On construit au ranch Kaymas (1ère partie)

 

2009-08-02 042 Mon frère et sa conjointe possèdent un ranch à Shefford, près de Waterloo en Estrie, depuis quelques années et leur projet d’agrandissement se concrétise cette année. Ils construisent une annexe à l’écurie existante afin d’y aménager des espaces pour les charrettes et l’équipement, de même qu’un coin de travail pour le maréchal-ferrant qui ferre les chevaux quelques fois par année. Finalement, une partie du nouveau bâtiment, leur servira d’appartements lorsqu’ils y séjourneront pour s’occuper des 5 chevaux.

Évidemment, un tel défi ne se réalise pas sans l’aide d’amis ou de parents afin de fournir l’huile de coudes nécessaire. C’est pourquoi, nous nous retrouvions ici pour deux fins de semaine. On construit au ranch Kaymas, qui tient son nom du diminutif des prénoms de leurs deux petits enfants KAYla et ThoMAS. Voilà donc pour les présentations.

À moins de deux kilomètres du ranch, se trouve le terrain de camping de l’Estrie où nous avions séjournés en 2006. Nous avons réservé pour deux fins de semaines avec la possibilité de laisser la caravane à sellette stationnée sur place durant la semaine. Les propriétaires nous ont concédé un bon prix. Nous sommes installés sur un terrain avant l’entrée principale du camping avec les services d’eau et d’électricité. Un bel emplacement qui répond à nos besoins.

2009-08-02 015 Quelques instants plus tard, nous rejoignions Lise à l’écurie, où le maréchal-ferrant était en pleine action. Cet homme, qui pratique ce métier où la relève se fait rare, piquait ma curiosité. Il connaît ça les chevaux et ça paraît. Ferrer les chevaux n’est pas une mince tâche et il faut près d’une heure pour en ferrer un aux quatre pattes. On m’apprenait que ce ne sont pas toutes les bêtes qui se prêtent facilement à l’exercice, mais l’expert ferreur à plus d’un tour dans son sac pour mater le quadrupède. Becky, une jeune jument l’a appris à ses dépens.

Dès 8h30, samedi matin, le chantier s’activait. Mon frère Sylvain, son ami Michel et moi-même s’afférions à installer et mettre à niveau, les blocs de ciment et les poutres qui composeront le plancher de l’annexe. Le temps était splendide faisant alterner le soleil et les nuages. On était en plein champ, avec les magnifiques chevaux en arrière scène qui, tantôt, se prélassaient à l’orée du bois, tout près.

2009-08-02 043 Le travail allait bon train et, au grand plaisir de mon frère, la structure nivelée du plancher était totalement terminée en fin d’après-midi. Au même moment, les chevaux s’amenèrent pour leur ration de moulée. Ils étaient justes à côté de nous.

On était sale pas à peu près et la douche s’imposait comme une délivrance. Ce que j’ai fait sans hésiter, dès le retour au camping. En soirée et sous les étoiles, on retournait à l’écurie pour relaxer devant un feu de camp. Les chevaux nous côtoyaient en broutant aux alentours. Nul besoin de tondre le gazon. Ils sont passés maître dans cet art et ne se font pas prier. Ils sont très beaux. La noirceur venue, ils regagnaient le bois, pour une autre nuit sous les étoiles.

2009-08-02 044 Ce matin, il y a apparence de pluie. Le vent souffle légèrement et on entreprend notre deuxième journée de travaux. Nous en sommes à placer les poutres de soutien ainsi que les traverses. Sylvain me montre les trois couleuvres qui ont élue domicile dans le tas de bois servant à la construction. Je prends quelques clichés pour immortaliser ces monstres. Ils ont l’air énorme sur les clichés mais c’est le gros plan qui donne cette illusion. Elles sont petites et font quelques centimètres tout au plus. Un petit souvenir pour Louise qui a une sainte horreur de ces reptiles. Pas seulement ceux-ci mais tout ce qui est reptile.

Alors que les travaux vont bon train, la pluie nous tombe dessus dès le coup de midi et il nous faut tout ranger. Fin des émissions pour cette fin de semaine. La pluie ne cessera pas avant l’heure du souper où, hypocritement, le soleil refait son apparition. Hélas il est trop tard. Sylvain et Michel continueront probablement à jouer du marteau quelques soirs cette semaine alors que nous reviendrons cette seconde fin de semaine pour apporter de nouveau notre aide. À suivre…

Un commentaire sur “On construit au ranch Kaymas (1ère partie)

  1. Lise se joint à moi pour vous remercier, du fond du coeur, de l’aide apportée afin de concrétiser notre rêve. Encore une fois, un gros merci en attendant de pouvoir profiter des ballades en bogey à l’automne et en hiver…..

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