Bonne fête nationale

La photo qui agrémente cet article date de 1867 et représente le petit St-Jean-Baptiste de l’époque, patron des canadiens-français. Les temps ont bien changé mais ceux et celles qui, comme moi, ont connu le traditionnel défilé avec chars allégoriques, tambours et trompettes, se souviennent que la procession se terminait par le char qui transportait le jeune St-Jean-Baptiste.

Avec le temps, l’ère moderne et la pluralité de la nation québécoise, il serait surprenant de savoir combien de citoyens connaissent encore l’origine de cette fête. Aujourd’hui, toute la place est occupée par des spectacles rock et lentement, un peu comme la langue française, le folklore s’éteint. Encore une chance qu’il reste le Jour de l’An!

Quoi qu’il en soit cette fin de semaine tout le Québec est en liesse et c’est avec un imposant dispositif de sécurité que les gens célèbrent un peu partout. On fouille les sacs pour voir si certains objets hétéroclites ne s’y trouveraient pas. Dans la foulée de la contestation étudiante qui s’effrite petit à petit, on ne prend pas de chance et ça donne une toute autre dimension à cette période de réjouissances.

Mais il faut profiter du moment pour festoyer, même si une grande majorité ne sait même pas ce qu’elle fête. C’est pas grave, c’est juste un party de plus, une occasion pour se saouler la gueule. En plus, c’est une occasion pour les politiciens de nous montrer qu’ils nous aiment gros comme ça. À preuve, les journaux sont tapissés de leurs faciès. C’est pas vilain à la veille des élections.

Bonne fête nationale et principalement à ceux et celles qui prennent les moyens de protéger notre langue française et qui rêvent du pays du Québec. Je terminerai par une phrase célèbre que mon snowbird de camarade Gervais se plaît souvent à répéter, suivi d’un éclat de rire;

« Je lève mon verre à ceux que j’aime, à ceux qui m’aiment, et les autres, qui mangent d’la marde ». Ça c’est québécois en maudit!

Vous en pensez quoi ?