Trump… et on n’a encore rien vu.

On pense connaître Donald Trump et pourtant l’avenir nous réserve bien des surprises si on prend connaissance de l’article de Richard Martineau, du 14 octobre, dans le Journal de Montréal. Il traite de sa lecture du livre Fear : Trump in the White-House, écrit et publié récemment par le journaliste d’enquête Bob Woodward sur la présidence de Donald Trump. Et comme excellente nouvelle, les Éditions du Seuil, en France, ont obtenu les droits de traduction de ce livre choc, qui devrait paraître sous peu en français. Pour vous donner un avant-goût de son contenu, voici l’article de Richard Martineau.

PEUR BLEUE À LA MAISON BLANCHE Richard Martineau

Je suis en train de lire Fear, l’ouvrage du journaliste d’enquête Bob Woodward sur la présidence de Trump, et c’est pire que tout ce que j’imaginais.

Je savais que l’homme avait un comportement erratique… Mais à ce point-là ? Jamais.

ZÉRO EN ÉCONOMIE

Un exemple parmi tant d’autres… Vingt-deux jours après son élection, Donald Trump rencontre Gary Cohn, le grand patron de la banque d’investissements Goldman Sachs, pour parler d’économie avec lui.

(Ses rendez-vous ne durent jamais plus de 10 minutes, car après ce temps, il n’est plus capable de se concentrer. L’homme a la capacité de concentration d’un écureuil sur un « trip » de coke.)

Après trois minutes de conversation, Cohn se rend compte que le président des États-Unis ne sait pas comment l’économie fonctionne.

Il croit que le gouvernement peut imprimer de l’argent quand ça lui tente ! Il ignore qu’une loi empêche le gouvernement de creuser le déficit ! Il ne sait pas comment fonctionne la Réserve fédérale !

Cohn est abasourdi… Comment les républicains ont-ils pu choisir un tel ignare pour les diriger ? Leur parti n’est-il pas censé être le parti de l’économie ?

Après 10 minutes, Trump dit à Cohn : « J’aimerais que tu viennes travailler avec moi.

– À quel titre ? demande Cohn.

– Secrétaire de la défense.

– Non, répond Cohn (qui, en passant, n’a aucune expérience en la matière).

– Alors tu vas être Directeur du renseignement national (l’organisme qui supervise toutes les agences de renseignement, dont la puissante CIA).

– Pas intéressé.

– Ministre de l’Énergie ?

– Non.

– Tu sais quoi ? Je vais te nommer Secrétaire du Trésor ! J’ai déjà nommé un gars Secrétaire du Trésor, mais il n’est pas bon », lui lance Trump… alors que le gars en question (qui est blanc comme un drap) est assis à ses côtés !

Cohn refuse de nouveau.

« Pense au poste que tu veux, et contacte-moi, lui dit Trump. Je vais te le donner ! »

Cohn dit qu’il veut être à la tête du Conseil économique de la Maison-Blanche.

« Parfait, lui dit Trump. C’est à Toi ! »

UNE CATASTROPHE AMBULANTE

Une fois Cohn parti, un conseiller de Trump se tourne vers le président.

« Mais on ne peut pas nommer un homme à un poste aussi important juste après une conversation de 10 minutes, lui dit-il. Surtout un gars qui est un démocrate convaincu et qui a appuyé Hilary Clinton ! Il faut en discuter.

– Bof, lui répond le président. C’est fait, je l’ai embauché. Il va être bon ! »

Gary Cohn ne restera que 15 mois à son poste. Découragé par les décisions mal avisées du président (Trump voulait mettre fin à l’accord de libre-échange avec la Corée du Sud, ce qui aurait eu des conséquences catastrophiques pour les agents du contre-espionnage américains basés à Séoul et pour la sécurité des États-Unis), il démissionnera avec fracas.

Des anecdotes du genre, il y en a plein dans le livre.

Non seulement Trump n’écoute personne et ne cesse de changer d’idée, mais il ne sait pas comment fonctionne le gouvernement.

C’est bien beau, choisir quelqu’un qui est « hors du système ». Mais le gars doit savoir ce qu’il fait !

Un nouveau Québec prometteur

Très impressionnante l’assermentation des nouveaux ministres du gouvernement Legault, hier après-midi. Avec de nouveaux visages à ces postes prestigieux, exception faite de François Legault et Marguerite Blais qui ont déjà occupés de telles fonctions, on assistera assurément à un changement drastique de l’appareil gouvernemental québécois.

Curieusement et aimablement, j’ai senti beaucoup de similitudes avec le gouvernement de René Lévesque de 1976 et son renouveau historique. S’il fut LE meilleur gouvernement du dernier demi-siècle, j’ai la nette impression qu’on va revivre pareille renaissance.

Le discours de Legault m’a impressionné par sa sincérité à vouloir changer les choses. Avec fierté, il affirmait haut et fort ses priorités et surtout, de rappeler son intention de respecter ses engagements électoraux. Lorsqu’il a parlé de laïcité et de langue française, il a marqué des points bien sentis. Nationaliste, il réalise son rêve de toujours, de devenir premier ministre. Il a promis de gouverner un nouveau Québec qui évoluera dans le bon sens.

Son message à son Conseil des ministres de sortir et d’aller au-devant des Québécois, de les écouter, était sans équivoque et un rafraichissant indice de changement. J’ai un bon sentiment pour cette équipe, paritaire et pleine de gauchers, qui me semble dynamique.

Moment d’émotion, j’ai beaucoup apprécié lorsqu’il a laissé planer l’esprit de René Lévesque, notre héros commun, en citant haut et fort sa célèbre phrase; « Nous sommes quelque chose comme un grand peuple. »

Seul bémol; l’assermentation bilingue de la ministre de la région de Montréal, qui n’avait définitivement pas sa raison d’être, dans une région qui perd de plus en plus sa langue française qui, faut-il le rappeler, demeure LA SEULE langue officielle du Québec.

Je souhaite la meilleure des chances à cette équipe de novices qualifiés et prête à donner le meilleur d’elle-même afin d’amener le Québec à une prospérité inégalée. Avec la majorité que les Québécois leur ont donnée, tout est possible. Et souvenez vous qu’à compter de 1976, le gouvernement Lévesque avait tellement bien performé, que la population lui avait donné un second mandat consécutif.

La guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis

Alors que les relations commerciales du Canada avec son voisin les États-Unis ont toujours été au beau fixe, voilà que l’arrivée de Donald Trump vient jeter un pavé dans la mare. L’accord (AEUMC) tripartite, récemment intervenue entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, en sont une preuve éloquente. On constate que le Canada a dû faire des concessions, notamment sur la gestion de l’offre, au profit de l’industrie automobile de l’Ontario. Depuis, Donald Trump se bombe le torses, se pète les bretelles et soudainement nous aime… Il aurait dû faire du cinéma.

Juge Robert B. Meadows

Je ne connais pas le juge de la Cour de Floride Robert B. Meadows, mais un ami m’a fait parvenir le texte qui suit, apparemment écrit de sa main et qui exposait sa réaction face à cette situation d’exclure le Canada des échanges commerciaux avec les États-Unis. Donald Trump aurait dû s’en inspirer et revenir sur terre avec ses voisins nordiques. L’a-t-il fait ?

Voici la réaction du juge Robert B. Meadows.

« Avez-vous déjà pensé à la chance que nous avons les Américains d’avoir les voisins que nous avons ? Regardez dans le monde entier à qui certaines personnes ont été confrontées au cours des cinquante dernières années :

Corée du Nord / Corée du Sud

Allemagne de l’Ouest / Allemagne de l’Est

Grèce / Turquie

Iran / Irak

Israël / Palestine

Inde / Pakistan

Chine / Russie

Nous avons le Canada ! Oui, le Canada. Un voisin aussi inoffensif que vous ne pourriez jamais espérer. En dépit de tous nos vœux d’exceptionnalisme américain et de chants d’Amérique d’abord, ils sourient, font leur travail et s’occupent de leurs affaires. Ils sont en moyenne plus scolarisés que chez nous, ont un niveau de vie plus élevé, des soins de santé gratuits et presque aucun problème d’armes à feu. Ils traitent les immigrants avec respect et ont déjà accueilli plus de 35 000 Syriens au cours des deux dernières années.

Ils sont avec nous à l’OTAN, ils se sont battus à nos côtés pendant la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale, la Corée, la guerre du Golfe, la guerre de Bosnie, l’Afghanistan, la guerre du Kosovo et sont venus à notre défense après le 11 septembre. Il y a eu cette époque où le Canada a même contribué à l’une de nos guerres : le Vietnam. Il s’est avéré être un bon soutient.

Ils sont des consommateurs réguliers d’importations américaines, d’exportateurs fiables de métaux et de produits pétroliers (ils sont le plus gros importateur de produits américains des 37 États) et se sont associés à la NASA dans nos missions spatiales.

Le 11 septembre, de nombreux avions ont été détournés vers Terre-Neuve, une province insulaire située au large de la côte est du Canada, où des Américains ont été hébergés chez des gens pendant deux semaines et traités comme des rois. En contrepartie de leur hospitalité, cette administration Trump a imposé un droit de douane de 20% sur les produits de la seule usine de papier de Terre-Neuve, menaçant ainsi sa survie.

Et qu’est-ce que les Canadiens attendent de nous en retour ? Être respecté pour qui et ce qu’ils sont : des Canadiens.

C’est ce que j’appelle un bon voisin.

Mais le « roi du chaos » ne pouvait pas juste les respecter. Se fondant sur ses illusions de victime perpétuelle, il a déclaré la guerre économique au Canada. Sur le CANADA seul ! Et il l’a fait en se basant sur le fait que le Canada représente un risque pour la sécurité nationale des États-Unis ! Sans aucune raison, à part les voix dans sa tête qui lui ont dit que c’était une guerre qu’il pouvait gagner. Alors pourquoi ne pas le faire, n’est-ce pas ?

Trump est allé de l’avant et a imposé ses tarifs sur l’aluminium et l’acier, même si nous avons un excédent commercial avec le Canada sur ces produits ! Trudeau a riposté de même nature. Et maintenant, ce matin, la Maison-Blanche prépare une nouvelle vague de tarifs en représailles aux représailles de Trudeau. Cette fois, il menace un tarif sur les automobiles même si 70% de leurs composants proviennent des États-Unis ! C’est juste une riposte temporaire, non ?

À l’exception de ce sourire sur le visage de Vladimir au Kremlin, le pacte de paix de l’OTAN se détruit chaque jour un peu plus.

Encore une fois, nous parlons du Canada. Notre plus proche allié, notre ami, et nos voisins.

Au nom d’une nation très embarrassée, peuple du Canada, je m’excuse pour cette attaque idiote et totalement inutile. Veuillez laisser nos liens ouverts. Nous, les gens de la persuasion progressive, sommes avec vous. »

Merci M, le juge !

Un tsunami caquiste a déferlé sur le Québec

Alors que tous les experts politiques prévoyaient un gouvernement minoritaire caquiste ou libéral, c’est plutôt un tsunami caquiste qui a déferlé hier sur le Québec avec une majorité de 74 députés contre, 32 libéraux, 10 solidaires et 9 péquistes. La dernière vague aussi importante était survenue en 1976 lors de la première élection du gouvernement Lévesque.

La démocratie s’est exercée et le peuple a décidé ! La vraie raison de cette vague est-elle de vouloir un nouveau gouvernement ou de jeter dehors les Libéraux ? À vous de choisir.

La soirée nous a révélé bien des surprises et des grosses pointures ont subi la défaite. Si les caquistes comme les solidaires avaient des raisons de festoyer, on ne peut en dire autant du Parti québécois qui a perdu son chef et député. Jean-François Lisée a accepté le blâme pour la cuisante défaite. C’est très révélateur de l’abandon de l’option souverainiste pour cette élection. L’article 1 du PQ est sa raison d’exister et le fait de l’avoir passé sous le tapis pour ce scrutin, a été une grosse erreur. Un rêve à moitié réalisé.

Quand on constate les gains importants de Québec solidaire, cette formation nationaliste, en termes de députation, on voit bien que l’option de l’indépendance est en train de reprendre un second souffle. Dorénavant, les forces en présences seront, deux partis fédéralistes et deux partis indépendantistes. Une nouvelle réalité. Manon a livré le meilleur discours en milieu de soirée, devant ses militants.

Quant à Philippe Couillard, son discours de la défaite sonnait très amer. Sa réflexion sur son avenir politique en disait long sur ses lendemains politiques. Je crois qu’il se retirera. Gaétan Barrette, de son côté, doit se sentir bien seul, ce ministre qu’on n’a à peu près pas vu de la campagne. Comme si son image de ministre ne passait plus.

Autre amère défaite est que ni Québec solidaire, ni le Parti québécois, ne seront reconnus à l’assemblée nationale, n’ayant pas atteint 20% du vote ou les 12 députés requis. C’est malheureux ! Cependant, deux courses à la chefferie pourraient occuper les prochains mois.

L’euphorie passée, la CAQ devra se mettre au travail rapidement pour mettre en place son programme. La maternelle 4 ans, les CHSLD, la santé, l’éducation, et la diminution des salaires des médecins spécialistes… Vous vous souvenez des promesses ? Et finalement, avec l’entente AEUMC de l’ami Donald, rendue publique la veille du scrutin, Ça fait beaucoup de promesses à réaliser. Vite au travail.

Dernière aberration, seulement 66% des électeurs ont exercé leur droit de vote. Incompréhensible !

Moi aussi je vote PQ, et depuis toujours

Aujourd’hui, jour d’élections générales au Québec, seul un tremblement de terre me fera sortir de mon salon en soirée. Et j’ai déjà voté PQ par anticipation. Je reste fidèle à mon héros « Ti-Poil » qui ne s’offusquera pas de là-haut, que je le nomme par cet affectueux sobriquet.

Une grosse déception cependant : que le PQ ait mis de côté la souveraineté. Personnellement, je crois que ce fut une erreur monumentale. C’est l’article un de ce parti qui a voté les plus belles lois sociales du Québec moderne. C’est sa raison d’être en vie et de respirer.

Ceci étant dit, Joseph Facal, dans son papier d’à peine deux jours dans les pages du Journal de Montréal, a très bien résumé mon point de vue. Alors aussi bien profiter de sa belle plume pour vous partager son analyse.

MON VOTE Joseph Facal

Pour qui devriez-vous voter ?

Vous voterez pour qui vous voudrez.

Pierre Péladeau trouvait condescendant que tout un journal, qui n’est pas un parti politique, dise aux gens, comme un curé du haut de sa chaire, comment ils devraient se comporter.

Un chroniqueur, lui, parle en son nom personnel. Il est même payé pour se mouiller, pas pour seulement analyser.

À plus forte raison, me semble-t-il, si ce chroniqueur a jadis été député et ministre. Quoi, le gars s’est jadis engagé et, aujourd’hui, il jouerait les Ponce Pilate ? Je me mouille donc.

POUR QUI ?

En tout respect, j’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup de difficulté à comprendre comment un francophone pourrait voter pour le PLQ en 2018.

Je comprendrais un vote pour le PLQ si un fédéraliste veut faire échec à la possibilité d’un référendum sur la souveraineté, car être fédéraliste n’est pas une option honteuse.

Cette possibilité n’existe pas cette année.

Une victoire libérale majoritaire nous mènerait à près de 19 années quasi consécutives de pouvoir par un parti largement coupé de la majorité historique du Québec et maintenu à flot par les minorités ethniques.

C’est malsain, tout simplement.

Si Ottawa avait voulu concocter un plan machiavélique pour aider le PLQ, il n’aurait pu trouver mieux que de voir apparaître Québec solidaire, cadeau du ciel pour les fédéralistes.

Si vous n’avez pas compris cela, vous partez de très loin.

Plusieurs nationalistes voteront pour la CAQ parce que seule la CAQ peut nous débarrasser du PLQ.

Ce pragmatisme n’est pas déshonorant.

Plusieurs parmi eux sont des souverainistes qui pensent que la souveraineté ne verra jamais le jour.

Je ne peux leur opposer que la toute petite flamme d’un espoir qui refuse de mourir.

Il reste le PQ. On peut lui faire des tas de reproches justifiés.

Il aurait dû dénoncer QS dès que ses négociateurs ont renié leur signature, pas à deux semaines du vote. Personne n’a plus contribué à légitimer QS que le PQ.

Il a laissé la CAQ grandir parce qu’il ne fallait pas se salir les mains en fréquentant ces galeux de droite.

AVENIR

La CAQ a pour slogan : « Maintenant. » Et si le souci de l’immédiat compromettait irrémédiablement l’avenir ?

Au début, la CAQ laissait ouverte la question nationale. Elle est aujourd’hui aussi fédéraliste que le PLQ.

Or, la démographie fera que le Québec perdra inexorablement de l’influence au Canada.

Certes, les Québécois ont rejeté deux fois l’indépendance. Mais l’indépendance doit demeurer une sortie de secours possible si jamais, un jour, nous parvenions à la conclusion qu’il vaut mieux ne pas devenir des Acadiens.

Voulons-nous enterrer cette possibilité ? Voulons-nous jeter cette clé à la mer ?

Un sursaut du PQ pourrait-il aider le PLQ ? Entre deux risques, je choisis le moindre.

Je voterai PQ.

Achetez ici !

« Prenez le temps de lire les étiquettes » !

Une sauterelle sur une voie ferrée ne serait pas capable de ralentir un train mais un milliard d’entre elles le pourraient. Avec cette pensée en tête, lisez ce qui suit, évidemment écrit par un Canadien patriotique…

Magasinant chez Lowe’s l’autre jour, je cherchais un boyau d’arrosage pour le jardin, j’ai alors remarqué que ceux qu’ils offraient étaient tous fabriqués en Chine. Le lendemain, j’étais chez Home Depot et par plaisir j’ai vérifié leurs boyaux d’arrosage, ils ont tous été fabriqués au Canada !

Commencez à chercher…

Dans notre situation économique actuelle, chaque petite chose que nous faisons ou achetons affecte quelqu’un d’autre, même leur emploi.

Une citation émanant d’un consommateur: « Mon petit-fils aime les bonbons Hershey. J’ai remarqué, cependant, qu’ils sont marqués fabriqués au Mexique maintenant, au lieu de Smiths Falls, en Ontario ».

Mon dentifrice préféré, Colgate, est fabriqué au Mexique maintenant. Je suis passé à Crest, qui est fabriqué au Canada. Ce dernier week-end, j’étais chez Wal-Mart et j’avais besoin d’ampoules 60W. J’étais dans l’allée des ampoules, et juste à côté de la marque GE que j’ai l’habitude d’acheter, se trouvait une marque étiquetée, « Valeur Quotidienne ». J’ai ramassé les deux types d’ampoules et comparé les caractéristiques; elles étaient les mêmes, sauf pour le prix. Les ampoules GE étaient plus chères que la marque Valeur Quotidienne, mais la chose qui m’a surpris le plus a été le fait que GE est fabriqué au Mexique et la marque « Valeur Quotidienne », au Canada par une entreprise de l’Ontario.

Les produits Equate sont aussi fabriqués au Canada et ils sont très bons.

Juste pour en ajouter à mon expérience sur l’achat de « Fait au Canada ». Je voulais des champignons en conserve qui viennent du Canada et je n’en ai pas trouvé, alors je les achète frais. Mais récemment, j’ai trouvé des champignons Ravine, fabriqués au Canada avec une feuille d’érable rouge sur la boîte. Un peu plus cher, mais quand j’ai ouvert la boîte j’ai vu que les champignons ont vraiment l’air de vrais champignons et non pas de champignons qui semblent avoir été nettoyés dans l’eau de Javel.

Deux marques que je n’achète plus sont Del Monte et Dole pour les fruits en conserve. Del Monte est emballé au Taiwan et Dole est maintenant produit en Chine. Pourquoi devrions-nous payer pour leurs fruits lorsque nos producteurs se retrouvent avec des fruits qui pourrissent sur les arbres. E.D. Smith est toujours fabriqué au Canada… alors achetez-les. Au moins vous saurez ce qui en est et vous aurez un certain contrôle de la qualité.

Donc rejetez le mythe selon lequel vous ne pouvez pas trouver les produits d’usage courant fabriqués ici même. Le défi est vous commenciez à lire les étiquettes lorsque vous magasinez et vous inciter à acheter ce qui est fabriqué au Canada. Le travail que vous accomplirez pourrait sauver votre propre emploi ou celui de votre voisin ! Vos enfants et petits-enfants également.

Si vous acceptez de relever ce défi, parlez-en aussi à vos amis, votre famille et ceux qui sont importants pour vous, afin que collectivement, nous puissions tous commencer à acheter des produits canadiens, un article à la fois ! Cessez d’acheter des compagnies d’outre-mer ou USA ! Aidons ainsi nos concitoyens à conserver leur emploi et à créer plus d’emplois ici au Canada.

Si le président Trump insiste sur « Fabriqué en Amérique » comme politique, ce qui est louable de sa part, pour soutenir les travailleurs américains, nous devrions faire de même pour les Canadiens. Achetez canadien! Lisez les étiquettes. Soutenez les emplois canadiens.

Retour sur le dernier débat à TVA

Tout a été dit ou presque sur le dernier débat électoral de jeudi dernier à TVA. Presqu’à l’unanimité, les gens ont apprécié la performance de Manon Massé de Québec solidaire, le parti à trois chefs.

En feuilletant les journaux, j’ai trouvé charmante l’analyse de ce tiers de chef, faite par Richard Martineau dans les pages du Journal de Montréal d’hier. La naïveté des Québécois ne fait pas de doute et est très bien décrite. Nous sommes au Québec, une société distincte, faut-il le rappeler. Alors voici, pour votre bon plaisir, ce bijou de texte.

UNE FEMME DE « CŒUR » Richard Martineau

Vous songez à fonder ou à diriger un parti politique ?

Conseil d’ami : ne perdez pas de temps à rédiger un programme détaillé qui respecte un cadre financier crédible et réaliste. De toute façon les gens ne le liront pas. Contentez-vous de « parler avec votre cœur ». Au Québec, les électeurs adorent ça.

UNE FEMME AUTHENTIQUE

Regardez Manon Massé. Il aura suffi qu’elle ne se plante pas dans le Face-à-Face de jeudi pour que les gens qui n’ont jamais songé à voter Québec solidaire voient soudainement la lumière. Pourquoi?

Parce que Manon « est vraie ». Elle parle « avec son cœur ». Elle s’adresse « au vrai monde ». Elle est « authentique ». C’est bon, ça, être « authentique ». C’est le mot à la mode, la valeur montante. Dis des bêtises, mais dis-les de façon « authentique », et les gens n’y verront que du feu. Il y a quelques jours, Le Journal comptabilisait la valeur des promesses faites par les différents partis.

PLQ : 8,5 milliards. CAQ : 8,2 milliards, PQ : 8,2 milliards. Et QS : vingt-huit milliards de dollars.

Vingt-huit.

« Ce qu’il y a d’extraordinaire, avec le service public, c’est que les gens ne paient pas », a dit la porte-parole de QS, jeudi.

Pas étonnant que madame Massé sourie toujours : elle a trouvé la façon de faire pousser de l’argent dans les arbres. Et les gens la croient. Parce qu’elle est « vraie ».

UN UNIVERS PARALLÈLE

Qu’importe si Québec solidaire est un parti d’extrême gauche qui prône la nationalisation partielle du système bancaire, la nationalisation des mines, la nationalisation des forêts et la nationalisation des distributeurs d’internet.

Qu’importe si les membres du Parti communiste sont automatiquement membres de QS, et si le cadre financier de parti a été conçu par des elfes jaune banane dans un univers parallèle où les règles de base de l’économie ne s’appliquent pas.

L’important n’est pas que les licornes n’existent pas. L’important, c’est d’y croire de tout son « cœur ».

Qui a dit que les Québécois son cyniques ? Ils ne sont pas cyniques, ils sont naïfs, affreusement naïfs. Ils croient encore au père Noël et à un système public « gratuit » qui profite à tout le monde, mais que personne ne paie.

Vous en voulez des programmes gratuits ? En v’là ! Les dents, l’éducation, les garderies, le transport en commun, les lunettes, alouette ! Et comment on va payer tout ça ? Mais en faisant payer les riches, pardi !

Qu’importe si le Québec est riche en pauvres et pauvre en riches, cette phrase (surtout lorsqu’elle est prononcée par une « femme de cœur ») fait toujours vibrer la fibre rose bonbon du gentil Québécois.

L’ÉPOQUE POST-RÉELLE

Jean-François Lisée ne cesse de répéter que le cadre financier de son parti est le seul qui tienne compte des prévisions de la vérificatrice générale.

Quel homme dépassé !

Aujourd’hui, on se fout de la réalité, Monsieur Lisée.

Les faits, la vérité, tout ça, c’est démodé, archaïque.

L’important est de parler « vrai ». Avec son « cœur ». En regardant le « vrai » monde dans les yeux.

C’est seulement au Québec que ça se passe comme ça

Source : La Presse

Pour la première fois, un débat politique en anglais s’est tenu entre les 4 chefs. Autre signe de l’assimilation parlée. Pourquoi un débat en anglais ici au Québec, alors que le français est la langue officielle ? Est-ce que dans les autres provinces il se produit la même chose ? Lors d’élections en Ontario, ou dans toute autre province où les francophones sont en minorité, est-ce qu’un débat existe en français, sans une forte levée de boucliers ?

J’en doute fortement, à moins qu’on me prouve le contraire. « Ce qui est bon pour pitou, est bon pour minou ». En voilà une bonne raison de devenir souverain; on est définitivement une société distincte au Québec… comme le village d’Astérix enclavé dans une infinité de Romains.

Mathieu Bock-Côte en a fait son article dans les pages du Journal de Montréal d’hier. C’est ce que je vous propose aujourd’hui.

DES CITOYENS DE SECONDE ZONE ??? Mathieu Bock-Côté

Le débat des chefs en anglais de lundi n’aurait jamais dû avoir lieu. Sa simple tenue invalidait le principe qui veut que le français soit notre langue commune.

Nous pensions devenir un pays français. Nous redevenons plutôt une province bilingue.

DÉBAT

Mais je l’ai quand même écouté pour voir comment les chefs s’adressaient à la communauté anglophone. Ils avaient l’air d’un quatuor de colonisés sortant leur anglais du dimanche, ou alors s’excusant de baragouiner la langue des dominants.

Le moment fort de la soirée, cela a été quand Philippe Couillard s’est piteusement repenti d’avoir voté la motion condamnant le bonjour-hi à l’Assemblée nationale, comme s’il s’excusait à ses maîtres et jurait qu’il ne les défierait plus. C’est dans un moment comme celui-là qu’on comprend à qui obéit le PLQ.

Mais là où la coupe a débordé, c’est quand une des deux animatrices, avec des trémolos dans la voix, a présenté les Anglos comme des citoyens de seconde zone au Québec. Quoi ?! Il y a des limites à rire du monde.

Les Anglos, hier encore, dominaient le Québec à la manière d’une minorité coloniale convaincue de la légitimité de ses privilèges. Et s’ils ont dû s’adapter à la loi 101, c’est simplement parce qu’ils devaient tenir compte d’un nouveau rapport de force commandé par le nationalisme de la Révolution tranquille, aucunement parce qu’ils acceptaient d’évoluer dans une société fondamentalement francophone.

Redisons-le : jamais les droits des anglophones n’ont été menacés, et ils conservent de nombreux privilèges. Qu’on pense seulement à leurs institutions surfinancées par l’État québécois. Plus encore, ils demeurent la majorité politique à travers leur appartenance au Canada anglais, qui contrôle le gouvernement fédéral.

D’ailleurs, maintenant que l’indépendance est reportée à une date indéfinie, leurs anciens réflexes se réactivent et ils cherchent à restaurer leurs privilèges. Paradoxalement, ils le font en se présentant comme une minorité persécutée.

Ce débat en anglais n’était pas un grand moment démocratique, mais l’expression d’un rapport de force à l’avantage des anglophones les plus radicaux qui acceptent de moins en moins la primauté du français et veulent remettre le français et l’anglais sur le même pied.

En fait, il faut bien le dire, ce sont les Québécois francophones qui deviennent peu à peu étrangers dans leur propre pays. Nous devons toujours nous justifier d’exister.

On présente comme une pensée indécente le simple fait de vouloir assurer le poids démographique de la majorité francophone. On laisse croire que la maîtrise minimale des flux migratoires relève de l’intolérance. « Racisme systémique », « discrimination », « intolérance » : ces mots servent à faire notre procès.

Vouloir que le Québec reste le Québec, c’est-à-dire un pays de langue française et de culture québécoise, semble moralement irrecevable et politiquement réactionnaire.

INTOLÉRANCE

Nous, Québécois francophones, n’avons pas de pays, nous sommes traités comme une population résiduelle dans le Canada multiculturaliste et lorsque nous protestons contre cela, on nous accuse de suprémacisme ethnique.

Et pourtant, on parvient à nous faire croire que nous sommes un groupe intolérant à dompter. C’est fort de café.

Les chefs de parti connaissent-ils le Québec ?

Voici un test très intéressant de Vincent Brousseau-Pouliot publié dans La Presse+ du 25 août, alors qu’on demandait aux chefs de répondre et de nous renseigner sur leur degré de connaissance du Québec. Et vous, en connaissez-vous tout autant ? C’est ce que je vous propose aujourd’hui.

Ils aspirent tous à devenir premier ministre du Québec. Mais à quel point les chefs de parti connaissent-ils le Québec et son gouvernement ? Philippe Couillard (PLQ), Jean-François Lisée (PQ), François Legault (CAQ) et Manon Massé (QS) ont participé au quiz des chefs de La Presse. Testez-vous aussi vos connaissances, et comparez vos réponses avec les leurs. Bon quiz !

LES CHEFS

Philippe Couillard, chef du Parti libéral du Québec

Jean-François Lisée, chef du Parti québécois

François Legault, chef de la Coalition avenir Québec

Manon Massé, co-porte-parole de Québec solidaire

Note : Chaque question vaut quatre points. Les chefs ont répondu au quiz par écrit en présence du journaliste de La Presse. Les chefs ont répondu au quiz entre le 11 juillet et le 17 juillet dernier.

1. Combien coûte un laissez-passer mensuel de la Société de transport de Montréal au tarif ordinaire pour le mois de juillet 2018 ?

RÉPONSE : 85 $ / RÉPONSE ACCEPTÉE ENTRE 80 $ ET 90 $

Philippe Couillard : 85 $ (bonne réponse, 4 points)

Jean-François Lisée : 57 $ (mauvaise réponse, 0 point)

François Legault : 145 $ à partir de Longueuil (mauvaise réponse, 0 point)

Manon Massé : 89 $ (bonne réponse, 4 points)

2. Quelles sont les couleurs des lignes du métro de Montréal ?

RÉPONSE : LIGNES BLEUE, ORANGE, VERTE, JAUNE

Philippe Couillard : orange, jaune, bleue (mauvaise réponse, 0 point)

Jean-François Lisée : orange, verte, jaune (mauvaise réponse, 0 point)

François Legault : bleue, orange, jaune, verte (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : jaune, vert, orange, bleu (bonne réponse, 4 points)

3. Combien coûtait en moyenne un litre d’essence ordinaire au Québec en mai 2018 ? [Prix de détail moyen dans l’ensemble du Québec selon la Régie de l’énergie]

RÉPONSE : 1,38 $ LE LITRE / RÉPONSE ACCEPTÉE ENTRE 1,35 $ ET 1,41 $

Philippe Couillard : 1,40 $ (bonne réponse, 4 points)

Jean-François Lisée : 1,45 $ (mauvaise réponse, 0 point)

François Legault : 1,46 $ (mauvaise réponse, 0 point)

Manon Massé : 1,38 $ (bonne réponse, 4 points)

4. Combien coûtent deux litres de lait 2 % au Québec ? [Prix au détail]

RÉPONSE : FOURCHETTE ENTRE 3,34 $ ET 3,66 $ / RÉPONSE ACCEPTÉE ENTRE 3 $ ET 4 $

Philippe Couillard : 3,60 $ (bonne réponse, 4 points)

Jean-François Lisée : 4,25 $ (mauvaise réponse, 0 point)

François Legault : 3 $ (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : 3,50 $ (bonne réponse, 4 points)

5. Quel est le pourcentage d’immigrants au Québec ? [Selon Statistique Canada lors du recensement 2016/définition d’un immigrant : personne qui n’est pas née au Canada]

RÉPONSE : 13,7 % / RÉPONSE ACCEPTÉE ENTRE 10 % ET 17 %

Philippe Couillard : 20 % (mauvaise réponse, 0 point)

Jean-François Lisée : 18 % (mauvaise réponse, 0 point)

François Legault : 15 % (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : 18 % (mauvaise réponse, 0 point)

6. Quel est le pourcentage des Québécois dont la langue maternelle est le français ? [Incluant les Québécois qui ont plusieurs langues maternelles, selon Statistique Canada lors du recensement 2016]

RÉPONSE : 79 % / RÉPONSE ACCEPTÉE ENTRE 76 % ET 82 %

Philippe Couillard : 83 % (mauvaise réponse, 0 point)

Jean-François Lisée : 79 % (bonne réponse, 4 points)

François Legault : 81 % (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : 80 % (bonne réponse, 4 points)

7. Quel était le salaire moyen annuel des Québécois en 2017 ? [Rémunération annuelle des employés, selon l’Institut de la statistique du Québec]

RÉPONSE : 46 152 $ PAR AN / RÉPONSE ACCEPTÉE ENTRE 43 000 $ ET 49 000 $

Philippe Couillard : 40 000 $ (mauvaise réponse, 0 point)

Jean-François Lisée : 35 000 $ (mauvaise réponse, 0 point)

François Legault : 46 000 $ (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : 39 000 $ (mauvaise réponse, 0 point)

8. Quel pourcentage des Québécois vit sous le seuil de la pauvreté ? [Taux de faible revenu après impôts en 2015, selon l’Institut de la statistique du Québec]

RÉPONSE : 11,1 % / RÉPONSE ACCEPTÉE ENTRE 8 % ET 14 %

Philippe Couillard : 9 % (bonne réponse, 4 points)

Jean-François Lisée : 18 % (mauvaise réponse, 0 point)

François Legault : 15 % (mauvaise réponse, 0 point)

Manon Massé : 15 % (mauvaise réponse, 0 point)

9. Quel est le taux de diplômation des étudiants au secondaire au Québec ? [Cohorte 2009-10, diplôme ou première qualification après sept ans]

RÉPONSE : 80,1 % / RÉPONSE ACCEPTÉE ENTRE 77 % ET 83 %

Philippe Couillard : 75 % (mauvaise réponse, 0 point)

Jean-François Lisée : 64 % (mauvaise réponse, 0 point)

François Legault : 76 % (mauvaise réponse, 0 point)

Manon Massé : 80 % (bonne réponse, 4 points)

10. Quel est le pourcentage des élèves de niveau secondaire au Québec qui fréquentent un établissement d’enseignement privé ? [Année 2017-18]

Réponse : 21%. Réponse acceptée entre 18 % et 24 %

Philippe Couillard : 10 % (mauvaise réponse, 0 point)

Jean-François Lisée : 17 % (mauvaise réponse, 0 point)

François Legault : 18 % (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : 15 % (mauvaise réponse, 0 point)

11. Quel était le taux de chômage au Québec en juin 2018 ?

RÉPONSE : 5,4 % / RÉPONSE ACCEPTÉE ENTRE 5,1 % ET 5,7 %

Philippe Couillard : 5,4 % (bonne réponse, 4 points)

Jean-François Lisée : 5,29 % (bonne réponse, 4 points)

François Legault : 5,4 % (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : 6,1 % (mauvaise réponse, 0 point)

12. Quel est le salaire horaire minimum au Québec actuellement ?

RÉPONSE : 12 $ L’HEURE / RÉPONSE ACCEPTÉE ENTRE 11,75 $ ET 12,25 $ L’HEURE

Philippe Couillard : 12 $ (bonne réponse, 4 points)

Jean-François Lisée : 12 $ (bonne réponse, 4 points)

François Legault : 12 $ (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : 12 $ (bonne réponse, 4 points)

13. Quel est le budget du gouvernement du Québec ? [Revenus du gouvernement du Québec en 2018-19]

RÉPONSE : 109,6 MILLIARDS DE DOLLARS / RÉPONSE ACCEPTÉE ENTRE 100 ET 120 MILLIARDS

Philippe Couillard : 109 milliards (bonne réponse, 4 points)

Jean-François Lisée : 100 milliards (bonne réponse, 4 points)

François Legault : 109 milliards (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : 106 milliards (bonne réponse, 4 points)

14. Quel est le budget du gouvernement du Québec pour la santé et les services sociaux en 2018-19, en dollars ou en pourcentage des dépenses totales du gouvernement ?

RÉPONSE : 42,1 MILLIARDS OU 39 % DES DÉPENSES CONSOLIDÉES. RÉPONSE ACCEPTÉE : ENTRE 39 ET 45 MILLIARDS, ENTRE 36 % ET 41 % DES DÉPENSES DU GOUVERNEMENT

Philippe Couillard : 38,5 milliards (mauvaise réponse, 0 point)

Jean-François Lisée : 39 milliards (bonne réponse, 4 points)

François Legault : 42 milliards (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : 40 % des dépenses (bonne réponse, 4 points)

15. Quelle est la dette brute du gouvernement du Québec au 31 mars 2019, en dollars ou en pourcentage du PIB ?

RÉPONSE : 209,4 MILLIARDS OU 49,1 % DU PIB / RÉPONSE ACCEPTÉE : ENTRE 200 ET 220 MILLIARDS, ENTRE 47 % ET 52 % DU PIB

Philippe Couillard : 209,5 milliards (bonne réponse, 4 points)

Jean-François Lisée : 42 % (mauvaise réponse, 0 point)

François Legault : 209 milliards (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : 205,5 milliards (bonne réponse, 4 points)

16. Quelle est la rémunération moyenne d’un médecin spécialiste au Québec ? [Paiement clinique brut moyen en 2015-16, selon l’Institut canadien d’information sur la santé]

RÉPONSE : 403 537 $ / RÉPONSE ACCEPTÉE ENTRE 394 000 $ ET 414 000 $

Philippe Couillard : 400 000 $ (bonne réponse, 4 points)

Jean-François Lisée : 440 000 $ (mauvaise réponse, 0 point)

François Legault : 400 000 $ (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : 400 000 $ (bonne réponse, 4 points)

17. Quel astronaute québécois doit faire une mission dans l’espace et ainsi s’envoler vers la Station spatiale internationale en décembre prochain ?

Réponse : David Saint-Jacques

Philippe Couillard : St-Jacques (bonne réponse, 4 points)

Jean-François Lisée : [aucune réponse] (mauvaise réponse, 0 point)

François Legault : [aucune réponse] (mauvaise réponse, 0 point)

Manon Massé : [aucune réponse] (mauvaise réponse, 0 point)

18. Quelle patineuse de vitesse québécoise a remporté trois médailles aux Jeux olympiques de Pyeongchang et a été porte-drapeau du Canada lors des cérémonies de clôture ?

a) Marianne St-Gelais b) Kim Boutin c) Tessa Virtue d) Marie-Philip Poulin. Réponse : b) Kim Boutin

Philippe Couillard : b) Kim Boutin (bonne réponse, 4 points)

Jean-François Lisée : a) Marianne St-Gelais (mauvaise réponse, 0 point)

François Legault : b) Kim Boutin (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : a) Marianne St-Gelais (mauvaise réponse, 0 point)

19. Quel cinéaste québécois a réalisé les films Incendies et Blade Runner 2049 ?

Réponse : Denis Villeneuve

Philippe Couillard : Villeneuve (bonne réponse, 4 points)

Jean-François Lisée : Denis Villeneuve (bonne réponse, 4 points)

François Legault : Denis Villeneuve (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : Denis Villeneuve (bonne réponse, 4 points)

20. Quel juriste québécois est le juge en chef de la Cour suprême du Canada ?

Réponse : Richard Wagner

Philippe Couillard : Richard Wagner (bonne réponse, 4 points)

Jean-François Lisée : [aucune réponse] (mauvaise réponse, 0 point)

François Legault : Wagner (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : Richard Wagner (bonne réponse, 4 points)

21. Qui est le président de la France ?

Réponse : Emmanuel Macron

Philippe Couillard : Macron (bonne réponse, 4 points)

Jean-François Lisée : Emmanuel Macron (bonne réponse, 4 points)

François Legault : Emmanuel Macron (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : Emanuel Macron (bonne réponse, 4 points)

22. Qui sont les pays membres du G7 ?

Réponse : Canada, États-Unis, France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Japon

Philippe Couillard : Canada, USA, France, Italie, Royaume-Uni, Japon, Allemagne (bonne réponse, 4 points)

Jean-François Lisée : France, Allemagne, Canada, États-Unis, Royaume-Uni, Italie, Japon (bonne réponse, 4 points)

François Legault : États-Unis, Canada, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : France, Allemagne, États-Unis, Canada, Angleterre, Chine, Russie (mauvaise réponse, 0 point)

23. Nommez quatre des dix plus importants employeurs du secteur privé au Québec. [Nombre d’emplois au Québec selon le classement des employeurs du magazine Les Affaires]

Réponse : Desjardins, Sobeys/IGA, Metro, Weston/Provigo, Jean Coutu, McDonald du Canada, Banque Nationale, Walmart Canada, Bombardier, BCE/Bell

Philippe Couillard : Couche-Tard, CGI, Bombardier, Saputo (1 point)

Jean-François Lisée : Desjardins, Résolu, Rio Tinto, Bombardier (2 points)

François Legault : Desjardins, Sobeys (IGA), Weston (Loblaws), Jean Coutu (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : Couche-Tard, Caisse populaire Desjardins, Bombardier, Papier Résolu (2 points)

24. Ces deux professeurs universitaires, l’un à l’Université de Montréal, l’autre à l’Université McGill, sont des sommités mondiales en matière de recherche sur l’intelligence artificielle. Qui sont-ils ?

Réponse : Yoshua Bengio et Joëlle Pineau

Philippe Couillard : Joshua Benjo et Mme Desprès (1 point)

Jean-François Lisée : [aucune réponse] (mauvaise réponse, 0 point)

François Legault : Benjo (1 point)

Manon Massé : Yoshua Bengio (2 points)

25. Avec quelle nation autochtone le gouvernement du Québec a-t-il conclu l’entente de la Paix des Braves en 2002 ?

Réponse : les Cris

Philippe Couillard : Avec les Cris (bonne réponse, 4 points)

Jean-François Lisée : Cris (bonne réponse, 4 points)

François Legault : Cris (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : les Crees (3 points)

BONI #1. En quelle année les femmes ont obtenu le droit de vote aux élections provinciales du Québec ?

a) 1867 b) 1908 c) 1931 d) 1940. Réponse : d)1940

Philippe Couillard : d) 1940 (bonne réponse, 4 points)

Jean-François Lisée : d) 1940 (bonne réponse, 4 points)

François Legault : d) 1940 (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : d) 1940 (bonne réponse, 4 points)

BONI #2. Quel homme politique britannique a rédigé un rapport en 1839 recommandant à la Grande-Bretagne d’unifier le Haut-Canada et le Bas-Canada, d’y instaurer un gouvernement responsable et d’assimiler les francophones ?

Réponse : Lord Durham

Philippe Couillard : Durham (bonne réponse, 4 points)

Jean-François Lisée : Lord Durham (bonne réponse, 4 points)

François Legault : [aucune réponse] (mauvaise réponse, 0 point)

Manon Massé : Lord Durham (bonne réponse, 4 points)

BONI #3. Qui a été le premier intendant de la Nouvelle-France ayant vécu en Nouvelle-France ? Son administration a pris plusieurs mesures pour favoriser la culture des terres et l’accroissement de la population, notamment grâce à l’arrivée des Filles du roi.

a) François de Laval b) Jean Talon c) Jean-de-Brébeuf d) Charles Le Moyne de Longueuil et de Châteauguay. Réponse : b) Jean Talon

Philippe Couillard : b) Jean Talon (bonne réponse, 4 points)

Jean-François Lisée : b) Jean Talon (bonne réponse, 4 points)

François Legault : b) Jean Talon (bonne réponse, 4 points)

Manon Massé : b) Jean Talon (bonne réponse, 4 points)

Les résultats des chefs, dans l’ordre

François Legault : 85 %

Philippe Couillard : 78 %

Manon Massé : 75 %

Jean-François Lisée : 50 %

Notes : Les questions valent toutes zéro ou quatre points, sauf les questions 23 et 24. Pour la question 23, chaque employeur vaut un point. Pour la question 24, chaque chercheur vaut deux points. Pour les questions où la réponse est une personne, seul le nom de famille est corrigé, mais une erreur d’orthographe dans le nom de famille enlève un point. Le même principe sur l’orthographe prévaut pour la question 25. Les trois questions boni valent quatre points supplémentaires chacune, pour un potentiel de 12 points bonis. L’ordre de présentation des chefs correspond au nombre de députés élus de leur parti à la dissolution de l’Assemblée nationale du Québec. Les chefs ont répondu au quiz par écrit en présence du journaliste de La Presse. Les chefs ont répondu au quiz entre le 11 juillet et le 17 juillet dernier.

Sources : Statistique Canada, Institut de la statistique du Québec, Société de transport de Montréal, Régie de l’énergie du Québec, Régie des marchés agricoles et alimentaires, ministère de l’Éducation du Québec, budget 2018-19 du gouvernement du Québec, Institut canadien d’information sur la santé, classement des employeurs du magazine Les Affaires

Indigne d’un premier ministre !

Le 23 août marquera le début officiel de la période électorale menant à l’élection d’un nouveau gouvernement. Qu’on le veuille ou non, on en entendra parler partout et sur toutes les plateformes médiatiques; bulletins de nouvelles, réseaux sociaux, sondages… Au Québec, le hockey et la politique sont comparables. C’est un mal nécessaire et c’est aussi le SEUL pouvoir que le citoyen a, d’exprimer son choix.

Je suis contre l’annulation de son vote pour protester… protester de quoi ? Au contraire ça évite d’avantager un adversaire qui profiterait de cette situation. C’est un devoir de voter et cette action te donne le droit de critiquer ceux et celles que la population a choisi. C’est un droit absolu et démocratique que plusieurs peuples n’ont pas.

Quoi qu’il en soit, mon choix est déjà fait ! Mais vous ? Indécis ? D’ici à la grande finale, j’ai l’intention de partager à l’occasion avec vous, des articles intéressants qui pourraient éclairer votre choix. Je débute aujourd’hui avec cet excellent article de Denise Bombardier, publié dans le Journal de Montréal du 18 août, et qui brosse le portrait assez juste du premier ministre Philippe Couillard, dans sa relation avec autrui.

On en a eu un très bel exemple avec la mise au rancart cavalière de son député, François Ouimet, quelques jours plus tôt. La sensibilité d’un bloc de glace !

COUILLARD ET SON TALON D’ACHILLE
Denise Bombardier

Aux yeux de ses intimes, son épouse au premier chef, Philippe Couillard doit avoir des qualités indiscutables. Mais depuis qu’il est entré en politique, peu de personnes ont pu faire l’éloge de son empathie ou de sa sensibilité pour les autres.

Sa froideur et son incapacité apparente à établir un contact chaleureux avec les militants et les électeurs, à leur donner le sentiment qu’il est leur égal et non cet être qui les domine de sa science, sa culture et son intelligence calculée à partir d’un quotient intellectuel hors norme, sont connues depuis belle lurette. Ces caractéristiques n’en font pas un politicien comme les aiment les Québécois.

J’ai déjà écrit à plusieurs reprises que Philippe Couillard est le seul premier ministre dans l’histoire du Québec à exprimer une telle aversion pour le nationalisme canadien-français. Le neurochirurgien, admirateur avoué de la culture de l’Arabie saoudite, pays où il a pratiqué son art durant cinq ans, se méfie du vieux fonds culturel des Québécois. On a pu en prendre la mesure depuis qu’il est premier ministre.

COMMUNAUTARISTE

En effet, il n’a eu de cesse d’envelopper ce nationalisme dans des effluves de racisme, de xénophobie et d’islamophobie. Comme par hasard, son communautarisme vibrant se marie avec le multiculturalisme, toutes voiles dehors, de Justin Trudeau dont il devrait s’inspirer peut-être pour sa capacité à séduire les foules.

Depuis qu’il est le premier ministre, même les « libéraux dans l’âme » se sentent mal aimés, voire heurtés. Il faut dire que son prédécesseur, Jean Charest, possédait des qualités nombreuses que l’on reconnaîtra lorsque les Québécois cesseront de le diaboliser. La première est certainement son affection naturelle, authentique pour le « monde ordinaire ». Sa solidarité également avec ses militants, ses collaborateurs et son caucus.

Jamais Jean Charest n’aurait éjecté de cette manière brutale et inhumaine un député comme François Ouimet, effondré cette semaine lors de son ultime conférence de presse. Ses pleurs quasi incontrôlables étaient avant tout ceux d’un homme trahi.

Pour avoir agi de la sorte et pour avoir délégué le sale boulot d’annoncer la mauvaise nouvelle au vice-président de l’Assemblée nationale à son ministre Pierre Arcand – un homme sensible, qui a dû obéir à son chef non sans malaise –, Philippe Couillard a ajouté l’insulte à l’injure et a démontré qu’il lui manque le minimum de sensibilité qu’on exige d’un dirigeant politique dans nos contrées.

Ce geste risque d’être retenu contre lui durant toute la campagne. Qui, dans son entourage, aura envie de le protéger et de l’épauler alors que les sondages confirmeront une défaite plus ou moins cuisante du PLQ ?

Philippe Couillard a toujours écarté de la main les explications moins rationnelles des comportements humains. Or, les politiciens même autoritaires s’assurent de l’appui amical de leur entourage immédiat et de leurs militants pour gouverner la plupart du temps.

Une dernière question s’impose. Philippe Couillard aurait-il agi de la même manière si le député François Ouimet avait été un Noir, un musulman, ou un membre d’autres minorités qui sont l’avenir du PLQ ?