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Pour faire suite à mon article d’hier sur la Commission Charbonneau, je suis tombé sur un article de Nathalie Elgrably-Levy, Économiste sénior à l’Institut économique de Montréal, en page 25, de l’édition du 18 octobre dernier du Journal de Montréal. Un article intéressant qui apporte des solutions qui m’apparaissent excellentes, afin de lutter contre la corruption dans la construction au Québec. Elle proposait ce qui suit au législateur;
Par exemple, il pourrait imposer une certaine rotation des fonctionnaires en position de pouvoir afin qu’ils n’aient pas le temps de tisser des liens avec des entrepreneurs. Il pourrait également exiger qu’aucun fonctionnaire ne puisse prendre de décisions importantes sans l’approbation d’une seconde personne qui lui serait affectée chaque fois de manière aléatoire.
Comme la corruption résulte du pouvoir discrétionnaire, ce n’est qu’en restreignant ce dernier qu’on pourra assainir l’environnement d’affaires. Mais ces mesures n’intéressent pas nos élus. Ils préfèrent feindre l’indignation et nous servir des déclarations ronflantes quant aux mesures qu’ils envisagent : accroître l’imputabilité du secteur privé, créer un registre des entreprises coupables de corruption, enquêter sur les entreprises qui soumissionnent pour des contrats publics afin d’écarter celles dont la probité laisse à désirer, etc. Ils veulent agir, disent-ils. Dans ce cas, pourquoi ne commencent-ils pas par s’assurer de l’application rigoureuse des articles 121 à 123 du Code criminel relativement à la corruption de fonctionnaires? Voilà une initiative qui serait intéressante, surtout que la loi vise autant le corrupteur que le corrompu!
Je partage entièrement cette opinion et je souhaite que notre gouvernement en tienne compte, lorsque le temps sera venu de donner suite au rapport final de cette commission. Pour ceux que ça intéresse, je vous invite à suivre ce lien L’illusion de l’action pour lire l’article dans son intégralité.