Ce blogue a 11 ans !

Mon blogue célèbre aujourd’hui sa onzième année d’existence et cette longévité vous revient de plein droit grâce à votre assiduité. Il est à la porte de son adolescence. Parti d’un simple essai, il est devenu ma drogue, mon pot à moi tout seul, au fil des années, mon moyen de m’exprimer sur tout ce qui pique ma curiosité. Et comme je me plais à répéter, « Il n’existe pas meilleure thérapie. »

Ces onze années d’écritures variées et enrichies m’ont permis de pondre tout près de 2 700 articles lus régulièrement par beaucoup d’entre vous et en date d’aujourd’hui la barrière des 300 000 visiteurs a été franchie pour atteindre 307 000. Plusieurs de ces écrits demeurent toujours d’actualité et peuvent être consultés via la section « Archives », en marge droite du blogue.

Quotidiennement, ces textes sont partagés sur Facebook, Twitter et Google+, et vous m’en voyez ravi. 203 personnes à travers le monde y sont abonnées et le total des  commentaires au fil du temps, frisent les 3 000. C’est vous qui en faites le succès qui dépasse mes espérances et pour cela je veux vous remercier du plus profond de mon cœur. Vous me fournissez l’énergie nécessaire pour continuer. Vos commentaires sont toujours pertinents et nourrissent ma réflexion. Tant que la vie me permettra d’écrire pour vous, j’en profiterai au maximum et la retraite est loin dans mes projets.

En débutant ma carrière de blogueur en 2007, j’étais bien loin de me douter de cette longévité qui ne s’épuise pas. On dit que l’appétit vient en mangeant alors je peux affirmer sans me tromper que l’écriture vient en écrivant! Je vous remercie également pour vos remarques motivantes au hasard des rencontres et conversations mondaines. Vous n’avez pas idée combien je l’apprécie.

En terminant, je vous annonce que la série des Contes de Noël reprendra le 1er décembre prochain, à raison d’une histoire tous les deux jours, jusqu’à la grande fête. Plein de belles histoires à lire à vos petits avant de s’endormir. On me dit que ça intéresse aussi les grands et leur cœur d’enfant. C’est un rendez-vous.

Merci d’être là, et en route pour la douzième année.

Ce matin-là…

C’était le 5 novembre 1978 et on avait planifié une petite marche dans les sentiers du Mont St-Hilaire. Il faisait beau et frais, mais on a dû déclarer forfait parce qu’un événement exceptionnel allait se produire. C’est à ce moment, à trois heures près, que ta mère allait te donner la vie, cher Pascal. Comme une fleur à peine éclose. Le fruit d’un amour inconditionnel. Un moment débordant de joie et d’euphorie. Des instants grandioses et inoubliables qu’on prend plaisir à se remémorer dès les premiers jours de novembre.

Et que dire tout cet amour et ces amitiés qui t’ont été très bien démontrés lors de la soirée surprise de samedi dernier… 40 ans, ça se souligne, ça se fête !

Mais le petit bonhomme a grandi et il est devenu l’homme d’aujourd’hui à l’aube de la quarantaine. Déjà ! Avoir 40 ans, c’est particulier dans une vie parce que ça démontre que tu as profité de ta jeunesse, alors que beaucoup de jeunes n’ont pas la chance de se rendre si loin.

Évidemment, ça ne nous rajeuni pas, nous tes géniteurs, mais quelle satisfaction on en retire de t’avoir inculqué de belles et bonnes valeurs que tu mets en pratique quotidiennement. Tu possèdes de très belles qualités et, au fils des années tu nous as donné deux charmants et adorables petits-enfants, devenus grands; Pierre-Olivier et Audrey-Anne. Elle, frôle l’adolescence et lui, est en plein dedans.

Mais au-delà de l’amour incommensurable qu’il peut exister entre un enfant et ses parents il y a un mot, simple mais combien éloquent, qui peut résumer toute l’admiration qu’on te porte, ta mère et moi, et ce mot c’est la fierté. Fiers comme l’artiste devant son œuvre exceptionnelle. Fierté de ce que tu es devenu, et de ce que tu seras toujours.

Bon anniversaire fiston… et longue vie. N’oublie pas qu’avoir 40 ans, c’est avoir deux fois 20 ans.

Avec amour, maman et papa XXX

Bonne fête nationale, Québec

En cette grande fête du Québec, je vous invite à lire le discours patriotique qui suit et toujours d’actualité.

Il a été livré par feu le comédien Jean Duceppe le soir du 25 juin 1990, au lendemain de l’historique échec du lac Meech.

On n’a rien vu du Québec qui s’en vient.

Mes chers amis, à mesure que les jours passent, à mesure que les semaines passent, une évidence s’impose à nos esprits, avec une clarté lumineuse : le Québec est NOTRE SEUL PAYS !

C’est le seul endroit au monde où l’on peut travailler tous ensemble à notre bonheur collectif dans la paix et l’harmonie, loin des compromis mesquins et des ententes conclues dans le secret et la confusion.

Ce Québec, ce pays à faire rêver, je l’aime de tout mon cœur et depuis longtemps. Et je sais que, vous tous aussi, vous l’aimez.

Il faut maintenant travailler tous très fort pour qu’il assume son destin dans la liberté. Une chose est certaine : à partir de maintenant, l’avenir du Québec ne se décidera plus à Terre-Neuve, au Manitoba ou ailleurs, mais au QUÉBEC, par les QUÉBÉCOIS et les QUÉBÉCOISES !

VIVE LE QUÉBEC !

J’ai une pensée toute spéciale pour René Lévesque, un visionnaire parti trop tôt.

Bonne fête Mesdames

Aujourd’hui, 8 mars, on célèbre les femmes et pour l’occasion, je vous offre ce texte que publiait Denise Bombardier dans les pages d’opinions du Journal de Montréal de lundi dernier. Bonne lecture et surtout bonne Journée internationale des femmes.

LA JOURNÉE DES VICTIMES

Depuis des années, j’appréhende le 8 mars décrété Journée de la femme. Cette date n’en est pas une de réjouissances, car les porte-parole de cet événement nous traceront un portrait si noir, déformé et déprimant de la situation des femmes chez nous qu’une chatte n’y retrouverait pas ses chatons.

D’abord, on aura droit à travers les médias à un discours victimaire de la présidente de la Fédération des femmes du Québec, Gabrielle Bouchard, une transgenre devenue femme dans la trentaine, qui viendra nous décrire l’exploitation sexuelle des femmes aux mains des hommes. Elle dénoncera la situation économique catastrophique des femmes et la discrimination québécoise envers les minorités sexuelles féminines.

Les idéologues patentés réciteront leur catéchisme habituel où il sera question de la destruction du patriarcat millénaire, de la révolution du langage sexiste et des entraves à la liberté des femmes, qui malgré les droits reconnus seraient dans nos démocraties des espèces d’esclaves.

PORTRAIT NOIR

Le portrait brossé sera déprimant, sans nuances et exacerbé dans le contexte des mouvements comme #moiaussi.

L’on comprend que les femmes se départagent entre les ultra-militantes, théoriciennes du féminisme, qui s’embarrassent peu de la réalité. Elles constituent une minorité, ce qui n’est pas, en soi, un défaut. Puis, on retrouve la majorité composée de femmes qui n’affichent pas leur féminisme à la manière d’une arme de combat, mais comme une évidence. Quelles sont les femmes, à vrai dire, qui refusent l’égalité des sexes, à part quelques cocotes qui croient qu’en s’affichant antiféministes, elles attirent davantage les mâles?

La Journée de la femme au Québec devrait être à l’image des Québécoises. Fières d’allure, elles parlent dru et sans gnangnan. Elles aiment et apprécient les hommes – c’est le cas de nombre de femmes gaies, soit dit en passant –, elles pratiquent l’humour, adorent se retrouver entre « filles », jeunes ou vieilles, et sont habitées par un sentiment de fierté.

ÉMANCIPATION

En effet, elles savent quel chemin leur mère a parcouru pour accéder à cette émancipation d’elles-mêmes qui fait l’envie des femmes d’ailleurs, les Françaises au premier chef. Ma chère Benoîte Groulx était amoureuse des Québécoises, qui l’épataient et l’émouvaient. Combien de fois me l’a-t-elle répété? Et elle était impressionnée par nos hommes si peu machos comparés à ses propres compatriotes.

Les victimes n’ont pas d’avenir, étant par définition prisonnières d’un bourreau réel ou imaginaire. Dans le contexte de notre émancipation, la Journée de la femme ne se justifie qu’à condition de briser le discours misérabiliste, victimaire er marginal.

Il ne s’agit pas d’oublier les statistiques sur la pauvreté des femmes, les agressions multiples qu’elles subissent, leur aliénation et les inégalités qui les touchent. Mais le 8 mars n’a pas de sens chez nous que s’il permet aux plus démunies d’espérer. De sortir du déterminisme inéluctable qui les emprisonne. Nous avons fait des pas de géant : que cela se sache jeudi prochain. Que cela nous réjouisse et nous réconforte. Ce n’est pas une journée de découragement ou de colère. L’allégresse, n’est-ce pas du genre féminin?

Bon anniversaire Pierre-Olivier

Salut Pierre-Olivier. Quatorze ans déjà et le 4 février 2004, tu arrivais comme le plus beau des présents. Comme le temps passe… et nous aussi on a vieilli de 14 ans mais à t’observer, ça nous rajeuni. Le petit bonhomme a grandi pour devenir un bel ado fier et déterminé. Mordre dans la vie c’est ce qu’il y a de plus enivrant.

Comme grands-parents, des petits-enfants c’est le plus beau des cadeaux qu’on puisse recevoir. Nous te souhaitons que du bonheur et de beaux moments. L’âge n’est rien, la jeunesse est dans le cœur et dans la douceur des sentiments.

La vie s’ouvre à toi pour que tu puisses réaliser tes rêves les plus fous et à la mesure de tes ambitions. Nous, grand-maman et grand-papa, on le sait ça parce que tu es spécial et que tu fais notre fierté sans aucune réserve.

Pour cette quatorzième occasion de souffler les bougies, nous te souhaitons une belle journée comme tu les aimes, entouré d’amour, de joie et de belles surprises. Mais par-dessus tout ça, sois assuré de notre amour inconditionnel, encore plus gros que ce qu’il y a de plus gros.

Bon anniversaire champion!

Grand-maman et grand-papa XXX

Le fleurdelisé a 70 ans

Le jour du drapeau – 21 janvier

Le 21 janvier 1948, le fleurdelisé prenait la place de l’Union Jack, drapeau britannique, au sommet de la tour centrale de l’Assemblée nationale. Par décret, le gouvernement du Québec lui avait accordé, le matin même, le statut de drapeau officiel du Québec. C’est pour souligner cette cérémonie que le 21 janvier a été décrété le jour du Drapeau.

Le drapeau représente l’un des plus puissants moyens de communication d’une nation. De tout temps et dans toutes les civilisations, il a été un élément d’identification permettant de reconnaître les siens, d’attirer l’attention, d’identifier une juridiction. Les gens sont sensibles et intéressés à tout ce qui touche leur drapeau, et c’est aussi vrai pour les Québécois.

À titre d’emblème national, le drapeau du Québec doit être déployé de façon officielle par une institution publique ou un établissement relevant de l’Administration gouvernementale afin de marquer son appartenance à cette dernière.

L’année 2018 correspond au 70ᵉ anniversaire du drapeau du Québec. Célébrons fièrement le jour du Drapeau.

Audrey-Anne célèbre ses onze ans

Roulements de tambours…! Une onzième année qui commence aujourd’hui pour toi, belle Audrey-Anne d’amour. L’enfance te quitte pas à pas pour te tendre lentement les bras de l’adolescence… ne précipitons pas les choses cependant, il te reste encore une grosse année à en profiter. As-tu reçu notre jolie carte? Parce qu’aujourd’hui, c’est une journée toute spéciale, puisque le 28 décembre…

C’EST TON ANNIVERSAIRE !!!

Chanceuse! Tu grandis très bien et quel beau sourire tu as. Ta grand-mère et moi aurions certainement aimé être avec toi, te serrer dans nos bras, te câliner… Hélas, à notre âge, nos vieux os réclament leur dose de chaleur, surtout en hiver. Mais, ce n’est que partie remise.

Tout n’est pas perdu. Il nous reste le bon vieux téléphone… ne t’en éloigne pas trop et attend notre appel. Mais d’ici-là, on peut crier à tout le monde que des petits-enfants comme toi nous ramènent une bonne dose de jeunesse. Est-ce que tu t’ennuies de l’iPad de grand-mère?

On sait ce que peut être l’amour des parents pour leurs enfants, mais pour les grands-parents aussi, ça ne se mesure pas tellement c’est grandiose et immense. Alors que cette belle journée d’anniversaire soit fantastique, joyeuse, à la hauteur de tes attentes et remplie d’amour… et de chocolat. Qu’elle te réserve également de belles surprises.

Avec tout notre amour, nos gros câlins et nos bisous,

Grand-maman Loulou et grand-papa Normand XXX

La Thanksgiving aux États-Unis

Une dinde, une célébration et tellement plus encore.

Bien sûr, vous savez que la Thanksgiving est la célébration d’automne qui rend hommage aux pèlerins et leur première récolte dans le Nouveau Monde, en octobre 1621. Évidemment, vous savez aussi que c’est l’occasion de se réunir en famille et de déguster la traditionnelle dinde à la citrouille. Pourtant, un bon nombre d’anecdotes et de chiffres insolites entourent cette date importante pour tous les Américains. On vous en livre quelques-uns.

La minute d’histoire

Une tradition de plusieurs siècles : La première Thanksgiving de l’histoire a eu lieu à l’automne 1621. Il a réuni 50 pèlerins et 90 Indiens Wampanoag et a duré pendant trois jours. Beaucoup d’historiens pensent que 5 femmes seulement étaient présentes à cette première célébration, car beaucoup n’ont pas survécu à cette année difficile sur un territoire encore inconnu.

Quand femme veut… : Si on célèbre la Thanksgiving depuis presque 400 ans, ce jour a été déclaré fête nationale depuis 1863 seulement. Comment? Grâce à la persévérance, pendant 17 ans, de l’écrivain Josepha Hale, le même qui a écrit la chanson classique Mary has a little lamb.

Ce que vous ne savez peut-être pas

Le défilé de la Thanksgiving de Macy’s a débuté en 1924 avec la procession, entre Convent Avenue et la 145th street à New York, de 400 employés et un grand nombre d’animaux du zoo de Central Park. Depuis, le défilé a lieu chaque année. Il rassemble environ 50 millions de téléspectateurs et 5 millions de personnes à Manhattan ce jour-là.

Chaque année, le président des États-Unis accorde sa grâce à une dinde et lui évite d’être dégustée pour le dîner de Thanksgiving. La première cérémonie de grâce de la dinde (Turkey Pardon) a commencé avec le président Truman, en 1947. Plus récemment, Barack Obama a gracié une dinde nommée Courage, qui a servi comme Grand Maréchal lors du défilé de Thanksgiving du parc Disneyland.

ON PASSE À TABLE

On a eu chaud

Initialement, les premiers colons souhaitaient célébrer la Thanksgiving et leur première récolte par la prière et le jeûne jusqu’à ce que les Indiens Wampanoag les rejoignent et transforment cette période d’abstinence en festin de trois jours.

Le dindon de la farce

Les historiens s’accordent à dire que contrairement aux idées reçues, aucune dinde n’a été servie aux premiers Thanksgiving, mais plutôt du chevreuil, du cerf, de l’oie, des huîtres, du homard. De même, les premiers pèlerins ont mangé de la citrouille, mais pas de tarte à la citrouille. Enfin, les fameuses Turduckens (contraction de turkey, duck et chicken – comprenant une dinde farcie d’un canard, lui-même farci d’un poulet), n’existaient probablement pas au 17ème siècle.

On y va avec les doigts?

Presque, car les fourchettes n’étaient absolument pas connues des pèlerins et ne sont devenues populaires qu’à la fin du 18ème siècle.

Et aujourd’hui, au menu, nous avons…

De la dinde, évidemment, mais aussi un gratin de patates douces, une soupe de potiron, une cassolette de haricots verts… Voici pour vous mettre en appétit, pour la suite des réjouissances.

LA DINDE, PARLONS-EN

  • Benjamin Franklin, ancien Président des Etats-Unis, voulait que la dinde symbolise l’oiseau national, pas l’aigle.
  • Il existe 4 villes portant le nom Turkey (dinde) aux Etats-Unis : au Texas, en Louisiane, en Caroline du Nord et en Arizona.
  • Le premier repas de Neil Armstrong et de Buzz Aldrin dans l’espace, après avoir marché sur la lune, étaient de la dinde rôtie dans des sachets en aluminium.
  • Le poids moyen d’une dinde américaine pour la Thanksgiving est de 7 kilos, mais la plus grosse, répertoriée dans le livre des records, pesait 42 kilos.
  • D’ailleurs, en parlant de kilos, les Américains en prennent environ 1 à l’occasion de cette célébration (c’est une moyenne…).
  • 88% des Américains mangent de la dinde pour la Thanksgiving, ce qui revient à environ 46 millions de dindes consommées chaque année. Et ce sont les Californiens qui en mangent le plus.

Happy Thanksgiving!

Source : French District

Dix ans… et toujours là!

Ce blogue célèbre aujourd’hui sa dixième année d’existence grâce à votre assiduité. Il continue de grandir. Parti d’un simple essai, il est devenu ma drogue au fil des années, mon moyen de m’exprimer sur tout ce qui pique ma curiosité. Et comme je me plais à répéter, « Il n’existe pas meilleure thérapie. »

Ces dix années d’écriture variée et enrichie m’ont permis de pondre au-delà de 2 300 articles lus régulièrement par beaucoup d’entre vous et la barrière des 300 000 visiteurs sera bientôt franchie. Plusieurs de ces écrits demeurent toujours d’actualité et peuvent être consultés via la section « Archives », en marge droite du blogue.

Quotidiennement, ces textes sont partagés sur Facebook, Twitter et Google+, et vous m’en voyez ravi. C’est vous qui en faites le succès qui dépasse mes espérances et pour cela je veux vous remercier du plus profond de mon cœur. Vous me fournissez l’énergie nécessaire pour continuer. Vos commentaires sont toujours pertinents et nourrissent ma réflexion. Tant que la vie me permettra d’écrire pour vous, j’en profiterai au maximum et la retraite est loin dans mes projets.

En débutant ma carrière de blogueur en 2007, j’étais bien loin de me douter de cette longévité qui ne s’épuise pas. On dit que l’appétit vient en mangeant alors je peux affirmer sans me tromper que l’écriture vient en écrivant! Je vous remercie également pour vos remarques motivantes au hasard des rencontres et conversations mondaines. Vous n’avez pas idée combien je l’apprécie.

En terminant, je vous annonce que la série des Contes de Noël reprendra le 2 décembre prochain, à raison d’une histoire tous les deux jours, jusqu’à la grande fête. Plein de belles histoires à lire à vos petits avant de s’endormir. On me dit que ça intéresse aussi les grands et leur cœur d’enfant. C’est un rendez-vous.

Merci d’être là, et en route pour la onzième année.

40e anniversaire de la Charte de la langue française

La loi 101 a 40 ans aujourd’hui. Est-ce qu’on peut fêter? A-t-on l’esprit à la fête quand on constate combien cette loi a été charcutée de toutes parts. Le 31 juillet dernier, Mathieu Bock-Côté en a fait le sujet de son article dans les pages d’opinions du Journal de Montréal. Un papier très intéressant qui vaut la peine que je le partage avec vous en cette journée commémorative pour se rappeler de la belle période des années 1970, alors que le peuple québécois était en effervescence avec un gouvernement péquiste décidé de faire du français la SEULE langue officielle publique.

Et si on parlait du français?

2017 est une année riche en commémorations pour les Québécois.

Dans le cadre des célébrations pour marquer le 50e anniversaire de la visite du Général de Gaulle, ils ont pu se demander : qu’en est-il aujourd’hui du Québec libre? Avons-nous, comme peuple, gagné en autonomie politique depuis 50 ans?

De même, dans les prochaines semaines, les Québécois pourront se poser des questions sur leur rapport au français. Fin août, nous commémorerons les 40 ans de la Charte de la langue française ou, si l’on préfère, de la loi 101.

LIBÉRATION

Il faut revenir à la Révolution tranquille des années 1960 pour bien comprendre son importance. Pour les Québécois, c’était une époque de libération. Ils ne voulaient plus vivre en étrangers chez eux. Ils voulaient vivre dans leur propre langue et avec leur propre culture.

Après quelques tentatives ratées ou insuffisantes, comme le Bill 63 du gouvernement Bertrand et la loi 22 du gouvernement Bourassa, la loi 101 du gouvernement Lévesque, en 1977, viendra enfin donner le cadre politique permettant cette affirmation identitaire.

Son grand promoteur sera Camille Laurin, qui y voyait aussi une manière de renforcer l’estime de soi des Québécois en les décolonisant mentalement. Les Québécois devaient reprendre le contrôle de leur destin. La loi étaie ambitieuse. Elle faisait du français la seule langue publique commune. Son principe c’était l’unilinguisme.

Elle imposait un affichage unilingue français. Elle obligeait les francophones et les immigrés à envoyer leurs enfants à l’école française. Elle entendait faire du français la langue de travail. En gros, il s’agissait de faire du Québec une société française à part entière, ce qui n’était pas contradictoire avec le respect des droits de la minorité historique anglaise.

Ce n’est pas sans raison qu’on a vu dans la loi 101 l’expression la plus ambitieuse de notre volonté de conserver et d’affirmer notre identité collective en Amérique. Mais que reste-t-il de la loi 101? On sait que les tribunaux d’Ottawa l’ont attaquée à de nombreuses reprises. Aujourd’hui, elle est pleine de trous. Elle a perdu de son efficacité. Adhérons-nous encore aux objectifs de la loi 101?

OFFENSIVE

Demandons-nous d’abord ce qu’il reste de son idéal. En 40 ans, nous sommes passés du rêve d’un Québec français au Québec bilingue. On maquille cette régression en adaptation à la mondialisation. Dans les faits, le français perd du terrain. On le voit sur le marché du travail.

On constate aussi qu’il est bien moins attrayant qu’on ne le souhaiterait pour un trop grand nombre d’immigrés, qui passent massivement dans le système scolaire anglophone lorsqu’ils arrivent au cégep, c’est-à-dire dès qu’ils en ont l’occasion.

Mais il se pourrait bien qu’on assiste à un début de réveil linguistique. Tout doucement, on entend une inquiétude monter. Comme si les Québécois commençaient à comprendre enfin que s’ils perdent leur langue, ils perdront l’essentiel de ce qu’ils sont. Quarante ans après la loi 101, il faut lancer une nouvelle offensive linguistique.