Trois gouttes de lumière…

Une femme mourut seule dans une maison de retraite.

Quand le personnel vida sa chambre, ils trouvèrent une lettre dans un coffre. La lettre était adressée aux infirmières et au personnel du CHSLD. L’un d’entre eux la lut à voix haute et pendant qu’il le faisait, ils explosèrent tous en larmes. Les mots sur la lettre disaient :

« Chers assistants, que voyez-vous quand vous me regardez ? Probablement une vieille dame et une femme fragile, pas très intelligente, pas très soignée et avec des habitudes étranges. Une personne avec des yeux absents et éteints.

Quelqu’un qui n’obéit pas, recrache la nourriture, et qui parfois n’arrive pas à rejoindre les toilettes à temps. Quelqu’un qui par sa seule présence vous rend juste frustrés. C’est tout ce que vous voyez de moi ou je me trompe ? Si j’ai raison, vous devriez regarder de plus près… parce que je ne suis pas seulement ça.

Je suis une petite fille… et j’ai eu la chance de naître dans une famille remplie d’amour.

Je suis une jeune épouse… mon cœur bat fort parce que je suis sur le point de faire un vœu pour toute la vie.

Je suis une mère… j’ai deux beaux enfants qui m’aiment et qui ont besoin de moi.

Je suis une femme… qui devient chaque jour plus intelligente et mature. Mes enfants sont en train de grandir mais je sens au plus profond de mon cœur qu’ils ne me laisseront jamais vraiment.

Je suis une femme d’un âge moyen… mes enfants ne vivent plus avec moi depuis longtemps et mon mari et moi sommes heureux dans notre intimité.

Je suis grand-mère… pour la première fois après tant d’années, je tiens dans mes bras un nouveau-né et je ne pourrais être plus heureuse.

Je suis veuve… un nuage sombre a entouré ma vie et je pleure la mort de mon mari. Je ne pense pas être capable de vivre sans lui et quand je pense au futur je me sens perdue. Maintenant qu’il n’est plus là, je n’ai plus personne qui prend soin de moi. Mes enfants ont leur famille et je ne veux pas être un poids.

Je suis une vieille dame… la nature n’a pas de pitié et je me sens prisonnière de mon corps. La force et la beauté m’ont maintenant abandonnée. Malgré tout ça, cependant, au plus profond de moi, cette petite fille existe encore, coincée dans un corps sans muscles et plein de rides.

Dans ma tête je repense à tous ces moments heureux que j’ai vécus et aussi aux tristes, en acceptant le fait que rien ne dure toujours. Ouvrez donc les yeux et regardez de plus près. Vous n’êtes pas en train de regarder une vieille dame fragile… vous me regardez. »

Chacun de nous a un passé rempli de bonheur et de tristesse. Une vie bien vécue, riche d’expériences et d’enseignements.

Les personnes âgées doivent toujours être respectées… et souvenez-vous, un jour ce sera vous.

Le métier de policier : exigeant mais trop peu reconnu

Les policiers n’ont pas eu la vie facile dernièrement. Partout on les a invectivés, rejetés, assaillis. Les faux pas de certains d’entre eux, l’emportent sur leurs actions positives indispensables et rigoureuses. Faire en sorte que notre vie soit sans violence et qu’ils puissent venir à notre secours dans les moments dramatiques.

Ils demeurent essentiels dans nos vies. Ils sont formés pour intervenir dans des situations extrêmement complexes et dramatiques, mais ils demeurent des êtres humains fragiles et loin d’être à l’abri de sombrer dans des troubles psychiques.

Ils doivent être forts ou, du moins, le laisser paraître. L’élément de stress est constant, dans leurs interventions. Ils commandent et doivent obtenir notre respect.

Prenons quelques instants pour réfléchir à tout ce qu’ils accomplissent, chaque jour, pour faire de notre quotidien un havre de paix. Voici le texte, abondamment diffusé sur Facebook, de quelqu’un qui signe F. G., très lourd de sens et de sincérités.

Tu as neuf ans.
Je porte ton corps d’enfant
Et le dépose sur la civière
Sous les cris de ton père,
Sa fille unique est décédée.
Mais je ne suis que policier.

Tu as vingt ans.
Ton conjoint si violent,
A fait de toi son jouet
Sur lequel il se défoulait.
Tu as décidé de le quitter,
Alors il t’a poignardée.
Mais je ne suis que policier.

Tu as trente ans.
Il était ton amant,
Tu voulais une autre vie
Il t’a brûlée une nuit.
C’est ton corps carbonisé
Dans ta chambre qu’il a laissé.
Je n’ai pu que constater.
Mais je ne suis que policier.

J’ai reçu des coups et des projectiles,
Roulé à tombeau ouvert dans la ville,
J’ai entendu insultes et invectives
Interpellé des individus en récidive,
La mort plusieurs fois frôlée
Mais je ne suis que policier.

Je travaille pour votre sécurité
Aux dépens de mon intégrité.
Protéger les personnes et les biens,
C’est pourquoi je me lève le matin.
Voir le sourire d’une victime,
Quand l’auteur de son crime
Est identifié et interpellé
C’est la joie de mon métier.
Mais je ne suis que policier.

Pénétrer dans l’intimité des gens
Ne vivre que des mauvais moments,
Voir partir des collègues, des frères
Qui ne supportaient plus cette misère.
Sous toutes ces formes j’ai vu la mort,
L’état dans lequel elle laissait les corps :
Décomposés, déchiquetés, putréfiés,
Noyés, pendus, défenestrés, assassinés.
Il a fallu tout supporter,
Soutenir des familles endeuillées.
Mais je ne suis que policier.

Jour de l’an et Noël,
Pour que vos fêtes soient belles,
Je sacrifie les miennes
Que je passe au son des sirènes
Dans la procédure pénale,
Loin du cocon familial.
Mais je ne suis que policier.

Une grande famille que cette maison.
On ne choisit pas sa composition,
Pour quelques mauvais fils,
Tous les enfants en pâtissent.
L’oubli est facile et immédiat
Quand bercé au son des médias
Le peuple trouve un bouc émissaire
À tous les maux de la terre.
Oui je suis policier…

Mais je suis fatigué !

F. G.

Des mots pleins de sens et de tendresse

Il écrit comme un Dieu, ce Stéphane Laporte. Le 20 juin dernier, il y allait de toute son énergie et de toutes ses pensées pour produire le texte qui suit, dans La Presse+, et qui résume à sa manière, le printemps déjà passé. Un texte profond qui décrit immensément bien le printemps unique et sans précédent, qui fut le nôtre.

C’est ce que je veux partager avec vous aujourd’hui…

CE PRINTEMPS QU’ON N’OUBLIERA PAS

C’est aujourd’hui que le printemps s’en va. À 17 h 44, il laisse sa place à l’été. Vous vous rappelez son arrivée, le 19 mars dernier ? Il y a une éternité. Nous n’étions pas là. Il nous a cherchés partout, le printemps. Dans les rues, dans le métro, sur les terrasses. Nous n’étions nulle part. Cachés. Confinés. Covidés. Il a trouvé le temps long. Il a quand même fait son travail de printemps. Tout seul. Comme un grand. Il a mis des feuilles dans les arbres. Du vert sur le gazon. Des fleurs aux maisons. Au soleil, des rayons. C’est un accessoiriste, le printemps. La scène était prête. La scène était belle. Il ne manquait que les artistes. C’est nous, ça. Enfermés dans nos loges. Morts de peur.

Il nous a attendus, le printemps. C’est les rôles inversés. D’habitude, c’est nous qui l’attendons, désespérément. Il a su ce que c’était d’attendre en ayant froid en dedans. Il a eu peur de nous perdre, le printemps. Assis sur son banc, à 1000 mètres de distance avec qui que ce soit. Les oiseaux venaient lui donner de nos nouvelles. Comme sur Twitter : « Ça ne va vraiment pas. Tellement de cas. Tellement de morts. La courbe ne cesse de monter et le moral de descendre. » Le printemps s’est beaucoup inquiété.

Il aurait pu s’en aller, en avril ou en mai. Se dire : on va oublier ça pour cette année. Ce n’est pas ici que l’on va s’amuser. Mais il est resté. En sachant que même si on le voyait de loin, du fond de nos demeures, ça nous faisait du bien de savoir qu’il était là. Comme un ami à notre chevet. Avec qui on ne fait rien, mais qu’on peut au moins regarder. Sentir sa présence, le temps d’un muguet.

Puis un jour, il a vu des enfants sortir de leur maison et se mettre à courir. Courir espacé, mais courir quand même. Ça l’a fait sourire de les voir jouer à la tag, sans jamais se toucher. Puis il a entendu des rires. De vrais rires dans les airs, pas des rires sortis de petits haut-parleurs. Ça provenait d’une cour arrière. Il est allé voir, et il a vu des amis ensemble. Une dizaine. Distancés, mais ensemble. Heureux d’être dehors, enfin. Émus de regarder le soleil se coucher. Avec eux. En vrai. Le printemps s’est dit qu’il n’était pas venu pour rien.

Un dimanche, il a vu les rues se remplir. Une marée humaine. Wow ! Ils ont trouvé le vaccin ? Ça ne se peut pas ! Pas déjà ! Le Canadien a gagné la Coupe Stanley ? Ça se peut encore moins. Ils vont trouver le vaccin avant. Alors quoi ? Un oiseau lui a expliqué le genou sur le cou. Ça l’a révolté. Il a mis un masque et est allé manifester. Le printemps est toujours du côté des opprimés. Le printemps est toujours du côté de la liberté.

Le printemps est en train de faire son sac. Il ne rapporte pas grand-chose. Il laisse tout à l’été. Tout ce qu’il a installé. Les fleurs, la chaleur et le ciel bleu. Peut-être que le monde pourra enfin en profiter.

Il rapporte deux branches de lilas et une photo de la baleine perdue, qu’il aurait aimé sauver. Il avait pourtant bien placé les étoiles pour la guider, mais elle n’a pas regardé. On ne regarde jamais assez les étoiles. Les vraies.

Avant de s’en aller, le printemps veut saluer la seule personne qu’il avait croisée à son arrivée. Vous savez, la vieille dame sur son balcon. Celle qui lui avait appris que nous étions en pleine pandémie. Il lui avait promis d’être toujours là quand elle ferait sa marche de santé. Il l’a été. C’est la vieille dame qui très vite ne l’était plus. Elle n’avait plus le droit de sortir. Pour sa santé.

Il arrive devant chez elle. Elle n’est pas sur son balcon. Il sonne. Personne ne répond. Elle est peut-être déjà sortie. Il fait tellement chaud aujourd’hui. L’été approche, et ça paraît. Il sonne encore, toujours rien. Et si elle faisait partie de tous ces gens qu’on ne reverra plus ? Tous ces gens pour qui ce fut le dernier printemps. Tous ces gens pour qui ça n’a pas bien été. Le printemps a de la pluie dans les yeux.

Il est presque 17 h 44, le printemps s’en va, déjà. Il n’a pas le choix. C’est la loi des saisons. Il aurait tant aimé la revoir. Et lui faire un câlin de loin. Lui dire d’être toujours là lorsqu’il reviendra.

Il prend ses deux branches de lilas, les dépose sur le seuil de la porte. Si elle revient, elle saura qu’il est venu. Et l’attendra.

Si elle ne revient pas, ses proches sauront que le printemps ne l’oublie pas. Que le printemps n’oubliera jamais toutes celles et tous ceux qui sont partis, avant lui.

Il est 17 h 44, l’été vient d’arriver. Il se demande où est le party. Est-ce un bal masqué ? Qui va lui expliquer que ça va être un peu plus tranquille, cette année, pour qu’au printemps prochain on puisse tous se retrouver ?

Un gamin est en train de lui parler :

« Durant le confinement, il n’y avait plus rien. Durant le déconfinement, il y a comme toutes les choses, mais à moitié. Il n’y a comme pas de festivals, mais les rues sont quand même toutes bloquées. On peut aller se baigner, mais il faut sortir de l’eau avant la deuxième vague. Tu comprends, l’été ?

— Moi, pourvu que je n’aie pas à être à deux mètres de mon drink, ça va bien aller !

— Excuse-moi, l’été, il faut que j’y aille, ma grand-mère vient d’arriver. »

L’enfant court vers sa grand-mère et s’arrête à quelques pieds :

« Qu’est-ce que tu as dans les mains, grand-maman ?

— Deux branches de lilas, c’est pour toi. »

Bon été !

Trois gouttes de lumière…

BELLES CITATIONS À MÉDITER

Une goutte de pluie qui tombe sur ta joue, est le baiser d’une personne qui vit là-haut et qui pense à toi.

Regarde chaque problème comme le point de départ d’une solution. François Gervais

Il y a des moments dans la vie où l’on aimerait ramener quelqu’un du ciel, passer juste une journée avec, lui faire juste un câlin, l’embrasser ou écouter juste sa voix ou son rire… Avoir l’occasion de lui dire qu’on l’aime, et lui dire que c’est tellement dur sans sa présence…

Tu es magnifique ! N’oublie jamais ça !

Il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup d’amis ! L’important c’est d’avoir les meilleurs !

Savoir se contenter de ce que l’on a, c’est être riche.

Proverbe tibétain : Le secret pour bien vivre et longtemps est; manger la moitié, marcher le double, rire le triple et aimer sans mesure.

Arrose ta vie avec amour, cultive les pensées positives, laisse la lumière te guider et focalise sur ce que tu veux voir grandir. Sème tous les jours le meilleur et tu verras ton jardin intérieur s’embellir des plus belles fleurs et parfumer le livre de ta vie. Christine Gonzalez Theracoach

L’espérance est un petit oiseau qui se perche sur notre âme et qui chante une chanson sans paroles sans jamais se lasser. Emily Dickinson

Regarder quelqu’un avec amour, c’est comme toucher son âme avec douceur et respect.

Changez votre façon de voir les choses et le monde entier changera avec vous.

Certaines personnes te rejetteront car ta lumière est trop intense pour eux, c’est comme ça. Continue de rayonner. Martin Luther King

Tu n’as pas à te justifier. Tu n’as pas à prouver qui tu es. Les gens qui t’aiment vraiment resteront. Que les autres poursuivent leur route.

Parfois Dieu fait sortir des gens de ta vie pour te protéger. Ne leur cours pas après.

La beauté ne se trouve pas dans les belles paroles où le paraître. Elle se trouve derrière les bonnes intentions et la sincérité du cœur.

L’unique personne qui t’accompagne toute ta vie, c’est toi-même. Prends soin de toi.

Faire pleurer quelqu’un en lui disant la vérité est mieux que de le faire sourire en lui racontant un mensonge.

Le silence est la seule réponse que nous devons donner aux cons. Parce que, où l’ignorance règne, l’intelligence n’a pas sa place.

Parfois tu te demandes : mais qu’ai-je fait de mal ? et la vie te répond : tu as été trop gentil.

C’est dans la rosée des petites choses que le cœur trouve son matin et se rafraîchit. Kjalil Gibran

Ce que tu as, beaucoup peuvent l’avoir… Mais ce que tu es, personne ne peut l’être.

Les amis sont les anges qui nous soulèvent lorsque nos ailes n’arrivent plus à se rappeler comment voler.

Trois gouttes de lumière…

On n’a pas le choix, les années cumulent comme le lever et le coucher du soleil. Une grande roue qui tourne et qu’il nous faut accepter avec optimiste en se disant que beaucoup n’ont pas la chance de se rendre à un âge vénérable.

Aujourd’hui les trois gouttes de lumières sont consacrées à cette réflexion.

VIEILLIR

L’âge mûr c’est un cœur jeune, doublé d’un esprit mature, dans un corps qui a accumulé de l’expérience.

Vieillir c’est transformer graduellement la passion en compassion.

Plein de gens n’arrivent pas à 80 ans car pendant trop longtemps ils se sont battus pour rester à 40 ans.

Passé le cap de la soixantaine, peu de choses paraissent absurdes.

Les jeunes pensent que les vieux sont fous, les vieux pensent que les jeunes le sont. Dans les deux cas, il ne faut pas sauter aux conclusions.

Personne ne va plus vite que les années.

Dans les yeux d’un jeune brille la flamme, dans les yeux d’un vieux brille la lumière.

L’initiative des jeunes vaut autant que l’expérience des vieux. Les deux ensembles font des miracles.

Derrière chaque adulte il y a un enfant. Devant chaque enfant il y a un adulte.

Heureux celui qui a été jeune pendant sa jeunesse. Et sage, l’âge venu.

Pour vivre vieux et heureux, il faut accueillir notre vieillesse comme un couronnement.

Émile Couture

Pensées profondes…

Je suis tellement connu que la porte du supermarché s’ouvre quand j’arrive !

À celle qui te dit que les hommes sont tous pareils, réponds-lui : « Fallait pas tous les essayer ! »

La différence entre un homme et un enfant, c’est que l’enfant, on peut le laisser tout seul avec la gardienne !

Je suis jaloux de mes parents, car je n’aurai jamais un enfant aussi génial que le leur !

On dit des chiens qu’il ne leur manque que la parole. Par contre, je connais un paquet de gens à qui il ne manque que la muselière !

Être populaire sur Facebook, c’est comme être riche au Monopoly !

Des boulets, y en a partout. C’est les canons qui se font rares !

À force de tomber sur des gens bizarres, quand on rencontre des gens normaux, on finit par trouver ça bizarre !

On dit qu’un miracle ne se produit jamais deux fois. La preuve : je suis unique !

Deux ans durant, il est resté fou amoureux de moi, sans que le susse. (Imparfait du subjonctif).

Il paraît que la connerie, ça se cultive. Ben, j’en connais un bon paquet qui ont la main verte !

Les hommes tombent amoureux de ce qu’ils voient et les femmes de ce qu’elles entendent. C’est pourquoi les uns mentent et les autres se maquillent.

Quand tu arriveras à la cheville, tu pourras faire mes lacets.

Une femme sans courbes, c’est comme un pantalon sans poches : tu ne sais pas où mettre les mains !

Si le con ne change pas souvent d’idée, c’est parce qu’il n’en a pas des masses. Pierre Perret

J’aime bien le Kama sous toi.

On se veut, on s’enlace. Puis on s’en lasse, et on s’en veut. (Sacha Guitry)

Tout le monde est con. Ben oui, criez « espèce de con » dans la rue, et tout le monde se retourne.

Celles qui se vantent d’êtres courues par beaucoup d’hommes ne devraient pas oublier que ce sont souvent les produits à bas prix qui attirent plus de clients.

Ne rien faire est difficile. On ne sait jamais si on a vraiment fini.

L’âge mûr de l’homme s’apparente à celui des poires. Dans les deux cas, c’est la queue qui lâche.

Aujourd’hui, pendant notre rapport sexuel, ma copine a dévoilé sa note : je suis passé d’un triple « AH » à un simple « OH ».

Lorsqu’une femme te dit : « Quoi ? » ce n’est pas qu’elle n’a pas entendu, mais qu’elle te donne une seconde chance de modifier ce que tu as dit…

Les hommes sont comme les chiottes : Occupés ou dégueulasses !

Lorsqu’un homme demande la main d’une femme, c’est qu’il n’a plus envie d’utiliser la sienne.

Ils sont tellement bourrés en Bretagne qu’ils entendent le loup, le renard et la belette chanter !

Je viens d’apprendre que les efforts sont payants. Déjà que je n’avais pas trop envie de faire…

L’argent n’a pas d’odeur, mais quand on n’en a pas, ça sent la merde…

Il faut beaucoup d’intelligence pour répondre à un con avec des mots qu’il puisse comprendre.

Demain (adverbe) : endroit merveilleux où l’on case tous les trucs qu’on n’a pas envie de faire.

Les gens qui se plaignent constamment, vivent leurs malheurs deux fois. Jean Dutour

Certains ont un effet levure sur mon système nerveux : En deux minutes, ils me gonflent !

Invitation à la folie

Une fable de Jean de la Fontaine

La Folie décida d’inviter ses amis pour prendre un café chez elle.

Tous les invités y allèrent.

Après le café la Folie proposa :

– On joue à cache-cache ?

– Cache-cache ? C’est quoi, ça ? demanda la Curiosité.

– Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu’à cent et vous vous cachez. Quand j’ai fini de compter… je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter.

Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse.

– 1, 2, 3… La Folie commença à compter.

L’Empressement se cacha le premier, n’importe où.

La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d’arbre.

La Joie courut au milieu du jardin.

La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d’endroit approprié pour se cacher.

L’Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.

La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.

Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.

CENT ! cria la Folie, je vais commencer à chercher…

La première à être trouvée fut la Curiosité, car elle n’avait pu s’empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert.

En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d’une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.

Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité

Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda :

– Où est l’Amour ?

Personne ne l’avait vu.

La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d’une montagne, dans les rivières au pied des rochers.

Mais elle ne trouvait pas l’Amour.

Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches, lorsque soudain elle entendit un cri : C’était l’Amour, qui criait parce qu’une épine lui avait crevé un œil.

La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s’excusa, implora l’Amour pour avoir son pardon et alla jusqu’à lui promettre de le suivre pour toujours.

L’Amour accepta les excuses.

Aujourd’hui, l’Amour est aveugle et la Folie l’accompagne toujours…

La fable du bénévole

Voici un texte qui porte à réfléchir. C’est une parodie, voire une caricature… mais dans l’épilogue, se cache malheureusement chez certains, un brin de vérité.

Un jour, un fleuriste se rendit chez le coiffeur pour se faire couper les cheveux.

Après sa coupe, il demanda combien il devait. Le coiffeur répondit :

– C’est gratuit, je fais du bénévolat cette semaine.

Le fleuriste s’en alla tout content.

Le lendemain, en ouvrant sa boutique, le coiffeur trouva à sa porte une carte de remerciements et une douzaine de roses.

Plus tard, c’est le boulanger qui se présenta pour se faire couper les cheveux. Quand il demanda à payer. Le coiffeur lui dit :

– Je ne peux accepter d’argent cette semaine. Je fais du bénévolat.

Heureux le boulanger s’en alla tout content.

Le lendemain, il déposa à la porte du coiffeur, une demi-douzaine de croissants, avec un mot de remerciements.

Puis, ce fut le député du coin qui se présenta. Lorsqu’il voulut payer, le coiffeur lui répondit :

– Mais non. Cette semaine c’est gratuit. Je fais mon bénévolat !

Très heureux de cette aubaine, le député quitta sa boutique.

Le lendemain, quand le coiffeur arriva pour ouvrir, une douzaine de députés, de sénateurs et même quelques chauves attendaient en ligne pour se faire couper les cheveux gratuitement…

Trois gouttes de lumière…

LA VIE EST UNE OPPORTUNITÉ

La vie est beauté, admire-la !

La vie est un rêve, réalise-le !

La vie est un défi, relève-le !

La vie est un devoir, complète-le !

La vie est un jeu, joue-le !

La vie est une promesse, remplis-la !

La vie est souffrance, surmonte-la !

La vie est une chanson, chante-la !

La vie est une lutte, accepte-la !

La vie est une tragédie, fais-y face !

La vie est une aventure, ose-la !

La vie est la chance, saisis-la !

La vie est la vie, lutte pour elle !

Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie ! Malraux

Trois gouttes de lumière…

Récemment, dans La Presse+, Stéphane Laporte publiait sa réflexion sur les vieux. Une pensée pleine de sens en cette période où ces vieux sont le sujet de discussion de l’heure dans l’opinion publique.

Aurions-nous oublié que c’est grâce à eux que nous sommes là, et que si nous nous dépassons plus des deux tiers d’un siècle, nous serons leur sosie ?

C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

VIVE LES VIEUX !

On a tout faux. Les aînés ne sont pas derrière nous. Ils sont devant nous. Les aînés ne sont pas notre passé. Ils sont notre avenir. Ils sont déjà rendus là où l’on s’en va. Ils nous ont devancés. Ils ont marché avant nous. Parlé avant nous. Dansé, chanté, aimé, volé, gagné, avant nous. Trahi, chuté, perdu avant nous, aussi.

Ce ne sont pas les derniers. Ce sont les premiers. Ce sont nos Neil Armstrong. Nos découvreurs. Nos pionniers. Ce que l’on sait, ils nous l’ont appris. Lire, compter, s’intéresser, donner. Ignorer, blesser et prendre, aussi. Selon qui ils étaient sur notre chemin, on peut tout leur devoir ou leur en vouloir pour tout. Ils sont bons ou cons, comme nous. Ou, plutôt, on est cons ou bons, comme eux.

Ce qu’ils sont aujourd’hui, c’est ce que nous serons demain. Les crèmes, la chirurgie esthétique et les filtres Instagram n’y changeront rien. On ne rajeunit pas. On vieillit. Tous autant que nous sommes. Les jeunes, aussi. Le temps d’une virgule, ils sont déjà moins jeunes. On vieillit. Chaque seconde de notre vie. Parce que vieillir, c’est vivre. Et mourir, c’est ne plus vieillir.

Alors, voulez-vous bien me dire pourquoi, nous qui sommes si remplis de promesses pour l’avenir, sommes si peu préoccupés du sort des aînés ? Ce que nous leur faisons, c’est ce qu’on nous fera. Ce que nous ne leur faisons pas, c’est ce qu’on ne nous fera pas. Si on n’agit pas envers eux par altruisme, agissons, au moins, envers eux par égoïsme.

Vous pouvez même le faire pour vos enfants. Parce que, je vous le souhaite, vos enfants seront vieux un jour. Pourquoi tant de sacrifices pour qu’ils aient une belle vie, si leur fin est triste et malheureuse ? Tous les vieux sont les enfants de quelqu’un.

La société a laissé de côté les personnes âgées. Pas juste depuis le virus. Depuis une éternité. Parce qu’on ne veut pas se voir en eux. La société vit bien dans le déni. La société croit qu’elle a 18 ans et se fait croire qu’elle s’amuse tout le temps.

Le plus dérangeant dans cette histoire, c’est lorsqu’on lit le chiffre des décès, et que ça nous rassure de constater que les victimes sont surtout des gens de 70 ans et plus. Comme si c’était moins grave. Honte à nous. Une vie est une vie. Un être humain n’est pas un char. Il ne perd pas de la valeur avec le temps.

Je sais que la mort d’un enfant nous brise le cœur. La mort d’un vieil enfant devrait le briser aussi. On comptera en combien de morceaux après. On part toujours trop tôt quand on aurait pu partir plus tard.

On se console trop rapidement de la mort des aînés. Ça explique pourquoi leur existence n’est pas notre priorité. Ça explique leurs destins de délaissés.

Ce n’est pas juste en disant « ça va bien aller » que ça va bien aller. C’est en se faisant aller. Il faut changer notre rapport avec la vieillesse. Permettre de vieillir dans la dignité. Cesser d’écarter les gens plus âgés. Tout le monde fait partie de la gang. De 0 à 200 ans.

L’âge n’est pas une défaite. L’âge est un exploit. On peut en être fier. J’ai 40 ans, ça fait 40 ans que je suis là ! J’ai 50 ans, ça fait 50 ans que je suis résistant ! J’ai 60 ans, ça fait 60 ans que je passe au travers. J’ai 70 ans, ça fait 70 ans que j’aime ce monde-là !

Ça passe vite comme ça. Hier, tu regardais Pierre Elliott Trudeau dire « finies les folies » dans ta commune. Un claquement de doigts et tu regardes son fils te dire de ne pas sortir de ton centre d’accueil.

La vie est trop courte. Chaque seconde compte. Autant celles du début que celles de la conclusion. Il y a des débuts interrompus et des conclusions interminables ; peu importe où on est rendu dans le livre, c’est la page du présent qui compte le plus. Et le présent appartient aux vivants. À tous les vivants. De toutes les origines, de tous les sexes et de tous les âges.

Il a fallu trop d’horreurs pour éveiller les consciences au racisme, espérons que cette horreur éveillera nos consciences à l’âgisme.

On a toujours tort quand on catégorise les gens. On est tous nés à la même place, sur la terre. Et on est tous de la même époque. Tous des contemporains. Le reste, ce ne sont que des milliards de différences. Les aînés ne sont pas tous pareils. Pas plus que les jeunes. Voilà pourquoi on ne peut pas dire « les aînés sont comme ci, les aînés sont comme ça ».

Ça n’existe pas, le bloc des aînés. Ce qui existe c’est ton père, ta mère, le grand-père de ton ami, la grand-mère de la voisine. Bref, des êtres humains.

Vous vous demandez alors pourquoi mon titre « Vive les vieux ! ». Parce que ça rassemble tout le monde. Nous sommes tous des vieux. Quand j’avais 5 ans, mon frère en avait 12, et je le trouvais tellement vieux. On est tous les vieux de quelqu’un, qu’on soit vieux d’un jour ou vieux de douze mille jours.

Assumons-le. Surtout que l’âge ne mesure rien. Parce que ce qui nous identifie en est à l’abri. Ce n’est pas l’âge qui fait qui nous sommes, mais c’est un mot qui lui ressemble. Changez le g pour un m. L’âme. La petite voix en nous. Qui nous fait rire, pleurer, réfléchir et frémir. Invisible et omniprésente. Sans âge.

C’est pour ça qu’on est toujours étonné quand on inscrit sa date de naissance en remplissant un formulaire. Je ne suis pas vraiment rendu là ! Notre âme a toujours l’impression qu’elle vient tout juste d’arriver. Elle reste intemporelle jusqu’au jour où il faut la rendre.

Si on veut la garder le plus longtemps possible, il faut se soucier de celles et ceux qui nous ont permis d’en avoir une.

Car, tant qu’à jouer au Scrabble, remplaçons le v de vieux par un d, et nous ne serons pas loin de la vérité. Ce sont eux qui nous ont créés.

Trois gouttes de lumière…

Un jour, on sortira définitivement de cette pandémie. Nous aura-t-elle changé ? Cette COVID-19 aura-t-elle modifié la façon nouvelle de faire face à notre vie ? Nous aura-t-elle forcé à revoir nos valeurs, nos priorités ?

Quoi qu’il en soit, les énoncés suivants sont et seront des réalités qu’il nous faudra affronter mais surtout accepter, pour le bien-être de toute la communauté.

On va en sortir avec les cheveux plus longs et plus blancs;

Avec les mains et les maisons propres;

Avec la peur et l’envie d’être dehors;

Avec la peur et l’envie de rencontrer quelqu’un;

On va en sortir avec les poches vides;

Et les garde-manger pleins;

Nous saurons faire du pain et de la pizza, et surtout ne pas gaspiller la nourriture qui reste.

Nous aurons en mémoire :

Qu’un médecin ou un infirmier devrait être applaudi plus qu’un athlète de sport professionnel;

Que le travail d’un bon professeur ne peut être remplacé par un écran;

Que de coudre des masques, à certains moments, c’est plus important que de faire de la haute couture;

Que la technologie soit très importante, voir vitale, quand elle est bien utilisée, mais qu’elle peut être néfaste si quelqu’un veut l’utiliser à ses propres fins;

Qu’il n’est pas toujours indispensable de monter dans la voiture et de fuir qui sait où;

On en sortira plus seul, mais avec l’envie d’être ensemble;

Nous comprendrons que la vie est belle parce qu’on la vit;

Nous ne sommes que des gouttes d’une seule mer;

Que ce n’est qu’ensemble, qu’on se sortira de certaines situations;

Que parfois le bien ou le mal t’arrive de qui tu t’y attends le moins, et on se regardera dans le miroir;

On décidera que peut-être les cheveux blancs, c’est pas si mal;

Que la vie en famille, nous aimons ça, et pétrir du pain pour eux, nous fait sentir importants;

Nous apprendrons à écouter nos respirations, les coups de toux, et à nous regarder dans les yeux, pour protéger ceux que nous aimons;

Nous apprendrons à respecter certaines règles de base de cohabitation;

Mais ce matin, en un jour de printemps avec le soleil qui brille, ou le sol tout blanc, je veux espérer que tout soit possible et que l’on puisse changer pour le mieux.

Que faut-il de plus… pour comprendre ?

Aujourd’hui tu es sorti de chez toi,
Sereinement, comme si je n’existais pas.
Être confiné c’est compliqué,
Quelle perte de temps d’être enfermé…
Tu vas croiser des connaissances,
Ils ne toussent pas, ils vont bien,
Il n’y a pas de mal à serrer leurs mains.
Quelques accolades, tu plaisantes,
Puis tu t’en vas retrouver les tiens.

Tu ne me vois pas, tu ne me sens pas,
Pourtant tu m’as ramené avec toi.
Au milieu de ta famille,
Je choisis tranquillement mon nid…

J’attaque au bout de quelques jours,
Ta femme est épuisée, son corps est lourd.
R
ien d’alarmant penses-tu,
C’est un coup de froid rien de plus.

J’ai lancé la fièvre et la toux,
Mais tu restes aveugle et sourd.
De l’intérieur je contrôle tout,
Comme un magicien je vais te faire un tour…
Regarde-la, elle suffoque, elle s’étouffe,
Elle panique, elle souffre,
Tu contactes les secours,
Sans comprendre que c’est son tour !

À l’hôpital je suis un Roi,
Ici, on ne parle que de moi,
Ils me craignent tous, je le sais,
Soignants, soignés, je les ai tous terrorisés !

Ta femme est de plus en plus faible,
Mais pas de moyens, pas de places,
Pas de respirateurs, pas de masques.
Pas de soutien, pas de famille
Elle gît seule au fond de son lit.

Je sens bien qu’elle a peur, elle pleure,
Elle a froid, elle se sent seule,
Il fait noir, elle vous dit qu’elle vous aime.
Elle s’endort,
J’attaque plus fort !

Tout s’enchaîne,
Cent battements, cinquante, vingt et puis plus rien….
J’ai décidé, pour elle aussi, le sommeil sera éternel.

Tu n’as pas pu lui dire au revoir,
Comme tous les autres, je l’ai emportée dans le noir.
I
l n’y aura plus jamais de prochaine fois,
Tu étais pourtant prévenu, tu crois pas ?

Je m’appelle Covid-19 et ce soir avec ton aide j’ai tué ta moitié!
Toi, il ne te reste que tes yeux pour pleurer…

Poème d’Elodie Schultz