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Les infirmières et infirmiers font la manchette depuis plusieurs mois. Beaucoup plus une vocation qu’un simple travail, ils sont admirés. Comme le 12 mai est proclamé la Journée Internationale des infirmières et infirmiers, j’ai trouvé l’histoire de cette femme, Florence Nightingale, qui fut une pionnière en ce domaine aux 19e siècle et dont nous célèbrons cette année, le centième anniversaire de sa mort. Je l’ai lu avec beaucoup d’intérêt et je vous l’offre, en condensé, tout en souhaitant la plus belle des journées à tous les infirmières et infirmiers. Vous êtes indispensables.
En 1971, le Conseil international des infirmières (CII) a désigné le 12 mai Journée internationale des infirmières en l’honneur de l’anniversaire de naissance de Florence Nightingale. Au Canada, cette journée coïncide aussi avec la Semaine nationale des soins infirmiers. L’année 2010 marque un jalon spécial pour les infirmières et infirmiers de toute la planète, car il s’agit du 100e anniversaire de la mort de « la dame à la lampe ».
Florence Nightingale (12 mai 1820 – 13 août 1910), surnommée "la dame à la lampe", était une pionnière des soins infirmiers modernes et une statisticienne notable. Elle reçut l’Ordre du Mérite et la Royal Red Cross.
Elle naquit dans une famille britannique de classe moyenne, prodigue et aux relations haut placées, à la Villa Colombia à Florence en Italie. On lui donna le nom de sa ville natale. Son père était William Edward Nightingale, né Shore (1794-1875). En accord avec le testament de Peter Nightingale, l’oncle de sa mère Mary, il avait non seulement hérité des terres de ce dernier, Lea Hurst dans le Derbyshire, mais également pris le nom et les armes de Nightingale. Sa mère était Frances Fanny Nightingale, née Smith (1789-1880). Le père de cette dernière était l’abolitionniste William Smith.
Embley Park, aujourd’hui devenu une école, était la résidence familiale de Florence Nightingale. Inspirée par ce qu’elle considéra comme un appel chrétien divin, qu’elle ressentit pour la première fois en 1837 à Embley Park puis tout au long de sa vie, Florence Nightingale décida de se consacrer au métier d’infirmière. Ce choix démontra à la fois sa passion et son rejet du rôle attendu d’une femme de son statut, qui était de devenir épouse et mère. En effet, la carrière d’infirmière possédait à cette époque une mauvaise réputation, les postes étant principalement occupés par des femmes relativement pauvres, perçues comme des "parasites" suivant les armées. Dans la pratique, ces infirmières pouvaient tout aussi bien travailler comme cuisinières. Ainsi, lorsque Nightingale décida en 1845 d’entreprendre une formation d’infirmière, elle provoqua chez sa famille une grande colère et une grande détresse, notamment chez sa mère.
Nightingale s’occupa des pauvres et des indigents. En décembre 1844, en réaction à la mort de l’un d’entre eux dans l’infirmerie d’une workhouse, évènement qui fit alors scandale, elle devint la militante principale de l’amélioration des soins médicaux dans les infirmeries et s’attira immédiatement le soutien de Charles Villiers, alors président du Poor Law Board. Ceci la conduisit à participer activement à la réforme des Poor Laws, qui alla bien au-delà des soins médicaux. Elle joua par la suite un rôle décisif de mentor auprès d’Agnes Elizabeth Jones et d’autres infirmières en formation avant de les envoyer à la Liverpool Workhouse Infirmary.
En 1846, elle visita Kaiserswerth en Allemagne, et en apprit plus sur son hôpital pionnier établi par Theodor Fliedner et géré par un ordre de sœurs luthériennes (deaconess). Elle fut profondément impressionnée par la qualité des soins ainsi que par le dévouement et les pratiques des sœurs.
Nightingale commença sa carrière d’infirmière en 1851, lorsqu’elle obtint une formation de quatre mois en Allemagne en tant que sœur de Kaiserswerth. Elle entreprit la formation malgré les vives objections de sa famille concernant les risques et les implications sociales d’une telle activité, et les origines catholiques romaines de l’hôpital. Pendant son séjour à Kaiserwerth, elle rapporta avoir éprouvé la plus importante et intense expérience de son appel divin.
La contribution la plus célèbre de Nightingale survint lors de la Guerre de Crimée, qui devint son centre d’attention lorsque des rapports commencèrent à atteindre la Grande-Bretagne au sujet des conditions épouvantables des blessés. Le 21 octobre 1854, Nightingale et un groupe de 38 infirmières volontaires formées par elle-même et incluant sa tante Mai Smith, furent envoyées (sous l’autorisation de Sidney Herbert) en Turquie, à environ 545 kilomètres de Balaclava en Crimée, de l’autre côté de la mer Noire, où était basé le camp britannique.
Nightingale arriva début novembre 1854 à la Caserne Selimiye à Scutari (aujourd’hui Üsküdar à Istanbul). Les infirmières trouvèrent des soldats blessés négligés par un personnel médical débordé face à l’indifférence des officiers. Les réserves de médicaments étaient limitées, l’hygiène négligée et les infections de masse courantes, la plupart d’entre elles étant fatales. Il n’y avait également aucun équipement pour préparer la nourriture des patients.
Nightingale et ses compatriotes commencèrent par nettoyer complètement l’hôpital et l’équipement, et par réorganiser les soins des patients. Cependant, pendant son séjour à Scutari, le taux de mortalité ne diminua pas ; au contraire, il se mit à augmenter. Le nombre de morts dépassa celui de tous les autres hôpitaux de la région. Pendant son premier hiver à Scutari, 4077 soldats y trouvèrent la mort. Dix fois plus de soldats moururent de maladies telles que le typhus, la fièvre typhoïde, le choléra et la dysenterie que de blessures de combat. Les conditions régnant à l’hôpital militaire temporaire étaient fatales aux patients à cause du surnombre, d’égouts défectueux et d’un manque de ventilation. En mars 1855, le gouvernement britannique dut envoyer une commission sanitaire à Scutari, près de six mois après l’arrivée de Nightingale. Les égouts furent nettoyés et la ventilation améliorée, et le taux de mortalité diminua rapidement.
Nightingale continua de penser que le taux de mortalité était dû à la médiocrité de l’alimentation et des réserves, ainsi qu’au surmenage des soldats. Ce n’est qu’après son retour en Grande-Bretagne et avoir rassemblé des informations auprès de la Commission Royale pour la Santé de l’Armée qu’elle se mit à penser que la mort de la plupart des soldats hospitalisés était due aux mauvaises conditions de vie. Cette expérience influença sa carrière, et par la suite elle défendit l’importance des conditions de vie sanitaires. Elle contribua ainsi à réduire le nombre de morts au sein de l’armée en temps de paix et dirigea son attention vers la conception sanitaire des hôpitaux.
Nightingale écrivit Notes on Nursing, un petit livre de 136 pages publié en 1860 et servant de pierre d’angle au programme de la Nightingale School et des autres écoles qui furent fondées. Le livre connut également un succès auprès du grand public et est considéré comme un texte classique d’introduction aux soins infirmiers. Nightingale passa le reste de sa vie à encourager l’établissement et le développement de la profession d’infirmière et à la faire évoluer vers sa forme moderne.
En 1883, Nightingale fut décorée de la Royal Red Cross par la Reine Victoria. En 1907, elle devint la première femme à être décorée de l’Ordre du mérite. En 1908, on lui décerna l’Honorary Freedom of the City of London.
En 1896, Nightingale se retrouva alitée. Il est possible qu’elle ait été victime du syndrome de fatigue chronique et l’International CFS Awareness Day (Journée Internationale de Prévention contre le SFC) est aujourd’hui célébré le jour de son anniversaire. Pendant ces années d’alitement, elle réalisa des travaux pionniers dans le domaine de la gestion des hôpitaux, travaux qui se propagèrent rapidement à travers l’Angleterre et le reste du monde.
Elle mourut le 13 aout 1910. Ses proches refusèrent la proposition d’enterrement à l’Abbaye de Westminster, et elle est aujourd’hui enterrée au cimetière de la St Margaret Church dans l’East Wellow dans le Hampshire.
La contribution marquante de Nightingale a été son rôle dans l’établissement de la profession moderne d’infirmière. Elle a montré à toutes les infirmières un exemple remarquable de compassion, de dévouement aux soins des patients, et d’administration consciencieuse et attentive des hôpitaux.
L’œuvre de la Nightingale School of Nursing se poursuit aujourd’hui. Un musée lui est dédié à Londres, le Florence Nightingale Museum, et un autre à elle et sa famille, Claydon House. Un des bâtiments de l’école d’infirmières et de sages-femmes de l’Université de Southampton porte également son nom. Enfin, la Journée Internationale des Infirmières est célébrée le jour de son anniversaire chaque année.
The Florence Nightingale Declaration, une campagne lancée à l’échelle mondiale par des figures du monde infirmier à travers la Nightingale Initiative for Global Health (NIGH), visait à créer un mouvement populaire mondial afin de présenter à l’Assemblée Générale des Nations Unies de 2008 deux résolutions déclarant : la Journée Internationale des Infirmières 2010 (le centenaire de la mort de Nightingale) et The UN Decade for a Healthy World (Décennie des Nations-Unies pour un Monde en Bonne Santé) de 2011 à 2020 (le bicentenaire de la naissance de Nightingale). La NIGH travaille également à renouveler la prise de conscience des thèmes soulevés par Nightingale, tels que la médecine préventive et la santé holistique.
La compagnie aérienne KLM a baptisé Florence Nightingale l’un de ses avions de ligne MD-11. Il existe de nombreuses fondations portant le nom de Florence Nightingale. La plupart sont liées aux soins infirmiers, mais il existe également la Nightingale Research Foundation au Canada, dédiée à l’étude et au traitement du syndrome de fatigue chronique, dont on suppose que Nightingale a été victime.
Il existe un effet psychologique appelé Florence Nightingale Effect où les infirmières et docteurs tombent amoureux de leurs patients.
Source : Wikipédia