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Opinion
J’ai à peu près tout entendu sur l’intervention du service des incendies de Montréal, vendredi dernier, en fermant quatre restaurants-terrasses dans le cadre des festivités du Grand-Prix de formule un. Malheureusement, au risque de vous décevoir, je suis la mouche sur le lait.

On a eu droit à toutes sortes de commentaires qui vont dans le sens du blâme envers les pompiers, mais les gens n’ont jamais vu la possibilité d’un drame horrible. Qui ne se souvient pas du tragique incendie du bar le Blue Bird qui avait 37 victimes le 1er septembre 1972 à Montréal ? Les lieux présentaient plusieurs anomalies, dont les portes de secours barrées. Une vraie trappe à feu, alors que c’était bondé. La panique s’est emparée rapidement des clients dont certains ont été piétinés à mort.

Presque 52 ans plus tard, personne n’a fait de corrélation !
Alors, comme je disais, personne, absolument personne n’a posé la question; « Et si un incendie s’était déclaré ? On aurait dit quoi ? On aurait condamné les teneurs du restaurant pour leur négligence ». C’est la raison principale de l’intervention des pompiers; la conformité aux règles.
Heureusement, il ne s’est rien passé. Excellente initiative des pompiers que je salue. La sécurité, ça n’a pas de prix. Un drame a peut-être été évité.
Vous êtes-vous déjà trouvé pris dans un soudain mouvement de foule ? Moi, oui, et au festival de jazz de Montréal à ses débuts. Une scène avait été érigée dans un coin où la possibilité de sortir d’une foule était quasiment impossible. Ce n’est pas long que la panique prend le dessus. Se faire piétiner est mortel.
On a entendu également des commentateurs dire que le fait de choisir le vendredi pour intervenir n’était pas l’idée du siècle. Au contraire, c’était LE moment, alors que c’est plein de monde à craquer et où le potentiel d’incidents graves était justement là. Pas le mercredi !
On connait tous la stratégie des restaurateurs lors d’événements spéciaux et à grand déploiement. Ils quadruplent les prix et ajoutent des tables pour accepter le plus de clients, au détriment de la sécurité. La priorité, c’est le cash, la manne !
Alors que nous étions en Floride en pleine période des Fêtes, il y a quelques années, nous étions un groupe de campeurs pour un repas de Noël dans un restaurant. Le restaurateur avait tellement ajouté de tables qu’à l’habitude, qu’il était hasardeux de se lever pour aller aux toilettes. C’était plein à craquer.
Pour revenus à la fermeture de certaines terrasses à Montréal, les pompiers sont intervenus au moment le plus risqué et, n’en déplaise aux clients, ils ont peut-être échappé à quelques chose qui aurait pu virer au drame.
Comme on dit, « Mieux vaut prévenir que guérir ». Ces restaurateurs viennent d’apprendre qu’on ne joue pas avec la sécurité des gens et que les normes établies sont non-négociables. Ils sont prévenus pour l’an prochain.
Il reste à connaître le post mortem de cet événement… On verra bien leur conclusion !