Vous aimeriez devenir centenaire et en pleine forme ? C’est possible…

Jeanne Louise Calment avait la plus longue durée de vie humaine confirmée jamais enregistrée: 122 ans et 164 jours. Il semble que le destin ait fortement approuvé la façon dont Mme Calment a vécu sa vie.

Jeanne est née à Arles, en France, le 21 février 1875, et décédée en 1997. Lorsque la Tour Eiffel a été construite, elle avait 14 ans.

C’est à ce moment-là qu’elle rencontre Vincent van Gogh. « Il était sale, mal habillé et désagréable », se souvient-elle dans une interview donnée en 1988.

À 85 ans, elle s’est mise à l’escrime et elle roulait toujours sur son vélo lorsqu’elle a atteint 100 ans.

Quand Jeanne avait 114 ans, elle a joué dans un film sur sa vie. À 115 ans, elle a subi une opération de la hanche et à 117 ans, elle a arrêté de fumer (après avoir commencé à 21 ans en 1896).

Apparemment, elle n’a pas arrêté de fumer pour des raisons de santé, mais parce qu’elle n’aimait pas devoir demander à quelqu’un de l’aider à allumer une cigarette lorsqu’elle devenait presque aveugle.

En 1965, Jeanne avait 90 ans et n’avait pas d’héritiers. Elle a signé un accord pour vendre son appartement à un avocat de 47 ans nommé André-François Raffray. Il a accepté de lui verser une somme mensuelle de 2 500 francs à la condition qu’il hérite de son appartement après sa mort. Cependant, Raffray a non seulement fini par payer Jeanne pendant 30 ans, mais il est décédé avant elle à l’âge de 77 ans. Sa veuve était légalement obligée de continuer à payer Mme Calment jusqu’à la fin de ses jours.

Jeanne a conservé des facultés mentales pointues. Lorsqu’on lui a demandé le jour de son 120e anniversaire quel genre d’avenir elle s’attendait à avoir, elle a répondu: « Un très court. »

Citations et règles de vie de Jeanne Calment:

– Être jeune est un état d’esprit. Cela ne dépend pas de son corps. Je suis en fait encore une jeune fille. C’est juste que je n’ai pas l’air si bien depuis 70 ans. Je n’ai qu’une ride, et je suis assis dessus.

– Tous les bébés sont beaux.

– J’ai été oublié par notre bon seigneur.

– Je suis amoureuse du vin.

– Gardez toujours votre sourire. C’est ainsi que j’explique ma longue vie.

– Si vous ne pouvez pas changer quelque chose, ne vous inquiétez pas.

– J’ai une immense envie de vivre et un gros appétit, surtout pour les sucreries.

– Je ne porte jamais de mascara; je ris jusqu’à ce que je pleure trop souvent.

– Je vois mal, j’entends mal et je me sens mal, mais tout va bien.

– Je pense que je vais mourir de rire. »

– J’ai des pattes de fer, mais pour vous dire la vérité, elles commencent à rouiller et à se déformer un peu.

– J’ai pris du plaisir quand j’ai pu. J’ai agi clairement et moralement et sans regret. J’ai beaucoup de chance.

Voilà ! Vous avez maintenant la recette de longévité.

À vous de jouer…

Alzheimer : la prévention notre meilleure alliée

Sachant que de saines habitudes de vie, dont l’activité physique, permettent de réduire considérablement les risques de souffrir d’Alzheimer, cette terrible maladie qui trouble la mémoire, on doit miser davantage sur la prévention, selon les experts.

Même après plus de 100 ans de recherches, il n’existe toujours pas de remède efficace contre cette maladie neurodégénérative; d’où l’importance de travailler en amont.

« Selon de récentes études, faire de l’exercice fréquemment permet de réduire de plus de 30 % les risque d’être atteint d’un trouble neurocognitif », affirme Nouha Ben Gaied, directrice de la recherche et développement et de la qualité des services à la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer.

« C’est considérable, poursuit-elle, puisque aucun médicament ne peut en faire autant. Et lorsque l’activité physique est combinée à de la stimulation cognitive, on est en mesure de mieux contrôler l’évolution des symptômes, et ce, quels que soient l’âge de la personne ou le stade de la maladie. »

Éric Simard, docteur en biologie et chercheur dans le domaine du vieillissement, ajoute que la qualité de notre alimentation, de notre vie sociale, de notre sommeil, de même qu’un faible taux de stress et d’anxiété réduisent
aussi considérablement les risques que notre cerveau parte en vrille.

« C’est étonnant de voir que, malgré la grande importance de la prévention, personne n’en parle. C’est un reflet de notre société qui n’est pas [axée sur la] prévention. On doit mettre cela au centre de notre système de santé », estime le spécialiste.

PAS JUSTE UNE MALADIE DE « VIEUX »

Il existe deux principales formes de la maladie. D’abord, il y a celle qu’on appelle la maladie d’Alzheimer « tardive » ou « sporadique ». Il s’agit de la plus commune.

Celle-ci concerne généralement les gens qui reçoivent un diagnostic dans la soixantaine, Bien que l’affection soit fatale, le déclin des personnes atteintes de cette forme est beaucoup plus lent que dans la forme familiale.

L’espérance de vie dépasse souvent les 10 ans.

L’affection qui est dite « familiale », anciennement appelée « forme précoce de la maladie d’Alzheimer » est quant à elle beaucoup plus rare. Elle touche moins de 5 % des patients atteints.

Celle-ci se déclare chez de plus jeunes sujets, aux environs de la quarantaine. Elle est héréditaire et progresse rapidement.

UNE PANDÉMIE RAVAGEUSE

Mme Ben Gaied souligne que de nombreuses recherches montrent que les patients doivent non seulement bouger, mais également éviter de s’isoler socialement. Les experts ont d’ailleurs constaté que les périodes de confinement dues à la COVID-19 ont eu des effets néfastes sur plusieurs personnes atteintes d’Alzheimer.

Les aidants naturels sont aussi de cet avis. « Au pire de la pandémie, j’ai vu ma mère régresser, nous confie Nancy. Son état s’est très rapidement détérioré. Pour éviter qu’elle n’attrape la COVID, j’ai fait beaucoup de chose à sa place, dont toutes ses courses. Elle était donc beaucoup moins active. Elle n’a pas attrapé le virus, mais ça n’a visiblement pas aidé sa santé d’être ainsi isolée. »

POURQUOI LES CAS EXPLOSENT-ILS ?

D’après le rapport publié en 2020 par la revue médicale The Lancet intitulé Dementia
prevention,
intervention, and care : 2020 report of « The Lancet » Commission (Prévention, intervention et soins de la démence), « l’incidence de la démence selon l’âge a diminué dans de nombreux pays, probablement en raison des améliorations apportées à l’éducation, à la nutrition, aux soins de santé et aux changements de mode de vie ».

Malgré cela, la Société Alzheimer du Canada croit que le nombre de cas devrait doubler d’ici 15 ans. Pourquoi donc ? Parce que l’espérance de vie a gagné près de 15 ans au cours des 50 dernières années et que, après 65 ans, les risques d’être atteint de la maladie d’Alzheimer doublent tous les cinq ans.

Les cas à la hausse sont également dus aux progrès en matière de diagnostic, fait de plus en plus tôt.

L’IMPORTANCE DU DIAGNOSTIC PRÉCOCE

« Près de 50 % des personnes atteintes d’un trouble cognitif – la maladie d’Alzheimer comprise – reçoivent leur diagnostic à un stade très avancé, indique Nouha Ben Gaied. Bien souvent, enchaîne-t-elle, 70 % des neurones sont déjà touchées, car la maladie avance silencieusement. Le dépistage précoce est donc la clé, parce qu’il permet de stabiliser la maladie par la pharmacologie. »

Éric Simard est d’avis que si l’on était capable de diagnostiquer l’Alzheimer très tôt, il est fort probable que les gens atteints finiraient par mourir d’autre chose.

« Un processus de dégénérescence nerveuse se met en branle chez la personne souffrant d’Alzheimer. Initialement, cependant, on remarque une accumulation de protéines, de déchets, dont le cerveau est incapable de se débarrasser, explique-t-il. Lorsque cela se produit, ces déchets se retrouvent aussi dans le sang.

J’ai espoir que, au cours des prochaines années, un test permettra de détecter ces protéines dans la circulation sanguine, ce qui serait un grand pas pour le dépistage précoce.

SEXE, ALCOOL… ET PLASTIQUE !

À l’heure actuelle, on sait que les femmes sont plus à risque de souffrir de la maladie. À preuve, juste au pays, 65 % des personnes atteintes sont de sexe féminin. L’âge influence aussi, puisque plus on vieillit, plus les risques augmentent.

Enfin, l’hérédité n’est pas à négliger. Une trentaine de facteurs génétiques peuvent jouer un rôle dans le développement de la maladie.

On a bien peu d’emprise sur notre sexe, notre âge ou notre génétique. En revanche, on peut s’aider en adoptant un mode de vie sain. Sur le site canadien de la Société Alzheimer, tout comme dans le rapport publié dans The Lancet en 2020, on indique que les personnes qui consomment beaucoup d’alcool – on parle ici de 21 consommations par semaine – ont un risque de maladie cognitive plus élevé par rapport à celles qui boivent modérément ou pas du tout.

De plus, les fumeurs ont 45 % plus de risques de souffrir de la maladie que ceux qui ne fument pas ou plus. L’hypertension, la mauvaise alimentation, la dépression, l’obésité et le taux de cholestérol élevé sont d’autres facteurs qui entrent en ligne de compte.

« L’Alzheimer est une maladie en partie métabolique; certains l’appellent même le diabète de type 3, souligne Éric Simard. L’enchevêtrement de déchets au cerveau finit par faire mourir des cellules, mais la maladie est aussi liée à un processus inflammatoire et à une difficulté des cellules neuronales à gérer le glucose.

C’est une prise de conscience sur la façon dont on mange et l’omniprésence des sucres raffinés dans l’alimentation.

Les phtalates sont également montrés du doigt par de nombreux chercheurs, car ces composés chimiques affecteraient notre système hormonal. Les experts du Programme des Nations unies pour l’environnement et de l’Organisation mondiale de la santé les impliquent désormais dans le développement des maladies d’Alzheimer et de Parkinson.

UNE PREMIÈRE EN 15 ANS

À ce jour, bien que certains médicaments atténuent les symptômes, aucun traitement curatif n’a été trouvé. Nouah Ben Gaied parle avec optimisme de la demande de mise sur le marché auprès de la Food and Drug Administration (FDA) (le pendant américain de Santé Canada), d’un nouveau produit portant le nom d’Aducanumab : « Il n’y a pas eu de nouveau médicament pour soigner l’Alzheimer depuis 15 ans. Il s’agir vraiment d’une avancée majeure », estime-t-elle.

De son côté, Éric Simard pense qu’il ne faut pas crier victoire trop vite. « Tout médicament capable de ralentir le processus de progression sera le bienvenu. Malheureusement, les résultats ne sont pas très concluants pour le moment, dit-il. J’espérais mieux. On ne parle que d’une réduction de 23 %. Pour obtenir l’accréditation, les chercheurs se penchent sur les effets de doses élevées, puisque les doses faibles n’ont pas fonctionné ou n’ont pas atteint le seuil d’efficacité voulu. »

Au moment d’écrire ces lignes, la FDA n’avait toujours pas statué sur l’avenir du produit.

AIDE MÉDICALE À MOURIR : UNE FENÊTRE S’OUVRE

Plusieurs personnes souffrant de troubles neurodégénératifs, et plus précisément d’Alzheimer, demandent à ce que l’aide médicale à mourir soit une option pour elles. Récemment, le tribunal leur a donné une lueur d’espoir puisque la Cour supérieure du Québec a déclaré, dans un jugement rendu à l’automne 2019, que les critères de fin de vie de la loi provinciale et ceux de mort naturelle raisonnablement prévisible de la loi fédérale étaient inconstitutionnels. Québec s’est conformé au jugement en retirant son critère de fin de vie. Ottawa, de son côté, a jusqu’au 18 décembre 2020 pour modifier le Code criminel.

Ce n’est pas la seule difficulté que doivent affronter les gens atteints d’Alzheimer. Lorsque ceux-ci éprouvent de grandes souffrances, ils ne sont généralement plus aptes à donner leur consentement pour recevoir l’aide médicale à mourir. L’idéal, selon les patients, serait qu’ils puissent signer un consentement anticipé. Ce que la loi ne permet pas pour le moment. Le débat devrait donc se poursuivre en 2021.

LES 4 STADES DE LA MALADIE

Stade 1 : Au stade léger, les symptômes courants sont les pertes de mémoire, les difficultés à communiquer et les changements dans l’humeur et le comportement.

Stade 2 : Dès le stade modéré, on observe un déclin des facultés cognitives et fonctionnelles du patient. La personne atteinte, bien qu’encore souvent consciente de son état, a besoin de soutien quotidien pour effectuer ses tâches.

Stade 3 : Une fois au stade avancé, la personne malade devient incapable de communiquer verbalement ou de prendre soin d’elle-même.

Stade 4 : On en arrive au stade de fin de vie.

Source : Annie Turcotte, revue Coup de Pouce, janvier-février 2021, p34

La seule référence : les anges de la santé

Avez-vous lu l’article de Richard Martineau, hier, dans le Journal de Montréal ? Du bonbon qui gratifie le secteur de la santé. Ceux et celles qui tiennent le fort à bout de bras malgré leurs confrères et consœurs tombés au combat. Dans tout ce qui se dit, ils demeurent les seuls crédibles, parce qu’ils vivent ces situations au quotidien. Comme les soldats en temps de guerre, ils sont au front.

Ces travailleurs de la santé qui ont dû renoncer à leurs vacances, François Legault, Christian Dubé, le docteur Arruda et leurs adjoints qui travaillent dans l’ombre, sont les seuls à pouvoir s’en plaindre, sans oublier les autres professionnels de la santé. Mais on ne les entend jamais. Ils sont ceux et celles qui donnent l’heure juste, qui jouissent d’une crédibilité irréprochable.

Par ailleurs, je suis d’avis d’annuler la semaine de relâche scolaire cette année, et éviter ainsi une réplique des catastrophiques éclosions du printemps 2020.

Voici cet article.

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ÉCOUTONS LES TRAVAILLEURS DE LA SANTÉ !

Tout le monde a son opinion sur la meilleure façon d’endiguer la pandémie.

Tout le monde.

Moi, vous, matante, mononcle.

Et le neveu boutonneux qui croit dur comme fer que LCN est un repaire de reptiliens, car LCN veut dire Le Crocodile du Nord.

LE FESTIVAL DES TI-JOE CONNAISSANT

À la longue, ce brouhaha devient cacophonique. On ne sait plus à quel saint se vouer.

Pour chaque étude qui dit Noir, il y a une étude qui dit Blanc.

Il y a toujours quelqu’un, quelque part (Claude Villeneuve les appelle « les Gerry Rochon de la pandémie ». du nom du gars qui connaissait toutes, mais toutes les statistiques du hockey) qui va dire : « Oui, mais au Botswana… Oui, mais au Kirghizistan… Oui, mais à Saint-Vincent-et-les-Grenadines… »

Sans oublier le Soudan du Sud. Il n’y a pas de couvre-feu, au Soudan du Sud ! Il n’y a pas de confinement, au Soudan du Sud !

Tu peux promener ton chameau quand tu veux, au Soudan du Sud !

Je ne savais pas qu’il y avait tant d’experts en épidémiologie au Québec. C’est fou !

Tu donnes un coup de pied dans une poubelle, et il y en a dix qui sortent…

Avec des chartes remplies de courbes dans les mains.

LE BON DOCTEUR WELBY

Je ne sais pas vous, mais moi, mon cerveau est engorgé.

Comme l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Alors j’ai décidé d’établir un protocole de tri avancé.

Je n’écoute qu’un groupe : les travailleurs de la santé. Ceux et celles qui sont sur le terrain.

Les autres, je tire la plogue.

Entre mon voisin qui vend des tondeuses et le docteur Marquis, je choisis le docteur Marquis.

Hé oui, je suis fou de même. Je me dis que le docteur Marquis sait ce dont il parle. S’il dit que le système de santé est sur le point de craquer, j’imagine que ce n’est pas pour se rendre intéressant auprès de sa voisine. Ou pour avoir des votes.

D’ailleurs, plus je le vois, plus il est cerné. Ça m’inquiète. Il n’a même plus besoin d’ouvrir la bouche, tu fais juste lui regarder les yeux et tu sais si la situation s’améliore ou pas.

« Ah mon Dieu, Sophie, t’as vu le docteur Marquis ? Sors la bouteille de gin, je pense que je vais en avoir besoin… »

Il y a le docteur Marquis, mais aussi les autres : le docteur Weiss, le docteur Simon, le docteur Sheppard…

J’ai l’impression de les connaître. Ce sont mes nouveaux meilleurs amis. Je prends mon premier café avec eux, et mon dernier night cap.

Tout juste s’ils ne viennent pas me border.

LA VRAIE AFFAIRE

Tout ça pour vous dire que mes phares, maintenant, sont ceux qui travaillent sur le terrain.

Eux voient les dommages causés par le virus. Les dommages causés par nos relâchements.

Je me dis que si on les utilise comme phares, comme guides, on ne peut pas se tromper.

Le virus, pour eux, n’est pas une abstraction. C’est une réalité. Ils le côtoient. Jour après jour après jour.

Qui connaît mieux le hockey selon vous ?

Votre beau-frère qui collectionne les cartes et qui fait des mini coupes Stanley avec des emballages de roulés suisses, ou Guy Lafleur ?

Un vaccin révolutionnaire sans précédent

Est-ce que la découverte du vaccin pour la COVID-19, pourrait être salutaire pour les autres coronavirus, et même plus ? Cet article de Richard Béliveau, Docteur en biochimie, publié dans le Journal de Montréal du 4 janvier, décrit bien toutes les possibilités de ce vaccin, pour l’avenir. C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

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LA RÉVOLUTION DES VACCINS À BASE D’ARN

Le développement rapide de vaccins contre la COVID-19 a été rendu possible par une nouvelle approche biochimique, basée sur l’utilisation d’ARN messager viral. En plus de ce succès historique, cette approche pourrait révolutionner notre combat contre plusieurs autres maladies infectieuses. Nous venons vraiment de franchir une étape majeure dans notre guerre aux virus.

Les maladies infectieuses représentent sans contredit les plus mortelles épreuves auxquelles les civilisations humaines ont eu à faire face. Peste, variole, syphilis, tuberculose, rougeole, malaria, choléra, grippe, sida et les quelques centaines d’autres maladies causées par les bactéries, virus et parasites ont fauché prématurément d’innombrables vies et décimé des populations entières, tout au long de l’histoire de l’humanité.

Heureusement, l’amélioration des conditions d’hygiène et la découverte des antibiotiques et des vaccins ont permis de réduire considérablement les dommages causés par les maladies infectieuses et entraîné une augmentation phénoménale de l’espérance de vie observée depuis environ la moitié du 20e siècle.

Mais le combat n’est pas gagné et la pandémie de COVID-19 nous rappelle aussi que nous demeurons vulnérables à l’apparition de nouveaux agents pathogènes virulents, qui peuvent utiliser les moyens de transport modernes pour se répandre très rapidement à l’échelle du globe.

STRATÉGIES DE VACCINATION

Les virus sont insensibles aux antibiotiques et la seule façon vraiment efficace de combattre les infections virales demeure la vaccination : en exposant nos cellules immunitaires aux protéines du virus, on permet au système immunitaire de développer des anticorps qui neutraliseront le virus dès son entrée dans l’organisme, avant qu’il ne parvienne à envahir nos cellules, pour nous rendre malades.

Pour mettre les protéines virales en contact avec le système immunitaire, on peut soit injecter les protéines virales elles-mêmes, comme dans les vaccins utilisant des virus entiers inactivés (polio, influenza) ou encore des fragments moléculaires de virus (hépatite B, papillome humain).

Une autre approche est plutôt d’introduire le matériel génétique du virus dans l’organisme et c’est l’hôte qui produit par lui-même les protéines virales qui vont stimuler l’immunité.

Par exemple, dans les vaccins basés sur des virus atténués (rougeole, oreillons, rubéole), le virus affaibli intègre son matériel génétique dans les cellules et cause la production de protéines virales qui seront détectées par l’immunité. Les gènes viraux peuvent aussi être transportés à l’aide d’un virus anodin (comme celui du rhume) qui va infecter les cellules et générer les protéines virales activatrices du système immunitaire.

L’AVANTAGE DE L’ARN MESSAGER

La nouvelle façon révolutionnaire de produire les protéines virales stimulatrices de l’immunité est d’utiliser l’ARN messager (ARNm) du virus. L’ARNm est en quelque sorte le manuel d’instruction utilisé par la cellule pour fabriquer de nouvelles protéines.

En conséquence, lorsqu’on vous injecte un ARNm correspondant à une protéine virale, vos cellules vont absorber cet ARN et produire cette protéine étrangère en grande quantité, ce qui va entraîner l’activation du système immunitaire.

Un énorme avantage de cette approche est que les ARNm sont des structures relativement simples, contenant seulement 4 constituants différents, appelés bases azotées (adénine, guanine, cytosine et l’uracile), et très faciles à produire synthétiquement.

Dès que la séquence génétique d’un virus est connue, on peut immédiatement fabriquer l’ARNm désiré et commencer beaucoup plus rapidement le processus d’immunisation que si on voulait injecter la même protéine virale produite en laboratoire.

Les protéines ont des structures beaucoup plus complexes que l’ARN, soit 24 constituants (acides aminés, au lieu des 4 bases azotées de l’ARN) et leur production et purification nécessitent souvent de nombreuses étapes complexes.

L’ARNm permet donc de sauver énormément de temps, un avantage particulièrement important dans le cas d’une pandémie soudaine causée par un nouveau virus, comme cela a été le cas pour la COVID-19.

De plus, la formulation pharmacologique risque d’être très semblable entre les ARN, parce que la variabilité moléculaire est faible (4 vs 24 constituants), ce qui représente un avantage majeur dans le développement d’un vaccin.

PRENDRE LES DEVANTS

Pour donner une idée du temps sauvé grâce à la technologie de l’ARNm, mentionnons que la séquence génétique du virus
a été rendue publique le 11 janvier 2020 et que Moderna avait déjà déterminé l’ARNm à être utilisé pour le vaccin deux jours plus tard, le 13 janvier.

Un mois plus tard, le vaccin avait déjà été fabriqué et acheminé aux National Institutes of Health pour être testé en études cliniques de Phase I.

Quelques mois plus tard, en mai, les données rapportaient que le vaccin était sécuritaire et que son efficacité pouvait être étudiée plus en détail par des études de Phase III, menant à son approbation en décembre dernier.

Moins d’un an s’est donc écoulé entre le design du vaccin et son arrivée sur le marché, du jamais vu dans l’histoire de la médecine. C’est une véritable révolution thérapeutique, qui n’a d’équivalent que dans la découverte des antibiotiques.

On pourrait même envisager de réduire encore plus ce délai dans le cas de pandémies futures. La surveillance des réservoirs de virus présents chez les animaux (les chauves-souris, notamment) et la caractérisation de ces virus nous permettent d’identifier les familles de virus les plus susceptibles de causer éventuellement des pandémies.

En utilisant la technologie ARNm, on pourrait commencer dès maintenant le développement de vaccins contre ces virus, étudier leur mécanisme d’action et les tester chez les animaux puis chez les humains pour établir leur sécurité.

Cela permettrait de commencer immédiatement des essais cliniques de Phase III en cas d’éclosion d’une pandémie et, ainsi, de permettre de sauver plusieurs mois précieux.

Et même si les virus responsables de ces pandémies étaient légèrement différents des versions originales sur lesquelles sont basés les vaccins, l’approche ARNm permet de s’adapter très rapidement à ces variations, sans changements majeurs dans la formulation du vaccin.

Évidemment, une approche préventive de ce type nécessite des investissements majeurs à l’échelle internationale, surtout si on veut générer des vaccins contre un large éventail de virus. Mais un investissement qui en vaut la peine si l’on considère la catastrophe planétaire de la dernière année.

Une histoire au dénouement heureux

Liam et son grand frère.
Photo: Journal de Montréal

Il n’y a pas que des mauvaises nouvelles dans les journaux. Il s’en passe aussi de très belles histoires au Québec, et spécialement en santé, qui nous permettre d’apprécier la vie. De beaux miracles pour profiter pleinement d’une renaissance.

Voici l’histoire du petit Liam, parue dans le Journal de Montréal du 28 décembre dernier, sous la plume de Hugo Ducharme.

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LE PLUS PETIT GREFFÉ CARDIAQUE

Difficile de croire que le petit Liam a dû être branché à un cœur de Berlin en 2016.

Quatre ans après avoir été le plus petit patient cardiaque du Québec, Liam est un garçon « pas arrêtable » qui ne laisse rien paraître de ses premiers mois de vie, où il a été branché à un cœur mécanique pour survivre jusqu’à sa greffe miracle.

« Il adore se rouler dans la neige. L’été, on n’arrive pas à le sortir de la piscine […] Il n’est pas brûlable, il court tout le temps, il veut tout explorer », lance en riant Jessica Sarrazin.

En 2016, Le Journal avait couvert les mois d’angoisse de la jeune famille de l’Épiphanie, dans Lanaudière, alors qu’elle attendait un cœur pour sauver bébé Liam.

Atteint d’une cardiomyopathie dilatée irréversible*, une maladie génétique qui empêchait son cœur de bien pomper le sang, cette greffe était son seul espoir.

Le jour de ses 30 ans, le 30 septembre, la maman a reçu l’appel inespéré, et son fils, alors âgé de 6 mois, a reçu un nouveau cœur.

CŒUR DE BERLIN

Mais ce qui a sauvé Liam Joly et lui a permis d’attendre quatre mois pour obtenir une greffe, c’est le cœur de Berlin que les médecins du Centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine ont pris le risque de lui installer. Le garçon avait été hospitalisé deux semaines après sa naissance.

Sa peau était devenue marbrée, selon sa maman, qui voyait ses veines bleues parcourir tout son petit corps.

Pour survivre, il avait dû être intubé et il dormait presque 23 heures par jour, et ce pendant trois mois.

Frôlant à peine les 5 kg (11 lbs), il était dangereusement petit pour l’opération permettant de lui installer un cœur de Berlin, un appareil qui permet de faire circuler le sang à la place du véritable organe.

JAMAIS VU

C’était du jamais-vu à Sainte-Justine, et une première au Québec.

Mais le risque en a valu la chandelle. Pour la première fois depuis son arrivée à l’hôpital, sa maman pouvait prendre son fils dans ses bras.

« Il s’est mis à faire des sons, à jouer. Je pouvais enfin m’en occuper », décrit Mme Sarrazin.

Constamment, des médecins venaient aussi visiter le bambin avec leurs étudiants pour observer le minuscule patient branché à l’énorme machine, grosse comme « deux classeurs en métal de trois tiroirs »..

Quatre ans plus tard et en pleine forme, Liam Joly et sa famille s’apprêtent à vivre un deuxième Noël en confinement.

En effet, après sa greffe à l’automne 2016, la famille a dû s’isoler pendant six mois afin d’éviter tout risque que leur fils attrape une maladie.

Il rend actuellement des médicaments pour affaiblir son système immunitaire afin d’éviter que son corps ne cherche à rejeter son nouveau cœur.

La pandémie a donc été très stressante pour la famille, qui doit faire très attention à Liam. « Mais on le vit bien, puisque c’est notre deuxième confinement », philosophe Mme Sarrazin.

* Cardiomyopathie dilatée irréversible : Muscle affaibli qui empêche le cœur de pomper le sang.

Une première au Québec

Pesant à peine 5 kg (11 lbs), Liam Joly était le plus petit patient à recevoir l’aide d’un cœur mécanique au Québec, selon sa médecin, Marie-Josée Raboisson, du CHU Sainte-Justine.

« C’était vraiment la dernière chance », affirme la cardiologue, à propos du cœur de Berlin installé sur Liam à l’âge de 3 mois.

Même si les risques étaient immenses sur un enfant aussi petit, il s’agissait de son « seul moyen de survie » jusqu’à une greffe du cœur, survenu quatre mois plus tard.

OPÉRATION RARE

L’installation d’un cœur de Berlin chez un enfant est déjà rare en soit. À Sainte-Justine, l’opération a seulement
été faite une quinzaine de fois depuis 1984.

Le cœur mécanique est un gros appareil formé d’une canule, soit un tube qui aspire le sang pour le transporter dans une chambre.

Celle-ci sert de pompe, remplaçant ainsi l’action du cœur. Puis une deuxième canule est fixée à l’aorte, pour renvoyer le sang dans le corps. Le tout est connecté à une console.

Son installation comporte deux risques : les fissures et les saignements ou la formation de caillots sanguins par l’appareil pouvant mener à un accident vasculaire cérébral (AVC).

La Dre Raboisson souligne que plus les tubes sont petits, comme pour les bambins, plus les risques de caillots sont élevés.

De plus, Liam présentait déjà un saignement à la tête qui inquiétait les médecins.

RISQUE EXTRÊME

Le risque était donc « extrêmement important ».

Mais l’état trop instable du garçon menaçait sa survie. Intubé et endormi pendant trois mois, son développement, crucial pour un nouveau-né, était aussi impossible.

Malgré un AVC, qui a temporairement paralysé son côté droit sans séquelles graves, l’opération a été un succès. « Grâce à ça, il a pu attendre [une greffe] dans de bonnes conditions », souffle la médecin.

Les fibres

Les fibres jouent un rôle indispensable sur notre santé. Or, notre consommation journalière est d’environ 20g pour les hommes et 18g pour les femmes, alors que les recommandations de l’Anses sont de 30g par jour.

Qu’est-ce que les fibres ?

Les fibres font en réalité partie de la famille des glucides. Mais, contrairement à l’amidon ou au sucre, les fibres sont des sucres complexes qui ne sont ni digérés ni absorbés par le corps. Elles n’ont donc aucune valeur nutritionnelle. Elles jouent cependant un rôle indispensable sur le transit intestinal et sur la santé en général.

Il existe deux grands types de fibres :

Les fibres solubles : elles se dispersent dans l’eau et forment un gel visqueux dans l’organisme au contact de l’eau.

Les fibres insolubles : elles ne se dissolvent pas dans l’eau mais absorbent l’eau, un peu comme une éponge, et ont ainsi un pouvoir de gonflement élevé.

La grande majorité des aliments fibreux contiennent à la fois des fibres solubles et des fibres insolubles, qui présentent toutes les deux des bienfaits différents. Par exemple, si la chair des fruits et légumes est surtout riche en fibres solubles, leur peau contient quant à elle essentiellement des fibres insolubles.

Les fibres, un allié santé, essentiel

Les fibres ont de nombreux bienfaits et une consommation de fibres en bonne quantité est indispensable à une bonne santé.

1) Régulation de la glycémie

Les fibres permettent de réguler la glycémie. En effet, elles vont former un gel visqueux dans l’intestin qui va permettre de ralentir l’absorption du glucose. En consommant suffisamment de fibres, la glycémie va s’élever de façon moins importante après un repas. Les fibres permettent ainsi d’éviter des variations importantes de glycémie, qui peuvent engendrer fatigue, prise de poids, et réduction de la sensibilité à l’insuline (voir notre article sur les glucides). Elles sont ainsi un allié dans la prévention des risques du diabète.

Une meilleure régulation de la glycémie joue aussi un rôle important dans la prévention des maladies cardio-vasculaires.

2) Satiété et gestion du poids

Les fibres jouent également un rôle important sur la satiété et donc sur la gestion du poids. Après ingestion, les fibres vont se gorger d’eau. Elles vont alors avoir un effet rassasiant et vont permettre de réguler son appétit. Par ailleurs, les aliments riches en fibres nécessitent plus de mastication. Or, la mastication joue un rôle indispensable sur la satiété. Elle permet notamment de stimuler différents récepteurs (langue, dents, palais…) qui vont alors informer le cerveau que nous sommes en train de manger et de recevoir des nutriments.

3) Aide au transit intestinal

Les fibres sont essentielles pour assurer un bon transit intestinal. En effet, les fibres insolubles vont se gonfler d’eau et augmenter le volume le volume du bol alimentaire, ce qui va faciliter son évacuation par les selles. Consommer suffisamment de fibres permet ainsi de lutter contre la constipation.

4) Limitation du contact avec les toxines

Enfin, les fibres vont enfin permettre de limiter le temps de contact entre la muqueuse intestinale et les toxines (pesticides, additifs alimentaires, alcool, etc.). Les fibres permettent ainsi de diminuer les risques de cancer du côlon car le tube digestif est moins exposé aux toxines.

Les aliments riches en fibres

On retrouve des fibres dans tous les végétaux, et notamment dans :

Les fruits : bananes, pommes, poires, framboises, figues, nectarines, etc.

Les légumes : artichauts, épinards, haricots verts, brocolis, chou-fleur, etc.

Les légumineuses : lentilles, fèves, pois chiches, haricots blancs, etc.

Les fruits à coque : amandes, pistaches, cacahuètes, noix, noisettes, etc.

Les produits céréaliers : avoine, seigle, quinoa, riz complet, pain complet, etc.

Quelques astuces pour consommer plus de fibres

Tout d’abord, il est important d’augmenter sa consommation de fibres progressivement. En effet, la hausse de l’apport en fibres peut poser quelques inconvénients au niveau intestinal. Il est nécessaire de laisser le temps au système digestif de s’adapter. Il faut aussi s’assurer de bien s’hydrater tout au long de la journée afin de favoriser l’écoulement des fibres.

– Consommez les fruits et légumes avec la peau (et choisissez-les bio car les pesticides se concentrent essentiellement dans la peau).

– Consommez au moins 3 à 4 portions de légumes et 2 fruits par jour

– Si vous avez une sensibilité intestinale, privilégiez les légumes cuits car la cuisson rend les fibres plus digestes.

– Ajoutez des oléagineux (amandes, noisettes, noix) à votre collation, dans vos yaourts ou encore dans vos salades.

– Consommez un vrai fruit au petit-déjeuner plutôt qu’un jus de fruits.

– Privilégiez les céréales complètes : riz complet, pain complet, pâtes complètes, etc.

– Pensez aux légumineuses (lentilles, haricots blanc, pois chiches, etc.), qui sont très riches en fibres mais aussi en protéines et qui peuvent ainsi remplacer la viande pour certains repas

– Substituez une partie de la farine blanche dans vos préparations pour de la farine semi-complète ou complète

Source : Julie de Yuka (Web)

Diabète : nouvelles médications

Dans son numéro d’hiver 2020-2021 de la revue Plein soleil, on apprend l’existence de nouveau médicaments dans le traitement du diabète des types 1 et 2. Voici de quoi il en retourne.

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Nouvelles insulines remboursées par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ)

Les insulines à action prolongée LevenirMC, LantusMC (fiole de 10 ml), BasagladMC, ToujeoMC et TrésibaMC, sont maintenant couvertes par la RAMQ sans exception.

Ces insulines sont dites à action prolongée puisque leur effet dure de 24 à 42 heures. Elles peuvent être utilisées pour le traitement du diabète de type 1 ou de type 2.

Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour plus d’informations.

Rybelsus® : nouveau médicament autorisé par Santé Canada

En avril 2020, Santé Canada a autorisé le médicament Rybelsus® (sémaglutide) pour le traitement du diabète de type 2. Rybelsus® est commercialisé par Novo Nordisk Canada.

Rybelsus® fait partie de la classe de médicaments que l’on appelle « analogue du GLP 1 ». Ces médicaments imitent certaines hormones intestinales (incrétines) qui agissent lorsque le taux de sucre est élevé en stimulant la sécrétion d’insuline et en diminuant la production de glucagon par le pancréas.

Ils permettent également de ralentir la digestion dans l’estomac et de diminuer l’appétit. Rybelsus® est le premier et le seul médicament de cette classe à être offert en comprimé et non en injection.

Il est indiqué comme traitement d’appoint à une saine alimentation et à la pratique régulière d’activité physique afin d’améliorer la gestion du taux de sucre dans le sang chez les adultes vivant avec le diabète de type 2.

Il peut être utilisé seul ou en combinaison avec d’autres médicaments. Il pourrait y avoir un risque d’hypoglycémie lorsque Rybelsus® est utilisé avec un médicament sécrétagogue de l’insuline ou avec de l’insuline.

Rybelsus® doit être administré une fois par jour 30 minutes avant le premier repas de la journée. La dose de départ doit être augmentée graduellement afin de limiter les effets indésirables gastro-intestinaux.

Cancer et gériatrie

Avec le vieillissement, la maladie s’installera un jour ou l’autre. Pourquoi l’âge est un facteur important dans le risque d’avoir un cancer ?

C’est à cette question que le Docteur en biochimie Richard Béliveau se prononçait dans sa chronique du Journal de Montréal du 7 décembre dernier. C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

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POURQUOI LES PERSONNES ÂGÉES SONT-ELLES PLUS TOUCHÉES PAR LE CANCER ?

Selon une fascinante découverte de chercheurs américains, l’accumulation au cours du vieillissement d’une molécule générée par le métabolisme favoriserait la progression du cancer sous forme de métastases.

L’ADN de nos cellules est constamment soumis à diverses agressions qui affectent sa structure et introduisent des mutations qui haussent le risque de cancer.

Ces dommages s’accumulent avec le temps et c’est pour cette raison que l’âge représente le principal facteur de risque de cancer : par exemple, alors qu’à peine 1 % de la population âgée de moins de 40 ans est touché par un cancer de stade avancé, qui possède un caractère invasif, cette proportion grimpe de façon exponentielle avec le temps pour atteindre près du tiers des hommes et du quart des femmes âgées de plus de 60 ans

PERTE DE DIFFÉRENTIATION

Selon une étude récemment parue dans le prestigieux Nature, l’apparition plus fréquente des cancers invasifs chez les personnes âgées ne serait cependant pas seulement due à la durée d’exposition plus longue aux agents mutagènes.

On sait depuis plusieurs années que l’environnement dans lequel évoluent les cellules cancéreuses joue un rôle très important dans la progression tumorale. Pour déterminer si le vieillissement pourrait affecter cet environnement et favoriser l’évolution du cancer, les chercheurs ont examiné les changements morphologiques de cellules cancéreuses exposés à des sérums provenant du sang de personnes jeunes (moins de 30 ans) ou âgées (plus de 60 ans).

Ils ont remarqué qu’en présence des sérums provenant des personnes âgées, les cellules cancéreuses changeaient complètement de forme et devenaient similaires à des cellules souches, non différenciées, une caractéristique de cellules cancéreuses en train d’acquérir la propriété de former des métastases.

L’injection de ces cellules cancéreuses exposées au sérum de personnes âgées à des animaux a effectivement entraîné la formation de métastases, alors que celles qui avaient été exposées au sérum de personnes jeunes en étaient incapables.

Ces observations suggèrent donc que le vieillissement est associé à l’apparition d’un composé prométastatique dans le sang qui potentialise le caractère invasif des cellules cancéreuses.

ACIDE MÉTHYLMALONIQUE

Il est possible que ce facteur soit d’origine métabolique, car plusieurs interventions qui altèrent le métabolisme, en particulier une bonne alimentation (riche en végétaux, pauvre en aliments ultratransformés), l’exercice physique et la restriction calorique, sont connues pour diminuer considérablement le risque de cancer et de métastases.

En utilisant la science du métabolomique, les chercheurs ont donc comparé le profil métabolique des sérums provenant de personnes jeunes et âgées et sont parvenus à identifier trois molécules présentes en plus grandes quantités dans le sang des personnes âgées, soit le phosphoénolpyruvate, le quinolinate et l’acide méthylmalonique (MMA).

De ces trois métabolites, seul le MMA est capable de reproduire le changement de morphologie des cellules cancéreuses observé à la suite de l’exposition au sérum provenant des personnes âgées, ce qui indique que cette molécule pourrait représenter le facteur prométastatique présent dans ces sérums.

Il est également suggéré par l’observation que les niveaux de MMA sont beaucoup plus élevés (de 10 à 100 fois) dans le sang des personnes de plus de 60 ans que chez celles de moins de 30 ans.

REPROGRAMMATION GÉNÉTIQUE

L’augmentation des propriétés invasives des cellules cancéreuses par le MMA est due à l’impact majeur de ce métabolite sur l’expression d’une foule de gènes connus pour jouer un rôle important dans le processus métastatique. Cette reprogrammation génétique semble principalement due à l’activation du gène SOX4, un facteur de transcription connu pour jouer un rôle central dans la progression de plusieurs types de cancers agressifs et la formation de métastases.

Globalement, ces résultats indiquent donc que l’accumulation de MMA dans le sang au cours du vieillissement crée un climat qui favorise l’évolution de la progression tumorale et de la formation de métastases, et contribue donc à la hausse d’incidence de cancers agressifs observés chez les personnes plus âgées.

Peut-on atténuer l’accumulation de MMA observée au cours du vieillissement ? Il faut noter que ce métabolite est produit par le métabolisme du propionate, lui-même généré par la dégradation de certains acides aminés spécifiques (à chaîne latérale ramifiée). Les études montrent que les taux sanguins de ces acides aminés sont beaucoup plus élevés chez les personnes obèses et résistantes à l’insuline, deux conditions qui sont associées à une hausse du risque de cancer.

Il est donc possible qu’une production accrue de MMA causée par un excès de ces acides aminés favorise la progression tumorale chez ces personnes. Une autre raison de demeurer aussi mince que possible pour réduire le risque de cancer et améliorer l’espérance de vie.

Le cancer du colon

Un texte de Richard Béliveau, Docteur en biochimie, publié dans le Journal de Montréal du 26 octobre dernier.

BOIRE DU CAFÉ POUR Y SURVIVRE

Une étude rapporte que la consommation régulière de café réduit le risque de décès chez les patients atteints d’un cancer du côlon avancé ou métastatique.

En plus de son contenu élevé en caféine, responsable de ses propriétés stimulantes, le café contient également plus de 800 composés phytochimiques distincts, dotés de multiples activités biologiques.

Certaines de ces molécules comme les diterpènes cafestol et kahweal accélèrent l’élimination des substances cancérigènes, tandis que d’autres, comme les acides caféique et chlorogéniques possèdent une forte activité antioxydante.

La présence simultanée de ces molécules dans le café pourrait expliquer les effets bénéfiques de cette boisson sur la prévention de certaines maladies chroniques, incluant le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, les neurodégénérescences et certains types de cancer, en particulier celui du foie.

CONTRE LES RÉCIDIVES DU CANCER

Un des aspects les plus intéressants de l’action anticancéreuse du café est son impact positif sur la survie des patients atteints du cancer.

Par exemple, une étude a montré que chez les femmes qui ont combattu un cancer du sein hormono-dépendant et qui sont traitées avec le tamoxifène, la consommation de 2 tasses de café et plus était associée à une réduction de 50 % des récidives.

Selon une étude récente, cet effet protecteur serait observé chez les patients atteints d’un cancer du côlon non opérable en raison d’un stade avancé ou de la présence de métastases.

Dans cette étude, 1171 patients qui avaient été au départ, recrutés pour évaluer l’efficacité de deux anticorps dirigés contre les protéines impliquées dans la progression tumorale (cetuximad et bevacizumab) ont accepté de participer à une étude parallèle visant à évaluer l’impact de l’alimentation, en particulier la consommation de café, sur la survie.

En raison du stade très avancé du cancer touchant les patients de cette cohorte, une forte proportion des malades (93 %) sont décédés ou ont vu leur état s’aggraver durant la durée de l’étude (5 ans).

Cependant, les chercheurs ont noté que la consommation de café était associée à une importante baisse du risque de progression de la maladie et de la mortalité : par exemple, les participants qui consommaient 2-3 tasses de café par jour avaient 18 % moins de risque de décéder de la maladie que ceux qui n’en buvaient pas, une protection qui atteint 36 % pour la consommation d’au moins 4 tasses de café par jour.

Ces résultats sont en accord avec une étude précédente qui avait montré que chez les patients qui avaient été traités par chirurgie et chimiothérapie pour un cancer du côlon de stade III, la consommation de 4 tasses de café et plus par jour était associée à une diminution de 42 % du risque de récidive et à une baisse de 33 % du risque de mortalité.

EFFETS MÉTABOLIQUES

Les améliorations de la survie des patients sont observées autant pour la consommation de café régulier que décaféiné, ce qui suggère que ce sont principalement les autres composés phytochimiques du café qui sont responsables des effets positifs de ce breuvage.

D’ailleurs, une étude récente a montré une réduction du risque de mortalité prématurés chez les buveurs de café, indépendamment du contenu en caféine ou du métabolisme de la caféine.

Parmi les candidats possibles, l’acide chlorogénique pourrait jouer un rôle important. Cette molécule diminue la résistance à l’insuline et les taux de glucose sanguins, deux phénomènes qui sont associés à une diminution de la survie des patients atteints d’un cancer du côlon.

L’action antioxydante de cette molécule (et des autres constituants du café) pourraient également être impliquée étant donné que le stress oxydatif contribue à la progression du cancer colorectal et la formation de métastases.

La mauvaise réputation accolée au café pendant de nombreuses années n’a donc aucunement sa raison d’être.

Évidemment, en trop grande quantité, le café peut provoquer différents effets secondaires désagréables (reflux gastro-œsophagiens, ulcères gastro-duodénaux, insomnies).

En quantité raisonnable, par contre, la recherche des dernières années a clairement montré que cette boisson exerce plusieurs effets positifs sur la santé en général, incluant une diminution du risque de mortalité due à des maladies aussi graves que le cancer.

La COVID-19, d’un point de vue médical

Est-ce une fausse nouvelle ? Je ne saurais dire. Mais si je me fie à ma propre expérience, j’ai tendance à dire que ce serait plausible. À tout événement, je veux partager cette opinion (qui circule sur le Web) de la docteure Bonnie Henry, médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique.

Constatant le succès de cette province canadienne, sur la COVID-19, il faut en prendre connaissance et apprécier la vie avec un minimum de contraintes, comme elle le suggère. Elle a contribué à contrôler le virus dans la province, et ses conseils ci-dessous valent la peine d’être notés. Elle travaille avec des virus depuis 20 ans. Voici ses recommandations,  sous toute réserve :

1. Il se peut que nous devions vivre avec la COVID-19 pendant des mois ou des années. Ne le nions pas et ne paniquons pas. Ne rendons pas nos vies inutiles. Apprenons à vivre avec ce fait.

2. Vous ne pouvez pas détruire les virus COVID-19 qui ont pénétré les parois cellulaires en buvant des litres d’eau chaude – vous irez simplement aux toilettes plus souvent.

3. Se laver les mains et maintenir une distance physique de deux mètres est la meilleure méthode pour votre protection.

4. Si vous n’avez pas de patients infectés à la maison, il n’est pas nécessaire d’en désinfecter les surfaces.

5. Les marchandises emballées, les pompes à essence, les paniers et les guichets automatiques ne causent pas d’infection. Si vous vous lavez les mains, vivez votre vie comme d’habitude.

6. La COVID-19 n’est pas une infection alimentaire. Il est associé à des gouttes d’infection comme la « grippe ». Il n’y a aucun risque démontré que ce coronavirus soit transmis par les aliments.

7. Vous pouvez perdre votre odorat avec de nombreuses allergies et infections virales. Ce n’est qu’un symptôme non spécifique de la COVID-19.

8. Une fois à la maison, vous n’avez pas besoin de changer vos vêtements de toute urgence et d’aller vous doucher ! La pureté est une vertu, la paranoïa ne l’est pas !

9. Le virus COVID-19 ne reste pas longtemps dans l’air. Il s’agit d’une infection respiratoire par gouttelettes qui nécessite un contact étroit.

10. L’air est pur, vous pouvez vous promener dans les jardins et dans les parcs en gardant simplement la distance physique requise pour votre protection.

11. Il suffit d’utiliser un savon normal contre la COVID-19 et non un savon antibactérien. C’est un virus, pas une bactérie.

12. Vous n’avez pas à vous soucier de vos commandes de nourriture. Mais vous pouvez tout réchauffer au micro-ondes, si vous le souhaitez.

13. Les chances de ramener la COVID-19 à la maison avec vos chaussures, c’est comme être frappé par la foudre deux fois par jour. Je travaille contre les virus depuis 20 ans et les infections par gouttes ne se propagent pas comme ça !

14. Vous ne pouvez pas être protégé du virus en prenant du vinaigre, du jus de canne à sucre et du gingembre ! Ce sont pour l’immunité pas un remède.

15. Le port d’un masque pendant de longues périodes interfère avec votre respiration et vos niveaux d’oxygène. Portez-le uniquement dans les foules.

16. Le port de gants est également une mauvaise idée; le virus peut s’accumuler dans le gant et se transmettre facilement si vous touchez votre visage.

17. Mieux vaut se laver les mains régulièrement. L’immunité est grandement affaiblie en restant toujours dans un environnement stérile.

18. Même si vous mangez des aliments stimulant le système immunitaire, veuillez sortir régulièrement de chez vous pour vous rendre dans n’importe quel parc ou plage.

19. L’immunité est augmentée par L’EXPOSITION AUX AGENTS PATHOGÈNES, et non en restant assis à la maison et en consommant des aliments frits, , épicés, sucrés et des boissons gazeuses.

Soyez intelligent et restez informé ! Vivez la vie raisonnablement et pleinement. Soyez gentil, calmez-vous et soyez en sécurité.

Dr Bonnie Henry