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Une nouvelle étoile est née au pays des gougounes; Johanne Lemieux. Ce joli petit bout de femme, à l’aube de la cinquantaine, a le don de captiver l’attention avec ses histoires du bout du monde. Depuis neuf ans, elle travaille dans le grand nord, à Iqaluit au Nunavut en pleine Terre de Baffin, là ou les maringouins sont facilement visibles avec leurs habits de motoneige et leurs lunettes de ski. Pour ceux qui connaissent un peu leur géographie, c’est dans la baie de Frobisher. Un coin perdu chez les Inuits où il en coûte les yeux de la tête pour vivre. Pour éclairer mon propos, disons qu’un simple Club sandwich coûte 24$ et qu’un quatre litres d’eau distillée, plus de 20$, l’espérance de vie est en moyenne de 25 ans et ses habitants, pour la plupart édentés, se nourrissent de phoques crus.
L’écouter raconter son quotidien est captivant et on ne se lasse pas de l’entendre. C’est notre «Fred Pellerin» à nous. Verbeuse comme pas une, on n’a même pas le temps de poser une question qu’elle est déjà repartie dans ses souvenirs qui défilent en coup de vent. Hier soir, au retour d’un souper avec des amis, elle a défilé anecdotes et récits en rafale, au point où le temps filait sans qu’on s’en aperçoive. Elle a une belle façon de raconter, mimant les gestes et passant de l’anglais au français au point où on peux facilement imaginer la scène. Un talent indéniable de raconteur qui pourrait remplir quelques bouquins sans problème, selon ses dires.
Par ailleurs, la semaine dernière nous a fait revivre quelques nuits froides. C’est indéniable, lorsqu’on gèle au Québec, on en ressent les effets ici. On ne se plaint pas trop, puisqu’en janvier, le phénomène est assez prévisible. Exceptionnellement cependant, cet hiver, janvier est plus chaud qu’à l’accoutumé. On regarde les bulletins météo du Québec et on se console de ne pas vivre les mêmes intempéries. À Pioneer Village, les terrains vacants se font de plus en plus rares. Plein de nouveaux visages participent aux activités, notamment au Shuffleboard et à la pétanque. Les nouveaux snowbirds perpétuent le cycle des migrations. Les plus vieux quittent et les plus jeunes s’amènent. C’est un peu beaucoup ça la Floride en hiver, on ne s’en lasse jamais.
Pour ceux et celles qui suivent ce blogue, disons qu’au chapitre des potins, les gains de Louise au bingo, stagnent à 94$ mais elle persévère. Quant à mon golf, il se porte de mieux en mieux avec un 82 à ma dernière sortie. C’est sur une normale 61 mais c’est un pointage qui me satisfait après ces quinze années d’absence sur les allées verdoyantes. Carole et Marcel se plaisent bien et ce dernier ne rate pas une occasion d’enfourcher son vélo. On l’a finalement intronisé lui aussi aux sport extrême qu’est la pétanque et, pour la bagatelle somme de 8$, il a pu se procurer un ensemble de boules, avec cordon aimanté pour cueillir ses boules au sol sans se pencher, le tout dans un pratique sac de transport; l’aubaine du siècle quoi ! Il vient de vivre son premier tournoi, à son grand plaisir.
On est loin de l’Halloween mais qu’à cela ne tienne, j’ai commencé à me déguiser en patate de sofa pour écouter le hockey. Il fallait nous voir samedi dernier, Benoît, Marcel et moi, bien campés devant le téléviseur de 50 pouces et équipés de nos sacs de cochonneries, à discuter et faire les gérants d’estrades. Ah, la belle vie. Je commençais royalement à m’ennuyer de ces belles soirées. Maintenant que nos Glorieux ont repris leur place sur la grille horaire, le reste de l’hiver sera beaucoup plus agréable. Et si mon espion fait bien son travail, on ira voir les Canadiens à Tampa Bay dans un fauteuil de qualité, à raz la glace comme on dit en bon québécois. Malheureusement je ne peux dévoiler le nom de mon espion mais disons qu’il est bien branché.
Qu’elle surprise Normand ton commentaire, merci pour cette belle missive, c’est trop cute et tant mieux si mes récits sont captivants! C’est toujours un plaisir d’être en ta belle compagnie et celle de Louise xx
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Cette belle personne est ma best depuis plusieurs années. Je l’aime beaucoup et on a vécu de magnifiques aventures ensemble. Et ce n’est pas fini.
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