Trois gouttes de lumière…

LE CÔTÉ POSITIF DE LA VIE

Vivre sur terre est dispendieux mais ça inclut un voyage gratuit autour du soleil chaque année.

Comment longue est une minute, ça dépend de quel côté de la porte de la salle de bain vous êtes.

Les anniversaires sont bons pour vous : plus vous en avez, plus longtemps vous vivez.

Le bonheur vient par la porte que vous ne saviez pas avoir laissé ouverte.

Quelques erreurs son trop plaisantes pour les faire juste une fois.

Vous êtes peut-être une personne dans le monde, mais vous pouvez aussi être le monde pour une personne.

Avez-vous remarqué que les gens qui sont en retard sont d’habitude plus de bonne humeur que les gens qui les attendent ?

Si Walmart descend ses prix à chaque jour, comment se fait-il que rien n’est encore gratuit ?

Ne pleure pas parce que c’est fini; souris parce que c’est arrivé.

Une vraie personne heureuse est quelqu’un qui peut admirer un paysage dans un détour.

Passe une superbe de belle journée et sache que quelqu’un, qui pense que tu es formidable, a pensé à toi aujourd’hui !

Et puis, ce fut l’hiver…

Tu sais que le temps a une manière d’aller très vite, sans que tu ne t’aperçoives des années qui passent.

Il semble qu’hier j’étais encore jeune, nouvellement mariée et je m’aventurais dans ma nouvelle vie avec mon conjoint.

Aujourd’hui, je me questionne : Où sont passées toutes ces années ?

Je sais que je les ai toutes vécues selon mes espérances et mes rêves, de la façon où elles étaient à l’époque.

Mais il est ici, l’hiver de ma vie qui m’a rattrapé par surprise.

Comment en suis-je arrivé là, si vite ?

Où sont passées toutes ces années et où s’est envolée ma jeunesse ?

Je me rappelle bien d’avoir vu des personnes âgées pendant toutes ces années, et qu’elles avaient toutes beaucoup d’avance sur moi, que mon hiver était encore bien loin et que je ne pouvais pas deviner ou imaginer ce qu’il pouvait bien être !

Mais, il est là : mes amies sont des retraitées qui grisonnent… elles se déplacent plus lentement et je vois des personnes encore plus âgées.

Quelques-unes sont en bonne forme, d’autres moins que moi… mais je vois de grands changements : Leur âge est plus apparent et je suis l’antédiluvienne que j’avais l’habitude d’observer et que je ne pensais pas devenir !

Maintenant, je réalise que de seulement prendre une douche est devenu difficile !

Et de faire une sieste n’est plus un luxe… mais une nécessité ! Car si je ne le fais pas volontairement, le fait de juste m’asseoir… je m’endors !

C’est bien maintenant que j’entre dans cette nouvelle saison de ma vie sans être préparée aux malaises, ni aux souffrances, ni à la perte des forces, ni au manque de dextérité et de ne plus faire les choses que je désirais.

Au moins, je sais que l’hiver de ma vie est arrivé.

Je ne sais pas combien sera sa durée, mais une chose est certaine, lorsqu’il sera terminé, une nouvelle aventure va commencer !

Oui, j’ai des regrets… pour certaines choses que je n’aurais pas dû faire et certaines autres que j’aurais dû m’efforcer d’accomplir. Par contre, il y a plusieurs choses que je suis fière d’avoir faites. Ça fait partie de mon vécu.

Si tu n’es pas encore dans ton hiver, laisse-moi te rappeler que le temps passe plus vite que tu ne penses.

Alors, s’il y a des choses que tu désires accomplir durant ta vie, s’il te plaît, fais-les vite. Ne les remets pas à plus tard, la vie est si courte !

Fais ce que tu peux aujourd’hui, car tu ne peux t’assurer si la fin de ton hiver est lointaine ou pour demain.

Malheureusement, tu n’as aucune promesse qui ne te dise si tu verras toutes les saisons de ta vie. Alors vie pour aujourd’hui et réalise toutes les choses dont tu rêves pour ceux que tu aimes afin qu’ils se souviennent. Espère qu’ils t’apprécient et t’aiment pour tout ce que tu as fait pour eux durant toutes les années passées.

Si la vie est un cadeau pour toi, la manière de la vivre sera un cadeau pour ceux qui te succèderont. Rend-la fantastique ! Vis-la bien ! Amuse-toi aujourd’hui ! Fais quelque chose de plaisant ! Sois heureux !

Aie une belle journée | Rappelle-toi : « La vraie richesse c’est la santé et non pas les pièces d’or ou d’argent, »

Ainsi va ta vie à fond dans les jours qui viennent.

Pour terminer, saches qu’aujourd’hui c’est le moment le plus âgé que tu ais atteint; alors jouis de cette journée le temps qu’elle durera.

Sortir fait du bien, mais revenir à la maison c’est mieux !

Tu oublies des noms, ce n’est pas grave, car certains autres ont même oublié qu’ils te connaissaient ! Tu réalises que tu n’es plus bon à accomplir quelque chose.

Les choses que tu aimais faire, ne t’intéressent plus ? Tu dors mieux dans une chaise longue avec la télévision allumée, que dans ton lit ? Cela s’appelle un « Pré-sommeil ».

Tu as tendance à utiliser des mots débutants par un « Q » : Quoi ? Quand ? Quel ? Qui ?

Tu te plains que les imprimeurs utilisent d’aussi petits caractères dans leurs publications ?

Les villes et les villages sont éloignés et les coins de rues sont plus loin. Les trottoirs semblent plus hauts.

Maintenant que tu as les moyens d’avoir des bijoux dispendieux, il n’est pas sécurisant de les porter partout.

Ce qui t’apparaissait comme des taches de rousseur sont devenus des points bruns.

Tout le monde chuchote maintenant.

Dans ta garde-robe, tu as des vêtements de trois grandeurs dont deux que tu ne porteras plus jamais !

Mais le qualificatif « Vieux » est bon dans certains cas : « Vieux films », vieilles chansons » et le meilleur de tous. « Vieux amis » ! Surtout, soit un bon « vieux frère ».

Source : http://www.terredisrael.com/infos/et-puis-ce-fut-lhiver/

Réflexions spirituelles

Quelqu’un a écrit ces 10 formidables réflexions. Lis-les en essayant d’en saisir la signification profonde que dégage chacune d’elles.

1) La prière n’est pas une roue de secours dont tu fais usage, quand tu as un souci… mais elle est le volant qui donne la bonne direction, tout au long de la vie !

2) Pourquoi est-ce que le pare-brise d’une voiture est-il si large et les rétroviseurs sont si petits ? Parce que notre passé n’est pas aussi important que notre futur ! Alors, regarde vers l’avant et avance !

3) L’amitié c’est comme un livre. Ça ne prend que quelques secondes à brûler, mais ça prend des années à s’écrire !

4) Toute chose est temporaire dans la vie. Si elles sont bonnes, profites-en, elles ne dureront pas pour toujours ! Si elles sont mauvaises, ne t’en fais pas, elles ne dureront pas non plus.

5) Les vieux amis sont de l’or ! Les nouveaux amis, sont du diamant ! Si tu trouves un diamant, n’oublie pas l’or ! Car pour que le diamant tienne, tu as besoin d’une base en or !

6) Souvent quand nous perdons espoir et pensons que c’est la fin. Dieu sourit depuis là-haut et dit : du calme, bien aimé (e), c’est juste un virage, pas la fin !

7) Quand Dieu règle tes problèmes, tu as alors foi dans ses capacités. Quand Dieu ne règle pas tes problèmes, c’est qu’IL a foi dans tes capacités.

8) Une personne aveugle demanda à Dieu : – y a-t-il quelque chose qui soit pire que de perdre la vue ? Dieu a répondu : – oui, perdre ta vision !

9) Quand tu pries pour les autres, Dieu t’écoute et les bénit, et parfois, quand tu es en sécurité et dans la joie, rappelle-toi, que quelqu’un a prié pour toi.

10) Se soucier, n’enlève pas les soucis de demain; ça ne fait qu’enlever la paix d’aujourd’hui !

L’emploi du pronom indéfini…

Il était une fois 4 individus qu’on appelait Tout le monde, Quelqu’un, Chacun et Personne.

Il y avait un important travail à faire, et on a demandé à Tout le monde de le faire.

Tout le monde était persuadé que Quelqu’un le ferait. Chacun pouvait l’avoir fait, mais en réalité Personne ne le fit.

Quelqu’un se fâcha car c’était le travail de Tout le monde !

Tout le monde pensa que Chacun pouvait le faire et Personne ne doutait que Quelqu’un le ferait.

En fin de compte, Tout le monde fit des reproches à Chacun parce que Personne n’avait fait ce que Quelqu’un aurait pu faire.

MORALITÉ

Sans vouloir le reprocher à Tout le monde, il serait bon que Chacun fasse ce qu’il doit sans nourrir l’espoir que Quelqu’un le fera à sa place. Car l’expérience montre que là où on attend Quelqu’un, généralement on ne trouve Personne !

Trois gouttes de lumière…

INSPIRANT

Sur une montagne, un paysan pauvre et sa femme luttaient pour survivre, alors le fermier a décidé de quitter sa maison pour trouver un meilleur travail. Avant de partir, il a dit à sa femme :

– Je vais peut-être partir pour longtemps, mais je te serais toujours fidèle. Peux-tu me promettre la même chose ?

– Oui, je t’attendrai et je te serais toujours fidèle, a dit sa femme en l’embrassant.

Après plusieurs jours de marche, l’homme est arrivé dans une petite ville et a trouvé un emploi. Il a demandé à son patron de garder tout son salaire jusqu’à ce qu’il soit prêt à rentrer chez lui, et son patron a accepté.

Vingt ans plus tard, l’homme a dit à son patron :

– Il est temps pour moi de partir, donnez-moi l’argent que j’ai gagné.

Le patron lui a dit :

– Vous avez travaillé dur et gagné une grosse somme d’argent. Cependant, je veux vous faire une offre. Soit vous prenez l’argent, soit je vous donne TROIS précieux conseils. Vous ne pouvez avoir que l’un ou l’autre. Réfléchissez-y avant de me donner une réponse.

L’homme y a réfléchi pendant deux jours, puis a dit à son patron :

– J’ai décidé de ne pas prendre l’argent, donnez-moi les trois conseils.

Le patron a souri :

– Premièrement, ne prenez pas de RACCOURCIS dans la vie car cela peut être très coûteux et même mettre fin à votre vie. Deuxièmement, ne soyez pas trop curieux, la CURIOSITÉ dans le mal sera votre fin. Et enfin, ne prenez jamais de DÉCISION lorsque vous êtes en colère ou blessé, ou vous allez subir un REGRET sans fin.

Le patron lui donna alors trois miches de pain et dit :

– Les deux premiers pains sont pour votre voyage, et le troisième est pour quand vous rentrerez chez vous.

L’homme a remercié le patron et est parti.

Le premier jour, il a rencontré un voyageur lui demandant où il allait.

L’homme a répondu :

– Je rentre chez moi après 20 ans de travail, je dois marcher sur cette route pendant 20 jours.

L’inconnu a dit :

– Je vais vous montrer un raccourci qui est beaucoup plus rapide, et qui ne vous prendra que CINQ jours.

L’homme a donc pris le raccourci. L’homme pris donc le raccourci, mais soudainement il se souvint du premier conseil, alors il se retourna pour continuer sur la plus longue route. Il évita ainsi une EMBUSCADE.

La nuit, il arriva dans un village et demanda s’il pouvait rester dans une cabane pour y dormir. Pendant qu’il dormait, un rugissement puissant l’a réveillé. Curieux, il se leva d’un bond et faillit ouvrir la porte, mais il se souvint ensuite du second conseil et est retourné dormir. Le lendemain matin, le propriétaire lui a dit :

– Un TIGRE vient parfois dans notre village la nuit, tout le monde garde ses portes verrouillées. Je suis heureux que vous soyez resté en sécurité dans la cabane,

Après 20 jours et nuits épuisants, l’homme arriva à la maison. C’était le soir, et il y avait une lumière par la fenêtre. Rempli d’une anticipation heureuse, il se dirigea vers la fenêtre. Mais sa joie se transforma en colère et il fut choqué en voyant sa femme proche d’un autre homme. La haine a rempli son cœur et il voulait les affronter et les tuer tous les deux. Mais alors il se souvint du troisième conseil et s’est retenu. Cette nuit-là, il resta dans la grange.

Quand le soleil se leva, il s’était calmé et a pensé :

« Je vais demander à mon patron de me reprendre et je ne tuerai pas ma femme et son amant, mais avant de partir je dois lui dire que je suis resté fidèle tout ce temps. »

Il a frappé à la porte, et quand sa femme l’a ouverte elle s’est précipitée dans ses bras, mais il l’a durement repoussée et a dit en larmes :

– Je te suis resté fidèle toutes ces années, mais tu m’as trahi !

– Non, je n’ai pas…

– Je t’ai vu avec un homme hier soir ! s’exprima l’homme.

– Il est notre fils, a-t-elle répondu. J’étais enceinte quand tu es pari, et notre garçon a eu 20 ans aujourd’hui.

Et avec cela, ils se sont étreint joyeusement. Puis les trois s’assirent pour partager ensemble la dernière miche de pain donnée par le patron. Et quand l’homme a brisé le pain, il a découvert que son patron y avait placé la totalité de l’argent qu’il avait gagné au cours de ces 20 dernières années, plus les intérêts.

La vie est remplie de difficultés et de tentations, et la seule chose qui nous protège de la ruine sont les bonnes valeurs et la retenue. L’un des tests les plus difficiles auxquels nous devons tous faire face dans nos vies est d’être patient.

Souvent, nous devons faire des sacrifices qui testeront notre foi et notre confiance dans notre bonté, notre véritable bonne nature et dans les Divinités compatissantes. Nos choix peuvent s’avérer compliqués, mais si nous parvenons à suivre la véritable étincelle de bonté en nous, le résultat est sûr d’être positif.

Source : The Epoch Times

Le temps qui passe…

Le temps file et passe à la vitesse grand V…

À peine la journée commencée et … il est déjà six heures du soir.

À peine arrivé le lundi et c’est déjà vendredi.

…et le mois est déjà fini.

…et l’année est presque écoulée.

…et déjà 40, 50 ou 60 et 70 ans de nos vies sont passés.

…et on se rend compte qu’on a perdu nos parents, des amis.

…et on se rend compte qu’il est trop tard pour revenir en arrière.

Alors… Essayons malgré tout, de profiter à fond du temps qui nous reste.

N’arrêtons pas de chercher à avoir des activités qui nous plaisent.

Mettons de la couleur dans notre grisaille.

Sourions aux petites choses de la vie qui mettent du baume dans nos cœurs.

N’hésitons pas à accueillir un nouveau compagnon avec qui partager nos derniers rêves.

Et malgré tout, il nous faut continuer de profiter avec sérénité de ce temps qui nous reste.

Essayons d’éliminer les « après » …

Je le fais après…

Je dirai après…

J’y penserai après…

On laisse tout pour plus tard comme si « après » était à nous.

Car ce qu’on ne comprend pas, c’est qu’ :

après, le café se refroidit…

après, les priorités changent…

après, le charme est rompu…

après, la santé passe…

après, les enfants grandissent…

après, les parents vieillissent…

après, les promesses sont oubliées…

après, le jour devient la nuit ..

après, la vie se termine…

Et après c’est souvent trop tard….

Alors, ne laissons rien pour plus tard.

Car en attendant toujours à plus tard, nous pouvons perdre :

les meilleurs moments,

les meilleures expériences,

les meilleurs amis,

la meilleure famille.

Le jour est aujourd’hui ! L’instant est maintenant !

Nous ne sommes plus à l’âge où nous pouvons nous permettre de reporter à demain ce qui doit être fait tout de suite.

7 choses à se rappeler tous les matins

1- Fais la paix avec ton passé pour qu’il ne dérange pas ton présent.

2- Ce que les autres pensent de toi n’est pas ton problème.

3- Le temps soigne presque tout. Sois patient.

4- Personne n’est en charge de ton bonheur. Sauf toi.

5- Ne compare pas ta vie à celle des autres. Et ne les juges pas. Tu ne connais pas leurs épreuves.

6- Arrête de trop penser. Les réponses arriveront quand tu t’y attendras le moins.

7- Souris. Tu ne portes pas tous les problèmes du monde.

Trois gouttes de lumière.

LE VIEUX PROF.

Il était une fois un groupe d’anciens élèves qui décidèrent d’aller visiter un de leurs anciens professeurs. Très vite, ils se mirent à se plaindre du stress de leur vie et dans leur travail.

Le vieux professeur alla à la cuisine et revint avec une cafetière pleine et des tasses, certaines en plastiques, d’autres plus chères (en verre), d’autres très précieuses (en porcelaine ou en cristal).

L’hôte dit à ses invités de se servir. Les étudiants prirent les plus belles tasses et, quand tous se furent servis, le professeur leur dit :

« Avez-vous remarqué que les tasses précieuses ont toutes été choisies ? La tasse n’ajoute rien au goût du café c’est juste qu’elle est plus chère. En fait, vous vouliez tous du café, pas une tasse. Pourtant, vous avez choisi les plus belles tasses et puis, vous avez regardé les autres pour voir qui avait la plus belle. En fait, la vie est comme le café : les travaux, l’argent et la position sociale sont des tasses. Ils sont les outils justes pour tenir et contenir la vie. Et le genre de tasse que nous avons ne définit ni ne change pas la qualité de notre vie. Parfois, si on ne se focalise que sur la tasse, on oublie d’apprécier le café. Alors, savourez le café, pas la tasse ! »

Les gens les plus heureux ne possèdent pas les meilleures choses, mais tirent le meilleur de chaque chose.

Vivez simplement, parlez gentiment, souciez-vous profondément des autres, aimez-les généreusement.

Nous sommes des êtres merveilleux, plus précieux que tout, et cela ne dépend de rien de ce monde. Alors, ne nous laissons pas emporter par la tasse (le monde et toutes ses convoitises).

Le dérapage d’une union foutue

Une séparation ou un divorce demeure toujours une déchirure importante dans la vie d’un couple. Si des enfants sont nés de cette union au fil du temps, c’est encore plus fragile pour la suite. Heureusement cette brisure familiale se fait dans l’harmonie et la bonne entente à plusieurs occasions. Mais dans le cas contraire, la vie prend une toute autre tangente, souvent dramatique, et laisse assurément des blessures profondes qui tardent à guérir.

Pour bien comprendre la portée de ces drames, je veux partager avec vous la triste histoire qui suit, racontée par Patrick Lagacé, dans l’édition de La Presse + du 5 janvier. J’ajouterai que je partage entièrement sa conclusion.

TON PÈRE, XXX Patrick Lagacé

Assis dans son bureau, un grand bureau avec mur de briques, dossiers éparpillés un peu partout et secrétaire à la porte, l’entrepreneur a les yeux pleins d’eau.

Nous sommes à quelques heures du congé des Fêtes.

« Excuse-moi. Je veux pas pleurer. »

Et pourtant, c’est ce qu’il fait.

Je le connais, de loin.

On peut dire que c’est un homme qui a « réussi ». Sa pratique professionnelle est florissante. Il est impliqué dans sa communauté. Je vous dirais son nom, et ce nom vous dirait vaguement quelque chose. Il est modérément médiatisé.

Il a réussi. Mais une de ses deux filles ne lui parle plus. Silence radio, incommunicado, elle l’a bloqué sur Facebook, ne répond ni aux courriels ni aux appels.

Elle a 21 ans.

Il me raconte son divorce, il y a 15 ans. Une séparation impliquant des enfants n’est jamais facile, mais celle-ci fut une longue bataille de Stalingrad conjugale, dont les premières victimes furent les enfants. Les armes de cette bataille – classique – furent : avocats, DPJ, conflits de loyauté…

Il est encore en contact avec sa plus jeune, K., un contact qu’il me décrit comme étroit, chaleureux.

Mais la plus vieille, D., a coupé les ponts. Pas juste avec lui, en fait. Avec toute la famille. Ses grands-parents, sa mère, sa sœur, K.

Il a continué à payer, même quand D. a franchi le seuil de l’âge adulte, même quand elle a terminé ses études. Ma job de père, se disait-il.

Son avocate a contacté D., récemment, pour lui demander où envoyer le chèque. Réponse : « Vous direz à votre client que je ne veux plus d’argent de lui. Je ne veux plus de contacts. »

Il me regarde, dans son grand bureau qui donne sur une rue passante du Vieux-Montréal : « Elle a utilisé les mots « votre client », elle n’est même pas capable de dire « mon père », ou mon nom… »

Il pleure.

« Autant j’ai l’impression d’avoir réussi ma vie professionnelle, autant j’ai l’impression d’avoir gâché ma vie personnelle. »

Je lui dis qu’il s’en met pas mal gros sur les épaules.

Il secoue la tête : « Non, non. Réussir ça… »

Il s’interrompt et désigne son bureau d’un geste large, puis il reprend : « Et rater l’essentiel. »

***

Il m’avait contacté en me disant qu’une connaissance avait un sujet de chronique pour moi. Il voulait m’en parler devant un café. Un rendez-vous fut convenu et il m’a donné une lettre, une simple feuille pliée en quatre, intitulée « Lettre à ma fille… ».

« X octobre 1997, le plus beau jour de ma vie, le jour où je suis devenu père pour la première fois, où je me croyais invincible, où tout était possible. Dans cette chambre d’hôpital où je t’ai prise pour la première fois, j’imaginais déjà ton avenir et je t’ai alors fait une promesse : je serai toujours là pour toi… »

Une lettre de 13 paragraphes, écrite à l’occasion du 21e anniversaire de D., où il est aussi question de la naissance de sa sœur, des « conflits d’adultes » qui ont creusé « un fossé d’une façon sournoise », où il lui dit cet amour paternel en déplorant « ces années perdues », où il décrit la lente érosion de leur relation : « Petit à petit, tu as commencé à couper les communications jusqu’au jour où tu as mis fin à tout contact… »

Rappelez-vous, il m’avait dit qu’il me contactait pour quelqu’un d’autre.

J’ai fini de lire la lettre, qui prenait fin sur « Ton père, xxx ».

Je savais déjà la réponse, mais j’ai quand même posé la question :

« C’est qui ?

— C’est moi. »

***

Aliénation parentale ?

Je ne sais pas, il faudrait être psychiatre pour conclure. Mais quelque chose en banlieue de l’aliénation parentale. En tout cas, certainement quelque chose comme les blessures à vie qui fuckent les enfants quand un divorce dérape, quand des « conflits d’adultes » deviennent des guerres mondiales de bungalows qu’on brûle au napalm métaphorique.

Classique, comme je disais. Tous les divorces ne finissent pas comme ça. Ça se « réussit », une séparation. Mais quand ça dérape, quand ça dégénère, ni papa ni maman ne gagnent, il n’y a que des enfants qui grandissent avec des blessures invisibles…

« Je donnerais TOUT, me dit-il en séchant ses larmes, pour retourner en arrière, pour voir où j’ai raté le bateau. »

Je vous parle de ce gars-là, mais des pères comme lui, des mères comme lui, il y en a des milliers à se demander ce qu’ils auraient pu faire autrement, à Stalingrad.

Il me raconte que quand il a décidé de vendre la maison où ses filles avaient grandi, il y a quelques années, il a contacté D. pour lui dire que si elle voulait passer voir la maison une dernière fois, si elle voulait venir récupérer ses souvenirs de jeunesse…

Eh bien, si elle voulait faire ça, la porte était grande ouverte.

Pas de réponse.

Il a mis les souvenirs de D. dans une boîte, il a entreposé la boîte. On ne sait jamais.

Bonne année, tout le monde, parlons-nous un peu plus.

Trois gouttes de lumière

L’AMOUR DANS CE QU’IL A DE PLUS PROFOND

Tôt un matin, un homme âgé est venu à l’hôpital. Il venait pour retirer les points de suture de son pouce. Une infirmière l’a reçu, elle a vérifié ses signes vitaux et lui dit d’attendre :

– Il faudra plus d’une heure avant que le médecin puisse vous voir.

L’infirmière lui a dit d’attendre mais l’homme âgé lui a demandé de se dépêcher si possible. Alors qu’ils commençaient à parler, l’infirmière lui a demandé :

– Avez-vous un rendez-vous avec un médecin comme vous semblez être pressé…?

Le vieil homme a répondu :

– Non, mais je dois aller à la maison de retraite pour prendre le petit déjeuner avec ma femme. Elle souffre de la maladie d’Alzheimer et vit dans une maison de retraite…

L’infirmière a demandé :

– Serait-elle inquiète si vous arriviez en retard ?

Le vieil homme a répondu :

– Non… Elle ne se souvient plus de qui je suis et ne m’a pas reconnu depuis les cinq dernières années…

L’infirmière était surprise et a demandé :

– Elle ne vous reconnaît plus, mais vous allez prendre le petit déjeuner avec elle tous les matins ?

Ce à quoi le vieil homme a répondu :

– Elle ne me connaît plus mais je sais toujours qui elle est…

Pour les amoureux, le temps, la distance ou la santé n’ont pas d’importance… La seule chose qui compte, c’est l’amour et le soin envers votre partenaire malgré toutes les difficultés sur le chemin de la vie.