Trois gouttes de lumière…

LE POT FISSURÉ

Une femme chinoise âgée avait deux grands pots, chacun suspendu au bout d’une perche qu’elle portait à son cou. L’un des pots avait une fissure alors que l’autre était parfait et livrait toujours une pleine portion d’eau. À la fin des longues promenades du ruisseau à la maison, le pot fissuré n’arrivait qu’à moitié plein.

Depuis deux ans, la femme rentrait à la maison avec seulement un pot et demi d’eau. Bien sûr, le pot parfait était fier de ses réalisations. Mais le pauvre pot craquelé avait honte de sa propre imperfection, et malheureux de remplir sa tâche à demi. Après deux ans d’amertume, il s’adressa un jour à la femme au bord du ruisseau.

– J’ai honte de moi, parce que cette fissure provoque une fuite de mon eau sur le chemin du retour.

La vieille femme sourit:

– Avez-vous remarqué qu’il y avait des fleurs sur votre côté du chemin, mais pas du côté de l’autre pot ? Comme je connaissais votre défaut, alors j’ai planté des graines de fleurs de ton côté du chemin, et tous les jours pendant que nous marchions vous les arrosiez. Depuis deux ans, je cueille ces belles fleurs pour décorer la table. Si vous n’aviez pas cette fissure, il n’y aurait pas cette beauté pour égayer la maison.

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Chacun de nous avons nos propres défauts. Mais ce sont ces défauts qui rendent nos vies ensemble si intéressantes. Il nous suffit de prendre chaque personne pour ce qu’elle est et de chercher le bon côté en elle. Rappelez-vous de sentir les fleurs de votre côté du chemin !

Trois gouttes de lumière…

LE TRAIN DE LA VIE

La vie est comme un voyage en train; on monte et on descend. Il y a des arrêts, des imprévus, des retards, des pannes, rarement des accidents.

Quand on nait et qu’on monte à bord du train de la vie, on rencontre des personnes qui, croyons-nous, nous accompagnent pendant tout le voyage, ce sont nos parents.

Malheureusement, la vérité est tout autre, car il arrive qu’ils descendent dans une gare plus rapprochée, sans nous prévenir de leur sortie subite…

Ils s’y trouvent d’autres personnes qui montent à bord et dont la présence sera déterminante, ce sont nos frères et sœurs, nos amis, nos proches.

Quand certaines d’entre-elles descendent, elles laissent en nous une nostalgie pour toujours. D’autres montent et descendent tout de suite. À peine avons-nous le temps de les croiser et de les connaître.

Et d’autres, épuisés par le voyage, veulent prématurément sortir du train…

Parfois, on s’étonne de voir que certains passagers que nous aimons, s’assoient dans un autre wagon. Ils nous laissent voyager seul, même s’ils savent que nous les cherchons partout dans le train.

Et quand nous les retrouvons, la place à côté d’eux est déjà prise… le grand mystère du voyage est que nous ne connaissions pas le moment où nous descendrons pour toujours, pas plus que nous connaissons celui de nos compagnons de voyage ou même, de celui qui est assis juste à côté de nous.

Essayons donc de faire le plus beau voyage possible, de partager nos différentes découvertes, d’égayer mutuellement notre trajet, et surtout, de nous entraider quand nos bagages deviennent trop lourds.

Pour ma part, quand je quitterai ce grand train, oui, je serai triste. Par contre, je serai en paix, car j’aurai fait mon possible pour être un bon compagnon de voyage…

Certains entrent dans notre vie et ne font que passer, d’autres s’y attardent et laissent des empreintes qui nous transforment à jamais.

Merci d’être monté dans le train de ma vie !

Source : Page Facebook « Tout le Monde Veut Être Heureux »

Trois gouttes de lumière…

L’APRÈS

À peine la journée commencée et… il est déjà six heures du soir.

À peine arrivé le lundi et c’est déjà vendredi.

… et le mois est déjà fini.

… et l’année est presque écoulée.

… et déjà 40, 50 ou 60 ans de nos vies sont passés.

… et on se rend compte qu’on a perdu nos parents, des amis.

Et on se rend compte qu’il est trop tard pour revenir en arrière…

Alors… Essayons malgré tout, de profiter à fond du temps qui nous reste…

N’arrêtons pas de chercher à avoir des activités qui nous plaisent…

Mettons de la couleur dans notre grisaille…

Sourions aux petites choses de la vie qui mettent du baume dans nos cœurs.

Et malgré tout, il nous faut continuer de profiter avec sérénité de ce temps qui nous reste. Essayons d’éliminer les « après »…

je le fais après…

je dirai après…

J’y penserai après…

On laisse tout pour plus tard comme si « après » était à nous.

Car ce qu’on ne comprend pas, c’est que :

après, le café se refroidit …

après, les priorités changent …

après, le charme est rompu …

après, la santé passe …

après, les enfants grandissent …

après, les parents vieillissent …

après, les promesses sont oubliées …

après, le jour devient la nuit …

après, la vie se termine …

Et après, c’est souvent trop tard …

Alors… Ne laissons rien pour plus tard… Car en attendant toujours à plus tard, nous pouvons perdre les meilleurs moments,

les meilleures expériences,

les meilleurs amis,

la meilleure famille…

Le jour est aujourd’hui… L’instant est maintenant…

Nous ne sommes plus à l’âge où nous pouvons nous permettre de reporter à demain ce qui doit être fait tout de suite.

Boucar Diouf

Trois gouttes de lumière…

CREDO POUR LA VIE

Ne te sous-estime pas en te comparant aux autres. C’est précisément parce que nous sommes tous différents que nous sommes tous uniques.

Ne fixe pas tes buts en fonction des autres car toi seul sait ce qui est bon pour toi.

Sois toujours à l’écoute de tes rêves et de tes souhaits. Tiens à eux comme tu tiens à la vie, car sans eux, la vie n’est rien.

Ne laisse pas la vie filer entre tes doigts en songeant sans cesse au passé.

Vis ta vie au jour le jour et ainsi tu apprécieras mieux chaque instant de chaque jour !

Ne baisse pas les bras alors que tu as encore tant de choses à apprendre et surtout à donner.

Rien n’est jamais perdu tant que tu continues à lutter.

N’aie pas peur d’admettre que tu n’es pas parfait. C’est le lien fragile de ton humilité qui te relie aux autres.

N’écarte pas l’amitié de ta vie car l’ami est le lien le plus sacré !

Le meilleur moyen de trouver l’amour est de le donner.

Le meilleur moyen de perdre l’amour est de le retenir prisonnier.

Le meilleur moyen de garder l’amour est de lui donner des ailes.

Ne cesse jamais de rêver !

Ne pas avoir de rêve, c’est vivre sans espoir. Et vivre sans espoir, c’est errer sans but.

N’oublie jamais d’où tu viens et réfléchis beaucoup à où tu vas.

La vie n’est pas une course.

La vie est faite de petits bonheurs qu’il faut savoir apprécier en tout temps.

Maman; un des plus beaux mots du monde

C’est aujourd’hui la fête de toutes les mamans et pour l’occasion, j’ai pensé vous offrir un instant de réflexion sur un épisode de leur quotidien.

Évidemment, on parle ici d’une jeune maman, Cindy Laverdière, qui avait publié ce texte touchant dans les pages du Journal de Montréal du 31 mars dernier.

Il rejoint toutes les mamans, à un moment où l’autre de leur vie.

Bonne fête des mamans.

LE PLUS BEAU MOT DU MONDE Cindy Laverdière

C’est immanquable. Chaque fois que je passe la porte de la salle de bain, je l’entends se précipiter dans ma direction comme si sa vie en dépendait.

Si je veux deux minutes de solitude, j’ai intérêt à faire vite pour verrouiller parce que ses petites mains attrapent la poignée de la porte à la vitesse de l’éclair, la tournant dans tous les sens dans l’espoir que la porte s’ouvre. Et l’insistance de mon 3 ans se fait entendre.

« Maman ! Maman ! Mamaaaaaaan ! »

Comme une alarme d’auto version maman. Puis je me rappelle qu’il n’y a pas si longtemps, je me languissais de me faire appeler maman.

Aussitôt que notre plus vieux a passé le cap des 6 mois, mon mari et moi étions attentifs au moindre gazouillis dans l’espoir que s’échappe de sa bouche un mot, n’importe quel mot, mais surtout ce mot. Maman.

Oui, ce mot qui te fait immanquablement pleurer la première fois que tu l’entends. Le plus beau mot du monde. Jusqu’à ce que tu l’entendes un million de fois par jour.

Maman.

Cinq lettres empreintes d’amour inconditionnel, de douceur, de réconfort.

« Maman, viens ici ! »

« Mamaaaaaaan ! » (me pointant la bulle de morve qui lui sort du nez )

« Maman, j’ai fini mon caca ! »

« Maman, il est où ton pénis ? »

« Maman ! Maman ! Mamaaaaaaan ! »

« Maman, je veux [insérer la liste interminable des besoins potentiels d’un enfant de 3 and et demi]. »

Ne vous méprenez pas, j’adore mes enfants. Plus que tout au monde. Plus qu’Amazon Prime ou qu’un pot d’Häagen-Dazs. Plus même que Jamie dans Outlander. T’sais. Je blague.

MAIS. Si j’entends « Maman » juste une autre fois aujourd’hui, je ne répondrai plus de moi-même.

Au fait, je viens de googler « Combien de questions les enfants posent dans une journée ? » parce que je sais que je ne suis pas la seule à vivre ça. Êtes-vous prêts ?

Selon une étude britannique, les mères reçoivent près de 300 questions par jour de leurs rejetons. Ça fait de nous les personnes les plus questionnées au monde, devant les enseignants, les médecins et les infirmières.

Pas étonnant que j’oublie de répondre à des courriels, que le lavage s’accumule et que je me retrouve toujours à magasiner les cadeaux à la dernière minute (mon amour pour Amazon Prime ne connaît pas de limites). Je suis constamment interrompue.

En même temps, j’ai peine à me faire à l’idée qu’un jour, mon 3 ans et demi en aura 18 et qu’un matin, je me réveillerai sans personne pour me bombarder de questions à longueur de journée. Juste d’y penser, j’en ai les yeux mouillés. Assez pour que j’essaie fort de me retenir de perdre patience la prochaine fois que j’entendrai un « maman » de trop.

Parce que ça reste encore et toujours le plus beau mot de cinq lettres du dictionnaire. Avec le mot « amour ».

Autres temps, autres mœurs

Je n’ai pas la prétention, à chaque jour, de composer chacun des articles que je vous livre. Évidemment, lorsque j’utilise des textes d’autres personnes, le préambule est de moi et est presque toujours en caractères gras.

Je me fais un devoir de toujours mentionner mes sources. Rendons à César ce qui lui appartient. Je feuillette toutes sortes d’écrits pour trouver ceux qui pourraient vous intéresser. Ma conjointe étant abonnée à certaines revues, les sources ne manquent pas, et j’en profite.

Bon, maintenant que vous connaissez une bonne partie de mes secrets, je suis tombé sur le numéro du 35e anniversaire de la revue Coup de Pouce (1984-2019) et j’y ai trouvé un texte de la rédactrice en chef Véronique Leblanc, qui m’a fait sourire et qui compare 1984 à 2019.

Deux époques pas si lointaines entre elles mais qui révèlent des changements d’habitudes dans l’évolution rapide de notre quotidien… en tout cas du mien. L’épisode se passe à la cuisine et c’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

LES TEMPS CHANGENT Véronique Leblanc

Le 35e anniversaire de Coup de Pouce m’a amené à redécouvrir de vieux numéros et, donc, à me plonger dans un passé qui témoigne de l’ampleur des changements survenus dans la société québécoise durant toutes ces années.

1984

C’est l’heure du souper. La mère s’affaire dans la cuisine alors que tous les membres de la famille, affamés, s’apprêtent à se réunir autour de la table.

– Où est le petit ? demande la mère.

– Il joue dehors. Je vais le chercher.

– Qu’est-ce qu’on mange ? demande le petit Sébastien, dès qu’il met les pieds dans la maison.

– Du macaroni à la viande.

Celui-ci fait suite au pâté chinois de lundi et au duo poulet-patates de dimanche. Déjà, la table s’anime.

– Je dois faire un exposé sur mon repas préféré à l’école. Qui a inventé le macaroni, au juste ?

– Bien, les Italiens, je pense ! Il faudra que tu vérifies à la bibliothèque. Chéri, éteins ta cigarette quand tu es à table, s’il te plaît.

– Ta journée s’est bien passée, maman ?

– Oui, on a enfin reçu l’ordinateur qu’on attendait. Il a 256 K de RAM. C’est merveilleux ce qu’on peut faire comme traitement de texte avec ça.

– Qu’est-ce qu’on a comme dessert ?

– Un pouding chômeur !

Et la mère, souriante et fière de sa nouvelle expérience de cuisson, s’empresse de le sortir du micro-ondes.

– N’oubliez pas la crème glacée !

2019

C’est le lundi sans viande. Papa (ou le parent no. 2) a essayé une nouvelle recette de soupe aux lentilles avec un soufflé aux épinards, sauce thaïlandaise.

– On range nos cellulaires et on vient s’asseoir !

– Une seconde, je finis ma partie de Fortnite, rouspète Loïc.

– Ça fait 5 minutes qu’on est à table ! s’exclame la mère.

– Papa a son « cel » dans les mains, lui.

– Oui, mais c’est pour son travail.

– J’ai fini ! dit la petite Léa en se levant.

– On ne se lève pas de table avant que tout le monde ait fini. Ça fait 30 secondes que tu manges. Et tu as oublié tes légumes !

– Ils ont dit que c’était plein de microbes, les légumes, affirme le garçon.

– Qui ça « ils » ?

– Je l’ai lu sur mon fil Facebook.

La mère se tourne vers l’assistant personnel de la maison :

– Ok Google, quel légume est le meilleur pur la santé ?

« L’ail est un atout pour le cœur. La carotte prévient les maladies cardiovasculaires. Le chou est un détoxifiant… »

La voix monocorde de l’ordinateur continue son énumération alors que plus personne ne l’écoute. Les enfants ont déjà quitté la table.

– Il y a un dessert ? demande le père.

– Oui, il reste du yogourt.

– Sans lactose ?

– Sans lactose, sans OGM, sans gluten.

– Il y a vraiment du gluten dans le yogourt ?

– Je suppose que oui, sinon pourquoi ce serait écrit sur le pot ?

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Oui, l’époque a bien changé. Le temps où l’on se souciait davantage des gens qui partageaient nos repas que de ce qui se trouvait dans notre assiette est-il révolu ? J’espère bien que non. À méditer !

Trois gouttes de lumière…

L’ENGAGEMENT À VIE N’EST PAS CE QUE TOUT LE MONDE PENSE…

Ce n’est pas se réveiller tôt tous les matins pour faire le petit déjeuner et manger ensemble.

Ce n’est pas les câlins dans le lit ensemble jusqu’à ce que vous vous endormiez paisiblement.

Ce n’est pas une maison propre et un repas fait maison tous les jours.

C’est quelqu’un qui vole toutes les couvertures ou ronfle comme une tronçonneuse.

C’est parfois des portes claquées et quelques mots durs, des désaccords suivis de traitement du silence jusqu’à ce que vos cœurs guérissent et que survienne le pardon !

C’est rentrer à la maison tous les jours et retrouver la même personne que vous connaissez, aimez et qui se soucie de vous.

C’est rire de la fois où vous avez accidentellement fait quelque chose de stupide.

C’est du linge sale et des lits défaits sans pointer du doigt.

C’est de s’entraider avec les durs moments de la vie.

C’est d’avaler les mots méchants au lieu de les dire à voix haute.

C’est quand vous craquez sous l’émotion et que votre amour se repose avec vous et vous tient en vous disant que tout va bien se passer, et que vous le croyez.

Il s’agit d’aimer quelqu’un inconditionnellement même si parfois il te rend fou et blesse tes sentiments.

C’est d’aimer gros ou mince, heureux ou grincheux, jeune ou vieux. Dans la maladie et en bonne santé.

L’amour n’est pas parfait, il est même parfois dur, mais il est incroyable, réconfortant, et l’une des plus merveilleuses choses que vous vivrez !

Auteur Anonyme