Une visite céleste

 

Décembre c’est le mois de Noël. Une période de réjouissances, de joie, de peine et de solitude. Pour que la magie de cette belle période de Fêtes s’installe et se manifeste, rien de mieux que les contes de Noël. Rien de plus chaleureux et réconfortant que de lire ces belles histoires, sorties souvent de l’imaginaire, mais qui nous permettent un moment de profonde réflexion et d’arrêt entre deux sessions intensives de magasinage.

Donc, tout au long de ce mois, je publierai quelques contes, pigés ici et là à travers la grande toile qu’est l’internet. Certains s’adressent aux enfants, d’autres aux adultes, peu importe. L’essentiel est de vous laisser bercer par ces histoires, tantôt tristes, tantôt joyeuses, mais toujours belles. Voici donc ce premier conte que j’ai intitulé Une visite céleste…

Noel9 Il faisait froid, très froid en ce 24 décembre. La neige tombait, épaisse et blanche et elle avait effacé presque tous les chemins. Les maisons semblaient se blottir les unes contre les autres, comme pour se tenir au chaud.

Bien à l’écart du village se trouvait la maison d’une vieille dame nommée Catherine, elle était si vieille que personne ne savait son âge. Les gens la croyaient un peu sorcière et personne ne venait la visiter. Elle vivait très pauvrement et pour se chauffer, elle ramassait le bois mort de la forêt.

C’était la veille de Noël et il ne lui restait qu’un peu de pain sec, un peu de lait et aussi une soupe si claire qu’on aurait pu y compter les nouilles. Elle était seule, pas d’enfants, plus de parents. Elle était tellement triste en pensant que personne ne viendrait à Noël, alors elle leva les yeux vers le ciel en demandant à Dieu de venir à son aide.

Elle ferma les yeux pour revoir dans sa mémoire les belles soirées devant le sapin illuminé, avec son père, sa mère et ses sœurs, tous là-haut aujourd’hui.

– Tu sais Mon Dieu, ils sont tous avec toi !

Assise à sa fenêtre, elle voit venir une jeune femme avec un paquet dans les bras. Avant même qu’elle ne frappe, elle lui ouvre la porte. Elle semble épuisée et gelée aussi. Alors elle l’invite à venir se réchauffer devant la cheminée. La jeune femme regarde Catherine et lui sourit, puis elle ouvre le grand châle où dort un beau bébé tout rose.

– Doux Jésus dit Catherine. C’est un péché de sortir dans une pareille tempête avec un bébé si petit.

Catherine lui offre de partager sa soupe, le reste de son pain et de son lait. La jeune femme jette un regard vers le sapin si peu décoré et la pauvre crèche qu’il y a en dessous. Ils partagèrent le maigre repas de Catherine et quand ils furent bien réchauffés, elle et le bébé, elle leur donna son lit pour la nuit. Son vieux divan ferait bien l’affaire pour elle, juste pour une nuit.

Le lendemain matin, Catherine se lève et va jeter un œil dans sa chambre pour voir si la dame et l’enfant n’avaient besoin de rien. Plus personne ! Ils étaient déjà partis. Elle regarde par la fenêtre. Il y a bien des traces qui viennent à sa maison, mais aucunes qui s’en vont. Elle ne comprenait plus rien du tout.

Tout à coup, son œil est attiré par la crèche qui brille comme si le soleil s’y trouvait. Troublée, elle s’approche et voit Marie qui porte le même manteau que la dame qui est venue la visiter la veille et l’enfant est enveloppé du même châle que celui que la dame portait dans ses bras. Une musique résonne dans toute la maison et voilà Catherine qui pleure de joie en comprenant que Marie et son Fils avaient passé la nuit chez-elle.

Vous en pensez quoi ?