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Le procès le plus médiatisé, celui du cardiologue Guy Turcotte, a connu son dénouement aujourd’hui en fin de matinée. Un dénouement choc qui a alimenté et alimente encore toutes les tribunes, les lignes ouvertes et les réseaux sociaux. Comment froidement analyser ce jugement hautement émotif et essayer de voir comment onze citoyens ordinaires ont pu en arriver à une telle conclusion. Curieusement, après les premiers jours du procès, j’avais affirmé à des proches, la possibilité d’un verdict de non criminellement responsable pour troubles mentaux. Probablement l’expérience passée lors de mes années de travail à la liaison judiciaire.
Quoi qu’il en soit, je ne suis donc pas surpris du résultat et même si l’accusé avait eu une sentence d’emprisonnement à vie, cela n’aurait rien changé, parce que deux vies volontairement fauchées, ça ne s’évalue pas en terme de sentence. J’ai toujours soutenu que ça prenait un cerveau excessivement malade, ne fut-ce que temporairement, pour poser un tel geste sur le fruit de son sang et de sa chair. Il est plausible de penser que les circonstances entourant l’événement ont pu mener à un tel geste. Le couple vivait une dure séparation et, comme dans toute union, il y a toujours un des deux partenaires qui accepte plus durement l’échec de la relation. Évidemment, les conséquences ne sont pas toujours aussi dramatique mais ça provoque toujours une profonde blessure qui, jumelée à un état mental déjà perturbé, peut provoquer une telle déchéance.
On aura beau retourner la question sous tous ses angles, seul Guy Turcotte peut revivre sa démence. Il devra vivre avec le film des événements pour tout le temps qu’il lui reste sur cette terre et cette sentence demeure implacable. Quant à la mère, je ne sais pas où elle a trouvé la force de s’adresser aux journalistes sur ses états d’âme, mais même si elle a démontré beaucoup de force et décidé de tourner la page, elle aura besoin de beaucoup d’aide et de soutien pour finalement passer au travers, si c’est possible de le faire. Son aplomb devant les caméras m’a impressionné et je lui souhaite beaucoup de sérénité pour l’avenir.
On ne pourra blâmer la justice puisque ce sont des citoyens ordinaires qui, après avoir suivi tout le procès durant trois mois et écoutés de nombreux témoignages, étaient les seuls à pouvoir en arriver avec un verdict unanime. Ils avaient ce devoir et cette responsabilité et on ne peut douter de leur implication et de leur impartialité dans ce procès.
Cette triste affaire aura été le dénouement tragique d’une relation impossible entre deux êtres intelligents, comme on en voit beaucoup autour de nous, sans les mêmes conséquences cependant. Selon ce que les journaux ont rapporté de l’affaire, c’était une relation houleuse sur dix ans et ce sont les enfants qui en ont payé le prix. Pourquoi alors avoir des enfants dans une relation instable ? Plusieurs couples s’imaginent que les enfants relanceront leur relation familiale et ce n’est souvent pas le cas. Heureusement, la séparation atteint rarement un tel paroxysme. Aucun savant n’a encore percé et résolu toute la complexité d’un cerveau humain. Ça obéit et réagit à toutes sortes de situations. Nous en avons eu une implacable preuve aujourd’hui. Sans provoquer l’irréparable, qui n’a pas à un moment donné, perdu le contrôle l’espace d’un court instant, dans un moment de colère ou de dépression ? Poser la question c’est y répondre.
Il ne vivra pas longtemps avec ça sur la conscience, il se suicidera dès qu’il aura sa chance. Ce drame est vraiment très triste d’un côté comme de l’autre.
À la r’voyure…
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Cet événement est vraiment triste! Notre système légal est fait pour punir seulement les coupable qui agissent avec préméditation. Ce jugement est dangereux parceque n’importe quel meurtrier peut affirmer qu’il a perdu la boule !
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