Bienvenue dans mon univers ! Vous êtes ici chez vous.
Y a de ces personnes qu’on a de la difficulté à comprendre, à suivre. C’est blanc un jour et noir le lendemain, quand on ne passe pas par une gamme de gris. L’hiver, nous habitons une maison de parc en Floride, pour éviter les rigueurs de notre climat et prolonger notre saison estivale québécoise. Dans ce parc, une large part de canadiens et québécois sont propriétaires et embellissent leur lot avec des fleurs, arbustes, et vivaces. Au printemps, lorsqu’ils quittent, ils confient la tonte de la pelouse à des tiers jusqu’à leur retour en automne. La roue continue année après année sans problèmes. Mais voilà que la tendance change subitement, sans avertissement. La direction du parc fait des inspections des terrains et forcément, les plates-bandes de fleurs sont envahies de verdure incontrôlée, qui donne un air négligé. Voilà donc où je veux en venir avec mon propos…
Les fleurs
Le 18 juin dernier, nous recevions un courriel du gérant du parc qui nous exprimait sa satisfaction envers nous, ses chers résidents et saisonniers (my cherished residents and guests), nous demandant par la même occasion, des suggestions pour améliorer la vie collective des environs. Il faisait état des modifications apportées à l’endroit pour notre bien-être général et qu’on allait découvrir l’automne prochain. Mieux, il nous proposait de lui envoyer nos photos estivales pour les partager sur leur site internet. Bref, un texte à l’eau de rose pour amadouer la clientèle et nous rappeler notre importance dans cette communauté tout en nous remerciant d’en faire partie.
Le pot
Moins d’un mois plus tard, cette même direction postait des ultimatums à 211 résidents et saisonniers, afin qu’ils prennent des mesures pour désherber leurs plates-bandes dans un délai de quinze jours, à défaut de quoi, le travail serait effectué par le parc, aux frais des propriétaires. De ce nombre, plusieurs sont des saisonniers qui n’habitent pas l’endroit entre mai et octobre. Pour la délicatesse, on repassera. Il me semble qu’on aurait pu informer les saisonniers dès l’hiver prochain, de cette problématique, pour que ceux-ci puissent confier cette tâche aux personnes qui s’occupent déjà de tondre la pelouse en leur absence. Près de 3000 kilomètres nous séparent et on ne peut s’y rendre comme ça, simplement pour désherber une plate-bande.
C’est une situation déplorable, d’autant plus que le gérant de ce parc a toujours eu une attitude cordiale, positive et collaboratrice. C’est quoi cette panique ? Il y a un concours de maisons fleuries dans le coin ? Peut-être que ses patrons ont décidé de serrer la vis ? Allez savoir ! Quoi qu’il en soit, c’est tout de même spécial de recevoir d’abord des fleurs, puis le pot et surtout sans l’avoir vu venir. Après les mauvaises nouvelles de Shaw Direct de cesser de donner du support à sa clientèle francophone de snowbird, cette nouvelle saga du désherbage viendra pimenter les conversations au pays de l’Oncle Sam, lorsque les premiers flocons saupoudreront les régions nordiques.
Ça brasse pas mal à ce camping depuis l’an passé!
Je m’étais dit que si j’avais à devenir full-timer, c’est là que j’aimerais aller. Et bien, on verra…
Entretemps, j’ai entendu parler du terrain le Snowbird sur le bord du Richelieu. Quand je passerai par là, j’irai le visiter!
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