Diabète et crédits d’impôts pour personnes handicapées

En ces temps de production de nos déclarations d’impôts, plusieurs questions trouvent difficilement réponses.

Quels sont les crédits d’impôts auxquels nous avons droit et principalement si nous avons des maladies comme le diabète.

Le texte qui suit précise les modalités qui s’appliquent dans un tel cas. Il est tiré de la revue Plein Soleil, de Diabète Québec, édition du printemps 2021.

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PLUS DIFFICILES À DEMANDER QU’IL N’Y PARAÎT

Depuis quelques années, Plusieurs personnes atteintes de diabète ont entendu parler de crédits d’impôt non remboursables pour les personnes vivant avec une déficience grave et prolongée.

Au provincial, il s’agit du crédit d’impôt pour les personnes atteintes d’une déficience grave et prolongée des fonctions mentales ou physiques et au fédéral, du crédit d’impôt pour personnes handicapées.

Sur les réseaux sociaux, on peut lire qu’il est possible d’obtenir ces crédits d’impôt « d’un seul coup de baguette magique » si on présente un diabète insulinodépendant. La vérité est cependant toute autre…

Pour se prévaloir de ces crédits, les personnes vivant avec une déficience grave et prolongée doivent faire remplir deux formulaires gouvernementaux par leur médecin traitant : l’Attestation de déficience au provincial et le Certificat pour le crédit d’impôt pour personnes handicapées au fédéral.

Les conditions au provincial et au fédéral pouvant différer, il faut aller sur le site de chacun des paliers de gouvernement et y noter les restrictions avant de faire remplir les formulaires. Il faut, entre autres, répondre aux critères de soins thérapeutiques essentiels ou avoir des complications graves du diabète qui limitent de façon importante les activités courantes de la vie quotidienne comme parler, voir, entendre, marcher.

Pour une personne vivant avec un diabète insulinodépendant sans atteindre des activités courantes, il faut pouvoir démontrer que 14 heures par semaine sont consacrées au traitement de la maladie, et ce, en excluant plusieurs éléments comme le temps passé au calcul des glucides, à l’exercice physique, à la réalisation de l’épicerie, à l’observation d’une diète, etc.

Si vous pensez répondre aux critères exigés, voici ce qu’il faut savoir pour faciliter vos demandes :

1- Faites une liste précise, préférablement sous forme de tableau, de votre temps passé à chaque activité de soin thérapeutique essentiel en y mettant le minutage par semaine. Vous devez signer et dater cette page, car vous êtes imputable de l’évaluer de façon véridique.

2- C’est votre médecin qui a la responsabilité de signer le formulaire. En ce sens, il ne pourra pas accepter un minutage exagéré ou farfelu qui ne correspond pas au temps passé aux soins thérapeutiques.

3- Rappelez-vous que ce n’est pas le médecin qui décide des critères d’acceptation pour l’octroi des crédits d’impôt, mais bien les gouvernements.

4- Présentement, ces crédits ne sont pas accordés en raison d’un diagnostic de diabète insulinodépendant, mais bien parce que plus de 14 heures par semaine sont requises pour le traiter.

5- Des frais pour la rédaction de ces formulaires peuvent être demandés par votre médecin.

Le conseil d’administration de Diabète Québec et l’Association des médecins endocrinologues du Québec font présentement des représentations auprès des divers paliers de gouvernements afin de diminuer les restrictions actuelles et de favoriser l’éligibilité des personnes vivant avec un diabète insulinodépendant à ces crédits.

Source : Jean Palardy, M.D. Président de l’Association des médecins endocrinologues du Québec.

Crèmes solaires : cancérigènes

Une récente découverte sur les crèmes solaires et de soins anti-âge nous apprend qu’une composante pourrait causer un cancer de peau.

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OCTOCRYLÈNE : UN INGRÉDIENT CANCÉRIGÈNE DES CRÈMES SOLAIRES

L’octocrylène entre dans la composition de nombreux cosmétiques comme les crèmes solaires ou les soins anti-âge. Mais attention, selon des chercheurs franco-américains, ce filtre solaire se dégraderait, lorsque le produit vieillit, en un composé cancérigène pour l’Homme. C’est quoi ? Où le trouve-t-on ? Quelles précautions prendre ?

Un filtre solaire appelé octocrylène, présent dans de nombreuses crèmes solaires (notamment certains produits des marques Garnier, Uriage, La Roche-Posay, L’Oréal…) pourrait se transformer en un composé potentiellement cancérigène pour l’Homme, révèle une étude menée par des chercheurs franco-américains. Où cette substance est-elle présente ? Que sait-on des risques de cancer ? Explications et liste des produits qui en contiennent.

Définition : qu’est-ce que l’octocrylène ?

L’octocrylène est un composé organique (constitué de composés de carbone) utilisé comme filtre solaire dans de nombreux cosmétiques comme les crèmes solaires, les crèmes hydratantes, anti-âge, autobronzantes…

C’est un liquide visqueux, huileux et incolore, qui permet d’une part de résister à l’eau, mais aussi d’absorber les rayons UVB, les rayonnements responsables du bronzage, mais aussi du vieillissement de la peau, des coups de soleil, des brûlures, des cloques et de la plupart des cancers de la peau.

Cette substance figure dans la liste d’ingrédients sur le packaging des produits solaires commercialisés en France (écrit souvent en anglais « Octocrylen/Octocrylene »).

CETTE SUBSTANCE, SOUPÇONNÉE D’ÊTRE CANCÉRIGÈNE, EST FACILEMENT ABSORBÉE PAR LA PEAU.

Octocrylène et risque de cancer : que sait-on ?

Lorsque le produit cosmétique vieillit, l’octocrylène se transformerait et se dégraderait au sein même des flacons en benzophénone*, une substance soupçonnée d’être un perturbateur endocrinien cancérogène, en plus d’être très polluante pour l’environnement, en particulier pour le corail. C’est en tout cas le constat des chercheurs du Laboratoire de biodiversité et biotechnologies microbiennes de l’Observatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer (Sorbonne Université/CNRS) et de leurs confrères américains.

Leurs travaux ont été publiés le 8 mars 2021 dans la revue de la Société américaine de chimie Chemical Research in Toxicology. Pour parvenir à cette conclusion, l’équipe de chercheurs a analysé la composition et le vieillissement de 15 crèmes solaires et soins anti-âge vendus en France et aux États-Unis, à l’aide d’un spectromètre de masse de haute performance. « Au départ, il y a très peu de benzophénone dans les produits. Mais progressivement, avec le vieillissement du produit, il y a de plus en plus de benzophénone (…)

Des augmentations de benzophénone dépassant les 100% et même atteignant les 200% ont ainsi été observées » 6 semaines après l’ouverture du produit, indique à l’AFP le Pr Philippe Lebaron, co-auteur de l’étude. Autrement dit, la concentration de benzophénone dans le produit augmenterait avec le temps. Cette substance est d’autant plus problématique qu’elle est facilement absorbée par la peau.

Le Centre international de Recherche sur le Cancer de l’Organisation mondiale de la Santé a classé la benzophénone comme une « substance potentiellement cancérogène pour l’homme (Groupe 2B) », rappellent les chercheurs. Et de préciser que, chez l’animal, l’exposition à cette molécule induirait des cancers du foie et des lymphomes, mais aussi des problèmes dermatologiques.

Selon les scientifiques, l’innocuité de l’octocrylène dans les produits cosmétiques devrait être, suite à la publication de cette étude, rapidement examinée par les organismes de réglementation.

*Risques potentiels du benzophénome selon les chercheurs : Lymphomes, cancers du foie, problèmes dermatologiques.

Liste des produits : dans quoi trouve-t-on de l’octocrylène ?

L’octocrylène est présent dans de nombreux cosmétiques dont :

Certaines crèmes solaires.
Certains soins anti-âges.
Certaines crèmes hydratantes.
Certains autobronzants.
Certains shampooings.

Marques des crèmes solaires : parmi les produits contenant de l’octocrylène analysés par les chercheurs, il y avait :

Garnier Ambre Solaire FPS 50,
Bioderma Photoderm AR SPF 50+,
Uriage Age Protect SPF 30,
La Roche-Posay SPF 50,
Cosmia Sun BB Creme SPF 50,
L’Oreal Age Perfect FPS 20
Coppertone Kids Sport SPF 50 Spray
Banana Boat Clear UltraMist SPF 30 Spray
Neutrogena Beach Defense SPF 100 Spray

→ Voir la liste des produits et le tableau complet des résultats dans l’étude consultable en ligne.

Quelles précautions prendre ?

Les chercheurs de l’étude déconseillent l’utilisation des produits contenant de l’octocrylène. Pour savoir si votre produit en contient, vérifiez son étiquette. La présence d’octocrylène est obligatoirement mentionnée dans la liste des ingrédients au dos du flacon ou de l’emballage du produit.

Sources : Anaïs Thiébaux, Le Journal des Femmes.

17 questions-réponses sur votre santé

Je n’ai pas la réponse sur la véracité des conseils-santé qui suivent mais, avec un fond de vérité, ça peut toujours servir.

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Q-1 : Est-ce que l’huile d’olive peut prévenir les maladies cardiaques ?

R-1 : Oui. Les bienfaits de l’huile d’olive proviennent de la présence de polyphénols, antioxydants qui réduisent le risque de maladies cardiaques et cancers. Mais pour obtenir ces composés pour la santé, les consommateurs devraient acheter de l’huile fraîche et de bonne qualité, de l’huile d’olive extra-vierge, qui a la plus haute teneur en polyphénols.

La plupart des huiles d’olive disponibles dans le commerce ont des niveaux faibles de polyphénols associée à des méthodes de récolte médiocres, des mauvaises conditions de stockage et de traitement.

Q-2 : Est-ce que le sirop contre la toux fonctionne ?

R-2 : Non. En 2006, les médecins du pays ont reconnu que la majorité des médicaments en vente libre contre la toux ne fonctionne pas réellement. Ces sirops colorés contiennent généralement des doses de codéine et de dextrométhorphane qui sont trop petites pour être efficaces. Seuls les antitussifs contenant des antihistaminiques plus importants semblent soulager la toux. Cela inclut Bromphéniramine, un ingrédient actif de Dimetapp.

Q-3 : Les boissons gazeuses sucrées conduisent-elles au diabète ?

R-3 : Oui. La majorité de la recherche en santé est contre les liqueurs sucrées. Une grande étude en 2004, dans le Journal of the American Medical Association, a trouvé que les personnes qui ont bu une ou plusieurs boissons sucrées par jour, augmentent leur risque de développer un diabète de type 2 de 83 %, par rapport à celles qui consomment moins d’une boissons sucrées par mois.

Q-4 : Les noix font-elles engraisser ?

R-4 : Non. Plus de 75 % de la noix est grasse. Mais manger gras ne fait pas nécessairement engraisser. Le plus grand facteur conduisant au gain de poids est la taille de la portion. Heureusement, les noix sont chargées avec des graisses saines qui vous remplissent. Elles sont également une bonne source de protéines et de fibres. Une étude a même conclu que les amandes entières ont 20 % moins de calories car beaucoup de matière grasse est évacuée par le corps.

Q-5 : La marche est-elle aussi efficace que la course ?

R-5 : Oui. Des études ont montré que le temps à faire du sport — et donc le nombre de calories que vous brûlez — est plus important que la difficulté de l’exercice. La course est une forme plus efficace d’exercice, mais pas nécessairement mieux pour vous. Une étude de 6 ans publiée dans le journal, artériosclérose, thrombose et biologie vasculaire en avril, a constaté que la marche à un rythme modéré et la course produisent des avantages de santé similaires, aussi longtemps que la même quantité d’énergie a été dépensée.

Q-6 : Boire du jus de fruits est-il aussi bon pour vous que de manger des fruits ?

R-6 : Non. Calorie pour calorie, le fruit entier offre plus d’avantages nutritionnels que de boire le jus de ce fruit pur. C’est parce que quand vous liquéfiez les fruits, vous enlevez la pelure et la pulpe, qui contiennent beaucoup d’ingrédients comme fibres, calcium, vitamine C et autres antioxydants.

Q-7 : Les pains de blé sont-ils meilleurs que le pain blanc ?

R-7 : Non. Tous les pains de blé ne sont pas identiques. Les pains de blé qui contiennent toutes les pièces de l’amande du grain, y compris le germe riche en nutriments et la fibre dense, doivent être étiquetés « grains entiers » ou « blé entier ». Certains pains de blé sont juste du pain blanc avec un peu de caramel colorant pour faire paraître le pain plus sain.

Q-8 : Un bain chaud peut-il me rendre malade ?

R-8 : Oui. Les bains chauds — particulièrement ceux dans les spas, Les hôtels et les salles de sport — sont un nid de germes. L’eau n’est pas assez chaude pour tuer les bactéries, mais est à la bonne température pour faire croître les microbes encore plus vite. Même si des spas sont traités avec du chlore, la chaleur provoque la décomposition du désinfectant plus rapidement.

L’infection dans le bain chaud qui est la plus répandue est la folliculite pseudomonas, qui provoque des boutons rouges avec démangeaisons. Un effet secondaire plus dangereux de trempage dans un bain à remous sale est une forme de pneumonie appelée légionellose, infectant plus de 100 personnes à la Playboy Mansion en 2011.

Q-9 : Le café provoque-t-il le cancer ?

R-9 : Non. Le café a eu une mauvaise réputation dans les années 1980, quand une étude a lié consommation de café et cancer du pancréas. Le rapport préliminaire a été par la suite démystifié. Plus récemment, des études de santé sont en faveur de la boisson contenant de la caféine. Le café a été associé à un risque moindre de diabète de type 2, maladie de Parkinson, cancer du foie et même le suicide.

Q-10 : Les œufs font-ils monter le taux de cholestérol ?

R-10 : Non. Bien que les jaunes d’œufs soient une source importante de cholestérol — une substance cireuse qui ressemble à la graisse — les chercheurs ont appris que les graisses saturées ont plus d’impact sur le cholestérol dans votre sang que de manger des aliments qui contiennent des taux de cholestérol.

Les individus en bonne santé avec des taux normaux de cholestérol ne devraient pas hésiter de profiter des aliments comme les œufs dans leur régime alimentaire tous les jours, » le chercheur principal de l’étude d’une durée de 25 ans Étude de l’Université de l’Arizona sur le cholestérol a donné cette conclusion.

Q-11 : Peut-on boire trop d’eau ?

R-11 Oui. Il est très rare que quelqu’un meure de boire trop d’eau, mais ça peut arriver. Trop hydratant est plus fréquente chez les athlètes de haut niveau. Boire un excès d’eau, appelée intoxication à l’eau, dilue la concentration de sodium dans le sang, conduisant à une condition appelée hyponatrémie.

Les symptômes de l’hyponatrémie peuvent varier de nausées et de la confusion à des convulsions et même la mort dans les cas graves. Pour éviter cela, boire des liquides avec électrolytes lors d’événements extrêmes d’exercice.

Q-12 : Le yogourt peut-il faciliter les problèmes de digestion ?

R-12 : Oui. Notre tube digestif est rempli de micro-organismes bons et mauvais. Le yogourt contient des bactéries bénéfiques, génériquement appelés probiotiques, qui aident à maintenir un équilibre sain. Les probiotiques peuvent soulager plusieurs problèmes gastro-intestinaux, y compris la constipation et la diarrhée. Certaines marques de yaourts, Activa de Danone, sont commercialisées exclusivement pour les problèmes de ventre.

Q-13 : Les dentifrices blanchissants blanchissent-ils les dents plus que les dentifrices ordinaires ?

R-13 : Non. Les dentifrices blanchissants contiennent habituellement des peroxydes et autres abrasifs forts qui pourraient faire paraître les dents plus blanches en enlevant les taches. À la différence des gels qui contiennent l’eau de Javel, et les bandes de blanchiment à domicile ces dentifrices ne changent pas réellement la couleur de vos dents.

Q-14 : Est-il bon de faire chauffer la nourriture au micro-ondes dans des contenants en plastique ?

R-14 : Oui. Mais le récipient en plastique doit afficher la mention « micro-ondes ». Cela signifie que la « Food and Drug Administration » a testé le conteneur pour s’assurer qu’aucun produit chimique ne peut migrer du plastique vers les aliments pendant la cuisson aux micro-ondes. Si les produits chimiques entrent dans la nourriture, les quantités sont minuscules et ne sont pas dangereuses pour notre santé.

De manière générale, les sacs d’épicerie en plastique ainsi que les plats en plastique qui contiennent la margarine, yaourt, fromage à la crème, et condiments ne vont pas au micro-ondes. Je n’utilise plus les récipients en plastique, même avec la mention « micro-ondes » il y a déjà un bon moment. J’ai lu un article d’un médecin qui conseillait de ne pas utiliser le plastique, mais bien les verres, la porcelaine, terre cuite…

Le plastique, c’est le plastique !!! Les contenants de plastique vides vendus pour ranger des produits alimentaires ne font pas l’objet d’analyses de la part de Santé Canada et il n’existe aucune réglementation quant aux substances utilisées pour leur fabrication. Cependant, le Bureau de la sécurité des produits de consommation se penchera sur toute inquiétude soulevée par ce type de produit et demandera aux fabricants de retirer toute substance présentant un risque pour la santé.

Q-15 : Pouvez-vous ruiner votre vue à regarder la télévision ?

R-15 : Non. Regarder la télévision ne détruira pas vos bâtonnets et les cônes comme le mythe désuet le suggérait. Avant les années 1950, les télés à tubes cathodiques émettaient des rayons qui pouvaient augmenter le risque de problèmes oculaires si on les regardait trop. Les téléviseurs modernes ont un écran cathodique spécial qui bloque ces émissions nocives et d’ailleurs ce type d’écran est de moins en moins utilisé.

Q-16 : Le vin rouge est-il mieux que le vin blanc ?

R-16 : Oui. Le vin rouge contient beaucoup plus de resvératrol que le vin blanc, un antioxydant qui est dans la peau du raisin qui a été indiqué pour lutter contre les maladies associées au vieillissement.

Q-17 : L’eau en bouteille, est-elle meilleure pour vous que l’eau du robinet ?

R-17 : Non. L’eau embouteillée n’est pas plus sûre ou plus pure que l’eau du robinet, mais est nettement plus chère. Une étude récente de l’Université de Glasgow au Royaume-Uni a constaté que l’eau embouteillée est en fait plus. L’eau en bouteille et l’eau du robinet en général viennent des mêmes sources — sources naturelles, les lacs et les aquifères.

Alors que les approvisionnements publics en eau sont testés pour les contaminants tous les jours, alors que l’eau en bouteille n’est contrôlée, pour tester les principaux polluants, que chaque semaine, voire mois ou même année… En plus les bouteilles, majoritairement en plastique, ne sont pas toujours stockées dans de bonnes conditions…

Bonne santé !

Vous aimeriez devenir centenaire et en pleine forme ? C’est possible…

Jeanne Louise Calment avait la plus longue durée de vie humaine confirmée jamais enregistrée: 122 ans et 164 jours. Il semble que le destin ait fortement approuvé la façon dont Mme Calment a vécu sa vie.

Jeanne est née à Arles, en France, le 21 février 1875, et décédée en 1997. Lorsque la Tour Eiffel a été construite, elle avait 14 ans.

C’est à ce moment-là qu’elle rencontre Vincent van Gogh. « Il était sale, mal habillé et désagréable », se souvient-elle dans une interview donnée en 1988.

À 85 ans, elle s’est mise à l’escrime et elle roulait toujours sur son vélo lorsqu’elle a atteint 100 ans.

Quand Jeanne avait 114 ans, elle a joué dans un film sur sa vie. À 115 ans, elle a subi une opération de la hanche et à 117 ans, elle a arrêté de fumer (après avoir commencé à 21 ans en 1896).

Apparemment, elle n’a pas arrêté de fumer pour des raisons de santé, mais parce qu’elle n’aimait pas devoir demander à quelqu’un de l’aider à allumer une cigarette lorsqu’elle devenait presque aveugle.

En 1965, Jeanne avait 90 ans et n’avait pas d’héritiers. Elle a signé un accord pour vendre son appartement à un avocat de 47 ans nommé André-François Raffray. Il a accepté de lui verser une somme mensuelle de 2 500 francs à la condition qu’il hérite de son appartement après sa mort. Cependant, Raffray a non seulement fini par payer Jeanne pendant 30 ans, mais il est décédé avant elle à l’âge de 77 ans. Sa veuve était légalement obligée de continuer à payer Mme Calment jusqu’à la fin de ses jours.

Jeanne a conservé des facultés mentales pointues. Lorsqu’on lui a demandé le jour de son 120e anniversaire quel genre d’avenir elle s’attendait à avoir, elle a répondu: « Un très court. »

Citations et règles de vie de Jeanne Calment:

– Être jeune est un état d’esprit. Cela ne dépend pas de son corps. Je suis en fait encore une jeune fille. C’est juste que je n’ai pas l’air si bien depuis 70 ans. Je n’ai qu’une ride, et je suis assis dessus.

– Tous les bébés sont beaux.

– J’ai été oublié par notre bon seigneur.

– Je suis amoureuse du vin.

– Gardez toujours votre sourire. C’est ainsi que j’explique ma longue vie.

– Si vous ne pouvez pas changer quelque chose, ne vous inquiétez pas.

– J’ai une immense envie de vivre et un gros appétit, surtout pour les sucreries.

– Je ne porte jamais de mascara; je ris jusqu’à ce que je pleure trop souvent.

– Je vois mal, j’entends mal et je me sens mal, mais tout va bien.

– Je pense que je vais mourir de rire. »

– J’ai des pattes de fer, mais pour vous dire la vérité, elles commencent à rouiller et à se déformer un peu.

– J’ai pris du plaisir quand j’ai pu. J’ai agi clairement et moralement et sans regret. J’ai beaucoup de chance.

Voilà ! Vous avez maintenant la recette de longévité.

À vous de jouer…

Alzheimer : la prévention notre meilleure alliée

Sachant que de saines habitudes de vie, dont l’activité physique, permettent de réduire considérablement les risques de souffrir d’Alzheimer, cette terrible maladie qui trouble la mémoire, on doit miser davantage sur la prévention, selon les experts.

Même après plus de 100 ans de recherches, il n’existe toujours pas de remède efficace contre cette maladie neurodégénérative; d’où l’importance de travailler en amont.

« Selon de récentes études, faire de l’exercice fréquemment permet de réduire de plus de 30 % les risque d’être atteint d’un trouble neurocognitif », affirme Nouha Ben Gaied, directrice de la recherche et développement et de la qualité des services à la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer.

« C’est considérable, poursuit-elle, puisque aucun médicament ne peut en faire autant. Et lorsque l’activité physique est combinée à de la stimulation cognitive, on est en mesure de mieux contrôler l’évolution des symptômes, et ce, quels que soient l’âge de la personne ou le stade de la maladie. »

Éric Simard, docteur en biologie et chercheur dans le domaine du vieillissement, ajoute que la qualité de notre alimentation, de notre vie sociale, de notre sommeil, de même qu’un faible taux de stress et d’anxiété réduisent
aussi considérablement les risques que notre cerveau parte en vrille.

« C’est étonnant de voir que, malgré la grande importance de la prévention, personne n’en parle. C’est un reflet de notre société qui n’est pas [axée sur la] prévention. On doit mettre cela au centre de notre système de santé », estime le spécialiste.

PAS JUSTE UNE MALADIE DE « VIEUX »

Il existe deux principales formes de la maladie. D’abord, il y a celle qu’on appelle la maladie d’Alzheimer « tardive » ou « sporadique ». Il s’agit de la plus commune.

Celle-ci concerne généralement les gens qui reçoivent un diagnostic dans la soixantaine, Bien que l’affection soit fatale, le déclin des personnes atteintes de cette forme est beaucoup plus lent que dans la forme familiale.

L’espérance de vie dépasse souvent les 10 ans.

L’affection qui est dite « familiale », anciennement appelée « forme précoce de la maladie d’Alzheimer » est quant à elle beaucoup plus rare. Elle touche moins de 5 % des patients atteints.

Celle-ci se déclare chez de plus jeunes sujets, aux environs de la quarantaine. Elle est héréditaire et progresse rapidement.

UNE PANDÉMIE RAVAGEUSE

Mme Ben Gaied souligne que de nombreuses recherches montrent que les patients doivent non seulement bouger, mais également éviter de s’isoler socialement. Les experts ont d’ailleurs constaté que les périodes de confinement dues à la COVID-19 ont eu des effets néfastes sur plusieurs personnes atteintes d’Alzheimer.

Les aidants naturels sont aussi de cet avis. « Au pire de la pandémie, j’ai vu ma mère régresser, nous confie Nancy. Son état s’est très rapidement détérioré. Pour éviter qu’elle n’attrape la COVID, j’ai fait beaucoup de chose à sa place, dont toutes ses courses. Elle était donc beaucoup moins active. Elle n’a pas attrapé le virus, mais ça n’a visiblement pas aidé sa santé d’être ainsi isolée. »

POURQUOI LES CAS EXPLOSENT-ILS ?

D’après le rapport publié en 2020 par la revue médicale The Lancet intitulé Dementia
prevention,
intervention, and care : 2020 report of « The Lancet » Commission (Prévention, intervention et soins de la démence), « l’incidence de la démence selon l’âge a diminué dans de nombreux pays, probablement en raison des améliorations apportées à l’éducation, à la nutrition, aux soins de santé et aux changements de mode de vie ».

Malgré cela, la Société Alzheimer du Canada croit que le nombre de cas devrait doubler d’ici 15 ans. Pourquoi donc ? Parce que l’espérance de vie a gagné près de 15 ans au cours des 50 dernières années et que, après 65 ans, les risques d’être atteint de la maladie d’Alzheimer doublent tous les cinq ans.

Les cas à la hausse sont également dus aux progrès en matière de diagnostic, fait de plus en plus tôt.

L’IMPORTANCE DU DIAGNOSTIC PRÉCOCE

« Près de 50 % des personnes atteintes d’un trouble cognitif – la maladie d’Alzheimer comprise – reçoivent leur diagnostic à un stade très avancé, indique Nouha Ben Gaied. Bien souvent, enchaîne-t-elle, 70 % des neurones sont déjà touchées, car la maladie avance silencieusement. Le dépistage précoce est donc la clé, parce qu’il permet de stabiliser la maladie par la pharmacologie. »

Éric Simard est d’avis que si l’on était capable de diagnostiquer l’Alzheimer très tôt, il est fort probable que les gens atteints finiraient par mourir d’autre chose.

« Un processus de dégénérescence nerveuse se met en branle chez la personne souffrant d’Alzheimer. Initialement, cependant, on remarque une accumulation de protéines, de déchets, dont le cerveau est incapable de se débarrasser, explique-t-il. Lorsque cela se produit, ces déchets se retrouvent aussi dans le sang.

J’ai espoir que, au cours des prochaines années, un test permettra de détecter ces protéines dans la circulation sanguine, ce qui serait un grand pas pour le dépistage précoce.

SEXE, ALCOOL… ET PLASTIQUE !

À l’heure actuelle, on sait que les femmes sont plus à risque de souffrir de la maladie. À preuve, juste au pays, 65 % des personnes atteintes sont de sexe féminin. L’âge influence aussi, puisque plus on vieillit, plus les risques augmentent.

Enfin, l’hérédité n’est pas à négliger. Une trentaine de facteurs génétiques peuvent jouer un rôle dans le développement de la maladie.

On a bien peu d’emprise sur notre sexe, notre âge ou notre génétique. En revanche, on peut s’aider en adoptant un mode de vie sain. Sur le site canadien de la Société Alzheimer, tout comme dans le rapport publié dans The Lancet en 2020, on indique que les personnes qui consomment beaucoup d’alcool – on parle ici de 21 consommations par semaine – ont un risque de maladie cognitive plus élevé par rapport à celles qui boivent modérément ou pas du tout.

De plus, les fumeurs ont 45 % plus de risques de souffrir de la maladie que ceux qui ne fument pas ou plus. L’hypertension, la mauvaise alimentation, la dépression, l’obésité et le taux de cholestérol élevé sont d’autres facteurs qui entrent en ligne de compte.

« L’Alzheimer est une maladie en partie métabolique; certains l’appellent même le diabète de type 3, souligne Éric Simard. L’enchevêtrement de déchets au cerveau finit par faire mourir des cellules, mais la maladie est aussi liée à un processus inflammatoire et à une difficulté des cellules neuronales à gérer le glucose.

C’est une prise de conscience sur la façon dont on mange et l’omniprésence des sucres raffinés dans l’alimentation.

Les phtalates sont également montrés du doigt par de nombreux chercheurs, car ces composés chimiques affecteraient notre système hormonal. Les experts du Programme des Nations unies pour l’environnement et de l’Organisation mondiale de la santé les impliquent désormais dans le développement des maladies d’Alzheimer et de Parkinson.

UNE PREMIÈRE EN 15 ANS

À ce jour, bien que certains médicaments atténuent les symptômes, aucun traitement curatif n’a été trouvé. Nouah Ben Gaied parle avec optimisme de la demande de mise sur le marché auprès de la Food and Drug Administration (FDA) (le pendant américain de Santé Canada), d’un nouveau produit portant le nom d’Aducanumab : « Il n’y a pas eu de nouveau médicament pour soigner l’Alzheimer depuis 15 ans. Il s’agir vraiment d’une avancée majeure », estime-t-elle.

De son côté, Éric Simard pense qu’il ne faut pas crier victoire trop vite. « Tout médicament capable de ralentir le processus de progression sera le bienvenu. Malheureusement, les résultats ne sont pas très concluants pour le moment, dit-il. J’espérais mieux. On ne parle que d’une réduction de 23 %. Pour obtenir l’accréditation, les chercheurs se penchent sur les effets de doses élevées, puisque les doses faibles n’ont pas fonctionné ou n’ont pas atteint le seuil d’efficacité voulu. »

Au moment d’écrire ces lignes, la FDA n’avait toujours pas statué sur l’avenir du produit.

AIDE MÉDICALE À MOURIR : UNE FENÊTRE S’OUVRE

Plusieurs personnes souffrant de troubles neurodégénératifs, et plus précisément d’Alzheimer, demandent à ce que l’aide médicale à mourir soit une option pour elles. Récemment, le tribunal leur a donné une lueur d’espoir puisque la Cour supérieure du Québec a déclaré, dans un jugement rendu à l’automne 2019, que les critères de fin de vie de la loi provinciale et ceux de mort naturelle raisonnablement prévisible de la loi fédérale étaient inconstitutionnels. Québec s’est conformé au jugement en retirant son critère de fin de vie. Ottawa, de son côté, a jusqu’au 18 décembre 2020 pour modifier le Code criminel.

Ce n’est pas la seule difficulté que doivent affronter les gens atteints d’Alzheimer. Lorsque ceux-ci éprouvent de grandes souffrances, ils ne sont généralement plus aptes à donner leur consentement pour recevoir l’aide médicale à mourir. L’idéal, selon les patients, serait qu’ils puissent signer un consentement anticipé. Ce que la loi ne permet pas pour le moment. Le débat devrait donc se poursuivre en 2021.

LES 4 STADES DE LA MALADIE

Stade 1 : Au stade léger, les symptômes courants sont les pertes de mémoire, les difficultés à communiquer et les changements dans l’humeur et le comportement.

Stade 2 : Dès le stade modéré, on observe un déclin des facultés cognitives et fonctionnelles du patient. La personne atteinte, bien qu’encore souvent consciente de son état, a besoin de soutien quotidien pour effectuer ses tâches.

Stade 3 : Une fois au stade avancé, la personne malade devient incapable de communiquer verbalement ou de prendre soin d’elle-même.

Stade 4 : On en arrive au stade de fin de vie.

Source : Annie Turcotte, revue Coup de Pouce, janvier-février 2021, p34

La seule référence : les anges de la santé

Avez-vous lu l’article de Richard Martineau, hier, dans le Journal de Montréal ? Du bonbon qui gratifie le secteur de la santé. Ceux et celles qui tiennent le fort à bout de bras malgré leurs confrères et consœurs tombés au combat. Dans tout ce qui se dit, ils demeurent les seuls crédibles, parce qu’ils vivent ces situations au quotidien. Comme les soldats en temps de guerre, ils sont au front.

Ces travailleurs de la santé qui ont dû renoncer à leurs vacances, François Legault, Christian Dubé, le docteur Arruda et leurs adjoints qui travaillent dans l’ombre, sont les seuls à pouvoir s’en plaindre, sans oublier les autres professionnels de la santé. Mais on ne les entend jamais. Ils sont ceux et celles qui donnent l’heure juste, qui jouissent d’une crédibilité irréprochable.

Par ailleurs, je suis d’avis d’annuler la semaine de relâche scolaire cette année, et éviter ainsi une réplique des catastrophiques éclosions du printemps 2020.

Voici cet article.

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ÉCOUTONS LES TRAVAILLEURS DE LA SANTÉ !

Tout le monde a son opinion sur la meilleure façon d’endiguer la pandémie.

Tout le monde.

Moi, vous, matante, mononcle.

Et le neveu boutonneux qui croit dur comme fer que LCN est un repaire de reptiliens, car LCN veut dire Le Crocodile du Nord.

LE FESTIVAL DES TI-JOE CONNAISSANT

À la longue, ce brouhaha devient cacophonique. On ne sait plus à quel saint se vouer.

Pour chaque étude qui dit Noir, il y a une étude qui dit Blanc.

Il y a toujours quelqu’un, quelque part (Claude Villeneuve les appelle « les Gerry Rochon de la pandémie ». du nom du gars qui connaissait toutes, mais toutes les statistiques du hockey) qui va dire : « Oui, mais au Botswana… Oui, mais au Kirghizistan… Oui, mais à Saint-Vincent-et-les-Grenadines… »

Sans oublier le Soudan du Sud. Il n’y a pas de couvre-feu, au Soudan du Sud ! Il n’y a pas de confinement, au Soudan du Sud !

Tu peux promener ton chameau quand tu veux, au Soudan du Sud !

Je ne savais pas qu’il y avait tant d’experts en épidémiologie au Québec. C’est fou !

Tu donnes un coup de pied dans une poubelle, et il y en a dix qui sortent…

Avec des chartes remplies de courbes dans les mains.

LE BON DOCTEUR WELBY

Je ne sais pas vous, mais moi, mon cerveau est engorgé.

Comme l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Alors j’ai décidé d’établir un protocole de tri avancé.

Je n’écoute qu’un groupe : les travailleurs de la santé. Ceux et celles qui sont sur le terrain.

Les autres, je tire la plogue.

Entre mon voisin qui vend des tondeuses et le docteur Marquis, je choisis le docteur Marquis.

Hé oui, je suis fou de même. Je me dis que le docteur Marquis sait ce dont il parle. S’il dit que le système de santé est sur le point de craquer, j’imagine que ce n’est pas pour se rendre intéressant auprès de sa voisine. Ou pour avoir des votes.

D’ailleurs, plus je le vois, plus il est cerné. Ça m’inquiète. Il n’a même plus besoin d’ouvrir la bouche, tu fais juste lui regarder les yeux et tu sais si la situation s’améliore ou pas.

« Ah mon Dieu, Sophie, t’as vu le docteur Marquis ? Sors la bouteille de gin, je pense que je vais en avoir besoin… »

Il y a le docteur Marquis, mais aussi les autres : le docteur Weiss, le docteur Simon, le docteur Sheppard…

J’ai l’impression de les connaître. Ce sont mes nouveaux meilleurs amis. Je prends mon premier café avec eux, et mon dernier night cap.

Tout juste s’ils ne viennent pas me border.

LA VRAIE AFFAIRE

Tout ça pour vous dire que mes phares, maintenant, sont ceux qui travaillent sur le terrain.

Eux voient les dommages causés par le virus. Les dommages causés par nos relâchements.

Je me dis que si on les utilise comme phares, comme guides, on ne peut pas se tromper.

Le virus, pour eux, n’est pas une abstraction. C’est une réalité. Ils le côtoient. Jour après jour après jour.

Qui connaît mieux le hockey selon vous ?

Votre beau-frère qui collectionne les cartes et qui fait des mini coupes Stanley avec des emballages de roulés suisses, ou Guy Lafleur ?

Un vaccin révolutionnaire sans précédent

Est-ce que la découverte du vaccin pour la COVID-19, pourrait être salutaire pour les autres coronavirus, et même plus ? Cet article de Richard Béliveau, Docteur en biochimie, publié dans le Journal de Montréal du 4 janvier, décrit bien toutes les possibilités de ce vaccin, pour l’avenir. C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

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LA RÉVOLUTION DES VACCINS À BASE D’ARN

Le développement rapide de vaccins contre la COVID-19 a été rendu possible par une nouvelle approche biochimique, basée sur l’utilisation d’ARN messager viral. En plus de ce succès historique, cette approche pourrait révolutionner notre combat contre plusieurs autres maladies infectieuses. Nous venons vraiment de franchir une étape majeure dans notre guerre aux virus.

Les maladies infectieuses représentent sans contredit les plus mortelles épreuves auxquelles les civilisations humaines ont eu à faire face. Peste, variole, syphilis, tuberculose, rougeole, malaria, choléra, grippe, sida et les quelques centaines d’autres maladies causées par les bactéries, virus et parasites ont fauché prématurément d’innombrables vies et décimé des populations entières, tout au long de l’histoire de l’humanité.

Heureusement, l’amélioration des conditions d’hygiène et la découverte des antibiotiques et des vaccins ont permis de réduire considérablement les dommages causés par les maladies infectieuses et entraîné une augmentation phénoménale de l’espérance de vie observée depuis environ la moitié du 20e siècle.

Mais le combat n’est pas gagné et la pandémie de COVID-19 nous rappelle aussi que nous demeurons vulnérables à l’apparition de nouveaux agents pathogènes virulents, qui peuvent utiliser les moyens de transport modernes pour se répandre très rapidement à l’échelle du globe.

STRATÉGIES DE VACCINATION

Les virus sont insensibles aux antibiotiques et la seule façon vraiment efficace de combattre les infections virales demeure la vaccination : en exposant nos cellules immunitaires aux protéines du virus, on permet au système immunitaire de développer des anticorps qui neutraliseront le virus dès son entrée dans l’organisme, avant qu’il ne parvienne à envahir nos cellules, pour nous rendre malades.

Pour mettre les protéines virales en contact avec le système immunitaire, on peut soit injecter les protéines virales elles-mêmes, comme dans les vaccins utilisant des virus entiers inactivés (polio, influenza) ou encore des fragments moléculaires de virus (hépatite B, papillome humain).

Une autre approche est plutôt d’introduire le matériel génétique du virus dans l’organisme et c’est l’hôte qui produit par lui-même les protéines virales qui vont stimuler l’immunité.

Par exemple, dans les vaccins basés sur des virus atténués (rougeole, oreillons, rubéole), le virus affaibli intègre son matériel génétique dans les cellules et cause la production de protéines virales qui seront détectées par l’immunité. Les gènes viraux peuvent aussi être transportés à l’aide d’un virus anodin (comme celui du rhume) qui va infecter les cellules et générer les protéines virales activatrices du système immunitaire.

L’AVANTAGE DE L’ARN MESSAGER

La nouvelle façon révolutionnaire de produire les protéines virales stimulatrices de l’immunité est d’utiliser l’ARN messager (ARNm) du virus. L’ARNm est en quelque sorte le manuel d’instruction utilisé par la cellule pour fabriquer de nouvelles protéines.

En conséquence, lorsqu’on vous injecte un ARNm correspondant à une protéine virale, vos cellules vont absorber cet ARN et produire cette protéine étrangère en grande quantité, ce qui va entraîner l’activation du système immunitaire.

Un énorme avantage de cette approche est que les ARNm sont des structures relativement simples, contenant seulement 4 constituants différents, appelés bases azotées (adénine, guanine, cytosine et l’uracile), et très faciles à produire synthétiquement.

Dès que la séquence génétique d’un virus est connue, on peut immédiatement fabriquer l’ARNm désiré et commencer beaucoup plus rapidement le processus d’immunisation que si on voulait injecter la même protéine virale produite en laboratoire.

Les protéines ont des structures beaucoup plus complexes que l’ARN, soit 24 constituants (acides aminés, au lieu des 4 bases azotées de l’ARN) et leur production et purification nécessitent souvent de nombreuses étapes complexes.

L’ARNm permet donc de sauver énormément de temps, un avantage particulièrement important dans le cas d’une pandémie soudaine causée par un nouveau virus, comme cela a été le cas pour la COVID-19.

De plus, la formulation pharmacologique risque d’être très semblable entre les ARN, parce que la variabilité moléculaire est faible (4 vs 24 constituants), ce qui représente un avantage majeur dans le développement d’un vaccin.

PRENDRE LES DEVANTS

Pour donner une idée du temps sauvé grâce à la technologie de l’ARNm, mentionnons que la séquence génétique du virus
a été rendue publique le 11 janvier 2020 et que Moderna avait déjà déterminé l’ARNm à être utilisé pour le vaccin deux jours plus tard, le 13 janvier.

Un mois plus tard, le vaccin avait déjà été fabriqué et acheminé aux National Institutes of Health pour être testé en études cliniques de Phase I.

Quelques mois plus tard, en mai, les données rapportaient que le vaccin était sécuritaire et que son efficacité pouvait être étudiée plus en détail par des études de Phase III, menant à son approbation en décembre dernier.

Moins d’un an s’est donc écoulé entre le design du vaccin et son arrivée sur le marché, du jamais vu dans l’histoire de la médecine. C’est une véritable révolution thérapeutique, qui n’a d’équivalent que dans la découverte des antibiotiques.

On pourrait même envisager de réduire encore plus ce délai dans le cas de pandémies futures. La surveillance des réservoirs de virus présents chez les animaux (les chauves-souris, notamment) et la caractérisation de ces virus nous permettent d’identifier les familles de virus les plus susceptibles de causer éventuellement des pandémies.

En utilisant la technologie ARNm, on pourrait commencer dès maintenant le développement de vaccins contre ces virus, étudier leur mécanisme d’action et les tester chez les animaux puis chez les humains pour établir leur sécurité.

Cela permettrait de commencer immédiatement des essais cliniques de Phase III en cas d’éclosion d’une pandémie et, ainsi, de permettre de sauver plusieurs mois précieux.

Et même si les virus responsables de ces pandémies étaient légèrement différents des versions originales sur lesquelles sont basés les vaccins, l’approche ARNm permet de s’adapter très rapidement à ces variations, sans changements majeurs dans la formulation du vaccin.

Évidemment, une approche préventive de ce type nécessite des investissements majeurs à l’échelle internationale, surtout si on veut générer des vaccins contre un large éventail de virus. Mais un investissement qui en vaut la peine si l’on considère la catastrophe planétaire de la dernière année.

Une histoire au dénouement heureux

Liam et son grand frère.
Photo: Journal de Montréal

Il n’y a pas que des mauvaises nouvelles dans les journaux. Il s’en passe aussi de très belles histoires au Québec, et spécialement en santé, qui nous permettre d’apprécier la vie. De beaux miracles pour profiter pleinement d’une renaissance.

Voici l’histoire du petit Liam, parue dans le Journal de Montréal du 28 décembre dernier, sous la plume de Hugo Ducharme.

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LE PLUS PETIT GREFFÉ CARDIAQUE

Difficile de croire que le petit Liam a dû être branché à un cœur de Berlin en 2016.

Quatre ans après avoir été le plus petit patient cardiaque du Québec, Liam est un garçon « pas arrêtable » qui ne laisse rien paraître de ses premiers mois de vie, où il a été branché à un cœur mécanique pour survivre jusqu’à sa greffe miracle.

« Il adore se rouler dans la neige. L’été, on n’arrive pas à le sortir de la piscine […] Il n’est pas brûlable, il court tout le temps, il veut tout explorer », lance en riant Jessica Sarrazin.

En 2016, Le Journal avait couvert les mois d’angoisse de la jeune famille de l’Épiphanie, dans Lanaudière, alors qu’elle attendait un cœur pour sauver bébé Liam.

Atteint d’une cardiomyopathie dilatée irréversible*, une maladie génétique qui empêchait son cœur de bien pomper le sang, cette greffe était son seul espoir.

Le jour de ses 30 ans, le 30 septembre, la maman a reçu l’appel inespéré, et son fils, alors âgé de 6 mois, a reçu un nouveau cœur.

CŒUR DE BERLIN

Mais ce qui a sauvé Liam Joly et lui a permis d’attendre quatre mois pour obtenir une greffe, c’est le cœur de Berlin que les médecins du Centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine ont pris le risque de lui installer. Le garçon avait été hospitalisé deux semaines après sa naissance.

Sa peau était devenue marbrée, selon sa maman, qui voyait ses veines bleues parcourir tout son petit corps.

Pour survivre, il avait dû être intubé et il dormait presque 23 heures par jour, et ce pendant trois mois.

Frôlant à peine les 5 kg (11 lbs), il était dangereusement petit pour l’opération permettant de lui installer un cœur de Berlin, un appareil qui permet de faire circuler le sang à la place du véritable organe.

JAMAIS VU

C’était du jamais-vu à Sainte-Justine, et une première au Québec.

Mais le risque en a valu la chandelle. Pour la première fois depuis son arrivée à l’hôpital, sa maman pouvait prendre son fils dans ses bras.

« Il s’est mis à faire des sons, à jouer. Je pouvais enfin m’en occuper », décrit Mme Sarrazin.

Constamment, des médecins venaient aussi visiter le bambin avec leurs étudiants pour observer le minuscule patient branché à l’énorme machine, grosse comme « deux classeurs en métal de trois tiroirs »..

Quatre ans plus tard et en pleine forme, Liam Joly et sa famille s’apprêtent à vivre un deuxième Noël en confinement.

En effet, après sa greffe à l’automne 2016, la famille a dû s’isoler pendant six mois afin d’éviter tout risque que leur fils attrape une maladie.

Il rend actuellement des médicaments pour affaiblir son système immunitaire afin d’éviter que son corps ne cherche à rejeter son nouveau cœur.

La pandémie a donc été très stressante pour la famille, qui doit faire très attention à Liam. « Mais on le vit bien, puisque c’est notre deuxième confinement », philosophe Mme Sarrazin.

* Cardiomyopathie dilatée irréversible : Muscle affaibli qui empêche le cœur de pomper le sang.

Une première au Québec

Pesant à peine 5 kg (11 lbs), Liam Joly était le plus petit patient à recevoir l’aide d’un cœur mécanique au Québec, selon sa médecin, Marie-Josée Raboisson, du CHU Sainte-Justine.

« C’était vraiment la dernière chance », affirme la cardiologue, à propos du cœur de Berlin installé sur Liam à l’âge de 3 mois.

Même si les risques étaient immenses sur un enfant aussi petit, il s’agissait de son « seul moyen de survie » jusqu’à une greffe du cœur, survenu quatre mois plus tard.

OPÉRATION RARE

L’installation d’un cœur de Berlin chez un enfant est déjà rare en soit. À Sainte-Justine, l’opération a seulement
été faite une quinzaine de fois depuis 1984.

Le cœur mécanique est un gros appareil formé d’une canule, soit un tube qui aspire le sang pour le transporter dans une chambre.

Celle-ci sert de pompe, remplaçant ainsi l’action du cœur. Puis une deuxième canule est fixée à l’aorte, pour renvoyer le sang dans le corps. Le tout est connecté à une console.

Son installation comporte deux risques : les fissures et les saignements ou la formation de caillots sanguins par l’appareil pouvant mener à un accident vasculaire cérébral (AVC).

La Dre Raboisson souligne que plus les tubes sont petits, comme pour les bambins, plus les risques de caillots sont élevés.

De plus, Liam présentait déjà un saignement à la tête qui inquiétait les médecins.

RISQUE EXTRÊME

Le risque était donc « extrêmement important ».

Mais l’état trop instable du garçon menaçait sa survie. Intubé et endormi pendant trois mois, son développement, crucial pour un nouveau-né, était aussi impossible.

Malgré un AVC, qui a temporairement paralysé son côté droit sans séquelles graves, l’opération a été un succès. « Grâce à ça, il a pu attendre [une greffe] dans de bonnes conditions », souffle la médecin.

Les fibres

Les fibres jouent un rôle indispensable sur notre santé. Or, notre consommation journalière est d’environ 20g pour les hommes et 18g pour les femmes, alors que les recommandations de l’Anses sont de 30g par jour.

Qu’est-ce que les fibres ?

Les fibres font en réalité partie de la famille des glucides. Mais, contrairement à l’amidon ou au sucre, les fibres sont des sucres complexes qui ne sont ni digérés ni absorbés par le corps. Elles n’ont donc aucune valeur nutritionnelle. Elles jouent cependant un rôle indispensable sur le transit intestinal et sur la santé en général.

Il existe deux grands types de fibres :

Les fibres solubles : elles se dispersent dans l’eau et forment un gel visqueux dans l’organisme au contact de l’eau.

Les fibres insolubles : elles ne se dissolvent pas dans l’eau mais absorbent l’eau, un peu comme une éponge, et ont ainsi un pouvoir de gonflement élevé.

La grande majorité des aliments fibreux contiennent à la fois des fibres solubles et des fibres insolubles, qui présentent toutes les deux des bienfaits différents. Par exemple, si la chair des fruits et légumes est surtout riche en fibres solubles, leur peau contient quant à elle essentiellement des fibres insolubles.

Les fibres, un allié santé, essentiel

Les fibres ont de nombreux bienfaits et une consommation de fibres en bonne quantité est indispensable à une bonne santé.

1) Régulation de la glycémie

Les fibres permettent de réguler la glycémie. En effet, elles vont former un gel visqueux dans l’intestin qui va permettre de ralentir l’absorption du glucose. En consommant suffisamment de fibres, la glycémie va s’élever de façon moins importante après un repas. Les fibres permettent ainsi d’éviter des variations importantes de glycémie, qui peuvent engendrer fatigue, prise de poids, et réduction de la sensibilité à l’insuline (voir notre article sur les glucides). Elles sont ainsi un allié dans la prévention des risques du diabète.

Une meilleure régulation de la glycémie joue aussi un rôle important dans la prévention des maladies cardio-vasculaires.

2) Satiété et gestion du poids

Les fibres jouent également un rôle important sur la satiété et donc sur la gestion du poids. Après ingestion, les fibres vont se gorger d’eau. Elles vont alors avoir un effet rassasiant et vont permettre de réguler son appétit. Par ailleurs, les aliments riches en fibres nécessitent plus de mastication. Or, la mastication joue un rôle indispensable sur la satiété. Elle permet notamment de stimuler différents récepteurs (langue, dents, palais…) qui vont alors informer le cerveau que nous sommes en train de manger et de recevoir des nutriments.

3) Aide au transit intestinal

Les fibres sont essentielles pour assurer un bon transit intestinal. En effet, les fibres insolubles vont se gonfler d’eau et augmenter le volume le volume du bol alimentaire, ce qui va faciliter son évacuation par les selles. Consommer suffisamment de fibres permet ainsi de lutter contre la constipation.

4) Limitation du contact avec les toxines

Enfin, les fibres vont enfin permettre de limiter le temps de contact entre la muqueuse intestinale et les toxines (pesticides, additifs alimentaires, alcool, etc.). Les fibres permettent ainsi de diminuer les risques de cancer du côlon car le tube digestif est moins exposé aux toxines.

Les aliments riches en fibres

On retrouve des fibres dans tous les végétaux, et notamment dans :

Les fruits : bananes, pommes, poires, framboises, figues, nectarines, etc.

Les légumes : artichauts, épinards, haricots verts, brocolis, chou-fleur, etc.

Les légumineuses : lentilles, fèves, pois chiches, haricots blancs, etc.

Les fruits à coque : amandes, pistaches, cacahuètes, noix, noisettes, etc.

Les produits céréaliers : avoine, seigle, quinoa, riz complet, pain complet, etc.

Quelques astuces pour consommer plus de fibres

Tout d’abord, il est important d’augmenter sa consommation de fibres progressivement. En effet, la hausse de l’apport en fibres peut poser quelques inconvénients au niveau intestinal. Il est nécessaire de laisser le temps au système digestif de s’adapter. Il faut aussi s’assurer de bien s’hydrater tout au long de la journée afin de favoriser l’écoulement des fibres.

– Consommez les fruits et légumes avec la peau (et choisissez-les bio car les pesticides se concentrent essentiellement dans la peau).

– Consommez au moins 3 à 4 portions de légumes et 2 fruits par jour

– Si vous avez une sensibilité intestinale, privilégiez les légumes cuits car la cuisson rend les fibres plus digestes.

– Ajoutez des oléagineux (amandes, noisettes, noix) à votre collation, dans vos yaourts ou encore dans vos salades.

– Consommez un vrai fruit au petit-déjeuner plutôt qu’un jus de fruits.

– Privilégiez les céréales complètes : riz complet, pain complet, pâtes complètes, etc.

– Pensez aux légumineuses (lentilles, haricots blanc, pois chiches, etc.), qui sont très riches en fibres mais aussi en protéines et qui peuvent ainsi remplacer la viande pour certains repas

– Substituez une partie de la farine blanche dans vos préparations pour de la farine semi-complète ou complète

Source : Julie de Yuka (Web)

Diabète : nouvelles médications

Dans son numéro d’hiver 2020-2021 de la revue Plein soleil, on apprend l’existence de nouveau médicaments dans le traitement du diabète des types 1 et 2. Voici de quoi il en retourne.

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Nouvelles insulines remboursées par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ)

Les insulines à action prolongée LevenirMC, LantusMC (fiole de 10 ml), BasagladMC, ToujeoMC et TrésibaMC, sont maintenant couvertes par la RAMQ sans exception.

Ces insulines sont dites à action prolongée puisque leur effet dure de 24 à 42 heures. Elles peuvent être utilisées pour le traitement du diabète de type 1 ou de type 2.

Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour plus d’informations.

Rybelsus® : nouveau médicament autorisé par Santé Canada

En avril 2020, Santé Canada a autorisé le médicament Rybelsus® (sémaglutide) pour le traitement du diabète de type 2. Rybelsus® est commercialisé par Novo Nordisk Canada.

Rybelsus® fait partie de la classe de médicaments que l’on appelle « analogue du GLP 1 ». Ces médicaments imitent certaines hormones intestinales (incrétines) qui agissent lorsque le taux de sucre est élevé en stimulant la sécrétion d’insuline et en diminuant la production de glucagon par le pancréas.

Ils permettent également de ralentir la digestion dans l’estomac et de diminuer l’appétit. Rybelsus® est le premier et le seul médicament de cette classe à être offert en comprimé et non en injection.

Il est indiqué comme traitement d’appoint à une saine alimentation et à la pratique régulière d’activité physique afin d’améliorer la gestion du taux de sucre dans le sang chez les adultes vivant avec le diabète de type 2.

Il peut être utilisé seul ou en combinaison avec d’autres médicaments. Il pourrait y avoir un risque d’hypoglycémie lorsque Rybelsus® est utilisé avec un médicament sécrétagogue de l’insuline ou avec de l’insuline.

Rybelsus® doit être administré une fois par jour 30 minutes avant le premier repas de la journée. La dose de départ doit être augmentée graduellement afin de limiter les effets indésirables gastro-intestinaux.

Cancer et gériatrie

Avec le vieillissement, la maladie s’installera un jour ou l’autre. Pourquoi l’âge est un facteur important dans le risque d’avoir un cancer ?

C’est à cette question que le Docteur en biochimie Richard Béliveau se prononçait dans sa chronique du Journal de Montréal du 7 décembre dernier. C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

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POURQUOI LES PERSONNES ÂGÉES SONT-ELLES PLUS TOUCHÉES PAR LE CANCER ?

Selon une fascinante découverte de chercheurs américains, l’accumulation au cours du vieillissement d’une molécule générée par le métabolisme favoriserait la progression du cancer sous forme de métastases.

L’ADN de nos cellules est constamment soumis à diverses agressions qui affectent sa structure et introduisent des mutations qui haussent le risque de cancer.

Ces dommages s’accumulent avec le temps et c’est pour cette raison que l’âge représente le principal facteur de risque de cancer : par exemple, alors qu’à peine 1 % de la population âgée de moins de 40 ans est touché par un cancer de stade avancé, qui possède un caractère invasif, cette proportion grimpe de façon exponentielle avec le temps pour atteindre près du tiers des hommes et du quart des femmes âgées de plus de 60 ans

PERTE DE DIFFÉRENTIATION

Selon une étude récemment parue dans le prestigieux Nature, l’apparition plus fréquente des cancers invasifs chez les personnes âgées ne serait cependant pas seulement due à la durée d’exposition plus longue aux agents mutagènes.

On sait depuis plusieurs années que l’environnement dans lequel évoluent les cellules cancéreuses joue un rôle très important dans la progression tumorale. Pour déterminer si le vieillissement pourrait affecter cet environnement et favoriser l’évolution du cancer, les chercheurs ont examiné les changements morphologiques de cellules cancéreuses exposés à des sérums provenant du sang de personnes jeunes (moins de 30 ans) ou âgées (plus de 60 ans).

Ils ont remarqué qu’en présence des sérums provenant des personnes âgées, les cellules cancéreuses changeaient complètement de forme et devenaient similaires à des cellules souches, non différenciées, une caractéristique de cellules cancéreuses en train d’acquérir la propriété de former des métastases.

L’injection de ces cellules cancéreuses exposées au sérum de personnes âgées à des animaux a effectivement entraîné la formation de métastases, alors que celles qui avaient été exposées au sérum de personnes jeunes en étaient incapables.

Ces observations suggèrent donc que le vieillissement est associé à l’apparition d’un composé prométastatique dans le sang qui potentialise le caractère invasif des cellules cancéreuses.

ACIDE MÉTHYLMALONIQUE

Il est possible que ce facteur soit d’origine métabolique, car plusieurs interventions qui altèrent le métabolisme, en particulier une bonne alimentation (riche en végétaux, pauvre en aliments ultratransformés), l’exercice physique et la restriction calorique, sont connues pour diminuer considérablement le risque de cancer et de métastases.

En utilisant la science du métabolomique, les chercheurs ont donc comparé le profil métabolique des sérums provenant de personnes jeunes et âgées et sont parvenus à identifier trois molécules présentes en plus grandes quantités dans le sang des personnes âgées, soit le phosphoénolpyruvate, le quinolinate et l’acide méthylmalonique (MMA).

De ces trois métabolites, seul le MMA est capable de reproduire le changement de morphologie des cellules cancéreuses observé à la suite de l’exposition au sérum provenant des personnes âgées, ce qui indique que cette molécule pourrait représenter le facteur prométastatique présent dans ces sérums.

Il est également suggéré par l’observation que les niveaux de MMA sont beaucoup plus élevés (de 10 à 100 fois) dans le sang des personnes de plus de 60 ans que chez celles de moins de 30 ans.

REPROGRAMMATION GÉNÉTIQUE

L’augmentation des propriétés invasives des cellules cancéreuses par le MMA est due à l’impact majeur de ce métabolite sur l’expression d’une foule de gènes connus pour jouer un rôle important dans le processus métastatique. Cette reprogrammation génétique semble principalement due à l’activation du gène SOX4, un facteur de transcription connu pour jouer un rôle central dans la progression de plusieurs types de cancers agressifs et la formation de métastases.

Globalement, ces résultats indiquent donc que l’accumulation de MMA dans le sang au cours du vieillissement crée un climat qui favorise l’évolution de la progression tumorale et de la formation de métastases, et contribue donc à la hausse d’incidence de cancers agressifs observés chez les personnes plus âgées.

Peut-on atténuer l’accumulation de MMA observée au cours du vieillissement ? Il faut noter que ce métabolite est produit par le métabolisme du propionate, lui-même généré par la dégradation de certains acides aminés spécifiques (à chaîne latérale ramifiée). Les études montrent que les taux sanguins de ces acides aminés sont beaucoup plus élevés chez les personnes obèses et résistantes à l’insuline, deux conditions qui sont associées à une hausse du risque de cancer.

Il est donc possible qu’une production accrue de MMA causée par un excès de ces acides aminés favorise la progression tumorale chez ces personnes. Une autre raison de demeurer aussi mince que possible pour réduire le risque de cancer et améliorer l’espérance de vie.