Une question de survie, avec MedicAlert

Vous connaissez MedicAlert? Leurs identifiants d’urgence à porter sur vous pourraient vous sauver la vie. Croyez-moi, j’y suis abonné depuis plus de 10 ans et ça me sécurise au plus haut point. Pour seulement 5$ par mois, c’est l’assurance et la sécurité sans compromis et encore plus si vous avez des problèmes de santé particuliers qui pourraient faire une différence.

Pourquoi choisir autre chose que MedicAlert pour économiser des sous… et le payer ensuite de votre vie?

MedicAlert est la seule marque reconnue et recommandée par les médecins et les premiers intervenants. Pour avoir la paix d’esprit, ne faites aucun compromis. Rien ne surpasse MedicAlert et voici les principales raisons qui font que MedicAlert n’est pas la meilleure option, c’est bel et bien la seule option. Constatez par vous-même.

MedicAlert

Est un organisme de bienfaisance canadien réputé depuis plus de 55 ans.

Vient en aide aux personnes éprouvant des difficultés financières.

Dispose d’un service téléphonique d’urgence 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Transmet l’information clé aux premiers intervenants dans un délai moyen de 5 secondes suivant la réception de l’appel.

Offre un service téléphonique d’urgence en 140 langues.

Permet aux ambulanciers et aux premiers intervenants d’accéder au dossier médical actuel et détaillé de l’abonné.

Avise les membres de la famille lors d’une situation d’urgence.

Offre de la formation certifiée aux ambulanciers et au personnel médical.

Dispose d’une application gratuite pour appareils mobiles qui permet à l’abonné de consulter et de mettre à jour son profil médical, et aussi de suivre son état de santé.

Diffuse des bulletins d’informations réguliers fournissant des renseignements utiles et pertinents, sur la santé notamment.

Fournit des identifiants d’urgence à porter sur le corps.

Offre des identifiants personnalisés sur lesquels sont gravés des termes médicaux reconnus mondialement auxquels se fient les premiers intervenants en situation d’urgence.

Mandate son personnel de formation médicale pour valider tous les renseignements d’identification.

Offre une vaste sélection d’identifiants confortables de grandes marques connues pour tous les âges, les modes de vie et les besoins.

Fournit une carte de portefeuille indiquant les renseignements médicaux essentiels de l’abonné et le nom des personnes à joindre en cas d’urgence.

Bénéficie de partenariats avec la Société Alzheimer du Canada, l’Association canadienne du diabète et autres œuvres de bienfaisance réputées du Canada.

Finalement, a l’appui de l’Association canadienne des médecins d’urgence, l’Association des infirmières et infirmiers du Canada et les Paramedic Chiefs of Canada.

MedicAlert est sans pareil et pourrait vous sauver la vie.

Source : Fondation MedicAlert du Canada

Cardiologie…

Vous le savez peut-être, mais il est bon de se le rappeler. À tout événement, ça peut servir… Quand? Bien malin celui qui a la réponse exacte. Merci à mon ami Robert.

EAU ET ASPIRINE

Beaucoup de gens disent qu’ils ne veulent pas boire avant d’aller se coucher pour ne pas être obligés de se lever la nuit pour aller aux toilettes. J’ai demandé à un cardiologue pourquoi les gens doivent tant uriner la nuit. Sa réponse était :

Quand vous êtes debout ou assis, la force de gravité retient l’eau dans la partie inférieure de votre corps.

– C’est la raison pour laquelle les jambes peuvent enfler. Quand vous êtes couché, la partie inférieure de votre corps cherche un équilibre avec les reins. Alors les reins éliminent l’eau ensemble avec les déchets parce qu’à ce moment-là c’est plus facile. L’eau est essentielle pour éliminer les déchets de votre corps.

J’ai aussi demandé au cardiologue quel moment est le plus favorable pour boire de l’eau. Il m’a répondu :

– Boire de l’eau à des moments bien définis en maximalise l’efficacité dans le corps. 2 verres d’eau juste après le réveil active les organes internes. 1 verre d’eau 30 minutes avant chaque repas améliore la digestion. 1 verre d’eau avant de prendre un bain (ou douche) diminue la tension artérielle. 1 verre d’eau avant de vous coucher, évite un accident vasculaire cérébral ou cardiaque. Boire de l’eau avant de vous coucher, évite d’avoir des crampes dans les jambes pendant la nuit. Vos muscles des jambes, quand il y a des crampes, sont notamment en recherche d’eau et d’humidité.

– Si vous prenez une aspirine tous les jours, le mieux c’est de la prendre le soir. La raison : l’aspirine a une « mi-dure » de vie de 24 heures. Donc, si la plupart des crises cardiaques se passent au petit matin, l’aspirine dans votre corps sera alors au plus fort. Notez aussi que les aspirines peuvent se garder pendant de longues années dans votre petite pharmacie. En vieillissant elles ont l’odeur du vinaigre.

Pourquoi garder des aspirines sur votre table de chevet? En dehors de douleurs dans le bras gauche, il y a encore d’autres symptômes signalant une crise cardiaque : des douleurs intenses dans le menton (et la maxillaire), la nausée et une forte transpiration… Mais ces symptômes se présentent moins souvent.

CRISE CARDIAQUE ET EAU

Le Dr. Virend Somers est un cardiologue de la clinique Mayo. Il a écrit un article important dans le magazine American College of Cardiologie, qui révélait entre autres, que la majorité des crises cardiaques se passent le jour, entre 6.00 heures du matin et midi. Avoir une crise cardiaque la nuit, au moment où le cœur doit fonctionner à son rythme le plus calme, signifie que quelque chose d’inhabituel s’est passé. Somers et ses collègues essaient de démontrer depuis dix ans déjà que le coupable c’est l’apnée du sommeil.

Aussi, lors d’une crise cardiaque il est possible que vous n’ayez AUCUNE douleur dans la poitrine. Si jamais vous vous réveillez à cause de douleurs intenses dans la poitrine, avalez immédiatement deux aspirines avec un peu d’eau. Appelez ensuite les urgences (le 911) et prévenez un voisin ou membre de famille qui habite à proximité. Dîtes au téléphone : « crise cardiaque! » et également que vous avez pris 2 aspirines. Asseyez-vous sur une chaise près de la porte d’entrée et attendez les secours.

SURTOUT, NE VOUS COUCHEZ PAS!

Diabète – Les aliments ultra-transformés : à éviter si on veut être en santé

Les changements dans les habitudes alimentaires des Canadiens ont débuté après la Seconde Guerre mondiale. Ces changements correspondent à une détérioration globale de la qualité de l’alimentation et de l’état de santé des Canadiens, avec des taux d’obésité et de diabète de type 2 alarmants. Les boissons sucrées, les confiseries, les biscuits, les gâteaux apparaissent sur les tablettes des épiceries dès les années 1950. L’industrie alimentaire a transformé et surtout ultra-transformé les aliments. Depuis 1980, les ventes des aliments ultra-transformés augmentent de façon vertigineuse.

Cette augmentation est encore plus massive dans les pays industrialisés à revenus élevés qui n’ont pas une longue tradition culinaire comme les États-Unis, le Canada et l’Australie. Malheureusement, le phénomène se retrouve aussi dans les pays à faibles et moyens revenus. L’impact sur la santé publique se fait sentir : on observe une augmentation croissante des cas d’obésité et de maladies chroniques comme le diabète de type 2.

Les producteurs d’aliments ultra transformés exercent une influence, un contrôle, une pression considérable sur les consommateurs, les professionnels, les chercheurs et les décideurs publics. L’industrie de la transformation alimentaire utilise les mêmes stratégies que celles du tabac : lobbyisme, poursuites devant les tribunaux, recherche financée par les compagnies du secteur qui confond les données et maintient le public dans le doute.

Une situation paradoxale : au même moment, les ventes de livres de cuisine explosent, les émissions de cuisine se multiplient et les chefs cuisiniers deviennent des vedettes, tant mieux. Mais la réalité est tout autre : le temps passé à cuisiner a diminué et continue de chuter.

Les Américains sont les plus grands consommateurs de mets ultra transformés au monde. En 2008-2009, 59 % des calories consommées par les Américains provenaient d’aliments ultra-transformés. Le Canada arrive en seconde position. La moitié des aliments consommés par les Québécois en 2004 provenait des aliments ultra transformés, surtout populaires chez les enfants et les adolescents. En 2013, le Canadien a consommé en moyenne plus de 230 kilogrammes d’aliments transformés comparativement au Français qui lui en consommait seulement 125 kilogrammes par personne. Cette différence française s’explique par une culture alimentaire axée sur les produits frais et sur les bienfaits de prendre le temps de cuisiner soi-même et de manger en bonne compagnie.

Dans son livre Un cœur pour la vie publié en 2017, le cardiologue montréalais Martin Juneau écrit ceci : la majeure partie de nos calories proviennent de produits industriels transformés. Docteur Juneau écrit aussi, qu’à l’heure actuelle, on estime qu’environ 60 % de toutes les calories ingérées proviennent de ce type d’aliments, fabriqués à partir d’ingrédients bas de gamme et peu coûteux, et ces produits sont nocifs pour la santé.

Le consommateur ignore bien des mécanismes de l’industrialisation. Et comme l’a écrit Fabien Deglise dans Le Devoir : la sauce à « spag » de ma tante Lucille, la pizza du resto du coin ou la boisson aux légumes pour se donner bonne conscience risquent de ne plus avoir le même goût après la lecture de L’Empire de l’or rouge. Dans L’Empire de l’or rouge, publié chez Fafard en avril 2017, Jean-Baptiste Malet décrit la tomate industrielle, dont les conditions de production n’ont rien à voir avec la santé, ni avec la tomate fraîche, comme le symbole de la malbouffe. La tomate d’industrie a été artificiellement crée par l’industrie. Elle est dure, ne se gâte pas facilement, elle peut facilement faire le tour de la terre dans des barils, les mêmes que ceux utilisés pour le pétrole. La tomate d’industrie est partout, il est possible de la cultiver en Italie, au Mexique, de la transporter en Chine pour en faire des concentrés, de retourner en ces concentrés en France, Italie, de les reconditionner et de les vendre avec une étiquette rappelant le pays d’adoption, soit le drapeau de l’Italie ou encore une image rappelant la Provence. En Chine, Malet parle de pesticides interdits, d’ajout de colorant.

Les plats cuisinés maison n’ont rien à voir avec les aliments préparés, prêts à consommer fabriqués par l’industrie. Une saine alimentation est liée à la QUALITÉ des aliments. Le Québec et le Canada disposent de peu de données fiables sous l’angle de la transformation alimentaire et de sa relation avec la qualité de l’alimentation. À ce jour, les meilleurs guide et source de recherches et de statistiques dans le domaine sont ceux de NOVA.

La classification des aliments en quatre groupes par NOVA représente un outil efficace afin de mieux comprendre la transformation des aliments par l’industrie et de développer des recommandations pour une saine alimentation en tenant compte de l’offre alimentaire actuelle et du niveau de transformation des aliments.

PREMIER GROUPE — Les aliments frais non transformés ou minimalement transformés

Ce groupe comprend : le lait pasteurisé, le yogourt nature, les fruits, légumes (frais, séchés ou congelés), les légumineuses, les noix, les viandes, les volailles, les poissons, les œufs, les grains (riz et maïs), la farine, les pâtes alimentaires, les fines herbes, le thé, le café et l’eau. Ce sont des aliments qui ont subi une transformation minime afin d’augmenter leur conservation : réfrigération, congélation, pasteurisation du lait et fermentation du lait pour l’obtention du yogourt naturel.

DEUXIÈME GROUPE — Aliments culinaires

Ce sont des ingrédients rarement consommés seuls. Ils comprennent entre autres : le sucre, le sel, la mélasse, le miel, les huiles végétales et le beurre. Ils sont utilisés pour préparer et ajouter du goût aux aliments du groupe 1 et pour préparer des plats variés fait maison ou dans les restaurants : soupes, plats cuisinés maison, desserts ou autres préparations maison.

TROISIÈME GROUPE — Aliments transformés

Ce groupe est composé d’aliments transformés. Ils proviennent du groupe 1 auxquels on a ajouté des ingrédients du groupe 2. Ils sont alors transformés par différentes méthodes afin d’augmenter le goût et la durabilité des aliments. Le groupe comprend : légumineuses, légumes et fruits en conserve, viandes et poissons fumés, fromages et pains fabriqués avec des ingrédients de base.

QUATRIÈME GROUPE — Aliments et boissons ultra-transformés

Ce groupe comprend les aliments, des produits ultra transformés. Des produits qui comptent cinq ingrédients ou plus, des aliments fabriqués par la grande industrie de la transformation alimentaire. Le but est simple : créer des aliments prêts-à-manger et à boire dans le but de remplacer les aliments peu ou pas transformés.

L’industrie y ajoute des ingrédients qui ne sont pas utilisés dans la préparation des aliments maison ou de restauration : protéines hydrolysées, amidons modifiés, colorants, etc. Ces additifs ont pour rôle d’imiter le goût des aliments du groupe 1 ou encore d’enlever ou d’éliminer certains effets désagréables de l’ultra-transformation des aliments. Ces produits ne sont pas « frais ».

L’industrie alimentaire a développé environ 30 000 additifs qui favorisent la conservation des aliments, leur donnent une belle texture, une couleur attrayante et une bonne odeur. Ils contribuent à les rendre pratiques, durables, attrayants et transportables. Leur publicité est sophistiquée et intense.

L’industrie de la transformation alimentaire a réussi à convaincre un grand nombre de gens que ces produits économisent du temps, nous permettant de faire des choses plus importantes que de cuisiner. Pire, l’industrie tente même de faire croire que ces produits sont nutritifs et bons pour la santé.

Ces aliments ultra transformés sont : les boissons gazeuses, les barres d’énergie, les saucisses, les soupes commerciales, certains cannages et les repas congelés ou prêts-à-manger. On y trouve aussi des céréales issues d’une transformation technologique drastique dans un premier temps et, dans une seconde étape, enrichies de sucre (90 % des sucres ajoutés proviennent des aliments ultra-transformés) ou de sel (80 à 90 % du sel consommé par les Québécois provient d’aliments préparés hors de la maison). Idéalement, une portion doit contenir moins de 140 mg de sodium (www.hypertension.qc.ca) et se méfier des aliments contenant plus de 400 mg de sodium par portion.

Les Québécois qui consomment ces aliments ultra transformés ont une alimentation de moins bonne qualité. Les aliments ultra-transformés contiennent moins de vitamines, minéraux, de fibres, d’éléments nutritifs. Les gras utilisés sont de faible qualité nutritive. Ce fait a un impact sur la santé des gens : pour les personnes diabétiques, les accidents cardiaques représentent un des premiers problèmes de santé.

On observe que les Québécois qui consomment le moins d’aliments ultra-transformés ont de loin une alimentation de meilleure qualité nutritive pour l’ensemble des micronutriments, des vitamines et des minéraux. Ils ont beaucoup moins de risque de développer un diabète de type 2 ou autres maladies et ont une meilleure qualité de vie. Heureusement au Québec, il existe des gens, des familles qui cuisinent et ils demeurent l’exemple à suivre.

Nos grands-parents cuisinaient et jamais l’idée de commander une pizza ou d’acheter un repas congelé ne leur serait venue à l’esprit. Ils utilisaient des aliments frais, peu transformés et cuits avec des ingrédients connus et éprouvés.

Notre qualité, notre espérance de vie sont directement affectées, reliées à notre style de vie. Il faut prendre le temps de bouger, de cuisiner, et de dormir.

Nous devons prioriser la qualité, la variété des aliments et surtout favoriser ceux qui sont peu ou pas transformés. Il faut se souvenir que manger fait partie des plaisirs de la vie et que c’est une activité sociale et agréable pour tout le monde.

Bernard Lavallée, nutritionniste, conférencier et blogueur (le nutritionniste urbain) est depuis 2011, chez Extenso, le Centre de référence en nutrition de l’Université de Montréal, nous guide dans son livre, Sauver la planéte une bouchée à la fois, Les Éditions La Presse, (photo) comment choisir des aliments plus nutritifs :

1. Évitez les aliments qui contiennent plus de 5 ingrédients.

2. Évitez les ingrédients dont vous ne pouvez pas prononcer le nom.

3. Évitez les ingrédients artificiels.

4. Évitez les aliments qui ont des personnages sur les emballages.

5. Évitez les aliments qui ont des allégations santé.

La science, la médecine, l’hygiène et la pharmacologie ont fait des progrès énormes. Mais notre style de vie actuel a augmenté la prévalence des maladies chroniques.

Danielle Lévesque, Diététiste/Nutritionniste, Revue Plein-Soleil, Automne 2017

Un des hôpitaux les plus reconnus au monde change sa vision au sujet du cancer…

Le John’s Hopkins Hospital est un hôpital universitaire situé à Baltimore dans l’État du Maryland aux États-Unis. Fondé grâce à un don de John’s Hopkins, il est aujourd’hui un des hôpitaux les plus reconnus au monde et est classé pour une 17e année consécutive en première position du classement des meilleurs hôpitaux des États-Unis.

Après de nombreuses années à dire aux gens que la chimiothérapie était l’unique manière de traiter et d’éliminer le cancer, l’hôpital John Hopkins commence à dire aux gens qu’il existe d’autres alternatives que la chimio: Une manière efficace de combattre le cancer est de ne pas donner à manger aux cellules cancéreuses avec ces aliments dont elles ont besoin pour se multiplier.

LES CELLULES DU CANCER S’ALIMENTENT DE :

A. Le SUCRE est un aliment du cancer. Ne pas consommer de sucre coupe un des éléments les plus importants des cellules cancéreuses. Il existe des substituts du sucre comme la saccharine, mais ils sont faits avec de l’Aspartame et sont très nocifs… Un meilleur substitut du sucre est le miel de manuka ou la mélasse, mais en petites quantités. Le SEL contient un additif chimique afin de paraître blanc. Une meilleure alternative pour le sel est le sel de mer ou les sels végétaux.

B. Le LAIT cause dans le corps la production de mucus, spécialement dans le conduit intestinal. Les cellules cancéreuses s’alimentent de mucus. En éliminant le lait et en lui substituant du lait de soja, les cellules du cancer n’ont rien à manger, par conséquent elles meurent.

C. Les cellules cancéreuses mûrissent dans un milieu ambiant acide. Un régime à base de VIANDE ROUGE est acide, il vaut mieux manger du poisson et un peu de poulet à la place de la viande de bœuf ou de porc. De plus, la viande contient des antibiotiques, hormones et parasites qui sont très nocifs, spécialement pour les personnes cancéreuses. La protéine de la viande est très difficile à digérer et requiert beaucoup d’enzymes. La viande qui ne se digère pas reste dans le corps et se putréfie ce qui entraîne la création de plus de toxines.

COMMENT CONTRIBUER À LA SOLUTION DU PROBLÈME

A) Un régime de 80% de végétaux frais et jus, céréales, graines, noix, amandes et seulement un peu de fruits mettent le corps dans un milieu ambiant alcalin. On doit consommer seulement 20% de nourriture cuite, incluant les haricots. Les jus de légumes frais provisionnent le corps en co-enzymes qui sont faciles à absorber et arrivent aux cellules 15 minutes après avoir été consommés pour nourrir et aider à former des cellules saines. Pour obtenir des enzymes vivantes qui aident à construire des cellules saines, on doit essayer de boire des jus de légumes (pratiquement tous incluant l’alfalfa) et manger beaucoup de légumes frais 2 ou 3 fois par jour.

B) Éviter de prendre du CAFÉ, THÉ ET CHOCOLAT, qui contiennent beaucoup de caféine. Le THÉ VERT est une meilleure alternative et a des propriétés qui combattent le cancer. Il est préférable de boire L’EAU purifiée ou filtrée pour éviter les toxines et métaux lourds de l’eau du robinet. L’eau distillée est acide, ne pas la boire.

C) Les parois des cellules cancéreuses sont couvertes par une protéine très dure. En évitant de manger de la viande, ces parois libèrent plus d’enzymes qui attaquent les protéines des cellules cancéreuses et permet aux systèmes immunitaires de détruire les cellules cancéreuses.

D) Quelques suppléments aident à reconstruire le système immunitaire: Floressence, Essiac, anti-oxydants, vitamines, minéraux, EPA –huile de poisson) pour aider les cellules à lutter et détruire les cellules cancéreuses. D’autres suppléments comme la vitamine E sont très connus parce qu’elles causent l’apoptose, la méthode normale du corps pour éliminer les cellules inutiles ou défectueuses.

E) Le cancer est aussi une maladie du mental, le corps et l’esprit. Une attitude plus active et positive aidera le malade du cancer à combattre et à se convertir en survivant. « La rage et l’incompréhension, le non-pardon mettent le corps dans une situation de stress et dans un milieu ambiant acide ». Apprendre à avoir un esprit aimable et amoureux avec une attitude positive est très bénéfique pour la santé. Apprendre à se relaxer et jouir de la vie.

F) Les cellules du cancer ne peuvent vivre dans une ambiance oxygénée. L’exercice journalier, la respiration profonde aide à recevoir plus d’oxygène jusqu’aux niveaux cellulaires. La thérapie d’oxygène est un autre élément qui aide à détruire les cellules du cancer.

1. Pas de contenants en plastique dans le micro-ondes.

2. Pas de bouteille d’eau dans le congélateur.

3. Pas de film plastique dans le micro-ondes.

G) Les substances chimiques comme les dioxines causent le cancer, spécialement du sein. La dioxine est très destructrice, spécialement pour les cellules du corps. Ne pas mettre au réfrigérateur ses bouteilles d’eau en plastique car le plastique « transpire » les dioxines et empoisonne l’eau. Récemment, le Docteur Edward Fujimoto, directeur du programme Bien-Être à l’hôpital Castle, parut dans une émission télévisée et expliquait le danger de la dioxine.

Il a dit que nous ne devons pas mettre les contenants en plastique au micro-ondes. Spécialement les nourritures qui contiennent du gras. Il dit que la combinaison de gras et la forte chaleur avec le plastique transporte la dioxine à l’intérieur de la nourriture et par conséquent ensuite à notre corps. À la place, on peut utiliser du verre comme Pyrex ou de la céramique pour chauffer la nourriture.

La santé ne s’est jamais si mal portée

Au risque de me répéter, l’immense Tour de Babel de la santé au Québec ne s’est jamais si mal portée, même si les médecins spécialistes Couillard et Barrette en sont les chefs depuis 4 ans. Plus on avance, plus c’est le bordel. Les riches médecins continuent de s’enrichir, le personnel infirmier frise le burnout et les grands perdants demeurent encore et toujours les patients. Vulnérables et négligés, les personnes handicapées intellectuelles en paient le prix fort et auraient profité beaucoup plus, des milliards remis abusivement aux médecins spécialistes.

À ce sujet, Josée Legault écrivait un article dans le Journal de Montréal d’hier qui s’adressait directement à Philippe Couillard pour savoir ce qu’il ferait si son enfant était déficient intellectuel. Des questions sans réponses, pour le moment, que je me permets de partager pour votre réflexion.

ET SI C’ÉTAIT VOUS?

En plus d’être scandaleuse, la rémunération outrancière des médecins spécialistes siphonne le budget de la santé et des services sociaux. Les plus négligés, il faut le dire, sont les personnes handicapées intellectuelles et tout particulièrement, les adultes.

C’est comme si cette « clientèle » était devenue invisible. À l’instar de milliers de familles, étant proche aidante de ma sœur déficiente, je le sais d’expérience. Pour marquer la 30e Semaine de la déficience intellectuelle, plusieurs de ces familles ont signé une lettre ouverte criant leur désarroi.

Publiée dans Le Soleil, elle résume le drame humain dans lequel cet abandon sourd par le gouvernement les plonge. Leur plaidoyer dit la vérité toute nue. Pendant que les médecins passent à la caisse, ces familles dénoncent le sous-financement et le « délabrement » – le mot est juste – des services aux personnes déficientes intellectuelles.

DES NUMÉROS

Elles rappellent que « les réformes » Barrette ont aussi accouché d’un monstre bureaucratique déshumanisé : « Les usagers ne sont plus que des numéros de dossiers et les familles, des intervenants bénévoles de seconde classe. » Les problèmes abondent : listes d’attente sans fin, pénurie de personnel, réduction ou absence de soutien à domicile, aide financière famélique aux proches aidants, etc.

Leur conclusion est d’une logique implacable : « Nous sommes en colère, mais nous ne sommes pas dupes. Quand nous ferons notre X dans l’isoloir en octobre prochain, ce sera dans la case de ceux qui ont à cœur la place des plus vulnérables de notre société. »

Comme tant d’autres familles à bout de souffle, moi aussi, je suis en colère, Ça fait quatre ans que j’ai demandé au CIUSSS un petit deux jours mensuel de répit et j’attends toujours. Idem pour une ressource d’hébergement adéquate pour ma sœur.

CHARGE MENTALE

Et l’aide financière? Comme elle habite avec moi, ça s’arrête à l’aide sociale qu’elle perçoit et aux grenailles risibles du programme « Soutien à la famille ». Des vacances ou même quelques soirées tranquilles? Oubliez ça! La charge mentale et physique des familles de personnes déficientes est constante.

Dans mon cas, si je n’avais pas les patrons empathiques que j’ai au Journal, je ne pourrais jamais travailler aussi bien tout en voyant aux besoins importants de ma sœur. Sans eux, comme tant d’autres proches aidants, je serais incapable de tout concilier. Il n’en reste pas moins qu’au fil du temps et dans la cinquantaine, l’épuisement, le vrai, gagne dangereusement du terrain.

Samedi, au bout de mon rouleau, j’ai même eu cette pensée. Nous, les familles, devrions nous unir pour aller porter notre enfant, sœur ou frère handicapé au bureau de Philippe Couillard pour qu’il s’en occupe quelques jours. Ça nous donnerait un brin de répit et à lui, peut-être un peu de cœur.

Or, ces familles ne se « plaignent » pas. Elles sont trop occupées à faire l’impossible. Avant de tomber au combat, leur demande pour des services et du soutien concret est néanmoins urgente. C’est une question d’humanisme.

Les aliments ultra transformés : à éviter si on veut être en santé

Les changements dans les habitudes alimentaires des Canadiens ont débuté après la Seconde Guerre mondiale. Ces changements correspondent à une détérioration globale de la qualité de l’alimentation et de l’état de santé des Canadiens, avec des taux d’obésité et de diabète de type 2 alarmants. Les boissons sucrées, les confiseries, les biscuits, les gâteaux apparaissent sur les tablettes des épiceries dès les années 1950. L’industrie alimentaire a transformé et surtout ultra-transformé les aliments. Depuis 1980, les ventes des aliments ultra-transformés augmentent de façon vertigineuse.

Cette augmentation est encore plus massive dans les pays industrialisés à revenus élevés qui n’ont pas une longue tradition culinaire comme les États-Unis, le Canada et l’Australie. Malheureusement, le phénomène se retrouve aussi dans les pays à faibles et moyens revenus. L’impact sur la santé publique se fait sentir : on observe une augmentation croissante des cas d’obésité et de maladies chroniques comme le diabète de type 2.

Les producteurs d’aliments ultra transformés exercent une influence, un contrôle, une pression considérable sur les consommateurs, les professionnels, les chercheurs et les décideurs publics. L’industrie de la transformation alimentaire utilise les mêmes stratégies que celles du tabac : lobbyisme, poursuites devant les tribunaux, recherche financée par les compagnies du secteur qui confond les données et maintient le public dans le doute.

Une situation paradoxale : au même moment, les ventes de livres de cuisine explosent, les émissions de cuisine se multiplient et les chefs cuisiniers deviennent des vedettes, tant mieux. Mais la réalité est tout autre : le temps passé à cuisiner a diminué et continue de chuter.

Les Américains sont les plus grands consommateurs de mets ultra transformés au monde. En 2008-2009, 59 % des calories consommées par les Américains provenaient d’aliments ultra-transformés. Le Canada arrive en seconde position. La moitié des aliments consommés par les Québécois en 2004 provenait des aliments ultra transformés, surtout populaires chez les enfants et les adolescents. En 2013, le Canadien a consommé en moyenne plus de 230 kilogrammes d’aliments transformés comparativement au Français qui lui en consommait seulement 125 kilogrammes par personne. Cette différence française s’explique par une culture alimentaire axée sur les produits frais et sur les bienfaits de prendre le temps de cuisiner soi-même et de manger en bonne compagnie.

Dans son livre Un cœur pour la vie publié en 2017, le cardiologue montréalais Martin Juneau écrit ceci : la majeure partie de nos calories proviennent de produits industriels transformés. Docteur Juneau écrit aussi, qu’à l’heure actuelle, on estime qu’environ 60 % de toutes les calories ingérées proviennent de ce type d’aliments, fabriqués à partir d’ingrédients bas de gamme et peu coûteux, et ces produits sont nocifs pour la santé.

Le consommateur ignore bien des mécanismes de l’industrialisation. Et comme l’a écrit Fabien Deglise dans Le Devoir : la sauce à « spag » de ma tante Lucille, la pizza du resto du coin ou la boisson aux légumes pour se donner bonne conscience risquent de ne plus avoir le même goût après la lecture de L’Empire de l’or rouge. Dans L’Empire de l’or rouge, publié chez Fafard en avril 2017, Jean-Baptiste Malet décrit la tomate industrielle, dont les conditions de production n’ont rien à voir avec la santé, ni avec la tomate fraîche, comme le symbole de la malbouffe. La tomate d’industrie a été artificiellement crée par l’industrie. Elle est dure, ne se gâte pas facilement, elle peut facilement faire le tour de la terre dans des barils, les mêmes que ceux utilisés pour le pétrole. La tomate d’industrie est partout, il est possible de la cultiver en Italie, au Mexique, de la transporter en Chine pour en faire des concentrés, de retourner en ces concentrés en France, Italie, de les reconditionner et de les vendre avec une étiquette rappelant le pays d’adoption, soit le drapeau de l’Italie ou encore une image rappelant la Provence. En Chine, Malet parle de pesticides interdits, d’ajout de colorant.

Les plats cuisinés maison n’ont rien à voir avec les aliments préparés, prêts à consommer fabriqués par l’industrie. Une saine alimentation est liée à la QUALITÉ des aliments. Le Québec et le Canada disposent de peu de données fiables sous l’angle de la transformation alimentaire et de sa relation avec la qualité de l’alimentation. À ce jour, les meilleurs guide et source de recherches et de statistiques dans le domaine sont ceux de NOVA.

La classification des aliments en quatre groupes par NOVA représente un outil efficace afin de mieux comprendre la transformation des aliments par l’industrie et de développer des recommandations pour une saine alimentation en tenant compte de l’offre alimentaire actuelle et du niveau de transformation des aliments.

PREMIER GROUPE — Les aliments frais non transformés ou minimalement transformés

Ce groupe comprend : le lait pasteurisé, le yogourt nature, les fruits, légumes (frais, séchés ou congelés), les légumineuses, les noix, les viandes, les volailles, les poissons, les œufs, les grains (riz et maïs), la farine, les pâtes alimentaires, les fines herbes, le thé, le café et l’eau. Ce sont des aliments qui ont subi une transformation minime afin d’augmenter leur conservation : réfrigération, congélation, pasteurisation du lait et fermentation du lait pour l’obtention du yogourt naturel.

DEUXIÈME GROUPE — Aliments culinaires

Ce sont des ingrédients rarement consommés seuls. Ils comprennent entre autres : le sucre, le sel, la mélasse, le miel, les huiles végétales et le beurre. Ils sont utilisés pour préparer et ajouter du goût aux aliments du groupe 1 et pour préparer des plats variés fait maison ou dans les restaurants : soupes, plats cuisinés maison, desserts ou autres préparations maison.

TROISIÈME GROUPE — Aliments transformés

Ce groupe est composé d’aliments transformés. Ils proviennent du groupe 1 auxquels on a ajouté des ingrédients du groupe 2. Ils sont alors transformés par différentes méthodes afin d’augmenter le goût et la durabilité des aliments. Le groupe comprend : légumineuses, légumes et fruits en conserve, viandes et poissons fumés, fromages et pains fabriqués avec des ingrédients de base.

QUATRIÈME GROUPE — Aliments et boissons ultra-transformés

Ce groupe comprend les aliments, des produits ultra transformés. Des produits qui comptent cinq ingrédients ou plus, des aliments fabriqués par la grande industrie de la transformation alimentaire. Le but est simple : créer des aliments prêts-à-manger et à boire dans le but de remplacer les aliments peu ou pas transformés.

L’industrie y ajoute des ingrédients qui ne sont pas utilisés dans la préparation des aliments maison ou de restauration : protéines hydrolysées, amidons modifiés, colorants, etc. Ces additifs ont pour rôle d’imiter le goût des aliments du groupe 1 ou encore d’enlever ou d’éliminer certains effets désagréables de l’ultra-transformation des aliments. Ces produits ne sont pas « frais ».

L’industrie alimentaire a développé environ 30 000 additifs qui favorisent la conservation des aliments, leur donnent une belle texture, une couleur attrayante et une bonne odeur. Ils contribuent à les rendre pratiques, durables, attrayants et transportables. Leur publicité est sophistiquée et intense.

L’industrie de la transformation alimentaire a réussi à convaincre un grand nombre de gens que ces produits économisent du temps, nous permettant de faire des choses plus importantes que de cuisiner. Pire, l’industrie tente même de faire croire que ces produits sont nutritifs et bons pour la santé.

Ces aliments ultra transformés sont : les boissons gazeuses, les barres d’énergie, les saucisses, les soupes commerciales, certains cannages et les repas congelés ou prêts-à-manger. On y trouve aussi des céréales issues d’une transformation technologique drastique dans un premier temps et, dans une seconde étape, enrichies de sucre (90 % des sucres ajoutés proviennent des aliments ultra-transformés) ou de sel (80 à 90 % du sel consommé par les Québécois provient d’aliments préparés hors de la maison). Idéalement, une portion doit contenir moins de 140 mg de sodium (www.hypertension.qc.ca) et se méfier des aliments contenant plus de 400 mg de sodium par portion.

Les Québécois qui consomment ces aliments ultra transformés ont une alimentation de moins bonne qualité. Les aliments ultra-transformés contiennent moins de vitamines, minéraux, de fibres, d’éléments nutritifs. Les gras utilisés sont de faible qualité nutritive. Ce fait a un impact sur la santé des gens : pour les personnes diabétiques, les accidents cardiaques représentent un des premiers problèmes de santé.

On observe que les Québécois qui consomment le moins d’aliments ultra-transformés ont de loin une alimentation de meilleure qualité nutritive pour l’ensemble des micronutriments, des vitamines et des minéraux. Ils ont beaucoup moins de risque de développer un diabète de type 2 ou autres maladies et ont une meilleure qualité de vie. Heureusement au Québec, il existe des gens, des familles qui cuisinent et ils demeurent l’exemple à suivre.

Nos grands-parents cuisinaient et jamais l’idée de commander une pizza ou d’acheter un repas congelé ne leur serait venue à l’esprit. Ils utilisaient des aliments frais, peu transformés et cuits avec des ingrédients connus et éprouvés.

Notre qualité, notre espérance de vie sont directement affectées, reliées à notre style de vie. Il faut prendre le temps de bouger, de cuisiner, et de dormir.

Nous devons prioriser la qualité, la variété des aliments et surtout favoriser ceux qui sont peu ou pas transformés. Il faut se souvenir que manger fait partie des plaisirs de la vie et que c’est une activité sociale et agréable pour tout le monde.

Bernard Lavallée, nutritionniste, conférencier et blogueur (le nutritionniste urbain) est depuis 2011, chez Extenso, le Centre de référence en nutrition de l’Université de Montréal, nous guide dans son livre, Sauver la planète une bouchée à la fois, Les Éditions La Presse, comment choisir des aliments plus nutritifs :

1. Évitez les aliments qui contiennent plus de 5 ingrédients.

2. Évitez les ingrédients dont vous ne pouvez pas prononcer le nom.

3. Évitez les ingrédients artificiels.

4. Évitez les aliments qui ont des personnages sur les emballages.

5. Évitez les aliments qui ont des allégations santé.

La science, la médecine, l’hygiène et la pharmacologie ont fait des progrès énormes. Mais notre style de vie actuel a augmenté la prévalence des maladies chroniques.

Source : Danielle Lévesque, diététiste-nutritionniste, Revue Plein Soleil, automne 2017

La RAMQ en crise. On réclame la démission de Barrette

On aura beau avoir deux médecins à la tête de la province, la santé au Québec dépérit. Les manifestations publiques se multiplient pour que Gaétan Barrette démissionne. L’écoeurement est généralisé. On ne voit pas le jour où on redonnera ses lettres de noblesse à la Régie de l’Assurance Maladie du Québec. Qui de mieux que Claude Castonguay, le père de la RAMQ, est placé pour faire l’analyse de son bébé qui a vu le jour le 13 juin 1969 pour entrer en vigueur le une année plus tard.

Hier, le Journal de Montréal publiait une entrevue que Monsieur Castonguay donnait à Madame Fatima Houda-Pépin en février dernier, et que je trouve très révélatrice. Claude Castonguay, ministre libéral de l’époque, donnait son diagnostic de la situation actuelle de la RAMQ. En voici le constat…

LE DIAGNOSTIC DU PÈRE DE L’ASSURANCE MALADIE

La centralisation est l’une des principales causes de la crise qui afflige le système de santé québécois, affirme l’ancien ministre libéral Claude Castonguay. Rares sont les libéraux qui ont occupé des fonctions gouvernementales ou parlementaires qui osent critiquer les incohérences de leur parti ou de leur gouvernement.

Ils sont nombreux à étaler leurs frustrations, en privé, et montrer une façade d’unité en public. Claude Castonguay, le « père » de l’assurance maladie, fait exception.

BILAN PEU RELUISANT

Le 23 avril 2016, à mi-mandat du gouvernement Couillard, je l’avais invité à donner une conférence, à un groupe de réflexion que j’anime sur la Rive-Sud de Montréal. Il avait impressionné par sa rigueur intellectuelle et sa perspicacité.

Son constat était sans appel : « Le Parti libéral du Québec est arrivé au pouvoir depuis une quinzaine d’années sans prendre le temps de se renouveler. Il n’a ni vision ni orientation claire. » Les dégâts de son régime d’austérité vont se faire sentir sur les services aux citoyens « pour longtemps. »

Il avait dressé un bilan chirurgical du gouvernement Couillard et de la détérioration de notre système de santé. Un verdict annonciateur de la crise que nous vivons aujourd’hui et qui est loin de se résorber.

Après avoir entendu les cris du cœur des infirmières épuisées par leurs propres conditions de travail, j’ai décidé de reprendre cette conversation, en profondeur, avec lui.

C’est ainsi que je l’ai rencontré, le 13 février dernier, à Brossard. Claude Castonguay était l’un des premiers à sonner l’alarme et à dénoncer l’acharnement du ministre de la Santé à vouloir tout contrôler dans le système de santé.

« Le contrôle excessif du Dr Barrette l’a poussé à faire adopter des lois punitives comme la loi 20 et la loi 30, avec des mesures coercitives qui menacent les médecins de poursuites judiciaires. Or, ces lois à peine adoptées, le gouvernement a été obligé de les écarter et les mandats qui relevaient de lui ont été confiés au président du Conseil du trésor », a-t-il déclaré.

Pourtant, le système de santé est un réseau fort complexe qui fonctionne 365 jours par année. Pour être efficace et performant, il faut qu’il soit autonome dans sa gestion afin de donner des services qui répondent aux besoins spécifiques de la population dans chacune des régions du Québec.

Il précise : « Le fait que les conseils d’administration des établissements n’aient pratiquement plus de rôle est très dommageable pour le réseau. Il faut rééquilibrer le système, défaire ces grands ensembles qu’on appelle les CIUSSS et rendre aux hôpitaux et aux CHSLD leur autonomie. »

DIAGNOSTIC PERCUTANT

Pourquoi notre système de santé est-il rendu en crise? Sans hésitation, Claude Castonguay pointe vers la centralisation, comme l’une des principales causes.

« Le gouvernement actuel ne se limite plus au contrôle des coûts. Il en est venu à vouloir tout contrôler dans le réseau de la santé. On est rendus à un niveau ultime où le ministre actuel de la Santé s’est emparé d’à peu près tous les pouvoirs, et agit par-dessus tous les conseils d’administration, sans se préoccuper de quoi que ce soit. »

Il nous avait aussi alertés sur les dérives prévisibles de ce qu’il appelle « la médecine organisée », celle des corporations des médecins qui ont accaparé le système de santé et qui bloquent son évolution. Dans son entrevue, il va plus loin et parle carrément de monopole.

« Les fédérations des médecins ont réussi à s’accaparer le monopole de la négociation des conditions de travail des médecins. Elles se sont octroyé un monopole de cette négociation et veulent contrôler tout changement dans la pratique médicale et dans l’organisation des soins de santé. Ça dépasse le cadre de la simple négociation des conditions de travail, c’est un monopole. »

COLÈRE JUSTIFIÉE

Claude Castonguay trouve justifiée la colère des citoyens face aux privilèges octroyés par les Drs Couillard et Barrette à leurs homologues médecins spécialistes, à qui ils ont consenti une rémunération supplémentaire de 2 milliards $, au détriment des infirmières et des contribuables québécois, durement éprouvés par le régime d’austérité.

« Au Québec, dû à la présence de Dr Barrette, ça a pris des dimensions qui dépassent l’entendement, d’autant plus qu’on a toujours eu, ces dernières années, des médecins comme ministres de la Santé. Donc, le ministre de la Santé voit toujours la profession médicale de façon particulière, car lui-même étant médecin, il est presque en conflit d’intérêts. »

Voilà, c’est dit. Il ne faut donc pas s’étonner que l’insatisfaction à l’égard du gouvernement soit quasi généralisée.

Savoir faire la différence

– Salut François. Je te téléphone pour savoir si tu rentres au travail ce matin?

– Non parce que j’ai pogné la maudite grippe…

– Oh là là… la fièvre, les courbatures, les maux de tête et obligé de garder le lit… je te comprend et c’est pas jojo ça.

– Non non, je mouche tout simplement et j’ai le nez qui coule comme un robinet. C’est désagréable. Dans trois jours, je devrais aller mieux.

– Ah bon! Ce que tu me décris comme symptômes, c’est plutôt un vilain rhume… tu vas vite te remettre sur pied. Soigne-toi bien et on se revoit bientôt.

– OK! Salut!

Rhume ou grippe, le pictogramme qui suit vous aidera à mieux faire la différence entre ces deux pathologies.

Comment un médecin peut-il encore pratiquer sa profession?

Le 16 janvier dernier, le Journal de Montréal rapportait la nouvelle suivante « Un médecin plaide coupable d’avoir mal évalué sa patiente ». Je trouve la sentence assez expéditive quand la mort est associée à une très mauvaise décision. S’il n’en tenait qu’à moi, ce médecin incompétent ne pratiquerait plus la médecine. Tirez-en vos conclusions…

Un médecin de Rouyn-Noranda a plaidé coupable hier devant le Collège des médecins puisque sa patiente est décédée quelques heures seulement après qu’il lui eut donné son congé par téléphone sans même la voir.

Le Dr Alexandre Viau pourrait être suspendu pour une période de trois mois pour ne pas avoir « évalué adéquatement sa patiente ». Il s’agit de la suggestion commune faite au conseil de discipline du Collège des médecins qui a pris l’affaire en délibéré pour rendre un jugement. Il n’est pas obligé de suivre la recommandation et a 90 jours pour rendre sa décision.

Emanuelle Corbeil-Châtillon est décédée à l’âge de 27 ans le 2 janvier 2014 après que son chirurgien, le Dr André Viau, eut annulé par téléphone un drainage. Un abcès était apparu à la suite d’une intervention chirurgicale.

Celle qui était travailleuse sociale spécialisée en psychiatrie dans le réseau de la santé avait été opérée le 11 décembre 2013 par le Dr Viau afin de soigner une appendicite. Son état de santé s’est détérioré à la fin du mois de décembre. Elle souffrait de forts maux de ventre du côté où elle avait subi l’opération.

DRAINAGE ANNULÉ

À l’urgence, un examen confirme l’existence d’un abcès le 30 décembre et on lui donne un rendez-vous le lendemain pour un drainage. Le 31 décembre, le Dr Viau annule le drainage et après avoir consulté un collègue, car selon eux, il ne s’agirait plus d’un abcès. Le 1er janvier, la patiente se présente à nouveau à l’hôpital où on lui fait des prises de sang. Les résultats sont transmis au Dr Viau.

Pendant que Mme Corbeil-Châtillon est à l’hôpital, elle reçoit un appel en avant-midi du Dr Viau, qui décide d’annuler une fois de plus le drainage et qui lui donne son congé. Elle est décédée dans son sommeil 12 heures plus tard.

Dans son rapport, le coroner avait conclu que la femme était morte d’un choc septique, soit un problème grave qui survient lorsqu’une plaie est infectée. Il avait soulevé plusieurs lacunes dans les actions du Dr Viau, notamment l’annulation du drainage, qui aurait pu sauver la vie de sa patiente. Il avait recommandé au Collège des médecins d’ouvrir une enquête.

POURSUITE CIVILE

Contactés par Le Journal, les parents de la victime ont préféré ne pas commenter immédiatement la décision du Dr Viau de plaider coupable. Le père a indiqué qu’il préférait songer à une réponse appropriée avant de réagir. En 2016, la famille et le conjoint de la victime avait intenté une poursuite au civil pour près de 700 000$ contre le Dr Viau et le Dr Guy Faribault. Le dossier s’est toutefois réglé hors cours en 2017. Les détails de l’entente n’ont pas été révélés.