Trois gouttes de lumière…

LA VALEUR DU TEMPS

UNE ANNÉE
Pour connaître la valeur d’une année, demandez à un étudiant qui a échoué aux examens de fin d’année.

UN MOIS
Pour connaître la valeur d’un mois, demandez à une mère qui a accouché prématurément.

UNE SEMAINE
Pour connaître la valeur d’une semaine, demandez à l’éditeur d’un hebdomadaire.

UN JOUR
Pour connaître la valeur d’un jour, demandez à un travailleur de nuit.

UNE HEURE
Pour connaître la valeur d’une heure, demandez à un couple d’amoureux qui attend impatiemment de se revoir.

UNE MINUTE
Pour connaître la valeur d’une minute, demandez à quelqu’un qui a raté son train, son autobus ou son avion.

UNE SECONDE
Pour connaître la valeur d’une seconde, demandez à quelqu’un qui a survécu à un accident grave.

UNE MILLISECONDE
Pour connaître la valeur d’une milliseconde, demandez à quelqu’un qui a gagné une médaille d’argent aux Jeux olympiques.

Le temps n’attend personne. Profitez de chaque moment qui vous est donné, car il est précieux.

Inimaginable, mais pourtant réel

Vous êtes-vous demandé ou simplement imaginé, comment les résidents des CHSLD pouvaient se sentir tout au long de cette maudite pandémie qui allait les décimer. Comment ont-ils vécu cette période qui, pour plusieurs, allait les envoyer dans l’autre monde, dans l’au-delà. Tous ces souvenirs d’une vie, qui nous reviennent en mémoire…

Le texte qui suit est un conte fictif de cette situation, l’histoire de Jacqueline perdue dans ses pensées, qui décrit bien ce calvaire, imaginé par son auteure, Geneviève Petersen.

Je veux le reproduire pour vous, et provoquer une réflexion en cette nouvelle année, qui pourrait sonner le glas de cette catastrophe qui nous a enfermé toute une année et accéléré des fins de vie.

Bonne lecture.

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JACQUELINE A LE CŒUR EN BERNE

Quand ça fait des jours que tu regardes par la fenêtre, tu connais les alentours par cœur. Là, la traverse de piétons, le parc et son boisé de pins blancs. Au loin, le dépanneur et le Dollarama. Quand ça fait des jours que tu regardes par la même fenêtre, t’en viens même à savoir quelle auto passe à quelle heure.

À 7h46, une horde de parents convergent vers l’école primaire, juste en face. Les enfants débarquent et se dirigent, masqués, vers l’antre de la bâtisse de briques beiges. On dirait une bande de petits fantômes. 8h05, la cloche sonne. Mais pas aujourd’hui. C’est congé.

8h05, c’est aussi l’heure où Shamah entre dans la chambre. Ça m’a pris des mois avant d’arrêter de l’appeler mademoiselle et de trouver le courage de lui demander comment dire son nom. Je voulais pas qu’elle pense que j’étais une habitante ou que j’étais jamais sortie de chez nous.

– Comme ça s’écrit.

Elle m’avait répondu ça, le sourire fendu jusqu’aux oreilles. J’ai regardé l’insigne sur sa jaquette jaune. Shamah. C’est facile, au fond. Je suis chanceuse d’encore avoir sa visite plusieurs fois par jour. Les préposés vont moins dans les chambres de ceux dont la porte est marquée d’une croix. J’ai bien pensé que la cheffe de l’étage viendrait en mettre une, juste en dessous de mon nom, comme ç’a été le cas pour mes voisines de chambre.

Jeudi passé, la cheffe est venue pour Madame Bouchard. Trois jours plus tard, elle est sortie les pieds par en avant. Madame Bouchard, je parle. Ça m’a fait beaucoup de peine de la voir comme ça, en dessous du grand drap blanc. Comme si elle n’avait jamais existé. Comme si on venait de la balayer sous le lit.

Madame Bouchard a été beaucoup de choses avant de venir terminer sa vie dans la chambre 223. Elle a eu huit beaux enfants. Six garçons et deux filles. Y en a même une qui est devenue médecin. Orthopédiste, je pense. Hélène, son nom. Elle a marié un autre médecin et ils vivent à Sherbrooke. C’est la seule de ses huit enfants qui l’appelait à tous les jours.

Madame Bouchard m’a raconté sa vie en long et en large les après-midis où on jouait à la chasse à l’As ou au Gin Rummy dans la salle commune. Ça, c’était quand on avait encore le droit d’y aller. Son mari est mort du cancer du côlon y a sept ans. Elle est arrivée au Havre du Lac tout de suite après, deux ans avant moi.

À la tv, le lendemain de sa mort à elle, on a dévoilé le nombre de morts. Le premier ministre a présenté rapidement ses condoléances aux familles. Trente-trois. Trente-trois morts sans visage.

Moi aussi je lui racontais ma vie, à madame Bouchard. J’ai eu cinq enfants. Y en a quatre de vivants. J’ai perdu le premier quand il avait un mois et demi. Il s’appelait Jean. Les médecins ont dit que c’était la mort subite du nourrisson. Il avait jamais été bien vigoureux. Même dans mon ventre, il ne donnait pas beaucoup de coups de pieds. Pas comme ceux qui sont venus après : Sylvie, Guylaine, André et Esther.

J’ai jamais arrêté d’enseigner l’anglais même quand je les ai eus. Ça faisait enrager mon mari. Paul-Émile aimait pas ça passer pour un homme pas capable de faire vivre sa famille. Il n’appréciait pas non plus que j’enseigne la langue de ceux qui, il arrêtait pas de répéter, nous ont volé notre pays. J’avais beau lui expliquer que j’aimais ça, enseigner, ça lui rentrait pas dans la tête.

L’année de mes 50 ans, je suis devenue la directrice de l’école Saint-Albert-le-Grand pis j’ai demandé le divorce. On avait été mariés 30 ans avec Paul-Émile. Una autre affaire qui ne se faisait pas dans ce temps-là, se séparer. J’étais plus capable de le torcher tout en sachant qu’il faisait ses galipettes avec la veuve du boucher dans mon dos. Et si ça avait été juste ça, je dis pas.

Pourtant, je l’ai tellement aimé, mon Paul-Émile, avec ses grandes paluches et ses yeux doux. Quand on était jeunes mariés, on était toujours embarqués un par-dessus l’autre. Quand on a emménagé ensemble dans l’appartement de la rue Morin, je me rappelle que j’avais voulu lui cuisiner quelque chose de fancy pour quand il reviendrait de travailler.

J’avais ouvert le livre de Jehanne Benoit pour savoir comment on fait ça, du bœuf Wellington. Je lui avais téléphoné au bureau parce qu’il me manquait un ingrédient ultra important que je n’avais pas dans la pantry : du sel facultatif. Je me rappelle encore du rire de Paul-Émile et de ma gêne quand j’ai réalisé mon erreur. J’avais eu l’air d’une belle niaiseuse. Mes enfants m’en parlent encore à chaque Noël.

8h05. Shamah entre dans ma chambre. Même si elle a son masque et sa visière, je sais qu’elle sourit. Je lui demande comment vont ses enfants. Elle en a trois. Bien, bien, elle me répond. Elle me raconte que c’était la fête de sa plus jeune, hier, pis qu’elle lui a acheté des pâtisseries parce qu’elle n’a pas eu le temps de faire un vrai gâteau.

– Elle est née le 25 décembre, comme le petit Jésus.

Elle a dû être contente pareil, que je lui ai répondu, pour la rassurer. Je sais très bien que Shamah est épuisée à force de s’occuper de nous autres pis des résidents de l’autre place où elle travaille la nuit. Je sais pas quand elle dort, cette femme-là. Dans l’autobus qui lui fait faire le trajet entre les deux résidences, j’imagine.

Quand mes enfants étaient jeunes, je ne dormais pas ben ben non plus, remarque. Shamah brosse mes cheveux. Ils sont courts maintenant. Je me rappelle d’une époque où ils tombaient en cascades blondes dans le creux de mes reins. On dirait que ça fait 1000 ans. On dirait que ça fait 5 minutes.

– Voulez-vous que je vous mette du vernis à ongles, madame Laurin ?

– Une autre fois, ma belle enfant, tu dois avoir autre chose à faire.

Shamah sort de ma chambre comme elle y était entrée. Sans bruit. Je retourne à ma fenêtre et je repense aux paroles de François Legault. Une seule personne pour les visites. Est-ce que ce sera Guylaine, Esther, André ou Sylvie ? Je souhaite dans le secret de mon âme que ce soit Sylvie. Parce que c’est elle la plus drôle. C’est pas grave, y a juste le bon Dieu qui m’entend. J’espère qu’elle va m’apporter des restes de dinde pis de la bûche.

Dehors, il n’y a personne sauf un monsieur qui promène un petit chien barbette. J’en peux plus de me faire répéter que ça va bien aller. Quand ça ? Je sais que ça pourrait être pire, Je sais que je pourrais être enfermée ici sans rien ni personne, même pas Shamah ou mes petits-enfants sur le iPad. Je pourrais avoir une croix sur ma porte et n’avoir pour compagnon que ma respiration sifflante ou le son d’un respirateur.

Je pourrais aussi avoir tout oublié comme la madame de la 227. Moi, au moins, j’ai des souvenirs auxquels me raccrocher. J’ai le pouvoir de me rappeler les étés passés au chalet, la fois où Guylaine a gagné le concours régional d’orthographe ou le party que mes sœurs m’ont organisé pour mes soixante ans.

Avec le recul, je trouve du beau même dans les moments les plus terribles. Mais c’est difficile. C’est difficile de savoir que c’est ici que tout finira par s’arrêter. Personne ne me le dit, mais c’est ça pareil.

J’ai le sentiment que plus rien de ce que j’ai été ne compte, astheure. Peu importe si j’ai été belle, belle au point d’être la reine du carnaval. Peu importe si mon cœur a battu pour tant d’hommes que j’en ai perdu le souffle. Peu importe. Je suis en train de m’effacer.

Maintenant, quand je me regarde dans le miroir, j’ai l’impression de voir quelqu’un d’autre. Je voudrais pouvoir crier mon nom trois fois, comme celui de la dame blanche, et avoir le pouvoir de réapparaître.

Je voudrais tellement sortir d’ici. André m’a dit que je devais attendre le printemps. Est-ce que je serai encore là ? Peut-être qu’Esther, en faisant un détour par l’épicerie pour m’acheter des Pot of Gold, amènera sans le savoir la mort avec elle.

J’ai l’impression qu’à chaque fois que je fais une chose, même une toute petite chose comme tricoter ou prier la Sainte-Vierge, c’est la dernière fois.

J’entends du bruit. Est-ce que c’est Shamah qui revient avec du vernis à ongles rouge comme la lettre écarlate ? J’entends du bruit. Est-ce celui de mon cœur qui explose parce que je sais qu’il m’en reste moins à faire que j’en ai de fait ?

Comme dans l’histoire que me racontait mon père quand j’étais petite, j’aimerais faire un pacte avec le diable pour sortir d’ici. Je voudrais qu’il m’emmène, dans son grand canot, voir mes enfants pis mes petits-enfants. Juste une nuit. Mais je sais que rendu là, même lui ne viendra pas me chercher.

Source : Journal de Montréal du 31 décembre 2020

Trois gouttes de lumière…

PAROLES DE SAGESSE

À quel âge on devient vieux ?

Se demander à quel âge on devient vieux, c’est comme se demander à quelle hauteur est-ce que c’est haut ?

On devient vieux quand on n’a plus d’intérêt dans ce qui se passe autour de soi.

On devient vieux quand on n’a plus rien à espérer.

On devient vieux quand on n’intéresse plus les gens.

On devient vieux quand on ne veut plus entendre le rire joyeux des enfants, ni écouter leurs histoires.

On devient vieux lorsque tout le monde a tort et qu’on a toujours raison.

À quel âge devient-on vieux ?

On peut devenir vieux à vingt ans, trente ans et quatre-vingt ans, cela dépend de notre attitude face à la vie…

Merci Jocelyne…

Trois gouttes de lumière…

UNE BELLE LEÇON DE MORALITÉ

Un jour, un homme d’affaires dit à son employé :

– Je veux que tu me construises une maison; voici les plans, je veux que tu le complètes selon ce projet ! Je ne veux pas de compromis !

L’employé a lu les plans et a été bouleversé car il ne lui restait que 3 mois avant de prendre sa retraite, il a commencé à se dire :

« 3 mois pour prendre ma retraite et cet homme me donne un travail qui durera six mois, en plus, je suis obligé. Bah ! je ferai ce que je pourrai, et cela me laissera plus d’argent ! »

La charpente fut fabriquée sans beaucoup de soin.

Il utilisait des matériaux bon marché et de qualité médiocre, dans chaque pièce de la maison.

Il utilisait également des matériaux qui n’étaient pas conformes à la structure, et ne travaillait que sur la façade pour tromper le propriétaire.

N’usant pas de professionnalisme, ce qui pouvait être bâclé l’était, pour gagner du temps et espérer terminer dès que possible, c’est-à-dire au plus sacrant.

Lorsque la construction fut terminée, le propriétaire est apparu et a regardé la maison. Il s’est approché de son employé et lui a dit :

– Tiens ! Voilà les clés ! C’est ton cadeau ! Depuis toutes les années que tu m’as servi, c’est maintenant ta maison !!!

Que pensez-vous que cet homme a ressenti quand il a entendu cela ? Il avait malheureusement récolté ce qu’il avait semé.

Morale : Quoi que vous fassiez, faite le avec amour, ne blessez personne, soyez un bon exemple, donnez le meilleur de vous et vous recevrez le meilleur…

La vie est un boomerang… tout vous revient !

On dirait René Lévesque

D’emblée, je vous dirai que je n’ai pas voté pour un gouvernement de la CAQ, au dernier scrutin, étant un péquiste depuis que je suis en âge de voter. Mais, je dois vous avouer que François Legault m’impressionne beaucoup depuis son arrivée à la tête du gouvernement québécois, par son franc parlé, son approche vis-à-vis des Québécois et principalement par le ton de sa voix. Il explique les choses calmement, sans élever la voix en en prenant une tonalité paternaliste. Il est digne de sa fonction.

Étant jadis un péquiste lui-même, il me rappelle beaucoup mon mentor de toujours, le regretté René Lévesque; un politicien du peuple, pour le peuple, simple et sincère. Nationaliste dans l’âme, malgré qu’il ait mis l’indépendance en sourdine, je le vois très bien comme un homme qui pourrait doter la province d’un pays. Il ne peut pas renier ses origines profondément ancrées dans son ADN.

En ouvrant mon journal, hier, quelle ne fut pas ma surprise d’y trouver dans les pages d’opinions, un article de notre premier ministre envers tous les Québécois. J’ai trouvé ce geste très significatif en ces temps de pandémie planétaire. Seulement prendre le temps de composer ce texte, il a toute ma gratitude. Vous pouvez en prendre connaissance, puisque c’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

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LA VIE EST PLUS FORTE QUE TOUT

La première neige est tombée et il fait noir de bonne heure. C’est novembre. On regarde jouer les enfants, mais au fond de nous-mêmes, on le sait : cette année, l’hiver ne sera pas pareil.

Nous vivons des mois qui sont durs pour le moral.

La situation est difficile partout sur la planète, mais vous pouvez être fiers de ce que vous avez accompli dans les dernières semaines. Nous avons repris un certain contrôle sur la pandémie. Ce n’est pas rien à l’approche de l’hiver. Je veux vous dire merci du fond du cœur pour vos efforts et votre solidarité.

Je veux aussi vous dire que la bataille n’est pas terminée. On doit continuer de s’entraider si on veut passer à travers et arriver tous ensemble au printemps. On doit rester unis. C’est pour ça que je vous lance un message d’espoir.

Je pense aux enfants et ça me réconforte. Je suis heureux qu’ils puissent aller à l’école malgré la pandémie. Je suis heureux qu’ils puissent retrouver leurs amis, leur école, leurs enseignants. Et je me dis qu’au-delà des épreuves qu’on traverse, la vie continue.

C’est ce que j’avais en tête, quand on m’a demandé pourquoi je voulais qu’on fête l’Halloween. Les traditions sont importantes. Les enfants ont besoin comme nous d’une certaine normalité mêlée de magie.

Pour la même raison, je veux qu’on fête Noël au Québec. Ce ne sera pas un gros Noël avec toute la parenté, mais si les grands-parents pouvaient enfin voir leurs petits-enfants, pour moi, ce serait une grande victoire.

J’ai tellement hâte de nous voir enfin tous libérés de ce fardeau. Retrouver les soupers entre amis et les partys de famille. Il y a de l’espoir avec les vaccins qui s’en viennent.

En attendant, il faudra plus que jamais faire attention à nous autres, prendre soin de nos proches et de notre voisinage. Il y a beaucoup de solitude et de détresse dans notre société. La pandémie vient aggraver des problèmes qui existaient déjà. Je vous demande de faire un effort spécial de bienveillance et d’empathie. Il faut tendre l’oreille, ouvrir les yeux et tendre la main à ceux et celles qu’on sent fragiles. Comme jamais dans l’histoire, nos destins sont liés.

Et si vous vous sentez fatigués ou découragés par moments, faites comme moi et pensez aux enfants. Gardez espoir, parce qu’on sait qu’après l’hiver, les beaux jours reviennent.

Même au beau milieu de l’hiver, quand le froid nous transperce, on sait que les beaux jours reviennent toujours. Vous et moi, on sait que malgré les épreuves, la vie continue. On regarde rire les enfants et on sait que la vie est plus forte que tout.

Votre premier ministre

Délinquance

C’est bizarre, mais ce mot m’a fait penser immédiatement à l’actuelle pandémie qui fait toujours plus ou moins 1000 éclosions par jour au Québec. Pourquoi avons-nous plus de personnes infectées qu’en Ontario ? Probablement parce que nous sommes des super délinquants. En tout cas plus fautifs que nos voisins d’ouest.

Et qu’est-ce qui a déclenché pareille pensée ?

Un stationnement illégal !

Aussi simple que ça !

J’ai fait un parallèle avec les consignes que notre gouvernement nous impose, nous propose… et qu’on ignore. Pas tous, mais malheureusement plusieurs.

Je vous explique :

Alors que j’étais dans un stationnement commercial, récemment, à Longueuil, pour remplir ma grosse bouteille d’eau pure, je vois arriver deux fougueux soldats en uniforme, plein de vie et en grande forme, des Forces armées canadienne, dans une fourgonnette de service. Et à vingt-cinq pieds de là, le stationnement est presque vide et il y a certainement une bonne centaine de places de disponibles.

Alors sans crier gare, ces deux jeunes messieurs décident de stationner leur véhicule dans une zone interdite, très bien indiquée. Ils sortent et se dirigent chez Benny, se chercher du poulet probablement, parce que l’heure du dîner approche.

Une chance que le restaurant n’a pas de portes de garage à l’entrée, parce qu’ils se seraient rendus directement au comptoir…

Sommes-nous en guerre ? me dis-je ! J’ouvre la radio… ils n’en font pas mention.

Alors pourquoi ne se sont-ils pas stationnés dans un espace de stationnement normal ?

Ils sont des délinquants !

Et si un piéton était subitement apparu en traversant devant la fourgonnette et se faire happer…? C’est pourquoi cette zone est interdite de stationnement. Wow ! Trop long à marcher. Un poulet, c’est pesant !

Bizarre, mais c’est à cet instant précis que j’ai fait le rapprochement avec la COVID. J’avais ma raison pourquoi on bat des records de contamination au Québec. On n’écoute pas ! On se fout des consignes ! On n’en fait qu’à notre tête ! Des imitations de Donald l’américain.

Même phénomène autour des écoles à l’heure du dîner. Des étudiants, par centaines, se ruent vers les casse-croûtes du coin, les masques tout croches, sous le nez, sans distanciation physique. D’autres ne savent même pas que les masques existent, parce qu’ils n’en portent pas.

Encore d’autres délinquants !

Les directives pour porter le masque sont simples : à partir du nez jusqu’à sous le menton et on accroche les cordages ou élastiques aux oreilles. On n’a pas besoin d’avoir fait notre primaire, notre secondaire et trois ans de cégep pour comprendre ça. Hélas, oui !

Mais ça m’a fait du bien de vous en « parler ».

Bonne journée au royaume des délinquants !

Nous sommes tous des vieux, qu’on le veuille ou non

Voici les paroles d’une magnifique chanson d’André Sylvain, représentant le chemin d’une vie, qui se terminera dans l’au-delà. Un texte qui demande un moment de réflexion.

Les gens âgés, écoutent la radio…

Mais on ne joue jamais des chansons pour eux, ce n’est pas payant…

On leur vend des calmants, des pilules, des onguents…

Mais ce n’est que l’amour, dont ils ont besoin comme médicament…

Les gens âgés… on les a oubliés, tout au fond des foyers…

Où les gouvernements les ont enfermés…

Bien souvent une fois par an, on viendra les visiter, des parents c’est occupé…

Une seule fois tous les ans, on viendra les embrasser…

Ça oblige le jour de l’An…

On est tous des vieux, qu’on le veuille ou non…

On s’ra un jour comme eux… même riches à millions…

On est tous des vieux, ce n’est qu’une question de temps…

Heureux ou malheureux, d’avoir eu des enfants…

Les gens âgés, ne parlent même plus…

Ils ont trop à dire, leur vie à raconter, qui va les écouter…

Ils se courbent le dos et regardent leurs pieds…

Se demande pourquoi au bout du chemin, ils sont arrivés…

Ils ont tout donné, leur amour, leur santé…

Tout ça pour les enfants, ils ont tout sacrifié…

Même les rêves les plus grands…

Et du fond de leur prison, ils relèvent parfois le front,

Quand ils viennent pour signer…

C’est quand vient la fin du mois et le chèque de leur pension…

Qu’on fait semblant de leur donner…

Les gens âgés, ont le goût de pleurer

Car ils ont tout le temps de renaître au passé, revivre leurs vingt ans

Ils n’ont rien oublié, si leur dos a courbé…

C’est qu’ils ont trop souvent, portés les chagrins et les peines des enfants…

Les gens âgés, ont le temps de prier, car ils sont devenus, au fil des ans, de simples enfants

Ils demandent au Bon Dieu, de parfois penser à eux, s’Il a une minute ou deux…

Ils demandent souvent à Dieu, pourquoi Il a oublié, de venir fermer leurs yeux

On est tous des vieux, qu’on le veuille ou non, on s’ra tous comme eux,

Même riches à millions, on est tous de vieux, c’n’est qu’une question de temps

Chaque jour que l’on vit, nous rapproche du temps…

La gentillesse

BILLET DEBOUT

La vidéo animée qui suit date de 2019 et a gagné un oscar. Un chef d’œuvre qui parle de lui-même… Je m’excuse qu’elle soit en anglais, mais exceptionnellement, vous comprendrez.

« La vraie gentillesse est quand vous êtes prêts à renoncer à quelque chose dont vous avez besoin vous-même. »

CLIQUEZ CE LIEN

Trois gouttes de lumière…

LE BONHEUR

Comment trouver le véritable bonheur.

Une belle femme dans une robe luxueuse se rendit au cabinet de son psychiatre et lui dit qu’elle souffrait de dépression et que sa vie n’avait aucun sens.

Le psychiatre appela la dame qui nettoyait les étages de bureau puis dit à la dame riche :

– Je vais demander à Marie de vous raconter comment elle a trouvé le bonheur. Je veux simplement que vous l’écoutiez.

La dame posa son balai, pris un siège et raconta son histoire :

Mon mari est décédé d’un cancer. Trois mois plus tard, j’ai perdu mon fils unique dans un accident de voiture. Je n’avais plus personne. Il ne me restait plus rien. Je n’arrivais plus à dormir. Je ne pouvais plus rien manger. Je ne souriais plus à personne. J’ai même pensé mettre fin à ma vie.

Puis un jour, en rentrant du travail, j’ai été suivie par un chaton pendant tout mon trajet. D’une certaine manière, j’étais désolée pour ce chaton. Il faisait tellement froid dehors. J’ai donc décidé de le laisser entrer chez moi. Je lui ai donné un peu de lait, et il lécha le petit bol jusqu’à la dernière goutte.

Ensuite, il se frotta contre mes jambes, et pour la première fois depuis des mois, j’ai souri. Je me suis alors dit : si aider un chaton peut me faire sourire, peut être que faire quelque chose pour les gens pourrait me rendre heureuse. Le jour suivant, j’ai préparé des gâteaux pour les amener à mon voisin qui était alité.

Tous les jours, j’ai essayé de faire quelque chose de gentil pour quelqu’un. J’étais heureuse de les voir heureux. Aujourd’hui je dors mieux que jamais. J’ai trouvé le bonheur en le distribuant aux autres.

En entendant son histoire, la dame riche se mit à pleurer. Elle pouvait acheter tout ce qu’elle voulait avec son argent, mais elle avait perdu les choses que l’argent ne peut pas acheter.

La beauté de la vie ne dépend pas de votre bonheur, mais du bonheur que vous pouvez donner aux autres.

Le bonheur est un voyage, pas une destination.

Le bonheur c’est maintenant, pas demain.

Le bonheur n’est pas une dépendance, c’est une décision.

Le bonheur c’est qui vous êtes, pas ce que vous avez.

Regard féminin sur le passé

Mesdames, avez-vous déjà pensé : « Je suis grosse » « Je suis vieille » « Je ne suis pas assez ceci » « Je suis trop cela ».

À toutes mes amies de 70 ans et plus la plupart d’entre nous, sommes en train de traverser la prochaine phase de notre vie. Nous sommes à cet âge où nous voyons des rides, des cheveux gris et des kilos supplémentaires transformer notre corps.

Nous voyons les jeunes adultes de 25 ans, et nous nous rappelons. Les souvenirs refont surface, tantôt drôles, tantôt tristes.

Mais nous avions aussi 25 ans, tout comme ils auront peut-être un jour notre âge. Nous ne sommes plus les « filles dans leurs vêtements d’été ».

À ce qu’ils apportent à la table avec leur jeunesse et leur zeste, nous apportons notre sagesse et notre expérience. Nous avons élevé des familles, dirigé des ménages, payé les factures, traité de la maladie, de la tristesse et de tout le reste que la vie a mis sur notre route.

Certains d’entre nous ont perdu ceux qui étaient les plus proches et les plus chers pour nous. Nous sommes des survivantes. Nous sommes des guerrières dans le calme. Nous sommes des femmes, comme une voiture de prestige ou un vin d’un cru exceptionnel.

Même si nos corps ne sont plus ce qu’ils étaient auparavant, ils portent nos âmes, notre courage et notre force. Nous allons tous entrer dans ce chapitre de notre vie avec humilité, grâce et fierté pour tout ce que nous avons traversé et nous ne devrions jamais nous sentir mal de vieillir.

C’est un privilège qui est refusé à tant de personnes.

À l’aube de mes 70 ans sans maquillage, sans teinture et sans filtre, c’est juste moi. Et c’est très bien ainsi !

Les femmes sont des perles dont il faut prendre le plus grand soin.

Quelques vérités d’Albert Einstein

L’idée que l’ordre et la précision de l’univers, dans ses aspects innombrables, serait le résultat d’un hasard aveugle, et aussi peu crédible que si, après l’explosion d’une imprimerie, tous les caractères retombaient par terre dans l’ordre d’un dictionnaire.

Deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l’univers, je n’ai pas encore acquis la certitude absolue.

C’est le devoir de chaque homme de rendre au monde au moins autant qu’il a reçu.

L’école devrait toujours avoir pour but de donner à ses élèves une personnalité harmonieuse, et non de les former en spécialiste.

Définissez-moi d’abord ce que vous entendez par Dieu et je vous dirai si j’y crois.

Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito.

Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.

La politique est éphémère mais une équation est éternelle.

La valeur d’un homme tient dans sa capacité à donner et non dans sa capacité à recevoir.

Ne t’inquiète pas si tu as des difficultés en maths, je peux t’assurer que les miennes sont bien plus importantes !

Ce qui est incompréhensible, c’est que le monde soit compréhensible.

Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez-vous auprès d’une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C’est ça la relativité.

Les grands esprits ont toujours rencontré une opposition farouche des esprits médiocres.

Je sais pourquoi tant de gens aiment couper du bois. C’est une activité où l’on voit tout de suite le résultat.

La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.

La vraie valeur d’un homme se détermine en examinant dans quelle mesure et dans quel sens il est parvenu à se libérer du moi.

La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne… et personne ne sait pourquoi !

Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé dix mille moyens qui ne fonctionnent pas.

Je ne m’inquiète jamais de l’avenir. Il arrive bien assez tôt.

La joie de regarder et de comprendre est le plus beau cadeau de la nature.

Trois idéaux ont éclairé ma route et m’ont souvent redonné le courage d’affronter la vie avec optimisme : la bonté, la beauté et la vérité.

L’imagination est plus importante que le savoir.

L’ensemble de ce qui compte ne peut pas être compté, et l’ensemble de ce qui peut être compté ne compte pas.

Je ne dors pas longtemps, mais je dors vite.

Il faut toujours penser par soi-même. Ne rien apprendre par cœur, mais tout redécouvrir. Ne rien négliger de ce qui est concevable ou imaginable.

Toute une expérience de vie

Imagine un moment si tu étais né en 1900.

Quand tu as 14 ans commence la Première Guerre Mondiale et celle-ci se termine quand tu as 18 ans avec un solde de 22 millions de morts.

Peu de temps après, une pandémie mondiale, la grippe espagnole, tue 50 millions de personnes. Tu en ressors vivant et indemne, tu as 20 ans.

Puis à 29 ans, tu survis à la crise économique mondiale qui a commencé avec l’effondrement de la bourse de New York, provoquant l’inflation, le chômage et la famine.

À 33 ans, les Nazis arrivent au pouvoir.

Tu as 39 ans quand commence la Seconde Guerre Mondiale et elle se termine quand tu as 45 ans. Pendant l’Holocauste, 6 millions de Juifs meurent. Il y aura plus de 60 millions de morts au total.

Quand tu as 52 ans commence la guerre de Corée.

Quand tu as 64 ans, la guerre du Vietnam commence et se termine quand tu as 75 ans.

Un enfant né en 1985 pense que ses grands-parents n’ont aucune idée à quel point la vie est difficile, mais ils ont survécu à plusieurs guerres et catastrophes.

Un enfant né en 1995 et aujourd’hui âgé de 25 ans pense que c’est la fin du monde quand son colis Amazon prend plus de trois jours à arriver ou quand il n’obtient pas plus de 15 « likes » pour sa photo publiée sur Facebook ou Instagram …

En 2020, beaucoup d’entre nous vivons dans le confort, avons accès à plusieurs sources de divertissement à la maison, et pouvons grâce aux aides gouvernementales survivre paisiblement à une nouvelle pandémie.

Mais les gens se plaignent parce que pendant plusieurs semaines ils doivent rester confinés chez eux. Ils ont pourtant de l’électricité, le téléphone, de la nourriture, de l’eau chaude et un toit sur la tête.

Rien de tout cela n’existait autrefois. Mais l’humanité a survécu à des circonstances beaucoup plus graves et n’a jamais perdu leur joie de vivre.

Et depuis des jours, nous nous plaignons parce que nous devons porter des masques pour entrer dans les supermarchés, faire les boutiques, prendre le transport en commun …

Il serait peut-être temps d’être moins égoïste, d’arrêter de se plaindre et de chialer.

«Auteur inconnu »