Dépassement de coûts : un incontournable

Politique

Les dépassements de coûts dans les projets gouvernementaux sont aussi normaux que le jour et la nuit.

À chaque fois que le gouvernement du Québec présente un projet, il est assez hypocrite pour mentir la population sur évaluation. À coup sûr, le montant prévu sera doublé, triplé, voire quadruplé.

Pourquoi ?

Pour faire avaler la pilule parce qu’il gèrent l’argent des autres. De plus, dans presque tous les cas, le début du projet est toujours reporté. Des années plus tard. Est-ce que vous êtes capable de dire avec certitude, le coût de votre loyer dans cinq ans ? C’est la même chose.

On nous bourre de mensonges.

On le voit avec SAAQClic, et le dossier de santé Québec (DSQ). Des projets qui s’éternisent. Pourquoi le gouvernement n’en tient pas compte et qu’il n’oblige pas les exécutants à donner une évaluation juste et au final ?

Tu soumissionnes sur un appel d’offre pour 50 millions $ aujourd’hui, sachant qu’à échéance, quelques années plus tard, le montant triplera. Donc, 150 millions $. Ces pseudos experts « professionnels » lancent des chiffres, comme ça, pour décrocher le contrat, et pour la suite c’est le bon citoyen qui fouille dans ses poches pour régler la note finale.

Lors d’une soumission, on devrait exiger de connaître le coût final du projet et tout dépassement de coût devrait être payé par le soumissionnaire.

Simple non ? Trop simple parce qu’en bout de ligne ils vont s’en tirer alors que le citoyen aura obligatoirement à régler la facture parce que mot imputabilité n’apparaît pas dans le dictionnaire gouvernemental.

Si on avait appliqué ce principe pour SAAQclic et le DSQ, on n’aurait pas de surprises. Parce que, jusqu’à preuve du contraire, ces « chanceux qui décrochent ces contrats » sont sensés être des experts en la matière, donc imputables.


Vous en pensez quoi ?