Trois gouttes de lumière…

PARTIE IMPORTANTE

Quand j’étais jeune, ma mère m’a demandé quelle était la partie la plus importante de notre corps. Je pensais que le son était très important pour nous en tant qu’êtres humains, alors j’ai dit :

– Mes oreilles.

– Non, dit-elle. Beaucoup de gens sont sourds…

Un moment plus tard, ma mère m’a redemandé à nouveau. J’avais beaucoup réfléchi et je pensais avoir la bonne réponse.

– La vision est très importante pour tout le monde, donc ça doit être les yeux.

Elle me regarda et dit :

– Tu n’as pas encore la bonne réponse, car il y a beaucoup de gens qui sont aveugles…

J’ai toujours pensé que c’était juste un jeu entre nous deux. Mais le jour où mon grand-père mourut, et devant ma douleur, elle m’a dit :

– Aujourd’hui c’est un jour où tu dois apprendre une importante leçon. La partie la plus importante de notre corps ce sont nos épaules.

Intrigué, je demandais :

– Parce qu’elles font tenir notre tête?

– Non, répondit-elle, c’est parce qu’elles peuvent soutenir la tête d’un ami ou d’un proche quand ils pleurent. Tout le monde a besoin d’une épaule pour pleurer à un moment donné dans sa vie.

À cette époque, j’ai découvert la partie la plus importante de notre corps. Parce que, à l’époque, celui qui avait besoin d’une épaule, c’était moi.

Je souhaite que vous aussi ayez beaucoup d’amour et d’amis, et que vos épaules soient toujours là, quand quelqu’un en aura besoin. Ne jamais oublier :

– Les gens peuvent oublier ce que vous dites, oublier ce que vous faites, mais ils n’oublient jamais ce que vous leurs faites sentir. Les vrais amis sont comme des étoiles; on ne les voit pas toujours, mais vous savez qu’ils sont toujours là.

Trois gouttes de lumière…

SUR MA ROUTE

Sur ma route, j’ai semé plusieurs moments de souvenirs;
Certains lointains, presque oubliés, viendront se pointer le bout du nez;
Les uns légers feront sourires, les autres parfois feront pleurer;
Mais tous, ils vous rappelleront qu’un jour nos vies se sont croisées.

Sur ma route, j’ai partagé mes heures de doutes et de tourments;
Vous étiez là pour m’épauler même dans les pires moments;
De vos silences à vos sourires, vous avez su être présent;
Et m’offrir la grâce de poursuivre à vos côtés tout simplement.

Sur ma route, j’ai aperçu plusieurs aspects de votre cœur;
Certains comblés, d’autres blessés où la douleur s’était logée;
J’aurais voulu tout réparer avant de devoir vous quitter…
Les maux, les peines qui vous affligent et qui ne peuvent que m’attrister.

Sur ma route, plus rien je n’ai pour aujourd’hui vous consoler;
Ni mots ni voix à faire entendre, ni bras pour prendre et vous bercer;
Rien qu’un cœur qui n’est que souffrance, de ne pouvoir plus rien donner;
Quand de vos yeux je vois l’amour que sincèrement vous me portez.

Sur ma route j’apporterai;
Le souffle des murmures… qui m’ont apaisé;
La chaleur d’une main… tendrement posée;
Les regards bienveillants… qui ont su m’envelopper;
Et ces mille douceurs que vous m’avez léguées.

Et quand le froid du départ deviendra trop cinglant;
De tous ces trésors je m’habillerai;
Pour, un peu plus loin, faire encore quelques pas;
Où, enfin, les frontières n’existeront pas.

Sur ma route, un beau jour, je vous ai trouvés;
Dans mon cœur pour toujours, vous y resterez.

Maryse Dubé

La Nouvelle-France

Hier, Richard Martineau a écrit un texte qui est venu me chercher. Je suis de ceux qui pense que la société d’aujourd’hui est de plus en plus molle et fluette. Elle abdique facilement devant les défis et embûches. Il faut reconnaître que nos ancêtres en ont bûché un bon coup pour donner le coup d’envoi à cette société dans laquelle nous vivons. Serions-nous capables du même effort? J’en doute!

Quoi qu’il en soit, je veux le partager avec vous.

UN ANCÊTRE VOUS PARLE

Il est de bon ton, depuis quelques temps, de juger sévèrement les gens qui ont vécu avant nous – nos parents, nos grands-parents et nos arrière-grands-parents.

Oh, qu’ils étaient sexistes, racistes, homophobes! Comment pouvaient-ils lire des œuvres aussi misogynes, regarder des films aussi xénophobes, se raconter des blagues aussi méprisantes? Honte à eux! Vite, faisons disparaître leur culture, afin qu’elle ne nous contamine pas!

TOUT ÇA POUR ÇA?

Imaginons l’inverse… Un de nos ancêtres ressuscite, et regarde comment nous nous comportons. Comment nous jugerait-il? Que nous dirait-il? Ça ressemblerait probablement à ça…

– Nous avons traversé les océans, nous nous sommes établis sur une terre hostile, nous avons bravé le froid et la faim, nous avons défriché les forêts, nous avons combattus les Anglais, les tribus indiennes puis les nazis, nous avons traversé la crise économique et survécu aux pires épidémies, et nous ne nous sommes jamais plaints.

– Et vous, vous pleurnichez dans votre coin parce que votre prof ne veut pas utiliser un pronom non genré?

– Vous voulez rire de nous? Nous avons vécu tout ça pour… ça? C’est ça, votre combat, maintenant? Remplacer « lui » et « elles » par « ceuzes »?

– Nous avons survécu à La Grande Noirceur, nous nous sommes révoltés contre les curés qui nous disaient quoi dire et quoi penser, nous avons combattu la censure, nous avons créé un système d’éducation moderne afin que nos enfants puissent débattre librement entre eux… et vous revendiquez la création de safes spaces pour vous protéger des idées qui pourraient heurter vos convictions? Calvinse, vous êtes donc bien délicats!

LE PASSÉ NOUS JUGE

Je suis sûr que si nos ancêtres voyaient à quel point nous sommes sensibles et chétifs, ils tomberaient sur le cul et iraient se faire stériliser. Vous voulez rire du passé? Eh bien, ça se joue à deux, ça! Le passé AUSSI a le droit de rire de vous!

Quand j’étais jeune, le curé est allé voir mes parents pour les chicaner parce qu’ils « empêchaient la famille » (mes parents n’ont eu que deux enfants).

Vous savez ce que mon père a fait? Il a empoigné le curé par son col romain et par sa soutane et l’a sacré dehors en lui disant :

– Je ne te dis pas quoi faire dans ton église, viens pas me dire quoi faire dans ma maison!

Aujourd’hui, on se bat pour que la religion puisse avoir droit de cité dans nos écoles, nos postes de police, nos prisons et nos cours de justice, sous prétexte que ce n’est pas gentil de critiquer les « représentants » de Dieu.

Et quand un p’tit gars reçoit un ballon en pleine face dans la cour d’école, on bannit les sports de compétition et demande à un psychologue d’organiser un atelier sur les dangers de l’intimidation…

LES VISITEURS

Je suis sûr que nos ancêtres seraient découragés de nous voir aller. Ils diraient :

– C’est pour ça qu’on s’est installé en Nouvelle-France? Pour que cette société-là puisse voir le jour? Avoir su, on serait resté chez nous à boire un p’tit blanc…

Trois gouttes de lumière…

La clé du bonheur

Aujourd’hui je t’offre la clé du bonheur. C’est une clé que tu avais peut-être perdue ou oubliée? Quoi qu’il en soit, j’aimerais que tu l’acceptes. Je te la donne en toute sincérité, avec tout mon cœur.

Il y a peut-être longtemps que tu t’empêches de faire des choses qui feraient ton bonheur. Tu as peut-être mis de côté cette idée de partir en voyage, de prendre un cours quelconque, de t’acheter des nouveaux vêtements, de changer de voiture etc. Enfin, de te faire plaisir.

Je sais que plusieurs raisons ont pu t’empêcher de passer à l’action pour obtenir ou faire ce que tu désires. Cela peut être la peur de ne pas être à la hauteur, la peur qu’il t’arrive quelque chose de désagréable, la peur de manquer d’argent, la peur d’être jugé etc. Quelles que soient tes peurs, savais-tu qu’elles existent pour t’aider?

Les peurs existent pour être dépassées, pour te faire grandir. À chaque fois que tu te laisses contrôler par une peur, tu n’es plus en contact avec ton pouvoir. En faisant confiance davantage à la vie (en passant à l’action) et en te rappelant que tout ce qui t’arrive n’est qu’expériences pour apprendre, tu deviendras de plus en plus conscient que tu as ce grand pouvoir de t’apporter tout ce dont tu as besoin pour être heureux. Personne n’est responsable de ton bonheur, sauf toi.

Commence par des petits bonheurs et dis-toi que tu y as droit. Tout le monde doit dépasser ses peurs. Réalise qu’au fond, tu n’as rien à perdre et que cette expérience te mènera vers de plus grandes réalisations. Commence dès maintenant en accomplissant des petites actions. Tôt ou tard, selon la loi de la manifestation, tu atteindras ton but. Sois patient!

Savais-tu : Que tu fasses ce que tu aimes pour ton propre plaisir ou que tu fasses ce que tu n’aimes pas par peur de déplaire. Il y aura toujours quelqu’un qui critiquera quelque part. Alors pourquoi ne pas faire ce que tu aimes dès maintenant?

Aussi, ne place jamais quelqu’un sur un piédestal. Cette personne a le même pouvoir que toi. N’envie personne. Ce qui la rend heureuse n’est pas nécessairement ce qui te rendrait heureux. La clé est d’aller chercher toi-même ce dont toi tu as vraiment envie.

Chaque jour est un jour nouveau. Pourquoi ne pas faire de ce jour celui où tu as commencé à te rendre heureux? Ouvre tes ailes et dirige-toi vers ce qui te tient à cœur.

Ceci est la clé du bonheur. Ne la garde pas pour toi. Plusieurs personnes que tu connais aimeraient aussi obtenir cette clé. Offre-la en tout sincérité et commence à semer le bonheur autour de toi. En la donnant aux autres, il ne faut pas être inquiet. Il nous en reste une copie. Il ne faut pas être égoïste, le bonheur, il faut le partager avec les autres.

Je te souhaite sincèrement tout le bonheur que tu veux! Un petit conseil : Il faut avoir des désirs réalisables. Passe une belle et douce journée. Quoique tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie.

Trois gouttes de lumière…

Première histoire

LA FEMME DE MÉNAGE

Durant mon deuxième mois au collège, notre professeur nous a donné un petit examen surprise. J’étais un étudiant consciencieux et j’ai répondu aisément à toutes les questions jusqu’à ce que je lise la dernière question, « Quel est le prénom de la femme de ménage de l’école? »

Il s’agissait certainement d’une blague. Je l’avais rencontrée plusieurs fois. Elle était grande, cheveux foncés et dans la cinquantaine, mais comment j’aurais pu savoir son nom?

J’ai remis mon examen en laissant la dernière question sans réponse.

Juste avant la fin du cours, un étudiant a demandé si la dernière question comptait pour la note d’examen.

– Absolument, a répondu le professeur. Durant vos carrières, vous allez rencontrer beaucoup de gens. Ils sont tous importants. Ils méritent tous votre attention et vos soins, même s’il s’agit simplement d’un sourire et d’un bonjour.

Je n’ai jamais oublié cette leçon. J’ai aussi appris que la femme de ménage s’appelait… Dorothée.

Deuxième histoire

L’AIDE SOUS LA PLUIE

Dans la soirée, vers 23h30, une femme âgée noire se tient le long d’une autoroute de l’Alabama tentant de se protéger de la pluie battante. Son auto est tombée en panne et elle a désespérément besoin d’un transport. Détrempée, elle décide de demander l’aide de la prochaine voiture qui passe.

Un jeune homme blanc s’arrête pour lui porter secours, situation très peu courante dans les années 60 troublées de conflits raciaux. Le jeune homme l’amène en sécurité, l’aide à trouver du secours et lui procure un taxi.

Elle a l’air très pressée, mais prend le temps de noter son adresse et le remercie.

Sept jours plus tard, on vient frapper à la porte du jeune homme. À sa grande surprise, on lui livre un téléviseur couleur grand format. Une note y est attachée. Elle dit :

« Merci beaucoup de m’avoir porté secours sur l’autoroute l’autre jour. La pluie avait transpercé non seulement mes vêtements mais aussi mon esprit. Puis vous êtes arrivé. Grâce à vous, j’ai pu me rendre au chevet de mon mari mourant juste avant qu’il ne rende l’âme. Dieu vous bénisse pour m’avoir aidé et pour votre dévouement pour les autres. Bien à vous, Mme. Nat King Cole. »

Troisième histoire

PENSEZ TOUJOURS À CEUX QUI SERVENT

À l’époque où un sundae de crème glacée coûtait beaucoup moins, un petit garçon de 10 ans entre dans le café d’un hôtel et s’assoit à une table. Une serveuse dépose un verre d’eau devant lui.

– Madame, c’est combien pour un sundae de crème glacée? Demande-t’il.

– 50 cents, répond la serveuse.

Le petit garçon sort la main de sa poche et se met à examiner la monnaie qu’elle contient.

– Bien, combien pour un simple plat de crème glacée? Demande-t’il encore.

À ce moment il y a des gens qui attendent pour une table et la serveuse commence à perdre patience.

– 35 cents, répond-elle sèchement.

– Je vais prendre le plat de crème glacée, dit-il.

La serveuse lui apporte sa crème glacée, dépose l’addition sur la table et s’en retourne.

Le garçon termine sa crème glacée, paie à la caisse et s’en va. Quand la serveuse revient, elle a la larme à l’œil. En nettoyant la table, bien placé au côté du plat vide, il y a 15 cents.

Le petit garçon ne pouvait pas prendre le sundae parce qu’il devait lui rester suffisamment de monnaie pour laisser un pourboire.

Quatrième histoire

DONNER QUAND ÇA COMPTE

Il y a plusieurs années, quand je travaillais comme bénévole dans un hôpital, j’ai connu une petite fille qui s’appelait Lise et elle souffrait d’une sérieuse maladie rare. Le seul espoir qu’elle s’en remette semblait être qu’elle reçoive une transfusion sanguine, de son petit frère de 5 ans.

Il avait miraculeusement survécu à la même maladie et avait développé les anticorps requis pour la combattre. Le médecin expliqua la situation au petit frère et lui demanda si il serait prêt à donner son sang à sa sœur.

Je l’ai vu hésiter un instant avant de prendre une grande respiration et répondre :

– Oui je vais le faire si c’est pour la sauver!

Au cours de la transfusion, il était étendu dans un lit au côté de sa sœur et il a souri, comme nous tous, quand il a vu sa sœur reprendre des couleurs. Puis il a pâli et son sourire s’est fané. Il a levé les yeux vers le médecin et lui a demandé d’une voix tremblante :

– Est-ce que je vais commencer à mourir tout de suite?

Étant jeune, le petit garçon avait mal compris le médecin; il croyait qu’il devait donner à sa sœur tout son sang pour la sauver.

Trois gouttes de lumière…

Juger c’est aussi condamner

Un couple marié depuis quelques années ne parvient pas à avoir d’enfant. Pour ne pas se sentir trop seuls, ils achètent un chien : un chiot qu’ils élèvent avec beaucoup d’attention et d’amour, comme si c’était leur propre fils.

Le temps passe et le chien grandit, jusqu’à devenir un beau et grand berger allemand. À plusieurs occasions, notamment des cambriolages, le chien prouve à ses maîtres qu’il leur est fidèle et sait les défendre. Au bout de sept ans, la femme tombe enfin enceinte.

Bientôt, le bébé les accapare et petit à petit, le couple délaisse son chien. L’animal, fidèle depuis tant d’années, se sent seul, et, pour tout dire, un peu jaloux du nouveau-né et les parents se rendent compte qu’il grogne souvent en sa présence.

Un jour, les parents placent le berceau et l’enfant endormi dans le salon tandis qu’ils partent sur la terrasse où les attend une viande rôtie, le bébé pleure et crie, mais ils font la sourde oreille. Au bout d’un moment il n’y a plus de pleurs, le père se lève pour aller dans la maison chercher des condiments pour épicer leurs viandes.

Dans le couloir, il tombe nez à nez avec le chien assis sur ses deux pattes arrière. Le berger allemand remue la queue, les babines ensanglantées retroussées sur ses crocs, comme s’il souriait. Face à cette terrible vision, le maître ne réfléchit même pas : il décroche le fusil de chasse qui trône au-dessus du foyer et tue le chien d’un coup. Ensuite, il se précipite dans le salon et y trouve un serpent égorgé, à deux mètres du berceau où l’enfant dort sagement.

Combien de fois avons-nous jugées injustement une personne ?

La prochaine fois que vous vous sentirez sur le point de juger quelqu’un sans appel, sur de simples apparences, souvenez-vous de l’histoire du chien fidèle.

Serions-nous rendus là?

Il a neigé toute la nuit. Alors, pour prendre un peu d’air vivifiant, je sors dehors et décide de faire un bonhomme de neige… quelle mauvaise idée.

08:00 : Je fais un bonhomme de neige.

08:10 : Une féministe passe et me demande pourquoi je n’ai pas fait une bonne femme de neige.

08:15 : Alors je fais aussi une bonne femme de neige

08:17 : La gardienne des voisins râle parce qu’elle trouve la poitrine de la bonne femme de neige trop voluptueuse.

08:20 : Le couple de gais du quartier grommèle que ça aurait pu être deux bonshommes de neige.

08:25 : Les végétariens de l’appartement 12 rouspètent à cause de la carotte qui sert de nez au bonhomme. Les légumes sont de la nourriture et ne doivent pas servir à ça.

08:28 : On me traite de raciste car le couple est blanc.

08:31 : Les musulmans de l’autre côté de la rue veulent que je mette un foulard à ma bonne femme de neige.

08:40 : Quelqu’un appelle la police qui vient voir ce qui se passe.

08:42 : On me dit qu’il faut que j’enlève le manche à balai que tient le bonhomme de neige car il pourrait être utilisé comme une arme mortelle. Les choses empirent quand je marmonne :

– Ouais ; surtout si vous l’avez dans le cul!

08:45 : L’équipe de télévision locale s’amène. Ils me demandent si je connais la différence entre un bonhomme de neige et une bonne femme de neige. Je réponds :

– Oui ; les boules…! et on me traite de sexiste.

08:52 : Mon téléphone portable est saisi, contrôlé et je suis embarqué au poste de police.

09:00 : Je parais au journal télévisé ; on me suspecte d’être un terroriste profitant du mauvais temps pour troubler l’ordre public.

09:10 : On me demande si j’ai des complices.

09:29 : Un groupe djihadiste inconnu revendique l’action.

Morale : il n’y a pas de morale à cette histoire. C’est juste le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.

Trois gouttes de lumière…

Je te souhaite assez…

Récemment, j’ai surpris un père et sa fille dans leurs derniers moments ensemble à l’aéroport. On avait annoncé le départ. Debout près de la porte de sécurité, ils se sont serrés et le père a dit :

– Je t’aime et je te souhaite assez.

La fille a répondu :

– Papa, notre vie ensemble a été plus qu’assez. Ton amour a été tout ce dont j’avais besoin. Je te souhaite assez, aussi, papa.

Ils se sont embrassés et la fille est partie.

Le père a marché vers la fenêtre où j’étais assise. Je pouvais voir qu’il avait besoin et qu’il voulait pleurer. J’ai essayé de ne pas m’imposer et respecter son intimité, mais il m’a demandé :

– Vous est-il déjà arrivé de dire au revoir à quelqu’un en sachant que vous ne vous reverriez jamais?

– Oui, j’ai répondu. Me permettez-vous de vous demander pourquoi vous croyez que vous ne vous reverrez jamais?

– Je suis vieux et elle vit si loin. J’ai de gros défis devant moi et la réalité est que son prochain voyage sera pour mon enterrement, a-t-il dit.

– Quand vous vous disiez au revoir, je vous ai entendu dire « Je te souhaite assez. » Est-ce que je peux vous demander ce que cela signifie? Il a commencé à sourire.

– C’est un souhait qui nous vient de plusieurs générations qui nous ont précédé. Mes parents avaient l’habitude de le dire à chacun.

Il a fait une pause un moment et regarda au plafond, comme s’il essayait de se rappeler en détail, et il a souri encore plus.

– Quand nous disons « Je te souhaite assez », nous souhaitons que l’autre personne ait une vie remplie de juste assez de bonnes choses pour les garder heureux.

Alors, se tournant vers moi, il a partagé ce qui suit comme s’il récitait un texte mémorisé :

– Je te souhaite assez de soleil pour maintenir ton attitude lumineuse peu importe que la journée soit grise et moche.

Je te souhaite assez de pluie pour apprécier le soleil encore plus.

Je te souhaite assez de bonheur pour maintenir ton esprit vivant et éternel.

Je te souhaite assez de douleur de sorte que même la plus petite des joies dans la vie puisse te sembler grande.

Je te souhaite assez de gain pour satisfaire tes besoins.

Je te souhaite assez de perte pour apprécier tout ce que tu possèdes.

Je te souhaite assez d’Au revoir pour te permettre de bien te rendre à l’Au revoir final.

Il a alors commencé à pleurer et il s’est éloigné…

On dit que ça prend une minute pour trouver une personne spéciale, une heure pour l’apprécier, un jour pour l’aimer, mais que ça prend une vie entière pour l’oublier.

PRENDS LE TEMPS DE VIVRE…

Source: Anonyme…www.lespasseurs.com

Le matin après que je me sois tué

Nous sommes en pleine semaine de prévention du suicide et, pour l’occasion, j’ai pigé dans les textes que je conserve au fil du temps pour trouver celui-ci. Je vous l’offre en réflexion.

Ce matin après que je me sois tuée, je me suis réveillée. Je me suis fait un petit déjeuner au lit. Je me suis fait des œufs et j’ai ajouté du sel et du poivre, puis j’ai utilisé mes rôties pour me faire un sandwich bacon-fromage et ensuite je me suis pressé un jus de pamplemousse. Par la suite, j’ai nettoyé la poêle, essuyé les comptoirs et plié les serviettes.

Le matin après que je me sois tuée, je suis tombé en amour, pas avec un gars qui marche dans la rue ou avec celui qui fait son jogging, pas avec le commis d’épicerie non plus. Je suis tombée en amour avec ma mère et la façon dont elle est assise sur le plancher de ma chambre, en tenant les roches de ma collection dans sa main tout en pleurant jusqu’à temps qu’elles deviennent noircies par ses mains moites. Je suis tombée en amour avec mon père qui est allé à côté de la rivière pour placer ma note dans une bouteille et l’envoyer à la mer. Je suis tombée en amour avec mon petit frère de 12 ans, qui croyait autrefois aux licornes magiques, et qui est maintenant assis à son bureau d’école, les yeux pleins d’eau, étant maintenant persuadé qu’elles n’existent plus.

Le matin après que je me sois tuée, je promenais mon chien. J’ai regardé la façon dont sa queue tremblait quand un oiseau s’est mis à voler, ou comment il est devenu tout excité quand il a vu un chat. J’ai vu le vide dans ses yeux et quand il a attrapé le bâton et qu’il s’est retourné dans ma direction pour me saluer, mais il ne voyait rien sauf le ciel. Je me suis tenue debout à côté de ces étrangers qui le caressaient et lui qui fondait sous leurs caresses, comme il le faisait pour moi. Puis, j’ai réalisé que ce n’était plus moi qui promenais mon chien.

Le matin après que je me sois tuée, je suis retournée dans la cour de mes voisins où j’avais laissé mes empreintes dans le béton quand j’étais une enfant et j’ai examiné à quel point elles étaient déjà en train de s’effacer. J’ai ramassé quelques fleurs et j’ai regardé la vieille femme par la fenêtre alors qu’elle lisait le journal avec la nouvelle de ma mort, et j’ai vu son mari, qui chiquait du tabac dans l’évier de la cuisine, lui apporter ses médicaments.

Le matin après que je me sois tuée, je regardais le soleil se lever, les pommiers fleurir et cet enfant qui pointait un nuage rouge à sa mère.

Le matin après que je me sois tuée, je suis retournée à ce corps à la morgue et j’ai essayé de lui parler et de le raisonner et de lui donner un peu de bon sens. Je lui ai dit au sujet de la rivière et de ses parents, je lui ai parlé des couchers de soleil, du chien et de la plage.

Le matin après que je me sois tuée, j’ai essayé de ne plus me tuer, mais ce n’était pas possible…

Le suicide est permanent… alors que les problèmes sont temporaires.

Texte de Maggie Royer, traduit de l’anglais.

20 règles pour les années d’or

Pour ceux d’entre nous qui ont atteint nos années d’or, voici une belle collection de matière à réflexion. Ces suggestions ont été collectées par bon nombre d’aînés. Certaines vous sont familières, d’autres peuvent vous surprendre, et quelques-unes vous rappelleront ce qui est important. Bonne lecture.

1. Il est temps d’utiliser l’argent que vous avez économisé. L’utiliser et en profiter.

Ne le gardez pas juste pour ceux qui ne peuvent avoir aucune notion des sacrifices que vous avez faits pour l’obtenir. N’oubliez pas qu’il n’y a rien de plus dangereux qu’un fils ou une fille avec de grandes idées. Profitez de l’instant présent. Le sable pourrait s’échapper à tout moment du sablier!

2. Arrêtez de vous inquiéter

Au sujet de la situation financière de vos enfants et petits-enfants. Vous avez pris soin d’eux pendant de nombreuses années, et vous leur avez appris ce que vous pouviez. Vous leur avez donné une éducation, la nourriture, l’abri et la prise en charge de leurs frais. Ils sont maintenant responsables d’eux-mêmes.

3. Maintenir une vie saine avec un exercice modéré

Comme marcher tous les jours, bien manger et respecter votre sommeil. Il est facile de devenir malade, et il devient plus difficile de rester en bonne santé. Restez en contact avec votre médecin, faites le test même lorsque vous vous sentez bien. Restez informé.

4. Toujours acheter les meilleurs et les plus beaux éléments pour vous

Le principal objectif est de profiter de votre argent avec votre partenaire. Un jour l’un d’entre vous va manquer à l’autre, et l’argent ne donnera pas tout le réconfort.

5. Ne pas insister sur les petites choses

Vous avez déjà surmonté tellement de choses dans votre vie. Vous avez de bons souvenirs et des mauvais, mais l’important, c’est le présent. Ne laissez pas le passé vous tirer vers le bas ou l’avenir vous effrayer.

6. Indépendamment de l’âge, toujours garder l’amour vivant

L’amour de votre partenaire, une vie amoureuse, l’amour de votre famille, aimez votre voisin, votre environnement, votre pays. Nous ne serons jamais vieux tant que nous aurons de l’intelligence et de l’affection.

7. Soyez fiers, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur

Ne cessez pas d’aller à votre salon de coiffure, faites vos ongles, allez chez le dermatologue et chez le dentiste, gardez vos parfums et crèmes habituels. Lorsque vous entretenez bien l’extérieur, ça s’infiltre en vous et vous fait sentir fiers et forts.

8. Ne perdez pas de vue les tendances de la mode pour votre âge, mais gardez votre sens du style

Il n’y a rien de plus bête qu’une personne âgée en train de porter la mode actuelle des jeunes. Vous avez développé votre propre sens de ce qui semble bon pour vous : gardez cette trajectoire et soyez en fier. Cela fait partie de votre personnalité.

9. Lire les journaux, regarder les nouvelles

Écoutez et lisez ce que disent les gens. Assurez-vous que vous avez un compte de messagerie actif et essayez d’utiliser certains de ces réseaux sociaux. Vous serez surpris de voir qui vous allez rencontrer, même de vieux amis. Restez en contact avec ce qui se passe et avec les personnes que vous connaissez, c’est important à tout âge.

10. Respectez les jeunes générations et leurs opinions

Ils ne peuvent pas avoir les mêmes points de vue que le nôtre, mais ils sont l’avenir et aligneront le monde dans leur direction. Donnez des conseils, non des critiques et essayez de leur rappeler la sagesse d’hier qui s’applique encore aujourd’hui.

11. Ne jamais utiliser les mots: « dans mon temps ». Votre temps c’est maintenant

Tant que vous êtes vivants, vous faites partie de ce temps. Vous avez été plus jeune, mais vous existez toujours maintenant, amusez-vous et profitez de la vie.

12. Certaines personnes embrassent leur âge d’or

D’autres deviennent amères et hargneuses. La vie est trop courte pour gaspiller vos journées dans l’amertume. Passez votre temps avec des gens positifs, joyeux, ils vont déteindre sur vous et vos jours sembleront beaucoup plus positifs. Passez votre temps avec des gens amers vous rendra plus âgé et déteindra sur vous.

13. Ne pas céder à la tentation de vivre avec vos enfants ou petits-enfants

Surtout si vous avez en avez la possibilité financière. Bien sûr, être entouré de la famille sonne bien, mais nous avons tous besoin de notre vie privée. Ils doivent vivre leur vie et vous avez besoin de vivre la vôtre. Si vous avez perdu votre partenaire, alors, trouvez des amis ou aidez les autres.

14. N’abandonnez pas vos loisirs

Si vous n’en avez pas, organisez-vous des loisirs. Vous pouvez voyager, faire de la randonnée, cuisiner, lire, danser. Vous pouvez adopter un chat ou un chien, cultiver un jardin, jouer aux dames, dominos, aux échecs, aux cartes, faire du golf. Vous pouvez peindre, faire du bénévolat dans une organisation. Trouvez quelque chose que vous aimez et passez du bon temps, amusez-vous.

15. Même si cela ne vous enchante pas toujours, acceptez les invitations :

Baptêmes, fêtes, anniversaires, mariages, conférences. Essayez d’y aller. Sortez de la maison, rencontrez des gens que vous n’avez pas vu depuis un moment. Mais ne vous fâchez pas lorsque vous n’êtes pas invité. La chose importante est de quitter la maison de temps en temps. Allez au musée, allez à pied à travers un champ. Sortez de là.

16. Parler moins et écouter davantage

Certaines personnes parlent du passé, pas de problème si les auditeurs sont vraiment intéressés. Écoutez d’abord et répondez aux questions, mais ne racontez pas des histoires longues sauf si on vous le demande. Prenez la parole sur un ton courtois et essayez de ne pas vous plaindre ou de critiquer sauf si vous le devez vraiment. Essayez d’accepter les situations comme elles sont. Tout le monde passe par les mêmes difficultés, et les gens ont une faible tolérance pour les complaintes. Trouvez toujours de bonnes choses à dire.

17. Si vous avez été offensé par d’autres, pardonnez-leur

Si vous avez offensé quelqu’un, excusez-vous. Ne créez pas de ressentiment autour avec vous. Cela vous rendrait triste et amer. Il n’importe pas qui avait raison. Quelqu’un a dit : « Garder une dent contre l’autre c’est comme prendre du poison ». Ne prenez pas ce poison. Pardonnez et passez votre vie.

18. Si vous avez une forte conviction, conservez là

Mais ne perdez pas votre temps à essayer de convaincre les autres. Ils vont faire leurs propres choix, peu importe de ce que vous leur dites, et cela vous apporterait seulement de la frustration. Vivez votre foi et montrez l’exemple. Vivez en étant fidèle à vos croyances et laissez les leurs aux autres.

19. Rire. Rire beaucoup. Rire de tout.

N’oubliez pas, vous êtes l’un des plus chanceux. Vous avez réussi à avoir une vie, une longue vie. Beaucoup n’arrivent jamais à cet âge, ils n’ont pas eu une vie pleine. Mais vous l’avez eue. N’est-ce pas agréable?

20. N’ayez aucune attention de ce que les autres disent de vous

Et encore moins de ce qu’ils pourraient penser de vous. Ils le feront de toute façon, et vous devriez avoir la fierté d’être vous-même et de ce que vous avez accompli. Laissez-les parler et ne vous inquiétez pas. Ils n’ont aucune idée de votre histoire, de vos souvenirs et de la vie que vous avez vécue jusqu’à présent. Il y a encore beaucoup à écrire, alors occupez-vous en écrivant et ne perdez pas de temps à réfléchir à ce que d’autres pourraient penser. Il est maintenant temps d’être libre, en paix et heureux!

ET N’OUBLIEZ PAS :

La vie est trop courte pour boire du vin bon marché.