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Dernièrement, deux publicités ont envahies nos écrans, pour mousser la vente de produits et inciter les consommateurs à acheter. Ce qui m’irrite au plus haut point c’est que les narrateurs annoncent la marque en anglais. Même pas une petite gêne ou même un semblant de respect pour le Québec francophone. J’ai laissé passer le temps en espérant une plainte ou même une petite dénonciation quelque part dans les journaux… Rien !
Le premier produit est la nouvelle bière Budweiser 4. Et le narrateur francophone insiste pour mentionner la Budweiser-four, sur tous les réseaux français. Pourquoi pas Budweiser-quatre ? Parce qu’il est écrit sur l’étiquette Budweiser 4. Alors pourquoi prononcer la marque à l’anglaise. Je ne comprends pas. Seulement pour cette raison, je n’en n’achèterai pas. Ils ne méritent pas ma clientèle. Que font nos agences de publicité ? Ils sont probablement de Toronto et dorment au gaz ou se disent “c’est pas grave, on peut leur passer n’importe quoi aux francophones, surtout québécois”.
Le second produit est le nouveau jambon Natural Selection de Maple Leaf. Encore là, le comédien mentionne bien Natural Selection dans sa promotion. Pourquoi pas Sélection Naturelle ? C’est trop compliqué ? Ça ne fait pas in ? Ça ne fait plus tendance ? Maple Leaf, avec ses derniers déboires de produits impropres à la consommation aurait pu faire amende honorable et inscrire les deux traductions sur ce produit. Plus simple que ça, tu meurs. Ils n’ont même pas fait ce petit effort, par respect pour leur clientèle francophone. Allons donc, nous sommes une bourgade dans une mer anglophone. Les gaulois d’Astérix se défendaient beaucoup mieux que nous contre l’envahisseur.
Ces grosses compagnies étrangères se cachent derrière des marques de commerce et les agences de publicité ne se posent même pas la question. Mon oeil ! On a une loi 101 et même l’Office de la langue française n’est foutue de la faire respecter. On est mort. On est déjà assimilé. Lentement mais sûrement… À petites doses… C’est triste mais les dinosaures-dénonciateurs de mon époque sont à la veille de s’éteindre. Je lève cependant ma bière à ceux et celles qui résistent, et ce n’est pas une Budweiser 4. Oh que non, comme dirait Marcel.