L’immobilisme au Québec

Le Larousse définit l’immobilisme comme étant une disposition à se satisfaire de l’état (politique, social, etc.) présent; opposition systématique à toute innovation. C’est fou comme je reconnais le Québec d’aujourd’hui dans ces définitions. C’est un  mal qui le ronge.

Quelque soit le projet à développer ou à implanter ici, on se bute toujours aux groupes de pressions, écologistes, pseudo-experts qui s’y opposent farouchement et mènent tout un branlebas de combat pour le faire avorter.

On crée des comités et des sous-comités puis on en parle, on en parle et on en parle encore sans arriver à rien. On tourne continuellement en rond et souvent c’est pour cacher des intérêts politiques ou personnels. En clair, on s’enfarge dans les fleurs du tapis.

Prenez le cas de la commission d’enquête sur la construction de l’amphithéâtre à Québec, ça sent le règlement de compte à plein nez. Québécor dérange ! Pourtant c’est un fleuron de l’économie québécoise qui crée des emplois au Québec. On agit par jalousie ou quoi ?

Enchaînons avec le CHUM. Dix ans d’études, d’évaluation, de comités pour simplement arriver à s’entendre sur un emplacement. Depuis ce temps, les coûts ont explosés. Pas surprenant avec tout l’immobilisme qu’on y a mit. Ce n’est pas grave… les CONtribuables paient la note.

On n’est pas capable de faire quoi que ce soit au Québec et tous les projets se déroulent dans la controverse. Le progrès, l’innovation, les initiatives, on s’en fout. Si ça perturbe notre quotidien, on se braque. Tout va mal.

D’un coup, les ponts et tunnels sont tous à refaire. Les infrastructures craquent de partout. On a perdu le contrôle. J’ai peine à croire qu’on n’ait pas vu venir le coup. On s’est littéralement fermé les yeux et aujourd’hui on en subit les conséquences de cet immobilisme.

Remarquez qu’avec tous les mouvements d’opposition, on récolte les politiciens qu’on a. On les élit avec des majorités sans leur autoriser les pouvoirs. Dès que des réformes sont proposées c’est aussitôt la levée de boucliers.

À mon sens, un seul se démarque sur le plan municipal et c’est le maire Labaume de Québec. C’est un bulldozer qui ne fait pas dans la dentelle et qui dit ce qu’il pense, que ça plaise ou non. Son élection lui donne ce droit. J’aime sa manière de gérer sa ville. Il dérange et pour cette seule raison il a mon admiration. Si tout le Québec était gouverné par des personnes comme lui, les choses bougeraient rapidement. D’ailleurs, qui ne rêverait pas de l’avoir comme maire. Il sait ce qu’il veut et il prend les moyens pour l’obtenir. Il a des grosses couilles !

Feu Jean Drapeau était comme ça, en plus raffiné, mais il était tout d’un bloc et déterminé. On ne lui pilait pas sur les pieds sans conséquence. Il menait ses projets à fond et remplissait son rôle à la perfection. Malheureusement, il n’a jamais été remplacé depuis son départ et SA ville, comme il s’amusait à le répéter, s’enlise comme jamais dans l’immobilisme. Labaume est de cette race.

Dans tout ça, c’est notre mentalité de québécois, de colonisé, qui nous fait le plus de tort. Celle d’envier malicieusement nos concitoyens qui réussissent, jusqu’à en développer une jalousie maladive. Dans un tel contexte, il ne faut pas s’étonner de faire du surplace et de regarder le train passer.

Un commentaire sur “L’immobilisme au Québec

  1. D’accord avec toi sur toute la ligne. Comme le dirait Mongrain: le syndrome de la haie de cèdre, s’il y en a un qui dépasse les autres, coupons lui la tête. Voilà la réputation que les québecois se sont faite. Heureusement, il y en a qui pense différamment.
    À la r’voyure…

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