Je ne suis pas un pot de yogourt !

Le texte qui suit est de l’actrice et metteuse en scène Louise Latraverse, qui fêtera ses 81 ans le jour de la Fête nationale. Je l’ai reçu par courriel. Un texte plein de sagesse ainsi qu’une réflexion sur l’âge vénérable.

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Je n’ai pas de date de péremption imprimée sur le front.

Avez-vous perdu la tête ?

Vous déplorez qu’une personne soit trop vieille pour faire ce qu’elle aime ou entend faire ?

Avez-vous perdu le nord pour vous croire pour toujours jeunes, prémunis contre le temps qui passe ?

Êtes-vous aveugle à ce point ?

Votre tendance à croire que vous êtes meilleurs – meilleurs parce que vous n’avez pas encore de rides – tient de l’ignorance. Feuilletez le dictionnaire, vous y apprendrez du nouveau sur vous. Du nouveau qui vous avait échappé. Oui, à tout âge on peut avoir besoin de lunettes.

Les propos que j’entends au sujet de l’âge – de l’âge honorable, qui traverse les décennies – me stupéfient.

Un jour, j’ai cessé de teindre mes cheveux. J’ai assumé mes cheveux blancs. J’étais la même personne que la veille. Rien n’avait changé, sinon le regard des autres.

Du jour au lendemain, avant de prendre de mes nouvelles, on voulait connaître mon âge.

Ah bon, comme c’est intéressant.

Pourquoi cette question ?

Pour vous rassurer ?

Pour me donner un prix d’endurance ?

Pour me féliciter de vivre ?

– Je n’ai aucun mérite. Je fais comme tout l’monde. Je continue. Tous les jours. Comme je faisais à 4 ans, à 20 ans, à 40 ans et à 80 ans. Jusqu’à la fin.

Oui, parce qu’il y en aura une.

Comment vous faites pour être belle de même, à votre âge ?

Vous êtes bien conservée.

– J’dors dans l’formol.

Travaillez-vous encore ?

– Non, j’me pogne le beigne, taouin. Du matin au soir et du soir au matin.

Vous êtes encore souple ?

– Oui, chus faite en rubber. Mes parents m’ont achetée chez Canadian Tire.

Conduisez-vous toujours ?

– Non, mon ch’fal m’attend dans l’garage.

On vous voit plus ?

– Ben, chus là. Voulez-vous une loupe ?

Êtes-vous à la retraite ?

– Non, chus à la pige. La piges-tu ?

Qu’est-ce vous faites pour être si en forme ?

– La même chose que je fais depuis toujours.

Je marche. Sans marchette. Ben oui ! Chose !

Un mélange de choses que j’ai apprises au cours de ma vie et que vous apprendrez à votre tour si vous êtes moins fendant. Si vous êtes curieux. Si vous écoutez. Si vous regardez autre chose que votre nombril.

Je pourrais continuer. Je ne donne pas la moindre entrevue sans qu’on me parle de mon âge.

Juste au cas où vous ne le sauriez pas, je m’intéresse à l’art sous toutes ses formes, à la politique locale et internationale, à la science et ses découvertes, à la cuisine du monde et aux habitants de notre planète nonobstant leur âge, leur couleur et leur race.

Paraphrasant Arletty, j’ose dire : « Mon cœur est international ! » Google vous renseignera sur cette très vieille actrice française. Toujours si moderne.

J’oubliais de vous dire que je mange trois repas par jour. Que je ne mange pas encore mou et lorsque ça viendra, j’aurai une pensée pour le jour où ça vous arrivera.

Je ne pensais pas écrire sur l’âgisme si tôt. Janette m’avait avertie. Janette avait raison.

J’ai des p’tites nouvelles pour vous autres. Accrochez-vous, le meilleur est à venir.

Ma vie n’a jamais été aussi belle. Je suis une femme libre, fière, indépendante. Riche de ma vie. Riche de mes voyages. Riche de mes rencontres, de mes passions, de mes amitiés, de mes amours, de mes angoisses, de mes peines. Riche de nos folies, de nos rires, de nos fêtes. Riche de ma famille et de mon merveilleux fils. Riche de mes épreuves, de mes erreurs, de nos différends. Riche de nos chicanes et de nos réconciliations. Riche de mes échecs et de mes succès. Riche de mes lectures. Riche de mon métier. Riche de mon pays. Riche de ma liberté. Une quête qui ne m’a jamais quittée. Que l’argent ne peut acheter.

Quand j’étais enfant, j’aimais les belles dames aux cheveux blancs. Je voulais toujours me coller sur elles. Elles me rassuraient, me berçaient, me consolaient.

Si vous avez le cœur grand et l’esprit ouvert, vous pouvez vous coller sur moi, je vous accueillerai. Ça sert aussi à ça, vieillir.

À aimer.

Trois gouttes de lumières…

L’HISTOIRE DES 4 BOUGIES

Quatre bougies brûlaient lentement. Il régnait un tel silence que l’on pouvait entendre leur conversation.

La première dit :

-Je suis la Paix ! Personne n’arrive à me maintenir allumée… Je crois bien que je vais m’éteindre.

Sa flamme diminua peu à peu, et disparut.

La seconde dit :

– Je suis la Foi ! Mais dorénavant, le monde pense que je ne suis plus indispensable… Ça n’a pas de sens que je reste allumée plus longtemps !

Et sitôt qu’elle eut fini de parler, une brise légère souffla sur elle et l’éteignit.

La troisième bougie se manifesta à son tour :

– Je suis l’Amour ! Mais je n’ai plus de force pour rester allumée. Les gens me laissent de côté et ne comprennent pas mon importance. Ils oublient même d’aimer ceux qui sont proches d’eux…

Et sans bruit, elle s’effaça à son tour.

Alors entra un enfant, qui vit les trois bougies éteintes.

– Mais pourquoi avez-vous cessé de brûler ? Vous deviez rester allumées jusqu’à la fin !

Et une larme glissa le long de sa joue…

Alors, la quatrième bougie murmura :

– N’aies pas peur… Tant que j’ai ma flamme, nous pourrons rallumer les autres bougies, car je suis l’Espérance !

Alors, les yeux brillants, l’enfant pris la bougie de l’Espérance et ralluma les trois autres.

Que l’espoir ne s’éteigne jamais à l’intérieur de NOUS. Et que chacun de nous sache être de temps en temps un enfant, pour raviver l’Espoir, la Foi, la Paix et l’Amour.

Merci Gaston.

Déficience intellectuelle

Nous sommes en pleine Semaine québécoise de la déficience intellectuelle et son porte-parole pour l’occasion est nul autre que Vincent-Guillaume Otis.

Personnage principal de District 31, « Patrick Bissonnette » a rédigé la lettre ouverte touchante qui suit, ayant un frère atteint de cette déficience, pour qu’on puisse en prendre conscience.

Le texte a été publié dans le Journal de Montréal du 22 mars dernier.

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IL EST TEMPS DE BALAYER LES PRÉJUGÉS

Lettre ouverte à toi qui, comme moi, as un frère ou une sœur ayant une déficience intellectuelle.

Cher/chère toi,

Comme la fin de mon tournage pour District 31 tombe pile avec le début de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle, je voulais t’écrire cette lettre pour te dire que je pense aussi à toi.

Tu ne le sais peut-être pas, mais j’ai un frère qui a une déficience intellectuelle. Jean-Sébastien, c’est mon petit frère, et comme on a treize mois de différence, on a tout vécu ensemble. C’est mon frère d’armes avec qui j’ai tout partagé : premiers jeux, premières chicanes, premières peines.

Si nos vies se sont déroulées ensuite en parallèle, nous sommes toujours restés très proches. Dès mes débuts sur scène, il m’a toujours suivi. Lors de mes premiers matchs d’impro ou de mes premiers spectacles de théâtre, Jean-Sébastien était là. Tout ce que j’ai fait, il l’a vu, et aujourd’hui, je me rends compte qu’il fait partie des premières personnes à qui je pense lorsque je travaille. Pour que je puisse m’épanouir dans son regard.

CES PHRASES QUI FONT MAL

Pourtant, il ne l’a pas eu facile, Dès l’enfance, j’ai été témoin des premiers préjugés : « Il ne peut faire ça, il n’est pas capable de, c’est impossible pour lui… » Toi aussi, j’imagine que tu les as entendues, ces phrases qui font mal, ces préjugés qui restent les mêmes à l’âge adulte et qui seraient pourtant si facile à déconstruire.

Comme moi, tu as sûrement vu ton frère ou ta sœur accomplir des choses parce qu’on leur a donné la chance de s’épanouir. Jean-Sébastien a vécu en appartement, il est allé à l’école, il a été amoureux, il a eu un travail, une vie sociale. Mon frère est un citoyen exemplaire et je me dis que ces préjugés, il est temps de les balayer. C’est aussi pour ça que la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle a été créée.

UN CADEAU

Je voulais aussi te dire de ne pas avoir honte de ton frère ou de ta sœur, même si, dans le moment présent, c’est difficile. Tu verras que cette personne c’est un cadeau qui te permettra, et qui te permet déjà, de développer des qualités qui feront de toi un être humain meilleur : l’ouverture, l’empathie, la bonté et l’optimiste…

Et puis, je te dirais surtout de ne pas avoir honte de trouver que c’est difficile. C’est normal ! Tu n’as pas choisi cette vie-là. Les gens te regardent d’une étrange façon, tes amis te jugent… N’aie pas de culpabilité à ressentir cette honte. Surtout, dis-le. Parce que le dire va amener d’autres personnes comme moi à te dire : « attends, tu vas voir ».

Tu verras que ces gens qui rejettent ton frère ou ta sœur, ce ne sont peut-être pas de bonnes personnes pour toi. Tu trouveras tes vrais amis ailleurs. Tu verras que ta vie et ta façon d’être avec lui ou elle, te font aussi participer à créer un monde plus inclusif.

Mon frère m’a beaucoup donné et je te le dis, mes enfants ont aussi eu ce cadeau 40 ans plus tard. Alors, dis-toi que, pour toi aussi, ta sœur ou ton frère te donnera beaucoup. Sois patient, sois ouvert et tu verras…

Trois gouttes de lumière…

Un ennemi prend plus de place dans notre tête qu’un ami dans notre cœur, pourquoi ?

Le lifting le moins cher : le rire !

Si des embûches se dressent sur votre chemin, changez de direction mais non de destination.

Que chaque jour soit un nouveau départ et pardonnez-vous pour hier.

Si vous recherchez un ami sans faute, vous resterez sans ami.

L’amour est la goutte d’eau qui redonne la force à une fleur flétrie de se relever.

L’oubli et le rire sont mieux que mémoire et tristesse.

Le plus important des droits humains, est le droit de rêver.

Visez la lune et si vous deviez échouer, vous serez encore parmi les étoiles.

La vie doit être vécue avec amour et humour. L’amour pour comprendre et l’humour pour endurer.

Vivre sans amis, c’est mourir sans témoin.

Il y a des yeux qui reçoivent la lumière, il y a des yeux qui la donnent.

Pour retrouver sa jeunesse, il n’y a qu’à recommencer ses folies.

La tendresse a ses raisons que le cœur comprend très bien.

Ne laissez personne venir à vous et repartir sans être plus heureux.

Bonne journée.

Réflexion sur le chemin de la vie

Aujourd’hui, je vous propose un très beau texte, reçu d’une connaissance, écrit par Michel Rivard, sur le chemin de la vie.

Quand on avance en âge, on aime revisiter toute la mémoire et toute la richesse accumulées au fil des ans.

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Chers aîné(e)s,

Ça me fait tout drôle de m’adresser à vous de cette façon alors que je viens à peine de fêter mes soixante-neuf ans. Déjà quatre ans que j’ai passé le cap des petits chèques qui arrivent tous seuls dans mon compte, des réductions au cinéma, au café…

La première fois que j’ai utilisé mon rabais de soixante-cinq ans au cinéma, le film s’intitulait « Juste la fin du monde » … j’avais eu un petit frisson !

Par contre, quand j’ai mentionné mon soixante-cinq pour avoir mon rabais sur le café en grain, la vendeuse m’a dit :

– « Mais Monsieur Rivard, vous les faites pas ! »

Je lui ai tout de suite répondu :

– « Je les fais peut-être pas, là-là, mais ayez pas peur, je les ai faits ! »

Donc, j’ai soixante-neuf ans!

Qu’est-ce que ça fait de moi? Un presqu’aîné ? Un vieux jeune ? Un jeune vieux ? Ne jouons pas sur les mots, ni sur les chiffres. Nous avons l’âge que nous avons, les souvenirs qui viennent avec… et le corps qui les a vécus.

Nous avons, vous comme moi, le désir de vivre le mieux possible le temps que la vie nous accorde, et de le vivre avec le plus de santé possible, physiquement, mentalement et spirituellement.

Cependant nous sommes, vous comme moi, réalistes. J’ai déjà ma part de petits problèmes de santé, de petits bouts de mon corps qui fonctionnent un peu moins bien qu’avant, des fois même pas du tout ! Des moments où je demande à mon corps d’effectuer des opérations qui me semblent banales, mais où il me répond « hmmm… pas cette fois-ci ! ».

Ça nous arrive à tous, ça s’appelle « vieillir » et savez-vous quoi ? Malgré les ennuis connexes, j’haïs pas ça pantoute. J’aime le recul que ça me procure, le détachement par rapport à certaines futilités de l’existence auxquelles j’ai déjà accordé beaucoup d’importance et que je regarde maintenant de loin, sourire en coin, en me disant qu’il fallait être fou pour faire ça… ou pour m’en faire avec ça !

Mais voilà, je l’ai fait (ou je me le suis fait faire) et ça fait maintenant partie de mes souvenirs. J’aime vieillir quand je me retrouve avec mon petit-fils de deux ans et demi, quand je joue à quatre pattes (ouch!) avec cette petite boule de vie, deux générations plus loin que moi, et dans laquelle je me reconnais tellement.

Quel bonheur de sentir qu’on se prolonge ! Pas seulement dans nos enfants et nos petits-enfants, tout le monde n’a pas cette chance, mais aussi dans ce qu’on peut se transmettre, dans toute cette expérience que l’on peut et que l’on doit partager. C’est ça, vieillir en beauté. C’est aussi ce que notre société devrait comprendre mieux et accorder plus d’importance aux aînés dans la transmission des valeurs et des connaissances vécues.

Nous avons, vous comme moi, de belles histoires à raconter.

Parlant de souvenirs, de passé, de mémoire, j’ai appris beaucoup de ces simples mots: « pas de regrets, pas de remords ». C’est presque simpliste, mais tellement difficile à mettre en pratique. On a tous notre lot de « si j’avais su », de « j’aurais donc dû », même si nous savons tous au fin fond de nous-même qu’il n’y a pas de retour possible, que le passé est passé et que c’est ici et maintenant que ça se passe pour vrai.

Vivre ici et maintenant avec nous-mêmes tels que nous sommes, accepter et apprécier surtout le passage du temps, sans craindre l’avenir. On a tous un peu peur du lendemain alors qu’on ne sait rien de ce qui va arriver. Bien sûr, on en a une petite idée, on attend quelqu’un ou on a quelque chose à faire, on sait ce qu’on va manger pour souper, on s’est fait des plans… mais la vie, là, c’est tout ce qui nous arrive sans prévenir, pendant qu’on est occupés à se faire des plans, justement.

Une de mes blagues préférées:

– « Comment faire rire Le Bon Dieu ? »

– « Raconte-lui tes projets ! »

Comme je l’ai écrit dans ma chanson « Et on avance », « …demain n’est jamais celui qu’on pense », mais on peut et on doit rêver, c’est gratuit. À partir du moment où on s’accepte tel qu’on est, avec notre âge et nos bobos, et qu’on apprécie le temps qui passe, on a le droit de rêver les projets les plus fous. Le pire qui peut arriver, c’est qu’ils se réalisent.

J’aimerais vous laisser avec ma petite variation sur la prière des AA.

J’avais onze ans quand mon père s’est sorti de son alcoolisme. Il avait collé sur la porte du frigidaire une copie de la fameuse prière. Si on enlève le « Mon Dieu » du début et qu’on la met à la première personne du pluriel, ça donne:

– « Donnons-nous la Sérénité d’accepter les choses que nous ne pouvons changer, le Courage de changer celles que nous pouvons, et la Sagesse d’en connaître la différence… »

Je trouve que ça a ben de l’allure… et je vous souhaite une glorieuse journée !

Michel Rivard

Le luxe pour tout le monde

En ces temps de pandémie, rien n’est plus comme avant. Et on se rend compte de la vraie valeur des choses qu’on sous-estimait, dont le luxe qui, pour plusieurs devenait inatteignable.

Mais ce mot s’est transformé pour appartenir aux riches comme aux pauvres. En prime, il est gratuit et on a qu’à le prendre

Nous croyions que le luxe était ce qui est rare, cher et exclusif, tout ce qui nous semblait inaccessible.

Aujourd’hui, nous nous rendons compte que le luxe, c’était ces petites choses que nous ne valorisions pas !

Seulement maintenant, nous commençons à comprendre la portée ou le vrai sens du mot luxe.

Ce que tout le monde ignorait auparavant en pensant que l’argent était le seul critère pour être heureux !!!

Le luxe, c’est d’être en bonne santé, loin des hôpitaux.

Le luxe, c’est de pouvoir se promener dans la rue et à n’importe quelle heure.

Le luxe, c’est de respirer sans masque.

Le luxe, c’est de se réunir avec la famille et les amis.

Le luxe, c’est voir les regards et les sourires.

Le luxe, c’est les câlins et les bisous.

Tout cela c’était le luxe et nous ne le savions pas !

Merci Diane

Trois gouttes de lumière…

LE POT DE CORNICHONS

Aussi loin que je peux me souvenir, le pot de cornichons se tenait à côté de la commode dans la chambre de mes parents. Quand mon père se préparait à se coucher, il vidait ses poches et toute sa petite monnaie allait dans le pot de cornichons.

Quand j’étais petit, j’étais fasciné par le son que les pièces faisaient quand elles tombaient dans le pot. Quand il était presque vide, les pièces entonnaient une musique joyeuse en tombant au fond. Puis, les sons devenaient plus subtils au fur et à mesure que le pot se remplissait.

J’avais pris l’habitude de me glisser sur le plancher et d’admirer les cercles de cuivre et d’argent qui brillaient comme un trésor de pirate lorsque le soleil entrait par la fenêtre de la chambre.

Quand le pot était plein, papa s’installait à la table de la cuisine pour rouler les pièces avant de les porter à la banque. Cette opération était toujours d’une grande importance. Les rouleaux tous bien alignés dans une boîte de carton, papa plaçait la boîte entre nous sur le siège de sa vieille camionnette.

À chaque fois que nous roulions vers la banque, papa me regardait les yeux remplis d’espoir, « Ces sous te garderont hors des usines de textiles mon garçon. Tu feras mieux que moi. Ce vieux village ouvrier ne te retiendra pas prisonnier », et à toutes les fois qu’il présentait la boîte à la caissière, il souriait fièrement « Ces sous serviront aux études de mon garçon. Il ne travaillera pas à l’usine toute sa vie comme moi ».

Il célébrait chaque dépôt en arrêtant prendre un cornet de crème glacée. Je prenais toujours au chocolat et papa à la vanille.

Lorsque le serveur remettait la monnaie à papa, il me le montrait au creux de sa main en me disant : « Lorsque nous serons à la maison, nous recommencerons à remplir le pot ». Il me laissait toujours déposer les premiers sous dans le pot vide.

Nous sourions d’une façon complice en les entendant tomber en dansant dans le pot. « Tu seras instruit avec des sous noirs, des 5, des 10 et des 25 sous », dit-il, « mais tu le seras quand même. J’y verrai. »

Les années passèrent. Je terminai l’université et commençai à travailler dans une autre ville.

Un jour, en visitant mes parents, j’ai utilisé le téléphone de leur chambre et j’ai remarqué que le pot avait disparu. Il n’avait plus sa raison d’être et on l’avait enlevé

Comme je fixais l’endroit où avait toujours été le pot de cornichons, mon cœur se serra. Mon père ne parlait pas beaucoup et ne m’a jamais sermonné sur les valeurs de la détermination, de la persévérance et de la foi.

Le pot de cornichons m’avait enseigné toutes ces valeurs de façon beaucoup plus éloquente que bien des mots auraient pu le faire.

Quand je me suis marié, j’ai expliqué à mon épouse Suzanne, la place qu’avait occupé le pot de cornichons dans mon existence. À mes yeux, il définissait plus que tout, l’étendue de l’amour de mon père pour moi.

Peu importe si les choses étaient difficiles ou non à la maison, papa continuait à remplir graduellement le pot. Même l’été où papa avait été mis à pied à l’usine, et où maman devait nous servir du « baloney » plusieurs fois par semaine, pas un sou n’a été pris dans le pot. Au contraire, papa me regardait de l’autre côté de la table et me disait « Lorsque tu sortiras de l’université mon garçon, tu n’auras plus à manger de « baloney », à moins que tu le veuilles.

Le premier Noël après la naissance de ma fille Jessica, nous avons passé les Fêtes chez mes parents. Après le souper, maman et papa étaient assis ensemble sur le canapé, prenant tour à tour leur petite fille. Jessica commença à gigoter et Suzanne la prit pour aller la changer dans la chambre de mes parents.

Lorsque Suzanne revint au salon, elle avait les yeux tout émus. Elle remit Jessica à mon père et prit ma main pour aller me montrer quelque chose.

« Regarde » dit-elle doucement, ses yeux m’indiquant de regarder à un endroit sur le sol près de la commode. À ma grande surprise, il était là, comme s’il n’avait jamais quitté sa place et avec déjà quelques sous à l’intérieur.

Je m’avançai alors et mis la main dans ma poche pour en sortir la monnaie qu’elle contenait. Avec une boule d’émotions dans la gorge, je déposai le contenu de ma main dans le pot de cornichons. Je levai les yeux et vit que mon père, portant Jessica, était entré doucement dans la pièce.

Nos yeux se sont croisés et j’ai su que nous éprouvions les mêmes émotions. Ni l’un ni l’autre ne pouvait parler. Ce geste m’a vraiment touché et je sais que ça vous a touché aussi.

Quelques fois, nous sommes trop occupés à dénombrer nos problèmes et nous oublions de compter nos joies.

Ne sous-estimez jamais le pouvoir de vos actions. Avec un tout petit geste, vous pouvez changer la vie d’une personne pour le meilleur ou pour le pire.

Dieu nous place tous dans la vie des autres pour faire la différence dans leur vie. Recherchez Dieu dans les autres. Les plus belles choses ne peuvent être vues ou touchées. Elles doivent être ressenties avec le cœur.

Dans les moments joyeux, louez le Seigneur. Dans les moments difficiles, cherchez le Seigneur. Dans les moments tranquilles, priez le Seigneur. Dans les moments douloureux, faites confiance au Seigneur.

À tout moment, remerciez le Seigneur. Et n’oubliez pas; sans le Seigneur, on n’est rien.

Bonne journée.

Profiter pleinement de sa vie

RÉFLEXION D’UN SAGE

J’ai passé une heure à la banque avec mon père, car il a dû transférer de l’argent. Je n’ai pas pu résister à l’envie de lui demander :

– Papa, pourquoi n’activerions-nous pas ta banque sur internet ?

– Pourquoi ferais-je ça, demanda-t-il ?

– Eh bien, vous n’auriez pas à passer une heure ici pour des choses comme le transfert. Vous pourriez même faire vos achats en ligne. Tout serait si facile !

J’étais tellement excité à l’idée de l’initier au monde des services bancaires en ligne. Il a demandé :

– Si je fais ça, je ne sortirai pas de la maison ?

– Oui, oui, ais-je répondu. Je peux même te montrer comment l’épicerie pouvait être livrée à la porte maintenant et apprendre qu’Amazon livre tout !

Comme s’exprimerait un sage, sa réponse m’a laissé la langue liée. Il a dit :

– Depuis que je suis entré dans cette banque aujourd’hui, j’ai rencontré quatre de mes amis. J’ai discuté un moment avec le personnel qui me connaît très bien maintenant. Tu sais que je suis seul et c’est la compagnie dont j’ai besoin. J’aime me préparer et venir à la banque. J’ai assez de temps, alors c’est la touche physique dont j’ai envie.

Il y a deux ans, je suis tombé malade, le propriétaire du magasin où j’achète mes fruits, est venu me voir et s’est assis à mon chevet. Puis, quand ta mère est tombée il y a quelques jours pendant sa promenade matinale, notre épicier local l’a vue et a immédiatement pris sa voiture pour la précipiter chez elle sachant où je vis.

Aurais-je cette touche humaine si tout devenait en ligne ? Pourquoi voudrais-je que tout soit livré à moi et me force à interagir avec mon ordinateur ?

J’aime connaître la personne à qui j’ai affaire et pas seulement le vendeur. Cela crée des liens relationnels. Est-ce qu’Amazon livre tout ça aussi ? La technologie n’est pas la vie. Passer du temps avec des gens et pas avec des appareils, c’est profiter de la vie avec ce qu’elle a de mieux à offrir.

Trois gouttes de lumière…

LA VALEUR DU TEMPS

UNE ANNÉE
Pour connaître la valeur d’une année, demandez à un étudiant qui a échoué aux examens de fin d’année.

UN MOIS
Pour connaître la valeur d’un mois, demandez à une mère qui a accouché prématurément.

UNE SEMAINE
Pour connaître la valeur d’une semaine, demandez à l’éditeur d’un hebdomadaire.

UN JOUR
Pour connaître la valeur d’un jour, demandez à un travailleur de nuit.

UNE HEURE
Pour connaître la valeur d’une heure, demandez à un couple d’amoureux qui attend impatiemment de se revoir.

UNE MINUTE
Pour connaître la valeur d’une minute, demandez à quelqu’un qui a raté son train, son autobus ou son avion.

UNE SECONDE
Pour connaître la valeur d’une seconde, demandez à quelqu’un qui a survécu à un accident grave.

UNE MILLISECONDE
Pour connaître la valeur d’une milliseconde, demandez à quelqu’un qui a gagné une médaille d’argent aux Jeux olympiques.

Le temps n’attend personne. Profitez de chaque moment qui vous est donné, car il est précieux.

Inimaginable, mais pourtant réel

Vous êtes-vous demandé ou simplement imaginé, comment les résidents des CHSLD pouvaient se sentir tout au long de cette maudite pandémie qui allait les décimer. Comment ont-ils vécu cette période qui, pour plusieurs, allait les envoyer dans l’autre monde, dans l’au-delà. Tous ces souvenirs d’une vie, qui nous reviennent en mémoire…

Le texte qui suit est un conte fictif de cette situation, l’histoire de Jacqueline perdue dans ses pensées, qui décrit bien ce calvaire, imaginé par son auteure, Geneviève Petersen.

Je veux le reproduire pour vous, et provoquer une réflexion en cette nouvelle année, qui pourrait sonner le glas de cette catastrophe qui nous a enfermé toute une année et accéléré des fins de vie.

Bonne lecture.

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JACQUELINE A LE CŒUR EN BERNE

Quand ça fait des jours que tu regardes par la fenêtre, tu connais les alentours par cœur. Là, la traverse de piétons, le parc et son boisé de pins blancs. Au loin, le dépanneur et le Dollarama. Quand ça fait des jours que tu regardes par la même fenêtre, t’en viens même à savoir quelle auto passe à quelle heure.

À 7h46, une horde de parents convergent vers l’école primaire, juste en face. Les enfants débarquent et se dirigent, masqués, vers l’antre de la bâtisse de briques beiges. On dirait une bande de petits fantômes. 8h05, la cloche sonne. Mais pas aujourd’hui. C’est congé.

8h05, c’est aussi l’heure où Shamah entre dans la chambre. Ça m’a pris des mois avant d’arrêter de l’appeler mademoiselle et de trouver le courage de lui demander comment dire son nom. Je voulais pas qu’elle pense que j’étais une habitante ou que j’étais jamais sortie de chez nous.

– Comme ça s’écrit.

Elle m’avait répondu ça, le sourire fendu jusqu’aux oreilles. J’ai regardé l’insigne sur sa jaquette jaune. Shamah. C’est facile, au fond. Je suis chanceuse d’encore avoir sa visite plusieurs fois par jour. Les préposés vont moins dans les chambres de ceux dont la porte est marquée d’une croix. J’ai bien pensé que la cheffe de l’étage viendrait en mettre une, juste en dessous de mon nom, comme ç’a été le cas pour mes voisines de chambre.

Jeudi passé, la cheffe est venue pour Madame Bouchard. Trois jours plus tard, elle est sortie les pieds par en avant. Madame Bouchard, je parle. Ça m’a fait beaucoup de peine de la voir comme ça, en dessous du grand drap blanc. Comme si elle n’avait jamais existé. Comme si on venait de la balayer sous le lit.

Madame Bouchard a été beaucoup de choses avant de venir terminer sa vie dans la chambre 223. Elle a eu huit beaux enfants. Six garçons et deux filles. Y en a même une qui est devenue médecin. Orthopédiste, je pense. Hélène, son nom. Elle a marié un autre médecin et ils vivent à Sherbrooke. C’est la seule de ses huit enfants qui l’appelait à tous les jours.

Madame Bouchard m’a raconté sa vie en long et en large les après-midis où on jouait à la chasse à l’As ou au Gin Rummy dans la salle commune. Ça, c’était quand on avait encore le droit d’y aller. Son mari est mort du cancer du côlon y a sept ans. Elle est arrivée au Havre du Lac tout de suite après, deux ans avant moi.

À la tv, le lendemain de sa mort à elle, on a dévoilé le nombre de morts. Le premier ministre a présenté rapidement ses condoléances aux familles. Trente-trois. Trente-trois morts sans visage.

Moi aussi je lui racontais ma vie, à madame Bouchard. J’ai eu cinq enfants. Y en a quatre de vivants. J’ai perdu le premier quand il avait un mois et demi. Il s’appelait Jean. Les médecins ont dit que c’était la mort subite du nourrisson. Il avait jamais été bien vigoureux. Même dans mon ventre, il ne donnait pas beaucoup de coups de pieds. Pas comme ceux qui sont venus après : Sylvie, Guylaine, André et Esther.

J’ai jamais arrêté d’enseigner l’anglais même quand je les ai eus. Ça faisait enrager mon mari. Paul-Émile aimait pas ça passer pour un homme pas capable de faire vivre sa famille. Il n’appréciait pas non plus que j’enseigne la langue de ceux qui, il arrêtait pas de répéter, nous ont volé notre pays. J’avais beau lui expliquer que j’aimais ça, enseigner, ça lui rentrait pas dans la tête.

L’année de mes 50 ans, je suis devenue la directrice de l’école Saint-Albert-le-Grand pis j’ai demandé le divorce. On avait été mariés 30 ans avec Paul-Émile. Una autre affaire qui ne se faisait pas dans ce temps-là, se séparer. J’étais plus capable de le torcher tout en sachant qu’il faisait ses galipettes avec la veuve du boucher dans mon dos. Et si ça avait été juste ça, je dis pas.

Pourtant, je l’ai tellement aimé, mon Paul-Émile, avec ses grandes paluches et ses yeux doux. Quand on était jeunes mariés, on était toujours embarqués un par-dessus l’autre. Quand on a emménagé ensemble dans l’appartement de la rue Morin, je me rappelle que j’avais voulu lui cuisiner quelque chose de fancy pour quand il reviendrait de travailler.

J’avais ouvert le livre de Jehanne Benoit pour savoir comment on fait ça, du bœuf Wellington. Je lui avais téléphoné au bureau parce qu’il me manquait un ingrédient ultra important que je n’avais pas dans la pantry : du sel facultatif. Je me rappelle encore du rire de Paul-Émile et de ma gêne quand j’ai réalisé mon erreur. J’avais eu l’air d’une belle niaiseuse. Mes enfants m’en parlent encore à chaque Noël.

8h05. Shamah entre dans ma chambre. Même si elle a son masque et sa visière, je sais qu’elle sourit. Je lui demande comment vont ses enfants. Elle en a trois. Bien, bien, elle me répond. Elle me raconte que c’était la fête de sa plus jeune, hier, pis qu’elle lui a acheté des pâtisseries parce qu’elle n’a pas eu le temps de faire un vrai gâteau.

– Elle est née le 25 décembre, comme le petit Jésus.

Elle a dû être contente pareil, que je lui ai répondu, pour la rassurer. Je sais très bien que Shamah est épuisée à force de s’occuper de nous autres pis des résidents de l’autre place où elle travaille la nuit. Je sais pas quand elle dort, cette femme-là. Dans l’autobus qui lui fait faire le trajet entre les deux résidences, j’imagine.

Quand mes enfants étaient jeunes, je ne dormais pas ben ben non plus, remarque. Shamah brosse mes cheveux. Ils sont courts maintenant. Je me rappelle d’une époque où ils tombaient en cascades blondes dans le creux de mes reins. On dirait que ça fait 1000 ans. On dirait que ça fait 5 minutes.

– Voulez-vous que je vous mette du vernis à ongles, madame Laurin ?

– Une autre fois, ma belle enfant, tu dois avoir autre chose à faire.

Shamah sort de ma chambre comme elle y était entrée. Sans bruit. Je retourne à ma fenêtre et je repense aux paroles de François Legault. Une seule personne pour les visites. Est-ce que ce sera Guylaine, Esther, André ou Sylvie ? Je souhaite dans le secret de mon âme que ce soit Sylvie. Parce que c’est elle la plus drôle. C’est pas grave, y a juste le bon Dieu qui m’entend. J’espère qu’elle va m’apporter des restes de dinde pis de la bûche.

Dehors, il n’y a personne sauf un monsieur qui promène un petit chien barbette. J’en peux plus de me faire répéter que ça va bien aller. Quand ça ? Je sais que ça pourrait être pire, Je sais que je pourrais être enfermée ici sans rien ni personne, même pas Shamah ou mes petits-enfants sur le iPad. Je pourrais avoir une croix sur ma porte et n’avoir pour compagnon que ma respiration sifflante ou le son d’un respirateur.

Je pourrais aussi avoir tout oublié comme la madame de la 227. Moi, au moins, j’ai des souvenirs auxquels me raccrocher. J’ai le pouvoir de me rappeler les étés passés au chalet, la fois où Guylaine a gagné le concours régional d’orthographe ou le party que mes sœurs m’ont organisé pour mes soixante ans.

Avec le recul, je trouve du beau même dans les moments les plus terribles. Mais c’est difficile. C’est difficile de savoir que c’est ici que tout finira par s’arrêter. Personne ne me le dit, mais c’est ça pareil.

J’ai le sentiment que plus rien de ce que j’ai été ne compte, astheure. Peu importe si j’ai été belle, belle au point d’être la reine du carnaval. Peu importe si mon cœur a battu pour tant d’hommes que j’en ai perdu le souffle. Peu importe. Je suis en train de m’effacer.

Maintenant, quand je me regarde dans le miroir, j’ai l’impression de voir quelqu’un d’autre. Je voudrais pouvoir crier mon nom trois fois, comme celui de la dame blanche, et avoir le pouvoir de réapparaître.

Je voudrais tellement sortir d’ici. André m’a dit que je devais attendre le printemps. Est-ce que je serai encore là ? Peut-être qu’Esther, en faisant un détour par l’épicerie pour m’acheter des Pot of Gold, amènera sans le savoir la mort avec elle.

J’ai l’impression qu’à chaque fois que je fais une chose, même une toute petite chose comme tricoter ou prier la Sainte-Vierge, c’est la dernière fois.

J’entends du bruit. Est-ce que c’est Shamah qui revient avec du vernis à ongles rouge comme la lettre écarlate ? J’entends du bruit. Est-ce celui de mon cœur qui explose parce que je sais qu’il m’en reste moins à faire que j’en ai de fait ?

Comme dans l’histoire que me racontait mon père quand j’étais petite, j’aimerais faire un pacte avec le diable pour sortir d’ici. Je voudrais qu’il m’emmène, dans son grand canot, voir mes enfants pis mes petits-enfants. Juste une nuit. Mais je sais que rendu là, même lui ne viendra pas me chercher.

Source : Journal de Montréal du 31 décembre 2020

Trois gouttes de lumière…

PAROLES DE SAGESSE

À quel âge on devient vieux ?

Se demander à quel âge on devient vieux, c’est comme se demander à quelle hauteur est-ce que c’est haut ?

On devient vieux quand on n’a plus d’intérêt dans ce qui se passe autour de soi.

On devient vieux quand on n’a plus rien à espérer.

On devient vieux quand on n’intéresse plus les gens.

On devient vieux quand on ne veut plus entendre le rire joyeux des enfants, ni écouter leurs histoires.

On devient vieux lorsque tout le monde a tort et qu’on a toujours raison.

À quel âge devient-on vieux ?

On peut devenir vieux à vingt ans, trente ans et quatre-vingt ans, cela dépend de notre attitude face à la vie…

Merci Jocelyne…

Trois gouttes de lumière…

UNE BELLE LEÇON DE MORALITÉ

Un jour, un homme d’affaires dit à son employé :

– Je veux que tu me construises une maison; voici les plans, je veux que tu le complètes selon ce projet ! Je ne veux pas de compromis !

L’employé a lu les plans et a été bouleversé car il ne lui restait que 3 mois avant de prendre sa retraite, il a commencé à se dire :

« 3 mois pour prendre ma retraite et cet homme me donne un travail qui durera six mois, en plus, je suis obligé. Bah ! je ferai ce que je pourrai, et cela me laissera plus d’argent ! »

La charpente fut fabriquée sans beaucoup de soin.

Il utilisait des matériaux bon marché et de qualité médiocre, dans chaque pièce de la maison.

Il utilisait également des matériaux qui n’étaient pas conformes à la structure, et ne travaillait que sur la façade pour tromper le propriétaire.

N’usant pas de professionnalisme, ce qui pouvait être bâclé l’était, pour gagner du temps et espérer terminer dès que possible, c’est-à-dire au plus sacrant.

Lorsque la construction fut terminée, le propriétaire est apparu et a regardé la maison. Il s’est approché de son employé et lui a dit :

– Tiens ! Voilà les clés ! C’est ton cadeau ! Depuis toutes les années que tu m’as servi, c’est maintenant ta maison !!!

Que pensez-vous que cet homme a ressenti quand il a entendu cela ? Il avait malheureusement récolté ce qu’il avait semé.

Morale : Quoi que vous fassiez, faite le avec amour, ne blessez personne, soyez un bon exemple, donnez le meilleur de vous et vous recevrez le meilleur…

La vie est un boomerang… tout vous revient !