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Je ne sais pas si vous vous intéressez à la météo en Floride mais je peux vous assurer que les vêtements longs sont à la mode. Les nuits sont froides avec un frisquet 4°C la nuit dernière. Durant la journée, le soleil réussit à faire grimper le mercure autour de 20 mais c’est de peine et de misère. Tout ça a commencé avec notre ronde de golf de mardi dernier, interrompue au troisième trou par une pluie diluvienne qui a nécessité un arrêt total et un droit de jouer gratuit pour une autre occasion. Arrivé à la maison, il nous a fallu tout assécher l’équipement et le préparer pour la prochaine ronde.
Ce froid devrait persister jusqu’au 24 janvier. Les chanceux et prévoyants qui se sont apportés des vêtements chauds sont privilégiés, alors que les autres doivent s’habiller de pelures. Mais janvier c’est un peu ça ici. Les températures sont instables et on subit les vents froids du nord. C’est désolant pour la visite de passage mais on ne peut rien y faire. L’hiver dernier, janvier avait été beau mais c’est mars qui s’est avéré plus maussade. En contrepartie, c’est le bon temps pour magasiner et vaquer à d’autres occupations.
Pour nous, c’était l’occasion de faire une petite virée dans l’est. Carole et Marcel devaient visiter une amie malade à Delray Beach et ils nous ont demandé de les accompagner. C’est un coin qu’on connaît alors pourquoi pas. Il faut mettre un peu plus de deux heures pour traverser l’état, mais les routes sont tellement belles qu’on déplace à peine le volant sur les invitantes lignes droites. Chaque hiver, on se permet une petite escapade du genre afin de se rappeler d’impérissables souvenirs des années 80-90, alors que nous y tenions notre pèlerinage annuel chez mes parents.
Cette région qui borde l’océan Atlantique, fait beaucoup contraste avec la côte ouest et le Golfe du Mexique. La vie y est plus trépidante et la circulation intense. Sur l’Interstate 95, large de 5 voies et six dans certains tronçons, les bouchons sont fréquents et, comme le cellulaire au volant n’est pas interdit, on assiste à une parade des oreilles occupées. Les dépassements sans signaler et le louvoiement à outrance sont monnaie courante. Alors il vaut mieux garder sa voie et respecter les limites de vitesse pour rouler en toute tranquillité.
Arrivé à Delray Beach, c’est au Seagate Country Club, que nous devions laisser Carole et Marcel pendant que Louise et moi, faisions du lèche-vitrine dans le coin. Un club de golf paradisiaque, parsemé de luxueuses résidences avec végétation luxuriante, comme on en voit beaucoup en Floride. D’ailleurs, j’ai pris le cliché de la cascade qui orne cet article pour vous donner une idée. Pour être membre du club de golf, il faut débourser 40 000$ annuellement, c’est tout dire. Inutile de vous préciser que l’entrée est surveillée par des agents de sécurité armés avec des barrières électriques. N’y entre pas qui veut et il faut montrer patte blanche et papiers d’identité à la guérite. Lorsqu’on pénètre sur le terrain, c’est sur la pelouse que se jette le premier coup d’œil; une belle couleur verdoyante, des pousses judicieusement coupées à travers les bordures magnifiquement tranchées et du personnel paysagiste attentionné, pour faire de l’endroit un paradis.
Les maisons, spacieuses et savamment paysagées, donnent tellement un bel effet d’ensemble à l’environnement, qu’on se croirait ailleurs, dans une vallée quelconque et d’un vert éclatant. C’est lorsqu’on quitte le site et qu’on retrouve un boulevard comme dans toutes les villes américaines, on se dit qu’il se fait des merveilles dans ces enclaves construites pour gens fortunés. Et croyez-moi, il y en a des centaines d’endroits comme ça en Floride. Un beau jour que vous passerez dans le coin, je vous suggère de sillonner la route panoramique A1A qui longe la côte est, entre West Palm Beach et Fort Lauderdale et vous m’en donnerez des nouvelles. N’oubliez pas votre appareil photo.