La canicule : quoi faire et ne pas faire

L’été est officiellement en marche et la canicule, une incontournable, se manifestera durant cette saison. Juillet ? Août ? Peu importe… il faudra bien y faire face.

Les climatiseurs rafraîchissent, mais en usage intensif ils augmentent la température extérieure et contribuent à la formation d’îlots de chaleurs. Les piscines ? Ce n’est pas tout le monde qui en possède une.

Mais, comment se comporter en de telles périodes pour passer à travers, avec un minimum de dépenses, sans trop d’inconfort ? Protégez-vous en a fait un sujet d’article dans son numéro de juillet, Voici les principaux conseils généraux…

MIEUX VAUT NE PAS :

1- Consommer des boissons alcoolisées, qui peuvent aggraver la déshydratation.

2- Faire des efforts physiques, comme pratiquer un sport, car vous vous exposez alors à un coup de chaleur, qui peut entraîner la mort s’il n’est pas traité.

3- Inviter tous vos amis à la maison. « Chaque personne émet 100 watts de chaleur, explique Denis Boyer, coordonnateur en efficacité énergétique à Écohabitation. Quinze personnes dans une salle diffusent autant de chaleur qu’un calorifère qui fonctionne à plein régime. »

4- Utiliser votre four (ou sa fonction autonettoyante), dont la chaleur se diffusera dans le reste de la maison. Si vous tenez à manger chaud, préférez les plats préparés à la mijoteuse, laquelle dégage moins de chaleur que le four.

5- Ouvrir vos fenêtres lorsqu’il fait très chaud et humide.

6- Laisser les lumières allumées, surtout si des ampoules à incandescence ou halogènes – plutôt que fluocompactes ou à DEL – équipent vos luminaires.

MIEUX VAUT :

1- Vous hydrater suffisamment. Les autorités québécoises recommandent aux adultes de boire de 6 à 8 verres d’eau par jour, d’offrir de l’eau toutes les 20 minutes aux bébés et aux enfants et de donner le sein plus souvent aux bébés allaités.

2- Utiliser un ventilateur. Humidifiez votre peau si vous transpirez peu, car l’efficacité de cet appareil dépend entièrement de votre capacité à vous mouiller la peau.

3- Prendre une douche froide avant de vous coucher.

4- Dormir avec les cheveux mouillés, ou vous mettre une débarbouillette mouillée sur le front ou autour du cou.

5- Utiliser des draps et des vêtements de nuit légers et faits de matières naturelles, comme le coton ou le bambou, car ce sont des tissus qui respirent.

6- Ouvrir les fenêtres à des moments stratégiques de la journée, soit tôt le matin ou tard le soir, pour renouveler l’air frais et rafraîchir la pièce.

7- Débrancher vos appareils électriques. « Vu leur nombre, et ce parce qu’ils sont branchés en permanence, ça fait une différence », observe Denis Boyer. Ces charges dites « fantômes » représentent de 5 à 10% de vos coûts d’électricité, selon Hydro-Québec. Des multiprises intelligentes permettent de programmer l’arrêt de plusieurs appareils en même temps.

Un bon café ?

Le café est sans aucun doute parmi les incontournables de la routine matinale. Certains n’en prennent pas, tandis que d’autres ne pourraient s’en passer… entre autres pour trouver ce sourire si précieux de début de journée.

Il est intéressant de savoir que le café, s’il est placé dans le contexte de la pratique d’activités physiques, a des effets notables. Voyons donc comment café et course arrivent à faire bon ménage !

PRENDRE DU CAFÉ POUR L’ENDURANCE

La caféine a un effet positif principalement en ce qui a trait aux activités physiques d’endurance. Plusieurs études rapportent que l’absorption de 3 à 9 mg de caféine par kilogramme de poids corporel, une heure avant le début de l’effort, améliorerait la performance de longue durée.

La caféine agirait entre autres au niveau du cerveau en diminuant la perception de la douleur et de la fatigue. Elle aurait également une incidence positive sur la contraction musculaire et sur la ventilation pulmonaire. Tout aussi intéressant, le café interviendrait sur le système énergétique en mobilisant les acides gras, ce qui serait idéal pour économiser les réserves de sucre (glycogène).

PRENDRE DU CAFÉ POUR ÉLIMINER

Le travail de l’estomac et du côlon serait stimulé par les acides présents dans le café. Ceux-ci amèneraient l’estomac à produire plus d’acide gastrique, aidant ainsi l’organe à éliminer son contenu plus vite vers les intestins.

Qui plus est, le café augmenterait la production d’hormones qui entraînent la contraction et le relâchement du côlon, provoquant une envie d’aller à la selle rapidement. Comme la plupart des coureurs essaient d’éviter la petite cabane bleue (ou le bord de la forêt) lors d’un événement de course, l’effet déclencheur du café pour éliminer le « trop plein intérieur » est à ne pas négliger !

PRENDRE DU CAFÉ DÉSHYDRATE OU NON ?

En 2019, on sait qu’une dose raisonnable quotidienne de café n’a pas d’effet déshydratant. Un phénomène de tolérance se développerait peu à peu dans le corps dans le but de garder un équilibre hydrique lors de sa consommation.

Une dose adéquate de caféine n’entraînerait donc aucune déshydratation, même dans les environnements très chauds. Qui plus est, on considère que l’eau contenue dans la boisson conserve son pouvoir hydratant.

PRENDRE DU CAFÉ… MAIS PAS TROP

Il ne faut pas perdre de vue que la caféine est une drogue. Socialement acceptée, la caféine est le stimulant le plus consommé au monde.

Il y a quelques années, l’apparition de boissons énergisantes a révolutionné négativement la façon de consommer la caféine. Heureusement, Santé Canada a maintenant limité la quantité de la substance pouvant être contenue dans une canette à 180 mg. Encore faut-il ne pas trop en prendre.

L’organisation de santé publique canadienne indique qu’un adulte en santé ne devrait pas dépasser 400 mg de café par jour. Même si cette limite est établie, elle permet encore d’optimiser la performance en choisissant le bon moment pour prendre la boisson noire ! Je vous invite pour un café ?

TABLEAU COMPARATIF DES CONTENUS EN CAFÉINE

  • Café régulier : 75 à 175 mg
  • Café décaféiné : 2 à 15 mg
  • Espresso : 65 à 120 mg
  • Thé : 30 à 50 mg
  • Boisson énergisante : 74 à 180 mg

Source : Natacha Gagné. Collaboration spéciale, Journal de Montréal

À la gloire des sardines

Vous aimez les sardines ? Moi, je les adore. Il y a plusieurs années, à mon travail, ma boîte de sardines accompagnée d’une douzaine de craquelins, constituait mon dîner quotidien. Quel régal ! C’est un poisson gras qui contient certains principes actifs ayant des effets intéressants sur la santé, le principal étant assurément son contenu en acides gras oméga-3.

Alors sans plus de préambule, je vous propose de faire plus ample connaissance avec se petit poisson aux grandes qualités.

SARDINE : Petit poisson sans tête qui vit dans l’huile… (définition humoristique, évidemment)

Sait-on que les sardines figurent parmi les plus anciens aliments de la planète et qu’elles sont répandues sur les cinq continents ? L’île de la Sardaigne – Sardinia – doit même son nom aux sardines !

La sardine est une alose de la famille des clupéidés, proche parente du hareng. Elle a le dos noir et vert, les flancs et le ventre blanc argenté. Elle mesure jusqu’à 25 centimètres de longueur et possède une unique nageoire caudale. Ses écailles sont très brillantes. On en trouve une quinzaine de variétés dans les grandes mers de la planète.

Les sardines vivent en bancs serrés. De mars à octobre, elles s’approchent des côtes pour pondre leurs œufs. Ce n’est pas une bonne idée car c’est à ce moment-là qu’on les pêche à l’aide de grands filets trainés par des navires sardiniers. On a cru longtemps, à tort, que la sardine accomplissait de véritables migrations; tout au plus se réfugie-t-elle, l’hiver, sur les grands fonds marins.

C’est pour faire davantage de profits qu’on met autant de sardines dans les boîtes. En effet, c’est l’huile qui coûte le plus cher, pas les sardines… Plus les sardines sont serrées, plus le profit est élevé !

La légende raconte que le Vieux-Port de Marseille fut un jour obstrué par une sardine géante. Cette histoire bien marseillaise a une explication toute naturelle, la « sardine » étant en l’occurrence un bateau de ce nom qui avait chaviré avant de franchir la passe. Il existe cependant de grosses sardines, les sardines de dérive, mais aucune n’est assez longue pour accomplir un exploit aussi extraordinaire.

Hé oui ! Pourquoi pas ? Un sandwich à la sardine ! Avec des tomates et des oignons, c’est délicieux et très nourrissant !

Les recettes de sardines se comptent par centaines, depuis la célèbre sardine grillée à la portugaise jusqu’aux salades fraîches et les timbales relevées d’ail et d’herbes. Mais moi, je préfère mes sardines à l’huile, naturelles, avec juste un tantinet de citron.

Malgré sa réputation de poisson gras, la sardine est conseillée pour tous. C’est le seul aliment en conserve qui peut être consommé sans modération par les enfants en bas âge notamment en raison de sa teneur importante en calcium et en vitamines A et D, dites de croissance.

Les peuples asiatiques sont friands des sardines, qu’ils consomment souvent séchées. Ci-contre, un séchoir de sardines en Chine.

« La vie est souvent comme une boîte de sardines : nous cherchons tous la clé. » Alan Bennett

La haute teneur en calcium des sardines s’explique par le fait qu’au cours de la stérilisation et durant tout le temps où les boîtes sont stockées, les arêtes se dissolvent et libèrent leur calcium. Le taux de calcium de la chair augmente alors sensiblement.

« De la baleine à la sardine et du poison rouge à l’anchois, en réalité chacun dîne d’un plus petit que soi… » Francis Blanche

Riche en sels minéraux, manganèse, phosphore, iode, fer et vitamines, la sardine est un aliment complet. De plus, l’huile dans laquelle elle baigne fait augmenter sa teneur en lipides, ce qui fait ainsi un aliment à haute valeur énergétique.

Des études ont démontré que la consommation de poissons riches en « bons gras », tels la sardine, le thon, le maquereau et le saumon, réduit considérablement le risque de maladies cardio-vasculaires.

Au-delà de ces aspects scientifiques, la sardine est un régal pour les gourmets, surtout lorsqu’elle est préparée dans le respect de l’art culinaire traditionnel, avec des huiles de qualité et des aromates. La chronique rapporte que César raffolait des sardines !

La durée de vie des sardines et d’environ 15 ans. La maturité sexuelle est atteinte à 2 ans. La reproduction a lieu en haute mer. Les alevins retournent près des côtes et y restent jusqu’au début de l’hiver. La sardine se tient au large, entre 10 et 50 mètres sous la surface de la mer.

Les sardines se nourrissent de plancton. Elles effectuent des migrations verticales entre la nuit et le jour, suivant exactement celles du plancton. En période de pleine lune cette migration est réduite par le risque d’exposition aux prédateurs qui peuvent profiter de la brillance des sardines…

La France est le plus grand producteur de sardines en conserve au monde, suivie par la Norvège, le Portugal, l’Espagne et le Canada au cinquième rang. Le Maroc, l’Algérie et la Tunisie suivent.

Alors ? Une petite salade de sardines, ça vous irait ? Bon appétit !

Ma paix d’esprit doit être sans frontière

Connaissez-vous MedicAlert ? Cette organisation qui produit des bracelets et accessoires indicatifs, pourraient vous sauver la vie, partout dans le monde. Constamment sur un pied d’alerte, elle peut répondre à toute demande sur votre médication dans un moment d’urgence, que vous soyez chez-vous ou à l’étranger. Une question de survie.

Voici l’histoire vécue de Sonya G. abonnée MedicAlert depuis 30 ans. Cette abonnée de longue date explique comment MedicAlert est encore et toujours à ses côtés lorsqu’elle voyage à l’étranger.

La plupart de nos abonnés n’auront jamais à profiter de la protection de MedicAlert à un endroit autre que dans la collectivité où ils vivent et travaillent.

Et si vous deviez voyager ailleurs au Canada ou aux États-Unis, ou encore séjourner outre-mer ? Il est très rassurant de savoir que MedicAlert est reconnue à l’échelle internationale et permet de communiquer des renseignements médicaux essentiels lors d’une urgence.

Vous n’avez qu’à demander l’avis de Sonya, qui a eu une réaction allergique presque fatale il y a quelques années, alors qu’elle était en vacances en Amérique du Sud.

La jeune femme séjournait à un centre de villégiature en Colombie en compagnie de ses parents et de son petit ami lorsqu’elle a été prise de maux d’estomac. Elle a consulté un médecin de l’endroit, qui lui a remis une ordonnance.

« Je n’ai pas remarqué qu’il m’avait prescrit de la pénicilline, à laquelle je suis allergique », se rappelle Sonya. « La journée suivante, nous nous sommes rendus à un autre complexe touristique et j’ai été hyper malade pendant tout le trajet. J’avais des éruptions cutanées et une poussée d’urticaire. »

Sonya a consulté un deuxième médecin en arrivant sur place, mais ce dernier ne parlait pas anglais.

« Le médecin m’a alors fait une injection, car je vomissais. Je redoutais qu’il m’ait donné davantage de pénicilline; j’ai donc pointé avec insistance mon identifiant MedicAlert, qu’il a tout de suite reconnu, avant de m’administrer une dose d’épinéphrine pour contrer les effets de l’antibiotique. Je me suis immédiatement sentie mieux. »

La raison pour laquelle le médecin de Sonya a pu répondre aussi rapidement à ses besoins est la même qui rend le service de MedicAlert si précieux lors d’une urgence; chaque identifiant est passé en revue par des professionnels formés en soins de santé et gravé avec des termes médicaux reconnus mondialement.

« Je n’avais même pas besoin de connaître la langue du pays puisque mon identifiant MedicAlert a traduit le nom de mon trouble de santé », ajoute Sonya. « Si je ne l’avais pas porté en Colombie, je serais morte. J’en ai la certitude. »

Sonya est abonnée à MedicAlert depuis 30 ans et elle s’est donné la mission de faire connaître l’organisme aux autres. Elle partage notamment ses expériences par l’entremise de Facebook.

« Il faut sensibiliser les gens de manière à sauver un plus grand nombre de vies. » Sonya, en racontant votre histoire, c’est exactement ce que vous faites ! Merci !

Ça frôle l’indécence !

Vous souvenez-vous de l’époque des rendez-vous en soirée chez le médecin de famille ? C’était le bon temps; le médecin au service de ses patients. Ceux et celles qui leur permettent de vivre parmi les plus riches de notre société. Les temps ont bien changé alors qu’aujourd’hui ils forcent le gouvernement à leur en donner encore plus. Le gouvernement embarque avec une petite prime par-ci, une autre par-là…

Aujourd’hui, dans un secteur où la maladie ne connaît pas de temps mort, les médecins veulent travailler du 9 à 5. Avoir toutes leurs fins de semaine, les congés fériés et élever une grosse famille. De moins en moins de place pour les patients. Ils veulent le pain, le beurre, l’assiette, la table avec les quatre chaises et la cuisine au grand complet.

Saviez-vous que la moyenne des augmentations de salaires des travailleurs journaliers des dernières années vogue à peine autour du coût de la vie ? Chez nos toubibs généralistes on parle de 25,5% pour les quatre dernières années. Chez les médecins spécialistes, on parle de 17,2% pour la même période. Ces pourcentages sur des salaires minables ne représentent rien, par contre, sur 300 000 et 400 000 $, c’est toute une augmentation.

Et le gouvernement Legault leur en donne encore… Michel Girard a publié un constat intéressant dans les pages ARGENT du Journal de Montréal d’hier et c’est ce texte que je veux partager avec vous, aujourd’hui, chers CONtribuables.

D’AUTRES INACCEPTABLES PRIMES AUX MÉDECINS Michel Girard

Quand c’en est rendu que le gouvernement Legault ne trouve rien de mieux que de verser une prime supplémentaire de 46 millions $ pour inciter les médecins omnipraticiens à prendre en charge plus de patients, force est de constater que notre système de santé est vraiment malade ! Et ce, malgré le fait que le gouvernement consacre à la santé quelque 40 milliards $ par année, soit 50% de toutes les dépenses des programmes gouvernementaux.

Ainsi, un petit 10$ additionnel par patient sera versé annuellement au médecin de famille qui daignera s’occuper d’au moins 750 patients. Ce qui rapportera une prime annuelle de 7500$

Et les vaillants médecins qui « s’occupent » de 1000 patients ou plus verront ladite prime se bonifier d’un autre 5$, pour atteindre 15$ par tête de patient. Pour une prime annuelle de 15 000$.

Je trouve cela épouvantable de devoir verser ce genre de prime pour motiver les médecins à prendre en charge un nombre minimum de patients. Un pas de plus et les bonzes du gouvernement Legault vont la prochaine fois se mettre à genoux pour supplier les médecins de faire la job pour laquelle on a collectivement investi une fortune pour les former.

PRÈS DE 300 000 $

Cela dit, j’ai de la misère à croire qu’un médecin omnipraticien, dont le revenu annuel moyen atteignait les 293 110$ lors de l’exercice financier 2017-18, avait besoin de cette prime de 7500$ à 15 000$ pour accepter de prendre en charge plus de patients, ou à tout le moins ne pas les laisser tomber.

Pour tenter de justifier cette prime aux patients, la ministre de la Santé, Danielle McCann, n’a rien trouvé de plus convaincant à dire que la somme de 46 millions avait été initialement négociée l’an passé entre l’ancien gouvernement Couillard et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ).

HEUREUSE MINISTRE

« Ce n’est pas du nouvel argent », dit-elle, ajoutant que cet argent-là va servir à donner accès à davantage de patients.

« Alors, vraiment, c’est une très bonne nouvelle pour les Québécois et les Québécoises. » Qu’on se le tienne pour dit !

À la place de la ministre McCann, je me garderais une petite réserve.

Je ne suis absolument pas convaincu que les médecins sont à ce point attachés à l’argent qu’il vont hausser leur charge de travail pour un p’tit 10$ à 15$ de plus par patient.

CELA DIT…

Notre système de santé va-t-il vraiment mieux depuis que les médecins ont vu leur rémunération grimper sensiblement ?

De 2013 à 2017, les médecins spécialistes ont vu leur rémunération moyenne passer de 360 614$ à 422 754$, une hausse de 17,2%.

Pendant ce temps-là, le médecin omnipraticien voyait sa rémunération moyenne grimper de 233 464 $ à 293 110$, ce qui représente une augmentation de 25,5% en l’espace de seulement quatre années.

Les médecins se sont partagés en 2017 la somme de 8 milliards $,

La facture a continué d’augmenter en 2018.

Avaient-ils vraiment besoin d’un petit supplément de 46 millions $ pour les motiver ?

J’ose croire que la réponse est : NON !

Une mise au point rafraîchissante

Depuis le temps qu’on associe grosseur et mauvaise alimentation, le texte qui suit est plus que rafraîchissant et me rejoint, alors qu’on parle d’habitudes de vie. Sous la plume de Hugo Duchaine, et publié dans le Journal de Montréal du 1er juin dernier, il rapporte les propos de Jo-Anne Gilbert, Docteure en kinésiologie, tenus lors du congrès de l’ACFAS, devenue l’Association francophone pour le savoir, à Gatineau récemment.

PARLER DE SANTÉ PLUTÔT QUE DE POIDS

Les professionnels de la santé doivent cesser de parler de poids avec leurs patients et se concentrer sur leurs habitudes de vie, a plaidé hier une kinésiologue au congrès de L’ACFAS à Gatineau.

Fini l’idée du « poids santé », selon Jo-Anne Gilbert, qui croit que celui-ci donne une image fausse de l’état réel d’une personne. Elle souligne qu’une personne mince peut fumer et mal s’alimenter, alors qu’une personne avec de l’embonpoint peut faire de l’exercice fréquemment et bien dormir, par exemple.

Docteure en kinésiologie et anciennement responsable de la promotion de la nutrition à Santé Canada, Madame Gilbert se consacre maintenant à accompagner des clients dans la gestion de leur poids.

GARE AUX DIÈTES EXCESSIVES

Elle déplore notamment les risques associés aux diètes excessives dans lesquelles se lancent souvent aveuglément les personnes déterminées à perdre du poids. Or, un régime doit être maintenu « à vie » pour garder ses résultats. « C’est ça qu’on oublie de dire », souligne-t-elle.

Elle croit qu’en évitant de parler de poids, les personnes en quête d’une meilleure santé éviteront de ne se concentrer que sur manger moins pour y arriver. Selon elle, il faut parler de nourriture saine, d’activité physique, de sommeil et de stress.

Elle reconnaît que les personnes sans surplus de poids sont généralement en meilleure santé. Cependant, elle ajoute que divers problèmes peuvent causer une prise de poids. Il ne suffit donc pas de maigrir pour se guérir, estime-t-elle.

Cancer d’un parent : l’annoncer aux enfants ?

Qu’il s’agisse du cancer ou d’une autre maladie grave, l’annoncer à ses proches est une véritable épreuve que certains ne parviennent pas à dépasser. Pourtant, oser dire, expliquer est souvent utile pour soi mais aussi pour ceux qui vous entourent.

À PEINE LE DIAGNOSTIC EST-IL POSÉ QU’IL FAUT DÉJÀ L’ANNONCER

Une fois refermée la porte de la consultation, à peine l’uppercut reçu en pleine face, ce mot « cancer » catapulté dans l’espace par la personne en blouse blanche, qu’il vous faut déjà tenter d’accuser le coup pour rentrer chez vous. Il y a ce mot qui fait peur, que chacun voudrait ne jamais avoir entendu, ce mot qui provoque une certaine sidération tellement il est chargé de sens : cancer, maladie grave potentiellement mortelle. Surgissent alors les images de ceux que vous connaissez et qui s’en sont sortis et ceux qui n’ont pas eu cette chance et, étrangement, c’est souvent le souvenir de leur absence qui ressurgit à ce moment-là.

Vous n’avez souvent que peu de temps entre la consultation d’annonce et le retour au domicile où votre famille vous attend ou attend votre appel. Il va falloir l’annoncer aux proches ce qui relève parfois d’un impossible à exprimer. Certains vont avoir besoin d’un temps pour eux afin de réaliser que le cauchemar est bien réel, d’autres vont avoir besoin d’en parler au plus vite à leur conjoint, un proche de la famille ou un(e) ami(e). Il n’y a pas de généralité, pas de bonne façon de réagir, chacun va faire ce qu’il peut face à cette annonce traumatique puisqu’elle vient bouleverser le quotidien, modifier les priorités, il y aura un avant et un après.

LE DIRE AUX ENFANTS OU PAS ?

Le mot « cancer » a tout juste été prononcé qu’il vous faut déjà assurer, et rassurer. Quoi qu’on en dise, chacun souhaite protéger ses proches des mauvaises nouvelles de la vie, et pour certains, protéger c’est ne rien dire, surtout aux enfants. Certains d’entre vous vont attendre pour en parler, d’autres préféreront y aller progressivement parfois sans prononcer le mot qui fait si peur, d’autres choisiront de le dire et enfin certains ne diront rien. Chacun a son idée sur le sujet mais quand on y est directement confronté, c’est une toute autre histoire, les « y’a qu’à – faut qu’on » laissent place au doute, au questionnement. Quand vos enfants se plantent devant vous, avec sur le visage une certaine inquiétude visible, c’est compliqué d’oser mettre des mots pour expliquer ce tsunami que vous traversez.

Ce que certains d’entre vous disent souvent c’est : « Devoir dire aux êtres que j’aime le plus au monde que j’ai une maladie grave, comme parole d’amour, y’a mieux non ? » ou bien « Je ne peux pas leur faire ça, ils sont si petits encore », « Je vais attendre de voir à quel point c’est grave », « Je ne vais rien dire, je ne veux pas qu’ils souffrent » etc… Si l’un de vos proches vous a accompagné(e) pendant l’annonce, vous allez pouvoir faire bloc. Pas si sûr parce que vous êtes tous les deux touchés, différemment, mais tous les deux. Si vous rentrez seul(e), l’annonce au conjoint est souvent la première étape. Elle devrait être la plus simple, elle ne l’est pas toujours. Il y a parfois dans l’ordre ou le désordre, l’annonce aux parents, aux frères et sœurs, à certains amis en repoussant l’annonce aux enfants parfois.

C’est tellement difficile d’expliquer déjà ce que l’on ne s’explique pas forcément à soi-même. Alors, parlez à qui vous semble capable de l’entendre parce qu’en mettant des mots sur cette annonce cela peut vous permettre de réaliser ce qui vous arrive, de sortir du brouillard dans lequel ce diagnostic vous a plongé(e). Et c’est étrange mais le plus souvent, vous sentez poindre un peu de culpabilité, comme si c’était de votre faute, comme si vous étiez coupable de faire souffrir vos proches avec cette annonce. S’il y a là un coupable c’est avant tout le cancer, c’est lui qui vient bouleverser tous les aspects de votre vie.

POURQUOI LE DIRE ?

Certains ne vont pas pouvoir, pas vouloir en parler à leurs enfants, c’est tout à fait respectable ou alors il faudra un peu de temps pour le faire. Si c’est trop difficile, il est aussi possible de leur parler en présence d’un proche afin de mettre des mots différents, de partager cette douloureuse annonce. Globalement, ce qui est sûr c’est qu’il vaut mieux expliquer aux enfants pourquoi brusquement à la maison rien n’est plus comme avant, les appels téléphoniques plus nombreux, les chuchotements chaque fois que des visiteurs arrivent, le stress, les habitudes même légèrement modifiées. Les enfants sont des éponges émotionnelles, à l’affut de tout, ils savent très bien ressentir quand une atmosphère est particulière, comprendre que vos yeux rouges ne sont pas dus à une allergie mais à votre tristesse etc…

Je prends souvent l’exemple du TGV qui tombe en panne en pleine campagne. C’est toujours plus angoissant quand aucune information n’est donnée. Les premières minutes, ça va, après on commence à s’inquiéter du retard puis on imagine toutes sortes de raisons de plus en plus stressantes. En revanche, si très vite, le contrôleur annonce que le train vient de croiser la route d’un chevreuil et que l’on vérifie que le nez du TGV est fonctionnel alors on se détend tout de suite, l’attente est plus facile. Dites-vous que pour les enfants c’est pareil. S’ils sentent que quelque chose de grave est arrivé et qu’on ne leur dit rien, ils s’imaginent le pire, comme nous. Alors, dans la mesure du possible, c’est mieux de leur parler. Et puis, c’est aussi une question de confiance. S’ils découvrent plus tard qu’on leur a menti, les enfants gardent en eux une méfiance par la suite, ne sachant jamais si on leur dit bien toute la vérité ou pas.

MAIS COMMENT LEUR DIRE ?

L’important est de choisir le moment, non pas le bon moment parce qu’il n’y en a pas pour annoncer sa maladie, mais le meilleur possible en évitant le soir juste avant leur coucher. Si vous avez plusieurs enfants, cela peut se faire ensemble ou si vous jugez que les âges ne permettent pas d’employer les mêmes mots pour tous, chacun à son tour. Parlez à vos enfants avec vos mots à vous, comme cela vous vient, faites-vous confiance, vous êtes leur parent donc vous les connaissez mieux que personne et puis votre amour vous guidera. Si vous avez un nourrisson, parlez-lui aussi pour qu’il ne soit pas mis à part de ce que vit toute la famille, qu’il soit avec vous. Ce qui semble important c’est de nommer la maladie pas forcément tout de suite le mot cancer, peut-être de parler de cellules anormales au niveau de tel organe, d’expliquer les bilans en cours, la façon dont vous allez être soigné(e).

Dans un deuxième temps, il sera possible de leur en dire plus s’ils le souhaitent, d’expliquer les effets secondaires possibles des traitements pour qu’ils ne confondent pas ces effets avec une aggravation de la maladie. Leur parler de la fatigue, du besoin de repos, de la disponibilité peut-être moins importante pour eux mais de cet amour inconditionnel qui ne change pas. Certains auront besoin de plus de détails, d’autres demanderont s’ils peuvent retourner jouer dans leur chambre, d’autres viendront se serrer contre vous.

QUELLES RÉACTIONS ATTENDRE ?

Selon le caractère de chacun, les réactions seront différentes, immédiates ou échelonnées dans le temps. Ce que l’on me dit souvent c’est qu’il est quasi impossible de leur parler sans être dans l’émotion et c’est normal. Il est logique d’être parfois un peu triste car c’est un moment difficile. Certains vont avoir du mal à parler, d’autres vont pleurer. Sans pour autant s’effondrer devant les enfants, le fait de vous voir dans l’émotion leur permet de s’autoriser à exprimer aussi leurs propres ressentis donc c’est important de s’autoriser à le faire sinon, ils feront comme vous, l’air de rien, ils dissimuleront ce que cette annonce leur fait vivre.

Ce dont vos enfants vont avoir besoin dorénavant, c’est de pouvoir vous poser ou poser à un membre de la famille désigné toutes les questions que la situation implique, au jour le jour, parfois en lien avec ce que vivent d’autres enfants ou ados de leur classe, de ce qu’ils ont pu entendre, de ce qu’ils imaginent. Vous pouvez aussi poser sur la table du salon un livre ou une BD destinée aux enfants ou adolescents, afin qu’ils puissent le ou la feuilleter s’ils en ressentent le besoin.

Si vous avez des enfants, adolescents qui posent beaucoup de questions, qui ont besoin de plus d’explications, vous pouvez aussi demander à l’oncologue s’il peut vous recevoir en famille, ou envisager de discuter en présence d’un(e) psychologue du service qui vous suit ou de toute autre personne dont la présence vous rassure aussi.

Quoi qu’il en soit, faites comme cela vous semble être le mieux, avec vos mots à vous, votre façon de faire mais parlez à vos enfants, ils en ont besoin, c’est ce qui les aidera le plus. Et avec la confiance et l’amour, vous parviendrez à affronter ensemble cette tempête.

Source : Psychologies.com