Les victimes dénoncent enfin

Il était temps! Certaines victimes vivent avec cette humiliation depuis de nombreuses années et le temps est maintenant venu de se libérer du poids de quelques grands imbéciles pour qui le cul est l’ultime conquête. C’est le temps de remettre les pendules à l’heure. Les dénonciations ne cessent de remplir les pages de quotidiens. Les réseaux sociaux sont déchaînés.

Après la dégueulasse affaire Weinstein aux États-Unis, voilà que tout déboule; les fantasmes débiles d’Éric Salvail, Gilbert Rozon, Gilles Parent, Michel Brûlé, sont étalés au grand jour. Des hommes en autorité, riches et si puissants qu’ils croyaient leur pouvoir sans limite, au point de laisser libre cour aux pires bassesses, à exercer leurs fantasmes. Des conquérants pour qui le respect est un sentiment qu’ils ne reconnaissent pas.

Leurs empires s’écroulent comme un château de cartes et le prix à payer n’est pas encore assez élevé. Il faut plus. C’est la rançon de la déchéance. C’est de l’abus de pouvoir, de l’agression odieuse et dégradante, et la justice doit être impitoyable à leur égard. On doit tenir compte de l’humiliation profonde qu’ont subi les victimes, très souvent vulnérables dans leur milieu de travail. Le temps n’est pas aux excuses mais aux sentences. La communauté s’est prononcée, au tour de la justice de condamner et d’imposer.

Les déclarations et récits étalés des victimes, sont assez éloquentes et lèvent le cœur. Des gestes de perversion commis par des personnes qui sont censés être des exemples de notre société. Des prédateurs sexuels qui ont soif de sexe et de tout ce qui s’y rattache. Rien dans tout ça ne me surprend. Quand tout est prétexte pour parler de sexe, d’aborder la question ouvertement pour essayer de faire rire, ça demeure déplacé et dérangeant. Malheureusement, les paroles à double sens pullulent notre télévision. Les allusions sexuelles sont monnaie courante dans tous les milieux.

Est-ce qu’il y en aura d’autres? Inévitablement! Ce raz-de-marée n’est pas près de s’arrêter parce que les victimes ont décidé d’agir, de se dresser et de dénoncer au grand jour leurs agresseurs. Je dois avouer que dans les cas d’Éric Salvail et Gilbert Rozon, la nouvelle ne m’a pas fait sursauter. Leurs propos étaient très souvent suggestifs et il fallait être aveugle ou sourd pour ne pas s’en rendre compte.

Où va le fric?

Le fond est bleu… défraîchi.

Vous souvenez-vous des années où les espaces de stationnement des hôpitaux étaient gratuits? Nul besoin de sortir un sou de ses poches, ça ne coûtait rien. C’était le bon temps, comme le dirait feu mon grand-père. Les temps ont bien changé et maintenant tout a un prix, sauf l’air qu’on respire… et encore là, faut pas le crier sur tous les toits. Tout d’un coup.

Maintenant, ces stationnements sont payants, et dans tous les sens du terme. Ils n’ont pas tous les mêmes prix mais disons que plus on s’approche des grandes agglomérations, plus les tarifs sont élevés. Prenant pour acquis que la raison première de ces revenus est de payer pour l’entretien desdits stationnements, on est en droit de s’attendre à des résultats; du revêtement bitumineux, aux traçages des lignes en passant par l’affichage et au marquage de certains endroits spécifiquement désignés, le stationnement se doit d’être d’une qualité supérieure. Malheureusement, tel n’est pas le cas et tout est en décrépitude!

La photo qui agrémente cet article en est un exemple éloquent. Elle a été prise ce midi, au Centre Hospitalier Anna-Laberge de Châteauguay, qui ressemble, à s’y méprendre, plus à un centre commercial qu’un hôpital. On remarque un pavé qui date de Mathusalem, avec une zone pour handicapés qui se passe de commentaire et qui aurait grandement besoin d’un bon coup de pinceau, tant on a l’impression qu’il date de plusieurs et encore plusieurs années. Les zones de stationnement interdit sont si pâles, qu’on ne les remarque pas.

Autre détail qui mérite d’être souligné, les postes de billetteries extérieurs, aux entrées du stationnement, sont rongés par la rouille. Alors, la question se pose… « Qu’est-ce qu’on fait avec le pognon qu’on nous arrache? » Vous avez une idée?

Sont-ils artisans de leur malheur?

Photo : Journal de Montréal

Bien triste fin que celle de ce cycliste de haut niveau, décédé tragiquement mercredi dernier, alors qu’il descendait sur la voie Camillien-Houde, à Montréal, avant d’entrer en collision avec un automobiliste qui effectuait un virage en U illégal. Le choc a été fatal pour le jeune Clément Ouimet, un espoir montant du monde du cyclisme québécois.

On peut présumer que cet athlète roulait à une grande vitesse, ce qui ne lui a laissé aucune chance. C’est à se demander pourquoi ces cyclistes roulent à fond de train dans un environnement où circulent des automobiles, camions et autres véhicules. Je m’interroge sur cette question parce que la dangerosité est très importante. À preuve, les compétitions de vélos se déroulent toujours en circuit fermé, réduisant ainsi les risques.

L’entraînement devrait se faire dans des endroits sécurisés. Par exemple, le circuit Gilles-Villeneuve pourrait leur offrir une plage exclusivement réservée de 4 heures, en matinée, durant la semaine. Ce serait déjà un début. Avec leurs bécanes ultralégères et aérodynamiques, ils sont vulnérables, peu visibles et la moindre petite fausse manœuvre peut les expédier rapidement dans le décor. Le corridor de sécurité instauré depuis quelques années a beaucoup sensibilisé les automobilistes à leur présence sur la route, mais si cette route se partage, il existe un Code de la sécurité routière qu’ils observent très peu.

Hier après-midi, je circulais en auto dans la ville de Saint-Philippe sur la Rive-Sud de Montréal et j’observais un cycliste qui me précédait, dont j’évaluais sa vitesse à 35-40 km/h. Dans ce secteur, les routes sont étroites, sans accotements et avec des poteaux sur la chaussée en bordure des trottoirs. Sur deux kilomètres, il a traversé trois intersections achalandées et avec signaux d’arrêt obligatoire dans tous les sens.

Conservant toujours sa vitesse, il ne s’est jamais immobilisé, obligeant les conducteurs à le laisser passer. Il DEVAIT faire son ARRÊT obligatoire. De quel droit s’est-il permis de transgresser impunément le Code? Et cette situation est très fréquente chez les cyclistes! Ils ne partagent pas la route… ils se l’accaparent. Il a mis sa propre vie en jeu pour ne pas perdre sa cadence. C’est de l’insouciance. Et à ce jeu là, il ne faisait pas le poids.

De vrais enfants

Ainsi donc, l’ami Donald, premier homme des États-Unis, aimerait que tous ceux qui mettent un genou par terre lors de l’interprétation de l’hymne national américain, soient congédiés. On parle bien sûr des joueurs de football de la NFL. Au basketball, avec la NBA, c’est la même chose. Quelques joueurs seulement posaient le geste pour protester contre le racisme, mais voilà que dimanche dernier, tous les joueurs de la NFL ont emboîté le pas en guise de protestation contre les propos de Donald Trump.

On n’en est pas à un étonnement près de Trump. Peut-être voulait-il, par ce geste, détourner l’attention des Américains sur quelque chose de plus grave. L’avenir nous le dira!

Toujours est-il que, de part et d’autre, ça demeure de l’enfantillage. Des comportements enfantins de personnes riches, célèbres et adulés du public, qui n’ont pas à se ridiculiser pour des chicanes d’enfants devenus adultes trop rapidement. Que le président préside et que les joueurs jouent. Il me semble qu’il y a sujet plus important à débattre sur la place publique, notamment la menaces de guerre atomique avec un autre débile en Corée du Nord.

Mais pour revenir au sport professionnel, je me suis toujours demandé la raison pour laquelle il faut obligatoirement interpréter les hymnes nationaux avant un match. Pour les compétitions internationales qui regroupent plusieurs pays, comme les Jeux olympiques, je veux bien. Mais à ce que je sache La NFL, la NBA et même la LNH, puisque nous sommes près de l’ouverture de la saison, ce sont exclusivement des compétitions nationales qui se déroulent aux États-Unis et au Canada, rien en rapport avec l’international.

Certains prétendent que c’est pour user d’un décorum avant le début de la compétition, que ça introduit le match, la partie. Foutaise! On pourrait facilement s’en passer. Une tradition qui a fait son temps et qui provoque aujourd’hui les débordements et la mascarade qu’on connaît.

Donald Trump, c’est Donald Trump et on ne pourra jamais changer le personnage, Comme le dit la chanson; « Tu l’as voulu-u-u-u, tu l’as eu », et les Amerloques sont pris avec pour encore trois grosses années. Peut-être seront-ils plus objectifs et mieux informés lors du prochain scrutin et ils ne devraient pas faire la même erreur deux fois. Trump, à l’instar des enfants, devrait passer rapidement à autre chose. Il devrait mettre ses énergies à régler les vrais problèmes et surtout, user de démocratie. Un mot qu’il ne connaît sûrement pas.

L’augmentation du prix de l’essence…? Bof! Ce n’est pas trop dérangeant.

Depuis toujours, dès que le prix de l’essence grimpe, les voix s’élèvent pour crier au vol. Partout les gens dénoncent ces abus des pétrolières qui continuent de s’en mettre plein les poches. Ça discute fort autour des abreuvoirs du voisinage mais, comme le dit le proverbe; « Chien qui aboie ne mord pas. » Et cette affirmation est facilement vérifiable.

Aujourd’hui, nous allions rencontrer des amis dans le coin de Drummondville et, empruntant l’autoroute Jean-Lesage, j’observais le comportement des automobilistes sur l’économie d’essence. D’abord, depuis quelques années, la mode est aux gros véhicules énergivores; VUS, grosses cylindrées, véhicules utilitaires et camionnettes. Donc, on ne peut pas dire que le prix du litre d’essence a une grosse incidence sur l’achat de ses gros véhicules.

Puis, la vitesse des conducteurs sur les grands axes routiers. On roule en fou, on suit de trop près et on effectue des dépassements en enfonçant la pédale au plancher… comme si la manœuvre devenait urgente. Alors que je tenais une vitesse de croisière autour de 110 km/h, je me faisais doubler sans arrêt par de grosses camionnettes qui roulaient facilement 130-140 km/h. Automatiquement, l’idée de la consommation d’essence me revenait en tête. Lorsqu’on sait que rouler 140 km/h augmente notre consommation d’essence de 40%, l’économie est loin d’être la priorité de son conducteur. C’est la performance qui prime et qui dit performance, dit consommation d’essence abusive.

Chaque fois je me posais la question; est-ce vraiment si dérangeant, l’augmentation du prix de l’essence? Je ne crois pas! Et sincèrement, le prix du litre n’influence en rien les habitudes de conduites des automobilistes. Peut-être qu’à 2$ le litre, nous verrons une différence mais, pour le moment bof! ça jappe fort mais ça ne mord pas.

ÉCHANGEUR MAL CONÇU

Par ailleurs, lors de notre retour vers la maison, j’ai emprunté l’échangeur 20 Ouest-30 Ouest et j’ai trouvé la bretelle d’accès très hasardeuse et dangereuse, surtout lorsque les deux voies se fondent en une seule, dans un chassé-croisé de manœuvres périlleuses pour accéder ou sortir de cette bretelle. Je ne peux pas croire que les ingénieurs n’aient pas corrigé cette anomalie lors de la reconstruction récente de cet échangeur. Encore une fois, il faudra malheureusement des pertes de vies humaines avant de réagir.

L’affichage en français uniquement

Photo : Huffpost – édition Québec

Le congrès général du Parti québécois vient de se terminer et même si le chef Jean-François Lisée a reçu à près de 93%, un vote de confiance de ses délégués, je suis déçu. Déçu de deux propositions qui ont été rejetées par l’assemblée. La première; « Revenir aux dispositions initiales de la loi 101 sur l’affichage en français à l’intérieur et à l’extérieur des commerces. » La seconde; « Obliger les entreprises de 10 employés et plus à obtenir un certificat de francisation. Le seuil est actuellement de 50. »

Étant membre de ce parti politique, je suis d’avis que si on veut conserver et protéger notre identité francophone propre dans cette grande Amérique anglophone, ça doit obligatoirement passer par l’affichage et la francisation. J’ai de sérieux doutes, après ces échecs, que le PQ puisse faire le maximum pour préserver notre langue, une fois élu. Déjà qu’un référendum est reporté aux calandres grecques, advenant une victoire péquiste… C’eut été un minimum. Rappelons-nous Costco, qui a ajouté en grosses lettres sur ses entrepôts « WHOLESALE »… sans aucune conséquence.

Abondant dans le même sens, Denise Bombardier a publié son opinion sur ce sujet, mardi, dans les pages d’opinions du Journal de Montréal. Je m’en voudrais de ne pas le partager avec vous.

Ambiguïtés péquistes

Le soleil brillait durant le weekend. Ce serait mal connaître les militants du Parti québécois que de s’étonner de leur présence studieuse à l’intérieur du Palais des congrès de Montréal. Sous cet aspect, le PQ n’a pas changé depuis sa création. On prend la politique au sérieux et on y consacre tout son temps.

Hélas, compte tenu de la désaffection des électeurs pour l’article 1 du parti, à savoir l’indépendance du Québec, le PQ se cherche des thèmes qui toucheraient une proportion suffisante d’électeurs pour rêver de nouveau au pouvoir. Les sondages qui l’accréditent de 22% des voix plombent son moral.

Il n’y a plus de péquistes heureux, de nos jours. Même Jean-François Lisée, fort de ses 92,5% d’appuis de ses membres, doit cacher son inquiétude. Il est prisonnier de militants de toutes tendances. Le programme du PQ est donc devenu indéchiffrable. Car, c’est bien connu, on ne peut pas plaire à tout le monde.

AVENIR DU FRANÇAIS

Nous sommes donc devant des engagements contradictoires. Quelle place fera-t-on désormais à la langue française quand le chef du PQ se précipite au micro pour faire obstruction à une proposition visant à remettre l’affichage unilingue français à l’honneur?

Et que dire des débats sur le financement des cégeps anglophones transformés grâce à l’ajout de nuances pointues, empêchant ainsi de comprendre ce qui arriverait si le parti revenait au pouvoir.

La direction du PQ a consenti à appuyer une proposition qui réduirait le financement des écoles privées, un sujet hautement controversé. Or, cet article est inclus dans le programme depuis maintenant 43 ans sans qu’on ait osé l’appliquer.

Le programme révisé du PQ est davantage une fiction qu’une réalité, ce qui illustre la paralysie dont souffre le parti et qui le handicape depuis le second référendum de 1995.

Se foutre de tout

Ce matin, je m’en prends aux automobilistes et plus particulièrement ceux qui font fi du Code de la sécurité routière partout sur nos routes et dans les endroits où il y a une forte présence de piétons.

En effet, il n’est pas rare de voir des conducteurs ne pas respecter les « Cédez », « lignes doubles », donner priorité aux piétons, vitesse excessive dans les stationnements, ne pas signaler leur intention de changer de voies, se déplacer de plusieurs voies sur la même manœuvre et j’en passe. Mais ce qui m’irrite au plus haut point c’est cette façon de se mettre en infraction volontairement pour satisfaire son égo, pour transgresser les lois, comme s’ils étaient seuls au monde.

Samedi dernier je me trouvais au magasin-entrepôt Costco de Candiac, pour remplir une bonbonne de propane. À cet endroit, tout le côté du commerce est une zone interdite de stationnement, notamment pour le poste de propane et les entrées du secteur de la mécanique automobile. On en comprend bien la raison; la sécurité. C’est clairement identifié par des panneaux et des pictogrammes peints sur la chaussée. On y retrouve également une traverse pour piétons.

J’acquitte le montant de la facture à l’intérieur, et je me rends à mon véhicule, stationné à l’endroit prévu à cette fin, une cinquantaine de pieds du propane. Tous les stationnements dans un rayon de cette même distance sont totalement libres. Tout près du remplissage, un gros VUS Audi, conduit par une jolie dame, physiquement normale, d’aux plus cinquante ans, s’immobilise et sort sa bonbonne de 20 livres. Je lui suggère de stationner dans le stationnement prévu, puisque le personnel le demande. De plus, elle est « à cheval » sur le trottoir et dans la rue, tout en obstruant carrément la traverse de piétons.

Comme réponse, je me suis fait servir un « Bah! Ils me le diront eux-mêmes. » Et voilà! Le sort de l’humanité venait d’en prendre un bon coup. L’altruisme? On repassera! Pourvu que sa propre personne soit satisfaite, le reste n’a pas vraiment d’importance. C’est moi le boss! Sans généraliser, c’est un comportement égocentrique qu’on voit malheureusement trop souvent chez les conducteurs de grosses bagnoles de luxe. Statut social? Probablement!

Mais, pire encore, le préposé aux remplissages, un jeune homme vraisemblablement, testostéroné devant le charme de cette dame, lui a dit qu’elle pouvait rester là…! Normand, tu aurais dû fermer ta gueule finalement!

Ce sont ces comportements de personnes égoïstes qui me dérangent, au point où c’est devenu la norme dans notre société et à tous les niveaux. Survient une hécatombe majeure, tout le monde se donne la main, se mobilise mais pour le quotidien c’est « Je, me, moi, » et le reste on s’en fout!

L’incompétence impunie

Assez choquant et révoltant de lire en page 3 du Journal de Montréal d’hier, cette révélation à l’effet que l’impunité règne dans la haute fonction publique québécoise. Aucun mandarin de l’état n’a été congédié depuis les 10 dernières années. En lieu et place, ces incompétents se voient replacés dans d’autres hautes fonctions, avec une rémunération toute aussi alléchante et surtout non mérités. Ce bois mort devrait se retrouver au chômage subito presto. Peu importe la polémique ou le scandale, aucune sanction n’est appliquée.

Dans l’article, on cite quatre cas de controverses marquantes. Jugez-en par vous-même…

DOMINIQUE SAVOIE
L’ex-sous ministre au Transport s’est retrouvée dans la controverse après avoir été accusée d’avoir fermé les yeux sur des pratiques douteuses à Transport Québec à la suite du témoignage-choc d’Annie Trudel et de la vérificatrice Louise Boily. Elle a perdu son poste, mais pas son salaire et n’a jamais été suspendue. Elle a été transférée au sein du Conseil exécutif, le ministère du premier ministre.

ANNE-MARIE LECLERC
Des centaines de personnes ont été « laissées à elles-mêmes dans le froid de la tempête » sur l’autoroute 13 en mars dernier. À la suite de ce cafouillage, la sous-ministre Anne-Marie Leclerc, responsable de la sécurité civile et de la coordination des mesures d’urgence, a été « relevée de ses fonctions ». Dans les faits, elle a conservé ses autres tâches comme sous-ministre adjointe à l’ingénierie et aux infrastructures.

NORMAN JOHNSTON
Norman Johnston a été sous-ministre au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) de 2009 à 2014. En mai 2015, la vérificatrice générale a publié un rapport cinglant concernant la gestion du MAPAQ pendant cette période, faisant notamment état de dépassements de coûts, de manque de transparence et de contrats dénaturés. Il a quitté le MAPAQ et a été nommé PDG de la Régie des rentes, qui administre un fonds de 59 milliards $. Il siège aussi au conseil d’administration de la Caisse de dépôt.

JOSÉE NOREAU
Josée Noreau, une ancienne conseillère de Jean Charest, a été PDG de la SOGIQUE de 2006 à 2012. Cet organisme gérait le Dossier santé Québec, un flop informatique qui a coûté des centaines de millions de dollars d’argent public. Depuis la dissolution de la SOGIQUE, elle a été vice-présidente aux ressources matérielles et aux moyens de communication du Centre de services partagés du Québec.

L’AFFAIRE KOVACHICH
En 10 ans, un seul titulaire d’un emploi supérieur a été suspendu sans solde. L’ex-présidente du Tribunal administratif du Québec, Hélène de Kovachich, a été exclue, du 12 novembre 2014 au 11 mai 2015, pour avoir autorisé le TAQ à payer les frais juridiques d’un litige privé avec son ex-mari. Près de 215 000$ de fonds publics ont été ainsi dépensés. Elle a ensuite réintégré le TAQ comme juge administrative, et a même été nommée par le gouvernement libéral à la tête d’une clinique de médiation à la Faculté de droit de l’Université de Montréal.

Voilà quelques exemples éloquents de l’incompétence impunie, qui mangent à la même table du pouvoir absolu et gaspillent notre argent sans aucune conséquence. Le mot IMPUTABILITÉ n’existe pas dans cette haute hiérarchie. S’il fallait que ces personnes soient des employés syndiqués de la fonction publique, ils seraient déjà à la rue, en se nourrissant de la soupe populaire. Et le dossier n’aurait pas traîné. Ça se règle rapidement, au bas de l’échelle.

Le peuple, taxé à outrance, est placé devant l’incompétence de ces mandarins qui dépensent sans retenues, assurés de conserver surtout leurs avantages et leur pont d’or. C’est ça qui m’écœure, qui me donne la nausée! Et après ça, on se demandera pourquoi les CONtribuables ne font plus confiance à aucun politicien dans cette tour de Babel où on peut faire les pires conneries sans en subir les conséquences. Au contraire, ils se glorifient. Et ce n’est pas demain la veille qu’un revirement de mentalité va s’exercer. Imaginez ce que doit être l’ambiance de travail des employés subalternes, témoins de telles iniquités.

Le respect de la clientèle… spécialement francophone

ShawDirect, vous connaissez? Cette compagnie de télévision par satellite, de Calgary, avec laquelle je suis abonné depuis 5 ans et qui semble se foutre éperdument de sa clientèle, et plus particulièrement francophone. Si je suis abonné à cette compagnie c’est qu’à l’endroit où je demeure, Vidéotron et Bell ne sont pas disponibles. Donc je n’ai pas le choix.

Très récemment, Shaw a complètement remodelé son site internet, sans avertir. On se connecte et voilà que notre mon d’usager et mot de passe ne fonctionnent plus. Je recommence, en vérifiant chacune des touches pour m’assurer de leur conformité… même résultat!

Je n’ai pas d’autre alternative que de téléphoner à la compagnie. Après les sempiternels « faites le 1 », « faites le 8 », « faites le 5 » et « désolé, nous recevons un nombre anormal d’appels… » qui prennent une éternité, j’obtiens une humaine réelle au bout du fil qui m’apprend que je dois à nouveau me créer un nouvel identifiant avec nouveau numéro de passe… nouveau site oblige! Ah bon! que je lui dis.

Et le programmeur du nouveau site a corrompu ou perdu la base de données des identifiants et mots de passe? Elle ne le sait pas! Une erreur de débutant selon moi.

Imaginez si plus de 100 000 abonnés ont à refaire la même niaiserie… C’est pas trop fort! J’ai donc refait le processus. Une fois en ligne, j’imprime ma facture mensuelle dont l’entête meuble cet article, pour m’apercevoir que tous les caractères accentués ne se sont pas imprimés et sont remplacés par des symboles. Tiens bizarre… c’est la première fois que ça se produit. Bah! Le français c’est trop compliqué, alors faisons simple. Non, ce n’est pas une défectuosité de mon imprimante puisque la facture sur le site est exactement la même.

Ce sont ces petits détails que je dénonce depuis toujours. Au lieu de s’estomper, ils sont de plus en plus présents. Par contre, ma période de facturation chez Shaw débute toujours le 19 du mois… et croyez-moi, dès chaque 19, à 00h01, le courriel m’annonçant que ma facture est prête s’affiche à l’ordinateur avec la précision d’une horloge suisse.

J’ai dit à la préposée de faire le message à ses supérieurs… le fera-t-elle? À tout événement, j’ai décidé d’écrire cet article. Habituellement, je mets toujours le pied droit sur le sol en premier, à ma descente du lit… j’ai dû mettre le gauche hier matin!

Une journée sous observation

Hôpital Charles-LeMoyne

Un problème de santé cérébrale m’afflige depuis quelque temps par quelques épisodes de brèves confusions qui se manifestent sans avertissements. Cette situation m’a conduit aux urgences de l’Hôpital Charles-LeMoyne de Longueuil, ce jeudi midi. Une visite aux urgences s’imposait pour essayer d’y voir plus clair. Gardé sous observation durant une vingtaine d’heures, quelques tests et scans cérébraux n’ont montré aucune anomalie. D’autres examens plus poussés seront nécessaires durant les jours à venir en consultation externe. D’ici là, j’ai pu recevoir mon congé en fin d’après-midi hier.

N’étant pas très familier et habitué avec les services hospitaliers, mon séjour m’aura permis de mieux observer le travail de ces personnes, à majorité féminine, intensément dévouées à leurs patients. Je parle bien sûr du personnel des urgences, du triage aux salles d’observation. Une belle façon de se refaire une opinion.

D’abord, la nouvelle aile des urgences de cet hôpital rénové, est une réussite. Vastes locaux bien organisés et fonctionnels, contrastent avantageusement à l’ancienne structure. De nombreuses salles d’examens, près d’une vingtaine, sont disponibles une fois le triage effectué et les patients classifiés selon une échelle d’importances et de priorités uniformisées. En six heures seulement, j’étais passé au triage deux fois, subi un scan, rencontré les neurologues et transféré en salle d’observation pour 24 heures. J’étais agréablement surpris de la qualité des services et l’amabilité du personnel.

Mon séjour à l’unité d’observation m’a permis d’observer le travail des préposés ainsi que celui des infirmiers et infirmières. Des employés de première ligne qui font tout un travail. Quand on a à s’occuper de personnes malades, dans toutes sortes de conditions médicales, il faut avoir la vocation pour le faire. C’est plus qu’un travail qu’ils ont à accomplir, c’est une mission. Plonger ses mains gantées dans la merde pour changer un patient, ce n’est pas tout le monde qui peut s’y prêter sans retenue. Ça demande du doigté, de la compréhension, de la compassion, du respect, de la gratitude et de l’entregent pour l’accomplir.

J’ai pu les voir aller à ma guise, répondre poliment aux alarmes et demandes d’assistance des patients sur civière pour replacer un oreiller déplacé, remonter ou descendre une partie du lit, vider un contenant d’urine puis s’exécuter quand il faut systématiquement changer des vêtements de nuit souillés par une incontinence. Moi j’étais là, dans mon lit, à admirer leur travail et croyez-moi, je ne me suis pas gêné pour leur montrer ma gratitude et les féliciter pour leur travail.

À une infirmière qui s’est approchée pour prendre une prise de sang et mon taux de glycémie, je lui ai dit que son travail était fantastique et combien indispensable, tout en la remerciant sincèrement. On a souvent des mots durs envers notre système de santé, mais les passionnés qui donnent des soins de première ligne, nous font revenir à des sentiments plus conciliants et humains. Je leur lève mon chapeau bien haut.

Dernier détail qui a aussi son importance, du moins à ce centre hospitalier, les repas sont servis très chauds et dans une présentation soignée qui, contrairement à une certaine époque, est maintenant invitante à déguster et à savourer. Une journée à l’hôpital qui m’a réconcilié avec le passé et que je voulais partager avec vous sans réserve. Bravo au centre hospitalier Charles-LeMoyne de Longueuil et principalement au centre d’observation C, où j’ai séjourné. Ils se reconnaîtront.