernier voyage en Inde s’est soldé par une critique sévère et négative, de la planète entière. C’était vraiment de très mauvais goût et ce cher Justin est rentré dans le rang et mis de côté ces frasques stupides. Les députés de Québec solidaire, Catherine Dorion et Sol Zanetti, empruntent la même avenue et je leur souhaite le même résultat qu’a connu Justin. L’Assemblée nationale commande un certain respect et le décorum qui vient avec. À cet égard, les propos de François Paradis m’étonnent et j’ai bien hâte de connaitre le dénouement de cette autre mascarade.

De toutes les analyses et commentaires que j’ai lu récemment sur le sujet, c’est celle que Denise Bombardier publiait dans les pages d’opinions du Journal de Montréal du 7 décembre dernier, et qui rejoint mon opinion et que je veux partager avec vous.

LA POLITIQUE DES APPARENCES Denise Bombardier

Québec solidaire n’a pas besoin d’adversaires. Ses quelques députés déguisés en « monde ordinaire » dans les lieux hautement symboliques de l’Assemblée nationale ont réussi en quelques semaines à caricaturer définitivement leur parti.

Ces ados trentenaires mènent une « révolution » en s’accoutrant de vêtements et de chaussures dont ils croient qu’ils sont des armes idéologiquement efficaces.

Ils confondent leurs enfantillages avec leur combat politique, en l’espèce, le lutte des classes dont ils sont les hérauts, c’est-à-dire ceux qui transmettaient autrefois les déclarations de guerre, à défaut d’être des héros, des personnes reconnues pour leur courage.

Ce sont des sous-produits de leur modèle absolu en la matière, Justin Trudeau en Inde, qui a provoqué un tsunami de rires qui ont fait des vagues à travers la planète entière.

Ces innocents au sens propre du terme, qui ont une estime d’eux-mêmes proportionnelle à leur allure provocatrice, se croient futés. Ils rêvent d’une Assemblée nationale décomplexée sur le modèle de ce qu’ils croient être le désir du peuple, qu’ils veulent incarner physiquement et esthétiquement.

MISSIONNAIRE

Québec solidaire se perçoit comme un missionnaire, comme la véritable incarnation du peuple. Manon Massé, par exemple, aime parler cru et dru, de façon directe, sans flafla, employant des sacres, des onomatopées ou des métaphores, genre « tarte aux pommes » pour désigner l’intervention du premier ministre à l’ouverture de la session.

C’est par de tels coups d’éclat que les députés de Québec solidaire attirent les médias comme des mouches attirées par le miel et qu’ils font la manchette au quotidien. Cette politique des apparences leur est politiquement rentable, croient-ils.

Or, cette manière d’être des élus de QS est à la fois ridicule, choquante et ignorante. Les institutions et au premier chef le cœur de l’expression démocratique qu’est le Parlement devraient fonctionner dans le plus grand respect du décorum. Personne ne peut se comporter dans la Maison du peuple comme s’il était chez lui.

TRADITIONS PARLEMENTAIRES

L’Assemblée nationale revêt un caractère quasi sacré. C’est un lieu où la politique ne s’exerce pas comme elle peut se dérouler dans la rue. C’est la raison pour laquelle les citoyens ne peuvent accepter le fait que leurs représentants aient un comportement qui témoigne d’un manque de dignité et de respect des règles, sans égard pour les traditions parlementaires. À l’Assemblée nationale, l’habit fait le moine.

Si les règles de conduite à l’Assemblée nationale sont floues, c’est que personne ne pouvait prévoir que des élus se présenteraient un jour en baskets, en jeans et en camisoles ou chaussés d’une paire de bottines Dr Martens, les chaussures dont raffolent les voyous casseurs.

En société, la loi n’est pas le seul critère de référence. Les normes sont essentielles dans les lieux de travail. La vie en société ne peut tolérer des comportements de gens qui se croient le nombril du monde et refusent de respecter les institutions qui les contiennent. Que ces élus changent de rôles. Qu’ils deviennent des amuseurs publics plutôt que des représentants du peuple.

Salmigondis

C’EST ANORMALEMENT LONG

Quand le gouvernement met sur pied un comité, ou un groupe de travail, pour encadrer une pratique, c’est long pas à peu près. La preuve; « En 1999, après une série d’accidents survenus lors de poursuites policières, le ministère de la Sécurité publique a créé un groupe de travail pour encadrer la pratique. Revue trois fois depuis, ses recommandations sont en cours de révision, selon une demande d’accès à l’information datant de juillet. » Journal de Montréal, 20 novembre 2019.

Comment expliquer pareille éternité à aboutir d’une telle commande. À quelque part, il y a quelqu’un qui dort au gaz… rémunéré en plus !

CON UN JOUR, CON TOUJOURS

C’est cette vidéo que Radio-Canada a présenté récemment et qui montre un employé de Postes Canada, en uniforme, sortir d’une succursale de la SAQ avec deux bouteilles sous le bras et devant les grévistes de cette même SAQ qui faisaient du piquetage pour obtenir une nouvelle convention collective échue depuis mars 2017. Pas très fort comme solidarité, dans le contexte ou les employés de Postes Canada sont également en grèves rotatives. Il y en a qui résonnent avec une cervelle d’oiseau. En conséquence, la présidente du syndicat de Postes Canada s’est excusée auprès du syndicat de la SAQ… voilà un geste de solidarité.

HYDRO-QUÉBEC ET SA FACTURATION ANGLAISE

Pas beau ça ? Le français est la langue officielle du Québec et si vous voulez votre facture d’électricité en anglais, grand bien vous fasse. Demandez et vous recevrez. Un autre pas vers l’assimilation. Contrairement à Ford en Ontario qui a bûché sur les franco-ontariens avec une masse, nous on est plus subtils, plus hypocrites. Hydro a demandé aux Québécois ce qu’ils pensaient de fournir une facture unilingue anglaise aux citoyens qui le demandent. 52% des répondants, probablement déjà assimilés, ont trouvé ça logique. Que voulez-vous que ça leur fasse. C’est la mode au Québec francophone… tu maîtrises l’anglais ? Fuck le français !

Alors, les asiatiques, russes, et autres dialectes, demandez à Hydro-Québec d’avoir une facture dans votre langue. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Demandez et vous recevrez. Le client à raison. Tant qu’à beurrer épais. Et comme l’affirmait récemment Richard Martineau : « C’est que finalement, tu peux faire affaire seulement en anglais au Québec. Tu peux venir au monde, tu peux aller à l’école, tu peux te faire soigner, tu peux travailler, tu peux recevoir tes factures, tu peux mourir, en anglais seulement. » La réalité en pleine face… au Québec !

Bonne nouvelle de dernière heure : la ministre de la Culture et des Communications Nathalie Roy, a pris position; « Oubliez les factures d’Hydro-Québec unilingues anglaise ». À suivre…

REVOIR UN SYSTÈME CORROMPU

Comme le dit l’adage « plus tu en as et plus tu en veux ». C’est ce à quoi me fait penser le train de vie de certains médecins, déjà grassement payés, et qui se font rembourser avec des fonds publics, leurs visites dans des centres de santé en pleine nature, pour des ressourcements. Une activité qui leur est propre et réservée, pour mieux faire face au stress quotidien. Je suis outré que mes sous servent à ça dans ce système corrompu à l’os. Si j’étais un infirmier, je le serais encore plus parce que leur dose de stress est encore plus importante. Une chasse gardée réservée aux toubibs. C’est pas merveilleux ça…?

Et quel gouvernement osera bannir tous ces abus, considérés en plus, comme de la formation en continu. Faites-moi rire. Nous sommes dans une société où c’est au plus fort la poche. Le dernier rapport de la vérificatrice générale Guylaine Leclerc, présenté dernièrement, est assez éloquent entre autre, sur la surfacturation des médecins en 2016, qui s’élève à 10 M$. Et qui a payé tout ça ? Le CONtribuable !

La farce a assez duré

Bombardier est rendu une vraie farce après les milliards de dollars qu’on leur a donné au fil des ans. Les administrateurs s’enrichissent à outrance avec NOTRE fric et voilà qu’ils règlent la question en faisant des mises à pied. Eux, ils ne fouillent pas dans leurs poches qui débordent littéralement.

Emmanuelle Latraverse de TVA Nouvelles a émis son opinion récemment. Point de vue que je partage de la première à la dernière ligne, et c’est ce texte que je vous propose aujourd’hui.

« BOMBARDIER LAISSE LES AUTRES PAYER LES POTS CASSÉS » Emmanuelle Latraverse

Il paraît que les familles de 2500 travailleurs de Bombardier potentiellement mis à pied au cours des 18 prochains mois peuvent dormir tranquilles, ou presque. Quelqu’un veille au grain.

Québec veille au grain, l’industrie aérospatiale québécoise veille au grain, leur syndicat veille au grain, bref tout le monde sauf leur patron.

Sous couvert d’une énième restructuration pour espérer rentabiliser Bombardier, ses dirigeants auront réussi quelque chose que l’on croyait impensable il y a quelques années à peine: finaliser le divorce avec les Québécois.

Comme si Bombardier avait oublié d’où elle venait et qui a financé sa prospérité et sa survie.

LE PDG FANTÔME

« Une réduction d’environ 5000 postes à l’échelle de l’entreprise au cours des 12 à 18 prochains mois. »

Dix-sept mots sur un communiqué de 3170. Rien de plus. Rien de moins.

Depuis, le PDG Alain Bellemare n’a pas tenu à rassurer ses employés.

Il n’a pas non plus daigné se présenter lors du sommet d’urgence convoqué par le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon auquel tous les autres grands acteurs de l’industrie aéronautique ont participé.

Que voulez-vous… Il est occupé M. Bellemare. Il gère une compagnie de 70 000 employés dans 29 pays avec des revenus de 16 milliards.

Il avait mieux à faire lundi matin que de s’assurer que toute l’expertise, tout le talent dans lequel nos gouvernements ont investi depuis des décennies ne soient pas sacrifiés dans sa grande restructuration.

Ne vous en faites pas, nous explique le VP Olivier Marcil, «il soutient l’initiative. »

On l’espère bien! Toute l’industrie se mobilise pour sauver SES employés!

Finalement, le silence et l’absence d’Alain Bellemare ont surtout pris des airs d’aveu. Bombardier n’est plus le navire amiral de l’industrie aéronautique qu’elle a déjà été. Et avec la vente prochaine des opérations entourant les jets régionaux, elle le sera encore moins.

ET SI OTTAWA AVAIT EU RAISON

Rappelez-vous toutes les critiques qu’avait essuyées le gouvernement Trudeau en 2017 pour la timidité de son aide à la C-Series.

Bombardier au bord du gouffre avait obtenu 1 milliard de Québec et sommait Ottawa de lui consentir une aide semblable.

C’en était presque une question de patriotisme économique. Ce fut certainement l’occasion d’un nouveau débat sur l’influence de Bay Street au ministère des Finances, la haine de Toronto envers le fleuron québécois, et j’en passe.

Et pourtant… Un an et demi plus tard, après cette vague de compressions, les bonus faramineux aux dirigeants, et surtout les emplois délocalisés à Plattsburgh et ailleurs, on est en droit de se demander jusqu’où Bombardier a su manipuler les gouvernements, et l’opinion publique, pour assurer sa survie.

Bien des Québécois ont le 1 milliard de dollars pour la C-Series en travers de la gorge.

Et pourtant, à Ottawa, silence radio, ou presque.

C’est vrai, conservateurs et néo-démocrates affirment haut et fort qu’il ne faut plus accorder de l’aide à des entreprises sans garanties d’emplois.

La réalité c’est qu’en 2017 Ottawa avait vu juste.

Du prêt de 372,5 millions$ consentis par Ottawa, le tiers est allé à la C-Series dont les emplois sont sauvegardés par la transaction avec Airbus, et 250 millions $ à la recherche et développement pour le Global 7000, le seul avion de Bombardier qui semble vraiment à l’abri.

À la lumière de l’attitude de Bombardier au cours des derniers jours, finalement, Ottawa avait peut-être raison de ne pas lui faire un autre chèque en blanc.

RÉPARER LES POTS CASSÉS

Bombardier restructure, et laisse les autres réparer les pots cassés. Quel beau spectacle d’arrogance de la part d’une entreprise qui a bénéficié de quelque 4 milliards de dollars de fonds publics au fil des ans.

Le ministre Pierre Fitzgibbon a certainement envoyé une mise en garde lundi, en indiquant que la productivité de l’usine de La Pocatière sera à l’ordre du jour de sa rencontre prochaine avec Alain Bellemare. Lire ici, trouvez une façon d’y amener de l’ouvrage avant que l’on vous accorde d’autres contrats.

La direction de Bombardier a peut-être posé les bons gestes pour rassurer ses actionnaires du secteur privé.

Mais depuis une semaine, elle a du même souffle dilapidé un de ses atouts les plus précieux: la fierté profonde et l’affection historique qui liait les Québécois à l’entreprise de Joseph Armand.

Automobilistes téméraires

Bon ! La première neige est tombée et l’hiver sera officiellement là dans un mois… comme tous les ans. En prenant la route j’ai pu observer le comportement des conducteurs sur le chemin et ma foi, ils sont encore en été, sur pavé sec; vitesse excessive sur la neige, suivre de trop près, enfin bref, ils sont tellement téméraires que ça fait peur. Pire encore, beaucoup n’ont pas encore posé leurs pneus à neige. Aucune excuse ne justifie pareille insouciance.

Je suis tombé sur l’article de Lise Ravary dans les pages d’opinions du Journal de Montréal de dimanche dernier. Il rejoint totalement ma pensée sur le phénomène, et elle a réussi à très bien le résumer. Un texte à lire, à conserver et surtout à mettre en pratique. C’est l’article que je vous propose aujourd’hui.

LA NEIGE REND-ELLE NONO ? Lise Ravary

On a beau savoir que le Québec est un territoire nordique, que le risque de tempête est élevé dès novembre, que la neige tend à s’accumuler, que la poudrerie annule la visibilité et que la glace, ça glisse, chaque année, c’est la même chose : la neige prend tout le monde par surprise.

Combien se sont exclamés « ah ben, r’gardon, y neige ! » jeudi matin, avec un étonnement sincère ? Avant de se frapper le front en se souvenant que les pneus à neige créchaient dans le coffre de l’auto depuis mai.

À quoi pensent ces automobilistes qui attendent à la toute dernière minute pour se chausser pour l’hiver ? Que le bonhomme hiver version Michelin leur envoie un texto ?

LES INVINCIBLES

Et même lorsqu’on a encaissé le choc que l’hiver est arrivé, adapter sa conduite ne semble pas évident pour tous. On a beau clamer comme Dominique Michel : « j’haguis l’hiver… », nous sommes tenus à ses caprices.

Sur les autoroutes, les automobilistes, en particulier les propriétaires de 4 x 4 et surtout de tout-terrain style jeep se croient invincibles, roulent dans le blizzard comme si c’était l’été. Qu’on se le dise, conduire pépère quand il neige à fendre le ciel mène rarement dans le fossé. Ou pire.

Une mention de déshonneur aux camionneurs qui maintiennent 105 km/h quelles que soient les conditions. Je vous vois sur la 20 l’hiver intimider les automobilistes qui trouvent que 90 km/h dans une tempête, c’est suffisant.

Que dire de la distance entre les véhicules ? Quand ça glisse, rien de mieux pour éviter un carambolage que de garder une généreuse distance avec l’auto qui nous précède, même quand on est coincé dans la voie de gauche derrière quelqu’un qui ignore qu’elle sert au dépassement seulement.

Et si vous ne voyez pas de véhicule devant vous, ce n’est pas nécessairement parce qu’il n’y en a pas. La science a confirmé que la neige réduit la vision. J’aime mieux tout faire pour ne pas me retrouver sur le siège arrière de l’auto devant.

MA NÉGLIGENCE

Il m’arrive de penser que l’automobiliste moyen – dont je suis – laisse son cerveau à la maison quand s’annonce une tempête. Ce n’est pourtant pas compliqué : hiver = tempête = danger = accident. Pourtant, même quand la météo annonce de la chnoute, des gens s’aventurent en auto sans liquide lave-glace ni balai à neige. Et de bottes dans les pieds.

Avec de vieux essuie-glaces qui laissent des traces de caoutchouc sur le pare-brise à chaque passage des lames.

Je dois confesser un de mes péchés d’hiver. J’arrive systématiquement en retard à mes rendez-vous dès les premiers flocons parce que j’oublie d’allouer du temps pour déneiger ma petite Golf, la tâche que je déteste le plus au monde, après vider le lave-vaisselle.

D’ailleurs, je n’ai plus de lave-vaisselle. Est-ce que ça compte dans les pactes écologiques ou si c’est ma Golf le problème ? Mais voyez-vous, à la campagne, sans auto, c’est comme un hiver sans neige : impossible !

Un réseau routier malade, qui a besoin de soins

Êtes-vous de ceux qui se tapent des heures de congestion dans la grande région de Montréal ? Que vous soyez de n’importe quelle agglomération, les journées sont longues pour rentrer ou revenir du travail.

J’habite la Rive-Sud de Montréal et l’autoroute 30 est devenu un immense stationnement une grande partie de la journée. Les ingénieurs qui ont planifié ces routes n’ont pas pensé plus loin que le bout de leur nez. Pourtant, il suffit de traverser la frontière pour constater les différences de conception de voies rapides entre les deux pays.

Chez nos voisins du sud, les routes sont larges, rarement moins de trois voies avec des sorties et des entrées sur d’autres voies supplémentaires étendues sur des kilomètres pour éviter des effets d’entonnoirs. Nous sommes trop sans dessins ou quoi ? La 20, de St-Hyacinthe au pont tunnel et même jusqu’à la 40, la 30 entre la 15 et la 20, de même que la 10, de Montréal jusqu’à la 35, auraient dû être construites à trois voies au minimum, afin d’éviter les déboires que l’on connaît aujourd’hui.

Mario Dumont en a fait le sujet de sa chronique dans le Journal de Montréal du 2 novembre et c’est ce que je veux partager avec vous.

UN RÉSEAU ROUTIER SOUS DÉVELOPPÉ Mario Dumont

Le débat sur le troisième lien continue à animer Québec. Dans le contexte de 2018, le débat tourne à la controverse environnementale. Ceux qui favorisent ce projet sont vite taxés de vouloir miser sur l’automobile au détriment du transport en commun, donc au détriment de l’environnement.

Pourtant, des questions semblables se posent à plusieurs autres endroits. Certaines routes du Québec sont congestionnées constamment. Explications : ce sont tout simplement des routes inadaptées aux régions ou aux populations qu’elles sont censées desservir. Des régions dont la population a explosé sans que les routes suivent.

La vérité, c’est que le réseau routier québécois est carrément sous-développé, Il est encore au niveau des années 1970, à l’époque du « On est 6 millions, faut se parler ». Nous sommes maintenant près de 8 millions et demi. De surcroît, durant la même période, la population s’est concentrée vers les centres urbains que sont Montréal et Québec.

TROIS VOIES

Des exemples me frappent. On parle rarement de l’autoroute 20 dans l’axe Québec Montréal. Cette route (que j’ai sillonnée intensivement depuis 30 ans) est de plus en plus encombrée. Le sujet est rarement débattu sur la place publique, mais l’autoroute 20 à seulement deux voies ne fait plus l’affaire.

Montréal est devenue une agglomération de trois millions d’habitants. La Capitale n’est plus une petite ville, mais une grande agglomération d’environ un million d’habitants. L’axe principal reliant deux zones urbaines de pareilles envergures devrait être une autoroute à trois voies, dont celle de gauche est interdite aux camions.

Aux États-Unis comme dans la plupart des pays avancés, ce serait le cas. On ne peut pas faire semblant de s’étonner de la congestion lorsque les infrastructures sont tout simplement inadaptées aux besoins.

Même scénario pour la portion centrale de l’autoroute 30 sur la Rive-Sud de Montréal. Depuis des décennies, le ministère des Transport savait que lorsque la 30 serait devenue une véritable voie de contournement de l’île, la section urbaine serait congestionnée du matin au soir. C’est exactement ce qui arrive. Les maires de la région demandent unanimement qu’on l’élargisse à trois voies.

Quant au troisième lien à Québec, force est de constater qu’à l’exception du petit traversier Québec-Lévis, la structure routière de la région de la capitale prend la forme d’un fer à cheval plutôt qu’une ceinture qui fait complètement le tour, comme dans la plupart des villes importantes.

ET LE TRANSPORT EN COMMUN

La 30, la 20 ou le 3e lien ne sont que des exemples. Il ne faut surtout pas placer en opposition des projets nécessaires qui visent à corriger un réseau routier déficient et l’urgence de développer le transport en commun. Ce sont deux priorités autant pour améliorer la fluidité des déplacements que pour réduire les émissions atmosphériques.

Des véhicules immobilisés polluent, gâchent la vie des citoyens et retardent la livraison des marchandises. Croire que l’amélioration des transports collectifs va régler tous les problèmes de transport constitue une illusion.

Nos transports en commun sont sous-développés ? Notre réseau routier aussi.

La langue française écrite s’en va où ?

Assez désastreux l’échec massif des futurs profs en français, comme le rapportait le Journal de Montréal dans son édition du 1er novembre, et en première page par surcroît. Où s’en va la relève ? Que deviendra notre société si elle n’est même plus capable d’écrire correctement les mots de sa propre langue maternelle ?

On le constate à pleine page sur les réseaux sociaux, dans les courriels et toutes les communications écrites; il faut parfois relire et relire encore pour essayer de comprendre. Avec les logiciels informatiques qui suggèrent les corrections à apporter à nos écrits, beaucoup de personnes en font fi sans se donner la peine de corriger et surtout de comprendre les raisons de l’erreur.

L’ère de la phonétique adoptée un peu partout durant les trente dernières années, aura définitivement été un obstacle à notre apprentissage de la langue française et on en mesure toute l’étendue aujourd’hui.

Denise Bombardier en faisait l’objet de son article, le 2 novembre dernier. Une opinion que j’endosse complètement et que je veux partager avec vous.

LE FRANÇAIS POUR LES NULS Denise Bombardier

Avis aux lecteurs : n’écrivez pas que je moralise, que je suis élitiste et autre bêtise de la sorte.

Ne me dites pas que la langue française est trop difficile et complexe. C’est notre langue maternelle. Demandez aux Arabes, aux Japonais, aux Chinois de vous parler de leur langue respective qu’ils ne réussissent à maîtriser qu’après dix années à travailler sans relâche pour l’écrire correctement.

Ne me dites pas non plus que l’orthographe et la syntaxe sont des détails, qu’il s’agit de s’exprimer, de se faire comprendre avec ou sans l’accord du participe passé, avec ou sans un trait d’union, même si on écrit « françait » en parlant de la langue.

L’échec massif des futurs professeurs à l’examen de français à l’université, et ce, depuis des décennies, nous oblige à dresser un constat plus que douloureux, plus que déprimant. L’enseignement du français au Québec aux niveaux primaire et secondaire est calamiteux.

DÉNI

Les futurs enseignants sont le produit d’une incompétence sociale, politique et culturelle d’un Québec qui n’a plus le respect de lui-même. Un Québec dont la langue est atteinte d’une maladie sournoise non reconnue. Nous sommes collectivement dans le déni. L’échec lamentable de ces futurs maîtres quand il s’agit de réussir un test de la langue aux difficultés en principe minimes pour ceux qui espèrent enseigner à nos enfants, donc pour ceux qui vont servir de modèles de référence, n’annonce pas des lendemains qui chantent pour notre avenir linguistique.

Les candidats à l’enseignement primaire devraient être choisis parmi les meilleurs. Leurs conditions de travail, dont le salaire, devraient être rehaussées. Une société croit à l’éducation publique de qualité lorsqu’elle valorise ses maîtres, sans qui les enfants ne peuvent pas progresser intellectuellement.

Il est faux d’affirmer que les Québécois aiment leur langue et ont à cœur l’éducation. Les statistiques canadiennes démontrent le contraire. Au Canada anglais, l’éducation est d’abord un objectif des parents, et le niveau de diplomation supérieur à celui du Québec est là pour le prouver.

Le nouveau ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, qui a enseigné 17 ans au niveau primaire, a écrit un essai intitulé Et si on réinventait l’école ? La volonté manifestée par le premier ministre François Legault de placer l’éducation au centre de son action politique explique donc son choix du nouveau ministre.

FAIBLESSES

Nos faiblesses endémiques en matière d’enseignement du français sont les conséquences des choix catastrophiques de générations de technocrates au ministère de l’Éducation.

Que l’enseignement de l’anglais connaisse des problèmes aux États-Unis, que celui en France inquiète le ministre actuel, le politicien le plus populaire de son pays, qui a décidé de remonter le niveau général d’enseignement, ne justifie pas le cuisant échec de l’enseignement du français au Québec, une société fragilisée dans sa culture.

Nous avons besoin d’une révolution éducative après tant d’années de détérioration. Notre langue souffre, nos jeunes sont les victimes de nos délires éducationnels passés, et les enseignants qui ne pratiquent pas le corporatisme syndical sont transformés en boucs émissaires.

Au secours, monsieur le ministre de l’Éducation !

Trump, Trudeau, profils semblables

On a beau trouver idiot Donald Trump aux États-Unis, Selphie Trudeau affiche un profil semblable. En feuilletant mon journal ce matin, je tombe sur une affirmation qui titre « Le pot n’est pas bon pour la santé, rappelle Justin Trudeau ». Si ce n’est pas nous rire en pleine face, je ne sais pas ce que c’est ?

Et il en rajoute; « La raison pour laquelle on fait la légalisation, c’est parce que, actuellement, dans l’ancien système, les enfants ont trop facilement accès au cannabis », et il est LE PREMIER MINISTRE DU CANADA. Finalement, pour occuper ce poste, il ne faut pas avoir un trop fort quotient intellectuel. Et il nous prend systématiquement pour des imbéciles.

Et le plus sérieusement du monde, il affirme; « On n’est pas en train de contrôler le cannabis parce qu’on pense que c’est bon pour la santé. Au contraire, on est en train de contrôler le cannabis parce qu’on sait que ce n’est pas bon pour nos enfants. C’est un produit qui n’est pas recommandable ». Depuis quand, a-t-il une conscience? Il faut être assez hypocrite pour parler de cette façon quand on sait très bien que la légalisation rapporte très gros… aux riches amis libéraux notoires. Avec des actions boursières qui engendrent des profits de plus de 3 000% en trois ans, on comprend toute la magouille.

Trudeau, Trump, c’est la même cochonnerie, à des degrés différents certes, mais les profils sont les mêmes. Quoi penser de ces abuseurs de systèmes si ce n’est qu’il se fassent montrer la porte à coups de pieds au postérieur à la première occasion électorale… si le peuple n’est pas trop « gelé. »

L’éducation au Québec; un virage drastique s’impose

Lors d’une des récentes diffusion de JE, à TVA, les lacunes importantes sur l’éducation au Québec ont été dévoilées et principalement envers les élèves ayant des besoins particuliers. D’années en années, leur nombre ne cesse d’augmenter et les ressources spécialisées (orthophonistes, orthopédagogues, psychologues, etc.) ne suffisent pas. Les enfants sont laissés à eux-mêmes. Une émission qui aurait facilement faire deux heures.

Il faut un virage drastique en éducation en commençant par une commission d’enquête pour faire toute la lumière sur la question. Moi j’en ai des questions auxquelles je n’ai pas de réponses;

– Pourquoi le nombre d’enfants avec des besoins particuliers ne cesse d’augmenter ? Ils sont 200 000, au moment où on se parle et on dit que ça va encore augmenter.

– Pourquoi le désintéressement et le manque de ressources pour palier aux besoins ?

– Pourquoi continue-t-on de financer les écoles privées, alors que les ressources financières devraient toutes être dédiées au secteur public ?

– Pourquoi c’est si difficile de former des enseignants ou de les encourager par des mesures concrètes ?

Quand on constate que les enfants de l’ex-ministre Proulx lui-même, fréquentent l’école privée, comment pouvait-il être sensible à ce qui se passe dans le réseau scolaire public ? Son choix laissait planer des doutes.

On injecte 2,6 milliards de dollars annuellement en éducation et on ne règle rien. Ça me fait penser à la santé; encore là, des sommes astronomiques injectées dans ce milieu et on réussi à trancher une demi-heure de temps d’attente… et bourrer les poches des médecins spécialistes. Pourtant, je voyais Jean Charest lors de son premier mandat en 2003, affirmer catégoriquement que les temps d’attente, c’était terminé ! Une farce qui dure depuis 15 ans et qui nous coûte de plus en plus cher. Je répète la phrase massue d’Infoman au parti Libéral du Québec, sur ses promesses après 15 ans de pouvoir; « Pourquoi vous ne l’avez pas fait avant ». Et vlan !

Vous souvenez-vous de notre petite école ? Les professeurs représentaient l’autorité et la compétence indiscutable. Aujourd’hui, c’est l’impuissance. La société progresse, mais dans le mauvais sens. On complique les choses simples comme le bulletin auquel on s’est obstiné pendant des années. Une grosse côte à remonter.

Aujourd’hui, c’est le bordel. Curieusement nos gestionnaires d’aujourd’hui, viennent de la génération des bouleversements et réformes majeurs en éducation. Je me souviens que ces matières avaient tellement évoluées, comparativement à mon époque, que j’avais de la difficulté à aider mon fils dans ses travaux scolaires.

Ça prend un coup de barre important et le nouveau gouvernement Legault, maintenant majoritaire, devra en faire sa priorité et de grâces concentrer le fric au public. Il doit amorcer quelque chose de majeur, de stimulant. L’exemple doit venir d’en haut, où les décisions  se prennent. Il faut agir, et rapidement.