Cancer d’un parent : l’annoncer aux enfants ?

Qu’il s’agisse du cancer ou d’une autre maladie grave, l’annoncer à ses proches est une véritable épreuve que certains ne parviennent pas à dépasser. Pourtant, oser dire, expliquer est souvent utile pour soi mais aussi pour ceux qui vous entourent.

À PEINE LE DIAGNOSTIC EST-IL POSÉ QU’IL FAUT DÉJÀ L’ANNONCER

Une fois refermée la porte de la consultation, à peine l’uppercut reçu en pleine face, ce mot « cancer » catapulté dans l’espace par la personne en blouse blanche, qu’il vous faut déjà tenter d’accuser le coup pour rentrer chez vous. Il y a ce mot qui fait peur, que chacun voudrait ne jamais avoir entendu, ce mot qui provoque une certaine sidération tellement il est chargé de sens : cancer, maladie grave potentiellement mortelle. Surgissent alors les images de ceux que vous connaissez et qui s’en sont sortis et ceux qui n’ont pas eu cette chance et, étrangement, c’est souvent le souvenir de leur absence qui ressurgit à ce moment-là.

Vous n’avez souvent que peu de temps entre la consultation d’annonce et le retour au domicile où votre famille vous attend ou attend votre appel. Il va falloir l’annoncer aux proches ce qui relève parfois d’un impossible à exprimer. Certains vont avoir besoin d’un temps pour eux afin de réaliser que le cauchemar est bien réel, d’autres vont avoir besoin d’en parler au plus vite à leur conjoint, un proche de la famille ou un(e) ami(e). Il n’y a pas de généralité, pas de bonne façon de réagir, chacun va faire ce qu’il peut face à cette annonce traumatique puisqu’elle vient bouleverser le quotidien, modifier les priorités, il y aura un avant et un après.

LE DIRE AUX ENFANTS OU PAS ?

Le mot « cancer » a tout juste été prononcé qu’il vous faut déjà assurer, et rassurer. Quoi qu’on en dise, chacun souhaite protéger ses proches des mauvaises nouvelles de la vie, et pour certains, protéger c’est ne rien dire, surtout aux enfants. Certains d’entre vous vont attendre pour en parler, d’autres préféreront y aller progressivement parfois sans prononcer le mot qui fait si peur, d’autres choisiront de le dire et enfin certains ne diront rien. Chacun a son idée sur le sujet mais quand on y est directement confronté, c’est une toute autre histoire, les « y’a qu’à – faut qu’on » laissent place au doute, au questionnement. Quand vos enfants se plantent devant vous, avec sur le visage une certaine inquiétude visible, c’est compliqué d’oser mettre des mots pour expliquer ce tsunami que vous traversez.

Ce que certains d’entre vous disent souvent c’est : « Devoir dire aux êtres que j’aime le plus au monde que j’ai une maladie grave, comme parole d’amour, y’a mieux non ? » ou bien « Je ne peux pas leur faire ça, ils sont si petits encore », « Je vais attendre de voir à quel point c’est grave », « Je ne vais rien dire, je ne veux pas qu’ils souffrent » etc… Si l’un de vos proches vous a accompagné(e) pendant l’annonce, vous allez pouvoir faire bloc. Pas si sûr parce que vous êtes tous les deux touchés, différemment, mais tous les deux. Si vous rentrez seul(e), l’annonce au conjoint est souvent la première étape. Elle devrait être la plus simple, elle ne l’est pas toujours. Il y a parfois dans l’ordre ou le désordre, l’annonce aux parents, aux frères et sœurs, à certains amis en repoussant l’annonce aux enfants parfois.

C’est tellement difficile d’expliquer déjà ce que l’on ne s’explique pas forcément à soi-même. Alors, parlez à qui vous semble capable de l’entendre parce qu’en mettant des mots sur cette annonce cela peut vous permettre de réaliser ce qui vous arrive, de sortir du brouillard dans lequel ce diagnostic vous a plongé(e). Et c’est étrange mais le plus souvent, vous sentez poindre un peu de culpabilité, comme si c’était de votre faute, comme si vous étiez coupable de faire souffrir vos proches avec cette annonce. S’il y a là un coupable c’est avant tout le cancer, c’est lui qui vient bouleverser tous les aspects de votre vie.

POURQUOI LE DIRE ?

Certains ne vont pas pouvoir, pas vouloir en parler à leurs enfants, c’est tout à fait respectable ou alors il faudra un peu de temps pour le faire. Si c’est trop difficile, il est aussi possible de leur parler en présence d’un proche afin de mettre des mots différents, de partager cette douloureuse annonce. Globalement, ce qui est sûr c’est qu’il vaut mieux expliquer aux enfants pourquoi brusquement à la maison rien n’est plus comme avant, les appels téléphoniques plus nombreux, les chuchotements chaque fois que des visiteurs arrivent, le stress, les habitudes même légèrement modifiées. Les enfants sont des éponges émotionnelles, à l’affut de tout, ils savent très bien ressentir quand une atmosphère est particulière, comprendre que vos yeux rouges ne sont pas dus à une allergie mais à votre tristesse etc…

Je prends souvent l’exemple du TGV qui tombe en panne en pleine campagne. C’est toujours plus angoissant quand aucune information n’est donnée. Les premières minutes, ça va, après on commence à s’inquiéter du retard puis on imagine toutes sortes de raisons de plus en plus stressantes. En revanche, si très vite, le contrôleur annonce que le train vient de croiser la route d’un chevreuil et que l’on vérifie que le nez du TGV est fonctionnel alors on se détend tout de suite, l’attente est plus facile. Dites-vous que pour les enfants c’est pareil. S’ils sentent que quelque chose de grave est arrivé et qu’on ne leur dit rien, ils s’imaginent le pire, comme nous. Alors, dans la mesure du possible, c’est mieux de leur parler. Et puis, c’est aussi une question de confiance. S’ils découvrent plus tard qu’on leur a menti, les enfants gardent en eux une méfiance par la suite, ne sachant jamais si on leur dit bien toute la vérité ou pas.

MAIS COMMENT LEUR DIRE ?

L’important est de choisir le moment, non pas le bon moment parce qu’il n’y en a pas pour annoncer sa maladie, mais le meilleur possible en évitant le soir juste avant leur coucher. Si vous avez plusieurs enfants, cela peut se faire ensemble ou si vous jugez que les âges ne permettent pas d’employer les mêmes mots pour tous, chacun à son tour. Parlez à vos enfants avec vos mots à vous, comme cela vous vient, faites-vous confiance, vous êtes leur parent donc vous les connaissez mieux que personne et puis votre amour vous guidera. Si vous avez un nourrisson, parlez-lui aussi pour qu’il ne soit pas mis à part de ce que vit toute la famille, qu’il soit avec vous. Ce qui semble important c’est de nommer la maladie pas forcément tout de suite le mot cancer, peut-être de parler de cellules anormales au niveau de tel organe, d’expliquer les bilans en cours, la façon dont vous allez être soigné(e).

Dans un deuxième temps, il sera possible de leur en dire plus s’ils le souhaitent, d’expliquer les effets secondaires possibles des traitements pour qu’ils ne confondent pas ces effets avec une aggravation de la maladie. Leur parler de la fatigue, du besoin de repos, de la disponibilité peut-être moins importante pour eux mais de cet amour inconditionnel qui ne change pas. Certains auront besoin de plus de détails, d’autres demanderont s’ils peuvent retourner jouer dans leur chambre, d’autres viendront se serrer contre vous.

QUELLES RÉACTIONS ATTENDRE ?

Selon le caractère de chacun, les réactions seront différentes, immédiates ou échelonnées dans le temps. Ce que l’on me dit souvent c’est qu’il est quasi impossible de leur parler sans être dans l’émotion et c’est normal. Il est logique d’être parfois un peu triste car c’est un moment difficile. Certains vont avoir du mal à parler, d’autres vont pleurer. Sans pour autant s’effondrer devant les enfants, le fait de vous voir dans l’émotion leur permet de s’autoriser à exprimer aussi leurs propres ressentis donc c’est important de s’autoriser à le faire sinon, ils feront comme vous, l’air de rien, ils dissimuleront ce que cette annonce leur fait vivre.

Ce dont vos enfants vont avoir besoin dorénavant, c’est de pouvoir vous poser ou poser à un membre de la famille désigné toutes les questions que la situation implique, au jour le jour, parfois en lien avec ce que vivent d’autres enfants ou ados de leur classe, de ce qu’ils ont pu entendre, de ce qu’ils imaginent. Vous pouvez aussi poser sur la table du salon un livre ou une BD destinée aux enfants ou adolescents, afin qu’ils puissent le ou la feuilleter s’ils en ressentent le besoin.

Si vous avez des enfants, adolescents qui posent beaucoup de questions, qui ont besoin de plus d’explications, vous pouvez aussi demander à l’oncologue s’il peut vous recevoir en famille, ou envisager de discuter en présence d’un(e) psychologue du service qui vous suit ou de toute autre personne dont la présence vous rassure aussi.

Quoi qu’il en soit, faites comme cela vous semble être le mieux, avec vos mots à vous, votre façon de faire mais parlez à vos enfants, ils en ont besoin, c’est ce qui les aidera le plus. Et avec la confiance et l’amour, vous parviendrez à affronter ensemble cette tempête.

Source : Psychologies.com

Le danger des colorants artificiels

Vous connaissez les M&M, ces petites et jolies cacahuètes trempées dans le chocolat puis enrobée de sucre, façon dragée, qui « fondent dans la bouche et non dans la main », comme l’affirmait la publicité. Le texte qui suit vous révèlera des affirmations néfastes pour la santé; l’usage des colorants artificiels. En fin d’article, vous pourrez consulter un tableau qui vous présente les additifs toxiques à éviter sur vos aliments transformés, lorsque vous êtes à l’épicerie. Des choses à connaître…

Le concept du M&M était pourtant simple : Une cacahuète trempée dans du chocolat puis enrobée de sucre, façon dragée, ce qui évite qu’elle ne fonde entre les doigts (« Fond dans la bouche, pas dans la main »). Ce n’est certes pas diététique, mais ça remontait le moral des soldats américains pendant la Seconde Guerre mondiale.

Aujourd’hui, M&M c’est 400 millions de bonbons produits par jour, un rouleau compresseur marketing (avec ces mascottes créées en 1973) et des mégastores de plusieurs étages à New York, Las Vegas, Orlando, Londres et Shanghai : Ce qui fait le succès de M&M, c’est bien sûr d’avoir centré son marketing sur la couleur des bonbons.

COLORANTS ARTIFICIELS

En soi, utiliser des colorants n’a rien de scandaleux. Dans la Rome antique, les sages disaient déjà : « Nous mangeons autant avec nos yeux qu’avec notre palais ». Cela fait partie des plaisirs de la vie de voir un curry jaune, une purée de carottes, un panier de myrtilles bleues, un coulis de framboises… Mais pour obtenir un spectre plus vaste de couleurs psychédéliques, M&M a tout misé sur les colorants artificiels.

Depuis 1976, les associations de consommateurs alertent l’opinion, lancent des pétitions et tentent de faire pression sur le fabricant, Marc Inc., pour passer à des colorants naturels. Ces dernières années, les choses bougent… mais cela dépend des pays. M&M n’utilise pas les mêmes ingrédients partout.

Aux Etats-Unis, les colorants restent très nocifs. En France, M&M a un peu adapté ses colorants. Passons donc à la loupe tous ces colorants M&M.

ROUGE : DÉJÀ INTERDIT DANS LES ANNÉES 1970

Déjà en 1976, M&M avait retiré le rouge, suite à une interdiction. Et pour cause… le colorant pétrochimique rouge amarante E123 est classé comme « probablement ou certainement » cancérogène par l’ARTAC (Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse).

Mais M&M réintroduisit le rouge en 1986 en utilisant un autre colorant artificiel, le E129 rouge allura AC.

Or, ce colorant E129 n’est pas anodin. Chez les souris, il est lié au cancer de la vessie. Il favoriserait aussi l’hyperactivité chez les enfants prédisposés.

En France, le M&M rouge est obtenu avec le colorant naturel E120 acide carminique, aussi connu sous le nom de « carmin cochenille ». Les cochenilles sont des petits insectes rouges découverts dans des cactus au Mexique. Leur couleur rouge les protège des prédateurs.

Les cochenilles sont donc exploitées pour faire du colorant E120 que l’on retrouve partout dans les préparations industrielles : dans les knackis, les merguez, le tarama, les bonbons fraises Tagada, la boisson Oasis, les poires au vin, la croûte de fromage à raclette, et les « Diots du Jura cuisinés au vin du Jura » (personne n’est épargné), etc.

La France est le plus gros consommateur au monde de colorant E120 carmin cochenille. Certaines personnes développent des fortes réactions allergiques au E120, comme de l’asthme et des boutons sur la peau.

BLEU : LE PIRE DE TOUS

Pour le bleu, il y a deux colorants artificiels mélangés : E132 indigotine et E133 bleu brillant FCF. E132 indigotine est un colorant à base de pétrole. Il facilite les développements anormaux de cellules, notamment les tumeurs cérébrales chez les rats. C’est aussi un facteur d’hyperactivité chez les enfants.

L’ingestion de E133 bleu brillant FCF produit des tumeurs malignes chez les rats. Il faut être prudent avec ce colorant si vous êtes sensible à l’aspirine. E133 a montré qu’il provoquait des réactions allergiques, et comme les autres colorants, E133 est soupçonné de causer l’hyperactivité chez les enfants prédisposés.

En France, on n’utilise qu’un seul colorant bleu, le E133 bleu brillant FCF5. Ça reste donc très nocif pour la santé ! C’est à mon avis la couleur à éviter à tout prix.

JAUNE : LA SOLUTION ÉTAIT POURTANT SIMPLE

Le colorant utilisé pour le M&M jaune est E110 jaune orangé. C’est, à mon avis, le pire de tous. E110 est associé à :

•    Cancer (tumeurs sur les reins)

•    Hyperactivité

•    Dégâts sur les chromosomes

•    Diarrhée

•    Nausées et vomissements

•    Douleurs abdominales

•    Réactions allergiques

•    Rhinite (nez qui coule)

•    Urticaire (plaques sur la peau qui démangent)

•    Migraines

•    Gonflements de la peau

Il est déconseillé d’en donner aux enfants. E110 est interdit en Norvège et en Finlande. Heureusement, en France le colorant E110 été remplacé par E100, c’est-à-dire de la curcumine (tout simplement !).

Quelles couleurs reste-t-il ? Dans un paquet de M&M classique, on trouve encore des dragées vertes, marron et orange. Pourtant la liste classique des ingrédients n’indique pas d’autres couleurs.

Le Dr Frank Walmsley de la Trinity University du Texas faisait remarquer (je traduis) : « Comment peut-il y avoir un M&M vert s’il n’y a pas de colorant vert dans les ingrédients ? »

Si vous vous souvenez de vos cours de physique (et de dessin), les trois couleurs primaires sont rouge (magenta), bleu (cyan) et jaune (en synthèse soustractive). En les mélangeant, vous pouvez obtenir toutes les couleurs du spectre.

Vert = bleu + jaune

Orange = rouge + jaune

Marron = bleu + jaune + beaucoup de rouge

Donc toutes les autres couleurs de M&M sont des cocktails de colorants synthétiques nocifs. À éviter.

En France, il semble tout de même que pour rendre les M&M moins dangereux, la couleur orange s’obtienne maintenant en utilisant du bêtacarotène (E160a) et de l’apocaroténal 8′ (E160e) 5, des colorants naturels orange proches de la carotte.

Mais de même que les M&M contiennent de l’huile de palme, le bêtacarotène utilisé proviendrait du même palmier à huile dont les fruits mûrs sont orange. C’est donc un colorant sans danger si l’on ne réfléchit pas aux dangers environnementaux de l’exploitation des palmiers à huile. L’apocaroténal 8′ provient probablement de l’épinard.

L’INGRÉDIENT FATAL DES M&M FRANÇAIS

Pour mieux fixer la couleur extérieure, l’enrobage blanc sucré des M&M français contient également un colorant blanc, le dioxyde de titane E171. Depuis longtemps, on sait que le E171 est probablement cancérogène pour l’homme.

Mais ces dernières années, on est passé à du dioxyde de titane en nanoparticules invisibles à l’œil nu – une vraie cochonnerie. On n’en retrouve pas seulement dans les M&M. Il y a aussi les chewing-gums, le hachis Parmentier, les dentifrices et les crèmes solaires.

Ces nanoparticules minuscules déjouent tous les filtres et barrières de notre corps : les poumons, le foie, la peau… Elles se propagent partout, y compris dans votre cerveau. Les nanoparticules peuvent casser l’hélice de votre ADN, contribuant à la mort de vos cellules et provoquant des inflammations des poumons, de la bouche et des intestins.

D’après certaines études, appliquer une crème solaire au dioxyde de titane sur un coup de soleil accélère le vieillissement de la peau et favorise l’apparition d’un cancer de la peau. Malgré tout, les autorités sanitaires estiment que les nanoparticules de dioxyde de titane sont sans danger. Pour vous donner une idée, beaucoup s’amusent à récupérer le dioxyde de titane des M&M pour fabriquer… des panneaux solaires !

C’est très sérieux… Et ça n’augure rien de bon, si vous me demandez mon avis.

LE DANGER EST-IL RÉEL ?

La quantité de colorant dans chaque dragée M&M reste assez faible. Pour chaque colorant, la dose journalière maximale conseillée est de l’ordre de 5 mg par kilo, soit 350 mg pour un adulte de 70 kilos. Le problème est que les colorants sont absolument partout, et surtout là où on ne s’y attend pas : le pain, le poisson fumé, la charcuterie, les cornichons, les croûtes de fromage, les fruits en sirop.

Donc, les doses se cumulent. Et il faut admettre que les scientifiques sont dépassés par la complexité des effets « cocktail ». Voilà pourquoi il vaut mieux éviter les additifs par précaution. C’est toujours la même histoire. Des dangers alimentaires et sanitaires, comme le dioxyde de titane, les scientifiques en découvrent tous les jours.

Il se passe de nombreuses années avant que le grand public en soit informé. D’habitude, il faut qu’une personne connue s’empare du sujet pour que les grands médias relaient enfin l’information. Ce système nous fait perdre des années précieuses.

Pour y remédier, nous éditons une revue qui vous informe des scandales à venir dès que les premières recherches paraissent. Cette revue s’appelle Alternatif Bien-Être.

Source : Eric Müeller, Néo-nutrition

Pourquoi la contrariété peut nous faire trop manger

Voilà tout un constat existentiel auxquel il faut trouver réponse. Voici ce qu’en pensent Laura Wilkinson, maître de conférences en psychologie, Université de Swansea, Angela Rowe, maître de conférences en psychologie sociale et cognitive, Université de Bristol et Charlotte Hardman, maître de conférences en nutrition et obésité, Université de Liverpool, publié initialement sur The Conversation.

POURQUOI CERTAINES PERSONNES MANGENT TROP QUAND ELLES SONT CONTRARIÉES

Engloutir un litre de crème glacée en cas de contrariété : dans l’imaginaire collectif, cette pratique est presque devenue une image d’Épinal. Si tout le monde n’a pas besoin de vider un pot entier de pâte à tartiner au chocolat pour se remonter le moral, il semble qu’il existe des différences générales dans la façon dont les gens font face aux événements bouleversants qui les affectent, certains étant plus susceptibles de trouver du réconfort dans la nourriture que d’autres.

Ce constat est important, car dans un contexte de tendance à l’excès alimentaire, le fait d’être obligé de manger pour pouvoir faire face à ses sentiments négatifs peut favoriser l’embonpoint et l’obésité. Or le nombre de personnes en surpoids et obèses est plus élevé que jamais. Des estimations récentes suggèrent que d’ici 2025, 2,7 milliards d’adultes dans le monde seront touchés par l’obésité, ce qui les expose à des problèmes de santé tels que maladies cardiovasculaires, diabète de type 2 et cancer.

Pourquoi, contrairement à d’autres, certaines personnes gèrent-elles leurs émotions en ayant recours à la nourriture ? Un concept psychologique peut aider à expliquer cette différence : la théorie de l’attachement adulte. En fonction du degré qu’atteint leur peur d’être abandonnés par ceux qu’ils aiment, les adultes se situent plus ou moins haut sur l’échelle de l’« anxiété d’attachement ». L’endroit où nous nous situons sur cette dernière détermine un ensemble d’attentes vis-à-vis de la façon dont nous et les autres nous comportons dans nos relations personnelles. Celles-ci se sont mises en place en réponse aux soins qui nous ont été prodigués durant notre enfance, ce qui peut caractériser notre style d’attachement.

Une récente méta-analyse (étude regroupant les résultats de nombreuses autres études) a montré que plus l’anxiété d’attachement d’une personne est élevée, plus elle adopte des comportements alimentaires malsains, ce qui a un effet d’entraînement sur son indice de masse corporelle (IMC). Deux autres études ont également montré que les patients qui décident de subir une intervention de chirurgie bariatrique sont susceptibles d’avoir des scores d’anxiété d’attachement plus élevés qu’une population comparable constituée de personnes minces. Cette différence pourrait en partie être expliquée par la tendance à trop manger liée à l’anxiété d’attachement.

Comprendre l’anxiété d’attachement

On sait depuis longtemps que les personnes qui ont une anxiété d’attachement élevée sont plus susceptibles d’accorder de l’importance aux contrariétés ainsi que de gérer plus difficilement leurs émotions lorsqu’elles sont en colère. Ceci est dû à la façon dont les orientations d’attachement se mettent initialement en place. La dynamique et les sentiments liés à nos relations à long terme les plus importantes, y compris dans la petite enfance, servent de modèles et guident notre comportement dans les relations ultérieures ainsi que dans les situations stressantes.

Si quelqu’un s’occupe de nous avec une constante attention, nous aidant à faire face aux problèmes que nous rencontrons au cours de notre vie, nous allons développer une orientation sécurisante en matière d’attachement. Lorsqu’un événement négatif survient dans la vie de personnes se sentant très en sécurité, celles-ci sont en mesure de se tourner vers les autres pour leur demander du soutien, ou de s’apaiser elles-mêmes en pensant à ce que les personnes qui prennent soin d’elles leur diraient dans cette situation.

Cependant, si les soins que nous recevons sont inconstants – dans le cas par exemple où la personne aidante ne répond pas systématiquement aux besoins – un certain degré d’anxiété d’attachement et une angoisse de voir nos besoins n’être pas satisfaits se développent. Dans ce cas, si des événements négatifs surviennent, le soutien des autres sera recherché, mais il ne sera pas considéré comme fiable. Les personnes souffrant d’anxiété d’attachement s’avèrent aussi moins capables de trouver l’apaisement que les personnes ayant développé un attachement sécurisant.

Nous avons récemment cherché à vérifier si cette mauvaise gestion émotionnelle pouvait expliquer pourquoi les personnes souffrant d’anxiété d’attachement sont plus susceptibles de trop manger. Fait important, nous avons constaté que les personnes ressentant une anxiété d’attachement élevée ont plus de mal à prendre de la distance avec ce qui les contrarie, et à poursuivre ce qu’elles étaient censées faire initialement. Elles gèrent ces émotions négatives grâce à la nourriture, un comportement associé à un IMC plus élevé.

Il est important de noter, cependant, que cette anxiété n’est qu’un facteur parmi de nombreux autres pouvant influencer la suralimentation et l’augmentation de l’IMC. Nous ne pouvons pas affirmer que l’anxiété d’attachement entraîne une suralimentation et un gain de poids. Il se peut aussi que la suralimentation et le gain de poids influencent notre orientation en termes d’attachement, ou que les deux jouent un rôle.

Gérer les comportements alimentaires

Pour les personnes présentant de hauts niveaux d’anxiété d’attachement qui cherchent à mieux gérer leurs comportements alimentaires, deux approches semblent prometteuses. Il s’agit soit de travailler spécifiquement sur l’orientation de leur attachement et/ou d’améliorer plus généralement leurs compétences de régulation de leurs émotions.

Pour travailler sur l’orientation de l’attachement, ces personnes peuvent recourir à une technique psychologique appelée « amorçage de sécurité ». Celle-ci est conçue pour stimuler le sentiment de sécurité : il s’agit de faire en sorte que les personnes anxieuses se comportent comme si elles étaient dans la peau de personnes « sécurisées », capables de faire face aux événements négatifs de la vie. Les effets bénéfiques qui en résultent se font sentir de façon plus générale, les personnes qui recourent à cette technique s’engageant davantage dans des comportements plus prosociaux.

Une étude au moins a établi un lien entre cet « amorçage » et la consommation de coupes-faims : lorsqu’on demande aux gens de penser aux relations sécurisantes de leur vie, ils mangent moins, lors de séances de « grignotage » ultérieures, que lorsqu’on leur demande de réfléchir à des relations génératrices d’anxiété (ce travail est toutefois très préliminaire, et doit encore être répliqué et approfondi).

En ce qui concerne la régulation des émotions, un article récent a souligné l’importance pour les personnes qui cherchent à perdre du poids de se concentrer sur la gestion du stress plutôt que sur la restriction calorique. Cette étude ne concernant pas uniquement les personnes souffrant d’anxiété liée à l’attachement, il faudrait donc poursuivre et approfondir ces travaux.

Dans un monde parfait, évidemment, chacun devrait pouvoir expérimenter des relations qui l’aideraient à développer un haut niveau de sécurité d’attachement. Il s’agit peut-être d’une troisième approche, moins évidente : améliorer, pour tout le monde, le soin apporté aux autres, et les relations interpersonnelles.

Source : Psychologies.com

Conseils santé

Q1 : Docteur, j’ai entendu dire que les exercices cardiovasculaires pouvaient prolonger la vie, est-ce vrai ?

R1 : Votre cœur est bon pour un nombre donné de battements, c’est tout… ne les gaspillez pas en exercices ! Faire battre votre cœur plus vite n’allongera pas votre vie; c’est comme dire que l’on pourrait allonger la vie d’une auto en la conduisant plus vite ! Vous voulez vivre plus longtemps ? Faites une sieste !

Q2 : Doit-on restreindre la viande et manger plus de fruits et de légumes ?

R2 : Vous devez vous en tenir à la logique ! Que mange une vache ? Du foin et du maïs ! Que sont-ils ? Des végétaux ! Donc, un steak, n’est rien de plus qu’un mécanisme efficace de transfert de végétaux à votre organisme ! Vous voulez des grains de céréales ? Mangez du poulet ! Une côtelette de porc vous donnera l’équivalent de 100% de la dose quotidienne recommandée de légumes !

Q3 : Devrais-je réduire ma consommation d’alcool ?

R3 : Non, pas du tout. Les vins et la plupart des alcools sont faits à partir de fruits. Le brandy est du vin distillé, c’est des fruits dont on a retiré l’eau, donc vous en retirerez encore plus de bienfait. La bière est également fabriquée à partie de grains. Ne vous en privez pas !

Q4 : Quels sont les avantages à participer à un programme régulier d’exercices physiques ?

R4 : Je n’en vois aucun, désolé. Ma philosophie est : Pas de douleur… Quel bonheur !

Q5 : Les fritures ne sont-elles pas mauvaises pour nous

R5 : VOUS N’ÉCOUTEZ PAS !!! … Aujourd’hui, les aliments sont frits dans l’huile végétale… Ils en sont donc imprégnés, alors comment voulez-vous qu’absorber plus de végétaux soit dommageable pour vous ?

Q6 : Est-ce que les exercices abdominaux peuvent aider à prévenir contre un éventuel épaississement du tour de taille ?

R6 : Définitivement pas ! Quand vous exercer un muscle, il devient plus gros. Vous ne devriez donc faire des abdominaux que si vous voulez avoir un plus gros tour de taille !

Q7 : Est-ce que le chocolat est mauvais pour moi ?

R7 : Êtes-vous fou ? Les fèves de cacao sont un autre végétal !!! De plus, c’est l’aliment anti-déprime par excellence !

Q8 : Est-ce que la natation est bonne pour la silhouette?

R8 : Si la natation était bonne pour la silhouette, expliquez-moi la taille des baleines ?

Q9 : Est-ce qu’être en forme est important pour ma santé ?

R9 : Bien sûr ! Et « Rond » est une forme comme une autre !

Pour tous ceux qui surveillent ce qu’ils mangent, voici le mot de la fin sur la nutrition et la santé !

Quel soulagement de connaître enfin la vérité après toutes ces études contradictoires :

ET SOUVENEZ-VOUS :

« La vie ne devrait pas être un long voyage vers la tombe avec l’intention d’y arriver en toute sécurité dans un corps beau et préservé. » La vie devrait plutôt constamment déraper -un Chardonnay dans une main – du chocolat dans l’autre. On devrait toujours en profiter pleinement et finalement arriver au bout du voyage, le corps usé jusqu’à la corde, et pouvoir s’écrier dans un dernier souffle : « WOO – HOO! C’était une belle aventure et un beau voyage ! »

« Le vin d’ici est meilleur que l’eau-delà. »

Pour la forme, 7 habitudes à adopter

Pour se sentir tonique et à l’aise dans son corps, il ne s’agit pas de transformer sa vie, mais simplement d’y ajouter quelques habitudes favorables à notre bien-être. Avoir la forme est en effet une affaire de petits rituels quotidiens, voici 7 bonnes habitudes à adopter !

1• ÉCOUTER BATTRE SON COEUR

Nous respirons, oui, mais pas correctement, et cela a des conséquences sur notre posture et notre santé. Plusieurs fois par jour, pensez à respirer profondément. Inspirez par le nez, retenez quelques secondes l’air dans vos poumons, puis expirez, toujours par le nez. Pendant cet exercice respiratoire, proche d’un exercice de cohérence cardiaque pour apaiser son stress, focalisez-vous sur votre cœur en essayant de sentir ses battements. Réalisé plusieurs fois par jour, un tel rituel permet de relâcher le corps, de récupérer de l’énergie et de favoriser la créativité.

2• MARCHER

Il ne s’agit pas d’escalader le mont Blanc, mais bien de remettre son corps en route en douceur ! Innée et praticable tous les jours, la marche est une activité universelle. Elle améliore la condition physique générale, gomme la fatigue, tonifie l’organisme et l’aide à se régénérer. Elle a un impact bénéfique également sur notre esprit. Pratiquée à bonne cadence, elle est bénéfique quel que soit l’âge.

Votre premier objectif : une heure de marche au moins par semaine. Vous pouvez également investir dans un podomètre ou installer une application sur votre téléphone. Ludique et pratique, ce petit instrument, qui comptabilise le nombre de pas en fonction des secousses, permet de mieux évaluer son effort de marche et de se fixer des objectifs. Le vôtre : dix mille pas par jour (à titre indicatif, un travailleur sédentaire ou un collégien en parcourt trois à cinq mille). De l’avis des scientifiques, c’est le nombre de pas minimums quotidiens pour préserver sa santé.

3• ADOPTER LA DOUCHE ÉCOSSAISE

Pratiquée selon les règles, la douche écossaise permet de faire le plein d’énergie et de se revitaliser à moindre coût ; c’est aussi une bonne habitude préventive si l’on a les jambes lourdes.

Mode d’emploi, par le naturopathe Daniel Kieffer, auteur de l’Encyclopédie de revitalisation naturelle (Sully) : débuter par une douche bien chaude ; rafraîchir ensuite le corps, en commençant par le bas. La température de l’eau doit être diminuée progressivement pour habituer l’organisme. Alterner ensuite sur le mode eau chaude/eau froide, au minimum trois fois de suite. Pour les plus courageux, terminer par l’eau froide.

4• S’ÉTIRER

Le matin au réveil, amusez-vous à imiter vos compagnons préférés : les chats. Pieds à plat sur le sol, penchez-vous jusqu’à poser vos mains à terre. Les fesses vers le plafond et le regard vers les genoux, essayez de tenir entre six et dix respirations. Ne forcez jamais : laissez le poids de votre tête faire tout le travail.

Au bureau, assise, les pieds à plat sur le sol et les jambes pliées, penchez-vous vers l’avant et laissez « pendre » votre corps, le ventre collé aux cuisses. Comme si vous renouiez vos lacets…

5• S’AUTOMASSER

Le massage est une bonne façon de renouer avec ses sensations corporelles et dynamiser l’organisme. Si nous n’avons pas toujours la possibilité de nous faire masser par quelqu’un, de nombreux exercices d’automassages existent, notamment du côté de la réflexologie plantaire. En voici un exemple :

Éliminer stress et oppression.

Tenir le haut du pied droit avec la main gauche. Placer le pouce droit au début de la ligne du diaphragme et procéder à un mouvement de reptation (déplacement appuyé à la façon d’une chenille) le long de cette ligne, de la droite vers la gauche. Simultanément, fléchir les orteils pour bloquer le pouce gauche. Changer de main et faire de même sur le pied gauche. Procéder ainsi 7 minutes environ sur chaque pied.

6• PRENDRE SOIN DE VOTRE DOS

L’état de notre dos, clé de voûte de notre maintien, en dit long sur notre forme physique. Pensez à le détendre régulièrement s’il est courbaturé à cause du stress, ou d’une trop longue position assise. Le matin au réveil ou le soir, juste avant le coucher, faites cet exercice : allongez-vous sur un tapis ; serrez vos genoux dans vos bras et rentrez le menton tout en respirant profondément ; faites-vous doucement balancer de droite à gauche, puis d’avant en arrière. Ce mouvement ne doit jamais être douloureux. Si vous souffrez de dorsalgie, il est important de consulter.

7• BOOSTER SA CIRCULATION

Parce qu’une bonne fluidité du flux sanguin est la clé d’une nutrition cellulaire optimale, il importe de prendre soin de sa circulation sanguine. En adoptant tout d’abord un régime alimentaire qui fait la part belle aux fruits, légumes et huiles végétales de qualité. Mais aussi en faisant régulièrement dans l’année des cures d’ail (il existe des compléments alimentaires à base d’ail désodorisé), d’algues et de soja. L’ail est réputé pour son action régulatrice de l’activité cardiaque. La circulation artérielle et veineuse s’en trouve améliorée, notamment au niveau des jambes, ce qui permet de lutter en douceur contre les varices. Vous pouvez également essayer la vigne rouge, alliée réputée pour fluidifier la circulation sanguine.

Source : Odile Chabrillac, psychologies.com

Consommer des insectes serait une partie de la solution

D’ici une quarantaine d’années, se nourrir d’insectes semblerait être la solution de l’avenir qui aiderait à diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

Les insectes, très peu pour moi. Je trouve ça répugnant et je devrai peut-être mourir de faim sans autres alternatives.

La diète devra être revue et notre consommation de bœuf devra forcément diminuer afin de répondre à la demande. Est-ce une révélation alarmiste, ou une fumisterie pour favoriser l’industrie alimentaire ? L’avenir nous le dira.

Quoi qu’il en soit, voici le reportage d’Alexandre Shields, paru dans Le Devoir du 3 janvier dernier, pour donner suite à une récente étude du Forum économique mondial, que je désire partager avec vous.

DIMINUER LA CONSOMMATION DE VIANDE POURRAIT SAUVER DES VIES Alexandre Shields

La réduction de notre consommation de viande pourrait permettre de diminuer considérablement les émissions de gaz à effet de serre mondiales, mais aussi les décès liés à la diète, conclut une nouvelle étude publiée jeudi par le Forum économique mondial. Ce virage est d’ailleurs essentiel pour répondre à la demande alimentaire croissante.

Cette analyse, produite par l’Oxford Martin School, vient renforcer l’idée, de plus en plus avancée, que l’humanité devra impérativement réduire sa consommation de viande pour lutter contre les changements climatiques et nourrir une population mondiale qui devrait atteindre 10 milliards de personnes d’ici quelques décennies (contre 7,5 milliards actuellement).

Les chercheurs soulignent ainsi que la production de bœuf génère à elle seule 25 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre imputables à la production alimentaire mondiale. Dans un contexte de croissance continue de la demande, une augmentation de la production de bœuf entraînerait donc une « pression environnementale énorme », peut-on lire dans le document d’une trentaine de pages.

« Il sera impossible de satisfaire de façon durable à la demande future pour la viande », insiste d’ailleurs le directeur général du Forum économique mondial, Dominic Waughray, dans le communiqué qui accompagne la publication de l’étude. Mais « il est possible de produire suffisamment de nourriture pour 10 milliards de personnes et d’améliorer leur santé sans nécessairement cesser de consommer de la viande », ajoute-t-il.

Pour cela, il faudrait améliorer notamment les pratiques agricoles, envisager de consommer mondialement davantage d’insectes et se tourner vers une diète « plus diversifiée ». Cette dernière avenue est d’ailleurs mentionnée dans le plus récent rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat.

FLEXITARISME

Cette diversification, que certains qualifient de « flexitarisme », permettrait de réduire substantiellement les émissions de gaz à effet de serre, concluait d’ailleurs l’automne dernier une étude publiée dans le magazine scientifique Nature.

Selon les données inscrites dans cette étude, la production d’un seul kilogramme de bœuf génère 32,5 kg de CO2. Pour l’agneau, on évalue le bilan à 33 kg par kilogramme produit, et à 2,9 kg pour le porc. À contrario, le bilan est de 0,1 kg pour le soya, 0,06 kg en moyenne pour les légumes, 0,7 kg pour les noix et 1,18 kg pour le riz.

En plus des émissions de GES, les produits d’origine animale monopolisent d’importantes superficies de terres cultivables, pour une moyenne de quatre à six mètres carrés pour chaque kilogramme de bœuf, de poulet, d’agneau ou de porc. Or, les nouvelles terres agricoles sont bien rendues disponibles en recourant à la déforestation. En Amazonie, par exemple, près de 75 % des vastes régions naturelles perdues l’ont été au profit de la production de viande ou des céréales nécessaires pour nourrir les animaux.

Les chercheurs dont les travaux ont été publiés dans Nature suggèrent donc un virage vers un régime quotidien davantage « à base de plantes ». En moyenne, les habitants de la planète devraient ainsi réduire de près de 75 % leur consommation de viande rouge. Pour les Canadiens, ce recul serait davantage de l’ordre de 85 %, en tenant pour acquis un passage à un seul repas à base de viande par semaine.

SANTÉ HUMAINE

L’étude publiée jeudi par le Forum économique mondial souligne en outre que le passage du bœuf vers d’autres sources de protéines permettrait de réduire de 2,4 % à 5 % les décès liés à la diète. Cette réduction serait particulièrement prononcée dans les pays développés, grands consommateurs de viande rouge d’élevage.

L’étude n’a pas fourni de chiffres sur le nombre de personnes qui meurent chaque année de causes alimentaires, mais le Forum économique mondial a affirmé que le remplacement de la viande par d’autres protéines « pourrait empêcher des millions de morts inutiles par an ».

Selon Colleen Thorpe, directrice des programmes éducatifs chez Équiterre, les citoyens sont d’ailleurs de plus en plus sensibles à l’idée de réduire leur consommation de viande, particulièrement pour des raisons de santé.

« C’est un mouvement qui prend davantage d’ampleur depuis environ cinq ans. On le voit aussi de plus en plus chez les jeunes, qui veulent être des vecteurs de changements, même pour leurs parents. Je suis donc plutôt optimiste pour la suite des choses, d’autant plus qu’il est possible d’opérer un changement relativement rapidement. »

Selon Mme Thorpe, il faudra toutefois développer davantage le volet « éducatif » pour modifier les habitudes alimentaires des citoyens. En ce sens, elle estime que le gouvernement a un rôle à jouer, notamment à travers le prochain Guide alimentaire canadien.

Un temps des Fêtes à oublier pour les malades

Est-ce que ça vous surprend de constater le débordement jusqu’à 300% des salles d’urgences au Québec durant la période des Fêtes ?

Chaque année, c’est la même chose et le gouvernement ne fait rien. Dès que la mi-décembre se pointe, c’est la saison des rhumes et de la grippe et tout le monde le sait. Alors on continue d’accorder des vacances au personnel hospitalier, notamment les médecins, et ainsi va la vie. Il faut bien que ces personnes aient des vacances.

Si on s’entend que la maladie n’en prend pas de vacances, et que le personnel des hôpitaux sont les gens de première ligne à répondre à ces urgences, alors pourquoi cette situation de pénurie perdure ? Comme les policiers, les pompiers et ambulanciers sont des premiers répondants, ils doivent être sur un état d’alerte et prêt à toute éventualité pour répondre à la demande. Raison de plus à cause du débordement récurrent.

Vous souvenez vous du 1er janvier 2000 ? Tous les services informatiques étaient sur un pied d’alerte. On craignait le pire au moment d’entrer dans le 21e siècle. Tout le personnel était mobilisé. Aucun congé accordé. C’était obligatoire d’être au travail sans conditions. La situation était prioritaire. Cependant, et c’est évident, la maladie est plus importante que l’informatique. C’est une question de bien-être, de vie ou de mort.

Alors, des solutions, il en existe et avec notre nouveau gouvernement et sa majorité absolue, c’est le temps de réformer la santé. Un solide coup de barre pour ramener les priorités à leurs places. Je vais vous en proposer des solutions.

1- Aucune vacances pour le personnel médical et hospitalier entre le 15 décembre et le 15 janvier. Vous avez choisi de faire ce métier ou cette profession, alors c’est une contrainte à votre choix. Il faut vivre avec parce que la maladie frappe à tout moment. Il vous reste encore 11 autres mois pour les vacances. Les attentes de plus de 5 heures dans une salle d’urgence sont inadmissibles.

2- Obligation pour toutes les cliniques médicales d’ouvrir 24 heures par jour à l’année et accessibles sur tout le territoire. Gérées par des infirmières qualifiées, elles auraient le pouvoir de transférer les cas plus lourds ou demandant des soins hospitaliers précis directement aux hôpitaux via les services ambulanciers déjà en état d’alerte.

3- Il faut éduquer les citoyens sur comment faire face à un malaise et bien évaluer la nécessité de se présenter dans une clinique où à l’urgence d’un hôpital. Ce service doit être accessible également en tout temps.

Voilà trois priorités que le gouvernement actuel doit réformer et imposer. Quand on constate, aux différents bulletins de nouvelles, le pourcentage effarant des débordements des salles d’urgence des hôpitaux, et qu’on trouve ça normal pour la période précitée, il y a un sérieux problème d’analyse.

Au prix gargantuesque que notre service de santé nous coûte, il est temps que quelqu’un prenne le bâton du pèlerin et impose sa restructuration à ce chapitre.

Monsieur Legault et Madame McCann… c’est à vous de jouer !