Accoucher d’une souris

Rapport Commission CharbonneauUne grosse souris engourdie et monstrueuse, de plus de 1 700 pages. Ce matin quand j’ai téléchargé mon Journal de Montréal et que j’ai eu la surprise de voir les faces souriantes de ces profiteurs, et je pèse mes mots, j’ai eu des nausées. Mais quand j’ai vu en avant-plan la gueule fendue jusqu’aux oreilles du poodle, j’ai vomi!

45 millions de NOS dollars pour accoucher d’une souris. Ils sont «Morts de rire», comme en titrait la une. C’est carrément indécent et une claque en plein visage. J’ai dégueulé une autre fois quand je me suis rappelé que la populace avait reporté les libéraux au pouvoir il n’y a pas si longtemps… Hier en fait!

La seule et unique chose qui aura été bénéfique en marge de cette commission, fut la création permanente de l’UPAC, mais ça ne valait pas les 45M arrachés effrontément aux CONtribuables. De plus, il y a mésentente entre les commissaires sur une partie importante de la grosse brique. Bizarre! Le politique a été blanchi. Les hommes et les femmes de pouvoir célèbrent allègrement leur victoire. Le champagne s’il-vous-plaît!

La commission propose 60 recommandations dont la formation de comités de surveillance… Encore des postes payés à gros salaire parce que les profiteurs au pouvoir ont abusé de leurs positions. Ils n’ont pas fait le travail pour lequel la population avait mis toute sa confiance. Ils ont floué le peuple sans aucune retenue et s’en tirent sans la moindre égratignure et encore plus aberrant, ils occupent encore et toujours des postes clés dans d’autres sphères de la société. Ils ont conservé leur triste influence éhontée. Allez, on passe à autre chose!

La collusion et la corruption étaient connues au grand jour et malgré les dénonciations et témoignages accablants entendus, les commissaires n’ont pas osé blâmer les acteurs de toute cette magouille. Ce n’était que des fantasmes. On a prouvé encore une fois dans l’opinion publique que la politique et l’impunité vont de pair. Je veux bien croire que la commission millionnaire n’avait pas le mandat d’accuser, mais BLÂMER aurait été un minimum tout en ayant un effet plus mordant dans l’opinion publique, plus accusateur.

Finalement, mes nausées sont réapparues lorsque Couillard (celui-qui-rit-jaune), avec son air de conquérant satisfait, s’est engagé à donner suite aux recommandations de la commission. Il venait de se faire enlever une grosse épine du pied avec la bénédiction de la juge Charbonneau. Le Nirvana!

Vous en pensez quoi ?