Bienvenue dans mon univers ! Vous êtes ici chez vous.
Je ne m’en cache pas, je suis un fan de Richard Martineau et sa chronique du Journal de Montréal. Même si quelques fois je ne partage pas son opinion, ses propos sont toujours intéressants. Hier, son article faisait référence à la tragédie du Lac-Mégantic et surtout sur la fragilité de la vie. Trouvant qu’il rejoignant exactement ma propre philosophie et au cas ou vous l’auriez manqué, je me fais un devoir de vous le partager…
Quinze jours après, je ne décolère pas.
Le plus dur, c’est de voir les photos des victimes dans le Journal. Chaque fois, c’est comme un coup de poignard dans le cœur. Quelle tristesse! Quel malheur, quelle tragédie, que de vies fauchées en pleine fleur de l’âge, en plein élan, en plein tournant!
Juste comme ils prenaient leur erre d’aller.
C’EST QUAND, LE BONHEUR ?
On les voit, sur les photos, rayonnants, prenant un verre avec leurs amis, tout l’avenir devant eux. Quelques minutes avant de disparaître, ils parlaient probablement de leurs projets. Des vacances en Europe ( enfin!), un nouvel emploi, la fin des études, un nouvel amoureux, une envie de bébé… Les deux bras grand ouverts, tout contents de voir ce que la vie leur réserverait, là-bas, au coin de la rue…
Un dernier verre, allez, et on va aller se coucher. Demain est une grosse journée. C’est fou comme la vie est fragile! Demain, ce soir, la vie peut subitement nous tourner le dos. Pourquoi toujours remettre le bonheur à plus tard, alors? C’est toujours l’an prochain qu’on va aller en Italie, jamais cette année. Pourquoi?
ÉTOILES FILANTES
On est là à se demander s’il y a de la vie après la mort, alors que la seule vraie question est s’il y en a avant. Je ne cesse de le répéter à mes filles: entre le cégep et l’université, prenez un an à ne rien faire. Glandez, voyagez, partez avec un sac à dos, une poignée de dollars et allez voir à Tombouctou si vous y êtes.
Embrassez la vie pendant que vous êtes en vie et que la jeunesse pousse au creux de votre ventre comme de la mauvaise herbe. La Terre continuera de tourner et vous aurez toujours votre place quand vous reviendrez.
De toute façon, personne ne regardera vos notes. Les employeurs veulent des gens qui n’ont pas peur de prendre des risques, pas des voyageurs dociles qui tremblent à l’idée de descendre du tapis roulant où on les a délicatement posés quand ils avaient six ans…
CHANGER DE VIE
Le monde nous précipite beaucoup trop tôt sur l’autoroute de la performance: élémentaire, secondaire, cégep, université, boulot, condo, marmots. On passe son temps à pelleter la vie devant soi. Pourquoi?
Pour, à la veille de la retraite, se faire dire qu’il nous reste trois mois…
Si nous pouvions connaître notre date d’expiration, je suis sûr que nous ferions tous les choses différemment. Il n’est pas trop tard. Tu es mal dans ton couple? Divorce. Tu n’aimes pas ton boulot? Quitte-le. La vie est pleine de gens qui ont changé de vie sur un coup de tête. Une économiste reconnue qui a quitté la Bourse de Montréal pour devenir fleuriste.
Un humoriste adoré qui a quitté la scène et la télé pour parcourir le monde et ouvrir un restaurant de poutine en Thaïlande.
Le bonheur est partout, il suffit de partir à sa recherche.
PENDANT QU’IL EST TEMPS
Des clichés? Certes. Mais aussi des vérités, que nous comprenons malheureusement toujours trop tard.
Je suis sûr que si les disparus de Lac-Mégantic pouvaient parler, c’est ce qu’ils nous diraient:
Vivez, pendant qu’il est encore temps…»
Merci Monsieur Martineau !