Une autre entrave dans une décision douteuse

Encore une fois, la décision d’un juge de déclarer coupable un policier dans l’exercice de ses fonctions laisse planer un doute sur l’impartialité du juge dans le dossier de l’agent Patrick Ouellet, impliqué dans un accident de la circulation, lors d’une filature le 13 février 2014, qui a coûté la vie à un jeune garçon de 5 ans à Longueuil.

C’est connu, le policier doit prendre des décisions très rapidement dans des situations exceptionnelles, alors que la cour met une éternité à analyser l’action. Deux mondes bien différents. Sans vouloir affirmer que les policiers doivent être au-dessus de tout soupçon, il y en a des bons et des moins bons comme dans la magistrature. Étant familier avec ce milieu, j’ai souvent constaté de visu, l’incompétence et la partialité de certains.

Je n’ai pas assisté aux audiences de ce procès mais ce que j’en ai lu, me ramène à un accident triste certes, mais bête et dans des circonstances exceptionnelles. Quand on parle d’une zone résidentielle, cette intersection est un boulevard à trois voies de circulation, séparé par un terre-plein. On ne parle pas d’une simple rue.

Autre élément qui ne sort pas du jugement et celui du témoignage du père, alors conducteur du véhicule, qui affirma voir le véhicule du policier s’amener à toute vitesse tout en jugeant qu’il avait le temps d’effectuer son virage à gauche. Il a donc pris un risque qui s’est soldé par l’accident et la mort de son fils. Quant à moi, les responsabilités sont partagées et le policier n’avait pas à être déclaré coupable.

La défense ira en appel et c’était le choix à faire devant cette décision qui ajoute une autre entrave au travail policier.

Salmigondis

SE FAIRE SOIGNER AILLEURS

Si je m’appelais Couillard, Barrette ou Bolduc, je me ferais petit et discret devant le fait que près de 200 000 personnes se font soigner à l’extérieur du Québec annuellement et principalement en Ontario. Avec les méga milliards de dollars que nous investissons dans notre service de santé, c’est le constat d’un misérable échec. Pour Barrette, ça semble être de la petite bière, puisqu’il paie le même montant que si le service était reçu au Québec. La belle affaire! Très désolant d’entendre de tels propos. Si j’avais un conseil à donner au prochain gouvernement, il doit à tout prix, éviter de nommer un médecin au ministère de la Santé. Oh que non! Assignez un super gestionnaire axé sur le service performant. Ce n’est pas compliqué de faire fonctionner un ministère; tu cesses de faire des relations publiques autour du globe et tu te mêles de tes affaires, tu fais ta job!

LES COMPAGNIES D’ASSURANCES ONT TRANCHÉ ET MIS LEURS CULOTTES

Dans le dossier des chiens pitbulls, les compagnies d’assurance ont tranchés comparativement à nos « zamis » les politiciens. Tu as un pitbull? Ça va te coûter un bras pour t’assurer et parfois même on refusera de t’assurer. Cela a l’avantage d’être clair. « Pourtant, le mien est docile et pas dangereux du tout et c’est injuste, » entend-t-on! Ils ne feront pas d’enquêtes pour cibler des catégories. Les pitbulls font partie des chiens dangereux, point à la ligne. Nos politiciens provinciaux et madame la mairesse Plante, c’est connu, ne sont pas capable de décider. Ils n’ont pas de couilles (au sens figuré bien sûr). Un maire qui mérite des félicitations est Monsieur Yvon Deshaies, de Louiseville, qui oblige la muselière pour TOUS les chiens qui déambulent à l’extérieur de leur terrain, dans sa municipalité. Bravo Monsieur le maire pour avoir mis et porté vos culottes.

UN AFFRONT D’AIRBUS

Pour effacer toute trace du Québec, Airbus a rebaptisé l’avion C Series en A-220 en grande pompe, avec communiqués totalement en anglais, à Toulouse le 10 juillet dernier. Tout un affront servi au Québec dans ce qu’on peut appeler le don du siècle. Bombardier avait investi la bagatelle de 8 milliards de dollars dans l’aventure, dont 1,3 milliard, généreusement donné par Couillard, venait directement de nos poches, les CONtribuables québécois. En affaire, point de sentiments et c’est tellement vrai dans ce dossier. Nous venons de passer de génie à porteur d’eau. René Lévesque doit se retourner dans sa tombe. Comme respect envers le Québec, c’est complètement inacceptable.

UN AUTRE FLEURON QUÉBÉCOIS SOUS CONTRÔLE ÉTRANGER

Autre temps autre mœurs. Ce qui faisait l’envie et la prospérité des Québécois après la révolution tranquille, prend le bord au profit d’étrangers. Michelin avale CAMSO, un fabricant multinational de chenilles et de pneus. L’époque du « Maître chez nous » semble très loin maintenant. Un grand coup de cash pour la Caisse de dépôt et placement du Québec, du Fonds de solidarité FTQ, et du gouvernement du Québec. Comme le disait Michel Girard, dans les pages ARGENT du Journal de Montréal, « Cela prouve trois choses; De grands industriels français reconnaissent qu’on a un talent fou au Québec pour créer des produits industriels de calibre mondial. Puis, des industriels québécois préfèrent céder le contrôle de leurs entreprises et passer au cash au lieu de conquérir le monde. Finalement, il ne faut pas compter sur l’actuel gouvernement ni sur notre Caisse de dépôt et placement pour rester « maîtres chez nous. »

Depuis 2015, les entreprises suivantes ont été vendues à des étrangers; Cirque du Soleil (TPG US), RONA (Lowe’S US), CANAM (AIP, US), C Series (Airbus, France), Atrium (Nestlé (Suisse) et finalement TM4 filiale d’Hydro-Québec (Dania, US). Triste à mourir!

Des critiques qui font mal

Tout est controverse sur ce qui se décide. La dernière en lice; la pièce SLÂV de Robert Lepage, metteur en scène, traité de raciste par des manifestants qui s’opposaient à la présentation de cette pièce représentant le lamentable travail des noirs américains, au temps de l’esclavage.

C’est justement le rôle des comédiens de nous montrer les réalités en face pour qu’on puisse se faire une opinion et, corriger des situations. En conséquence, elle a été retirée de l’affiche. Triste dénouement!

Dans son édition de vendredi dernier, 6 juillet dans le Journal de Montréal, Denise Bombardier en a fait le sujet de son article d’opinion. Très intéressant et rejoignant ma pensée, je m’empresse de le partager avec vous.

LA CENSURE Denise Bombardier

Que cela se sache. La censure non seulement existe, mais elle triomphe. Car elle a des adeptes dans tous les secteurs d’activités humaines. En politique comme à l’université, chez les intellectuels comme chez les artistes et dans les médias.

La censure a gagné du terrain cette semaine à Montréal. Une poignée de militants dont plusieurs s’abreuvent au biberon à longueur d’année dans la Mecque de la rectitude politique qu’est l’université Concordia ont réussi l’exploit de tuer le spectacle SLÂV, qu’ils n’avaient jamais vu.

Un rappeur noir américain – non pas une star mondiale, précisons-le – a annulé le concert qu’il devait présenter dans le cadre du Festival international de Jazz de Montréal, dont les dirigeants on fait par la suite leur mea culpa.

TOTALITAIRE

La censure a été de tout temps une tentation totalitaire. Ceux qui l’appellent de leurs vœux et qui se réclament de la liberté de parole et d’expression ont le droit de le faire. Ils font la preuve ainsi que la censure n’a pas la primauté sur la liberté.

Mais lorsqu’au nom de la rectitude politique et du droit des victimes de quelques causes que ce soit on veut censurer des œuvres de création, des livres ou des films qui ne violent pas la dignité humaine, on doit la combattre, y résister et user de la pédagogie sans laquelle on plonge dans la confusion idéologique, artistique, raciale ou culturelle.

La démence sociale n’est pas qu’un concept, c’est une réalité. Notre société deviendra folle si les individus consentent à vivre chacun dans des créneaux où ils s’emprisonnent eux-mêmes.

Où sont donc les valeurs universelles autour desquelles nous avons réussi depuis quelques siècles à faire triompher des droits communs à tous les habitants de la planète? La barbarie subsiste, mais elle est le fait de barbares. Si dans nos contrées on ne coupe plus la main du voleur, c’est que l’on estime que chacun a droit à son intégrité.

L’esclavage, cette tache indélébile dans l’histoire de l’humanité, a été le fait de barbares, qu’ils fussent blancs, noirs, jaunes ou bruns. Et ceux qui ont lutté contre cette infamie étaient aussi blancs, noirs, jaunes ou bruns.

SENSIBILITÉ

La souffrance n’a pas de hiérarchie raciale, sociale, culturelle ou religieuse. L’être humain, qui a une âme noble, un cœur aimant, une tête pour raisonner, une sensibilité pour éprouver de la compassion, de l’empathie, peut se mettre dans la peau de toute victime. Aucun groupe humain ne peut réclamer le monopole de la souffrance au détriment de celui des autres.

Le concept d’appropriation culturelle est le piège de tous les groupes victimaires qui prétendent à des statuts particuliers. Le jour où des racisés seront confinés à leur race, ils subiront une ghettoïsation pire que celle dans laquelle ils furent maintenus durant l’esclavage pratiqué entre autres dans le Sud des États-Unis.

Le dérapage actuel nous enseigne une chose terrible. L’homme n’apprend rien de ses erreurs et de l’histoire qu’on désire désormais commune à la planète entière. Pratiquer la censure, c’est retourner aux années noires des plus grandes nations totalitaires.

Montréal… démolie!

Je me suis promené à Montréal hier matin, par obligation. Je dois dire que ma dernière visite remontait à l’automne dernier et rien n’a changé. Les rues et boulevards sont littéralement massacrés et les cônes sont omniprésents. C’est triste à voir!

De Lorimier, Pie IX, Jean-Talon, Sherbrooke et j’en passe, avaient l’air de zones sinistrées, tant la chaussée était couverte de bosses et endommagée de trous, de trottoirs brisés sans compter la circulation et les automobilistes n’ayant pas le choix de zigzaguer pour éviter les obstacles. Ce n’est pas possible que cette ville se soit détériorée à ce point. J’étais vraiment découragé de voir tout ce décor.

C’est tellement mauvais, qu’avec le temps, ça endommage les automobiles. Si j’avais à choisir un commerce rentable par les temps qui courent, je choisirais du côté des spécialistes en suspension et alignement. Il y a une fortune à faire pour les 25 prochaines années… promis!

Je ne crois pas que je puisse m’endormir au volant avec de telles secousses. Il faut être prudent et vigilant pour ne pas abimer sa bagnole. Les chantiers? Il y en a à la tonne et beaucoup n’ont même pas de travailleurs sur les lieux. À cause de tout ça, cette métropole est devenue bordélique. Et pour la cerise sur le gâteau, il faut avoir les yeux tout le tour de la tête pour éviter les accidents. Les conducteurs deviennent impatients et ça se remarque à leur conduite.

Si je vous raconte tout ça, c’est que j’ai eu le temps de bien observé. La circulation est ralentie et il faut conduire très concentré. À travers toute cette pagaille, les Montréalais semblent ne pas s’en faire. On a vu des piétons traverser aux intersections sur le feu rouge et une tonne de cyclistes sans casque, se faufiler entre les piétons et les automobiles.

Une chute à vélo est propice et les gens ne semblent pas en mesurer le danger. Pas étonnant que les cyclistes perdent la vie au moindre impact avec des poids lourds… et ils sont en abondance en temps de construction. Une casquette de baseball ou rien du tout est très mauvais pour le cerveau. Bof ! C’est pour les autres… qu’ils semblent se dire.

Bref, après avoir circulé en ville durant deux heures, j’étais bien heureux de retrouver la Rive-Sud et rentrer à la maison. Montréal dans son état actuel, et à moins d’y être obligé, très peu pour moi. Après ce que j’ai vu et vécu, bien malin qui pourrait prédire un retour à la normale dans cette ville qui a déjà été très jolie. 15 ans, 20 ans, 25 ans? Allez savoir!

Les tatoués

Je n’ai absolument rien contre les tatouages, pourvu que ce soit délicat, stratégique, discret. En contrepartie, les tatouages intégraux des bras, voire d’une majeure partie du corps ne m’ont jamais attiré. Si le côté artistique est impressionnant, trop c’est comme pas assez.

La jeunesse se prête bien pour le porter mais, avec l’âge, la laideur risque de s’installer. De plus, quelle inélégance, les bras tatoués d’une femme, principalement en tenue de soirée. Malheureusement, c’est à la mode.

Récemment, je suis tombé sur un article de Denise Bombardier qui traitait justement de la question et son opinion rejoint la mienne à tous les points de vue. Je me permets de le partager avec vous.

LA SAISON DES TATOUÉS Denise Bombardier

L’été incite fortement, s’il est chaud, tous ceux qui à la ville se croient sur une plage à se dénuder. Les torses nus des garçons et les quasi-bikinis des filles s’exposent. Et l’on découvre alors l’ampleur de cette mode devenue mode de vie, les tatouages.

Ils nous sautent à la figure, retiennent nos regards par leur flamboyance, leur laideur et parfois leur beauté. Ils sont peints sur des corps beaux, hideux, gracieux, lourdauds, déformés. Bref, des corps en très grand nombre mal proportionnés pour recevoir ces « œuvres d’art », ces graffitis souvent des atteintes à l’esthétique.

Tous ceux qui s’affichent ont-ils pensé qu’ils altéraient leur corps à vie en se faisant dessiner une tête de mort sur la joue, un avion sur la poitrine, une voiture sport le long du bras? En vieillissant, on change d’allure et de style souvent. Ignorent-ils que leurs tatouages peuvent devenir un obstacle pour décrocher un nouvel emploi?

LE CORPS SACRALISÉ

Le tatouage vient du fond des âges. Ces pratiques primitives correspondaient à identifier l’appartenance au clan ou à la tribu dans un monde clos. En évoluant, l’homme a appris à symboliser ses gestes et ses actes. C’est ce qui le distingue de l’animal. Le corps humain a été sacralisé. Les scarifications, les brûlures, les altérations diverses appartiennent à une étape de l’évolution humaine.

Aujourd’hui, le tatouage correspond à une affirmation identitaire. Le « Je pense donc je suis » est devenu « Mes tatouages reflètent qui je suis ». Hélas, ils sont irréversibles, car extrêmement difficiles et douloureux à effacer, et cela, à un coût très élevé. Ils vieillissent avec le corps. C’est ce qu’oublient les filles qui affichent leur poitrine recouverte de grands papillons aux ailes déployées et qui, lorsqu’elles seront sexagénaires, s’affaisseront sur des chairs froissées. Les hommes au cou tatoué d’un python se retrouveront avec un serpent non plus triomphant, mais pendouillant.

Lorsque le corps devient comme un mur à couvrir, les bras vieillissants transforment un Zorro à l’épée en l’air en un vieillard à l’épée abaissée sur le bras d’un vieux aux muscles jadis de fer, transformés en Jello.

QUÊTE DE SENS

L’époque oblige à vivre dans l’instant. D’où l’impatience face aux désirs frénétiques. On agit avant de penser. Si les salons de tatouage sont ouverts 24 heures sur 24 durant les week-ends, c’est aussi que les clients fêtards sous l’effet de l’alcool et de la drogue s’y précipitent pour impressionner, le lendemain, leurs amis et traumatiser leurs vieux parents non tatoués eux-mêmes.

Harley-Davidson n’hésite pas

Donald Trump va finir par se tirer dans le pied avec ses taxes un peu partout. Certaines compagnies internationales américaines trouvent le moyen de contrer cette folie de surtaxer en déménageant, dont Harley-Davidson.

La marque mythique et prestigieuse a pris la décision de fabriquer dorénavant ses motos destinées au marché européen dans ses usines d’Australie, du Brésil, d’Inde et de Thaïlande. C’est le seul moyen trouvé par la maison américaine pour réduire les effets négatifs des contre-mesures de Bruxelles, en réponse aux droits de douane sur l’acier et l’aluminium de Washington, qui sont entrés en vigueur le 22 juin. Des contre-mesures qui, faisant grimper les tarifs de 6 à 13 %, coûteraient à l’entreprise entre 90 et 100 millions de dollars. Donald ne l’a pas pris.

En imbécile qu’il est, il gazouillait « Une Harley-Davidson ne devrait jamais être fabriquée ailleurs dans un autre pays que les États-Unis. Jamais! Les employés et les clients sont déjà très en colère contre eux. S’ils délocalisent vraiment, surveillez bien, ce sera peut-être le début de la fin. Ils se rendent, ils se couchent! Leur réputation sera consumée et ils seront taxés comme jamais auparavant ! » C’est tout ce qu’il sait écrire.

C’est, selon le constructeur américain, le seul moyen de vendre ses motos à des prix accessibles en Europe et de conserver ses parts de marché sur le Vieux Continent. Une déception pour les amoureux de la marque et de son « Made in USA ».

Un fait demeure; on en verra toujours autant aux Etats-Unis et surtout en Floride, où le climat, est propice aux randonnées en moto, n’en déplaise au gros Donald, qui rumine sa haine dans son for intérieur.

J’espère que l’initiative d’Harley-Davidson fera boule de neige et que l’économie américaine en paiera le prix. La conséquence d’avoir élu un abruti.

La fête nationale

On vient de le constater avec le récent reportage sur la situation du bilinguisme à Ottawa, comment le français continu de régresser au pays. Cette ville proclamée bilingue officiellement n’est que l’ombre de ce bilinguisme. Je l’ai déjà dit, l’assimilation est commencée depuis un bon bout de temps. On n’a qu’à regarder autour de nous pour constater qu’on cause en anglais de plus en plus aux tables entre autres, des centres commerciaux.

Mais il y a pire quand on entend un artiste comme Hubert Lenoir se désoler qu’à la Saint-Jean on ne chante pas aussi en anglais. Décourageant! Quand on pense que les 364 autres journées de calendrier sont inondées de chansons anglophones. Près de moi, des musiciens pensent la même chose. Une seule journée pour la chanson française, ce n’est pas trop demandé il me semble. L’article qui suit est de Mathieu Bock-Côté, sociologue, auteur et chroniqueur au Journal de Montréal, publié à la veille de la fête nationale. Je veux le partager avec vous parce qu’il reflète mon opinion sur la question de la langue.

NOTRE GRANDE AVENTURE

Demain, on célèbrera la Saint-Jean, ou si on préfère, la fête nationale.

HISTOIRE

Le peuple québécois en profite alors pour se rappeler qu’il est de langue et de culture françaises. Il se rappelle même fièrement son histoire, une fascinante aventure qui l’a mené de la Nouvelle-France au Québec moderne.

Et il y a de vrais motifs de fierté. Que nous existions encore comme peuple est le plus important, alors que l’histoire aurait pu nous broyer et nous condamner à devenir un résidu folklorique attendrissant, mais insignifiant, comme les Cajuns en Louisiane.

Nous sommes même passés à deux doigts de faire l’indépendance. Nous pourrions la faire demain matin, si nous le voulions. Nous en avons les moyens. Mais nous n’avons plus la tête à ça, comme si notre existence nous lassait. Ce ne serait pourtant pas si mal, un pays français en Amérique du Nord.

La culture québécoise exprime son génie par la chanson et demain, à la radio, on entendra des classiques du temps des grands, comme Vigneault, Leclerc, Charlebois, Séguin, Piché, Rivard et compagnie. Mais n’en prenons pas l’habitude : le lendemain, on retournera aux platitudes commerciales anglophones habituelles.

Notre peuple est en carence de fierté depuis un bon moment déjà. Auparavant, il cherchait à exprimer sa différence. Maintenant, il a la tentation de l’estomper, comme s’il la traînait comme un fardeau à l’heure de la mondialisation.

C’est peut-être pour cela qu’un artiste comme Hubert Lenoir se désole qu’à la Saint-Jean, on ne chante pas aussi en anglais. Il faut lui répondre que le reste de l’année appartient déjà à l’anglais et que lors de notre fête nationale, nous sommes en droit de célébrer ce que nous avons en propre.

Que célébrons-nous demain? Notre admirable résistance comme peuple en Amérique. Notre entêtement à ne pas disparaître. Un jour, nous ajouterons à la Saint-Jean la fête de l’indépendance.

Au plus fort la poche

C’est immédiatement l’expression qui m’est venue en tête à la lecture, dans le journal, des bonis de performance versés à deux sociétés d’État; Loto-Québec et la SAQ. Elles ont reçu, pour une seule année, 27,5 millions de dollars. Tous ces millions qui s’ajoutent à des salaires plus que respectables et grassement payé par nous les CONtribuables.

Pourquoi ces primes au rendement? Ces employés ne sont pas généreusement payés? Ils ne font certes pas partie des pauvres. Dans le privé, ce n’est pas mon problème mais au public, j’ai un gros mot à dire et je suis outré de voir des dollars dilapidés de cette façon.

J’aimerais bien connaître la démographie des acheteurs de billets de loterie. Les plus gros acheteurs ne sont-ils pas les gens ordinaires, à revenus modestes qui espèrent des jours meilleurs en mettant la main sur une grosse cagnotte qui, soudainement, deviendraient exempts de dettes accumulées au fil des ans et qu’on a du mal à liquider. Les bien nantis en achètent aussi, mais dans quelle proportion, quand tu peux déjà te payer n’importe quoi. La justice sociale est très loin d’être équitable à cet égard.

J’admets les différences de rémunération. L’expérience, l’éducation et la sphère d’activités suggèrent un salaire. Mais la distribution de boni n’a pas sa place dans ce système. Lorsqu’on paie le PDG d’une société d’État, près d’un demi-million de dollars, Il est à des années lumières du salaire moyen de ceux et celles qui contribuent à garnir les coffres de cette société. Et cela, sans compter les avantages qui s’y rattachent; voiture de luxe fournie, dépenses et entretiens inclus, généreux compte de dépenses et avantages pécuniaires importants. Son salaire seul, devrait justifier sa valeur.

On parle de prime au rendement; plus on vend, plus gros est le boni. Loto-Québec vend du rêve et celui-ci se traduit par un nombre effarant de loteries. On ne les compte plus, sans oublier la masse de « gratteux » et les autres billets qui vont jusqu’à 100$ pièce. Pas surprenant que l’argent rentre à la vitesse grand V. Profits = bonis!

La SAQ reste un monopole et les prix ne cessent de grimper. Rien de surprenant à ce que les profits observent la même tangente. Plus de vente, plus de boni. Le vin étant à la mode, l’équation est simple.

Et les hauts dirigeants de ces deux sociétés d’État profitent outrageusement de ces profits que nous, CONtribuables déjà surtaxés, produisons. Inacceptable! Ces profits devraient profiter à NOUS, les payeurs de taxes.

Pour vous donner une idée, Alain Brunet, PDG de la SAQ, a un salaire de base annuel de 419 704$, soit 1150$ par jour, travail ou congé, peu importe. Son récent boni de performance a été de 62 956$, soit 172$ de plus par jour.

Chez Loto-Québec, Lynne Roiter (PDG) reçoit un salaire annuel de 353 995$, et son dernier boni était de 59 110$. Faites le calcul.

Voici un tableau publié dans les pages ARGENT du Journal de Montréal de samedi dernier, pour les 5 plus hauts dirigeants de la SAQ et Loto-Québec, deux sociétés d’État que NOUS engraissons. Les chiffres en zone grise sont les montants de rémunération et boni que j’ai divisé en journée de calendrier. Beaucoup d’autres d’employés profitent également de cette montagne de fric. 27,5 millions de dollars, ça implique beaucoup de monde. Imaginez les services que NOTRE gouvernement pourrait fournir à sa population pour cette somme annuelle, notamment en santé et en réduisant les taxes usuraires sur l’essence. Tirez-en vos propres conclusions.

Salmigondis

Tu fraudes ton pays d’adoption? C’est l’expulsion!
Une famille de réfugiés du Bangladesh arrivée en 1999, sans emploi, ont fait une demande d’aide sociale qui leur a été accordée par le gouvernement. Rapidement, ils ont trouvé un moyen de frauder l’aide sociale en intervertissant les noms et prénoms, en ajoutant des casiers postaux, pour bénéficier de plusieurs chèques chaque mois. Le subterfuge a duré 12 ans, jusqu’à ce qu’un fonctionnaire découvre le pot aux roses lors de leur demande d’obtenir la citoyenneté canadienne. Traduit en justice, le chef de famille s’en tire avec une probation de trois ans et 240 heures de travaux communautaires. Même s’ils ont remboursé une partie du montant volé ils devraient être renvoyés au Bengladesh sur le champ. Point à la ligne. Pas de deuxième chance. C’est le prix à payer pour tout acte criminel.

Vrai ou faux? C’est bon à savoir.
Tout a été dit sur la burqa et le niqab. Enfin presque tout puisque qu’une personne m’a fait parvenir le texte qui suit. De quoi éclaircir certaines croyances… et de démontrer la signification de ce vêtement en Turquie. Il serait bon de rappeler ceci aux porteuses de burqa ou niqab actuelles, peut-être qu’elles se vêtiraient autrement. La burqa vient du Culte d’Astarté (Astarté étant une déesse connue dans tout le Proche-Orient) dans la Mésopotamie antique.

Pour honorer la déesse de l’amour physique, toutes les femmes sans exception devaient se prostituer une fois l’an dans les bois sacrés qui entouraient les temples de la déesse. Pour ne pas être reconnues, les femmes de la haute société prirent l’habitude de se voiler totalement. Et n’oubliez pas ceci… Mustapha Kemal, alias Atatürk, 1er président de la Turquie, de 1923 à 1938, avait trouvé la bonne astuce pour clouer le bec aux intégristes de l’époque; Il avait mis un terme au port de la burqa et du niqab, en faisant une loi toute simple, avec effet immédiat, toutes les femmes turques ont le droit de se vêtir comme elles le désirent… toutefois, toutes les prostituées doivent porter la burqa ou le niqab.

Dès le lendemain, on ne voyait plus de burqa et de niqab en Turquie. Et ce serait toujours en vigueur!

Plus de lits d’hôpitaux disponibles cet été
Enfin une bonne nouvelle; moins de lits d’hôpitaux seront fermés durant l’été au Québec. Que s’est-il passé? La tique a frappé les administrateurs? Ils ont compris que la maladie ne prend pas de vacances? Quand tu choisis d’œuvrer dans le domaine de la santé, et principalement en milieu hospitalier, c’est un travail continu 24 heures par jour. Les avantages sociaux doivent être répartis sur 12 mois parce que c’est un choix qui s’impose, tout comme les policiers, pompiers et ambulanciers. La santé ne choisit pas son moment pour frapper. Il faut une disponibilité maximale envers les patients.

Trump l’imbécile!
On ne sait pas comment le bonhomme va faire changer le monde mais tant qu’il est en poste comme président des États-Unis, il demeure dangereux tant il est imprévisible, incohérent et dépourvu d’intelligence. J’espère qu’il ne sera pas réélu en 2020 parce que la paix mondiale est menacée à moyen terme. Curieusement, sa popularité augmente dans sa population. Comme beaucoup d’Américains « fuckés » qui s’assemble se ressemblent. J’ai bien aimé cet extrait de l’article de Lise Ravary dans les pages du Journal de Montréal de lundi et qui résume assez bien l’imbécile orange;

« Trump s’affiche comme un leader fort qui agit, qui se fiche de la rectitude politique, qui n’a pas besoin de la Constitution, de l’État de droit, des médias – et surtout pas de Justin Trudeau – pour Make America Great
Again. Cela plaît! Son comportement au G7 aussi. Sa base applaudira toujours quand des étrangers, ces êtres inférieurs, se feront donner l’heure par le président. Les autres pays? Qui en a besoin? »

À prendre connaissance de ses différents gazouillis, il est indigne d’occuper cette fonction de président des États-Unis. Il est vraiment un grand malade qui s’ignore avec son intelligence de cloporte. L’avenir se chargera peut-être de remettre les pendules à l’heure et heureusement que son règne ne dépassera pas 2024 dans le pire des scénarios. En comparaison de son prédécesseur, il est très loin d’arriver même à la hauteur de son plus petit orteil.

Le service en français, c’est sans compromis et non-négociable au Québec!

Triste réalité vécue par Gilles Proulx dernièrement, alors qu’attablé dans un Ben & Florentine de Verdun, il a été confronté à l’unilinguisme anglophone et arrogant. Voici son aventure telle qu’il l’a raconté dans le journal. Un autre pas vers l’assimilation!

TOUJOURS EXIGER LE FRANÇAIS… TOUJOURS!

Mon Verdun natal est malheureusement l’un des coins les plus colonisés du Québec! Laissez-moi vous raconter une scène survenue dimanche dernier.

Dans le restaurant Ben & Florentine de l’Île des Sœurs, plein à craquer d’une clientèle majoritairement francophone, l’accueil se fait par un employé incapable de dire un mot en français. Tout le monde, en bons « CF » (Canadiens-français), avale la couleuvre.

Des gens, qui me reconnaissent, m’incitent à me plaindre de la situation; donc, je prends le bâton et j’y vais. Laissés à eux-mêmes, ils auraient laissé tomber.

ENGUEULADE

Une collègue du préposé english only prend sa défense. Elle me dit qu’il vient d’arriver au pays et qu’il suit des cours de français. Oui, mais ne peut-on pas lui apprendre le mon « bonjour »? Pourquoi l’employer à l’accueil? Je le sais trop bien : parce que les gens de Verdun vont plier l’échine et se laisser faire… Par ailleurs, ce restaurant affichait deux semaines plus tôt qu’il serait fermé pour la « fête de la Reine » (au diable, les Patriotes).

Le ton monte. Engueulade avec le patron qui invoque le bilinguisme canadien pour défendre le droit de parler juste l’anglais… On ne me reprendra plus à manger là.

INTÉGRATION… MON ŒIL!

J’ai conscience que bien des gens dans le restaurant en question ont assisté à la scène en se disant : « Quel extrémiste! » Au contraire, c’est le fait de mettre au service à la clientèle une personne qui ne s’exprime pas en français qui est extrémiste. Je vous encourage à faire exactement comme moi partout où une situation similaire se présente. Ne vous gênez pas.

À l’heure où les trois partis politiques se démènent pour nous rassurer comme quoi ils vont tout faire pour franciser les néo-Québécois, il faut se rappeler qu’avant tout, pour que l’intégration fonctionne, il faut toujours exiger le service en français… toujours!