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La dernière semaine a été tellement occupée que j’étais dans l’impossibilité de publier un seul billet. Le voyage éclair à Montréal ne m’a pas laissé le temps et surtout la possibilité de me connecter à l’Internet. Le marathon débutait mardi dernier, 26 janvier, jour de l’anniversaire du beau-frère Jean-Guy.
Avec des amis, nous avons célébré l’événement autour d’une bonne table du Sam Seltzer Steakhouse de Fort Myers, un restaurant populaire de l’endroit, adjacent à l’hôtel Clarion. Il faisait froid comme au début du mois de janvier et, curieusement, identique à notre visite de l’hiver dernier. L’important est qu’on ait passé une agréable soirée en excellente compagnie.
Le lendemain, direction Tampa Bay, pour assister à la rencontre entre les Canadiens et le Lightning, au St. Pete Times Forum de l’endroit, accompagné d’un groupe de 28 partisans de la sainte flanelle qui s’était formé au camping, pour l’occasion. On a pu visiter les alentours et apprécier les affiches géantes des Lecavalier et Saint-Louis qui ornent les murs.
En attendant le match, nous avons passé l’après-midi avec les jolies filles du restaurant Hooters, à siroter quelques bières en fût et bouffer des burgers. Nous étions en feu sur la terrasse. Dès que des partisans s’approchaient de nous avec leur chandails des Glorieux bien en évidence, nous levions nos verres d’un trait en chantonnant en cœurs le Oh-hé oh-hé oh-hé oh-hé… Les visages souriants apparaissaient aussitôt. L’enthousiasme s’est vite apaisé en début de match ! Nos Canadiens n’étaient pas dans le coup et se sont inclinés 3-0. Seule consolation, nos illustres québécois Martin Saint-Louis et Vincent Lecavalier ont marqué pour le Lightning. À voir les gradins à moitié remplis, force est de constater la fragilité de cette franchise qui, en 2004, remportait la Coupe Stanley. Leur départ de Tampa Bay semble imminent à
court terme. Ils ont de sérieux problèmes financiers.
Nous sommes rentrés vers minuit et la nuit a été courte puisqu’au matin, Gervais et Estelle nous conduisaient à l’aéroport pour notre voyage éclair de trois jours au Québec afin d’assister aux funérailles de Marcel et Nicole, frère et sœur de Louise et Jean-Guy. Un court séjour des plus émotifs mais réconfortant par le nombre de visiteurs, parents et amis, venus nous soutenir au salon funéraire. Perdre un être cher est toujours une épreuve difficile. Imaginez en perdre deux ! Ils reposent maintenant en paix. Tout s’est bien déroulé et de là-haut, ils ont dû se rendre compte de la place qu’ils occupaient dans nos vies.
Mais cette visite nous a fait brutalement replonger en hiver. Dès notre arrivée à Dorval, une rafale de poudrerie m’a frappée en plein visage. Je me suis immédiatement rappelé la veille de notre départ, le 29 décembre dernier, alors qu’un blizzard sévissait également. Le séjour s’est déroulé sous des mercures de -25°C, -30°C, avec le facteur éolien. L’enfer !
Étant au Québec, vous pensez bien que nous avons fait un saut chez la famille proche, nos enfants et surtout nos petits enfants. Rien au monde ne nous aurait empêché d’aller chercher et donner nos câlins à ces petits chéris. Un pur bonheur dans ce moment de tristesse.
Dimanche matin, nous reprenions l’avion pour retourner vers des cieux plus cléments. Malheureusement, le premier vol ayant été retardé, notre correspondance à Détroit n’était plus disponible. Contre mauvaise fortune, nous avons dû prendre le premier vol suivant disponible à 19h35. Une escale de plus de cinq bonnes heures qui s’est bien déroulée quand même. On a pu visiter l’aérogare ultra moderne, à notre guise. En contrepartie, on a dû manquer le délicieux repas que nous offraient Claude et Jacques à notre retour… originalement prévu à 16h45.
À 22h30, nous arrivions à Fort Myers où, tels des sauveurs, nous attendaient Estelle et Gervais pour nous ramener au camping. Enfin, une longue journée se terminait et on allait profiter de notre lit pour se reposer. Lundi soir, nos amis Claude et Jacques nous invitaient à prendre finalement le repas du retour qu’ils nous avaient préparé. Une agréable façon de terminer cette semaine mouvementée entre amis, autour d’une bonne table. Une attention à notre égard qui fut très appréciée.
Comme si la mauvaise température refusait de nous quitter, il a plu toute la journée d’hier et le reste de la semaine s’annonce moche avec un front froid en fin de semaine prochaine… Seule consolation, pas de neige ! La grosse maudite misère… Mais ça se prend bien !