12 années d’écriture

Aujourd’hui, c’est jour de fête. Ce blogue poursuit son aventure pour une douzième année et c’est grâce à vous.

Jour après jours, certains et certaines d’entre vous, dès le petit déjeuner, viennent y fureter pour la première fois et à cet égard votre fidélité est inestimable et grandement appréciée.

On me dit même que j’accompagne parfaitement votre café matinal.

D’abord à saveur locale, il dépasse les frontières pour être lu dans toutes les communautés francophones de la planète, les principaux pays étant la France, la Belgique, les États-Unis et bien sûr le Canada. Le nombre de visiteurs atteint près de 150 000 alors que les pages lues sont à 350 000.

Au fil des années ses archives contiennent plus de 3 000 articles sur tous les sujets et sont facilement accessibles en marge droite. Un truc, en passant, pour les visionnements sur tablettes; pour bénéficier de la marge de droite et tous ses secrets, mettez vous en mode horizontal… vous ne le regretterez pas et vous verrez tout le contenu.

Mais ce succès serait impossible sans votre support. Vos commentaires sont toujours les bienvenus et meublent la discussion. Sans prétendre avoir toutes les réponses, j’exprime mon opinion et vos interventions sont toujours propices, justes et de bon goût.

Évidemment, pour alimenter une telle plateforme, il faut passer du temps à lire, à s’informer et à commenter tout article qui représente un intérêt pour vous. Une discipline qui remplit bien mon quotidien. Lorsque je découvre un papier qui retient mon attention, j’y vais de mon commentaire en introduction, pour copier l’article en mentionnant toujours la source afin de rendre à César ce qui appartient à César. L’idée semble être appréciée.

Pour ceux et celles qui sont assidus des Leçons de français des mercredis, sachez qu’il en reste une vingtaine à publier avant d’avoir fait le tour de la question. Et pour la période de réjouissances qui s’en vient, Les contes de Noël reprennent du service dès le 2 décembre.

En terminant, vous êtes ma force et mon ambition à continuer ce beau projet, ma thérapie des douze dernières années. Sans votre présence, rien de tout cela ne serait possible. Vous y ajoutez de la couleur et une immense dose de motivation à toujours me surpasser.

Merci, merci et encore un immense merci… l’aventure continue !

Notre fierté a 41 ans !

Ce n’est rien pour nous rajeunir, ta mère et moi, mais ainsi va la vie. Les années passent et on te voit cheminer, droit comme un chêne et avec de très belles valeurs. Tu fais l’envie de tes enfants, de ta nouvelle famille et des proches.

Ce qui nous fascine au plus haut point, c’est ton implication sociale pour le groupe d’employés que tu représentes à travers ton action syndicale. Nous ne saurions qu’être immensément fiers de cette belle et riche expérience de vie inestimable. Mettre ses énergies au service des autres, il n’y a rien de plus gratifiant. Même constat avec les activités sportives de tes enfants devenus de beaux adolescents, que tu épies et conseilles comme un vrai coach de vie. Quelle belle influence tu as.

La vie n’est pas toujours rose avec ses hauts et ses bas, mais tu as su développer cette belle force de caractère qui te distingue. Tu aimes socialiser et tu laisses toujours une belle impression dès tes premiers contacts avec les gens. Certes, tu as bien quelques défauts, qui n’en a pas, mais tes qualités les font passer largement au second rang.

Enfin bref, pour cette belle journée d’anniversaire où tu célèbres tes 41 ans, nous ne pouvons que te souhaiter beaucoup d’amour, de joie, d’agréables surprises et que la santé te protège et soit ta compagne de vie pour longtemps. Pour nous, notre fidélité se mesure à deux puissants sentiments; l’amour inconditionnel et une fierté incommensurable à ton égard. Pour des parents, c’est le bonheur ultime.

Bon anniversaire fiston,

Maman et papa XXX

Rappel historique de la bataille du français au Québec

50e ANNIVERSAIRE DE LA MANIFESTATION CONTRE LE PROJET DE LOI 63

Encore en 1969, aucune loi québécoise ne protège l’usage du français. Partout bafouée, en particulier au travail et l’affichage public, notre langue voit poindre une nouvelle menace avec l’arrivée de dizaines de milliers d’allophones par année qui choisissent généralement d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise. Toute la société québécoise se passionne alors pour l’enjeu de la langue et entend désormais faire respecter le français, de Saint-Léonard à l’Université McGill.

Jean-Jacques Bertrand

Alors au pouvoir à Québec, l’Union nationale de Jean-Jacques Bertrand sent bien l’urgence de légiférer sur la langue, mais n’accouche finalement que du fameux « bill 63 » qui laisse aux parents le libre-choix de la langue d’enseignement pour leurs enfants; une loi qui satisfait les anglophones et les allophones, mais qui déclenche la colère du Québec français. Pendant qu’on discute à l’Assemblée nationale du controversé projet de loi, une des plus grandes manifestations de l’histoire de la Capitale-Nationale se prépare : 30 000 personnes se réuniront le 31 octobre 1969 devant l’hôtel du Parlement.

Les jeunes sont aux premiers rangs de la mobilisation; la grève n’a pas été votée dans l’ensemble des écoles, mais ils sont tout de même des milliers d’étudiants à bord des autobus les conduisant à Québec en réponse à l’invitation du Front du Québec français, organisation créée aux seules fins de faire obstacle à la loi 63 et de faire du français notre seule langue officielle.

La liste des orateurs participants venus appuyer le mouvement est impressionnante et réunit bon nombre des fondateurs du Québec moderne : Michel Chartrand, Gaston Miron, Pierre Bourgault, l’économiste François-Albert Angers, le futur ministre Mathias Rioux, le sociologue Fernand Dimont, le géographe Henri Dorion, le théologien Louis O’Neil, Raymond Laliberté, du syndicat des enseignants CEIQ, Raymond Lemieux, de la Ligue pour l’intégration scolaire (LIS) ou encore Reggie Chartrand des Chevaliers de l’indépendance.

Pour le père Émile Bessette, « Ce soir, nous trouvons ici le fondement de la patrie québécoise et française ». Les artistes sont bien sûr aussi à ce grand rendez-vous pour la langue et la culture : Raymond Lévesque, Pauline Julien, Louise Forestier et la poétesse Michèle Lalonde qui crée même un hymne pour l’occasion : La prise de Parole.

Plus de 800 policiers de la Sûreté du Québec prêts à intervenir forment un cordon autour du Parlement. Tous les observateurs conviennent cependant de l’efficacité du service d’ordre déployé par les organisateurs eux-mêmes et qui garantit la sécurité de tous jusqu’à environ 22 heures. Même si au petit matin on doit tout de même déplorer 65 arrestations et une vingtaine de blessés, selon le journal Le Soleil, « Le sérieux de la manifestation officielle et l’ordre parfait dans lequel elle s’est déroulée a fait dire à des policiers que les étudiants représentaient vraiment, hier, sur la Colline Parlementaire, une force importante au sein de la société québécoise. »

Tandis que la manifestation bat son plein, juste en face de l’Assemblée nationale, une poignée de députés indépendants affrontent ceux de l’Union nationale et du Parti libéral, bien décidés à maintenir le couvercle sur la marmite linguistique. Aux côtés de René Lévesque, fondateur du Parti Québécois, Yves Michaud, Jérôme Proulx et Antonio Flamand mènent une habile obstruction parlementaire pour faire obstacle au bill 63, qui « condamne notre langue à n’être qu’une parmi d’autres en notre propre patrie. »

La loi décriée est tout de même adoptée le 20 novembre suivant, mais ne règle rien du tout, de sorte que de nouveaux affrontements intercommunautaires allaient éclater sur cet enjeu fondamental. À vrai dire, aucune réponse viable ne sera donnée à la question linguistique avant 1977, quand le gouvernement du Parti Québécois proclame la Charte de la langue française qui, malgré maintes tentatives du gouvernement fédéral et de ses tribunaux pour la faire invalider, demeure à ce jour la gardienne de la paix linguistique au Québec.

Pour en savoir plus :

Pierre Godin, La poudrière linguistique, Montréal, Boréal, 1990, 384 p.

Source : Journal de Montréal, 31 octobre 2019, page 14

Bon anniversaire mon amour

C’est sous un parfum de lavande que nous célébrons aujourd’hui notre 46e anniversaire de mariage. Il est loin le perron de l’église de Sainte-Louise-de-Marillac, en ce 30e jour de juin 1973, disparu depuis, mais je le vois encore comme si c’était arrivé hier. Entrée solennelle au bras de Gaston, ton escorte. Toi et tes 20 ans, belle comme le printemps, avec ton sourire radieux à en éclairer l’église… mon cœur qui battait très fort. Inoubliable !

Quarante-six années d’amour et de pur bonheur avec la femme de ma vie. Celle qui a réveillé mon cœur d’adolescent pour l’éternité. Comment résister à ton charme séduisant, à ta douceur et à ta beauté. Une femme d’exception qui me rend plus chanceux qu’à la loterie. Riche de son amour.

Dans les bons moments comme dans les épreuves, rien ne pouvait ébranler notre amour qui grandissait et grandit encore. J’adore ce tendre baiser qu’on s’échange tous les matins avant le petit déjeuner avec un « je t’aime » amoureux et complice. Au quotidien, c’est fou comme on se surprend à réfléchir aux mêmes choses, au même moment.

Au fil des ans, la carapace physique prend de l’âge, mais le cœur lui, bat comme au premier jour. Il est là pour t’aimer et te chérir.

On dit qu’un couple ne fait qu’une seule et même personne… c’est exactement ce qui se passe sur notre route. Nous sommes nous, dans le respect, la complicité, le naturel et le don de soi, et cette euphorie, je veux l’annoncer, la crier au monde entier.

Choyés et heureux par notre fils et nos deux petits-enfants devenus grands, rien ne peut remplacer l’immense satisfaction qui m’habite chaque matin au réveil. On a bâti, ensemble, quelque chose de solide que même la mort ne pourra altérer.

En ce jour symbolique de notre union, je veux de dire combien je t’aime et que mon cœur est à toi pour toujours. Je souhaite ardemment que l’on puisse continuer cette belle vie encore longtemps, main dans la main, avec ceux et celles qui nous entourent.

Bon anniversaire mon amour… Et comme le dit la chanson; « Aimer d’amour… c’est aimer comme moi je t’aime. »

Pour toi, papa

Une admiration sans borne, profondément ressentie pour quelqu’un, sans pour autant trouver les mots pour la décrire, voilà ce qu’est un Papa.

La fidélité et la grande sincérité qu’il aime dont il sait si bien faire la preuve, font de lui un ami sur qui l’on peut toujours compter.

Toute sa vie, il saura travailler dur pour protéger et prendre soin de ceux qu’il aime. Même dans les moments difficiles, il saura, en homme responsable, demeurer juste et loyal.

Un Papa. C’est finalement l’être humain qui aura sans aucun doute le plus marqué notre existence; et pourtant, c’est à cet homme qu’on oublie encore trop souvent de dire…

… Papa je t’aime.

Des vœux pour une Fête des pères débordante d’amour pour tous les papas.

Quel formidable ado tu es devenu

Salut Pierre-Olivier. Quinze ans déjà, et le 4 février 2004, tu arrivais comme le plus beau des présents. Comme le temps passe… et nous aussi on a vieilli de 15 ans mais à t’observer, ça nous rajeuni. Le petit bonhomme a grandi pour devenir un bel ado fier et déterminé. Mordre dans la vie c’est ce qu’il y a de plus enivrant.

Comme grands-parents, des petits-enfants c’est le plus beau et le plus stimulant des cadeaux qu’on puisse recevoir. Nous te souhaitons que du bonheur et de beaux moments. L’âge n’est rien, la jeunesse est dans le cœur et dans la douceur des sentiments.

La vie s’ouvre à toi pour que tu puisses réaliser tes rêves les plus fous et à la mesure de tes ambitions. Nous, grand-maman et grand-papa, on le sait ça, parce que tu es unique et que tu fais notre fierté sans aucune réserve.

Pour cette quinzième occasion de souffler les bougies, nous te souhaitons une belle journée comme tu les aimes, entouré d’amour, de joie et de belles surprises. Mais par-dessus tout ça, sois assuré de notre amour inconditionnel, encore plus gros que ce qu’il y a de plus gros.

Bon anniversaire P.O.!

Grand-maman et grand-papa XXX

Notre drapeau national a 71 ans

Le 21 janvier 1948, le fleurdelisé prenait la place de l’Union Jack, drapeau britannique, au sommet de la tour centrale de l’hôtel du Parlement. Par décret, le gouvernement du Québec lui avait accordé, le matin même, le statut de « drapeau officiel du Québec ». C’est donc dire qu’il en est à son 71e anniversaire d’existence, aujourd’hui.

Officiellement donc, le drapeau du Québec est encore jeune. Cette jeunesse n’est cependant qu’apparente. En réalité, les éléments et les couleurs du drapeau sont présents en Amérique depuis des centaines d’années.

À partir du moment où Jacques Cartier utilise la fleur de lis comme emblème en terre d’Amérique jusqu’à la cession de la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne, nombre d’étendards ou de pavillons se sont succédé sur le territoire du Québec.

Les représentants du roi et les miliciens ont arboré des drapeaux qui comprenaient un, deux ou même trois éléments qui allaient finalement se retrouver, quelque trois cents ans plus tard, dans la composition du drapeau québécois.

LA FLEUR DE LIS, UN DES PLUS ANCIENS EMBLÈMES

La fleur de lis qui apparaît sur le drapeau du Québec est l’un des plus anciens emblèmes du monde. Trois mille ans avant notre ère, on l’utilisait déjà chez les Assyriens comme emblème ou motif décoratif. On la voit ensuite en Inde, puis en Égypte, en Grèce, à Rome et en Gaule. Certains l’ont fait dériver de l’iris, fleur jaune qui croissait sur les rives de la Lys, cours d’eau de Belgique. D’autres y reconnaissent un trident ou une pointe de flèche.

UN PUISSANT MOYEN DE COMMUNICATION

Le drapeau représente l’un des plus puissants moyens de communication d’une nation. De tout temps et dans toutes les civilisations, il a été un élément d’identification permettant de reconnaître les siens, d’attirer l’attention, d’identifier une juridiction. Les gens sont sensibles et intéressés à tout ce qui touche leur drapeau, et c’est aussi vrai pour les Québécois.

À titre d’emblème national, le drapeau du Québec doit être déployé de façon officielle par une institution publique ou un établissement relevant de l’Administration gouvernementale afin de marquer son appartenance à cette dernière.