La bombe Duchesneau

À écouter le témoignage du grand patron de l’Unité anticollusion Jacques Duchesneau en commission parlementaire, on comprend mieux pourquoi le poodle ne veut pas d’une commission d’enquête sur la construction. Par contre, dès qu’on évoque un volet huis clos à cette commission, les oreilles s’agrandissent. Rapidement, le catimini, le caché et le secret, propres aux libéraux, prend le dessus. L’appareil gouvernemental est pourri à l’os. Le politique, l’administratif, tout y passe. Malheureusement aucun nom, aucun responsable. On se fait fourrer par des fantômes.

Le gouvernement est infiltré par la mafia et les criminels de tout acabit, au point où le Ministère des transports en a perdu totalement le contrôle. C’est désolant de constater comment nous sommes la vache à lait et les suckers de payeurs d’une classe de profiteurs et de criminels. Vite un gros ménage et ça presse. Il n’y a pas un jour qui passe sans qu’on en apprenne des vertes et des pas mûres. Prenez le cas de l’entreposage des compteurs intelligents d’Hydro-Québec récemment. On dort au gaz chez Hydro parce que personne n’a rien vu, ou voulu le voir. Il faut que les journalistes sortent la nouvelle et heureusement qu’ils sont là. On en découvre tellement que bientôt on les classera dans les faits divers.

Je ne suis pas contre un volet huis clos pour protéger les sources, mais ça s’arrête là. Toute cette magouille doit être publicisée. C’est une commission d’enquête publique et avec des pouvoirs élargis de démasquer et d’accuser les coupables corrupteurs qu’on réclame à grands cris… Et au plus sacrant ! Qu’est-ce qu’il faut de plus pour agir ?

Vous en pensez quoi ?