Salmigondis

LES NOUVEAUX TARIFS DES STATIONNEMENTS EN SANTÉ

Enfin la ministre de la santé, Danielle McCann, a annoncé les nouveaux tarifs de stationnement pour tous les hôpitaux du Québec, les CHSLD, les CLSC et autres établissements de santé.

Les deux premières heures gratuites, un maximum journalier entre 7 et 10 $ pour plus de quatre heures, et un tarif intermédiaire équivalent à 60% du maximum journalier pour le stationnement d’une durée entre deux et quatre heures.

Par ailleurs, je suis définitivement contre les subventions qui seront accordées à ces institutions, payées par nous les CONtribuables. Alors pour subir des baisses de tarifs, aux personnes qui doivent aller dans un établissement de santé, TOUTE la population devra mettre les mains dans ses poches. Un cadeau empoisonné ! C’est absolument inutile cette subvention. Que ces réseaux de la santé se contentent des revenus que génèreront leurs stationnements.

Dernier point curieux, on nous promet l’entrée en vigueur de cette réforme pour le printemps prochain… au plus tard le 20 juin. Oupppsss ! Chanceux que nous sommes. Une journée de plus et c’était l’été !

MICHAEL SABIA QUITTE LA CAISSE DE DÉPÔTS ET PLACEMENTS DU QUÉBEC

Après 11 ans à la tête de la Caisse, son Président quittera en février prochain. À compter de maintenant, on vantera son travail comme lui-même l’a fait, interrogé récemment par Pierre Bruneau à TVA. Comme tout bon politicien, sa promesse de se rendre en 2021 prend le bord. Il quitte pour un nouveau défi en Ontario. Quoi qu’il en soit c’est un milieu tellement fermé qu’on pout s’interroger sur les raisons de son départ précipité.

On sait que le REM a sa part de problème et que les coûts seront pas mal plus élevés que ce qui était prévu. Il se dit satisfait du travail accompli, mais pour ma part, ce que je lui reproche, c’est d’avoir usé abondamment des paradis fiscaux. Ces investissements qui se poursuivent malgré les intentions murmurées des gouvernements pour les combattre. Encore des coups d’épées dans l’eau. C’est payant pour l’État, en plus des sommes faramineuses en impôts que les CONtribuables ne cessent de payer.

IL FAUT QU’IL CRÈVE EN PRISON

J’espère sincèrement que la juge Myriam Lachance se rendra aux arguments des différents proches des familles éprouvées, et imposera une peine cumulative pour le meurtrier Ugo Fredette qui a enlevé la vie à deux personnes le 14 septembre 2017. Un tel crime doit se terminer par une peine d’emprisonnement à vie. Il ne doit plus voir le soleil autrement que de sa cellule. Heureusement que la peine de mort ne soit plus en vigueur au Canada parce qu’elle serait trop douce pour cet assassin.

Les témoignages rendus au tribunal le 12 novembre dernier étaient assez éloquents sur le ravage que cet ignoble individu a pu causer dans cette affaire atroce. Le sévère traumatisme provoqué à l’enfant de 6 ans, témoin direct du drame, devrait être prépondérant dans la décision de la juge.

UN GESTE ANTISPORTIF

Pourquoi huer énergiquement P.K. Subban ? Lors de la dernière visite à Montréal des Devils du New-Jersey, les spectateurs ne se sont pas gênés pour le huer à chacune des occasions où il était en possession de la rondelle. Qu’est-ce que P.K. a fait de négatif pour Montréal ? C’est un joueur qui a son style bien à lui, c’est un homme élégant, et qui est loin d’avoir l’air de ces vedettes aux airs délabrés. Il n’a jamais parlé contre Montréal et au contraire, il continue de s’impliquer dans la communauté partout où il passe. Il a gardé de forts liens avec la communauté montréalaise et principalement les enfants.

P.K. n’a tout de même pas demandé à être échangé aux Predators de Nashville. C’est Marc Bergevin qui l’a échangé pour Shea Weber, si on se souvient bien. L’autre soir, au Centre Bell, ce n’était vraiment pas une bonne idée des spectateurs. Je veux bien croire que vous payez votre billet, mais celui-ci ne vous donne pas tous les droits.

Ça reste un sport, un divertissement, et le respect est toujours de mise. Un peu comme le disait Michel Bergeron; « Vous avez applaudi récemment Zdeno Chara pour sa carrière, alors qu’il a failli envoyer Max Pacioretty dans l’éternité, il n’y a pas si longtemps », ça, c’était un geste violent, négatif et inconscient contre un de nos joueurs. Je me souviens…? Permettez-moi d’en douter.

LE FRANÇAIS RÉGRESSE AU QUÉBEC

Ça vous étonne ? Moi, pas ! Et principalement dans la grande région de Montréal on a qu’à voir l’affichage pour le constater. Tout s’anglicise ! Du côté de la langue parlée c’est encore pire; beaucoup d’anglicismes vont partie du vocabulaire quotidien, dont le « Oh my God » qu’on entend à outrance. C’est devenu une mode.

Je souhaite que le ministre Simon Jolin-Barrette fera une importante révision de la loi 101 et surtout mettre l’accent sur son application et faire définitivement un ménage dans l’affichage. Si les plus de 50 ans sont favorables à son durcissement, il en va tout autrement des jeunes d’aujourd’hui qui usent à outrance des expressions de langue anglaise. Au fait, combien de contenu français est accessible sur Netflix ? Sa popularité en est une des causes.

Salmigondis

LA « MISÈRE » DES RICHES

Qu’on le veuille ou non, l’équité sociale est vraiment dégueulasse dans notre société moderne. Moi, ça me donne des hauts le cœur. Il y a des gens qui ont beaucoup de difficultés à joindre les deux bouts, pour quelques raisons que ce soit, pendant que d’autres se noient dans le fric à n’en plus savoir qu’en faire. Je ne les envie pas, loin de là, mais je trouve cela immensément triste.

Pour appuyer mon propos, je prends l’exemple qui me saute aux yeux en lisant mon journal quotidien. C’est l’histoire de Laurent Beaudoin, ancien grand patron de Bombardier (une compagnie qu’on a beaucoup subventionné, nous les CONtribuables). Toujours est-il que ce vieux monsieur vient de faire l’acquisition d’un condo de 7,2 millions $ dans un complexe hôtelier ultra-luxueux du centre-ville de Montréal, et où plusieurs gros bonnets du Québec inc., demeurent. L’unité fait plus de 4000 pieds carrés et compte trois chambres à coucher. La transaction a été faite sans qu’aucune hypothèque soit enregistrée au registre foncier… et tout ça, à 81 ans ! Eh oui… la grosse « misère » des riches.

CONSTRUIRE SUR PILOTIS

Le dossier des inondés de Ste-Marthe-sur-le-Lac avance à pas de tortue. À entendre les partis, le gouvernement prend son temps. Du côté des sinistrés, une poursuite de 1,8 millions $ vient d’être déposée. Un fait demeure cependant; l’hiver approche er avec les temps froids qui sont très près, ça traîne toujours en longueur.

Pourquoi le gouvernement n’oblige-t-il pas les propriétaires qui veulent construire en zones inondables, à bâtir leurs maisons sur pilotis. Il me semble que cette technique éprouvée ferait grandement l’affaire et serait une solution définitive tout en étant économique et à l’abri de ces catastrophes naturelles qui sont de plus en plus les conséquences de la venue du printemps et principalement du réchauffement climatique.

Probablement que cette obligation serait trop simple. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

QUE CATHERINE DORION SE CONFORME

Les opinions sont partagées sur les fresques du cette députée de Québec solidaire qui fait du sensationnalisme avec son rôle dans la société. S’assoir sur la table du président de l’Assemblée nationale dans l’accoutrement digne d’un club de danseuses, c’est de la pure provocation. C’est comme si un couple décidait carrément de faire l’amour sur l’autel d’une église. Chaque chose à sa place. Nos institutions ont un décorum à respecter et il doit en être ainsi.

J’écoutais les réactions du public sur les lignes ouvertes et il ne faut pas se surprendre de la société dans laquelle on vit. Il y a des gens qui n’obéissent à aucune contrainte sociale. C’est de cette façon que l’anarchie s’installe. Heureusement que ce ne soit qu’une minorité qui pense ainsi, mais malheureusement, ça évolue. L’immigration massive et sans discernement y est sûrement pour quelque chose.

SOYEZ PRUDENTS ET VIGILANTS AU MEXIQUE

AGENCE QMI | Le policier mexicain qui avait arrêté le fils du narcotrafiquant El Chapo Guzman a été tué par des hommes armés qui ont ouvert le feu en sa direction dans un stationnement, récemment.

Des images ont commencé à circuler et montrent la violence de l’attaque, qui n’a donné aucune chance au policier. Les assassins, munis de fusils semi-automatiques, sortent d’un véhicule et tirent sur la voiture du policier. Celle-ci, au terme de l’attaque perpétrée dans le stationnement d’un centre commercial de Culiacan, dans l’État de Sinaloa, est criblée de balles.

Certaines images permettent même de voir la victime, étendue dans le véhicule et visiblement morte. Selon les médias, plus de 150 balles auraient été tirées.

Avec un nouveau record de 33 341 meurtres en 2018, soyez prudents dans ce pays de corruption et où longévité de la vie humaine est aussi courte qu’un clin d’œil. Avez-vous imaginé un seul instant, 150 balles tirées dans le stationnement d’un centre commercial, les trajectoires qu’elles peuvent prendre ? Soyez vigilants !

FRANÇOIS LEGAULT NE S’ÉTAIT PAS TROMPÉ SUR UN POINT

Une vérité est sortie à propos du recul du gouvernement sur le PEQ, au milieu de l’enseignement supérieur. Le premier ministre François Legault déclarait une vérité pas trop véhiculée, à l’effet que le milieu éducatif voulait plus d’étudiants étrangers parce qu’ils rapportent plus d’argent. Ceux-ci niaient, ce qui revenait à nous prendre pour des cons.

Joseph Facal affirmait, dans son article parue dans le Journal de Montréal du 8 novembre, qu’il y aurait des nuances à faire, mais que François Legault n’avait pas tort sur l’essentiel.

« Pour l’année 2019-2020, le MBA à temps plein en anglais dans lequel j’enseigne coûtera 8 435,74 $ à un Québécois… et 48 856,54 $ à un étudiant international.

Des études en médecine à McGill coûteront 7 780,38 $ pour la première année à un Québécois et… 45 884,88 $ à un étudiant international.

Cela peut se justifier, mais il est rigoureusement exact de dire que l’on compte sur les étrangers parce qu’ils sont payants. »

On ne la savait pas celle-là !

Une belle victoire du Bloc !

Enfin, le peuple a parlé !

Si on se rappelle où était le Bloc québécois il y a quelques mois à peine, l’élection d’une trentaine de députés à Ottawa est un signe que le Québec lui a redonné son appui massivement. Hier soir, la démocratie canadienne a parlé et il faut respecter ce choix. Cependant, quand on sait que ce parti était moribond, c’est tout un revirement de situation.

C’est trois fois plus de députés qu’en 2015, c’est une éclatante victoire grâce à son solide chef Yves-François Blanchet.

De mon côté, j’ai remporté l’élection dans mon comté de La Prairie; Alain Therrien, bloquiste, a été élu dans ce bastion libéral.

Maintenant, le Bloc pourra défendre ardemment les intérêts du Québec devant un Canada qui menace comme toujours de nous mettre au pas. En ce sens, avec le gouvernement Legault au Québec, nous sommes maintenant très bien représentés pour nous défendre.

La loi sur la laïcité sera contestée, comme « selphie » Trudeau l’a promis. Et que dire du pipeline… ça ne fait que commencer.

Il faut toujours garder à l’esprit que, exception faite du Bloc, quand tu es un élu fédéral, tes intérêts vont pour le pays. Les intérêts de gens du Bloc, sont de défendre exclusivement les intérêts du Québec. C’est toute la différence !

Et quel discours nationaliste Yves-François Blanchet a livré en fin de soirée. Sa pensée pour René Lévesque m’a ému. Enfin un parti nationaliste à Ottawa, qui parle de notre souveraineté et insiste. C’est inspirant et rafraîchissant.

Et comme le disait Renée Claude dans sa chanson… C’est le début d’un temps nouveau !

Des parents mous

Assez véridique l’article de Richard Martineau d’hier, dans les pages du Journal de Montréal. Un constat que je partage sur la responsabilité des parents versus leurs enfants. Il frappe dans le mille avec cette société de parents mous qui ne sont plus les parents de leurs enfants mais des amis.

Les mamans à l’aube de la quarantaine se déguisent en adolescentes avec leur nombril percé d’un bijou, ou quelque chose du genre, sans oublier la mode des tatouages. Elles veulent ressembler à leur adolescente et revenir à leur jeunesse. Qu’est-ce qu’on fait de la hiérarchie familiale ? Des valeurs qui se perdent parce que l’autorité parentale est disparue. La triste nouvelle réalité de l’enfant roi.

Le même phénomène se développe aussi chez les personnes en autorité de notre société. Ils gagnent le gros salaire mais au niveau de la prise de décision et de la gestion, leurs carences éducationnelles ressortent, étant probablement issus de la génération qui graduaient malgré une note sous le seuil du passage et pour qui « doubler » était une conséquence inconnue et un objectif complètement dépassé et loin d’être inquiétant.

Tout ceci nous amène à cette société de mou, absente de prendre ses propres responsabilités et qui demande toujours aux gouvernements de décider à leur place.

À tout événement, si vous ne l’avez pas lu, c’est l’article que je partage avec vous aujourd’hui, en cette journée de l’Action de Grâces. Bon congé pour qui en profite.

LES GRANDS ENFANTS Richard Martineau

Des parents qui poursuivent les créateurs du jeu Fortnite parce que leurs enfants y sont accros.

Des consommateurs qui demandent une loi pour que les géants de la malbouffe cessent d’utiliser des petits personnages sympathiques pour attirer les enfants.

Des francophones qui aimeraient que le gouvernement adopte une loi interdisant l’utilisation de l’expression « Bonjour-Hi » dans les commerces.

LES MOLASSONS

À quand une loi obligeant les citoyens à prendre leurs responsabilités ?

Tu trouves que ton enfant joue trop à Fortnite ? Eh bien, après une heure, ferme la télé et déplogue sa console de jeu !

Ton enfant te demande d’acheter des céréales hyper sucrées parce qu’il aime la mascotte qui est sur la boîte ? Refuse !

Tu n’aimes pas que les employés de ton magasin de vêtements préféré s’adressent à toi en anglais ? Exige de te faire servir dans ta langue, ou sors !

Après ça, on se plaint que l’État est trop gros et que le gouvernement prend trop de place…

Duh !

L’homme occidental est devenu tellement dépendant de l’État qu’il n’est plus capable de se prendre en main…

C’est fou tout ce qu’on pellette dans la cour du gouvernement.

« Ma mère est dans un CHSLD et la bouffe qu’on lui sert est dégueulasse. De plus, elle n’a qu’un bain par semaine ! »

Va la voir une fois par semaine, apporte-lui des gâteries et profites-en pour lui faire un brin de toilette !

« Mon fils est impertinent avec moi, on n’apprend plus la politesse à l’école… »

Mets tes culottes et fais-toi respecter ! Coudonc, va-t-on demander au gouvernement de nous torcher chaque fois qu’on va au petit coin ?

ALLÔ MAMAN BOBO

On dit que Fortnite crée une dépendance.

Savez-vous ce qui rend les gens dépendants ? Un gouvernement omniprésent qui répond à chacun de nos besoins.

Comme l’a écrit Johanne Marcotte dans son livre Pour en finir avec le gouvernemaman : « Pendant des décennies, le discours politique nous a invités à nous abandonner à la prise en charge par un État bienveillant. Le citoyen doit maintenant retrouver sa liberté et se réapproprier ses responsabilités ».

Auteur du pamphlet La grande nurserie, le Français Mathieu Laine dit la même chose.

« À mon sens, les pouvoirs publics n’ont pas à dire aux enfants ce qu’ils doivent manger, c’est le rôle des parents. Vous croyez que nos grands-mères avaient besoin de messages d’un haut comité de santé publique pour savoir ce qu’il fallait mettre dans les assiettes ?

L’État nous prend pour des enfants incapables de gérer nos vies et intervient en permanence pour nous dicter notre bonne conduite. Et pour la meilleure raison du monde : notre bien-être. »

Laine a raison. Mais il oublie une chose – une chose importante, capitale.

Si l’État nous traite comme des enfants, c’est que nous nous comportons comme des enfants !

Toujours accrochés à ses mamelles…

NOTRE FAUTE

On dit qu’on est tannés de voir des candidats nous promettre mers et mondes lors des campagnes électorales.

Mais on leur demande mers et mondes !

Voteriez-vous pour un politicien qui vous regarderait droit dans les yeux et vous dirait qu’il est temps que vous preniez vos responsabilités ?

Une évidence de la raison d’être de la loi 21 sur la laïcité

La nouvelle année scolaire vient à peine de débuter, qu’une enseignante voilée de la CSDM décide de porter le signe religieux, faignant de ne pas être au courant de la loi. Elle la défie effrontément ! Derrière cette contestation, il y a définitivement des fanatiques religieux qui veulent mener le combat. Il faut que le gouvernement soit ferme sur l’application de la loi sur la laïcité.

L’histoire qui suit, racontée par Denise Bombardier récemment dans les pages d’opinions du Journal de Montréal, démontre très bien les agissements insensés d’une classe d’immigrants musulmans fanatiques de leur religion et qui arrivent au pays non pas pour s’intégrer, mais pour s’imposer. On l’a vue récemment en Ontario, où des musulmans ont tenter de faire reconnaître la charia. Il n’en faut pas plus pour comprendre l’importance de la loi 21 et elle doit être appliquée sans réserve et avec fermeté.

UNE FACE SOMBRE DE L’IMMIGRATION Denise Bombardier

Une famille musulmane débarquée au Canada en 2016 et comprenant dix enfants avait décidé de marier une de ses filles âgées de 15 ans à un coreligionnaire. Dès 2018, la DPJ intervient à la suite de deux signalements pour abus physiques et psychologiques.

En 2019, l’adolescente fuit le domicile familial et se réfugie chez des voisins. Ses parents et son « fiancé » tentent de reprendre l’enfant, et la police doit intervenir dans la maison des voisins.

La jeune musulmane déclare aux autorités qu’elle refuse de se marier ave celui qu’elle n’aime pas et qui la manipule. Il lui interdit de se maquiller, décide de ses sorties, l’empêche de parler aux inconnus et l’oblige à porter le hijab. Tout cela avec l’assentiment de ses parents.

Mais nous sommes au Québec et ces nouveaux immigrants n’ont à l’évidence pas accepté les valeurs de leur société d’accueil.

NOUVELLE RÉALITÉ SOCIALE

L’adolescente apeurée, accusée par ses parents de déshonorer sa famille, demande à être hébergée en famille d’accueil. Ce à quoi consent le juge du tribunal de la jeunesse, qui ordonne son placement jusqu’à sa majorité. D’ailleurs, le juge n’a rien cru des témoignages des parents. Le tribunal retient que la jeune fille était forcée de se marier contre sa volonté, contre le respect de la loi et contre son droit à la liberté.

Ce triste événement fait partie de la nouvelle réalité sociale du Québec et met en lumière la nécessité de la loi sur la laïcité. Cette jeune musulmane, courageuse et téméraire, se serait-elle confiée à une enseignante voilée ? Aurait-elle eu confiance en une policière voilée ? Et aurait-elle accepté de témoigner devant une juge recouverte de ce signe ostentatoire ?

La laïcité définit notre identité. Elle est soutenue aussi par une majorité d’immigrants à qui elle permet de vivre une liberté nouvelle. Cette adolescente courageuse en est l’incarnation.

Une mascarade écologique

Visuellement menée par une jolie adolescente suédoise de 16 ans, Greta Thunberg, le voyage qui l’a transporté en bateau de la suède jusqu’à New York, s’avère une grande mascarade écologique.

Comment à seize ans peut-on être aussi portée vers l’écologie non polluante, si ce n’est qu’être poussé par des adultes beaucoup plus connaissant de la chose mais avec un pouvoir de séduction et de promotion moins évident. Quand on prend connaissance des à-côtés de l’expédition, on est loin de l’écologie pure et l’avion demeure un incontournable. Ça ressemble étrangement à une opération de relations publiques.

Mario Dumont y allait de son opinion arrêtée le 30 août dernier dans les pages du Journal de Montréal. Une opinion qui justement met bien en évidence toute l’organisation qui s’agite autour de Greta. Ce qu’on ne voit pas et surtout qu’on n’ébruite pas trop… c’est justement l’avion entre autres. Il va sans dire que je seconde entièrement cet article que je partage avec vous aujourd’hui.

GRETA ET NOUS… MENÉS EN BATEAU Mario Dumont

La jeune militante écologiste Greta Thunberg est arrivée par voilier à New York hier, après une traversée de l’Atlantique « sans émission de carbone ». Elle vient sur notre continent pour participer au sommet mondial de l’ONU sur le climat, à la fin septembre.

On ne peut reprocher à une jeune fille d’être conscientisée aux enjeux de société et encore moins lui reprocher d’être une militante engagée. On peut même fermer les yeux sur certaines contradictions dans le discours de celle qui semble porter candidement la voix de sa génération.

SAUF QUE…

Sauf que je mets un cran d’arrêt à une opération immense de relations publiques, qui dépasse la jeune fille et qui semble destinée à nous prendre pour des nonos.

Greta est arrivée en voilier. Quelques médias ont relayé sans nuance qu’elle a fait un voyage « zéro émission de carbone ».

Soyons sérieux : ce voilier de course a été construit avec des matériaux ultra polluants. Pas pour apporter des denrées aux populations pauvres, mais pour pratiquer une forme de course de voiliers qui s’adresse aux multimillionnaires. Les navigateurs qui accompagnaient Greta retournent en avion et un autre équipage va arriver à New York en avion pour prendre en charge le voyage de retour.

Plus loufoque, la jeune militante affirme ne pas savoir par quel moyen de transport elle va retourner chez elle en Suède. Jouons aux devinettes ! En oui ! Je pense qu’elle va rentrer à la maison en avion.

Elle ne le dit pas maintenant. Son père le sait. Ses responsables des relations publiques le savent. Est-ce qu’elle sait et ment pour préserver son image ? Ou on la garde dans l’ignorance elle-même ? Dans un cas ou dans l’autre, ÉNORME malaise.

TOUS LES AUTRES EN AVION

Tout est absurde dans cette histoire de voilier. D’abord, l’opération totale aura généré plus de déplacements en avion que si elle avait fait un simple aller-retour avec son père dans un siège en classe économique.

Ensuite, elle vient participer à un sommet où les centaines de participants de partout au monde se seront tous déplacés en avion. Pour pousser sa logique au boycottage de l’avion polluant, il aurait fallu réclamer la fin de ces rencontres internationales et proposer qu’elle se tiennent par vidéoconférence.

Aussi sincère que soit son militantisme, Greta est prisonnière de la logique en cul-de-sac. Pour faire son voyage en voilier, elle a dû s’associer à la richissime famille de la princesse Caroline de Monaco. Eux aussi profitent de son image, à grands frais. Cette solution n’est d’aucune façon accessible au commun des mortels.

Greta amplifie le problème qui est au cœur des changements climatiques. Politiciens, compagnies, organismes, tout le monde joue à fond la carte des changements climatiques pour améliorer son image. Pendant ce temps, on offre peu de solutions concrètes et applicables pour les gens ordinaires.

J’ai hâte de voir le nombre de médias qui seront à l’aéroport le jour de son vol de retour…

L’avenir sombre de feu Air Transat

L’acceptation de la transaction d’Air Canada qui a avalé Air Transat sera une simple formalité. On dit que le temps arrange les choses et c’est ce qui va se passer au terme de plusieurs mois de tergiversations… les jours sombres pour les consommateurs vont apparaître. Quand j’ai appris que la FTQ et la Caisse de dépôts et placements du Québec, avaient voté pour la transaction, j’ai eu des nausées.

Tout ce que je pense des lendemains de cette transaction qui n’a fait que des actionnaires millionnaires, Yves Boisvert l’a écrit dans son article du 24 août dernier dans La Presse+, et c’est ce que je veux partager avec vous.

LES PROMESSES EN L’AIR D’AIR CANADA Yves Boisvert

Air Canada avale un de ses rares concurrents, mais que les passagers et les employés se rassurent et que les économistes récrivent leurs théories : le consommateur va triompher et on va même créer des emplois !

C’est ce qui était écrit dans le communiqué du transporteur hier, après le vote des actionnaires d’Air Transat favorable à la vente du transporteur québécois.

« Nous allons bâtir un regroupement supérieur à la somme de ses parties », a déclaré le président d’Air Canada, Calin Rovinescu. L’homme est d’une bonne humeur évidente devant ce résultat, mais peut-être aussi grâce à la vente d’une série d’options lui ayant rapporté 52 millions il y a deux semaines (l’action d’Air Canada s’est beaucoup appréciée depuis les rumeurs de transaction).

Les actionnaires d’Air Transat font une excellente affaire et ont sauté sur l’offre bonifiée. On n’ira pas les blâmer. Les temps étaient difficiles. Pour Air Canada, l’accès à une flotte d’appoint et la disparition d’un concurrent sont stratégiquement non négligeables. On n’est pas si cons, on a compris.

Là où je décroche tel un Boeing 737 MAX, c’est quand on nous promet des lendemains glorieux pour les consommateurs et pour les employés.

Évidemment que ce n’est pas vrai.

Oui, je parle de vous, le client de Rouge. Celui qui a encore une marque sur le bord de la tête laissée par le mauvais sandwich qu’il a eu l’imprudence de commander et qu’on lui a garroché. Vous, la cliente qu’on a extirpée de son siège à l’aide de pinces de désincarcération.

Savez-vous quoi ? La même administration va s’occuper de Transat. Vous êtes contents ?

On nous annonce que la marque « Transat » sera conservée. Je pense bien ! Ça ne prend pas des génies du sondage et du focus group pour savoir quelle société a la meilleure réputation…

***

Non seulement des jours meilleurs attendent le voyageur québécois, d’après M. Rovinescu, mais cette transaction se fera « tout en procurant également une plus grande sécurité d’emploi aux salariés des deux sociétés grâce à des perspectives de croissance accrues ».

Je comprends qu’on aura besoin du même nombre de pilotes et d’agents de bord, à supposer qu’on conserve tous les vols (ça aussi, c’est à voir…).

Mais depuis quand fusionne-t-on des sociétés sans faire de compressions dans les sièges sociaux ?

Notez bien la rédaction : ce n’est pas la fusion qui créera la sécurité d’emploi. Ce sont les « perspectives de croissance accrues »…

***

Revenons aux clients.

« Les voyageurs, déclare M. Rovinescu, pourront profiter des moyens améliorés des sociétés sur le marché hautement concurrentiel du voyage d’agrément à l’échelle mondiale, de l’accès à de nouvelles destinations, de correspondances accrues ainsi que de vols plus fréquents. »

Attendez un peu.

Les gens de Transat nous disent qu’ils peinent à dégager un profit sur plusieurs destinations, Sud ou Europe. Et là, Air Canada nous fait miroiter de nouvelles destinations ? Sans rien couper et sans augmenter les prix ?

Il est trop fort, le Calin.

M. Rovinescu continue : « Les consommateurs et l’économie québécoise bénéficieront grandement de la présence à Montréal d’un champion mondial axé sur la croissance dans le domaine de l’aviation, le secteur le plus international du monde, le tout créant des emplois et accentuant la réputation de la métropole en tant que centre d’aviation mondial de premier plan. »

Oh, ma gang de chanceux de Québécois, vous autres ! Pensez un peu : le secteur… le plus international… du monde ! De toute, toute, toute le monde ! Chez nous à Montréal !

Suis ému.

***

Les communiqués des sociétés cotées en Bourse finissent comme les publicités américaines de médicaments.

Vous savez, quand on vous dit : achetez tel médicament contre le mal de tête pendant 21 secondes ? Et que les neuf secondes suivantes, l’annonceur parle moins fort et très, très vite pour énumérer tous les dangers du médicament pour les gens qui ont mal aux genoux, les gauchers, les cyclistes, ceux qui éternuent sans raison, les chauves, les ébénistes, pour qui ce médicament entraîne des risques d’insomnie et parfois la mort au terme d’atroces douleurs ?

Eh bien, les communiqués de sociétés « publiques », c’est pareil. Elles sont obligées de faire ce type de mise en garde qui défont toutes les belles phrases que vous venez de lire au sujet des lendemains glorieux.

Ainsi, après les citations mirobolantes de M. Rovinescu, on peut lire ces phrases très honnêtes : « Le présent communiqué contient des énoncés prospectifs au sens de la législation applicable sur les valeurs mobilières. Comme, de par leur nature, les énoncés prospectifs partent d’hypothèses, y compris celles décrites ci-dessous, ils sont sujets à d’importants risques et incertitudes. Les énoncés prospectifs ne sont donc pas entièrement assurés, en raison, notamment, d’éventuels événements externes et de l’incertitude générale qui caractérise le secteur. Les résultats réels peuvent donc différer sensiblement des résultats évoqués dans ces énoncés prospectifs du fait de divers facteurs. »

Ah, les sacrés événements externes ! L’incertitude générale qui caractérise le secteur ! Tellement vrai, tout ça.

C’est à se demander comment le Calin a pu nous faire toutes ces belles promesses. Promesses, j’allais dire en l’air, à la lumière de la mise en garde suivante : « Air Canada n’a ni l’intention ni l’obligation d’actualiser ou de réviser ces énoncés à la lumière de nouveaux éléments d’information ou d’événements futurs ou pour quelque autre motif, sauf si elle y est tenue par la réglementation en valeurs mobilières applicable. »

Bon voyage, tout le monde.