L’immunité des Bruins de Boston

Mike Murphy, vice-président aux opérations hockey de la Ligue Nationale a tranché; 4 matchs de suspension à Aaron Rome des Canucks de Vancouver, pour avoir appliqué une très solide mise en échec à la tête, à Nathan Horton des Bruins de Boston. Est-ce que la ligue a modifié son approche face aux coups portés à la tête ? Permettez-moi d’en douter parce que ça implique Boston et on sort ses gros sabots devant cette équipe qui traîne une réputation de salauds.

Quoi qu’il en soit, je m’interroge sur ce verdict, si je le compare à l’incident, ou plutôt la tentative de blesser volontairement de Zdeno Chara, à l’endroit de Max Pacioretty le 8 mars dernier. Le geste était on ne peut plus volontaire et la ligue avait statué qu’il n’avait rien de répréhensible. Est-ce que les Bruins ont une immunité particulière ? C’est bizarre également que Mark Recchi n’y soit pas allé d’une déclaration stupide pour dire que Horton simulait sa blessure ou sa commotion, comme il l’a fait envers Pacioretty.

J’ai regardé les matchs de cette série finale et les joueurs jouent allègrement à se démolir, sans qu’aucune sanction ou pénalité ne soit décernée. Les arbitres laissent le jeu se dérouler impunément et la Ligue nationale salive à l’effet que c’est bon pour le spectacle… Drôle de mentalité. Et à Boston, ils sont débiles. Dès qu’un joueur des Bruins applique une violente mise en échec à un adversaire, c’est l’euphorie, pour ne pas dire l’hystérie dans l’assistance. Des sadiques ! Quand on compare la mise en échec d’Aaron avec les autres le long des bandes, on peut se poser la question sur laquelle fut la plus violente. De plus, que faisait Horton la tête entre les deux jambes ? Il admirait sa passe ?

Espérons que Brendon Shanahan saura rétablir une certaine crédibilité au comité de discipline et que la ligue prenne ses responsabilités de punir sévèrement les coups à la tête. Si on s’en remet à la vidéo pour  décider d’un but douteux, pourquoi ne pas prendre le même moyen pour décerner une pénalité justifiée. Le préfet de discipline verra par la suite à appliquer une sanction très dissuasive. N’attendons pas qu’un médecin constate un décès en direct, sur la surface de jeu.

Vous vous rappelez, au baseball, la foudroyante crise cardiaque qu’avait subie l’arbitre au marbre Norman McSherry, lors d’un match d’ouverture. C’était pénible à voir et je revois encore ses yeux vides et froids comme la mort, dans ma tête. Imaginez la même scène, conséquence d’un geste violent, donné par une armoire à glace en armure. J’aime mieux ne pas y penser.

Vous en pensez quoi ?