Un réseau routier malade, qui a besoin de soins

Êtes-vous de ceux qui se tapent des heures de congestion dans la grande région de Montréal ? Que vous soyez de n’importe quelle agglomération, les journées sont longues pour rentrer ou revenir du travail.

J’habite la Rive-Sud de Montréal et l’autoroute 30 est devenu un immense stationnement une grande partie de la journée. Les ingénieurs qui ont planifié ces routes n’ont pas pensé plus loin que le bout de leur nez. Pourtant, il suffit de traverser la frontière pour constater les différences de conception de voies rapides entre les deux pays.

Chez nos voisins du sud, les routes sont larges, rarement moins de trois voies avec des sorties et des entrées sur d’autres voies supplémentaires étendues sur des kilomètres pour éviter des effets d’entonnoirs. Nous sommes trop sans dessins ou quoi ? La 20, de St-Hyacinthe au pont tunnel et même jusqu’à la 40, la 30 entre la 15 et la 20, de même que la 10, de Montréal jusqu’à la 35, auraient dû être construites à trois voies au minimum, afin d’éviter les déboires que l’on connaît aujourd’hui.

Mario Dumont en a fait le sujet de sa chronique dans le Journal de Montréal du 2 novembre et c’est ce que je veux partager avec vous.

UN RÉSEAU ROUTIER SOUS DÉVELOPPÉ Mario Dumont

Le débat sur le troisième lien continue à animer Québec. Dans le contexte de 2018, le débat tourne à la controverse environnementale. Ceux qui favorisent ce projet sont vite taxés de vouloir miser sur l’automobile au détriment du transport en commun, donc au détriment de l’environnement.

Pourtant, des questions semblables se posent à plusieurs autres endroits. Certaines routes du Québec sont congestionnées constamment. Explications : ce sont tout simplement des routes inadaptées aux régions ou aux populations qu’elles sont censées desservir. Des régions dont la population a explosé sans que les routes suivent.

La vérité, c’est que le réseau routier québécois est carrément sous-développé, Il est encore au niveau des années 1970, à l’époque du « On est 6 millions, faut se parler ». Nous sommes maintenant près de 8 millions et demi. De surcroît, durant la même période, la population s’est concentrée vers les centres urbains que sont Montréal et Québec.

TROIS VOIES

Des exemples me frappent. On parle rarement de l’autoroute 20 dans l’axe Québec Montréal. Cette route (que j’ai sillonnée intensivement depuis 30 ans) est de plus en plus encombrée. Le sujet est rarement débattu sur la place publique, mais l’autoroute 20 à seulement deux voies ne fait plus l’affaire.

Montréal est devenue une agglomération de trois millions d’habitants. La Capitale n’est plus une petite ville, mais une grande agglomération d’environ un million d’habitants. L’axe principal reliant deux zones urbaines de pareilles envergures devrait être une autoroute à trois voies, dont celle de gauche est interdite aux camions.

Aux États-Unis comme dans la plupart des pays avancés, ce serait le cas. On ne peut pas faire semblant de s’étonner de la congestion lorsque les infrastructures sont tout simplement inadaptées aux besoins.

Même scénario pour la portion centrale de l’autoroute 30 sur la Rive-Sud de Montréal. Depuis des décennies, le ministère des Transport savait que lorsque la 30 serait devenue une véritable voie de contournement de l’île, la section urbaine serait congestionnée du matin au soir. C’est exactement ce qui arrive. Les maires de la région demandent unanimement qu’on l’élargisse à trois voies.

Quant au troisième lien à Québec, force est de constater qu’à l’exception du petit traversier Québec-Lévis, la structure routière de la région de la capitale prend la forme d’un fer à cheval plutôt qu’une ceinture qui fait complètement le tour, comme dans la plupart des villes importantes.

ET LE TRANSPORT EN COMMUN

La 30, la 20 ou le 3e lien ne sont que des exemples. Il ne faut surtout pas placer en opposition des projets nécessaires qui visent à corriger un réseau routier déficient et l’urgence de développer le transport en commun. Ce sont deux priorités autant pour améliorer la fluidité des déplacements que pour réduire les émissions atmosphériques.

Des véhicules immobilisés polluent, gâchent la vie des citoyens et retardent la livraison des marchandises. Croire que l’amélioration des transports collectifs va régler tous les problèmes de transport constitue une illusion.

Nos transports en commun sont sous-développés ? Notre réseau routier aussi.

La langue française écrite s’en va où ?

Assez désastreux l’échec massif des futurs profs en français, comme le rapportait le Journal de Montréal dans son édition du 1er novembre, et en première page par surcroît. Où s’en va la relève ? Que deviendra notre société si elle n’est même plus capable d’écrire correctement les mots de sa propre langue maternelle ?

On le constate à pleine page sur les réseaux sociaux, dans les courriels et toutes les communications écrites; il faut parfois relire et relire encore pour essayer de comprendre. Avec les logiciels informatiques qui suggèrent les corrections à apporter à nos écrits, beaucoup de personnes en font fi sans se donner la peine de corriger et surtout de comprendre les raisons de l’erreur.

L’ère de la phonétique adoptée un peu partout durant les trente dernières années, aura définitivement été un obstacle à notre apprentissage de la langue française et on en mesure toute l’étendue aujourd’hui.

Denise Bombardier en faisait l’objet de son article, le 2 novembre dernier. Une opinion que j’endosse complètement et que je veux partager avec vous.

LE FRANÇAIS POUR LES NULS Denise Bombardier

Avis aux lecteurs : n’écrivez pas que je moralise, que je suis élitiste et autre bêtise de la sorte.

Ne me dites pas que la langue française est trop difficile et complexe. C’est notre langue maternelle. Demandez aux Arabes, aux Japonais, aux Chinois de vous parler de leur langue respective qu’ils ne réussissent à maîtriser qu’après dix années à travailler sans relâche pour l’écrire correctement.

Ne me dites pas non plus que l’orthographe et la syntaxe sont des détails, qu’il s’agit de s’exprimer, de se faire comprendre avec ou sans l’accord du participe passé, avec ou sans un trait d’union, même si on écrit « françait » en parlant de la langue.

L’échec massif des futurs professeurs à l’examen de français à l’université, et ce, depuis des décennies, nous oblige à dresser un constat plus que douloureux, plus que déprimant. L’enseignement du français au Québec aux niveaux primaire et secondaire est calamiteux.

DÉNI

Les futurs enseignants sont le produit d’une incompétence sociale, politique et culturelle d’un Québec qui n’a plus le respect de lui-même. Un Québec dont la langue est atteinte d’une maladie sournoise non reconnue. Nous sommes collectivement dans le déni. L’échec lamentable de ces futurs maîtres quand il s’agit de réussir un test de la langue aux difficultés en principe minimes pour ceux qui espèrent enseigner à nos enfants, donc pour ceux qui vont servir de modèles de référence, n’annonce pas des lendemains qui chantent pour notre avenir linguistique.

Les candidats à l’enseignement primaire devraient être choisis parmi les meilleurs. Leurs conditions de travail, dont le salaire, devraient être rehaussées. Une société croit à l’éducation publique de qualité lorsqu’elle valorise ses maîtres, sans qui les enfants ne peuvent pas progresser intellectuellement.

Il est faux d’affirmer que les Québécois aiment leur langue et ont à cœur l’éducation. Les statistiques canadiennes démontrent le contraire. Au Canada anglais, l’éducation est d’abord un objectif des parents, et le niveau de diplomation supérieur à celui du Québec est là pour le prouver.

Le nouveau ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, qui a enseigné 17 ans au niveau primaire, a écrit un essai intitulé Et si on réinventait l’école ? La volonté manifestée par le premier ministre François Legault de placer l’éducation au centre de son action politique explique donc son choix du nouveau ministre.

FAIBLESSES

Nos faiblesses endémiques en matière d’enseignement du français sont les conséquences des choix catastrophiques de générations de technocrates au ministère de l’Éducation.

Que l’enseignement de l’anglais connaisse des problèmes aux États-Unis, que celui en France inquiète le ministre actuel, le politicien le plus populaire de son pays, qui a décidé de remonter le niveau général d’enseignement, ne justifie pas le cuisant échec de l’enseignement du français au Québec, une société fragilisée dans sa culture.

Nous avons besoin d’une révolution éducative après tant d’années de détérioration. Notre langue souffre, nos jeunes sont les victimes de nos délires éducationnels passés, et les enseignants qui ne pratiquent pas le corporatisme syndical sont transformés en boucs émissaires.

Au secours, monsieur le ministre de l’Éducation !

Trump, Trudeau, profils semblables

On a beau trouver idiot Donald Trump aux États-Unis, Selphie Trudeau affiche un profil semblable. En feuilletant mon journal ce matin, je tombe sur une affirmation qui titre « Le pot n’est pas bon pour la santé, rappelle Justin Trudeau ». Si ce n’est pas nous rire en pleine face, je ne sais pas ce que c’est ?

Et il en rajoute; « La raison pour laquelle on fait la légalisation, c’est parce que, actuellement, dans l’ancien système, les enfants ont trop facilement accès au cannabis », et il est LE PREMIER MINISTRE DU CANADA. Finalement, pour occuper ce poste, il ne faut pas avoir un trop fort quotient intellectuel. Et il nous prend systématiquement pour des imbéciles.

Et le plus sérieusement du monde, il affirme; « On n’est pas en train de contrôler le cannabis parce qu’on pense que c’est bon pour la santé. Au contraire, on est en train de contrôler le cannabis parce qu’on sait que ce n’est pas bon pour nos enfants. C’est un produit qui n’est pas recommandable ». Depuis quand, a-t-il une conscience? Il faut être assez hypocrite pour parler de cette façon quand on sait très bien que la légalisation rapporte très gros… aux riches amis libéraux notoires. Avec des actions boursières qui engendrent des profits de plus de 3 000% en trois ans, on comprend toute la magouille.

Trudeau, Trump, c’est la même cochonnerie, à des degrés différents certes, mais les profils sont les mêmes. Quoi penser de ces abuseurs de systèmes si ce n’est qu’il se fassent montrer la porte à coups de pieds au postérieur à la première occasion électorale… si le peuple n’est pas trop « gelé. »

L’éducation au Québec; un virage drastique s’impose

Lors d’une des récentes diffusion de JE, à TVA, les lacunes importantes sur l’éducation au Québec ont été dévoilées et principalement envers les élèves ayant des besoins particuliers. D’années en années, leur nombre ne cesse d’augmenter et les ressources spécialisées (orthophonistes, orthopédagogues, psychologues, etc.) ne suffisent pas. Les enfants sont laissés à eux-mêmes. Une émission qui aurait facilement faire deux heures.

Il faut un virage drastique en éducation en commençant par une commission d’enquête pour faire toute la lumière sur la question. Moi j’en ai des questions auxquelles je n’ai pas de réponses;

– Pourquoi le nombre d’enfants avec des besoins particuliers ne cesse d’augmenter ? Ils sont 200 000, au moment où on se parle et on dit que ça va encore augmenter.

– Pourquoi le désintéressement et le manque de ressources pour palier aux besoins ?

– Pourquoi continue-t-on de financer les écoles privées, alors que les ressources financières devraient toutes être dédiées au secteur public ?

– Pourquoi c’est si difficile de former des enseignants ou de les encourager par des mesures concrètes ?

Quand on constate que les enfants de l’ex-ministre Proulx lui-même, fréquentent l’école privée, comment pouvait-il être sensible à ce qui se passe dans le réseau scolaire public ? Son choix laissait planer des doutes.

On injecte 2,6 milliards de dollars annuellement en éducation et on ne règle rien. Ça me fait penser à la santé; encore là, des sommes astronomiques injectées dans ce milieu et on réussi à trancher une demi-heure de temps d’attente… et bourrer les poches des médecins spécialistes. Pourtant, je voyais Jean Charest lors de son premier mandat en 2003, affirmer catégoriquement que les temps d’attente, c’était terminé ! Une farce qui dure depuis 15 ans et qui nous coûte de plus en plus cher. Je répète la phrase massue d’Infoman au parti Libéral du Québec, sur ses promesses après 15 ans de pouvoir; « Pourquoi vous ne l’avez pas fait avant ». Et vlan !

Vous souvenez-vous de notre petite école ? Les professeurs représentaient l’autorité et la compétence indiscutable. Aujourd’hui, c’est l’impuissance. La société progresse, mais dans le mauvais sens. On complique les choses simples comme le bulletin auquel on s’est obstiné pendant des années. Une grosse côte à remonter.

Aujourd’hui, c’est le bordel. Curieusement nos gestionnaires d’aujourd’hui, viennent de la génération des bouleversements et réformes majeurs en éducation. Je me souviens que ces matières avaient tellement évoluées, comparativement à mon époque, que j’avais de la difficulté à aider mon fils dans ses travaux scolaires.

Ça prend un coup de barre important et le nouveau gouvernement Legault, maintenant majoritaire, devra en faire sa priorité et de grâces concentrer le fric au public. Il doit amorcer quelque chose de majeur, de stimulant. L’exemple doit venir d’en haut, où les décisions  se prennent. Il faut agir, et rapidement.

Une fois élu… on revient à la normale

François Legault nuance. Déjà, les journaux nous apprennent des assouplissements possibles de ce gouvernement pour le port de symboles religieux chez les fonctionnaires et personnes en autorité. Une manifestation raciste aura eu raison sur les bonnes volontés clairement exprimées par le chef de la CAQ. Chassez le naturel, il revient au galop ! Déjà la controverse… et ils ne sont pas encore assermentés. Ça promet !

Richard Martineau en a fait le sujet de son article d’hier dans le Journal de Montréal, et c’est ce que je veux partager avec vous.

BIP, BIP, FRANÇOIS LEGAULT RECULE ! Richard Martineau

Donc, François Legault est comme tous les autres politiciens.

Exactement pareil. Il plie dès que le vent souffle un peu.

UNE LOI À DEUX VITESSES

Il aura suffi que l’extrême gauche organise une manif le traitant de raciste pour que notre nouveau premier ministre recule et revienne sur sa décision.

C’est ça, l’autre façon de gouverner ? Ça ressemble diablement à l’ancienne… Après ça, on se demande pourquoi le taux de participation fond comme neige au soleil d’élection en élection… Monsieur Legault envisage maintenant de créer une « clause grand-père ».

S’il va de l’avant avec cette idée, sa loi sur l’interdiction des signes religieux chez les fonctionnaires en position d’autorité ne s’appliquera qu’aux nouveaux employés. L’agent Jo Blow, qui est policier depuis cinq ans, pourra porter son crucifix, sa kippa ou son turban au travail, mais Fatima, qui patrouille avec lui jour après jour, ne pourra porter son voile, car elle a été embauchée après l’adoption de la loi.

Imaginez le bordel, vous… C’est comme si on disait : « Steve a le droit de rouler à 100 km/h sur l’autoroute, mais sa femme ne pourra dépasser 80 km/h parce qu’elle a eu son permis de conduire plus tard que lui… » Une loi à deux vitesses, qui touche certaines personnes, mais pas d’autres…

Ça ne tient pas debout deux secondes. Une autre idée toute croche de la CAQ,

Le pire est que ce « compromis » improvisé à la dernière minute pour calmer le jeu ne calmera personne et rendra tout le monde mécontent.

Les défenseurs de la laïcité seront déçus et les gauchistes radicaux qui manifestaient dimanche avec des enfants embrigadés et des slogans en anglais continueront de trouver cette loi raciste. À vouloir plaire à tout le monde, tu ne plais à personne.

TRANSFORMER LE VIN EN KOOL-AID

Alors, c’est ça, la CAQ ? Bon…

Quand j’ai appris que monsieur Legault voulait interdire le port des signes religieux chez les fonctionnaires en position d’autorité, j’ai écrit, avec enthousiasme : « Ça commence bien ! »

Mais là, je dis, avec ironie et désillusion : « Ça commence bien… »

Sans point d’exclamation. Avec un soupir de découragement à la fin de la phrase.

Une petite manif, et pouf, la baloune caquiste s’est dégonflée… Pas fait fort, fort, notre PM. Faudrait qu’il s’achète des vitamines.

Et attendez, ce n’est que le début. Quand le fédéral, la magistrature et les syndicats de profs vont s’en mêler, il ne restera plus grand-chose de sa fameuse loi. Il va reculer sur les profs. Puis il va adopter sa clause « grand-père ».

Il va tellement mettre d’eau dans son vin que ça va finir par goûter le Kool-Aid.

SAUF NOUS

Pendant ce temps, en Algérie, les policières ne portent pas le voile.

C’est interdit. Pour toutes les policières, pas seulement pour les nouvelles recrues. Tu enlèves ton voile ou tu ne travailles pas dans la police. Les Algériens sont-ils racistes ? Bien non, voyons !

Mais nous, oui.

Chaque fois que le Québec propose la moindre mesure concernant la langue, l’immigration ou la laïcité, on se fait traiter de raciste.

Comme si tout le monde avait le droit de légiférer, sauf nous.

Salmigondis

AUGMENTER LA SUBVENTION À L’ACHAT D’UNE VOITURE ÉLECTRIQUE
Grosse promesse de Philippe Couillard s’il est reporté au pouvoir : augmenter la subvention à l’achat d’un véhicule électrique pour atteindre 100 000 véhicules en circulation au Québec dans deux ans. Wow! Et vous l’augmentez de combien…?

1 000$ ! Elle passe de 8 000$ à 9 000 ! C’est une farce monsieur Philippe ? Vous voulez rire de nous ou quoi ? Vous êtes assez déculottés… Mais vous rêvez en couleur. 14 000$ auraient été nécessaires. C’est pas mal moins que ce que votre gouvernement a donné aux toubibs, mais essentiel pour atteindre votre objectif.

LA MASCARADE ACHÈVE
Heureusement que nous sommes à la dernière fin de semaine de la bouffonnerie qui dure depuis une trentaine de jours. Lundi, l’heure de vérité sonnera. Aucun projet de société de la part de ces supposés chefs de gouvernement. Rien à se mettre sous la dent. À les écouter discourir et ne pas cesser de s’insulter, ça promet ! Et dire qu’on va leur remettre notre destinée.

On n’a pas fini d’en voir de toutes les couleurs. Des incompétents sans aucune vision. Nous sommes à des années lumières de vrais politiciens. L’époque des Lévesque, Bourassa, Parizeau me rend nostalgique. Ces hommes qui, peu importe leur allégeance politique, savaient gouverner avec leur cœur et leurs tripes.

LES IGNARES POLITIQUES
Même si c’est assez loufoque, c’est immensément triste d’écouter le dernier vox-pop de Guy Nantel, sur les connaissances politiques des personnes interrogées à la sortie de rassemblements de même nature. Et ce sont des personnes habilitées à voter… Impensable ! C’est le constat qu’il faut tirer de notre jeunesse québécoise.

Ils connaissent par cœur le dernier succès populaire d’un artiste, mais ne peuvent donner le nom du premier ministre du Québec dont on entend parler quotidiennement depuis quatre ans. L’indifférence la plus totale. Merci à Guy Nantel de nous faire découvrir la triste réalité de notre société distincte.

LES TROIS P’TITS COCHONS
Pourquoi ne pas terminer ce texte sur quelque chose d’hilarant ? Une publicité qui me fait sourire et rire à chaque fois qu’elle est présentée à la télévision. Je veux vous parler de la dernière publicité de Rona…, une parodie des Trois petits cochons, drôle au possible, qui se présentent à un commis pour obtenir des conseils sur la construction de leur maison respective.

Le premier veut la bâtir en paille, et le commis est sceptique. Le second propose le bois et le troisième en brique… indestructible. Le commis, à la blague, propose au premier de mettre une botte de foin devant sa maison… la réplique instantanée du premier cochon est à décrocher un sourire lorsqu’il dit « le foin, c’est de la paille…! » et tout le monde s’esclaffe. Bravo au concepteur. Une pub très réussie, rafraîchissante et divertissante, au point de l’écouter au complet, lors des pauses publicitaires d’une émission enregistrée, qu’on veut faire défiler rapidement.

Triste, terne et sans ambition

Est-ce que votre faim a été assouvie au débat des chefs de jeudi soir ? Pas moi ! Je suis resté sur mon appétit avec des politiciens sans vision qui se picossent au lieu de nous présenter un projet de société emballant. Le Parti québécois, en mettant son option d’indépendance en veilleuse, ajoute à cette morosité.

Jean-François Lisée a beau nous dire qu’en 2022 ce sera l’enjeu électorale, la souveraineté manque affreusement en 2018. En voilà un gros projet de société qui stimule. On est tellement assoiffé de pouvoir, qu’on veut d’abord trôner… après on verra. Très mauvaise stratégie !

François Legault, on le connaît. Ex-péquiste et souverainiste, il a défroqué et abandonné la politique pour des raisons personnelles à l’époque, et le voilà à la tête de la CAQ. Son cafouillage sur l’immigration laissera assurément des traces et son chien est mort. Pourquoi ne pas envoyer les poupons à la maternelle dès qu’ils atteignent une année ? La société d’aujourd’hui demande aux bébés de devenir des adultes avant même de parler. Après, on se demande pourquoi les jeunes sont « fuckés », drogués et désabusés. On ne leur donne pas la chance de vivre leur enfance. On en fait des adultes avec la clé dans le cou avant même d’atteindre la puberté.

Philippe Couillard c’est un libéral qui, même si la corruption était moins évidente sous son règne, demeure avec les même valeurs politiques de magouilles à peine voilées. Son petit sourire en coins hypocrite et jaune est loin d’être convaincant. 75$ hebdomadairement pour l’épicerie d’une famille de 4 personnes, il ne faut pas être très familié avec la réalité pour en arriver à cette conclusion. « Les gens n’ont qu’à magasiner les aubaines des circulaires pour réussir pareil exploit ». Ouais…! Pour sauver 5$, ça coûte 10$ en essence. Ce qu’il ne dit pas c’est que son gouvernement nous a surtaxé durant les 3 premières années de son mandat, pour promettre mer et monde à l’approche des élections avec le magot qu’il a mis de côté.

Manon Massé est prête à dépenser 40 milliards de dollars pour nous décrocher la lune. Comment ? Très simple… en siphonnant les riches ! En taxant les compagnies ! En allant chercher le fric où il y en a. Mais où exactement ? On va le savoir après l’élection. Elle va en discuter avec son vice-premier ministre et après, on verra. Un parti à deux chefs, ce n’est pas l’idée du siècle. Quand tes chances de remporter l’élection sont quasi nulles, tu peux bien promettre mer et monde, mais les personnes moindrement politisées n’embarquent pas dans ces promesses loufoques.

Je vous prédis l’élection d’un gouvernement minoritaire libéral ou caquiste, qui sera obligé de dépenser 90 millions de NOS dollars dans 18 mois au maximum, pour refaire une autre élection ou plutôt une autre bouffonnerie électorale. Quant à vous, les électeurs, ayez au moins la décence et le devoir d’aller voter. Sinon, fermez-vous la gueule et subissez !

Pour les indépendantistes, continuez de marteler sans réserve les avantages de la souveraineté pour que cet emballant projet de société soit l’enjeu ultime de votre raison d’être. Sinon, laissez votre place à d’autres. Il est minuit moins cinq.

Un dernier conseil avant d’aller voter… regarder au bas de votre plaque d’immatriculation. Vous y verrez « Je Me Souviens… » de quoi ? De chasser les libéraux !

Agaçant ou irritant… à vous de choisir

Est-ce l’âge ou la retraite ? Quoi qu’il en soit, je suis du genre plutôt patient en général. J’aime observer les gens autour de moi et ce ne sont pas les occasions qui manquent pour s’arrêter, regarder et analyser leurs comportements.

Mais, comme la patience a aussi ses limites, quelques agissements m’horripilent royalement. À l’épicerie, sur la route, à l’extérieur bref, un peu partout, on a l’impression que ces personnes sont seules sur la terre. Pour eux, les règles n’existent pas. Ils sont égocentriques et les autres, ils n’en ont rien à foutre.

Pourtant, vivre en société, c’est se plier à certaines règles de conduite, éviter le stress, se comporter avec courtoisie, pour en faire un monde meilleur. Plusieurs le font à merveille alors que d’autres font monter la tension d’un cran. En voici quelques exemples… et si vous en avez d’autres, allez-y de votre commentaire. Ça fait du bien d’en parler et ça évacue le trop plein de frustrations.

À L’ÉPICERIE

Lorsque le panier contient plus de 20 articles et que la personne décide de passer à la caisse rapide pour 12 articles ou moins.

Alors que le client règle une grosse commande et présentant une quarantaine de bons de réduction.

Les consommateurs qui se débarrassent de leur panier d’épicerie ailleurs qu’aux endroits prévus.

SUR LA ROUTE

Les conducteurs incapables de se garer dans un espace de stationnement, sans empiéter sur les lignes de démarcation.

Les gens qui achètent des voitures sans prendre l’option des clignotants.

Les conducteurs qui s’insèrent effrontément et hypocritement dans une longue file de voitures pour essayer de gagner quelques places.

Les conducteurs qui ne diminuent pas la force de leurs phares lorsqu’ils rencontrent d’autres voitures.

Les conducteurs pour qui les lignes sur la chaussée n’ont aucune signification.

Les conducteurs qui suivent de trop près.

Les cyclistes qui en prennent large sur les routes et qui ignorent la file indienne.

Les cyclistes qui n’obéissent pas à la signalisation.

Les gens qui prennent l’accotement pour un dépotoir à ciel ouvert.

EN SOCIÉTÉ

Les gens qui se fichent de tout ce qui est consigne.

Ceux qui promènent leur chien sans laisse et qui profitent de la noirceur pour ne pas ramasser les crottes.

J’en ai oublié ? Ne vous gênez pas pour vous exprimer.

Toujours la langue française

Pour rester dans le bon ton de la présente campagne électorale, hormis l’immigration, la disparition de la langue française anime toujours le débat. Récemment, Antoine Robitaille, chroniqueur au Journal de Montréal, y allait de son article lui aussi sur cet épineux sujet. Il rejoint ainsi mon opinion déjà exprimée sur ce blogue, et c’est ce que je veux partager avec vous en ce dimanche matin zen.

L’EFFACEMENT DU FRANÇAIS Antoine Robitaille

Au moment d’écrire ces lignes, quelques heures avant le débat des chefs, j’ignore s’il a été question du français. Peut-être un peu dans le segment « identité et question nationale », notamment en lien avec la déclaration de François Legault sur ses craintes que ses petits-enfants ne parlent pas français.

PICTOGRAMMES

Gageons qu’on lui a reproché, qu’on a laissé entendre que c’était « xénophobe ».

Je me sens coupable, car j’éprouve à l’occasion des inquiétudes similaires. Pas à cause de l’immigration, mais surtout de l’indifférence, à l’égard du français, de mon gouvernement et d’une partie de ma société.

Dernier exemple, le ministre des Transports André Fortin a décidé qu’on éviterait désormais le plus possible le français sur les panneaux routiers pour le remplacer par des… pictogrammes.

Il a suffi d’une pétition de 7 000 noms réclamant le bilinguisme sur « tous les panneaux et alertes/messages électroniques relatifs à la santé ou la sécurité ».

Pour ne pas céder au bilinguisme proscrit par la loi, Fortin a opté pour l’effacement du français.

SÉCURITÉ

« C’est une question de sécurité », a insisté le député David Birnbaum. Depuis 1977 (année de l’adoption de la loi 101), l’affichage français a-t-il mis en péril la sécurité des automobilistes ? En tout cas, le bilan routier du Québec n’a cessé de s’améliorer depuis.

Le français semble déranger sur ce continent. Plusieurs Québécois intériorisent ce sentiment. Au lieu de valoriser leur différence, ils s’en excusent, souhaitent la « pictogrammiser ».

Même si le Québec est officieusement une « province bilingue », ils voudraient qu’ils le deviennent officiellement. Pour qu’aucun anglophone, jamais, ne se fasse « imposer » ne serait-ce qu’un peu de français.

Le Nouveau-Brunswick, officiellement « bilingue », lui, n’est pas foutu d’organiser un débat des chefs en français. De notre côté, nous en aurons un en anglais, la semaine prochaine. Parfois, j’ai l’impression que nous aspirons à devenir, selon la formule grinçante de Michel Hébert, « un nouveau Nouveau-Brunswick ».

La réelle menace du français au Québec

Dans son article paru dans le Journal de Montréal du 11 septembre, le sociologue Mathieu Bock-Côté vient corroborer à sa façon, l’inquiétude émise par François Legault sur la disparition du français au Québec dans une trentaine d’années. Une opinion que je partage complètement.

À titre d’exemple, alors que j’étais dans un supermarché de Brossard, et au moment de passer à la caisse, j’ai été servi en français mais, dès la transaction terminée, les employés ont commencé à converser en anglais entre eux. Client suivant. Même constat ! C’est là, la réelle menace envers la langue française; son usage. Même si les personnes sont bilingues, leur langue de conversation privilégiée est l’anglais et c’est de plus en plus évident et fréquent, lorsqu’on prête attention partout autour de nous.

C’est le texte que je partage avec vous aujourd’hui.

FRANÇAIS, IMMIGRATION, IDENTITÉ Mathieu Bock-Côté

En annonçant que ses petits-enfants risquaient de ne plus parler français à cause de l’immigration massive, François Legault y est allé d’une formule trop forte, et ses adversaires en ont profité pour faire son procès en disant qu’il jouait au prophète de malheur.

RÉGRESSION

Mais Legault ne se trompait pas sur l’essentiel : nous sommes témoins d’une régression inquiétante du français, masquée par quelques statistiques illusoires, sans cesse martelées dans les médias. On nous répète ainsi que 95% de ceux qui habitent le Québec peuvent soutenir une conversation en français. Mais cela ne nous dit rien sur la langue commune, qui, elle, régresse, comme on peut en faire quotidiennement l’expérience.

Je m’explique : ils sont nombreux, très nombreux, chez les immigrés ou descendants d’immigrés, à pouvoir parler français, mais à préférer parler anglais entre eux. Et plus ce phénomène s’étend, plus la langue normale de notre métropole devient l’anglais. Le jour où 100% des Montréalais pourront soutenir une conversation en français, mais que 35% seulement le parleront au quotidien, faudra-t-il se réjouir ?

Politiquement parlant, il est bien de voir la question du français revenir au cœur de notre vie politique. Depuis un peu plus d’une dizaine d’années, parler d’identité, c’était parler de laïcité. La question n’était pas vaine, et il faudra y revenir, de préférence en l’accouplant à la question du français, car les deux vont de pair et définissent deux dimensions de l’identité québécoise.

INDÉPENDANCE

Mais cela dit, sur le plan linguistique, il y a urgence en la demeure. Et il ne suffira pas d’investir davantage en francisation. C’est aussi une question de rapport de force politique. Au Québec, sous la pression du régime fédéral, le français n’est qu’une langue sur deux, et la loi 101 a de moins en moins de mordant.

On y revient. La seule manière d’assurer l’avenir du peuple québécois, c’est de réaliser l’indépendance.