L’histoire de Pfizer

Dans l’opinion publique les laboratoires de vaccins ont le haut du pavé médiatique pour combattre cette pandémie qui paralyse la terre entière depuis plus d’un an. Ils font la manchette des actualités depuis que leurs produits tant recherchés font déplacer des foules.

Pfizer fut le premier à recevoir l’approbation des instances de santé publique et Israël a été le premier pays à en bénéficier… voici pourquoi.

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Il y plus de 80 ans, en Grèce soixante mille Juifs vivaient paisiblement à Thessalonique. C’était une communauté appréciée et dynamique. La plupart de ces juifs travaillaient dans le port. Au point que port de Thessalonique était même fermé le samedi, jour du shabbat. De grands rabbins émérites y vivaient également et étudiaient. Tout le monde se côtoyaient et s’appréciaient.

Mais le 2 septembre 1939 à la veille du déclenchement de la seconde guerre mondiale c’est sur cette glorieuse communauté que la terreur nazie va brutalement s’élever.

Le 6 avril 1941, Hitler envahit la Grèce afin de sécuriser son front sud avant de lancer la célèbre opération Barbarossa et sa grande offensive contre la Russie. Sur les 60 000 Juifs de Thessalonique, environ 50 000 vont être exterminés au camp de concentration de Birkenau en un triste temps record !

Le massacre des juifs de Grèce fut bref mais intense. Très peu vont avoir la chance de s’en sortir. Mais parmi les survivants, il y avait une famille connue sous le nom de Bourla.

Et après la guerre, en 1961, un fils est né dans cette famille miraculée des camps. Ses parents l’ont appelé Israël – Abraham. Il a grandi et a étudié la médecine vétérinaire en Grèce. Étudiant brillant, Abraham va décrocher son doctorat en biotechnologie de la reproduction à l’école vétérinaire de l’université Aristote de Salonique.

À l’âge de 34 ans, il décide de partir s’installer aux États-Unis. Il change son prénom Abraham en Albert et fait la connaissance d’une femme juive nommée Myriam puis l’épouse. Ensemble ils auront deux enfants.

Aux États-Unis, Albert a été intégré dans l’industrie médicale. Il progresse très rapidement et rejoint une société pharmaceutique où il devient Head manager. Le petit Abraham (Albert) gravit les échelons et obtient sa nomination au poste de PDG de cette société en 2019.

Tout au long de l’année Albert décide de diriger tous les efforts de l’entreprise pour tenter de trouver un vaccin contre un nouveau virus qui vient de frapper le monde. Il déploie de grands efforts financiers et technologiques pour atteindre son but.

Un an plus tard son travail paye l’OMS (Organisation Mondial de la Santé) valide l’autorisation à son entreprise de produire le vaccin tant attendu. Son vaccin sera distribué dans plusieurs pays dont l’Allemagne, qui dénombre des milliers de morts à cause de la pandémie.

Ironie du sort ce vaccin qui va sauver la vie des millions de personnes dans le monde dont de nombreux Allemands a été dirigé et poussé par un petit Juif de Thessalonique, fils de survivants de la Shoah dont la plus grande partie de son peuple a été exterminée par l’Allemagne nazie.

Et c’est pourquoi Israël est devenu le premier pays à recevoir le vaccin. En mémoire de ses grands-parents et de ses parents qui ont fait naître Israël-Abraham Bourla, connu aujourd’hui sous le nom d’Albert Bourla : PDG de Pfizer !

Cancer et gériatrie

Avec le vieillissement, la maladie s’installera un jour ou l’autre. Pourquoi l’âge est un facteur important dans le risque d’avoir un cancer ?

C’est à cette question que le Docteur en biochimie Richard Béliveau se prononçait dans sa chronique du Journal de Montréal du 7 décembre dernier. C’est le texte que je vous propose aujourd’hui.

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POURQUOI LES PERSONNES ÂGÉES SONT-ELLES PLUS TOUCHÉES PAR LE CANCER ?

Selon une fascinante découverte de chercheurs américains, l’accumulation au cours du vieillissement d’une molécule générée par le métabolisme favoriserait la progression du cancer sous forme de métastases.

L’ADN de nos cellules est constamment soumis à diverses agressions qui affectent sa structure et introduisent des mutations qui haussent le risque de cancer.

Ces dommages s’accumulent avec le temps et c’est pour cette raison que l’âge représente le principal facteur de risque de cancer : par exemple, alors qu’à peine 1 % de la population âgée de moins de 40 ans est touché par un cancer de stade avancé, qui possède un caractère invasif, cette proportion grimpe de façon exponentielle avec le temps pour atteindre près du tiers des hommes et du quart des femmes âgées de plus de 60 ans

PERTE DE DIFFÉRENTIATION

Selon une étude récemment parue dans le prestigieux Nature, l’apparition plus fréquente des cancers invasifs chez les personnes âgées ne serait cependant pas seulement due à la durée d’exposition plus longue aux agents mutagènes.

On sait depuis plusieurs années que l’environnement dans lequel évoluent les cellules cancéreuses joue un rôle très important dans la progression tumorale. Pour déterminer si le vieillissement pourrait affecter cet environnement et favoriser l’évolution du cancer, les chercheurs ont examiné les changements morphologiques de cellules cancéreuses exposés à des sérums provenant du sang de personnes jeunes (moins de 30 ans) ou âgées (plus de 60 ans).

Ils ont remarqué qu’en présence des sérums provenant des personnes âgées, les cellules cancéreuses changeaient complètement de forme et devenaient similaires à des cellules souches, non différenciées, une caractéristique de cellules cancéreuses en train d’acquérir la propriété de former des métastases.

L’injection de ces cellules cancéreuses exposées au sérum de personnes âgées à des animaux a effectivement entraîné la formation de métastases, alors que celles qui avaient été exposées au sérum de personnes jeunes en étaient incapables.

Ces observations suggèrent donc que le vieillissement est associé à l’apparition d’un composé prométastatique dans le sang qui potentialise le caractère invasif des cellules cancéreuses.

ACIDE MÉTHYLMALONIQUE

Il est possible que ce facteur soit d’origine métabolique, car plusieurs interventions qui altèrent le métabolisme, en particulier une bonne alimentation (riche en végétaux, pauvre en aliments ultratransformés), l’exercice physique et la restriction calorique, sont connues pour diminuer considérablement le risque de cancer et de métastases.

En utilisant la science du métabolomique, les chercheurs ont donc comparé le profil métabolique des sérums provenant de personnes jeunes et âgées et sont parvenus à identifier trois molécules présentes en plus grandes quantités dans le sang des personnes âgées, soit le phosphoénolpyruvate, le quinolinate et l’acide méthylmalonique (MMA).

De ces trois métabolites, seul le MMA est capable de reproduire le changement de morphologie des cellules cancéreuses observé à la suite de l’exposition au sérum provenant des personnes âgées, ce qui indique que cette molécule pourrait représenter le facteur prométastatique présent dans ces sérums.

Il est également suggéré par l’observation que les niveaux de MMA sont beaucoup plus élevés (de 10 à 100 fois) dans le sang des personnes de plus de 60 ans que chez celles de moins de 30 ans.

REPROGRAMMATION GÉNÉTIQUE

L’augmentation des propriétés invasives des cellules cancéreuses par le MMA est due à l’impact majeur de ce métabolite sur l’expression d’une foule de gènes connus pour jouer un rôle important dans le processus métastatique. Cette reprogrammation génétique semble principalement due à l’activation du gène SOX4, un facteur de transcription connu pour jouer un rôle central dans la progression de plusieurs types de cancers agressifs et la formation de métastases.

Globalement, ces résultats indiquent donc que l’accumulation de MMA dans le sang au cours du vieillissement crée un climat qui favorise l’évolution de la progression tumorale et de la formation de métastases, et contribue donc à la hausse d’incidence de cancers agressifs observés chez les personnes plus âgées.

Peut-on atténuer l’accumulation de MMA observée au cours du vieillissement ? Il faut noter que ce métabolite est produit par le métabolisme du propionate, lui-même généré par la dégradation de certains acides aminés spécifiques (à chaîne latérale ramifiée). Les études montrent que les taux sanguins de ces acides aminés sont beaucoup plus élevés chez les personnes obèses et résistantes à l’insuline, deux conditions qui sont associées à une hausse du risque de cancer.

Il est donc possible qu’une production accrue de MMA causée par un excès de ces acides aminés favorise la progression tumorale chez ces personnes. Une autre raison de demeurer aussi mince que possible pour réduire le risque de cancer et améliorer l’espérance de vie.

Tout savoir sur le french kiss

Comme baiser, le french kiss est sublime. C’est le summum du don de soi, l’extase. Vous souvenez-vous de votre premier ? Quand tu l’as expérimenté, tu en redemandes. C’est un incontournable dans une liaison amoureuse et il ne se démode jamais. Au contraire, il se redécouvre et s’expérimente.

Mais qu’en est-il de ce débat de… langues ?

LE FRENCH KISS : UN DÉBAT DE LANGUE

La langue française fascine pour sa poésie, son rythme, ses mots et ses baisers… Le French Kiss est universel, célébrissime surtout chez les Anglo-Saxons qui en ont même fait une expression « French kissed her ». Tout un imaginaire existe autour de ce baiser et des Français(es). Romantiques, poétiques, libertins et coquins, leur réputation dépasse les frontières et fait fantasmer. Mais quelles sont les origines du Frenck Kiss ? Pourqoi le French Kiss est-il si français en Amérique ?

D’abord, revenons à nos fondamentaux, qu’est-ce qu’un French Kiss ? Selon le Cambridge Dictionary, c’est « embrasser quelqu’un les lèvres ouvertes et avec la langue ».

Les origines du French Kiss sont vivement débattues. Certains disent que les baisers ont commencé il y a des millions d’années à la suite du bouche-à-bouche entre les animaux et leurs petits, ou comme un signe de soumission et de domination entre les singes.

Vaughn Bryant Jr., professeur et directeur du département d’anthropologie de la Texas A&M University et spécialiste de l’histoire du baiser, déclare que l’origine la plus probable du baiser est liée à l’odeur. En effet, les premiers humains se reconnaissent par l’odorat et développent une pratique connue sous le nom « sniff kiss » « baiser reniflé ».

Selon lui, les premières références aux baisers viennent de l’Inde où « baiser » et « renifler » sont désignés par le même mot. De nombreux textes indiens, y compris la Kama Sutra écrit au 5ième siècle avant J.C., font référence à plusieurs types de baisers.

Selon Sheril Kirshenbaum, auteur de l’ouvrage The Science of Kissing, la locution « French Kiss » a fait son apparition en 1923. En effet, un grand nombre de voyageurs et les soldats américains particulièrement se sont rendus en France à la fin du XIXe et XXe siècle. Ils sont surpris de voir des Français s’embrasser passionnément avec la langue. Ils donnent alors le nom de « French Kiss » à ce baiser le plus hot du monde. Sa pratique se démocratise de l’autre côté de l’océan une fois les soldats de retour en Amérique.

Il faut attendre 2014 pour que le dictionnaire français ajoute la définition du French Kiss à ses colonnes. La même année, le verbe « galocher » « v. tr. Familier, embrasser avec la langue » est également ajouté.

LA SCIENCE DU FRENCH KISS

Des scientifiques ont montré que si l’on s’embrasse avec la langue, c’est parce que cela nous permet de vérifier la compatibilité des systèmes immunitaires d’un point de vue génétique, et de s’assurer sa descendance. Le French Kiss transmet également des traces de testostérone qui font monter le taux et le désir de son ou sa partenaire.

Toujours du côté de la science, quand on s’embrasse, on partage plus de 40 000 parasites et 250 types de bactéries différentes. De quoi faire grimper son angoisse maintenant mais rassurez-vous, ces bactéries sont bonnes pour notre système immunitaire (dans la plupart des cas). Pour celles et ceux adeptes des régimes, le French Kiss ferait perdre 5 calories car plus de 34 muscles faciaux sont sollicités. À vos lèvres et vos langues… Perdre du poids grâce au vélo elliptique et autres machines de torture, ça c’était avant.

LA PRATIQUE DU FRENCH KISS

Le site de sorties et de rencontres Beweetch a réalisé un sondage en 2016 auprès de 1159 personnes résidentes en France métropolitaine. Que pensent-ils du baiser ? Sont-ils prêts à embrasser dès le premier rendez-vous ?

Pour 79 % des Français interrogés, embrasser quelqu’un n’engage à rien. 84 % d’entre eux roulent une pelle au premier rendez-vous. 78 % des Français estiment que l’homme doit toujours faire le premier pas.

Les plus férues du French Kiss ne sont pourtant pas les Européens, mais les habitants du Moyen-Orient et les Asiatiques. Les Américains quant à eux ne sont pas très adeptes des langues, qui l’eût cru ?

Source : French District.com

Quand on y pense…

Vous craignez les CHSLD ? Voici une solution pour vous…

Ce matin, j’ai dit à ma femme :

– Pas de résidence de personnes âgées pour nous ! Chérie, nous irons à l’hôtel ! Avec des frais moyens dans une résidence avec soins de 188.00 $ par jour, il y a un meilleur moyen lorsque nous serons trop vieux et trop faibles. J’ai déjà vérifié une réservation à l’hôtel du coin. Avec le rabais combiné de réservation de plusieurs jours et celui pour personnes âgées, le prix est de 59,23 $ par soir.

Le déjeuner est inclus et à certains hôtels, il y a le Happy hour en après- midi qui est inclus. Donc, il reste 128,77 $ par jour pour le dîner, le souper dans un restaurant de notre choix, service à la chambre, nettoyeur et autres dépenses comme la location de film.

De plus, il y a un spa, une piscine, une chambre d’exercice, un bar et une laveuse-sécheuse, etc. Il y a des chambres non-fumeur, avec literie, fauteuils, tapis frais. La majorité ont la pâte à dent et le rasoir gratuits, ils ont tous le shampoing et le savon gratuits.

Avec 5 $ de pourboire par jour vous avez le personnel à vos pieds pour tout autre petit service. Vous êtes traité comme un client et non un patient. Il y a souvent un service d’autobus en avant ou sur le coin de la rue et pour les personnes âgées c’est gratuit.

Si vous êtes bon acteur (boiter un peu !) un autobus d’handicapé viendra vous chercher gratuitement et vous mener où vous voulez.

Si vous voulez des amis, rendez vous à l’église, le dimanche. Pour un décor de paysage différent, prenez la navette pour l’aéroport et vous verrez beaucoup de monde et de nouveaux restaurants et boutiques.

Tout en étant à l’aéroport, prenez l’avion et allez faire un petit voyage. Sinon, votre argent va s’accumuler trop vite et vous devrez payer trop d’impôt.

Cela prend des mois avant d’avoir une place dans une résidence, pourtant dans un hôtel vous avez une réservation, aujourd’hui même. De plus, vous n’êtes pas garé dans le même endroit pour tout le temps qu’il vous reste – vous pouvez aller d’hôtel en hôtel et même de ville en ville.

Vous voulez voir Hawaii ? Il y a des hôtels là aussi. TV brisée ? Globe de lumière à changer ? Besoin de faire remplacer le matelas (trop dur ou trop mou)? Pas de problème. Ils réparent tout, et s’excusent de l’inconvénient.

L’hôtel a un gardien de nuit et un service de chambre journalier. La femme de chambre prend le temps de vous demander si tout va bien. S’il y a quelque chose, elle appelle l’ambulance, ou au pire, le croque-mort.

Si vous tombez et vous vous cassez une hanche, l’assurance de l’hôtel va payer et de plus, ils vont vous offrir une chambre de meilleure qualité pour tous vos prochains séjours dans leurs hôtels, pour le reste de votre vie.

Pas de problèmes pour la visite de votre famille: ils seront toujours heureux de vous trouver tout en prenant une chambre pour une journée ou deux en petite vacance.

Les enfants pourront utiliser la piscine, le spa. Que vouloir de plus ? Donc, lorsque je serai rendu là, je dirai :

– Chérie, nous allons à l’hôtel !

C’est une idée de génie !

Le saviez-vous ?

Après la lecture des découvertes qui suivent, vous vous endormirez, ce soir, avec le sentiment d’avoir augmenter vos connaissances. Une satisfaction à partager avec vos amis et proches, lorsque l’occasion se présentera de les faire bénéficier de votre savoir.

Peler une banane à partir du bas et vous n’aurez plus à enlever ces petits filets. C’est comme ça que les primates font.

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Séparez vos bananes quand vous arrivez de l’épicerie. Si vous ne le faites pas, elles vieillissent très vite.

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Entreposez vos morceaux de fromage dans du papier d’aluminium. Il restera frais plus longtemps et sans moisissure.

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Les poivrons avec trois bosses dans son fond sont plus sucrés et de meilleur goût. Ceux qui en ont quatre sont plus fermes et mieux adaptés pour la cuisson.

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Ajoutez une cuillérée d’eau quand vous faites cuire le bœuf haché. Cela aidera à garder le gras loin de la viande pendant la cuisson.

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Pour réchauffer les restants de pizza, placer dans un poêlon antiadhésif sur le dessus de la cuisinière et mettre la chaleur à médium-bas jusqu’à ce que ce soit chaud. La croûte restera plus croustillante.

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Le papier journal empêche les mauvaises herbes de pousser. Commencez par placer vos plants, ajoutez les nutriments dans votre sol. Mouillez du papier journal. Placez des languettes autour de vos plants et les laissant se chevaucher et oubliez les mauvaises herbes. Les mauvaises herbes passeront à travers la plupart des matériaux à jardinage, mais ne passeront jamais à travers le papier journal mouillé.

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Fini les maringouins ! Placez simplement une feuille d’assouplissant dans votre poche. Cela gardera les maringouins à distance.

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Éloignez les écureuils de vos plantes ! Pour tenir les écureuils à distance de vos plantes, saupoudrez-les avec du poivre de cayenne. Celui-ci n’endommagera pas votre plante mais empêchera les écureuils de s’en approcher.

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Pour aller chercher quelque chose sous le frigo ou autre meuble d’accès restreint, ajoutez un rouleau vide d’essuie-tout au bout de votre balayeuse ou n’importe quel rouleau d’emballage. Ce rouleau peut être plié ou écrasé pour rendre accessibles les endroits difficiles à nettoyer.

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Avant de placer une substance collante dans une tasse à mesurer, remplissez-la d’eau chaude. Videz l’eau mais sans l’assécher. Ensuite, ajoutez vos ingrédients tels que le beurre d’arachides et regardez-les sortir de la tasse facilement.

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Dites adieu aux moustiques à fruits. Prenez un bol et versez-y un centimètre de vinaigre de cidre et deux gouttes de savon à vaisselle liquide. Bien mélanger. Vous verrez ces mouches attirées vers le mélange et parties pour toujours.

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Ces envahissantes fourmis… Placez un petit monticule de farine de maïs (Cornstarch) là où vous avez vu des fourmis. Elles en mangent et en ramènent a la « maison ». Elles ne peuvent le digérer et cela les tue. Le traitement peut prendre une semaine, mais ça marche et vous n’aurez pas à vous soucier de faire du mal aux autres animaux. C’est aussi sans danger pour les enfants.

Un tour du monde de découvertes

Impressionnant et étonnant ! Oui, on en apprend tous les jours. Vous vous direz certainement, à la lecture de ces évidences, « Je ne savais pas ça »! Des informations extrêmement intéressantes.

ÉTATS-UNIS

Le système routier inter-étatique Eisenhower exige qu’à tous les cinq milles de route, un mille soit en droite ligne. Ces sections de route en ligne droite permettraient aux aéronefs d’y atterrir en temps de guerre ou en situation d’urgence.

ALASKA

Plus de la moitié des côtes océaniques des États-Unis se trouve en Alaska.

AMAZONIE

Les forêts pluvieuses de l’Amazonie produisent plus de 20 % de toute l’oxygène du monde entier. Le fleuve Amazone déverse une telle quantité d’eau dans l’océan Atlantique qu’à cent milles de l’embouchure, on peut puiser de l’eau douce. Le volume d’eau de l’Amazone est plus considérable que celui des huit plus grands fleuves du monde combiné à ceux de tous les cours d’eau des États-Unis.

ANTARCTIQUE

L’Antarctique est le seul territoire de la planète qui n’appartient à aucun pays. Il est recouvert par quatre-vingt-dix pour cent de toute la glace du monde. Cette glace représente soixante-dix pour cent de toute l’eau douce de la planète. Aussi étrange que cela paraisse, l’Antarctique est essentiellement un désert; il y tombe annuellement deux pouces d’eau. Bien que recouverte de glace (sauf 0,4 % de sa surface), l’Antarctique est l’endroit le plus sec de la terre, avec un degré d’humidité absolu plus faible que celui du désert du Gobi.

BRÉSIL

Le Brésil tient son nom de la noix et non le contraire.

CANADA

Il y a au Canada plus de lacs que dans l’ensemble du reste du monde. Canada est un mot indien signifiant « Gros Village ».

CHICAGO

Après Varsovie, c’est à Chicago que l’on trouve la plus grande population de Polonais du monde.

DÉTROIT

L’avenue Woodward à Détroit au Michigan, est aussi connue sous le nom de M-1, du fait qu’il s’agit de la première route revêtue du monde.

DAMAS, SYRIE

Damas en Syrie était une cité florissante deux ou trois mille ans avant la fondation de Rome en 753 avant notre ère, la faisant ainsi la plus vieille ville habitée encore existante.

ISTANBUL, TURQUIE

Istanbul en Turquie est la seule ville du monde située sur deux continents.

LOS ANGELES

Le nom complet de la ville de Los Angeles est : El Pueblo de Nuestra Senora la Reina de Los Angeles de Porciuncula et peut être abrégé à 3,63 % de sa longueur : L.A.

VILLE DE NEW YORK

Le terme « Big Apple » fut donné à New York par les musiciens de jazz en tournée dans les années 30; ils avaient l’habitude d’utiliser l’expression slang « apple » pour toutes les villes. Il y a davantage d’Irlandais à New York qu’à Dublin en Irlande; plus d’Italiens qu’à Rome et plus de Juifs qu’à Tel Aviv, Israël.

OHIO

Il n’y a aucun lac naturel dans l’état d’Ohio… ils ont tous été creusés.

ÎLE PITCAIRN

L’île la plus petite et portant le statut de pays est Pitcairn en Polynésie, mesurant seulement 1,75 mille carrés, soit 4,53 km carrés.

ROME

La première ville à atteindre un million de population est Rome, en Italie (en 133 av. J.-C.). Sur chaque continent on trouve une ville dénommée Rome.

SIBÉRIE

La Sibérie contient plus de 25 % des forêts mondiales.

O.S.M.M.

L’Ordre Souverain Militaire de Malte est présentement le plus petit état souverain du monde. Il est situé dans la ville de Rome en Italie et, a la surface de deux courts de tennis. En 2001, sa population était de 80 habitants, soit 20 de moins que la Cité du Vatican. Il s’agit d’une entité souveraine en vertu de la loi internationale, tout comme le Vatican.

DÉSERT DU SAHARA

Dans le désert du Sahara en Algérie, il existe une ville nommée Tidikelt qui n’a pas reçu une goutte de pluie depuis 10 ans. Techniquement cependant, l’endroit le plus sec de la terre est dans les vallées de l’Antarctique près de l’île de Ross. Aucune pluie n’y est tombée depuis deux millions d’années.

ESPAGNE

Espagne signifie littéralement « Terre des lapins ».

ST-PAUL, MINNESOTA

À l’origine, St-Paul, Minnesota, était appelé Pig’s Eye (oeil de porc) d’après le nom de Pierre « Pig’s Eye » Parrant qui fonda la première entreprise commerciale de la ville.

ROUTES

Les risques de rouler sur une route sans recouvrement sont de : 1 % aux États-Unis et de 75 % au Canada.

RUSSIE

Le trou le plus profond jamais foré par l’homme est le Kola Super Deep Borehole en Russie. Il atteint une profondeur de 12,2 km, soit 7,62 milles. Il a été foré dans un but scientifique et on y a fait des découvertes inattendues, dont un immense gisement d’hydrogène. Un dépôt si massif que la boue qui en jaillissait était brûlante.

CHUTES

Les chutes Angel (les plus hautes du monde) situées au Venezuela ont une hauteur de 3 212 pieds (979 mètres). Elles sont 15 fois plus hautes que les chutes Niagara.

37 secrets sur le papier de toilette

On l’a vu dans la présente pandémie au Coronavirus, le papier de toilette fut et demeure l’article le plus vendu et recherché au pays. On se demandait bien pourquoi. Mais est-ce qu’on connait tous les secrets de ce bout de papier si recherché ? Ce qui suit vous en dévoilera beaucoup, dont le fait qu’il existe même en différentes couleurs… et oui !

1. La première utilisation de papier hygiénique enregistrée a eu lieu au 6e siècle en Chine.

2. Au 14ème siècle, le gouvernement chinois le produisait en série.

3. Le papier hygiénique emballé ne fut vendu aux États-Unis qu’en 1857.

4. Joseph Gayetty, l’homme qui a introduit le papier de toilette emballé aux États-Unis, avait son nom imprimé sur chaque feuille.

5. La demande mondiale de papier toilette utilise près de 30 000 arbres par jour.

6. C’est 10 millions d’arbres par an.

7. Ce n’est qu’en 1935 qu’un fabricant a pu promettre du papier hygiénique sans éclats.

8. Sept pour cent des Américains admettent avoir volé des rouleaux de papier hygiénique dans les hôtels.

9. Les Américains utilisent en moyenne 8,6 feuilles de papier toilette par voyage aux toilettes.

10. Le rouleau moyen a 333 feuilles.

11. Historiquement, ce que vous utilisez pour essuyer dépend de votre niveau de revenu.

12. Au moyen-âge, ils ont utilisé quelque chose appelé un bâton Gompf qui n’était qu’un véritable bâton utilisé pour gratter.

13. Les riches Romains utilisaient de la laine imbibée d’eau de rose et la royauté française utilisait de la dentelle.

14. D’autres choses qui étaient utilisées avant le papier hygiénique comprennent : le foin, les épis de maïs, les bâtons, les pierres, le sable, la mousse, le chanvre, la laine, les balles, les écorces de fruits, fougères, éponges, coquillages, cordes nouées et poterie cassée (aïe!).

15. 70 à 75% du monde n’utilise toujours pas de papier toilette parce qu’il est trop cher ou qu’il n’y a pas assez de plomberie.

16. Dans de nombreux pays d’Europe occidentale, les bidets sont considérés comme plus efficaces et préférables au papier toilette.

17. Le papier hygiénique coloré était populaire aux États-Unis jusqu’aux années 40.

18. La raison pour laquelle le papier hygiénique se désagrège si rapidement lorsqu’il est mouillé est que les fibres utilisées pour le fabriquer sont très courtes.

19. Sur la Station spatiale internationale, ils utilisent toujours du papier hygiénique ordinaire mais il doit être scellé dans des conteneurs spéciaux et compressé.

20. Pendant La tempête du désert, l’armée américaine a utilisé du papier toilette pour camoufler ses chars.

21. En 1973, Johnny Carson a provoqué une pénurie de papier toilette. Il a dit en plaisantant qu’il y avait une pénurie, ce qui n’était pas le cas, jusqu’à ce que tout le monde le croie et se précipite pour acheter les inventaires. Il a fallu trois semaines à certains magasins pour en obtenir de nouveau.

22. Il y a un concours parrainé par Charmin pour concevoir et fabriquer des robes de mariée en papier toilette. Le gagnant reçoit 2 000 $.

23. Il y avait un musée du papier toilette dans le Wisconsin, le musée Madison des papiers hygiéniques, mais il a fermé ses portes en 2000.

24. Le musée possédait autrefois plus de 3 000 rouleaux de papier de toilette provenant de partout dans le monde, dont The Guggenheim, Ellis Island et Graceland.

25. Il existe toujours un musée virtuel du papier toilette appelé Nobody’s Perfect.

26. En 1996, le Président Clinton a adopté une taxe sur le papier hygiénique de 6 cents le rouleau, qui est toujours en vigueur aujourd’hui. Obama a essayé de tripler cela, mais la Chambre ne l’a pas accepté.

27. Le Pentagone utilise en moyenne 666 rouleaux de papier toilette par jour.

28. Le papier hygiénique le plus cher au monde provient de la marque portugaise Renova.

29. Renova est à trois plis, parfumé, coûte 3 $ par rouleau et est disponible en plusieurs couleurs dont le noir, le rouge, le bleu et le vert.

30. Le PDG de Renova a eu l’idée de papier toilette noir pendant qu’il était à un spectacle du Cirque du Soleil.

31. Beyonce utilise uniquement du papier toilette Renova rouge.

32. Kris Jenner utilise uniquement du papier toilette Renova noir.

33. Si vous suspendez votre papier hygiénique pour pouvoir le tirer par le haut, vous êtes considéré comme plus intelligent que quelqu’un qui le tire par le bas. (Vous vous demandez comment cela a été déterminé ?)

34. Koji Suzuki, romancier d’horreur japonais mieux connu pour avoir écrit The Ring, a fait imprimer un roman entier sur un seul rouleau de papier toilette.

35. Le roman se déroule dans une salle de bain publique et toute l’histoire dure environ trois pieds de long.

36. Lorsqu’on leur a demandé quelle nécessité ils apporteraient à une île déserte, 49% des personnes ont répondu que le papier toilette avant la nourriture.

37. La reine Elizabeth II essuie son cul royal avec des mouchoirs en soie. Vous vous demandez si la femme de chambre royale arrive à les laver ?

Une découverte d’envergure mondiale effectuée à Montréal

Cette percée médicale pourrait avoir des effets positifs dans la prévention des maladies cardiovasculaires chez les personnes vivant avec le diabète.

Le 16 novembre dernier, au congrès scientifique de l’American Heart Association, le Dr Jean-Claude Tardif de l’Institut de Cardiologie de Montréal a dévoilé les résultats de l’étude clinique COLCOT (COLchicine Cardiovalcular Outcomes Trial).

S’étant déroulée sur un peu plus de trois ans et demi, cette étude d’ampleur internationale a été menée auprès de 4 745 patients dans 167 hôpitaux situés dans 12 pays. Elle comparait la colchicine, un médicament anti-inflammatoire utilisé depuis des décennies, à un placebo, en complément au traitement standard chez des patients ayant récemment subi une crise cardiaque. La prise d’une faible dose quotidienne de colchicine était étudiée pour la prévention de la récidive d’événements cardiaques chez ces patients.

Extrait de la plante colchique d’automne, la colchicine est peu dispendieuse et actuellement prescrite pour le traitement de la goutte, de la péricardite et de la fièvre méditerranéenne familiale.

LA CRISE CARDIAQUE

Pour comprendre pourquoi les chercheurs de l’étude ont regardé du côté de ce médicament plutôt que d’un autre, il est important de comprendre l’infarctus du myocarde (crise cardiaque).

Il s’agit principalement d’un blocage d’une artère coronaire, dont le rôle principal est d’alimenter le cœur en oxygène. La majorité du temps, ce blocage est causé par l’athérosclérose, c’est-à-dire l’obstruction de l’artère par une plaque importante de gras. Cette inflammation empêche le sang de circuler vers le cœur, limitant ainsi sa capacité à pomper le sang au reste du corps. Outre l’essoufflement, les patients peuvent alors ressentir une douleur vive à la poitrine, au cou ou au bras. Ce sont les signes avant-coureurs d’une crise cardiaque qui peut s’avérer mortelle.

LE RÔLE DE L’INFLAMMATION

Il est donc clair que l’inflammation joue un rôle critique dans le développement de l’athérosclérose et augmente de ce fait le risque de crise cardiaque. Les chercheurs de l’étude COLCOT se sont donc intéressés à la possibilité d’agir sur l’inflammation pour ralentir ou arrêter la formation, la progression et les complications des plaques liées à l’athérosclérose.

Comme l’explique le Dr Tardif, chercheur principal de l’étude, directeur du centre de recherche de l’Institut de Cardiologie de Montréal et professeur de médecine à l’Université de Montréal, « on a compris dans les dernières années que les blocages des artères du cœur ne sont pas quelque chose de passif, mais plutôt dynamique, et il y existe une composante d’inflammation significative. Nous savons maintenant que l’utilisation de la colchicine permet de réduire l’inflammation après une crise cardiaque chez les patients, et diminue les risques de subir d’autres événements cardiaques comme les réhospitalisations pour de l’angine nécessitant des dilatations coronariennes, des accidents vasculaires cérébraux (AVC), et ainsi de suite ».

UNE DÉCOUVERTE D’IMPORTANCE MONDIALE

Les résultats de l’étude, publiés dans la prestigieuse revue médicale New England Journal of Medicine, démontrent que les patients ayant reçu 0,5 mg de colchicine sur une base quotidienne ont présenté des taux d’événements cardiovasculaires significativement plus bas que ceux recevant le placebo. Plus précisément, la colchicine permettrait de réduire de 23 % la combinaison de décès cardiovasculaires, d’arrêt cardiaque réanimé, de crise cardiaque, d’AVC et d’hospitalisation urgente pour angine nécessitant une revascularisation coronarienne.

Pour les patients ayant suivi à la lettre le protocole de traitement, c’est une réduction de 29 % qui a été notée.

Qui plus est, l’étude démontre une réduction de 34 % de ce que le Dr Tardif appelle « le fardeau total des événements », soit l’ensemble des événements cardiovasculaires initiaux et récidivants. Les chercheurs de cette étude en viennent donc à la conclusion que l’ajout de la colchicine au traitement standard réduit le risque d’événements cardiovasculaires après une crise cardiaque.

Ainsi, comme précise le Dr Tardif, « COLCOT fait la démonstration qu’il est possible d’innover en redéfinissant l’usage d’un vieux médicament.

Ces données soulignent le potentiel de la colchicine comme traitement efficace et extrêmement utile pour réduire l’inflammation suivant un infarctus du myocarde dans le but d’améliorer le devenir cardiovasculaire des patients ».

Cette découverte d’envergure mondiale effectuée à Montréal permettra assurément de changer le cours de la médecine cardiovasculaire. Les données de l’étude seront revues par les différentes agences règlementaires. Puisque ce médicament n’est pas nouveau, il pourrait être prescrit rapidement au profit des patients.

PREMIÈRE CAUSE DE DÉCES AU MONDE

Les maladies cardiovasculaires sont les plus coûteuses et les plus mortelles au monde. La recherche est donc plus que nécessaire pour en comprendre les mécanismes et résoudre le problème lié aux maladies cardiovasculaires.

POTENTIEL IMPORTANT POUR LES PERSONES VIVANT AVEC LE DIABÈTE

Le diabète augmente le risque d’hypertension artérielle, de rétrécissement des artères, de maladie coronarienne et d’AVC, et les personnes vivant avec le diabète sont trois fois plus à risque de mourir d’une maladie du cœur que les autres. La recherche portant sur les maladies cardiovasculaires peut donc grandement bénéficier à ces personnes.

Selon les chercheurs de l’étude COLCOT, la colchicine pourrait éventuellement être très utile dans la prévention des maladies cardiovasculaires chez les patients avec un diabète de type 2 sans maladie cardiaque connue.

C’est d’ailleurs ce qui sera mis à l’épreuve lors de la deuxième phase de l’étude COLCOT. Ce volet devrait commencer dès 2020, et visera à évaluer les effets de la colchicine, par rapporte à un placebo, sur les événements cardiovasculaires chez 10 000 patients atteints de diabète de type 2 sans maladie coronarienne documentée.

« Avec ce deuxième volet de l’étude COLCOT, nous espérons démontrer que les patients présentant un diabète de type 2 peuvent également bénéficier des propriétés anti-inflammatoires de la colchicine afin de prévenir l’apparition de maladies cardiovasculaires », affirme le Dr Tardif.

En attendant les résultats, cette nouvelle étude présente un bel espoir de prévention des maladies cardiovasculaires chez les personnes vivant avec le diabète.

Source : Revue Plein Soleil, Hiver 2020

Les vertus d’un concombre

FOU, MAIS VRAI !

Gardez un concombre dans votre frigo. Il pourra toujours servir…

Je savais qu’il faisait fuir les fourmis mais… mais voilà un légume absolument irremplaçable, dont les multiples utilisations sont combien surprenantes . . . À partir d’aujourd’hui, après cette lecture, vous le regarderez différemment. Vous n’allez pas vous en passer ! ! !

Le concombre est un vrai petit bijou !

Les concombres contiennent la plupart des vitamines dont on a besoin tous les jours : Un seul contient du fer, du zinc, du calcium, du potassium, du phosphore, du magnésium, de l’acide folique et des vitamines B1, B2, B3, B5, B6 et C.

Pour combattre ces « petits creux » en plein après-midi, les concombres ont été consommés depuis des siècles et ont souvent servi aux trappeurs, commerçants et explorateurs comme repas rapides pour combler leur faim.

Vous ressentez de la fatigue au beau milieu de l’après-midi ? Laissez tomber votre boisson caféinée et mangez un concombre ! une excellente source de vitamine B et de glucides qui faciliteront une récupération rapide qui se prolongera durant des heures.

Vous voulez vous éviter la « gueule de bois » ou un terrible mal de tête ? Mangez quelques tranches de concombre avant de vous coucher… Vous vous réveillerez frais et dispo ! Les concombres contiennent assez de sucre, de vitamines et d’électrolytes pour récupérer les nutriments perdus et en maintenant l’équilibre, évitant ainsi les « lendemains de veille » et les maux de tête.

Vous cherchez un moyen rapide et efficace de vous débarrasser de la cellulite sans avoir à sortir ou aller à la piscine ? Frottez de quelques tranches de concombre la surface concernée durant quelques minutes : la substance physico-chimique du concombre favorise le resserrement du collagène et raffermit la surface extérieure de la peau et ainsi, réduit la visibilité de la cellulite. C’est aussi efficace sur les rides !

Vous souffrez de stress extrême et vous n’avez pas le temps d’un massage facial ou d’une visite au spa ? Coupez un concombre entier et placez-le dans un contenant d’eau bouillante… Ses propriétés chimiques et ses nutriments réagiront au contact de l’eau bouillante et s’évaporeront en répandant un arôme reposant et relaxant, reconnu pour réduire le stress chez les nouvelles mamans et les étudiants à la veille d’examens.

Vous sortez d’un dîner d’affaires et vous réalisez que vous n’avez pas de gomme ou de menthe ? Demandez une tranche de concombre à la serveuse et collez-vous-la au palais en la pressant avec la langue (pas la serveuse mais la tranche de concombre) durant 30 secondes pour éliminer la mauvaise haleine… Ses propriétés physico-chimiques tueront la bactérie qui en est responsable dans votre bouche.

Vous vous préparez à un rendez-vous ou un entretien d’emploi et vous réalisez que vous n’avez pas le temps de polir vos chaussures ? Coupez une rondelle de concombre et frottez-en vos souliers… Ses propriétés chimiques procurent un effet rapide et durable qui, non seulement donne une belle apparence, mais aussi imperméabilise.

Vous écrivez à l’encre et vous faites une erreur ? Pour effacer l’erreur, frottez-la avec l’extérieur d’un concombre. C’est aussi efficace avec les crayons de couleur et les marqueurs que les enfants prennent pour décorer les murs.

Votre miroir de salle de bain est tout embué après la douche ? Frottez une tranche de concombre sur le miroir… ça élimine la buée en plus d’embaumer l’air d’une odeur agréable qui rappelle le spa !

Vous cherchez une façon « verte » de nettoyer les robinets, les éviers ou l’acier inoxydable ? Prenez une tranche de concombre et frottez-la sur la surface à nettoyer… Non seulement ça va faire disparaître des années de saleté, mais ça ne fera aucun mal à vos doigts et vos ongles.

Votre aérosol WD 40 est vide et vous voulez arrêter le grincement d’une porte ? Prenez une tranche de concombre, frottez-la sur la charnière et voilà… plus de grincement !

Les asticots et les limaces envahissent les plantes ? Prenez quelques tranches de concombre et déposez-les dans un moule à tarte en aluminium et votre jardin en sera débarrassé ! La réaction chimique entre le concombre et l’aluminium produit une odeur… imperceptible pour les humains mais repoussante pour les insectes nuisibles : elle les chasse, les fait fuir de l’endroit !

Vous voilà mieux renseigné… faites-en bonne provision et rappelez-vous : un seul suffit !

L’odeur de l’autre et ses vertus

L’ODEUR DE L’ÊTRE AIMÉ AMÉLIORE LE SOMMEIL

RELAXNEWS | Et s’il suffisait de respirer l’odeur de sa moitié pour passer une nuit paisible ? C’est ce que suggère une étude dirigée par une chercheuse canadienne de l’université de la Colombie-Britannique.

Marlise Hofer a mené une expérience sur 155 participants à qui l’on a donné deux tee-shirts d’apparence identique. L’un de ces vêtements avait déjà été porté par leur partenaire tandis que l’autre avait été porté par un étranger ou sortait tout juste de la machine à laver.

Les volontaires ont été invités a passer une nuit entière avec le tee-shirt imprégné de l’odeur de leur partenaire de vie, puis à mettre le tee-shirt propre la nuit suivante. À chaque réveil, les participants ont indiqué par écrit comment ils se sentaient (reposés ou fatigués).

La qualité de leur sommeil a également été évaluée à l’aide d’une montre connectée qui enregistrait leurs mouvements pendant la nuit. Afin de ne pas influencer les participants dans leurs réponses, les chercheurs n’ont pas spécifié quel vêtement correspondait à celui porté par le ou la partenaire.

« Les données obtenues à partir des montres connectées indiquent que les personnes étaient moins enclines à bouger pendant leur sommeil lorsqu’elles portaient le tee-shirt de leur partenaire, même si elles ne savaient pas quelle odeur elles respiraient », constate Marlise Hofer.

Selon la chercheuse, ces résultats peuvent s’expliquer par l’aspect apaisant et sécurisant transmis par l’odeur de l’être aimé, qui se répercuterait donc sur la qualité du sommeil.

Source : Le Journal de Montréal, 16 février 2020, p, 33.

Les 10 découvertes de la décennie

Scientifiquement parlant, qu’est-ce que la dernière décennie a apporté à l’univers en termes de découvertes. Dans un passé pas si lointain, on nous prédisait que bientôt, l’homme ne mourrait plus de maladie, qu’il pourrait vivre encore plus vieux avec les avancées scientifiques que la recherche soutenue inlassablement pourrait nous faire découvrir.

Dans son édition du 4 janvier dernier, Philippe Mercure de La Presse+, publiait un article très intéressant sur le sujet et c’est ce texte captivant et prometteur que je veux partager avec vous aujourd’hui, d’autant plus qu’un Québécois y a largement contribué.

Une révolution génétique. Des robots qui se posent sur une comète et sur un astéroïde. Une prédiction du grand Albert Einstein vérifiée un siècle plus tard. La décennie 2010 fut tout sauf ennuyeuse en science. Voici 10 moments forts choisis par La Presse, de concert avec le journaliste scientifique à la retraite Yanick Villedieu et le rédacteur en chef de l’Agence Science-Presse, Pascal Lapointe.

1- CRISPR-Cas9

Ce nom, CRISPR-Cas9, aux allures de code secret cache une véritable révolution. Ce sont des « ciseaux moléculaires » capables de repérer et de couper une séquence d’ADN dans une longue chaîne et de la remplacer par une autre. C’est l’équivalent des fonctions « couper » et « coller » d’un traitement de texte, mais appliqué au code de la vie. Le mécanisme a été découvert chez des bactéries dans un laboratoire de l’Université Laval (voir onglet suivant), mais a rapidement été repris par les généticiens pour manipuler le vivant avec une précision inégalée.

On commence à utiliser CRISPR pour retirer des portions d’ADN problématiques chez les malades et les remplacer par des portions saines. Les chercheurs rêvent aussi de s’en servir pour produire de nouvelles variétés agricoles et même pour ressusciter le mammouth. Les défis éthiques sont à la mesure des promesses : en 2018, une équipe chinoise a utilisé CRISPR pour faire naître des bébés génétiquement modifiés, soulevant un scandale.

2- MESURE DES ONDES GRAVITATIONNELLES

Albert Einstein l’avait prédit en 1916 : des évènements cosmiques d’une grande puissance peuvent faire onduler l’espace-temps comme un caillou lancé dans un lac produit des ronds dans l’eau. Il aura fallu un siècle et le budget le plus colossal jamais attribué par la National Science Foundation américaine. Mais en 2016, des scientifiques ont annoncé avoir détecté ces fameuses ondes gravitationnelles, obtenant le prix Nobel de physique l’année suivante.

La prouesse a été réalisée avec des machines ressemblant à des boomerangs géants installées en Louisiane et dans l’État de Washington. Elles ont pu détecter des contractions de l’espace un milliard de fois plus petites que la taille d’un atome, provoquées par le passage d’une onde gravitationnelle à travers la Terre. Cette onde avait été générée par la collision de deux trous noirs il y a 1,3 milliard d’années à l’autre bout du cosmos.

3- LE BOSON DE HIGGS

La chasse a duré 50 ans. Mais en 2012, des chercheurs ont annoncé avoir détecté le boson de Higgs, surnommée « la particule de Dieu ». Prédite en 1964, cette particule est la pierre angulaire du modèle standard, qui explique de quoi est faite la matière. Sans boson de Higgs, il est impossible d’expliquer pourquoi les particules comme les électrons ont une masse. Mais cette particule se désintègre rapidement et échappait obstinément aux observations expérimentales.

Dans le Grand collisionneur de hadrons, un immense accélérateur de particules enfoui sous la frontière de la France et de la Suisse, les scientifiques ont créé des collisions entre des particules circulant à très haute vitesse afin d’en créer de nouvelles. Ils ont fini par y voir apparaître le furtif boson, ce qui a ouvert la voie au prix Nobel de physique 2013 des théoriciens François Englert et Peter Higgs, qui avaient prédit son existence.

4- IMMUNOTHÉRAPIE CONTRE LE CANCER

Et si les meilleures armes contre le cancer étaient déjà présentes dans notre corps ? C’est l’idée derrière l’immunothérapie, qui vise à stimuler ou modifier le système immunitaire pour qu’il combatte les cellules cancéreuses. Cette approche révolutionnaire est en plein boom : en février dernier, la Food and Drug Administration américaine avait déjà approuvé 43 immunothérapies contre à peu près tous les types de cancer, et plus de 1900 études cliniques sont actuellement en cours ou en voie d’être entreprises.

La technique a déjà permis de multiplier l’espérance de vie des patients atteints de certains cancers, par exemple pour le mélanome métastatique. En 2018, l’Américain James P. Allison et le Japonais Tasuku Honjo ont reçu le prix Nobel de médecine pour leurs travaux sur le sujet. Mais modifier le puissant système immunitaire n’est pas sans risque, et les recherches se poursuivent pour limiter les effets secondaires de ces thérapies.

5- CONQUÉRIR UNE COMÈTE… ET UN ASTÉROÏDE

« C’est comme atteindre une balle de fusil avec une autre balle de fusil. » Voilà comment les scientifiques ont décrit l’exploit d’avoir fait atterrir le robot Philae sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko (selon la graphie en français), le 12 novembre 2014. L’engin avait quitté la Terre 10 ans plus tôt, accroché à la sonde Rosetta de l’Agence spatiale européenne. Philae a connu un atterrissage difficile sur la comète : son système de harpon n’a pas fonctionné, l’amenant à rouler jusqu’à ce qu’il aille se loger dans une fissure.

Il a tout de même transmis de précieuses informations aux scientifiques. Rosetta, qui a tourné autour de la comète, y a même détecté des composés organiques, soutenant l’hypothèse que la vie ait pu être apportée sur Terre par une comète. L’exploit rappelle celui de la sonde OSIRIS-REx, qui a rejoint l’astéroïde Bennu (on trouve aussi la graphie Bénou) en décembre 2018. La NASA veut maintenant prélever un morceau de l’astéroïde et le ramener sur Terre.

6- NOTRE ARBRE GÉNÉALOGIQUE CHAMBOULÉ

La décennie 2010 a amené les Homo sapiens que nous sommes à découvrir que notre arbre généalogique est beaucoup plus complexe qu’on ne le pensait. En 2010, l’analyse génétique d’une simple phalange retrouvée dans la grotte de Denisova, en Russie, a révélé l’existence d’une espèce d’hominidés jusqu’alors inconnue, baptisée « homme de Denisova ». On a ensuite découvert avec stupéfaction que ces Dénisoviens sont réellement nos ancêtres : des traces de leur ADN se retrouvent aujourd’hui dans les populations d’Asie et d’Océanie.

Autre révélation : l’homme de Néandertal, qui a dominé le monde avant de s’éteindre il y a 30 000 ans, fait aussi partie de la famille. Il a frayé avec nos ancêtres, si bien que les humains d’origine européenne et asiatique comptent entre 1 et 3 % de gènes néandertaliens. D’autres découvertes, notamment celle d’Homo naledi en 2015, ont chamboulé nos connaissances. Nouvelle espèce ? Variante d’Homo erectus ? Les anthropologues ne s’entendent plus.

7- LE MICROBIOTE

Les grandes découvertes ne se font pas toutes aux confins du cosmos. Les années 2010 sont celles où les scientifiques ont braqué les projecteurs sur nos propres entrailles. Ce qui les intéresse là : le microbiote, soit l’ensemble des micro-organismes qui vivent dans notre tube digestif. Ces bactéries, virus et autres organismes minuscules ne font pas que nous aider à digérer. Qualifié de « deuxième cerveau », notre système digestif compte aussi 100 millions de cellules nerveuses. Il libère des hormones dans notre sang, influençant nos émotions.

En 2018, on a même découvert qu’il communique directement avec le cerveau par des circuits neuronaux. De nombreuses études ont aussi montré que le microbiote fait partie intégrante de notre système immunitaire. En 2013, la première étude clinique a démontré l’efficacité des greffes fécales (oui, il s’agit bien de greffer les excréments d’une personne à une autre) contre les infections à C. difficile.

8- INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

Les travaux théoriques mijotent dans les laboratoires depuis les années 50, mais c’est vraiment dans les années 2010 que l’intelligence artificielle a livré ses premières véritables applications pratiques. Aujourd’hui, on peut parler à l’assistant vocal de son téléphone (Siri est apparu en 2011) ou à des haut-parleurs « intelligents » comme Google Home (commercialisé en 2016).

Les voitures qui se conduisent seules ne relèvent plus de la science-fiction, l’apprentissage profond aide les médecins à repérer des tumeurs cancéreuses sur des images médicales et les algorithmes d’intelligence artificielle sont utilisés en commerce électronique pour personnaliser les produits qui nous sont proposés. Avec des chercheurs de calibre mondial comme Yoshua Bengio et Joëlle Pineau, des laboratoires autant universitaires que privés et des entreprises locales comme Element AI, le Québec est à l’avant-scène de cette révolution qui promet de se poursuivre pendant la prochaine décennie.

9- TRAPPIST-1

Sept planètes d’une taille similaire celle de la Terre, dont trois situées dans la zone habitable, qui tournent autour de la même étoile. En 2015 et 2016, la description de TRAPPIST-1, un véritable système planétaire situé à 40 années-lumière de la Terre, a enflammé l’imagination. On a plus tard confirmé que ces planètes sont rocheuses et pourraient contenir de l’eau, ce qui laisse croire aux scientifiques que la vie y est possible.

La découverte illustre à quel point la découverte des exoplanètes a explosé au cours de la dernière décennie. Alors que la première confirmation de la détection d’une exoplanète est survenue en 1995, on connaît aujourd’hui plus de 4000 de ces objets. On sait que les étoiles qui comptent des planètes ne sont pas l’exception, mais bien la règle. À l’Université de Montréal, l’Institut de recherche sur les exoplanètes joue un rôle de premier plan dans ces recherches. Prochain défi : scruter l’atmosphère de ces mondes éloignés pour y trouver des signes de vie.

10- UN BÉBÉ À TROIS PARENTS

Un papa…et deux mamans. En 2016, on a appris l’existence d’un petit garçon à l’arbre généalogique bien particulier. Ses « vrais parents », un couple de Jordaniens, avaient déjà eu deux enfants morts en bas âge. La mère avait un problème avec ses mitochondries, les centrales énergétiques des cellules, qu’elle transmettait à sa descendance. Le médecin John Zhang, du centre de fertilité New Hope, à New York, a contourné le problème en utilisant l’ovule d’une donneuse dans lequel il a transféré le noyau de la « vraie » maman. Il a ensuite fertilité cet ovule hybride avec un spermatozoïde du père.

L’exploit technique a soulevé un tollé, les bioéthiciens soulignant les effets inconnus de telles manipulations et le fait qu’elles aient été faites au Mexique pour échapper à la loi américaine. La percée montre que les avancées dans les nouvelles techniques de reproduction se font parfois plus rapidement que les réflexions éthiques sur leur pertinence.

SYLVAIN MOINEAU : LE QUÉBÉCOIS DERRIÈRE CRISPR

Déclencher une révolution génétique en scrutant… un fromage. C’est ce qui est arrivé au Québécois Sylvain Moineau, qui a décrit le mécanisme CRISPR-Cas9 avant qu’il soit utilisé pour remodeler l’ADN des êtres vivants. Entretien avec un homme qui admet ne pas avoir vu venir les bouleversements qu’il allait entraîner… mais qui n’a aucun regret.

À l’Université Harvard, le généticien George Church veut utiliser CRISPR-Cas9 pour ressusciter le mammouth. En Chine, une équipe a fait naître des jumelles génétiquement modifiées grâce à cette technique, soulevant un tollé. Partout dans le monde, des chercheurs manipulent cet outil pour tenter d’enrayer le cancer, le VIH et la malaria.

« C’est incroyable, ce qui se passe ! On est loin du fromage, je vais vous le dire ! », lance Sylvain Moineau, professeur de biochimie à l’Université Laval.

Parce que tout a commencé avec du fromage (et un peu de yogourt). Au milieu des années 2000, Sylvain Moineau travaille sur la biochimie des aliments. Il sait que les bactéries qu’on ajoute au lait pour en faire du fromage ou du yogourt sont souvent attaquées par des bactériophages – des virus qui s’en prennent aux bactéries.

Mais certaines bactéries, comme les Gaulois du village d’Astérix, résistent à ces attaquants naturellement présents dans le lait. Sylvain Moineau est intrigué. « On a isolé ces bactéries résistantes et on les a étudiées. Et on a réalisé que ce qu’elles faisaient ne correspondait à aucun mécanisme connu », raconte le microbiologiste.

QUAND LES BACTÉRIES CONTRE-ATTAQUENT

Les chercheurs finissent par percer leur secret. Et il est ahurissant. Les bactéries résistantes aux bactériophages ne font pas que se protéger contre leurs ennemis : elles contre-attaquent, et de façon particulièrement habile. Quand un virus tente d’infecter une telle bactérie, cette dernière coupe un morceau d’ADN de son assaillant. Le virus en meurt, mais la bactérie ne s’arrête pas là. Elle intègre ensuite le bout d’ADN de son ennemi dans son propre génome, où il sert à reconnaître les futurs agresseurs.

Le bout d’ADN est emmagasiné dans une partie du génome de la bactérie appelé CRISPR – un acronyme anglais qui signifie Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats, ou « courtes répétitions palindromiques groupées et régulièrement espacées ». On peut voir CRISPR comme une commode munie de tiroirs dans lesquels la bactérie range les bouts d’ADN arrachés à ses ennemis.

La bactérie utilise ensuite le contenu de cette commode pour produire deux choses : des molécules d’ARN qui servent de GPS et une protéine, appelée Cas9, qui sert de ciseaux. Quand un nouveau virus se présente, l’ARN repère la séquence d’ADN à couper, et Cas9 la sectionne.

« Je suis encore émerveillé par ça, raconte Sylvain Moineau. Je dis parfois aux jeunes : je ne sais pas pourquoi vous êtes en science, mais regardez ça. Une bactérie qui va chercher un morceau d’un virus qui l’infecte, qui rentre ça dans son CRISPR, qui produit une protéine… Wow ! L’émerveillement par rapport à la science, si tu ne le vois pas dans ça, change de job ! »

Ce mécanisme complexe est décrit dans deux articles publiés par Sylvain Moineau et ses collaborateurs dans les deux revues les plus prestigieuses du monde scientifique. Le premier paraît dans Science en 2007 ; le deuxième, dans Nature en 2010.

LA RÉVOLUTION

Dire que les publications de Sylvain Moineau font du bruit est un euphémisme. Dès 2011, des chercheurs montrent que la technique CRISPR-Cas9 peut être transférée dans d’autres types de bactéries. On découvre ensuite qu’il est possible de remplacer les bouts d’ADN coupés par d’autres séquences, ce qui ouvre la porte à un véritable système de « couper-coller ». Savoir qui sont les premiers à proposer de l’utiliser pour éditer le génome fait l’objet d’une bataille épique entre l’Université Berkeley et l’Université Harvard, qui se battent en cour depuis des années sur des questions de propriété intellectuelle.

Sylvain Moineau, de son côté, avoue ne pas avoir venu venir les choses.

« On savait que c’était super intéressant. Mais penser à ce qu’on voit aujourd’hui, c’est à un autre niveau. On n’avait jamais pensé ça. »

— Sylvain Moineau, professeur de biochimie à l’Université Laval

« En 2010, quand on a commencé à comprendre que ça coupait l’ADN, c’est sûr qu’on commençait à penser à des applications, continue le chercheur. Mais le côté portable de la technologie – penser qu’on pouvait mettre ça dans les cellules humaines, dans les plantes, dans les levures, dans les insectes… Ça, honnêtement, je ne pensais pas que ça pouvait se faire aussi facilement. »

N’allez pas croire que Sylvain Moineau s’en veut d’avoir lancé une révolution qui a été reprise par d’autres.

« Je n’ai pas de regrets. Je dors très bien la nuit ! lance-t-il. C’est ça, la recherche fondamentale. Tu ne peux jamais prévoir ce que vont amener tes découvertes. Il y a des gens qui ont pris une portion de ce qu’on avait fait, ils en ont fait un outil incroyable, puis d’autres l’ont repris et l’ont confirmé… »

Sylvain Moineau figure aujourd’hui sur la liste des scientifiques les plus cités de la planète. Il est notamment officier de l’Ordre national du Québec et du Canada. Il a reçu le prix Marie-Victorin et la médaille Flavelle de la Société royale du Canada. Considérant la révolution qu’il a contribué à lancer, croit-il avoir obtenu toute la reconnaissance qu’il mérite par rapport à des scientifiques comme Jennifer Doudna, Emmanuelle Charpentier ou Feng Zhang, dont les noms sont invariablement associés à CRISPR ?

« Ouf… je pense que je ne suis pas trop à l’aise de parler de ça. On ne fait pas ça pour ça. Moi, l’important, c’est d’avoir du plaisir et d’aimer ce que je fais. Ça fait plus de 20 ans que je suis à l’Université Laval et je peux vous garantir que je tripe toujours autant », répond-il, insistant très fort pour qu’on écrive que toute son équipe participe aux recherches.

Sylvain Moineau continue de se pencher sur la guerre que se livrent les virus et les bactéries. Il a découvert récemment que les virus peuvent produire des protéines capables de bloquer les protéines Cas9 des bactéries – un genre de bouclier anti-CRISPR. Le microbiologiste pense qu’on pourrait les utiliser pour régler l’un des principaux problèmes de CRISPR-Cas9 : il arrive que le système coupe l’ADN au mauvais endroit, créant toutes sortes de problèmes.

« On peut penser à un interrupteur qui dirait : là, je veux que tu coupes, et là, je veux que tu arrêtes. Et cette fois, on a protégé la propriété intellectuelle. On a appris un peu, quand même ! », lance le chercheur.

Entre-temps, il utilise lui-même CRISPR-Cas9 comme outil de laboratoire pour manipuler les virus et les bactéries. Et regarde les progrès faits par la technique avec optimisme, malgré les problèmes éthiques qu’elle soulève. Il souligne que He Jiankui, le chercheur chinois qui a utilisé CRISPR-Cas9 pour faire naître des jumelles supposément immunisées contre le VIH, a soulevé un tollé bien mérité.

« Ç’a été décrié par tout le monde, la carrière scientifique du chercheur est finie, souligne Sylvain Moineau. Je suis très rassuré par cette réaction. Des terroristes scientifiques, je ne dis pas qu’il ne peut pas y en avoir, mais les gens ne peuvent pas faire ça dans leur garage non plus. Ça prend des outils, des connaissances, des moyens. De mon côté, je suis positif de nature. CRISPR ne me fait pas peur. »