Le cancer du colon

Un texte de Richard Béliveau, Docteur en biochimie, publié dans le Journal de Montréal du 26 octobre dernier.

BOIRE DU CAFÉ POUR Y SURVIVRE

Une étude rapporte que la consommation régulière de café réduit le risque de décès chez les patients atteints d’un cancer du côlon avancé ou métastatique.

En plus de son contenu élevé en caféine, responsable de ses propriétés stimulantes, le café contient également plus de 800 composés phytochimiques distincts, dotés de multiples activités biologiques.

Certaines de ces molécules comme les diterpènes cafestol et kahweal accélèrent l’élimination des substances cancérigènes, tandis que d’autres, comme les acides caféique et chlorogéniques possèdent une forte activité antioxydante.

La présence simultanée de ces molécules dans le café pourrait expliquer les effets bénéfiques de cette boisson sur la prévention de certaines maladies chroniques, incluant le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, les neurodégénérescences et certains types de cancer, en particulier celui du foie.

CONTRE LES RÉCIDIVES DU CANCER

Un des aspects les plus intéressants de l’action anticancéreuse du café est son impact positif sur la survie des patients atteints du cancer.

Par exemple, une étude a montré que chez les femmes qui ont combattu un cancer du sein hormono-dépendant et qui sont traitées avec le tamoxifène, la consommation de 2 tasses de café et plus était associée à une réduction de 50 % des récidives.

Selon une étude récente, cet effet protecteur serait observé chez les patients atteints d’un cancer du côlon non opérable en raison d’un stade avancé ou de la présence de métastases.

Dans cette étude, 1171 patients qui avaient été au départ, recrutés pour évaluer l’efficacité de deux anticorps dirigés contre les protéines impliquées dans la progression tumorale (cetuximad et bevacizumab) ont accepté de participer à une étude parallèle visant à évaluer l’impact de l’alimentation, en particulier la consommation de café, sur la survie.

En raison du stade très avancé du cancer touchant les patients de cette cohorte, une forte proportion des malades (93 %) sont décédés ou ont vu leur état s’aggraver durant la durée de l’étude (5 ans).

Cependant, les chercheurs ont noté que la consommation de café était associée à une importante baisse du risque de progression de la maladie et de la mortalité : par exemple, les participants qui consommaient 2-3 tasses de café par jour avaient 18 % moins de risque de décéder de la maladie que ceux qui n’en buvaient pas, une protection qui atteint 36 % pour la consommation d’au moins 4 tasses de café par jour.

Ces résultats sont en accord avec une étude précédente qui avait montré que chez les patients qui avaient été traités par chirurgie et chimiothérapie pour un cancer du côlon de stade III, la consommation de 4 tasses de café et plus par jour était associée à une diminution de 42 % du risque de récidive et à une baisse de 33 % du risque de mortalité.

EFFETS MÉTABOLIQUES

Les améliorations de la survie des patients sont observées autant pour la consommation de café régulier que décaféiné, ce qui suggère que ce sont principalement les autres composés phytochimiques du café qui sont responsables des effets positifs de ce breuvage.

D’ailleurs, une étude récente a montré une réduction du risque de mortalité prématurés chez les buveurs de café, indépendamment du contenu en caféine ou du métabolisme de la caféine.

Parmi les candidats possibles, l’acide chlorogénique pourrait jouer un rôle important. Cette molécule diminue la résistance à l’insuline et les taux de glucose sanguins, deux phénomènes qui sont associés à une diminution de la survie des patients atteints d’un cancer du côlon.

L’action antioxydante de cette molécule (et des autres constituants du café) pourraient également être impliquée étant donné que le stress oxydatif contribue à la progression du cancer colorectal et la formation de métastases.

La mauvaise réputation accolée au café pendant de nombreuses années n’a donc aucunement sa raison d’être.

Évidemment, en trop grande quantité, le café peut provoquer différents effets secondaires désagréables (reflux gastro-œsophagiens, ulcères gastro-duodénaux, insomnies).

En quantité raisonnable, par contre, la recherche des dernières années a clairement montré que cette boisson exerce plusieurs effets positifs sur la santé en général, incluant une diminution du risque de mortalité due à des maladies aussi graves que le cancer.

La COVID-19, d’un point de vue médical

Est-ce une fausse nouvelle ? Je ne saurais dire. Mais si je me fie à ma propre expérience, j’ai tendance à dire que ce serait plausible. À tout événement, je veux partager cette opinion (qui circule sur le Web) de la docteure Bonnie Henry, médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique.

Constatant le succès de cette province canadienne, sur la COVID-19, il faut en prendre connaissance et apprécier la vie avec un minimum de contraintes, comme elle le suggère. Elle a contribué à contrôler le virus dans la province, et ses conseils ci-dessous valent la peine d’être notés. Elle travaille avec des virus depuis 20 ans. Voici ses recommandations,  sous toute réserve :

1. Il se peut que nous devions vivre avec la COVID-19 pendant des mois ou des années. Ne le nions pas et ne paniquons pas. Ne rendons pas nos vies inutiles. Apprenons à vivre avec ce fait.

2. Vous ne pouvez pas détruire les virus COVID-19 qui ont pénétré les parois cellulaires en buvant des litres d’eau chaude – vous irez simplement aux toilettes plus souvent.

3. Se laver les mains et maintenir une distance physique de deux mètres est la meilleure méthode pour votre protection.

4. Si vous n’avez pas de patients infectés à la maison, il n’est pas nécessaire d’en désinfecter les surfaces.

5. Les marchandises emballées, les pompes à essence, les paniers et les guichets automatiques ne causent pas d’infection. Si vous vous lavez les mains, vivez votre vie comme d’habitude.

6. La COVID-19 n’est pas une infection alimentaire. Il est associé à des gouttes d’infection comme la « grippe ». Il n’y a aucun risque démontré que ce coronavirus soit transmis par les aliments.

7. Vous pouvez perdre votre odorat avec de nombreuses allergies et infections virales. Ce n’est qu’un symptôme non spécifique de la COVID-19.

8. Une fois à la maison, vous n’avez pas besoin de changer vos vêtements de toute urgence et d’aller vous doucher ! La pureté est une vertu, la paranoïa ne l’est pas !

9. Le virus COVID-19 ne reste pas longtemps dans l’air. Il s’agit d’une infection respiratoire par gouttelettes qui nécessite un contact étroit.

10. L’air est pur, vous pouvez vous promener dans les jardins et dans les parcs en gardant simplement la distance physique requise pour votre protection.

11. Il suffit d’utiliser un savon normal contre la COVID-19 et non un savon antibactérien. C’est un virus, pas une bactérie.

12. Vous n’avez pas à vous soucier de vos commandes de nourriture. Mais vous pouvez tout réchauffer au micro-ondes, si vous le souhaitez.

13. Les chances de ramener la COVID-19 à la maison avec vos chaussures, c’est comme être frappé par la foudre deux fois par jour. Je travaille contre les virus depuis 20 ans et les infections par gouttes ne se propagent pas comme ça !

14. Vous ne pouvez pas être protégé du virus en prenant du vinaigre, du jus de canne à sucre et du gingembre ! Ce sont pour l’immunité pas un remède.

15. Le port d’un masque pendant de longues périodes interfère avec votre respiration et vos niveaux d’oxygène. Portez-le uniquement dans les foules.

16. Le port de gants est également une mauvaise idée; le virus peut s’accumuler dans le gant et se transmettre facilement si vous touchez votre visage.

17. Mieux vaut se laver les mains régulièrement. L’immunité est grandement affaiblie en restant toujours dans un environnement stérile.

18. Même si vous mangez des aliments stimulant le système immunitaire, veuillez sortir régulièrement de chez vous pour vous rendre dans n’importe quel parc ou plage.

19. L’immunité est augmentée par L’EXPOSITION AUX AGENTS PATHOGÈNES, et non en restant assis à la maison et en consommant des aliments frits, , épicés, sucrés et des boissons gazeuses.

Soyez intelligent et restez informé ! Vivez la vie raisonnablement et pleinement. Soyez gentil, calmez-vous et soyez en sécurité.

Dr Bonnie Henry

S’endormir rapidement

5 CONSEILS SIMPLES

Vous avez du mal à vous endormir? Vos tracas quotidiens vous accompagnent même au lit ? Voici 5 conseils simples qui vous aideront à vous endormir plus rapidement.

1. Bougez régulièrement

Un exercice régulier en après-midi ou en début de soirée peut améliorer la qualité de votre sommeil. Par contre, pratiquer un sport intense jusqu’à environ deux heures avant d’aller au lit pourrait avoir l’effet contraire!

2. Instaurez un rituel du soir

Faites une transition entre vos activités de la soirée et le coucher. Et prévoyez au moins une heure de détente avant d’aller au lit. Pendant ce temps, tamisez les lumières et faites des activités calmes qui demandent peu d’attention.

3. Abandonnez les écrans

Laissez de côté votre téléphone mobile et tablette de une à deux heures avant le coucher. Les écrans sont associés à une activité d’éveil, ce qui risque d’activer votre cerveau.

4. Réduisez le temps passé au lit

Après plus de 30 minutes sans trouver le sommeil, il faut sortir de votre lit. Faites de la lecture ou dessinez des mandalas. Et retournez au lit seulement lorsque vous être prêt à vous rendormir. « Il faut que votre cerveau associe votre lit au sommeil, et non pas au fait d’être éveillé », selon Charles M. Morin, professeur, chercheur et psychologue à L’Université Laval.

5. Levez-vous à la même heure

Faites-le même la fin de semaine, peu importe le nombre d’heures que vous avez dormies. Un horaire fixe vous aidera à régler votre horloge interne et à synchroniser votre rythme de sommeil et d’éveil.

Source : Amélie Cléroux. WEB Protégez-Vous, octobre 2020.

Prenons soin les uns des autres

Au-delà de nos différences il faut se rappeler que nous ne sommes pas seuls. Nous sommes tous dans le même bateau. Tout le monde fait partie de cette même grande famille que l’on appelle l’humanité.

Et aujourd’hui, plus que jamais, cette grande famille a besoin de chacun d’entre nous. Vous êtes, nous sommes, un maillon essentiel dans cette grande chaîne de vie. Nous pouvons nous aider et prendre soin les uns des autres. Comment ? La réponse est simple : grâce à la compassion.

Et la compassion, ce n’est pas de la pitié.

La pitié, c’est ce qui nous fait dire « pauvre toi » et penser « heureusement que ce n’est pas moi », en croyant que nous serons épargnés. La pitié, c’est aider l’autre pour ne pas se sentir coupable. Alors que la compassion est plutôt faite de courage, d’humilité et de bonté.

Au milieu de la confusion et de la peur, c’est une main qui se tend pour nous aider à nous relever. C’est un encouragement pour que l’on puisse reconquérir notre dignité. C’est une lueur qui brille au loin dans l’obscurité. C’est un coup de pouce qui nous donne la force de continuer.

UN CADEAU QUI NE S’OUBLIE PAS

La compassion, c’est reconnaître que nous possédons des forces et des faiblesses. Des limites et des capacités. Que nous sommes, à la fois, courageux et vulnérables. Quand nous subissons un coup dur, une perte ou une trahison, la compassion d’une autre personne à notre égard est un cadeau qui ne s’oublie jamais. Un jour ou l’autre, chacun de nous aura besoin d’offrir et de recevoir un tel cadeau.

Les problèmes ne vont pas disparaître simplement par le miracle de la compassion. Mais à la manière dont nous vivrons chacun notre compassion, nous découvrirons une détermination, un courage, une résistance à la peur, à la violence, qui dépassent notre imagination.

Il existe en chacun de nous, qu’on le sache ou non, une source de bonté, de créativité et de compassion qui peut changer notre vie. Changer notre monde. Vous possédez une compassion qui peut tout changer. Vous êtes capable d’écouter sans juger. D’encourager sans envier. D’aimer sans attendre. De pardonner sans condamner. De donner sans condition.

Et aujourd’hui, dans la mesure du possible, je vous invite à poser un geste de compassion pour vous-même, pour ceux et celles que vous aimez et pour tous ceux qui traversent actuellement des moments difficiles. Soyez compatissant pour l’humanité.

Source : Article remanié de Nicole Bordeleau, paru dans la revue Profil, de la Coopérative funéraire du Grand Montréal. Vol. 32 No. 2,

L’apnée du sommeil…

UNE COMPLICATION DU DIABÈTE DE TYPE 2 ?

Beaucoup de personnes vivant avec le diabète de type 2 font également de l’apnée du sommeil. Existe-t-il un lien entre ces deux conditions ?

QU’EST-CE QUE L’APNÉE DU SOMMEIL ?

Le terme apnée signifie une « suspension momentanée de la respiration ». L’apnée du sommeil se caractérise donc par le fait d’arrêter de respirer en dormant.

La forme d’apnée du sommeil la plus fréquente est l’apnée obstructive. Normalement, durant le sommeil, les muscles qui contrôlent la langue, le palais mou et les parois du pharynx maintiennent les voies respiratoires ouvertes.

Cependant, chez les personnes qui font de l’apnée du sommeil, il y a un relâchement de ces muscles. Ce relâchement obstrue, en partie ou en totalité, le passage de l’air vers les poumons, ce qui entraîne un arrêt de la respiration. Les arrêts respiratoires peuvent survenir jusqu’à 30 fois par heure et durer de 10 à 60 secondes !

QUELLES SONT LES CONSÉQUENCES POTENTIELLES DE L’APNÉE DU SOMMEIL ?

L’apnée du sommeil peut causer des ronflements et une sensation d’étouffement durant la nuit. De plus, les microréveils engendrés par les arrêts respiratoires affectent grandement la qualité du sommeil. Ainsi, des symptômes liés à la fatigue peuvent se manifester durant le jour comme de la somnolence, de l’irritabilité, des maux de tête, etc.

Si la situation perdure, cela peut entraîner des troubles de la concentration ou de la mémoire, une difficulté à vaquer à ses occupations quotidiennes, une diminution de la performance au travail, une augmentation du risque d’accident de la route et même une dépression.

En plus des symptômes liés à une mauvaise qualité du sommeil, l’apnée du sommeil augmente les risques de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2.

Y A-T-IL UN IMPACT SUR LA GESTION DU DIABÈTE ?

On sait qu’un sommeil perturbé peut entraîner une augmentation de la glycémie à cause des phénomènes suivants :

– diminution de la sensibilité des cellules à l’insuline;

– diminution du fonctionnement des cellules qui produisent l’insuline.

Par ailleurs, un manque de sommeil chronique peut s’avérer néfaste pour la gestion du poids en diminuant la quantité d’énergie dépensée par le corps et en augmentant l’appétit.

Ainsi, l’apnée du sommeil qui n’est pas traitée peut nuire à la gestion du diabète.

QU’EST-CE QUI AUGMENTE LE RISQUE DE FAIRE DE L’APNÉE DU SOMMEIL ?

– Avoir un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 30;

– Avoir un menton reculé ou fuyant, un visage étroit ou une petite mâchoire;

– Avoir une circonférence de cou élevée;

– Avoir des antécédents familiaux d’apnée du sommeil;

– Être de sexe masculin;

– Avoir 50 ans et plus;

– Être ménopausée;

– Avoir des allergies respiratoires;

– Consommer du tabac, de l’alcool ou des somnifères de façon régulière;

– Avoir une obstruction nasale importante imposant une respiration par la bouche.

L’un des facteurs de risque communs à l’apnée du sommeil et au diabète de type 2 est le fait d’avoir un IMC élevé. C’est l’une des raisons expliquant pourquoi plusieurs personnes vivant avec le diabète font également de l’apnée du sommeil.

UNE CONDITION SOUS-DIAGNOSTIQUÉE !

On estime que seulement 20 % des personnes qui font de l’apnée du sommeil auraient reçu ce diagnostic. Cette faible proportion s’explique entre autres par le fait que c’est une condition qui se développe lentement. De plus, les personnes n’ont pas conscience de leurs microréveils et la fatigue ressentie est un symptôme qui peut sembler commun et banal pour plusieurs.

DORMEZ-VOUS DEBOUT ?

Il existe un test simple et fiable qui permet d’évaluer ses probabilités de somnolence ou d’endormissement pendant la journée dans différentes circonstances de la vie quotidienne, appelée l’« échelle de somnolence d’Epworth »,

Cet outil n’est pas un test de dépistage de l’apnée du sommeil, mais il permet d’indiquer la possibilité qu’il y ait un trouble du sommeil nécessitant une consultation auprès d’un médecin ou bien une évaluation plus approfondie auprès de spécialistes du sommeil.

QUOI FAIRE SI VOUS PENSEZ FAIRE DE L’APNÉE DU SOMMEIL ?

La première étape est d’en parler à votre médecin. Celui-ci sera en mesure d’évaluer vos symptômes, votre état de santé et vos antécédents afin de vous prescrire au besoin un test de diagnostic. Il existe trois tests possibles. Ceux-ci sont remboursés par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), mais il peut y avoir un délai d’attente. Certaines cliniques privées offrent aussi ces services moyennant des frais.

QUEL EST LE TRAITEMENT ?

Une fois le diagnostic d’apnée du sommeil confirmé, le premier choix est la ventilation par pression positive continue. Ce traitement consiste à dormir avec un appareil qui pousse de l’air de façon continue dans les voies respiratoires par le biais d’un tube et d’un masque. Le jet d’air crée suffisamment de pression pour garder les tissus ouverts, donc les voies respiratoires ne peuvent s’affaisser ou se fermer. Cela permet de contrôler les arrêts respiratoires et les ronflements.

Cet appareil est communément appelé « CPAP » en raison de l’acronyme anglais continuous positive airway pressure.

L’appareil est portatif (voir photo au début de l’article) et peut donc facilement être transporté lors des déplacements à l’extérieur. Les coûts varient entre 1 500 $ et 2 200 $ et peuvent être remboursés en partie par certains régimes d’assurance privés.

Selon les besoins, d’autres traitements de l’apnée du sommeil peuvent être envisagés comme des prothèses, une thérapie positionnelle ou encore des bandelettes nasales.

La majorité des personnes souffrant d’apnée du sommeil qui traitent ce problème rapportent de nombreux bienfaits et une amélioration substantielle de leur qualité de vie.

Bref, l’apnée du sommeil est une condition qu’il ne faut pas banaliser. Elle doit être diagnostiquée et prise en charge afin de prévenir le développement d’autres problèmes pouvant affecter la qualité de vie et la santé.

Si vous vivez avec le diabète de type 2, soyez à l’affût des signes d’apnée du sommeil… et dormez bien !

Source : Revue Plein Soleil, automne 2020, Valérie Savard, Dt. P., M. Sc., p,40

Consommer le concombre pour ses bienfaits

Fruit de la famille des Cucurbitacées et originaire de l’Himalaya, le concombre est accessible à toutes les bourses, peu calorique, et facile à préparer sous ses différentes formes.

Sa richesse en eau et en fibres lui permet de stimuler le transit intestinal, ce qui en fait un allié de premier choix pour perdre du poids.

Le mieux est de le consommer cru et avec la pelure afin de profiter au maximum de ses multiples propriétés.

Le concombre, en un allié minceur essentiel

L’un des principaux bienfaits de ce légume réside dans sa faible teneur en calories. Parce qu’il est majoritairement composé d’eau, il ne compte qu’une dizaine de calories aux 100 grammes, ce qui en fait un allié de premier choix pour les personnes souhaitant limiter leur consommation de calories.

Une source importante de vitamines

Lorsqu’il est consommé à jeun et cru, le concombre possède des propriétés dépuratives, drainantes et diurétiques. Son importante teneur en fibres lui permet par ailleurs de mieux faire fonctionner le transit. Quant à ses vitamines, elles agissent en tant qu’anti-stress naturel.

Un garant de l’haleine fraîche

S’il ne remplace évidemment pas le brossage des dents, le concombre contribue toutefois à une bonne hygiène bucco-dentaire en éliminant les bactéries buccales responsables de la mauvaise haleine. Il faut pour cela poser une tranche de concombre sur le palais chaque jour pendant une minute.

Côté beauté

Autre façon de profiter des nombreux avantages du concombre pour la santé : l’appliquer sur la peau. Posé en tranches sur les yeux ou transformé en lotion, le concombre possède des propriétés astringentes, assainissantes, hydratantes et cicatrisantes. Il est idéal pour lutter contre les démangeaisons, les rougeurs et même les rides en le transformant en antirides naturel pour redonner à la peau tout son éclat.

Côté maison.

Frotté contre une vitre ou un miroir après une douche ou un bain, le concombre permet d’éliminer la buée dans la salle de bains.

Ses contre-indications :

Même si les vertus du concombre sont nombreuses, il existe un risque lié à la consommation de ce fruit : le syndrome d’allergie orale. Certaines personnes allergiques au pollen sont en effet sujettes à l’apparition de sensations de brûlures et de démangeaisons dans la bouche et la gorge après avoir consommé du concombre.

Bien choisir le concombre

Pour profiter des vertus du concombre, mieux vaut savoir le choisir correctement. Ses deux extrémités doivent être fermes, et sa pelure doit être verte et lisse pour assurer un maximum de fraîcheur. Plus votre concombre sera petit, plus ses saveurs seront concentrées.

Le saviez-vous ?

Pendant de nombreuses années, le concombre était utilisé pour ses vertus médicinales. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles on le retrouve fréquemment dans les cosmétiques.

Source : Pleine vie

Cancer du sein

UNE CRISE CARDIAQUE AUGMENTE LE RISQUE DE RÉCIDIVE

Une étude récente rapporte que les survivantes d’un cancer du sein qui subissent un infarctus du myocarde après leur traitement sont à plus haut risque de récidive et de décéder de leur cancer.

Le cancer et les maladies cardiovasculaires représentent à eux seuls plus de la moitié des décès qui surviennent au Canada chaque année (34 % pour le cancer et 18 % pour les maladies cardiovasculaires).

Ces deux maladies semblent à première vue très différentes l’une de l’autre : alors que le cancer est causé par la croissance incontrôlée des cellules, les maladies cardiovasculaires comme l’infarctus du myocarde et l’AVC sont plutôt dues à un blocage de la circulation sanguine vers le cœur et le cerveau

PROBLÈMES DE COAGULATION

Malgré ces différences, plusieurs observations cliniques montrent pourtant l’existence d’un lien étroit entre le cancer et les maladies cardiovasculaires.

Le mieux caractérisé est le très haut risque des patients cancéreux de développer des problèmes de coagulation, les thromboses veineuses (phlébites) en particulier.

Ces caillots peuvent également se former au niveau des artères qui irriguent le cœur et le cerveau, menant à une hausse importante du risque d’infarctus et d’AVC.

Ces désordres de la coagulation touchant tant les veines que les artères sont tellement fréquents que leur apparition, que ce soit sous forme de phlébites ou d’accidents cardiovasculaires, peut être un signe annonciateur de la présence d’un cancer non diagnostiqué.

INFARCTUS PROCANCÉREUX

Une étude récemment parue dans le prestigieux Nature Medicine suggère que l’inverse est aussi vrai, c’est-à-dire qu’un accident cardiovasculaire pourrait aussi accélérer le développement du cancer.

Les chercheurs ont observé chez des modèles génétiquement prédisposés
à développer un cancer du sein qu’un infarctus du myocarde (provoqué par l’occlusion d’une artère coronaire) était associé à une hausse marquée de la croissance des tumeurs mammaires.

Non seulement ces tumeurs contiennent des cellules cancéreuses qui prolifèrent plus rapidement, mais elles sont en plus infiltrées par une classe de globules blancs (les monocytes) qui possèdent une forte activité immunosuppressive.

Il semble qu’à la suite de l’infarctus, les précurseurs des monocytes présents au niveau de la moelle osseuse modifient l’expression de certains gènes pour devenir immunosuppresseurs et migrent par la suite vers les tumeurs où elles empêchent les lymphocytes T tueurs (CD8) d’éliminer les cellules cancéreuses.

Autrement dit, l’infarctus du myocarde reprogramme la réponse immunitaire
et crée un climat immunosuppresseur qui protège les cellules cancéreuses et favorise la croissance tumorale.

HAUSSE DES RÉCIDIVES

Une analyse rétrospective d’études réalisées auprès de femmes atteintes d’un cancer du sein suggère que ce lien entre infarctus du myocarde et cancer observé chez les modèles animaux existe aussi chez les patients cancéreux.

Les données recueillies dans deux cohortes différentes indiquent en effet qu’un accident cardiovasculaire était associé avec une hausse de 60 % du risque de récidive du cancer du sein et de 60 % du risque de mortalité associé à ce cancer. Pour éviter les récidives, les survivantes d’un cancer du sein doivent donc porter une attention particulière à leur santé cardiovasculaire et demeurer très attentives à tout symptôme typique d’une atteinte cardiaque.

Cette relation étroite entre le cancer et les maladies cardiovasculaires fait aussi en sorte qu’il est primordial d’adopter une approche préventive globale pour réduire simultanément le risque de ces deux maladies.

Ce qui est tout à fait possible, car malgré leurs différences, ces deux maladies ont en commun d’être toutes les deux étroitement liées au mode de vie : plusieurs études ont en effet montré que l’absence de tabagisme, le maintien d’un poids corporel normal, une activité physique régulière, et une alimentation principalement basée sur un apport élevé en végétaux peuvent diminuer considérablement le risque de développer un cancer et une maladie cardiovasculaire.

Adopter ces habitudes de vie permet donc de faire d’une pierre deux coups et d’augmenter considérablement les probabilités de vivre longtemps et en bonne santé.

Source : Richard Béliveau, pages Santé, JdeM 21 septembre 2020

COVID-19 : carences vitaminiques

Tous les jours on en apprend toujours un peu plus sur cette calamité qui hypocritement nous surveille comme un oiseau de proie. Les spécialistes de toute la planète arrivent avec leurs solutions à être testées et l’espoir renaît soudainement jusqu’au prochain espoir. Cependant, tous s’entendent pour dire que ce sera long avant de vaincre le virus. Les avancées arrivent à petites gouttes.

Plus près de nous, chez nous en fait, le Docteur en biochimie, Richard Béliveau, nous apprenait dans les pages du Journal de Montréal du 23 août, que la vitamine D pourrait être bénéfique à l’égard de la COVID-19.

Voici ce qu’il affirme :

LA VITAMINE D POUR PRÉVENIR LES COMPLICATIONS GRAVES DE LA COVID-19

Une étude italienne récente rapporte que plus des trois quarts des patients touchés par la COVID-19 et ayant développé un syndrome respiratoire aigu présentent une carence en vitamine D qui augmente le risque de décéder de la maladie.

Un peu plus de six mois après le début de la pandémie, il est maintenant clairement établi que la sévérité de la maladie varie considérablement
d’une personne à l’autre et de cas que certains facteurs peuvent accélérer considérablement le développement d’atteintes graves.

Un des plus importants est bien entendu l’âge. Selon une étude britannique, les personnes de 80 ans ont 20 fois plus de risque de décéder de la maladie que celles dans la cinquantaine et jusqu’à 400 fois plus que les jeunes adultes dans la vingtaine.

La présence d’une comorbidité comme l’obésité, les maladies cardiovasculaires, le cancer ou encore le diabète représente également un important facteur de risque.

Par exemple, une analyse par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis de 1,7 million de cas diagnostiqués de COVID-19 a révélé que les patients touchés par l’une ou l’autre de ces conditions préexistantes avaient un risque de mortalité 12 fois plus élevé que ceux qui n’avaient pas de problèmes de santé au moment de l’infection.

DÉFICIENCE

Les résultats d’une étude italienne suggèrent que la carence en vitamine D pourrait représenter un autre important facteur de risque de développer des complications graves de la COVID-19 et de décéder de la maladie.

En analysant une cohorte de patients traités pour un syndrome respiratoire aigu sévère, il a été constaté que 81 % des sujets présentaient des taux sanguins de vitamine D inférieurs à la normale, avec 24 % d’entre eux qui étaient touchés par une carence sévère.

Ces très faibles taux de vitamine D semblent avoir un impact majeur sur le pronostic des patients, avec un taux de mortalité de 50 % dans les 10 jours suivant l’hospitalisation, comparativement à seulement 5 % chez ceux dont les taux de vitamine étaient plus élevés que 10 ng/mL.

Selon les auteurs, ces observations suggèrent une supplémentation en vitamine D de façon à atteindre des taux sanguins normaux devrait fortement être considérée, en particulier pour les populations qui sont à plus haut risque de développer des complications graves du coronavirus.

Même si d’autres études sont nécessaires pour approfondir cette association entre la vitamine D et la COVID-19, il reste que ce lien est biologiquement logique.

ANTI-INFLAMMATOIRE

Son rôle essentiel dans la santé des os est évidemment bien connu, mais la vitamine D est beaucoup plus que cela.

C’est une molécule physiologiquement très active qui influence la fonction de plus de 200 gènes différents, incluant certains impliqués dans la maturation des cellules immunitaires, ce qui présente un avantage dans la réponse du corps à l’attaque virale.

De plus, cette vitamine possède une action anti-inflammatoire et il a été rapporté que les personnes qui possèdent des taux sanguins adéquats de vitamine D sont moins à risque de développer des conditions inflammatoires incontrôlées et de forte intensité (cytokine storm) à la suite de l’infection, un phénomène qui joue un rôle prédominant dans le développement des formes sévères de COVID-19. La biochimie supporte bien l’épidémiologie.

10 MINUTES AU SOLEIL

De mai à septembre, une simple exposition du visage et des bras pendant 10 minutes au soleil permet au corps de produire suffisamment de vitamine D pour combler nos besoins.

Par contre, avec l’arrivée de l’automne, la diminution de la durée d’ensoleillement risque de faire augmenter le nombre de personnes carencées en vitamine D au beau milieu de la période où on prévoit une recrudescence de la transmission du coronavirus responsable de la COVID-19.

La prise de suppléments contenant 1000 UI de vitamine D est une façon simple, économique et efficace d’augmenter l’apport de cette vitamine et de diminuer les risques de complications découlant de cette maladie infectieuse.

Des séquelles à long terme pour la COVID

On pensait avoir tout vu et tout appris sur la COVID-19, voilà que des scientifiques découvrent des nouvelles séquelles à ce coronavirus.

AGENCE QMI | Les scientifiques ne sont pas au bout de leur peine après avoir découvert que la COVID-19 pourrait avoir des conséquences à long terme sur certains patients.

Les premiers cas ont poussé les experts à croire que les problèmes respiratoires étaient la seule conséquence de l’exposition au virus. Puis, les symptômes neurologiques ont été observés : maux de tête, vertiges, et perte de goût et de l’odorat.

Dans les cas plus extrêmes et lorsqu’il s’attaque au sang, le virus peut aller jusqu’à causer des thromboses et des accidents vasculaires cérébraux.

« Nous croyions qu’il ne s’agissait que d’un virus respiratoire. Finalement, ça atteint le pancréas, le cœur, le foie, le cerveau, les reins et d’autres organes. On n’a pas vraiment réalisé ça au début », a confié à l’agence de presse Reuters le Dr Éric Topol, cardiologue et directeur de l’institut de recherche Scripps, en Californie.

BIEN SE RÉTABLIR

Même ceux qui auront vaincu la maladie pourraient garder des séquelles de leur combat. Le rétablissement serait d’ailleurs une étape cruciale, selon la Dre Sadiya Khan, cardiologue au centre de soins Northwestern Medicine, à Chicago.

Les patients qui ont été aux soins intensifs ou qui ont dû avoir de l’aide d’un respirateur pendant des semaines devront travailler leur mobilité et leur force.

« Ça peut prendre jusqu’à sept jours pour chaque jour, passé à l’hôpital, pour regagner ce genre de force, a indiqué Sadiya Khan. C’est encore plus dur avec l’âge, et vous pourriez ne jamais retrouver votre niveau de fonctionnement. »

LONGUE SOUFFRANCE

Les médecins cherchent désormais à aider les patients qui n’ont pas eu de symptômes nécessitant une hospitalisation, puisque certains souffrent pendant des mois après avoir contracté le virus.

Selon plusieurs experts, ces conséquences à long terme peuvent se manifester par une fatigue persistante et une impression d’avoir le souffle court. Les experts ignorent encore combien de temps ces symptômes typiques du coronavirus disparaissent généralement au bout de deux à trois semaines, il est estimé qu’un malade sur dix combat la maladie pendant plus longtemps.

Selon la Dre Khan, il y a un parallèle à faire entre la COVID-19 et le VIH, qui cause le SIDA. Selon elle, l’accent a d’abord été mis sur les morts, avant d’étudier les complications.

La modération a bien meilleur goût

Comme le disait il y a quelques années ce slogan d’une certaine campagne publicitaire d’Éduc’alcool, il faut définitivement contrôler sa consommation d’alcool et principalement en période de stress. Les conseils qui suivent pourraient vous aider à passer au travers sans hériter des conséquences néfastes d’une forte consommation.

NE NOYEZ PAS VOTRE STRESS

Pour vous détendre en période de stress, quelques verres « de trop » sont devenus coutume ? Voici quelques conseils pour retrouver une saine consommation d’alcool.

Dans des moments difficiles, l’alcool devient pour plusieurs un moyen de relaxer. C’est ainsi que vous êtes nombreux à avoir mis les apéros virtuels à votre agenda pendant la période de confinement. Et peut-être avez-vous pris l’habitude de prendre un verre ou deux de plus, sachant que vous n’aviez pas à conduire…

« Quand on est confiné à la maison, les freins naturels à la surconsommation, comme la conduite, n’existent plus, explique Hubert Sacy, directeur général d’Éduc’alcool. Il est plus facile de boire davantage et à n’importe quel moment de la journée, notamment pour noyer le stress de l’ennui. »

Si vous avez pris de mauvais plis, voici quelques conseils pour vous aider à retrouver une consommation équilibrée.

FAITES LE POINT

Hubert Sacy suggère de profiter de toute fin d’un épisode stressant pour évaluer votre consommation d’alcool. Est-elle plus élevée qu’avant ? Questionnez-vous également sur les raisons qui vous poussent à prendre de l’alcool. « La recherche de l’effet euphorisant pour chasser le stress, par exemple, pousse à trop boire », signale le directeur général d’Éduc’alcool. En prendre conscience est la première étape vers de meilleures habitudes.

« Évaluez aussi la place que tient l’alcool dans votre budget », ajoute-t-il. Si vous dépensez plus qu’avant en vin, bière ou spiritueux, cela indique probablement que votre consommation a augmenté.

COMPTEZ VOS VERRES

« Analysez la fréquence de votre consommation et la quantité d’alcool ingérée », conseille Anne Élizabeth Lapointe, directrice générale de la Maison Jean Lapointe. Vous pouvez utiliser les questionnaires de Toxquebec.com dans la section « s’auto-évaluer », ou simplement tenir un journal de vos habitudes.

Votre objectif ? Suivre les limites recommandées par Éduc’Alcool : pas plus de deux verres par jour pour les femmes, pour un total de 10 par semaine, et pas plus de trois verres par jour pour les hommes, pour un total de 15 par semaine. « On respecte idéalement au moins deux jours d’abstinence par semaine », ajoute Anne Élizabeth Lapointe

ALTERNEZ ENTRE BOISSONS ALCOOLISÉES ET BOISSONS NON ALCOOLISÉES

Évidemment, il y a le bon vieux truc du verre d’eau entre chaque verre d’alcool. Sinon, le site alternalcool.com, créé par Éduc’alcool, vous propose plus de 150 recettes de cocktails sans alcool.

RELAXEZ… AUTREMENT

Pour diminuer votre stress ou vous changer les idées, sortez plutôt prendre l’air, méditez, cuisinez, faites de l’exercice. « Et, en cas de besoin, n’hésitez pas à demander de l’aide professionnelle pour gérer votre anxiété », conseille la directrice générale de la Maison Jean Lapointe.

AU BESOIN, CONSULTEZ DES EXPERTS EN DÉPENDANCE

« Si vous êtes un buveur excessif, n’arrêtez pas subitement », prévient Anne Élizabeth Lapointe. Commencez par diminuer le nombre de verres quotidiens, puis introduisez les jours d’abstinence. En y allant graduellement, on évite au corps de subir les symptômes du sevrage.

Vous n’y arrivez pas ? Il existe plusieurs ressources pour vous guider. La Maison Jean Lapointe (maisonjeanlapointe.org) offre notamment un nouveau programme d’accompagnement virtuel disponible en tout temps : présence d’une infirmière et d’un médecin, rencontres individuelles et en groupe avec un intervenant spécialisé… Le tout à distance !

Source : Nathalie Kinnard, revue Protéges-Vous, juillet 2020

Randonneurs : appréciez vos sorties

5 CONSEILS AVANT DE PARTIR EN RANDONNÉE

Avec plus de 11 000 km de sentiers balisés, le Québec est le paradis de la randonnée pédestre. Accessible, c’est l’activité de plein air par excellence pour se mettre en forme et redécouvrir la richesse et les beautés du territoire québécois. Mais avant de se lancer sur les sentiers, il faut se préparer.

PROGRESSER LENTEMENT

Vous rêvez de gravir un pic escarpé et de prendre le plus beau cliché au sommet de la montagne ? Débutez d’abord avec une courte randonnée et augmentez progressivement la durée et le dénivelé. La mise en forme va ainsi se faire naturellement, sans vous épuiser. Règle générale, une randonnée d’une demi-journée représente un bon départ et vous permettra de revenir avec le sourire.

MARCHER EN BONNE COMPAGNIE

Pas question de s’aventurer seul dans la nature, surtout si on est novice en la matière ou qu’on connaît peu le secteur. Marcher en famille ou en groupe est certes plus sécuritaire, mais aussi plus motivant. Psitt ! N’oubliez pas de respecter la distance de 2 m entre chaque marcheur.

REMPLIR LE SAC À DOS (SANS LE SURCHARGER)

Même pour une courte randonnée, le sac à dos est de mise. Se perdre ou se faire surprendre par un orage font partie des risques de l’activité. Mieux vaut être prêt à toute éventualité. Outre une gourde d’eau et une collation, on emportera un imperméable léger, une carte topographique, une boussole, une trousse de premiers soins et une trousse de survie (incluant un sifflet).

Vous avez peur de trébucher ? Les bâtons de marche sont vos alliés; ils vous aideront dans les montées soutenues et dans les descentes abruptes.

ÊTRE BIEN CHAUSSÉ

Il n’est pas nécessaire d’investir dans l’achat de bottes de randonnée chères. Une paire de chaussures sportives robustes ou de courses en sentier (vérifiez l’adhérence de la semelle) fera l’affaire pour les randonnées sur sentiers balisés. Mais, de grâce, laissez les « gougounes » et les chaussures de ville à la maison ! Vos chevilles vous en remercieront.

SUIVRE LES SAISONS

Où aller ? Le territoire québécois est vaste : des parcs nationaux aux sentiers municipaux; des sentiers urbains aux tracés escarpés, il y en a pour tous les goûts et niveaux. Vérifiez d’abord qu’ils soient ouverts avant de vous déplacer.

Un truc est de suivre les saisons. Au printemps, le sud du Québec bourgeonne avant les secteurs plus au nord. En été, recherchez la fraîcheur des forêts denses et évitez les sentiers au soleil plombant. Tandis qu’en automne, pour profiter pleinement de la saison des couleurs, ce sont les forêts de feuillus qui font courir les foules.

4 SENTIERS AU TOP

1- Près de Montréal, le mont Saint-Hilaire est le lieu idéal pour s’initier à la randonnée, avec ses 7 sentiers allant de 500 m à 4,9 km.

2- Le parc national d’Oka compte 3 parcours faciles, dont Le Calvaire d’Oka qui offre un beau point de vue.

3- À trente minutes de Québec, le sentier Les Loups du parc national de la Jacques-Cartier est un incontournable pour les randonneurs intermédiaires, avec son dénivelé de 500 m sur 10 km (aller-retour).

4- En quête d’émotions fortes ? Le sentier de L’Acropole-des-draveurs dans Charlevoix est le lieu des randonneurs expérimentés.

BONNES RANDONNÉES

Source : Annie Lafrance, revue Plein Soleil, été 2020