Bienvenue dans mon univers ! Vous êtes ici chez vous.
La Une
Des découvertes récentes montrent que certaines molécules psychédéliques présentent un effet antidépresseur qui fait appel à un mécanisme biochimique complètement distinct de celui responsable de leurs effets hallucinogènes, en agissant sur des récepteurs distincts, à la surface des cellules nerveuses. Cette découverte pourrait mener au développement d’une nouvelle classe d’antidépresseurs très performants.

L’incidence de la dépression a considérablement augmenté au cours des dernières décennies, en particulier chez les jeunes adultes.
Cette tendance est inquiétante, car cette maladie complexe demeure difficile à traiter, même avec l’arsenal d’antidépresseurs comme les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine ou du recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline qui sont actuellement disponibles.
Une proportion significative des patients ne répond pas adéquatement à ces médicaments et de nouveaux traitements sont manifestement requis pour améliorer notre succès thérapeutique face à cette maladie incapacitante.
HALLUCINOGÈNES ANTIDÉPRESSEURS
Récemment, plusieurs essais cliniques ont montré que certaines molécules psychédéliques, notamment le LSD et la psilocybine (la molécule active des champignons magiques), présentaient des effets antidépresseurs prometteurs, au moins aussi efficaces que ceux obtenus avec les médicaments actuels.
On ne peut cependant pas envisager l’utilisation de ces molécules psychédéliques à grande échelle.
D’une part, ces molécules sont de puissants activateurs du récepteur de la sérotonine 2A (le 5-HT2A) et produisent des effets hallucinogènes aigus qui nécessitent une supervision médicale étroite dans un environnement clinique contrôlé.
D’autre part, les psychédéliques peuvent dans certains cas déclencher des épisodes de psychose, en particulier chez les patients ayant des antécédents familiaux de trouble bipolaire ou de schizophrénie.
Autrement dit, malgré leur potentiel cliniques, les propriétés hallucinogènes des molécules psychédéliques représentent un frein majeur au développement de thérapies antidépressives utilisant ces molécules.
CONTRE LA DÉPRESSION, SANS HALLUCINATION
Une recherche complexe de biochimie publiée dans une revue prestigieuse pourrait cependant permettre de résoudre ce problème et mener au développement d’antidépresseurs dérivés des psychédéliques, mais dépourvus d’effets hallucinogènes.
Dans cette étude, les chercheurs ont découvert que le LSD et la psilocybine interagissaient avec un récepteur spécifique (le TrkB), connu pour jouer un rôle important dans l’augmentation de la neuroplasticité et des connexions entre neurones, deux phénomènes impliqués dans l’effet thérapeutique des antidépresseurs actuels.
Cette interaction est très forte, plus de mille fois plus élevée que celle mesurée pour les antidépresseurs classiques, et l’effet positif sur la fonction des neurones est complètement indépendant de l’autre récepteur aux psychédéliques (le 5-HT2A) responsable des hallucinations causées par ces substances.
En d’autres mots, l’effet antidépresseur des psychédéliques fait intervenir des mécanismes biochimiques complètement différents de ceux impliqués dans leurs propriétés hallucinatoires.
Cette découverte suggère donc que les psychédéliques comme le LSD et la psilocybine pourraient servir d’inspiration pour la fabrication de molécules analogues, formulées pour stimuler spécifiquement le récepteur TrkB, sans activer l’autre récepteur responsable de leurs effets hallucinogènes.
Étant donné la très forte affinité biochimique des psychédéliques avec ce récepteur, on peut prévoir que ces antidépresseurs de nouvelle génération pourraient s’avérer très efficaces en clinique et représenter une option additionnelle très intéressante pour traiter les personnes souffrant de dépressions.
Source : Richard Béliveau, biochimiste, Le Journal de Montréal, 21 août 2023, p28
246e jour de l’année
Dimanche, 3 septembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA FÊTE NATIONALE DU QATAR

En mémoire de…
STÉPHANE LIZOTTE 1966-2001 – Famille.
PAULINE GEOFFRION 1951-2011 – Famille.
PIERRE NADEAU 1936-2019 – Animateur de télévision et journaliste québécois.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Frédérick-Marie Désilets – Jean-Marc Malenfant
Bon anniversaire !
Pensée et citation du jour
L’optimiste est l’homme qui regarde vos yeux. Le pessimiste est l’homme qui regarde vos pieds.
Gilbert K. Chesterton
Ça s’est passé un 3 septembre…
(1928) La pénicilline est découverte par hasard par le savant écossais, Alexander Fleming (1881-1955). Le professeur la découvre dans une culture de champignons oubliée plusieurs jours dans son laboratoire. La pénicilline est produite par une moisissure, le « Penicillium notatum », et est une substance antibactérienne d’une grande activité, efficace dans le traitement de certaines infections dangereuses.
En effet, Fleming remarque qu’autour des champignons, les bactéries du genre « Staphylococcus » ont disparu. Ainsi la pénicilline a la faculté de tuer des bactéries tout aussi dangereuses que les « Staphylococcus », responsables de certains abcès et de la pneumonie chez l’homme.
(1959) Après avoir visité des mines de fer de la Côte-Nord, Maurice Duplessis, qui avait été premier ministre durant plus de 15 années consécutives, subi une hémorragie cérébrale et il mourut dans la première heure du 7 septembre, jour de la fête du Travail.
(1981) La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (en anglais Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination Against Women, CEDAW) a été adoptée le 18 décembre 1979 par l’Assemblée générale des Nations unies. Elle est entrée en vigueur le 3 septembre 1981 après avoir été ratifiée par 20 pays.
Merci de votre fidélité. – Passez une excellente journée !