Les couleurs de l’amitié

Un jour, toutes les couleurs du monde se mirent à se disputer entre elles, chacune prétendant être la meilleure, la plus importante, la plus belle, la plus utile, la favorite.

Le vert affirma :

Je suis le plus essentiel, c’est indéniable. Je représente la vie et de l’espoir. J’ai été choisi pour l’herbe, les arbres et les feuilles.

Sans moi, les animaux mourraient. Regardez la campagne et vous verrez que je suis majoritaire.

Le bleu prit la parole :

Tu ne penses qu’à la terre mais tu oublies le ciel et l’océan.

C’est l’eau qui est la base de la vie alors que le ciel nous donne l’espace, la paix et la sérénité.

Sans moi, vous ne seriez rien.

Le jaune rit dans sa barbe:

Vous êtes bien trop sérieux. Moi j’apporte le rire, la gaieté et la chaleur dans le monde.

À preuve, le soleil est jaune, tout comme la lune et les étoiles.

Chaque fois que vous regardez un tournesol, il vous donne le goût du bonheur. Sans moi, il n’y aurait aucun plaisir sur cette terre.

L’orange éleva sa voix dans le tumulte :

Je suis la couleur de la santé et de la force.

On me voit peut-être moins souvent que vous mais je suis utile aux besoins de la vie humaine.

Je transporte les plus importantes vitamines. Pensez aux carottes, aux citrouilles, aux oranges aux mangues et aux papayes.

Je ne suis pas là tout le temps mais quand je colore le ciel au lever ou au coucher du soleil, ma beauté est telle que personne ne remarque plus aucun de vous.

Le rouge qui s’était retenu jusque-là, prit la parole haut et fort :

C’est moi le chef de toutes les couleurs car je suis le sang, le sang de la vie.

Je suis la couleur du danger et de la bravoure.

Je suis toujours prêt à me battre pour une cause.

Sans moi, la terre serait aussi vide que la lune.

Je suis la couleur de la passion et de l’amour, de la rose rouge, du poinsettia et du coquelicot.

Le pourpre se leva et parla dignement :

Je suis la couleur de la royauté et du pouvoir.

Les rois, les chefs et les évêques m’ont toujours choisie parce que je suis le signe de l’autorité et de la sagesse.

Les gens ne m’interrogent pas, ils écoutent et obéissent.

Finalement, l’indigo prit la parole, beaucoup plus calmement que les autres mais avec autant de détermination :

Pensez à moi, je suis la couleur du silence.

Vous ne m’avez peut-être pas remarquée mais sans moi vous seriez insignifiantes.

Je représente la pensée et la réflexion, l’ombre du crépuscule et les profondeurs de l’eau.

Vous avez besoin de moi pour l’équilibre, le contraste et la paix intérieure.

Et ainsi les couleurs continuèrent à se vanter, chacune convaincue de sa propre supériorité.

Leur dispute devint de plus en plus sérieuse.

Mais soudain, un éclair apparut dans le ciel et le tonnerre gronda.

La pluie commença à tomber fortement.

Inquiètes, les couleurs se rapprochèrent les unes des autres pour se rassurer.

Au milieu de la clameur, la pluie prit la parole :

Idiotes ! Vous n’arrêtez pas de vous chamailler, chacune essaie de dominer les autres.

Ne savez-vous pas que vous existez toutes pour une raison spéciale, unique et différente ?

Joignez vos mains et venez à moi.

Les couleurs obéirent et unirent leurs mains.

La pluie poursuivit :

Dorénavant, quand il pleuvra, chacune de vous traversera le ciel pour former un grand arc de couleurs et démontrer que vous pouvez toutes vivre ensemble en harmonie.

L’arc-en-ciel est un signe d’espoir pour demain.

Et, chaque fois que la pluie lavera le monde, un arc-en-ciel apparaîtra dans le ciel, pour nous rappeler de nous apprécier les uns les autres.

Auteur inconnu

Trois gouttes de lumière…

Cœur à l’écoute

On a demandé à un homme de peindre un bateau. Il a apporté sa peinture et ses pinceaux et a commencé à peindre le bateau d’un rouge vif, comme le propriétaire le lui avait demandé.

En peignant, il a remarqué un petit trou dans la coque et l’a réparé tranquillement. Lorsqu’il a fini de peindre, il a reçu son argent et est parti.

Le jour suivant, le propriétaire du bateau est venu voir le peintre et lui a remis un beau chèque, bien plus élevé que le paiement de la peinture. Le peintre a été surpris et lui a dit :

– Vous m’avez déjà payé pour la peinture du bateau, Monsieur !

– Mais ce n’est pas pour le travail de peinture. C’est pour la réparation du trou dans le bateau.

– Ah ! Mais c’était un si petit service… certainement pas la peine de me payer un montant aussi élevé pour quelque chose d’aussi insignifiant.

– Mon cher ami, vous ne comprenez pas. Laissez-moi vous raconter ce qui s’est passé : quand je t’ai demandé de peindre le bateau, j’ai oublié de mentionner le trou. Quand le bateau a séché, mes enfants ont pris le bateau et sont partis à la pêche. Ils ne savaient pas qu’il y avait un trou. Je n’étais pas à la maison à ce moment-là.

Quand je suis revenu et que j’ai remarqué qu’ils avaient pris le bateau, j’étais désespéré parce que je me suis souvenu que le bateau avait un trou. Imaginez mon soulagement et ma joie quand je les ai vus revenir de la pêche. Ensuite, j’ai examiné le bateau et j’ai constaté que vous aviez réparé le trou ! Voyez-vous, maintenant, ce que vous avez fait ? Vous avez sauvé la vie de mes enfants ! Je n’ai pas assez d’argent pour payer votre « petite » bonne action.

Alors, peu importe qui, quand ou comment, continuez à aider, à soutenir, à essuyer les larmes, à écouter attentivement et à réparer soigneusement toutes les « fuites » que vous trouvez. On ne sait jamais quand on a besoin de nous, ou quand Dieu nous réserve une agréable surprise pour que nous soyons utiles et importants pour quelqu’un.

En cours de route, vous avez peut-être réparé de nombreux « trous de bateau » pour plusieurs personnes sans vous rendre compte du nombre de vies que vous avez sauvées.

Faites une différence. Soyez le meilleur de vous-même…

Soyez bénis !

Merci Sergio

Trois gouttes de lumière…

LE TEMPS…

Une seconde n’est rien à l’échelle de l’humanité. Mais chaque seconde possède cette image d’être unique. Franck Thilliez

Chaque jour est un compte en banque et le temps est notre monnaie. Pas de pauvres, pas de riches, nous avons tous 24 heures à dépenser.

Si tu as le temps de te plaindre d’une chose, alors tu as le temps d’y remédier.

Moins il reste de temps à vivre, moins on a envie de le perdre. Julian Barnes

Du temps, c’est ce que nous voulons le plus mais que nous dépensons le plus mal.

Le temps est plus précieux que l’argent. Vous pouvez obtenir plus d’argent mais vous ne pouvez pas avoir plus de temps.

Le temps peut être un grand thérapeute, mais il est nul en beauté esthétique.

Le temps n’attend personne. Au lieu de toujours courir après, profitons-en pendant qu’il passe.

Le temps c’est de l’argent sur les tempes.

Comme je ne sais pas ce que me réserve demain, je ne garde jamais le meilleur pour plus tard. Paulo Coelho

Le plus beau cadeau que tu puisses faire à quelqu’un, c’est ton temps. Parce que tu lui donnes une partie de ta vie qui ne te reviendra pas.

Que vaut le temps, s’il n’en reste plus pour s’émouvoir, s’attendrir et aimer? Lauréanne Harvey

Un à un, les grains de sable s’écoulent, un à un les moments passent; certains vont, certains viennent : ne tentez pas de tous les saisir. Adelaïde A. Procter

Le plus beau lendemain ne nous rend pas la veille. Vivons le moment présent.

L’avenir nous tourmente, le passé nous retient, c’est pour ça que le présent nous échappe. Gustave Flaubert

C’est lorsqu’on n’a pas le temps de se reposer que c’est le moment idéal pour le faire.

Regretter le temps perdu, c’est encore plus de temps perdu. Mason Cooley

Ne pense au passé que pour les souvenirs qui te réjouissent.

Ce n’est pas le temps qui reste à vivre qui est important. C’est ce que vous en faites. Patrick Bauwen

Le temps passe et tout devient plus grand, sauf nous. Stephen King

Si tu ne fais pas ce que tu aimes, tu perds ton temps. Billy Joel

Ne perds pas ton temps avec quelqu’un qui n’est pas prêt à perdre du temps pour toi.

On parle de tuer le temps pendant que le temps nous tue tranquillement.

Hier a eu son tour. Donne une chance à aujourd’hui.

Je ne suis pas un pot de yogourt !

Le texte qui suit est de l’actrice et metteuse en scène Louise Latraverse, qui fêtera ses 81 ans le jour de la Fête nationale. Je l’ai reçu par courriel. Un texte plein de sagesse ainsi qu’une réflexion sur l’âge vénérable.

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Je n’ai pas de date de péremption imprimée sur le front.

Avez-vous perdu la tête ?

Vous déplorez qu’une personne soit trop vieille pour faire ce qu’elle aime ou entend faire ?

Avez-vous perdu le nord pour vous croire pour toujours jeunes, prémunis contre le temps qui passe ?

Êtes-vous aveugle à ce point ?

Votre tendance à croire que vous êtes meilleurs – meilleurs parce que vous n’avez pas encore de rides – tient de l’ignorance. Feuilletez le dictionnaire, vous y apprendrez du nouveau sur vous. Du nouveau qui vous avait échappé. Oui, à tout âge on peut avoir besoin de lunettes.

Les propos que j’entends au sujet de l’âge – de l’âge honorable, qui traverse les décennies – me stupéfient.

Un jour, j’ai cessé de teindre mes cheveux. J’ai assumé mes cheveux blancs. J’étais la même personne que la veille. Rien n’avait changé, sinon le regard des autres.

Du jour au lendemain, avant de prendre de mes nouvelles, on voulait connaître mon âge.

Ah bon, comme c’est intéressant.

Pourquoi cette question ?

Pour vous rassurer ?

Pour me donner un prix d’endurance ?

Pour me féliciter de vivre ?

– Je n’ai aucun mérite. Je fais comme tout l’monde. Je continue. Tous les jours. Comme je faisais à 4 ans, à 20 ans, à 40 ans et à 80 ans. Jusqu’à la fin.

Oui, parce qu’il y en aura une.

Comment vous faites pour être belle de même, à votre âge ?

Vous êtes bien conservée.

– J’dors dans l’formol.

Travaillez-vous encore ?

– Non, j’me pogne le beigne, taouin. Du matin au soir et du soir au matin.

Vous êtes encore souple ?

– Oui, chus faite en rubber. Mes parents m’ont achetée chez Canadian Tire.

Conduisez-vous toujours ?

– Non, mon ch’fal m’attend dans l’garage.

On vous voit plus ?

– Ben, chus là. Voulez-vous une loupe ?

Êtes-vous à la retraite ?

– Non, chus à la pige. La piges-tu ?

Qu’est-ce vous faites pour être si en forme ?

– La même chose que je fais depuis toujours.

Je marche. Sans marchette. Ben oui ! Chose !

Un mélange de choses que j’ai apprises au cours de ma vie et que vous apprendrez à votre tour si vous êtes moins fendant. Si vous êtes curieux. Si vous écoutez. Si vous regardez autre chose que votre nombril.

Je pourrais continuer. Je ne donne pas la moindre entrevue sans qu’on me parle de mon âge.

Juste au cas où vous ne le sauriez pas, je m’intéresse à l’art sous toutes ses formes, à la politique locale et internationale, à la science et ses découvertes, à la cuisine du monde et aux habitants de notre planète nonobstant leur âge, leur couleur et leur race.

Paraphrasant Arletty, j’ose dire : « Mon cœur est international ! » Google vous renseignera sur cette très vieille actrice française. Toujours si moderne.

J’oubliais de vous dire que je mange trois repas par jour. Que je ne mange pas encore mou et lorsque ça viendra, j’aurai une pensée pour le jour où ça vous arrivera.

Je ne pensais pas écrire sur l’âgisme si tôt. Janette m’avait avertie. Janette avait raison.

J’ai des p’tites nouvelles pour vous autres. Accrochez-vous, le meilleur est à venir.

Ma vie n’a jamais été aussi belle. Je suis une femme libre, fière, indépendante. Riche de ma vie. Riche de mes voyages. Riche de mes rencontres, de mes passions, de mes amitiés, de mes amours, de mes angoisses, de mes peines. Riche de nos folies, de nos rires, de nos fêtes. Riche de ma famille et de mon merveilleux fils. Riche de mes épreuves, de mes erreurs, de nos différends. Riche de nos chicanes et de nos réconciliations. Riche de mes échecs et de mes succès. Riche de mes lectures. Riche de mon métier. Riche de mon pays. Riche de ma liberté. Une quête qui ne m’a jamais quittée. Que l’argent ne peut acheter.

Quand j’étais enfant, j’aimais les belles dames aux cheveux blancs. Je voulais toujours me coller sur elles. Elles me rassuraient, me berçaient, me consolaient.

Si vous avez le cœur grand et l’esprit ouvert, vous pouvez vous coller sur moi, je vous accueillerai. Ça sert aussi à ça, vieillir.

À aimer.

Trois gouttes de lumières…

L’HISTOIRE DES 4 BOUGIES

Quatre bougies brûlaient lentement. Il régnait un tel silence que l’on pouvait entendre leur conversation.

La première dit :

-Je suis la Paix ! Personne n’arrive à me maintenir allumée… Je crois bien que je vais m’éteindre.

Sa flamme diminua peu à peu, et disparut.

La seconde dit :

– Je suis la Foi ! Mais dorénavant, le monde pense que je ne suis plus indispensable… Ça n’a pas de sens que je reste allumée plus longtemps !

Et sitôt qu’elle eut fini de parler, une brise légère souffla sur elle et l’éteignit.

La troisième bougie se manifesta à son tour :

– Je suis l’Amour ! Mais je n’ai plus de force pour rester allumée. Les gens me laissent de côté et ne comprennent pas mon importance. Ils oublient même d’aimer ceux qui sont proches d’eux…

Et sans bruit, elle s’effaça à son tour.

Alors entra un enfant, qui vit les trois bougies éteintes.

– Mais pourquoi avez-vous cessé de brûler ? Vous deviez rester allumées jusqu’à la fin !

Et une larme glissa le long de sa joue…

Alors, la quatrième bougie murmura :

– N’aies pas peur… Tant que j’ai ma flamme, nous pourrons rallumer les autres bougies, car je suis l’Espérance !

Alors, les yeux brillants, l’enfant pris la bougie de l’Espérance et ralluma les trois autres.

Que l’espoir ne s’éteigne jamais à l’intérieur de NOUS. Et que chacun de nous sache être de temps en temps un enfant, pour raviver l’Espoir, la Foi, la Paix et l’Amour.

Merci Gaston.

Déficience intellectuelle

Nous sommes en pleine Semaine québécoise de la déficience intellectuelle et son porte-parole pour l’occasion est nul autre que Vincent-Guillaume Otis.

Personnage principal de District 31, « Patrick Bissonnette » a rédigé la lettre ouverte touchante qui suit, ayant un frère atteint de cette déficience, pour qu’on puisse en prendre conscience.

Le texte a été publié dans le Journal de Montréal du 22 mars dernier.

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IL EST TEMPS DE BALAYER LES PRÉJUGÉS

Lettre ouverte à toi qui, comme moi, as un frère ou une sœur ayant une déficience intellectuelle.

Cher/chère toi,

Comme la fin de mon tournage pour District 31 tombe pile avec le début de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle, je voulais t’écrire cette lettre pour te dire que je pense aussi à toi.

Tu ne le sais peut-être pas, mais j’ai un frère qui a une déficience intellectuelle. Jean-Sébastien, c’est mon petit frère, et comme on a treize mois de différence, on a tout vécu ensemble. C’est mon frère d’armes avec qui j’ai tout partagé : premiers jeux, premières chicanes, premières peines.

Si nos vies se sont déroulées ensuite en parallèle, nous sommes toujours restés très proches. Dès mes débuts sur scène, il m’a toujours suivi. Lors de mes premiers matchs d’impro ou de mes premiers spectacles de théâtre, Jean-Sébastien était là. Tout ce que j’ai fait, il l’a vu, et aujourd’hui, je me rends compte qu’il fait partie des premières personnes à qui je pense lorsque je travaille. Pour que je puisse m’épanouir dans son regard.

CES PHRASES QUI FONT MAL

Pourtant, il ne l’a pas eu facile, Dès l’enfance, j’ai été témoin des premiers préjugés : « Il ne peut faire ça, il n’est pas capable de, c’est impossible pour lui… » Toi aussi, j’imagine que tu les as entendues, ces phrases qui font mal, ces préjugés qui restent les mêmes à l’âge adulte et qui seraient pourtant si facile à déconstruire.

Comme moi, tu as sûrement vu ton frère ou ta sœur accomplir des choses parce qu’on leur a donné la chance de s’épanouir. Jean-Sébastien a vécu en appartement, il est allé à l’école, il a été amoureux, il a eu un travail, une vie sociale. Mon frère est un citoyen exemplaire et je me dis que ces préjugés, il est temps de les balayer. C’est aussi pour ça que la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle a été créée.

UN CADEAU

Je voulais aussi te dire de ne pas avoir honte de ton frère ou de ta sœur, même si, dans le moment présent, c’est difficile. Tu verras que cette personne c’est un cadeau qui te permettra, et qui te permet déjà, de développer des qualités qui feront de toi un être humain meilleur : l’ouverture, l’empathie, la bonté et l’optimiste…

Et puis, je te dirais surtout de ne pas avoir honte de trouver que c’est difficile. C’est normal ! Tu n’as pas choisi cette vie-là. Les gens te regardent d’une étrange façon, tes amis te jugent… N’aie pas de culpabilité à ressentir cette honte. Surtout, dis-le. Parce que le dire va amener d’autres personnes comme moi à te dire : « attends, tu vas voir ».

Tu verras que ces gens qui rejettent ton frère ou ta sœur, ce ne sont peut-être pas de bonnes personnes pour toi. Tu trouveras tes vrais amis ailleurs. Tu verras que ta vie et ta façon d’être avec lui ou elle, te font aussi participer à créer un monde plus inclusif.

Mon frère m’a beaucoup donné et je te le dis, mes enfants ont aussi eu ce cadeau 40 ans plus tard. Alors, dis-toi que, pour toi aussi, ta sœur ou ton frère te donnera beaucoup. Sois patient, sois ouvert et tu verras…

Trois gouttes de lumière…

Un ennemi prend plus de place dans notre tête qu’un ami dans notre cœur, pourquoi ?

Le lifting le moins cher : le rire !

Si des embûches se dressent sur votre chemin, changez de direction mais non de destination.

Que chaque jour soit un nouveau départ et pardonnez-vous pour hier.

Si vous recherchez un ami sans faute, vous resterez sans ami.

L’amour est la goutte d’eau qui redonne la force à une fleur flétrie de se relever.

L’oubli et le rire sont mieux que mémoire et tristesse.

Le plus important des droits humains, est le droit de rêver.

Visez la lune et si vous deviez échouer, vous serez encore parmi les étoiles.

La vie doit être vécue avec amour et humour. L’amour pour comprendre et l’humour pour endurer.

Vivre sans amis, c’est mourir sans témoin.

Il y a des yeux qui reçoivent la lumière, il y a des yeux qui la donnent.

Pour retrouver sa jeunesse, il n’y a qu’à recommencer ses folies.

La tendresse a ses raisons que le cœur comprend très bien.

Ne laissez personne venir à vous et repartir sans être plus heureux.

Bonne journée.

Réflexion sur le chemin de la vie

Aujourd’hui, je vous propose un très beau texte, reçu d’une connaissance, écrit par Michel Rivard, sur le chemin de la vie.

Quand on avance en âge, on aime revisiter toute la mémoire et toute la richesse accumulées au fil des ans.

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Chers aîné(e)s,

Ça me fait tout drôle de m’adresser à vous de cette façon alors que je viens à peine de fêter mes soixante-neuf ans. Déjà quatre ans que j’ai passé le cap des petits chèques qui arrivent tous seuls dans mon compte, des réductions au cinéma, au café…

La première fois que j’ai utilisé mon rabais de soixante-cinq ans au cinéma, le film s’intitulait « Juste la fin du monde » … j’avais eu un petit frisson !

Par contre, quand j’ai mentionné mon soixante-cinq pour avoir mon rabais sur le café en grain, la vendeuse m’a dit :

– « Mais Monsieur Rivard, vous les faites pas ! »

Je lui ai tout de suite répondu :

– « Je les fais peut-être pas, là-là, mais ayez pas peur, je les ai faits ! »

Donc, j’ai soixante-neuf ans!

Qu’est-ce que ça fait de moi? Un presqu’aîné ? Un vieux jeune ? Un jeune vieux ? Ne jouons pas sur les mots, ni sur les chiffres. Nous avons l’âge que nous avons, les souvenirs qui viennent avec… et le corps qui les a vécus.

Nous avons, vous comme moi, le désir de vivre le mieux possible le temps que la vie nous accorde, et de le vivre avec le plus de santé possible, physiquement, mentalement et spirituellement.

Cependant nous sommes, vous comme moi, réalistes. J’ai déjà ma part de petits problèmes de santé, de petits bouts de mon corps qui fonctionnent un peu moins bien qu’avant, des fois même pas du tout ! Des moments où je demande à mon corps d’effectuer des opérations qui me semblent banales, mais où il me répond « hmmm… pas cette fois-ci ! ».

Ça nous arrive à tous, ça s’appelle « vieillir » et savez-vous quoi ? Malgré les ennuis connexes, j’haïs pas ça pantoute. J’aime le recul que ça me procure, le détachement par rapport à certaines futilités de l’existence auxquelles j’ai déjà accordé beaucoup d’importance et que je regarde maintenant de loin, sourire en coin, en me disant qu’il fallait être fou pour faire ça… ou pour m’en faire avec ça !

Mais voilà, je l’ai fait (ou je me le suis fait faire) et ça fait maintenant partie de mes souvenirs. J’aime vieillir quand je me retrouve avec mon petit-fils de deux ans et demi, quand je joue à quatre pattes (ouch!) avec cette petite boule de vie, deux générations plus loin que moi, et dans laquelle je me reconnais tellement.

Quel bonheur de sentir qu’on se prolonge ! Pas seulement dans nos enfants et nos petits-enfants, tout le monde n’a pas cette chance, mais aussi dans ce qu’on peut se transmettre, dans toute cette expérience que l’on peut et que l’on doit partager. C’est ça, vieillir en beauté. C’est aussi ce que notre société devrait comprendre mieux et accorder plus d’importance aux aînés dans la transmission des valeurs et des connaissances vécues.

Nous avons, vous comme moi, de belles histoires à raconter.

Parlant de souvenirs, de passé, de mémoire, j’ai appris beaucoup de ces simples mots: « pas de regrets, pas de remords ». C’est presque simpliste, mais tellement difficile à mettre en pratique. On a tous notre lot de « si j’avais su », de « j’aurais donc dû », même si nous savons tous au fin fond de nous-même qu’il n’y a pas de retour possible, que le passé est passé et que c’est ici et maintenant que ça se passe pour vrai.

Vivre ici et maintenant avec nous-mêmes tels que nous sommes, accepter et apprécier surtout le passage du temps, sans craindre l’avenir. On a tous un peu peur du lendemain alors qu’on ne sait rien de ce qui va arriver. Bien sûr, on en a une petite idée, on attend quelqu’un ou on a quelque chose à faire, on sait ce qu’on va manger pour souper, on s’est fait des plans… mais la vie, là, c’est tout ce qui nous arrive sans prévenir, pendant qu’on est occupés à se faire des plans, justement.

Une de mes blagues préférées:

– « Comment faire rire Le Bon Dieu ? »

– « Raconte-lui tes projets ! »

Comme je l’ai écrit dans ma chanson « Et on avance », « …demain n’est jamais celui qu’on pense », mais on peut et on doit rêver, c’est gratuit. À partir du moment où on s’accepte tel qu’on est, avec notre âge et nos bobos, et qu’on apprécie le temps qui passe, on a le droit de rêver les projets les plus fous. Le pire qui peut arriver, c’est qu’ils se réalisent.

J’aimerais vous laisser avec ma petite variation sur la prière des AA.

J’avais onze ans quand mon père s’est sorti de son alcoolisme. Il avait collé sur la porte du frigidaire une copie de la fameuse prière. Si on enlève le « Mon Dieu » du début et qu’on la met à la première personne du pluriel, ça donne:

– « Donnons-nous la Sérénité d’accepter les choses que nous ne pouvons changer, le Courage de changer celles que nous pouvons, et la Sagesse d’en connaître la différence… »

Je trouve que ça a ben de l’allure… et je vous souhaite une glorieuse journée !

Michel Rivard

Le luxe pour tout le monde

En ces temps de pandémie, rien n’est plus comme avant. Et on se rend compte de la vraie valeur des choses qu’on sous-estimait, dont le luxe qui, pour plusieurs devenait inatteignable.

Mais ce mot s’est transformé pour appartenir aux riches comme aux pauvres. En prime, il est gratuit et on a qu’à le prendre

Nous croyions que le luxe était ce qui est rare, cher et exclusif, tout ce qui nous semblait inaccessible.

Aujourd’hui, nous nous rendons compte que le luxe, c’était ces petites choses que nous ne valorisions pas !

Seulement maintenant, nous commençons à comprendre la portée ou le vrai sens du mot luxe.

Ce que tout le monde ignorait auparavant en pensant que l’argent était le seul critère pour être heureux !!!

Le luxe, c’est d’être en bonne santé, loin des hôpitaux.

Le luxe, c’est de pouvoir se promener dans la rue et à n’importe quelle heure.

Le luxe, c’est de respirer sans masque.

Le luxe, c’est de se réunir avec la famille et les amis.

Le luxe, c’est voir les regards et les sourires.

Le luxe, c’est les câlins et les bisous.

Tout cela c’était le luxe et nous ne le savions pas !

Merci Diane

Trois gouttes de lumière…

LE POT DE CORNICHONS

Aussi loin que je peux me souvenir, le pot de cornichons se tenait à côté de la commode dans la chambre de mes parents. Quand mon père se préparait à se coucher, il vidait ses poches et toute sa petite monnaie allait dans le pot de cornichons.

Quand j’étais petit, j’étais fasciné par le son que les pièces faisaient quand elles tombaient dans le pot. Quand il était presque vide, les pièces entonnaient une musique joyeuse en tombant au fond. Puis, les sons devenaient plus subtils au fur et à mesure que le pot se remplissait.

J’avais pris l’habitude de me glisser sur le plancher et d’admirer les cercles de cuivre et d’argent qui brillaient comme un trésor de pirate lorsque le soleil entrait par la fenêtre de la chambre.

Quand le pot était plein, papa s’installait à la table de la cuisine pour rouler les pièces avant de les porter à la banque. Cette opération était toujours d’une grande importance. Les rouleaux tous bien alignés dans une boîte de carton, papa plaçait la boîte entre nous sur le siège de sa vieille camionnette.

À chaque fois que nous roulions vers la banque, papa me regardait les yeux remplis d’espoir, « Ces sous te garderont hors des usines de textiles mon garçon. Tu feras mieux que moi. Ce vieux village ouvrier ne te retiendra pas prisonnier », et à toutes les fois qu’il présentait la boîte à la caissière, il souriait fièrement « Ces sous serviront aux études de mon garçon. Il ne travaillera pas à l’usine toute sa vie comme moi ».

Il célébrait chaque dépôt en arrêtant prendre un cornet de crème glacée. Je prenais toujours au chocolat et papa à la vanille.

Lorsque le serveur remettait la monnaie à papa, il me le montrait au creux de sa main en me disant : « Lorsque nous serons à la maison, nous recommencerons à remplir le pot ». Il me laissait toujours déposer les premiers sous dans le pot vide.

Nous sourions d’une façon complice en les entendant tomber en dansant dans le pot. « Tu seras instruit avec des sous noirs, des 5, des 10 et des 25 sous », dit-il, « mais tu le seras quand même. J’y verrai. »

Les années passèrent. Je terminai l’université et commençai à travailler dans une autre ville.

Un jour, en visitant mes parents, j’ai utilisé le téléphone de leur chambre et j’ai remarqué que le pot avait disparu. Il n’avait plus sa raison d’être et on l’avait enlevé

Comme je fixais l’endroit où avait toujours été le pot de cornichons, mon cœur se serra. Mon père ne parlait pas beaucoup et ne m’a jamais sermonné sur les valeurs de la détermination, de la persévérance et de la foi.

Le pot de cornichons m’avait enseigné toutes ces valeurs de façon beaucoup plus éloquente que bien des mots auraient pu le faire.

Quand je me suis marié, j’ai expliqué à mon épouse Suzanne, la place qu’avait occupé le pot de cornichons dans mon existence. À mes yeux, il définissait plus que tout, l’étendue de l’amour de mon père pour moi.

Peu importe si les choses étaient difficiles ou non à la maison, papa continuait à remplir graduellement le pot. Même l’été où papa avait été mis à pied à l’usine, et où maman devait nous servir du « baloney » plusieurs fois par semaine, pas un sou n’a été pris dans le pot. Au contraire, papa me regardait de l’autre côté de la table et me disait « Lorsque tu sortiras de l’université mon garçon, tu n’auras plus à manger de « baloney », à moins que tu le veuilles.

Le premier Noël après la naissance de ma fille Jessica, nous avons passé les Fêtes chez mes parents. Après le souper, maman et papa étaient assis ensemble sur le canapé, prenant tour à tour leur petite fille. Jessica commença à gigoter et Suzanne la prit pour aller la changer dans la chambre de mes parents.

Lorsque Suzanne revint au salon, elle avait les yeux tout émus. Elle remit Jessica à mon père et prit ma main pour aller me montrer quelque chose.

« Regarde » dit-elle doucement, ses yeux m’indiquant de regarder à un endroit sur le sol près de la commode. À ma grande surprise, il était là, comme s’il n’avait jamais quitté sa place et avec déjà quelques sous à l’intérieur.

Je m’avançai alors et mis la main dans ma poche pour en sortir la monnaie qu’elle contenait. Avec une boule d’émotions dans la gorge, je déposai le contenu de ma main dans le pot de cornichons. Je levai les yeux et vit que mon père, portant Jessica, était entré doucement dans la pièce.

Nos yeux se sont croisés et j’ai su que nous éprouvions les mêmes émotions. Ni l’un ni l’autre ne pouvait parler. Ce geste m’a vraiment touché et je sais que ça vous a touché aussi.

Quelques fois, nous sommes trop occupés à dénombrer nos problèmes et nous oublions de compter nos joies.

Ne sous-estimez jamais le pouvoir de vos actions. Avec un tout petit geste, vous pouvez changer la vie d’une personne pour le meilleur ou pour le pire.

Dieu nous place tous dans la vie des autres pour faire la différence dans leur vie. Recherchez Dieu dans les autres. Les plus belles choses ne peuvent être vues ou touchées. Elles doivent être ressenties avec le cœur.

Dans les moments joyeux, louez le Seigneur. Dans les moments difficiles, cherchez le Seigneur. Dans les moments tranquilles, priez le Seigneur. Dans les moments douloureux, faites confiance au Seigneur.

À tout moment, remerciez le Seigneur. Et n’oubliez pas; sans le Seigneur, on n’est rien.

Bonne journée.

Profiter pleinement de sa vie

RÉFLEXION D’UN SAGE

J’ai passé une heure à la banque avec mon père, car il a dû transférer de l’argent. Je n’ai pas pu résister à l’envie de lui demander :

– Papa, pourquoi n’activerions-nous pas ta banque sur internet ?

– Pourquoi ferais-je ça, demanda-t-il ?

– Eh bien, vous n’auriez pas à passer une heure ici pour des choses comme le transfert. Vous pourriez même faire vos achats en ligne. Tout serait si facile !

J’étais tellement excité à l’idée de l’initier au monde des services bancaires en ligne. Il a demandé :

– Si je fais ça, je ne sortirai pas de la maison ?

– Oui, oui, ais-je répondu. Je peux même te montrer comment l’épicerie pouvait être livrée à la porte maintenant et apprendre qu’Amazon livre tout !

Comme s’exprimerait un sage, sa réponse m’a laissé la langue liée. Il a dit :

– Depuis que je suis entré dans cette banque aujourd’hui, j’ai rencontré quatre de mes amis. J’ai discuté un moment avec le personnel qui me connaît très bien maintenant. Tu sais que je suis seul et c’est la compagnie dont j’ai besoin. J’aime me préparer et venir à la banque. J’ai assez de temps, alors c’est la touche physique dont j’ai envie.

Il y a deux ans, je suis tombé malade, le propriétaire du magasin où j’achète mes fruits, est venu me voir et s’est assis à mon chevet. Puis, quand ta mère est tombée il y a quelques jours pendant sa promenade matinale, notre épicier local l’a vue et a immédiatement pris sa voiture pour la précipiter chez elle sachant où je vis.

Aurais-je cette touche humaine si tout devenait en ligne ? Pourquoi voudrais-je que tout soit livré à moi et me force à interagir avec mon ordinateur ?

J’aime connaître la personne à qui j’ai affaire et pas seulement le vendeur. Cela crée des liens relationnels. Est-ce qu’Amazon livre tout ça aussi ? La technologie n’est pas la vie. Passer du temps avec des gens et pas avec des appareils, c’est profiter de la vie avec ce qu’elle a de mieux à offrir.

Trois gouttes de lumière…

LA VALEUR DU TEMPS

UNE ANNÉE
Pour connaître la valeur d’une année, demandez à un étudiant qui a échoué aux examens de fin d’année.

UN MOIS
Pour connaître la valeur d’un mois, demandez à une mère qui a accouché prématurément.

UNE SEMAINE
Pour connaître la valeur d’une semaine, demandez à l’éditeur d’un hebdomadaire.

UN JOUR
Pour connaître la valeur d’un jour, demandez à un travailleur de nuit.

UNE HEURE
Pour connaître la valeur d’une heure, demandez à un couple d’amoureux qui attend impatiemment de se revoir.

UNE MINUTE
Pour connaître la valeur d’une minute, demandez à quelqu’un qui a raté son train, son autobus ou son avion.

UNE SECONDE
Pour connaître la valeur d’une seconde, demandez à quelqu’un qui a survécu à un accident grave.

UNE MILLISECONDE
Pour connaître la valeur d’une milliseconde, demandez à quelqu’un qui a gagné une médaille d’argent aux Jeux olympiques.

Le temps n’attend personne. Profitez de chaque moment qui vous est donné, car il est précieux.