Le temps…

Dans le temps…

On avait le temps

De prendre son temps

Le temps de grandir

Le temps de marcher

Le temps de sourire

Le temps de prier

Et de réfléchir

Le temps de conter

Tant de souvenirs

Le temps de chanter

Le temps de vieillir

Le temps de s’aimer

Le temps de mourir

À présent…

L’homme, tout le temps

Court après le temps

Il n’a plus le temps

De perdre son temps

Et pourtant

Il arrive à temps… où la mort l’attend

Trois gouttes de lumière

Quelquefois, la réaction de nos enfants à travers nos soucis et obligations, nous laisse sans mot…

ENTRETIEN D’UN FILS AVEC SON PÈRE

Un homme arrive chez lui un soir, fatigué après une dure journée de travail, pour trouver son petit garçon de 10 ans assis sur les marches du perron.

– Papa, est-ce que je peux te poser une question ?

– Bien sûr !

– Combien gagnes-tu de l’heure ?

– Mais ça ne te regarde pas fiston !

– Je veux juste savoir. Je t’en prie, dis-le-moi !

– Bon, si tu veux absolument savoir; 35$ l’heure.

Le petit garçon s’en retourne dans la maison avec un air triste. Il revient vers son père et lui demande :

– Papa, pourrais-tu me prêter 10$ ?

– Bon, c’est pour ça que tu voulais savoir. Pour m’emprunter de l’argent ! Va dans ta chambre et couche-toi. J’ai eu une journée éprouvante, je suis fatigué et je n’ai pas le goût de me faire déranger avec des niaiseries semblables.

Une heure plus tard, le père qui avait eu le temps de décompresser un peu se demande s’il n’avait pas réagi trop fort à la demande de son fils. Peut-être bien qu’il voulait s’acheter quelque chose d’important… Il décide donc d’aller dans la chambre du petit.

– Dors-tu fiston ?

– Non, papa !

– Écoute, j’ai réfléchi et voici le $10.00 que tu m’as demandé.

– Oh merci papa !

Le petit gars fouille sous son oreiller et en sort 25$. Le père, en voyant l’argent, devient encore irrité.

– Mais pourquoi voulais-tu 10$ ?

– Tu en as $25.00 ! Qu’est-ce que tu veux faire avec cet argent ?

– C’est que… il m’en manquait. Mais maintenant, j’en ai juste assez. Papa… est-ce que je pourrais t’acheter une heure de ton temps ? Demain soir, arrive à la maison plus tôt, j’aimerais dîner avec toi !!!

Prenez toujours le temps de vous rapprocher de ceux que vous aimez !

Parler de la mort

Parler de la mort demeure encore aujourd’hui un sujet tabou. On n’ose pas en parler, de peur de tenter la fatalité. Il nous reste trop de choses à faire pour envisager notre fin et même-là, on aime mieux parler d’autres choses. C’est stressant, angoissant et on est maladroit devant un tel scénario.

Mais il faut en parler parce qu’un jour, on devra y faire face. Le destin nous fera passer dans l’au-delà. Il existe des ressources qui peuvent nous aider à mieux l’affronter ou s’y préparer. On fait bien nos préarrangements, alors… Et comme l’a dit Bernard Landry, dans sa dernière entrevue à la télé, sur la question ; avez vous peur de la mort ? Il a sereinement répondu « Non, parce que personne n’y échappe. »

Alexandre Vigneault en a fait le sujet de son reportage dans l’édition électronique de La Presse, du 3 novembre. En voici le contenu.

ADIEU TABOUS ! Alexandre Vigneault

Les anglophones l’appellent le death positive movement (mouvement positif de la mort), un mouvement social qui encourage les vivants à parler ouvertement de la mort. Peu à peu, des gens brisent ce tabou avec deux espoirs : mieux mourir et, d’ici là, vivre mieux.

« N’est-ce pas ironique ? On met des fantômes et des crânes dans les jardins, mais on ne parle pas de la mort dans notre société », regrette Robin. On est la veille de l’Halloween. Plutôt que d’accrocher un squelette dans l’entrée et de préparer des sacs de bonbons, sept femmes et un homme ont choisi de s’attabler en privé dans un resto rue Saint-Denis. Sur la porte, l’affiche dit : « Death Café ».

Robin est arrivé avec son amie Michaela, d’autres seuls. Certains se connaissent, la plupart non. Ce qu’ils ont en commun ? Une envie de parler de la mort. Sans filtre. « Un Death Café n’est pas une thérapie, mais y participer peut être thérapeutique », explique Marie-France Privyk, organisatrice de la soirée. Aucun sujet n’y est tabou. Pas même le suicide.

Personne n’a une mine d’enterrement. Il sera question d’acharnement thérapeutique, du temps qu’on a – ou pas – pour dire au revoir à un proche, de la mystérieuse présence d’un être cher disparu, un peu de la peur de mourir et… pas du tout de religion. L’atmosphère n’est pas lourde. Intime, plutôt. Une mystérieuse complicité s’installe vite et les éclats de rire ne sont pas rares. Au fond, le sujet du Death Café, c’est la vie.

« J’ai plus peur de ne pas vivre que de mourir », dit Robin, qui a frôlé la mort il y a deux ans. Il a changé de vie depuis : quitté le confort de son Écosse natale pour aller à Montréal se plonger dans une culture et une langue qu’il ne connaissait pas.

« Je veux participer à ma communauté, je veux vivre. Je ne vais pas partir l’âme vide, je veux la remplir. »

— Rona, participante du Death Café

LA MORT CHANGE

Signe que les manières d’envisager la fin de la vie changent, un premier Salon de la mort s’ouvre aujourd’hui à Montréal. Son organisatrice, Phoudsady Vanny, estime que le débat sur l’aide médicale à mourir a brisé un tabou et incité les gens à réfléchir à ce qu’ils voulaient pour leur propre mort. Marie-France Privyk y voit surtout quelque chose de générationnel. « Après avoir réinvité la jeunesse et la vieillesse, les baby-boomers veulent maintenant aborder la mort à leur façon », pense-t-elle.

« Il y a peut-être un changement qui s’opère, mais très lentement, estime pour sa part Josée Jacques, psychologue spécialiste du deuil qui enseigne notamment aux futurs thanatologues. Les gens sont encore dans la culture du contrôle, du bonheur. » On veut une « bonne » mort, résume-t-elle, souci qui découlerait d’un mélange d’ouverture, de marketing et d’égocentrisme.

En juin dernier, le New York Times évoquait cette transformation en assistant à la célébration funéraire d’une excentrique dame de 88 ans, présente et bien portante, qui avait organisé elle-même ses funérailles. Ou plutôt ses « FUNérailles ». Cette fête, au cours de laquelle ses proches pouvaient notamment peindre un cercueil en mangeant des petites bouchées, se voulait divertissante et pleine d’amour.

Phoudsady Vanny souhaite aussi créer un effet « wow » avec son premier Salon de la mort. Elle ne parle pas d’explosions de confettis, plutôt de rencontres humaines et de réflexion. Katia, l’une des participantes au Death Café, ira à cet événement où les salons funéraires côtoieront des professionnels de la mort « nouveau genre » comme Hélène Giroux, accompagnante de fin de vie.

ALLER À L’ESSENTIEL

« Apprivoiser la mort, c’est donner un autre sens à la vie », estime la femme de Granby, qui offre depuis 18 ans écoute et soins à des personnes mourantes. Le métier d’accompagnante de fin de vie n’existe pas officiellement. Hélène Giroux s’y est d’abord engagée « pour éveiller sa conscience » et se préparer au départ de ses propres parents.

« C’est un contexte très particulier, la fin de vie. On est dans l’essentiel. Je voulais travailler avec les humains, pas sur une chaîne de montage, ce qui est souvent le cas dans le système de santé », dit celle qui a été brièvement préposée aux bénéficiaires. Elle fait un travail de contact physique, émotif et spirituel avec la personne mourante, mais aussi avec ses proches, qui ont souvent besoin d’être rassurés, compris et… préparés à la fin.

« Il est difficile pour une personne en fin de vie de parler de la mort avec ses proches. Elle ne veut pas faire de peine et les proches, eux, ne veulent pas en rajouter. Les gens se protègent entre eux, constate-t-elle. Avec une personne qui n’a pas cette connexion émotive, c’est plus facile. »

« On aide les gens à apprivoiser la mort, à déterminer ce qui est important pour eux et à atteindre les buts qu’ils se fixent pour la fin de leur vie, résume Jennifer Mallmes, accompagnante de fin de vie dans la région de Vancouver. Si les choses se passent bien, la famille s’en souvient pour le restant de ses jours. Ça aide les personnes qui restent à vivre leur deuil et la personne qui va mourir à tirer le meilleur du temps qui lui reste. »

Prendre ce temps précieux pour se parler a un effet « libérateur », selon elle. « On aborde chacune des peurs, chacune des choses qui préoccupent la personne mourante et on ramène ça à ce qu’elle peut faire, dit-elle. Ça peut être écrire des cartes d’anniversaire à son enfant pour les 10 prochaines années ou acheter un cadeau de mariage, si on sait qu’on ne sera pas là pour celui de sa fille. »

« Je crois que tout le monde a peur de la mort. Personne ne veut laisser des gens derrière. »

— Jennifer Mallmes, accompagnante de fin de vie

« On espère que ce sera vécu de manière sereine, dit Hélène Giroux, mais on ne peut pas le faire à la place de la personne en fin de vie. » Elle constate aussi ceci : quand on pense à la mort, on pense d’abord à tout ce qui est négatif et pas assez aux rapprochements, aux conversations intimes et aux « je t’aime ».

Les deux accompagnantes de fin de vie estiment que leur travail devrait être encadré par l’État. Jennifer Mallmes parle à la fois de légitimer ce rôle et de rendre les gens qui le jouent responsables. Les accompagnants de fin de vie pourraient éventuellement travailler de concert avec les travailleurs sociaux et les hôpitaux, selon elle. « Même les personnes qui côtoient la mort dans les hôpitaux et les maisons d’hébergement manquent de formation, déplore Hélène Giroux. Ils ne savent pas accompagner la fin de vie. »

(RE)TROUVER UN SENS

Dire que notre société a perdu le contact avec la mort est un euphémisme. Même les funérailles et les deuils se doivent d’être expéditifs. « On veut des funérailles le samedi pour retourner au bureau lundi », constate Josée Jacques. On fait peut-être fausse route, aussi, en disant à nos proches de ne pas en faire trop à notre mort, qu’il n’est pas nécessaire d’avoir ceci ou cela, ni même de cérémonie.

« Ce que les gens ne savent pas, c’est que cette volonté est contraignante pour les vivants. S’il n’y a pas de rituel, pas de lieu, s’ils n’ont pas la chance de vivre cette transition, le deuil est plus complexe », explique la psychologue. Avant, la reconnaissance du corps constituait un élément « aidant » du deuil. « Maintenant, les rituels sont courts, au salon c’est une urne et parfois il n’y a même pas de photo, relève-t-elle. La reconnaissance de la perte se fait moins. »

Parler de la mort aide à mieux vivre, croit la psychologue. Il faut « donner un sens » à sa vie, insiste Kit, qui a longtemps organisé les Death Café. Un sens qui fait souvent défaut, croit Michaela, en relevant le vide qu’elle perçoit dans cette quête de bonheur et de performance qui est la nôtre, ce confort censé rendre heureux et qui y parvient si peu. « On n’a pas besoin d’avoir le meilleur de tout », croit d’ailleurs Rona.

« On apprend que le bonheur est un objectif à atteindre, mais le bonheur, c’est des moments », estime Dianne, qui fait du bénévolat en soins palliatifs depuis 15 ans. Robin mesure sa chance chaque matin en ouvrant les yeux. « Je dis merci pour cette autre journée, raconte-t-il, parce que je sais que demain ne viendra peut-être pas. » En fin de vie, les gens n’ont pas peur de la mort, selon Dianne, mais de ne pas avoir vécu. Elle est là, l’angoisse. « Je continue mon bénévolat parce que ça me garde humaine, connectée à ce qui est important, dit-elle encore. Quand j’accompagne les gens, je me sens très, très vivante. »

Trois gouttes de lumière…

ALORS LA PAIX VIENDRA

Si tu crois qu’un sourire est plus fort qu’une arme;

Si tu crois à la puissance d’une main offerte;

Si tu crois que ce qui rassemble les hommes est plus important que ce qui divise;

Si tu crois qu’être différent est une richesse et non pas un danger;

Si tu sais regarder l’autre avec un brin d’amour;

Si tu préfères l’espérance au soupçon;

Si tu estimes que c’est à toi de faire le premier pas, plutôt qu’à l’autre;

Si le regard d’un enfant parvient encore à désarmer ton cœur;

Si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin;

Si l’injustice qui frappe les autres te révolte autant que celle que tu subis;

Si pour toi, l’étranger est un frère qui t’est proposé;

Si tu sais donner gratuitement un peu de ton temps par amour;

Si tu acceptes qu’un autre te rende service;

Si tu partages ton pain et que tu saches y joindre un morceau de ton cœur;

Si tu crois qu’un pardon va plus loin qu’une vengeance;

Si tu sais chanter le bonheur des autres et danser leur allégresse;

Si tu peux écouter le malheureux qui te fait perdre ton temps et lui garder ton sourire;

Si tu sais accepter la critique et en faire ton profit, sans le renvoyer et te justifier;

Si tu sais accueillir et adopter un avis différent du tien;

Si pour toi, l’autre est d’abord un frère;

Si la colère est pour toi une faiblesse, non une preuve de force;

Si tu préfères être lésé que faire tort à quelqu’un;

Si tu refuses qu’après toi ce soit le déluge;

Si tu te ranges du côté du pauvre et de l’opprimé sans te prendre pour un héros;

Si tu crois que l’Amour est la seule force de dissuasion;

Si tu crois que la paix est possible;

Alors, la paix viendra !

Pierre Guilbert

Le crépuscule des vieux

Marc Favreau était un comédien très talentueux et un humoriste qui personnifiait le clown-clochard, Sol. Les gens de ma génération se rappellent de lui. Ses textes à la fois naïfs, poétiques et humoristiques ont fait le bonheur du public, aussi bien au Québec que dans la francophonie. Il est décédé le 17 décembre 2005.

Le texte qui suit et que je partage avec vous, est son dernier avant de quitter cette vie. Oubliez les fautes parce que je l’ai reproduit dans son intégralité. C’était sa façon de nous faire porter la réflexion sur la tournure de quelques mots stratégiquement choisis. Et curieusement, après toutes ces années, on reconnaît encore et toujours, le quotidien des aînés, au crépuscule de leur existence.

Des fois, j’ai hâte d’être un vieux. Ils sont bien, les vieux, on est bon pour eux, ils sont bien.

Ils ont personne qui les force à travailler; on veut pas qu’ils se fatiguent. Même que la plusssspart du temps, on les laisse pas finir leur ouvrage. On les stoppe, on les interruptionne, on les retraite fermée.

On leur donne leur appréhension de vieillesse et ils sont en vacances…

Ah ! Ils sont bien les vieux !

Et puis, comme ils ont fini de grandir, ils n’ont pas besoin de manger tant tellement beaucoup.

Ils ont personne qui les force à manger.

Alors de temps en temps, ils se croquevillent un petit biscuit ou bien ils se retartinent du pain avec du beurre d’arrache-pied, ou bien ils regardent pousser leur rhubarbe dans leur soupe…

Ils sont bien…

Jamais ils sont pressés non plus. Ils ont tout leur bon vieux temps. Ils ont personne qui les force à aller vite; ils peuvent mettre des heures à tergiverser la rue…

Et plus ils sont vieux, plus on est bon pour eux. On les laisse même plus marcher… On les roule… Et puis d’ailleurs, ils auraient même pas besoin de sortir du tout; ils ont personne qui les attendresse…

Et l’hiver… Ouille, l’hiver ! C’est là qu’ils sont le mieux, les vieux; Ils n’ont pas besoin de douzaines de quatorze soleils…

Non !

On leur donne un foyer, un beau petit foyer modique qui décrépite, pour qu’ils se chaufferettes les mitaines…

Ouille, oui l’hiver, ils sont bien. Ils sont drôlement bien isolés… Ils ont personne qui les dérange. Personne pour les empêcher de bercer leur ennuitouflé…

Tranquillement, ils effeuillettent et revisionnent leur jeunesse rétroactive; qu’ils oublient à mesure sur leur vieille malcommode…

Ah ! Ils sont bien…!

Sur leur guéridon, par exemple, ils ont une bouteille, petite, bleue. Et quand ils ont des maux, les vieux, des maux qu’ils peuvent pas comprendre, des maux mystères; alors à la petite cuiller, ils les endorlotent et les amadouillent…

Ils ont personne qui les garde malades. Ils ont personne pour les assistés soucieux…

Ils sont drôlement bien…!

Ils ont même pas besoin d’horloge non plus, pour entendre les aiguilles tricoter les secondes…

Ils ont personne qui les empêche d’avoir l’oreillette en dedans, pour écouter leur cœur qui grelinde et qui frilotte, pour écouter leur corps se débattre tout seul…

Ils ont personne qui…

Ils ont personne…

 

Source : VRAIMENT.CA

Trois gouttes de lumière…

EN TOUTE AMITIÉ

Le rire, c’est une poussière de joie qui fait éternuer le cœur.

Celui qui confie ses secrets au vent ne devra pas s’étonner de les voir fleurir un peu partout.

On apprend plus sur quelqu’un en l’écoutant parler qu’en entendant les autres en parler.

Le rire, c’est la chanson de l’âme. Le sourire, c’est son refrain.

Les bonnes paroles ne suffisent pas toujours pour corriger les mauvaises.

Le rire tue les microbes du cœur.

Quelquefois, quand on ne trouve pas les mots, une étreinte suffit…

Si vite que court le mensonge, la vérité, un jour, le rejoint.

Le verbe aimer est un des plus difficiles à conjuguer… Son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif et son futur est toujours conditionnel…

Si l’échec vous apprend quelque chose, vous n’êtes pas perdant.

Si tu ne peux avoir ce à quoi tu rêves, alors rêve de ce que tu as.

La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter.

Croire en soi c’est déjà presque réussir.

Là où la volonté est grande, les difficultés diminuent.

Je ne m’inquiète jamais à propos de l’avenir, il arrive bien assez tôt.

Quand on ne peut revenir en arrière, on ne doit se préoccuper que de la meilleure façon d’aller de l’avant.

La bonne éducation consiste à cacher tout le bien que nous pensons de nous-mêmes et le peu de bien que nous pensons des autres.

Parfois il faut oublier ce que tu ressens t te rappeler ce que tu mérites.

Ce n’est pas la volonté qui mène au but, mais le but qui donne la volonté.

Accepter sa mortalité

Une jeune femme de 27 ans écrit une note avant de mourir, un jour seulement avant de mourir du cancer. Des conseils à prendre en compte… Il n’est pas facile de faire face à la mort. Le deuil d’une personne n’est pas simple, alors le deuil de soi-même ? Holly Butcher a reçu un diagnostic de cancer à l’âge de 26 ans, et a décidé d’écrire son acceptation de sa mortalité. Publiée le 3 janvier 2018, Holly décédait le lendemain.

Voici ce qu’elle a écrit :

« C’est étrange de réaliser et accepter sa mortalité à 26 ans. C’est l’une de ces choses que l’on ignore. Les jours passent et l’on s’attend à ce que cela continue, jusqu’à ce que l’inattendu arrive. Je me suis toujours imaginée vieillissante, ridée et grise, entourée d’enfants avec l’amour de ma vie. Je veux tellement ça que ça fait mal.

La vie est fragile, précieuse et imprévisible. Chaque jour est un cadeau, pas un droit acquis.

J’ai 27 ans. Je ne veux pas partir. J’aime ma vie, je suis heureuse. Je le dois à mes proches. Mais je n’en ai pas le contrôle.

Je n’ai pas commencé cette « note avant de mourir » parce que la mort est effrayante, j’aime le fait que nous ignorons qu’elle est inévitable. Seulement, quand je vais en parler, elle est traitée comme un sujet tabou qui n’arrivera jamais à chacun de nous. C’est dur. Je veux que les gens cessent de s’inquiéter pour les petits stress insignifiants de la vie et qu’ils se rappellent que nous connaîtrons tous le même sort, comment pourrions-nous faire en sorte que notre temps compte si nous tenons compte des emmerdes ?

J’ai laissé beaucoup de tracas derrière moi, j’avais beaucoup de temps pour réfléchir à la vie ces derniers mois. Ces moments où vous vous plaignez de choses ridicules, pensez à quelqu’un qui fait face à un réel problème. Soyez reconnaissants pour vos petits problèmes et passez par-dessus. N’emportez pas la négativité et ne la laissez pas affecter les autres.

Une fois que c’est fait, sortez et prenez une grande respiration de cet air, bien profondément dans vos poumons, regardez comment le ciel est bleu et combien les arbres et l’herbe sont verts : c’est magnifique. Réfléchissez à votre chance que vous avez, de seulement respirer.

Vous avez peut-être été coincé dans la circulation ou eu une mauvaise nuit car vos enfants vous ont tenu réveillé, ou votre coiffeuse a trop coupé vos cheveux. Vos nouveaux faux ongles ont peut-être un accro, vos seins trop petits ou vous avez de la cellulite et votre ventre est mou.

Laissez tout ça couler. Vous ne penserez à aucune de ces choses quand ce sera votre tour. C’est si insignifiant quand vous regardez l’ensemble de votre vie. Je vois mon corps se décomposer devant mes yeux et je ne peux rien y faire, et tout ce que je souhaite est juste un autre anniversaire ou Noël avec ma famille, ou un autre jour avec mon conjoint et mon chien. Seulement un de plus.

J’entends les gens se plaindre de leur travail ou combien il est dur de faire de l’exercice. Soyez reconnaissant de pouvoir le faire. Le travail et le sport semblent si insignifiants, jusqu’à ce que votre corps ne vous permette plus ni l’un ni l’autre.

J’ai tenté de vivre une vie saine, c’était ma plus grande passion. Appréciez votre corps fonctionnel et en santé, même s’il n’est pas idéal. Regardez-le et voyez combien il est fantastique. Bougez-le, nourrissez-le de nourriture fraîche. N’en soyez pas obsédé.

Rappelez-vous qu’il y a plus que la santé physique. Travaillez sur votre santé mentale, émotionnelle et spirituelle aussi. De cette façon vous réaliserez combien la stupide image du corps parfait transmise par les médias sociaux est insignifiante. Supprimez tous les contacts qui vous font vous sentir comme une merde, ami ou non. Soyez impoli pour votre propre bien.

Soyez reconnaissant pour chaque jour où vous ne souffrez pas et même les jours où vous avez un sacré rhume, un mal de dos ou une cheville foulée, acceptez que ce n’est pas amusant, mais que ça ne vous met pas à l’article de la mort et ça s’en ira.

Plaignez-vous moins et aidez plus.

Donnez, donnez, donnez. C’est vrai que l’on devient plus heureux à faire des choses pour les autres que pour soi. Je souhaiterais l’avoir fait davantage. Depuis que je suis malade, j’ai rencontré les gens les plus gentils et généreux et ai reçu beaucoup d’amour et de soutien de ma famille, de mes amis et même d’étranges. Plus que je ne pourrai donner en retour. Je n’oublierai jamais cela et leur serai toujours reconnaissante.

C’est étrange d’avoir de l’argent à dépenser à la fin… quand on est mourant. Ce n’est pas un moment où on peut sortir et acheter des choses comme une nouvelle robe. Ça fait réfléchir à combien il est fou de penser que cela vaut la peine de dépenser de l’argent sur des nouveaux vêtements et des choses matérielles.

Achetez quelque chose à vos amis, au lieu de vous acheter des vêtements, des produits de beauté ou des bijoux. Tout le monde s’en fout si vous portez deux fois la même chose et ça fait du bien.

Emmenez vos amis prendre un repas ou cuisinez pour eux. Appelez-les pour un café. Offrez-leur une plante, un massage ou une chandelle et dites-leur que vous les aimez.

Prenez compte de la valeur du temps des gens. Ne les faites pas attendre pour rien. Préparez-vous plus tôt et appréciez que vos amis veuillent partager de leur temps avec vous.

Cette année, on ne s’est pas faits de cadeaux de Noël dans notre famille. C’était bien, car personne n’avait la pression d’acheter des cadeaux ou d’écrire une carte pour tout le monde. Et imaginez ma famille m’acheter un cadeau en sachant qu’ils allaient finir avec. Les cadeaux ne sont pas nécessaires pour un Noël significatif.

Utilisez votre argent pour des expériences. Ou plutôt, ne ratez pas des expériences car vous avez tout dépensé sur du matériel.

Faites des efforts et allez à la plage. Trempez vos pieds dans l’eau et enterrez vos orteils dans le sable. Plongez dans l’eau salée.

Essayez de profiter des moments de la vie, plutôt que de les regarder à travers votre écran de téléphone. La vie, ce n’est pas d’avoir la photo parfaite. Vivez le moment présent !

Levez-vous tôt et écoutez les oiseaux en regardant le lever de soleil. Écoutez de la musique. Câlinez votre chien, très fort. Ça va me manquer. Parlez à vos amis, déposez votre téléphone. Vont-ils bien ?

Si vous voulez voyager, faites-le. Travaillez pour vivre, ne vivez par pour travailler. Faites ce qui vous rend heureux. Mangez le gâteau sans culpabilité. Dites non aux choses que vous ne voulez pas faire.

N’ayez pas la pression de faire ce que les autres pensent nécessaires pour une vie accomplie, faites ce que vous voulez.

Dites à vos proches que vous les aimez quand vous en avez la chance et aimez-les de tout votre cœur. Si quelque chose vous rend misérable, vous pouvez le changer. Ayez le courage de changer. Vous ne savez pas combien de temps vous avez sur cette terre, alors ne le gaspillez pas à être malheureux.

Ce ne sont que des conseils de jeune femme, faites-en ce que vous voulez.

Si vous le pouvez, faites une bonne action pour l’humanité et donnez du sang régulièrement. Chaque don peut sauver trois vies ! C’est simple et ça a un fort impact.

Davantage de dons de sang auraient pu me donner une année de plus, auprès de ma famille, de mes amis et de mon chien. Une de mes plus belles années. »

Trois gouttes de lumière…

POUR ME FAIRE AIMER…

J’ai vraiment tout essayé. J’ai même changé de personnalité. Mais ça n’a rien donné.

J’ai acheté la paix, même si cette paix me troublait. Mais ça n’a rien donné.

J’ai pris tous les blâmes sur moi, même si je n’en étais pas la cause. Mais ça n’a rien donné.

J’ai tout accepté, même de pardonner l’impardonnable. Mais ça n’a rien donné.

J’ai accepté de me faire blesser verbalement sans jamais riposter. J’ai saigné abondamment et j’ai léché mes plaies. Mais ça n’a rien donné.

J’ai consenti à me faire rabaisser plus d’une fois. Mais ça n’a rien donné.

Je n’ai rien dit afin de vous protéger et j’ai tout enduré. Mais ça n’a rien donné.

Je vous ai comblés de cadeaux et vous en avez largement profité. Mais ça n’a rien donné.

Je vous ai donné du temps que je n’avais pas. Mais ça n’a rien donné.

J’ai toujours fait les premiers pas, même si vous savez pertinemment que c’était à vous de les faire. Mais ça n’a rien donné.

J’ai essayé de vous faire comprendre tout en douceur, de différentes façons, mon besoin de vous, mon besoin de votre amour. Mais ça n’a rien donné.

J’ai finalement compris, après plusieurs années de travail acharné, que c’était moi que je devais tout simplement aimer.

Dommage que ça prenne autant d’années pour réussir à comprendre qu’on est les seuls responsables de notre bonheur. Mais il est dommage aussi, que les autres et par le fait même moi aussi, nous ne sommes pas assez tournés vers les autres. Chaque individu a besoin d’amour, de reconnaissance, d’attention et du sentiment d’accomplissement reconnu.

Ce texte a été écrit et publié dans un recueil de psychologie

Secrets des couples qui arrivent à tout surmonter

Nous en connaissons tous. Des couples qui résistent contre vents et marées à tous les aléas – même les plus terribles – de la vie. Qui s’accrochent et parviennent à rester ensemble quand tant d’autres se fracassent dès le premier orage. Professeur de psychologie, le Dr George S. Everly a établi que les relations fortes, résilientes, possèdent des caractéristiques, qui augmentent leur probabilité de pouvoir rebondir face à l’adversité.

Comment expliquer que certains couples arrivent à traverser les épreuves, l’infidélité, une séparation, quand d’autres se retrouvent immédiatement détruits ? Une étude a démontré que les relations « résilientes » possèdent 7 caractéristiques. Les voici :

1. ILS CULTIVENT UN OPTIMISME ACTIF

Plus qu’une simple croyance, qu’un simple espoir que les choses vont bien se passer, l’optimisme actif est défini par George S.Everly comme un engagement – moral – à agir pour que les choses se passent bien. Dans les relations résilientes, les deux partenaires évitent le cynisme, les critiques, les commentaires blessants dirigés contre l’autre (et contre eux-mêmes). A ce cercle vertueux, s’ajoute la confiance qu’ils ont en eux : ils savent qu’ensemble, ils sont plus forts.

2. ILS FONT PREUVE D’HONNÊTETÉ

Ces couples sont convaincus que l’honnêteté et l’intégrité constituent la meilleure des politiques. Ils tentent de la pratiquer quotidiennement. Chacun accepte aussi d’assumer ses responsabilités et de pardonner l’autre pour ses faiblesses et ses petites – ou plus grandes – trahisons, ainsi que de se pardonner soi-même.

3. ILS SONT DÉTERMINÉS

Ils ont le courage de prendre des décisions décisives (déménager, se lancer à deux dans un projet, tout quitter pour faire le tour du monde), même si celles-ci peuvent s’avérer risquées et source d’anxiété.

4. ILS SONT TENACES

Face aux aléas de la vie, aux revers, aux échecs, ils combattent le découragement avec une persévérance extraordinaire, notamment grâce à un fort soutien réciproque. Néanmoins, ils savent aussi quand lâcher prise pour avancer dans une autre direction.

5. ILS FONT PREUVE DE MAÎTRISE DE SOI

Toujours selon George S. Everly, la maîtrise de soi est cette capacité à contrôler ses pulsions, à éviter les comportements qui sont destructeurs pour le couple et qui font mal à l’amour (emportements, dénigrement, méchanceté…) et à l’inverse, à prendre soin de son couple.

6. ILS SAVENT BIEN COMMUNIQUER

Une relation forte est une relation où les deux partenaires parviennent à bien communiquer, à exprimer leurs besoins et à entendre ceux de l’autre. Pour George S. Everly, le plus souvent, les conversations que nous ne souhaitons pas avoir sont justement celles que nous devons avoir.

7. ILS COOPÈRENT

Dans ces couples, une certaine sérénité règne. Le non-jugement et la coopération sont de mise. Chacun peut exprimer ses idées, se sent encouragé à proposer des solutions nouvelles, à penser au-delà de la norme et sait qu’il peut compter sur l’autre pour réfléchir à deux et pour mettre en action ses envies.

Source : Margaux Rambert, psychologies.com

Trois gouttes de lumière…

Trois choses irrévocables de la vie : le temps, les paroles et les occasions.

Trois choses que tu ne dois pas refuser à ta vie : la sérénité, l’honnêteté et l’espérance.

Trois choses qui détériorent la vie : l’orgueil, l’arrogance et la colère.

Trois choses de ton choix : tes rêves, tes succès et ton destin.

Trois perles que tu as dans ta vie : l’estime de soi, l’amour et de vrais amis !