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Depuis minuit hier, on assiste à une bataille de millions dans la ligue nationale de hockey; des propriétaires multimilliardaires contre des joueurs multimillionnaires. Une lutte à finir entre riches, financée par les amateurs qui remplissent les arénas ou encouragent ces entreprises en achetant leurs produits dérivés.
Dans un circuit où la majorité des équipes ont peine à être rentables, l’homme de dix millions Gary Bettman, en est à son troisième conflit de travail et tient tête à l’association des joueurs et Donald Fehr, le même qui avait saboté le championnat des défunts Expos de Montréal. Deux égos surdimensionnés qui font fi de l’amateur qui paie leurs salaires astronomiques.
Les propriétaires, putains de leur propre système, se sont empressés de signer des contrats qui ne respectent même pas leurs revendications, pendant que les joueurs ne veulent pas céder un seul centime. On est dans l’irréel et l’irrationnel de ce monde imbu de lui même et complètement déconnecté de la réalité de leur clientèle qui leur permet de vivre pareil train de vie. Ils n’ont pas la faveur populaire. Plus on en a, plus on en veut, dit l’adage.
Bien malin qui pourrait prédire la fin de ce conflit. Est-ce que cette fois, lors du retour au travail, l’amateur se précipitera encore dans les gradins des amphithéâtres? Probablement! Mais le mal aura été fait pour les concessions moribondes qui s’entêtent à vouloir présenter et vendre un produit que leur communauté ne veut pas. Il y a des limites à bourrer des dindes. Elles continueront de présenter des match avec les gradins vides et finiront par déménager ailleurs aux États Unis, parce que l’homme de 10 millions déteste le Canada.
Pourquoi avoir attendu la fin du calendrier régulier, pour tenter de régler la nouvelle convention collective? Ça démontre la mauvaise volonté du clan Bettman à vouloir éviter un conflit. Des négociations de deux mois pour en venir à une entente, ça ne fait pas sérieux. Il faut beaucoup plus de temps et de discussions, à moins que la volonté de règlement soit là de part et d’autre.
Qui abdiquera le premier? Les joueurs, lorsque les milliers de dollars ne gonfleront plus leurs comptes en banque? Les propriétaires, lorsqu’ils reprendront leurs anciennes habitudes d’encaisser les profits? Je ne sais pas mais une réalité demeure que dans cette épopée de gens riches et célèbres, ce sont encore les amateurs et travailleurs indirects qui en font les frais. Quand on ne respecte pas la main qui nous nourrit, il y a des conséquences et j’espère que, le conflit terminé, les amateurs boycotterons les produits dérivés et bébelles insignifiantes qui ne font que garnir les coffres de sans scrupules.