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Voici le premier conte de Noël de 2023. Spécialement pour les petits au cœur d’ange…
Au commencement de cet hiver-là, madame Titite et son mari avaient réussi à s’introduire, pendant la nuit, à l’intérieur d’une école par une porte donnant dans la cour de récréation. Le concierge l’avait par mégarde laissée entrouverte. Le papa et la maman souris étaient bien contents d’avoir enfin trouvé un abri pour leurs petits qui allaient naître bientôt. L’hiver arrivait à grands pas, et madame Titite ne se voyait pas mettre ses bébés au monde dehors, à la belle étoile, par un soir de grand froid ou de tempête.
Certains de ne pas être dérangés, ils s’installèrent donc au sous-sol de l’école, bien au chaud parmi les boîtes de carton vidées de leurs décorations de Noël et entassées dans un coin. Monsieur Titite grugea un grand trou dans l’une des boîtes tandis que madame Titite mâchouilla du papier pour l’entasser au fond afin de former un nid douillet.
Six petites souris vinrent au monde quelques semaines plus tard. Elles étaient adorables avec leurs museaux blancs comme celui de leur mère et leur petite queue en forme de virgule comme celle de leur père. Leurs parents s’en montraient très fiers et prenaient grand soin de ces mignonnes petites bêtes déjà grouillantes et pleines de vie.
Chaque jour après quatre heures, une fois que les élèves avaient quitté l’école et que la directrice avait fermé à clé la grande porte d’entrée, toute la famille de souris montait se nourrir à la cafétéria. Les petits bébés souris aimaient bien téter leur mère, mail ils adoraient aussi les restes de repas que les enfants laissaient sous les tables et les chaises après l’heure du midi.
Monsieur le concierge ne venant balayer et faire le ménage qu’en soirée, les souris avaient tout leur temps pour avaler les miettes et les morceaux de sandwiches tombés par terre. Les poubelles aussi regorgeaient de fruits et de légumes scrupuleusement emballés par les mamans et délaissés par les enfants. Les souris s’en délectaient. Miam ! Miam ! Que c’était bon, les bouts de carottes, les concombres et les poivrons verts dont les élèves n’avaient pas voulu ! Après son festin, la petite famille Titite redescendait au sous-sol à la première alerte et au premier bruit.
Le drame débuta le 21 décembre, au moment où le concierge ferma définitivement l’école toute propre pour les vacances de Noël. Finis le brouhaha dans les corridors, le va-et-vient des élèves, le glissement des chaises sur les planchers. Plus de craquements, plus de sacs d’école qu’on laisse tomber par terre, plus d’enfants dans le vestiaire qui s’habillent pour aller jouer dehors. Et… plus de restes de repas ni de miettes à la cafétéria pour les souris ! Rien ! Il ne restait plus rien que le silence effrayant, dans toute la bâtisse.
Monsieur et madame Titite ne comprenaient pas ce qui se passait, ni pourquoi personne ne venait plus à l’école. Les bébés souris braillaient toute la journée, ils allaient sûrement mourir de faim… Un bon matin, monsieur Titite, désespéré, partit à la recherche de nourriture.
– Je vous promets de trouver quelque chose, mes amours. Ne vous inquiétez pas.
À vrai dire, il n’y croyait guère. Il commença par faire le tour des portes de l’édifice : toutes étaient fermées à clé. Il pensa aux soupiraux et aux bouches d’aération. Tout était fermé ou bloqué par des bancs de neige. Pas moyen de sortir de cette satanée d’école ! Il se dirigea alors vers le bureau de la secrétaire. Il savait qu’elle gardait des chocolats dans un tiroir de son bureau, car elle en offrait parfois au professeur d’éducation physique, en fin d’après-midi, quand tout le monde était parti. Peut-être monsieur Titite pourrait-il atteindre le tiroir en grimpant à l’arrière du bureau ? Hélas ! la boîte de chocolats avait disparu.
Il alla ensuite fouiner dans la salle des professeurs, dans la bibliothèque, dans le local de l’infirmière, de la psychologue, de l’orthopédagogue. Il fouilla dans toutes les remises, les armoires, les fonds de vestiaire. Mais il ne dénicha aucune trace de nourriture.
Le pauvre papa souris ne put s’empêcher de se frotter les moustaches en retenant ses larmes. Sa famille allait mourir de faim dans peu de temps s’il ne trouvait pas de solution… Triste et découragé, il tournait en rond dans le corridor du deuxième étage, n’ayant pas le courage de redescendre au sous-sol annoncer la mauvaise nouvelle à sa femme.
Soudain, il s’arrêta net, le souffle coupé, devant la porte d’une classe légèrement entrouverte. Ah ! Quelqu’un avait-il oublié de refermer la porte de la troisième année ? Il avança prudemment, à petits pas. C’était là sa dernière chance. Qui sait si un élève n’avait pas laissé traîner un peu de nourriture dans son pupitre ? Une tablette de chocolat ou un sac de biscuits, peut-être ? Ce serait mieux que rien. Silencieusement, il fit une prière, le cœur serré : « Mon Dieu, aide-moi ! Sauve mes enfants ! »
Il fit le tour de chacun des pupitres et de chaque siège, il examina attentivement le bureau de l’institutrice, chacune des armoires, chaque rayon de l’étagère. Il longea le tableau, scruta la bibliothèque, mais en vain. Monsieur Titite ne trouva rien.

Il allait quitter les lieux, la tête basse, lorsqu’il aperçut, dans un coin de la classe, monté sur une petite table, un magnifique, un mirifique, un merveilleux sapin de Noël tout décoré. L’institutrice et ses élèves y avaient placé dessous des bonbons des toutes les formes. Des bonbons ! Le papa souris se mit à rire en se frottant les oreilles.
– Sapristi ! s’écria-t-il, j’avais oublié que c’était Noël !
Émerveillé, il découvrit sous l’arbre des guirlandes de réglisse, des cannes de bonbons, des clochettes en pâte d’amande, des étoiles en pain d’épices, des boules de sucre. Monsieur Titite n’en croyait pas ses yeux. Son museau et ses babines se mirent à trembler de soulagement et de bonheur. Sa famille était sauvée !
Il tomba sur le dos et remercia le ciel. « Ah ! merci, mon Dieu, merci ! Mes enfants vont survivre ! » Trop pressé d’aller chercher sa famille endormie au sous-sol, il ne vit pas le sourire du petit Jésus de la crèche placée sous l’arbre et il ne devina jamais que c’était lui qui avait miraculeusement entrouvert la porte de la classe. Une fois en bas, le papa souris réveilla toute la famille.

– Venez vite, c’est Noël, c’est Noël ! Un miracle est arrivé ! J’ai trouvé de quoi manger !
Les bébés se jetèrent sur la nourriture comme des affamés. Enfin, enfin ! Ils avaient quelque chose à se mettre sous la dent ! Et pas n’importe quoi ! Que des friandises ! Miam ! Miam ! Ils n’arrêtaient pas de se lécher les babines.
À la fin des vacances de Noël, quand les élèves revinrent à l’école, on se demanda bien qui avait pu grignoter ainsi toutes les décorations du sapin dans la classe de mademoiselle L’Espérance. Puis, on défit l’arbre et on l’oublia.
Le concierge descendit les autres décorations de Noël au sous-sol, et par un pur hasard, il rangea le petit Jésus de cire dans la boîte qui servait de nid à la famille Titite. Cachées derrière une poutre, les souris se gardèrent bien de bouger et de montrer le bout du museau tant que l’homme ne fut pas remonté à l’étage.
C’est ainsi que, sans que personne ne s’en doute dans l’école, les bébés de la famille Titite continuèrent de grandir en allant se nourrir des miettes tombées sur le plancher de la cafétéria et en dormant bien au chaud, blottis contre le petit Jésus de cire de la crèche de Noël.
Contes de Noël pour les petits et les grands, de Micheline Duff, Éditions Québec Amérique 2012.
337e jour de l’année
Dimanche, 3 décembre 2023
On célèbre aujourd’hui…
LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR LES PERSONNES HANDICAPÉES

En mémoire de…
ANDRÉ GAGNON 1936-2020 – Pianiste québécois de réputation internationale.

Une année de plus sur le chemin de la vie pour…
Diane Fleury
Bon anniversaire !
Décompte…

NOËL : 22 NOUVEL AN : 29
Pensée et citation du jour…
Le malheur peut être transformé en bonheur tonique en changeant notre attitude mentale.
William James
Ça s’est passé un 3 décembre…
(1917) Un premier train traverse sans encombre la structure dont la construction avait débuté en 1900, et qui a été la scène de deux effondrements en 1907 et en 1916. Il s’agit du plus long pont de ce genre au monde et il l’est toujours. Le pont était terminé depuis le 20 septembre. Une fois le travail exécuté, des bateaux situés à proximité de ce que les journalistes appellent la «huitième merveille du monde» font entendre leurs sifflets.
Un premier train à marchandises, propriété du Transcontinental, passera sur le pont de Québec le 3 décembre 1917. On prévoit que d’ici quelques semaines ce sera au tour d’un train à passagers de circuler sur la nouvelle structure. Il faudra toutefois attendre le 22 septembre 1929 avant que le pont de Québec ne soit finalement ouvert aux automobiles.
(1936) La première caisse populaire francophone à voir le jour au Nouveau-Brunswick a été fondée au village de Richibouctou en août 1916, mais l’entreprise a connu peu de succès. C’est en décembre 1936 qu’a été fondée la plus ancienne caisse populaire à faire partie de la Fédération des caisses populaires acadiennes, soit la Caisse populaire de Petit-Rocher.
(1995) Une bombe ébranle le vénérable Forum, alors que le directeur général du Canadien, Réjean Houle annonce que Patrick Roy est suspendu et qu’il tentera d’échanger le gardien de buts dans les plus brefs délais. Lors d’une désastreuse défaite de 11 à 1 contre Detroit la veille, Roy s’était adressé au président Ronald Corey, en passant devant l’entraîneur Mario Tremblay, pour lui annoncer qu’il venait de jouer son dernier match à Montréal.
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