Les gras trans bannis au Canada

Enfin une bonne nouvelle en alimentation qui se reflètera sur la santé des Canadiens. Depuis le 17 septembre dernier, et sur une transition de 2 ans, les gras trans seront définitivement interdits au Canada. Ces gras nocifs qu’on retrouve particulièrement sur la margarine solide, les frites, beignets, produits de pâtisserie, certains aliments et collations prêts-à-manger et tout aliment qui contient de « l’huile partiellement hydrogénée ».

Les gras trans, que l’on retrouve entre autres dans de nombreuses pâtisseries, sont créés en injectant de l’hydrogène dans de l’huile végétale pour lui donner un aspect plus solide et facile à tartiner. Ils permettent de conserver les aliments plus longtemps et leur procurent une texture plus appétissante. La mesure a été annoncée il y a un an par la ministre canadienne de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, mais elle est rentrée en vigueur le 17 septembre dernier.

ENCORE 2 ANS

La substance est connue pour augmenter le risque de développer des maladies cardiovasculaires, explique la nutritionniste et chroniqueuse au Journal de Montréal, Isabelle Huot. « Déjà. Depuis 10 ans, on remarque une baisse de la consommation. Les gens ont compris que ce n’est pas bon, mais il en reste encore dans les produits », révèle-t-elle.

« Ce ne sera pas juste les produits d’épiceries, mais aussi les produits en restauration. Ce qui est bien, car en restauration on ne peut pas toujours voir ce que nos plats contiennent », ajoute Madame Huot. Plusieurs aliments comme les produits laitiers, le bœuf et l’agneau contiennent naturellement des gras trans qui sont toutefois moins nocifs.

DEMANDÉ DEPUIS LONGTEMPS

Selon Francine Forget-Marin, porte-parole de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC, les détaillants disposeront de deux ans pour se conformer à l’interdiction et retirer toute trace de gras trans dans leurs aliments. Les consommateurs devront donc attendre encore un certain temps avant de constater une différence dans les produits qu’ils achètent.

Déjà, en 2007, le gouvernement fédéral avait appelé l’industrie alimentaire à réduire volontairement les gras trans, rappelle Madame Forget-Marin.

Source : Vincent Larin, Le Journal de Montréal

Les ravages du cannabis

À moins de deux mois d’être officiellement légalisé au pays, malgré plusieurs réticences, voici une autre histoire à faire réfléchir sur la consommation de cette saloperie. Je vous propose ce dossier d’Isabelle Hachey, sur La Presse +, publié le 19 août dernier. Une triste histoire à faire réfléchir.

LA DÉTRESSE D’UNE MÈRE Isabelle Hachey

C’est l’histoire d’un jeune homme qui accumule les psychoses depuis qu’il a commencé à fumer de la marijuana. Un jeune homme au comportement de plus en plus incontrôlable, qui risque de sombrer dans la schizophrénie. C’est l’histoire d’une mère au cœur brisé qui crie à l’aide.

« CE N’EST PAS BON POUR TOI »

Au début, Rielle Lévesque a cru que son fils traversait une crise d’adolescence. Au pire, c’était parce qu’il fumait un peu trop de marijuana. Ces propos bizarres, ces petits délires, ces rires inappropriés. Il avait 18 ans. Une fille lui avait brisé le cœur. Il fumait de plus en plus et avait décroché de l’école.

Un jour, il s’est mis à « chasser les esprits » dans la maison. « À mon retour du travail, il avait mis tous les meubles devant la porte. Je ne pouvais pas entrer. Ça commençait à être évident que quelque chose ne tournait pas rond. »

Le jeune homme a écrit à son ex. Des messages menaçants : elle devait payer pour avoir rompu avec lui. Quand il s’est introduit chez elle en pleine nuit, les parents de cette dernière ont porté plainte. Rielle Lévesque a obtenu une ordonnance de la cour pour forcer son fils à se faire évaluer par un psychiatre.

Diagnostic : psychose, selon toute vraisemblance liée à sa consommation de cannabis.

« Il a pris des médicaments et s’est mis à aller mieux, mais il ne voulait plus vivre chez moi, parce que je lui avais fait un sale coup. Je l’avais trahi [en le forçant à se faire évaluer]. Il est allé vivre chez sa grand-mère. » Il a recommencé à consommer. Et il est retombé en psychose.

Cette fois, il a sauté du haut d’un toit. En plein délire, il se croyait invulnérable, puisqu’il était… un superhéros. Il s’est cassé les deux pieds. Les médecins ont dû poser des vis dans l’un de ses talons. Rielle Lévesque était convaincue que l’hôpital le transférerait illico dans un établissement psychiatrique pour lui faire subir un programme de réadaptation. On l’a plutôt renvoyé à la maison.

Il a recommencé à fumer.

« Je lui disais : « Le cannabis, ce n’est pas bon pour toi ». Il répondait : « Non, c’est super bon pour moi. De toute façon, ça va être légal. Ils ne le légaliseraient pas si ce n’était pas bon ». »

— Rielle Lévesque

Le cannabis provoque des psychoses – et risque de mener à la schizophrénie – chez les jeunes qui ont une vulnérabilité génétique. Cela frappe environ 3 % des consommateurs. Et cela court dans la famille Lévesque. Il y a quelques années, le fils d’une cousine s’est retrouvé à la rue après avoir perdu la carte.

Rielle Lévesque a tenté de raisonner son fils. En vain. « Dans sa tête, il n’a pas fait de psychoses. Quand je lui parle des choses qu’il a faites, il ne s’en rappelle pas. »

Le jeune homme refuse tout traitement. Étant adulte, c’est son droit le plus strict. Sa mère le voit s’enfoncer dans la maladie mentale sans pouvoir y faire quoi que ce soit.

« Partout où il passe, il se fait mettre dehors. Il a essayé d’aller à l’école, il a essayé de travailler… partout, il trouve quelqu’un qui va lui offrir du pot. » Et il retombe en psychose. Cela fait cinq ans que ça dure.

SOMBRER DANS LA VIOLENCE

En mars, le jeune homme a avalé des médicaments pour mettre fin à ses jours. Sa mère l’a trouvé affalé à la maison. Le lendemain, elle lui a rendu visite à l’hôpital. « Je lui ai tendu un verre d’eau et il m’a sacré un coup de poing dans la face. Il pensait que je l’attaquais. »

Rielle Lévesque a fait des pieds et des mains pour que son fils reçoive un traitement. À l’hôpital Douglas, on l’a inscrit à un programme, avec des séances de sport, des psychothérapies de groupe. « J’étais contente. Je pensais qu’il y serait pendant quelques mois, pour qu’il reprenne goût à la vie. Après deux semaines, le psychiatre lui a donné son congé. » Il est retourné chez sa grand-mère.

En juillet, il a menacé des passants avec un bâton en pleine rue, à Montréal. « Il a dit qu’il faisait des blagues, un peu comme dans Les insolences d’une caméra ou les gags de Juste pour rire. Il trouvait ça bien drôle. »

Une femme d’un certain âge, terrifiée, a voulu se défendre. Elle a frappé le jeune homme. Il a répliqué à coups de bâton. L’affaire lui a valu une accusation au criminel. Cette fois, Rielle Lévesque était absolument certaine que son fils serait pris en charge. Qu’il serait soigné, enfin, de gré ou de force.

Mais, au bout de trois semaines, un psychiatre lui a donné son congé. Sa mère et sa grand-mère avaient pourtant clairement indiqué à l’hôpital qu’elles étaient désormais incapables d’assurer sa sécurité.

« On m’a dit qu’on allait l’envoyer dans un refuge pour sans-abri. Va-t-il subir le même sort que Magloire ? Va-t-il agresser quelqu’un avant qu’on lui tire dessus ? »

— Rielle Lévesque

Alain Magloire est ce père de famille dont la vie a basculé après avoir avalé une pilule d’ecstasy. La maladie mentale l’a jeté à la rue. Des policiers l’ont abattu alors qu’il était en crise, le 6 février 2014. Le coroner a blâmé non pas l’intervention policière, mais la piètre organisation des soins de santé.

LE POINT DE NON-RETOUR

La grand-mère n’a pu se résoudre à voir son petit-fils transformé en sans-abri. Malgré le danger, elle l’a repris sous son toit. « Cela fait cinq ans que cela dure, dit Rielle Lévesque. C’est clair que cela se dégrade. Chaque fois qu’il revient, il n’est pas comme avant. Il rit tout seul, il a de la difficulté à parler. »

Impuissante, elle voit son fils s’enfoncer peu à peu dans la maladie mentale. Et craint le point de non-retour. « Il risque de devenir schizophrène. Sa psychiatre m’a dit : « À un moment donné, on ne peut plus les ramener, même avec les médicaments. » C’est urgent de faire quelque chose. » Avant qu’il ne soit trop tard.

Rielle Lévesque raconte son histoire en espérant faire bouger les choses, pour son fils et pour ceux qui risquent de vivre le même cauchemar avec la légalisation du cannabis.

« Il va y en avoir beaucoup plus. Qu’est-ce qu’on fait avec ces jeunes-là ? Ils sont foutus si on n’agit pas à temps. »

— Rielle Lévesque

Les jeunes adultes ont le droit de refuser des traitements, admet-elle. « Mais les recherches démontrent que le cerveau finit de mûrir à l’âge de 25 ans. […] Quand la drogue provoque des psychoses, cela affecte les capacités des gens à prendre de bonnes décisions. Ils n’ont plus de jugement. »

Si on avait forcé son fils à subir un traitement, croit-elle, il n’en serait pas rendu là, sur cette pente glissante.

« J’ai peur qu’il devienne itinérant, comme le fils de ma cousine. Elle m’a dit un jour qu’elle ne savait jamais quand elle recevrait un appel pour lui annoncer sa mort. Moi, c’est pareil. Il a sauté d’un toit, il a tenté de se suicider, il a menacé des gens avec un bâton. Ça va être quoi, la prochaine étape ? Est-ce qu’il va prendre un couteau ? Un fusil ? »

CANNABIS, PSYCHOSE ET LÉGALISATION

La légalisation du cannabis, dès le 17 octobre, risque-t-elle d’entraîner une explosion de psychoses chez de jeunes consommateurs vulnérables ? Entretien avec la psychiatre Amal Abdel-Baki, chef du service des troubles psychotiques au Centre hospitalier de l’Université de Montréal.

L’ASSOCIATION DES MÉDECINS PSYCHIATRES DU QUÉBEC A DEMANDÉ QUE L’ÂGE LÉGAL POUR CONSOMMER DU CANNABIS SOIT FIXÉ À 21 ANS, EN RAISON DES EFFETS NOCIFS DE CETTE DROGUE SUR LES CERVEAUX IMMATURES. LE GOUVERNEMENT A REJETÉ CETTE DEMANDE. LA LÉGALISATION VOUS INQUIÈTE-T-ELLE ?

Ce qu’on craint, c’est que la légalisation entraîne un message de banalisation de l’impact du cannabis. Beaucoup se disent : « Si c’était dangereux, le gouvernement ne le légaliserait pas. » Mais pour environ 3 % de la population, le cannabis peut déclencher des psychoses. Cela dit, les gens qui veulent consommer du cannabis en trouvent déjà facilement. L’expérience nous dira si la légalisation entraînera une réelle augmentation. Cela dépendra beaucoup de la sensibilisation qui sera faite auprès des jeunes dans les écoles.

FAUT-IL TRAITER LES PSYCHOSES RAPIDEMENT POUR ÉVITER QUE L’ÉTAT DU PATIENT NE SE DÉTÉRIORE ?

Tout à fait. Dans les cas de psychose, plus on intervient tôt, meilleures sont les chances de rétablissement. Les symptômes de la psychose sont une perte de contact avec la réalité. Souvent, la personne entend des voix ou entretient de fausses croyances, ce qu’on appelle des délires. La consommation de cannabis exacerbe ces symptômes. Les études ont démontré que le fait de continuer à consommer du cannabis a un impact important sur le fonctionnement de la personne, sa capacité à poursuivre ses études et à intégrer le marché du travail.

QUE FAIRE AVEC LES PERSONNES PSYCHOTIQUES QUI REFUSENT LES TRAITEMENTS ?

La loi est complexe. En effet, les gens ont le droit de refuser un traitement jusqu’à ce qu’ils deviennent dangereux pour eux-mêmes ou pour autrui. Ce qui arrive à une bonne proportion des gens souffrant d’une maladie non traitée, c’est que la maladie finit par devenir tellement sévère qu’ils adoptent des comportements dangereux. Par exemple, ils traversent la rue à la lumière rouge en se croyant invulnérables, ou ils agressent des gens qui, pensent-ils, veulent leur faire du mal. Quand les membres de la famille doivent attendre que leur enfant devienne dangereux pour faire appel à la cour ou aux policiers afin de le faire hospitaliser, cela devient extrêmement traumatisant pour tout le monde.

VOUS ÊTES PSYCHIATRE À LA CLINIQUE POUR JEUNES ADULTES PSYCHOTIQUES DU CHUM. CETTE CLINIQUE VISE À DÉTECTER LE PLUS VITE POSSIBLE LES PSYCHOSES POUR EN LIMITER LES IMPACTS. EST-CE LA VOIE À SUIVRE ?

Absolument. En octobre 2017, le ministère de la Santé a d’ailleurs dégagé des budgets pour créer 15 cliniques comme la nôtre partout à travers le Québec, parce qu’il a été démontré que plus on intervient tôt, plus on améliore le pronostic. En psychose, les gens ne se rendent pas compte qu’ils ne vont pas bien. Au début de la maladie, toutefois, il y a une petite période de quelques semaines où ils s’en rendent compte. C’est cette période qu’il faut attraper pour maximiser les chances d’instaurer un traitement avec l’accord de la personne. C’est vraiment la voie à suivre.

REFUS DE TRAITEMENT : LE POUR ET LE CONTRE

Au Québec, bien des familles désespèrent en voyant leurs proches sombrer dans la maladie mentale. Devrait-on obliger les malades récalcitrants à obtenir des soins ?

DES FAMILLES DÉSESPÉRÉES

Des histoires comme celle de Rielle Lévesque et de son fils, « on en entend régulièrement », déplore René Cloutier, directeur général du Réseau Avant de craquer, un regroupement de 39 associations qui soutiennent les proches de personnes atteintes de maladie mentale. « Ce que disent les familles depuis 20 ans, c’est qu’il y a un problème avec la loi P-38, qui vise à protéger les droits et libertés des personnes atteintes de maladie mentale. » Tout adulte a le droit de refuser un traitement, stipule cette loi. Pour l’hospitaliser contre son gré, on doit faire la preuve devant un tribunal qu’il représente un danger grave et immédiat. « Il faudrait changer la loi, qui est désuète et basée seulement sur la dangerosité, pour reconnaître aussi le droit pour la personne de recevoir des soins de santé lorsque son état mental le requiert », estime M. Cloutier.

LE DROIT FONDAMENTAL DES MALADES

Priver un malade de sa liberté ou le forcer à prendre des médicaments est « la meilleure façon de briser le lien entre une mère et son fils, et cela n’aidera ni l’un ni l’autre », prévient Jean-François Plouffe, porte-parole d’Action Autonomie, un collectif pour la défense des droits en santé mentale. « Ce n’est pas la première fois que des parents voient leurs enfants majeurs se diriger vers ce qu’ils perçoivent être le mauvais chemin, mais il reste que ces enfants sont des adultes autonomes. Nous pensons qu’il faut laisser les gens aller au bout de ce qu’ils ont à vivre, les accompagner le plus possible, leur trouver des ressources qui vont les aider à s’en sortir. Il y a plein de choses qui peuvent être faites sans opter pour la privation de liberté et la médication forcée. »

Hausse du nombre de cas de cancer de la peau

Les statistiques sont inquiétantes. La prévalence du cancer de la peau continue à augmenter chaque année malgré qu’il s’agisse d’une des formes de la maladie les plus faciles à prévenir.

Les chiffres de la Société canadienne du cancer illustrent cette hausse préoccupante en comparant les projections d’incidences et de mortalité pour 2014 à celles de 2017. En 2014, on estimait que 6 500 nouveaux cas de mélanome malin (cancer de la peau) seraient diagnostiqués et qu’il en résulterait 1 050 décès. Les estimations pour 2017 ont augmenté significativement : on prévoyait que 7 200 Canadiens seraient diagnostiqués, et que 1 250 en mourraient.

Si les taux de décès des suites d’un cancer en général diminuent depuis 1988, il en va autrement pour les mélanomes, même s’ils sont fort traitables quand ils sont détectés tôt. Malgré la prévention et les facteurs de traitement, on recense actuellement plus de cas de cancer de la peau chaque année que le nombre de cancers du sein, de la prostate, des poumons et du côlon RÉUNIS.

Faut-il le répéter, un mélanome malin est non seulement évitable, mais il peut bien souvent être traité avec succès… surtout à un stade précoce. Le cancer de la peau est causé par une exposition aux rayons ultraviolets (UV) et la Société canadienne du cancer prône deux principales lignes de défense : l’utilisation régulière d’un écran solaire avec FPS (facteur de protection solaire) d’au moins 30 et, tout aussi important, un dépistage précoce. Et rappelez-vous : si vous pouvez le détecter, vous pouvez le traiter.

Pour en savoir plus sur le cancer de la peau, son traitement et sa prévention, visitez le www.cancer.ca ou appelez sans frais au 1-888-939-3333.

Source : NOUVELLES « CSA », Été 2018

Diabète : découvrir les lupins

Les lupins sont une légumineuse, au même titre que les lentilles, les pois chiches ou encore les haricots.

En plus d’être économiques et polyvalentes, les légumineuses ont une excellente valeur nutritive et représentent un bon choix pour les personnes diabétiques.

Les lupins contiennent deux fois plus de fibres que les autres légumineuses, comme les lentilles, pois chiches et haricots rouges. Un avantage considérable pour les personnes diabétiques!

Comme les autres légumineuses, les lupins sont un substitut de viande très intéressant en raison de leur teneur en protéines. En raison de leur teneur plus élevée en sodium, s’ils sont consommés en conserve, on conseille cependant de bien les rincer et de les apprêter sans ajouter de sel.

COMMENT CONSOMMER LES LUPINS

Partout, autour de la Méditerranée, le lupin est traditionnellement consommé comme grignotine à l’apéro. Bien qu’il change de nom selon le pays, la façon de le manger est similaire : en saumure, accompagné d’une boisson. Au Québec, il est possible de s’en procurer en saumure dans des épiceries spécialisées, particulièrement dans des épiceries italiennes, portugaises ou espagnoles. Attention toutefois, il s’agit alors d’une grignotine très salée.

Autrement, dans la plupart des épiceries, les lupins sont vendus secs et en conserve. Ils peuvent alors être cuisinés et consommés comme n’importe quelle autre légumineuse : en salade, en soupe, en sauce, etc. Il faut cependant s’armer de patience si l’on décide de les acheter secs et de les cuire soi-même. Le lupin a un goût très amer et doit donc être trempé, cuit et trempé à nouveau. Le processus dure environ 4 jours.

En Europe, il est transformé au même titre que le soya et on retrouve entre autres des burgers de lupin, du yogourt de lupin et divers produits transformés à base de farine de lupin. En raison de sa popularité croissante et de sa versatilité, le lupin est surnommé le nouveau soya. Cette tendance semble arriver au Québec et nous verrons certainement de plus en plus de produits à base de lupin sur les tablettes des épiceries.

ATTENTION AUX ALLERGIES

Allergies alimentaires Canada met en garde les personnes allergiques aux arachides contre la consommation de lupin puisqu’il s’agit d’une légumineuse appartenant à la même famille. Des études suggèrent que les personnes allergiques aux arachides sont ainsi plus susceptibles d’être aussi allergiques aux lupins. Plus précisément, une étude a démontré que sur 23 personnes allergiques aux arachides, 15 étaient aussi allergiques à la farine de lupin.

Source : Revue Plein-Soleil. Été 2018, p7

Travailleurs : Pour mieux lutter contre la chaleur

Il semble bien que la canicule nous revienne cette semaine. Voici les consignes d’usage pour les travailleurs et on ne les répètera jamais assez. Pour mieux lutter contre les effets négatifs de la canicule, les travailleurs sont invités à :

•    boire au moins un verre d’eau toutes les 20 minutes, même si vous n’avez pas soif;

•    porter des vêtements légers, de couleur claire, de préférence en coton, pour favoriser l’évaporation de la sueur;

•    se couvrir la tête pour travailler à l’extérieur;

•    cesser le travail immédiatement si vous éprouvez des étourdissements, des vertiges ou une fatigue inhabituelle; en prévenir quelqu’un ou votre supérieur immédiat puisque ces malaises peuvent annoncer un coup de chaleur;

•    redoubler de prudence si vous prenez des médicaments, si vous avez des problèmes de santé ou si vous avez été malade récemment (diarrhée, fièvre, vomissements);

•    rapporter au secouriste et à votre supérieur immédiat tout comportement anormal d’un collègue.

Le risque de coup de chaleur est augmenté pour les travailleurs extérieurs. Ceux-ci sont invités à réduire leurs durées d’exposition au soleil et l’intensité de leurs activités.

Les analgésiques

Devant la panoplie d’analgésiques offerte en vente libre, les personnes qui éprouvent de la douleur ont du choix.

Mais comment savoir si un produit en vente libre est suffisant ou si un médicament plus puissant, un analgésique d’ordonnance, s’impose?

Pour prendre des décisions éclairées, voici un aperçu offert par des anesthésiologistes et des algologues.

TYPES DE DOULEUR

1- DOULEUR SIMPLE OU SUPERFICIELLE

Douleur articulaire ou musculaire, ou mal de nature inflammatoire soulagé par un antiinflammatoire non stéroïdien (AINS)

MÉDICAMENTS EN VENTE LIBRE

AINS (ibuprofène, naproxène et aspirine)

Les antiinflammatoires non stéroïdiens, ou AINS, soulagent souvent très bien les douleurs causées par l’inflammation, comme les entorses et les maux de dents, de tête et de dos et même l’arthrite.

Les effets secondaires les plus courants des AINS sont des troubles gastriques. Ils peuvent aussi réagir aux anticoagulants. Comme ils sont métabolisés dans les reins, ils sont déconseillés aux patients atteints de maladies rénales.

Acétaminophène

L’acétaminophène aussi peut soulager les maux de tête et l’arthrite, mais elle ne réduit pas l’inflammation et l’enflure.

L’acétaminophène ne cause pas de troubles gastriques, mais des doses importantes peuvent nuire au foie.

2- NÉVRALGIE

Douleur vive et lancinante qui irradie d’une partie du corps vers ne autre. La prise d’un médicament d’ordonnance pourrait s’imposer.

MÉDICAMENTS D’ORDONNANCE

AINS d’ordonnance

Si les médicaments en vente libre ne calment pas les douleurs légères à modérées, un antiinflammatoire non stéroïdien d’ordonnance pourrait aider.

Opioïdes

Les opioïdes, qui sont des narcotiques, sont prescrits seuls ou avec l’acétaminophène en cas de douleurs plus fortes ou intenses causées par une blessure, une chirurgie ou une maladie. Ils sont généralement destinés à une utilisation de courte durée, car leur utilisation à long terme (p. ex. en cas de douleur chronique attribuable au cancer) comporte un risque de dépendance physique ou d’accoutumance.

Autres médicaments d’ordonnance (antidépresseurs, anticonvulsivants)

D’autres médicaments d’ordonnance, comme les antidépresseurs et les anticonvulsivants, sont parfois prescrits si les analgésiques n’ont pas d’effet sur la douleur neuropathique ou chronique.

Leurs effets secondaires varient énormément selon le produit et la dose : somnolence, nausées, vomissements et constipation.

Source : Marijke Vroomen Durning, infirmière. Contact Costco juillet-août 2018

Trucs faciles pour garder un cerveau actif

Chez les aînés, il est important d’exercer votre corps, mais aussi votre cerveau. En gardant votre esprit actif et éveillé, vous pouvez aider à réduire votre risque de démence. Voici quelques activités amusantes que vous pourriez faire au quotidien.

FAITES DES CASSE-TÊTES
La recherche démontre que les personnes qui font des casse-têtes et des jeux cérébraux ont de meilleurs résultats aux tests d’aptitudes cognitives comme l’attention, le raisonnement et la mémoire. Essayez un mot croisé, un mot mystère ou un sudoku sur le chemin du travail, à l’heure du dîner ou encore en vous détendant avant le coucher. Écrivez votre nom avec votre main non dominante pour titiller une autre partie de votre cerveau.

ÉTUDIEZ UNE NOUVELLE LANGUE
Vous n’avez pas besoin de maîtriser parfaitement une autre langue pour en faire profiter votre cerveau. Parler deux langues ou plus et passer d’une à l’autre peut améliorer l’attention, la mémoire et la résolution de problèmes. Suivez un cours à votre centre communautaire ou essayez une application spécialisée sur votre téléphone intelligent.

CONTINUEZ D’APPRENDRE
Si vous ne voulez pas essayer d’apprendre une nouvelle langue, vous pouvez néanmoins aiguiser votre esprit en apprenant autre chose. Lire un nouveau livre sur un sujet d’intérêt, essayer un nouveau jeu de cartes, jouer à des jeux sur tablette ou ordinateur personnel, commencer un passe-temps qui vous a toujours tenté, voilà autant d’excellentes façons de stimuler votre cerveau.

Le gouvernement fédéral prépare une stratégie nationale sur la démence qui apportera un complément aux initiatives en place afin de sensibiliser la population, réduire la stigmatisation et soutenir les personnes touchées, l’objectif étant d’améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec la démence et de leurs aidants.

Source : Nouvelles « CSA » Printemps 2018

Les médecins n’ont plus la cote

C’est triste à dire mais beaucoup de médecins n’ont plus l’appréciation du public, du moins depuis les derniers événements qu’on leur connaît. Gains monétaires substantiels, perte de productivité évidente et accommodations de toutes sortes ont fait en sorte qu’ils ont perdu leur cote d’amour. Rendez-vous de patients déplacés ou reportés à des dates plus éloignées et souvent à la dernière minute, on constate le même phénomène chez les chirurgiens. Considérés comme des dieux, l’opinion publique les a fait descendre de leur piédestal. Ils sont devenus des profiteurs de systèmes, avec la bénédiction des deux médecins qui nous gouvernent.

Gilles Proulx a écrit un article intéressant sur le sujet hier, dans les pages d’opinions du Journal de Montréal, que je me permets de partager avec vous…

MÉDECINS EN PERTE D’ALTITUDE

Autant nos ingénieurs avec leurs joncs argentés au petit doigt ont perdu leur crédibilité lors de la commission Charbonneau, autant nombre de médecins sont en train de dégringoler dans l’estime général. Le bon docteur Barrette a eu beau dire qu’ils sont paresseux tout en augmentant leurs revenus, on s’aperçoit que plus on en donne, moins le public en reçoit.

Habitude d’homme de radio, je prête l’oreille à ce qui se dit dans les lieux publics. J’écoute les gens parler sur les tabourets des restaurants populaires. J’y constate une grogne sans précédent contre la profession médicale.

DÉLAI DE TROIS MOIS

J’ai jusqu’à maintenant pigé le bon numéro à la loterie du système médical, je touche du bois. Que dire toutefois du cas de Roland C. (nom fictif) qui souffre du cœur et qui, le 17 mars, se fait donner un rendez-vous chez un cardiologue le 7 mai à l’hôpital de Verdun?

Un coup de fil à la secrétaire le reporte au 16 mai à 16h30. « N’oubliez pas vos pilules », lui dit cette dernière. Le jour venu, le bon cardiologue n’est pas là. Il est « parti dans les îles », lui dit-on. Bref, Roland C. ne verra ledit docteur qu’à 11h le 27 août…

JOUR DE LA MARMOTTE

Dans une clinique médicale de LaSalle, une femme de ma connaissance vivait le « Jour de la marmotte » avec son médecin. Il ne lisait pas ses notes et oubliait son cas de rendez-vous en rendez-vous. « Vous fumez! » lui disait-il chaque fois en constatant qu’elle faisait de l’emphysème. « Non, je ne fume pas! » lui répondait-elle… à quatre reprises! J’ai aidé la pauvre à se dénicher un médecin de famille moins amnésique.

On se doute bien que les scandaleuses histoires de primes pour tout ou n’importe quoi (arriver à l’heure, revêtir une jaquette, enfiler des gants, etc.) ne sont que la pointe de l’iceberg. À quand le grand ménage pour enlever les poires pourries, pour éliminer les pratiques douteuses et pour rétablir l’honneur de la profession?

Une question de survie, avec MedicAlert

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MedicAlert est sans pareil et pourrait vous sauver la vie.

Source : Fondation MedicAlert du Canada

Cardiologie…

Vous le savez peut-être, mais il est bon de se le rappeler. À tout événement, ça peut servir… Quand? Bien malin celui qui a la réponse exacte. Merci à mon ami Robert.

EAU ET ASPIRINE

Beaucoup de gens disent qu’ils ne veulent pas boire avant d’aller se coucher pour ne pas être obligés de se lever la nuit pour aller aux toilettes. J’ai demandé à un cardiologue pourquoi les gens doivent tant uriner la nuit. Sa réponse était :

Quand vous êtes debout ou assis, la force de gravité retient l’eau dans la partie inférieure de votre corps.

– C’est la raison pour laquelle les jambes peuvent enfler. Quand vous êtes couché, la partie inférieure de votre corps cherche un équilibre avec les reins. Alors les reins éliminent l’eau ensemble avec les déchets parce qu’à ce moment-là c’est plus facile. L’eau est essentielle pour éliminer les déchets de votre corps.

J’ai aussi demandé au cardiologue quel moment est le plus favorable pour boire de l’eau. Il m’a répondu :

– Boire de l’eau à des moments bien définis en maximalise l’efficacité dans le corps. 2 verres d’eau juste après le réveil active les organes internes. 1 verre d’eau 30 minutes avant chaque repas améliore la digestion. 1 verre d’eau avant de prendre un bain (ou douche) diminue la tension artérielle. 1 verre d’eau avant de vous coucher, évite un accident vasculaire cérébral ou cardiaque. Boire de l’eau avant de vous coucher, évite d’avoir des crampes dans les jambes pendant la nuit. Vos muscles des jambes, quand il y a des crampes, sont notamment en recherche d’eau et d’humidité.

– Si vous prenez une aspirine tous les jours, le mieux c’est de la prendre le soir. La raison : l’aspirine a une « mi-dure » de vie de 24 heures. Donc, si la plupart des crises cardiaques se passent au petit matin, l’aspirine dans votre corps sera alors au plus fort. Notez aussi que les aspirines peuvent se garder pendant de longues années dans votre petite pharmacie. En vieillissant elles ont l’odeur du vinaigre.

Pourquoi garder des aspirines sur votre table de chevet? En dehors de douleurs dans le bras gauche, il y a encore d’autres symptômes signalant une crise cardiaque : des douleurs intenses dans le menton (et la maxillaire), la nausée et une forte transpiration… Mais ces symptômes se présentent moins souvent.

CRISE CARDIAQUE ET EAU

Le Dr. Virend Somers est un cardiologue de la clinique Mayo. Il a écrit un article important dans le magazine American College of Cardiologie, qui révélait entre autres, que la majorité des crises cardiaques se passent le jour, entre 6.00 heures du matin et midi. Avoir une crise cardiaque la nuit, au moment où le cœur doit fonctionner à son rythme le plus calme, signifie que quelque chose d’inhabituel s’est passé. Somers et ses collègues essaient de démontrer depuis dix ans déjà que le coupable c’est l’apnée du sommeil.

Aussi, lors d’une crise cardiaque il est possible que vous n’ayez AUCUNE douleur dans la poitrine. Si jamais vous vous réveillez à cause de douleurs intenses dans la poitrine, avalez immédiatement deux aspirines avec un peu d’eau. Appelez ensuite les urgences (le 911) et prévenez un voisin ou membre de famille qui habite à proximité. Dîtes au téléphone : « crise cardiaque! » et également que vous avez pris 2 aspirines. Asseyez-vous sur une chaise près de la porte d’entrée et attendez les secours.

SURTOUT, NE VOUS COUCHEZ PAS!