Bienvenue dans mon univers ! Vous êtes ici chez vous.
Ceux et celles qui sont assidus à ce blogue ont sûrement remarqué qu’en marge droite, j’inscris régulièrement, grâce aux données du Journal de Montréal, le total des prêts, subventions et financement divers du Gouvernement du Québec. Je conviens que ces interventions gouvernementales puissent exister dans une certaine mesure, mais je m’interroge souvent lorsqu’un projet local est subventionné par l’ensemble de la population. Il serait peut-être temps qu’on dépoussière ces programmes pour tenir compte de la capacité de payer des demandeurs et bénéficiaires.
Ce matin, on apprend que Sharon Azrieli a obtenu une subvention de 250 000$ pour restaurer une vielle maison patrimoniale, la maison Braemar de Westmount, à titre privé. Sous prétexte qu’elle y a droit, le gouvernement accorde cette «aide» à une famille de multimilliardaires qui a amplement les moyens de se payer pareil luxe. Pourquoi mon argent et le vôtre devrait payer cette dépense? C’est sur ce point que le gouvernement devrait resserrer ses pré-requis. Donner un coup de main dans un projet communautaire soit, mais subventionner un projet privé pour le seul prétexte qu’ils en ont le droit, me semble arbitraire. Il semble que les américains soient plus généreux à cet égard… Ça leur fait sûrement une belle jambe quand on voit dans quel bourbier économique ils continuent de s’enfoncer et dont ils ne se sortiront jamais.
À l’heure ou l’argent manque pour les besoins les plus essentiels d’une population, on n’a pas besoin de nouvelles comme ça, pour assouvir un caprice. À la base, si Madame Azrieli est tombée en amour avec la maison au point de vouloir l’acheter, c’est qu’elle en avait les moyens. Alors qu’elle en assume elle-même les coûts. Ce sont justement ces petits écarts à la saine gestion, qui fait que nous sommes de plus en plus taxés. Notre argent est très mal administré et il est dépensé sans aucun discernement. On n’a qu’à regarder ce qui se dit du côté de la Commission Charbonneau pour se rendre compte que tout le monde pige dans le plat de bonbons sans gêne tant qu’il y en a, et avec une absence de contrôle flagrant. Mais quand il est vide, c’est la panique et on taxe le CON-tribuable à tour de bras. Pendant ce temps, les milliardaires profitent des généreux intérêts que leurs placements leurs rapportent d’une part, et bénéficient de la générosité des gouvernements qui dilapident le trésor public à tout vent, d’autre part. Voilà ce que j’appelle du gaspillage éhonté et sans aucune balise !
Ces subventions à la rénovation de bâtiment historique devraient être bannies. Personnellement, dans un même contexte, je n’aurais pas demandé la subvention même si j’en avais le droit. Mais tout le monde n’a pas la même conscience et elle était éligible alors elle en a profité.
J’aimeJ’aime