On nous prend pour des cons

Les élections s’en viennent et les promesses de menteurs sont déjà étalées. À cet égard, Gilles Proulx a publié un article intéressant dans les pages d’opinions du Journal de Montréal de jeudi dernier. C’est avec plaisir que je le partage avec vous… simplement pour vous préparer à la mascarade du 1er octobre.

EXPOS ET AUTRES MANIPULATIONS

Face aux politiciens qui nous lancent leur poudre aphrodisiaque à la veille des élections, notre crédulité s’étale sur des décennies! Nos vieilles chimères ne veulent pas mourir : ligne bleue, tramway à Montréal, parachèvement de l’autoroute Notre-Dame, retour des Expos… et maintenant, aussi, ligne rose.

Pourquoi nos politiciens se forceraient-ils pour imaginer de nouvelles promesses? Ils n’ont qu’à répéter les mêmes, et nous nous laissons enfirouaper!

Le prolongement de la ligne bleue? En 2018, on nous le promet en grand. Mais comme un de mes collègues le rappelait cette semaine, c’était la même promesse en 1988, en 2009 et en 2013. Ça s’appelle « remplir les valises » des contribuables pour qu’ils te maintiennent au pouvoir.

DIFFÉRENCE AVEC QUÉBEC

À Québec, le tramway risque de se concrétiser. Le maire Labeaume promeut ce projet en début de mandat, ce qui généralement donne des résultats. À Montréal, toutefois, le tramway reste une pure chimère pour écolos exaltés, et ce, même si lesdits écolos ont pris la mairie.

En revanche, à Québec, on a déjà cédé aux sirènes du chimérique retour des Nordiques en investissant dans un amphithéâtre… pour que Gary Bettman continue de jouer à la poupée qui dit non, non, non. Et depuis combien de décennies parle-t-on d’un tunnel entre Québec et Lévis?

LE NOUVEAU STADE

Malgré l’arrivée de la Ricaneuse à l’hôtel de ville, la chimère du retour des Expos avec stade au centre-ville n’a pas dit son dernier mot. Après avoir snobé le passage des Geais bleus, Mme Plante a eu son chemin de Damas. Elle a posé avec une casquette des Expos sur le réseau social Instagram, avec un message en anglais seulement, à la veille d’une rencontre avec M. Bronfman et ses richissimes amis.

Nous voilà donc partis pour encore de longues années de palabres et d’études d’infaisabilité pour « remplir la valise » des naïfs… qui vont réélire la même bande de menteurs manipulateurs!

Les paradis fiscaux et le « pot »

Devant la bordélique légalisation du pot, les libéraux notoires salivent comme des vautours devant leur proie à en baver, se servant des paradis fiscaux pour financer l’industrie. Un vol légal sur le dos des CONtribuables. Michel Girard a publié un article intéressant, le 23 janvier dernier dans les pages ARGENT du Journal de Montréal, et que je veux partager avec vous. On n’a pas fini d’en parler…

Le coup « fumant » des paradis fiscaux

Ainsi, selon mes collègues Annabelle Blais et Jean-François Cloutier, du Bureau d’enquête, 35 des 86 producteurs autorisés par Santé Canada, soit 40% d’entre eux, ont obtenu un financement extraterritorial au cours des deux dernières années.

À mon avis, quand c’est rendu que de mystérieux investisseurs implantés dans les paradis fiscaux investissent dans « nos » firmes de pot canadiennes, cela n’a rien de rassurant.

Cela confirme que le Canada, avec sa légalisation du pot, représente maintenant un marché émergent avec beaucoup de potentiel. Et qu’aux yeux de ces investisseurs, il y a au Canada une grosse piastre à faire sur le dos des consommateurs de cannabis.

Évidemment, ils n’en ont rien à foutre, des problèmes et des risques que la légalisation du pot soulève, surtout pour la consommation chez les jeunes.

RIEN À FAIRE

Il ne faut pas compter sur les gouvernements pour freiner les investissements issus des paradis fiscaux dans les firmes canadiennes de pot. Du côté fédéral, c’est quand même le premier ministre Justin Trudeau qui a amorcé la controversée légalisation du cannabis. Il est mal placé pour faire la morale aux entreprises qui produisent le pot.

Autre barrière de taille : comment le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux peuvent-ils empêcher des investisseurs des paradis fiscaux d’investir dans nos entreprises, alors qu’ils permettent à leurs caisses de retraite des diverses fonctions publiques de brasser elles-mêmes des affaires dans les paradis fiscaux?

Au nombre des caisses de retraite publiques qui utilisent des paradis fiscaux pour faire fructifier leurs portefeuilles, on retrouve, selon Radio-Canada, l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada (OIRPC); Teachers (le régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario); Omers (le régime de retraite des employés municipaux de l’Ontario); l’Office d’investissement des régimes de pensions du secteur public (fédéral); la British Columbia Investment Management Corp.; et la Caisse de dépôt et placement du Québec.

NOTRE CAISSE

Prenons, comme exemple, la présence de la Caisse dans les paradis fiscaux. Dans une chronique parue l’automne dernier, j’affirmais qu’en date du 31 décembre 2016, la Caisse détenait 26 milliards de dollars d’actifs, répartis dans neuf paradis fiscaux. De concert avec des partenaires financiers, la Caisse possède six fonds à son nom aux Îles Caïmans et deux au Luxembourg. Et elle possède des placements dans 346 fonds et sociétés implantés dans ces pays à la fiscalité légère.

Convenons que le gouvernement du Québec est mal placé pour demander au gouvernement Trudeau d’imposer des barrières aux investisseurs des paradis fiscaux souhaitant investir dans les entreprises de pot canadiennes alors que le ministre des Finances, Carlos Leitao, n’impose aucune contrainte à la Caisse.

C’est vrai pour le Québec, comme c’est sans doute le cas avec les autres régimes de retraite publics provinciaux et fédéraux.

Comme quoi la lutte de nos gouvernements contre les utilisateurs des paradis fiscaux ressemble parfois à une vaste fumisterie.

Berné par des médecins

Inadmissible, indécent, incompréhensible, inacceptable et scandaleux, tels sont les qualificatifs employés pour décrire l’arnaque des médecins envers les CONtribuables du Québec; leur prime pour ne pas être en retard au travail. La population est unanime pour la dénoncer haut et fort. Personne, aucun travailleur, ne possède une telle prime au Québec. C’est même le contraire puisqu’un employé en retard fait face à des sanctions.

Les anesthésiologistes en bénéficient depuis 2008, alors que ceux-ci sont sous le seuil de la pauvreté avec une rémunération annuelle moyenne de 490 000$ chacun. Les chirurgiens ont aussi leur part du gâteau en ayant une prime de 105$ pour ne pas être en retard en salle d’opération. Comme si ce n’était pas assez, on leur alloue 21$ le quart d’heure, si leur présence en salle dépasse 15h00 l’après-midi jusqu’à 19h00, pour une surprime supplémentaire possible de 336$. Si ce n’est pas écœurant, je me demande bien quel qualificatif est plus éloquent. Le coût de l’opération depuis ce temps est de 41 millions de dollars, pris DANS NOS POCHES! Et les abus sont fréquents et sans aucun contrôle.

Et qui avait négocié cette indécente prime : les sbires Barrette et Bolduc eux-mêmes en 2010; dégueulasse! Barrette le démagogue est rendu de l’autre côté de la clôture, Bolduc a fourré le système il n’y a pas si longtemps en haussant son nombre de patients pour toucher un gros magot et Couillon, excusez Couillard, ne dit mot et approuve. Mais la pire déclaration vient de Gaétan Barrette lui-même, qui se dit scandalisé par cette arnaque des médecins. Non mais faut-il nous prendre pour des imbéciles pour faire une déclaration mesquine de la sorte? Il mériterait d’être démis de ses fonctions sur le champ. J’espère qu’au prochaines élections provinciales, les CONtribuables vont lui botter le cul pour le sortir de l’assemblée nationale.

L’autre risée de cette « fraude légale » est l’affirmation du président de l’association des anesthésiologistes Jean-François Courval, qui dit, sourire en coin, que cette prime se veut incitative. Frappez-moi quelqu’un!

La vérité de ces primes est que la hausse des chirurgies n’est que d’un insignifiant 1%, entre 2012 et 2017. Malgré cela, plus de 2000 patients attendent toujours depuis une année, pour être opérés. C’est ça que le gouvernement fait avec NOTRE fric; le gaspiller sans compter et le dilapider envers les plus choyés de la société. Une aberration pour ce gouvernement qui dit se soucier de notre économie. Il est là uniquement pour se faire réélire, point à la ligne. Le reste n’est que magouille et tergiversation.

Comment faire confiance à nos politiciens

Récemment, je vous entretenais des millions de dollars cachés à l’impôt dans les paradis fiscaux. Et bien hier matin, je suis tombé sur un article de Michel Girard, publié dans les pages ARGENT du Journal de Montréal qui nous apprenait que le gouvernement du Québec continuait d’investir massivement dans ces paradis fiscaux via la Caisse de dépôt et placement du Québec. Allez y comprendre quelque chose? Ce même gouvernement qui nous siphonne si on doit quelques dollars à l’impôt, parle et agit des deux côtés de la bouche. Ceux-là même qui minent leur crédibilité. Faites-en votre propre opinion et c’est pourquoi je le partage avec vous.

Des paradis fiscaux «bénis» par Québec

En permettant à la Caisse de dépôt et de placement du Québec de continuer à investir massivement dans les paradis fiscaux, le gouvernement Couillard se tire dans le pied et discrédite la lutte qu’il mène aux utilisateurs des paradis fiscaux.

C’est d’autant inacceptable que le ministre des Finances, dans son mémoire de septembre 2015 sur le phénomène du recours aux paradis fiscaux, avait lui-même dénoncé avec vigueur les stratagèmes d’évitement fiscal utilisés dans ces juridictions fiscalement avantageuses et qui lui font perdre annuellement des centaines de millions de dollars de revenus d’impôt.

LA DÉNONCIATION

Dans sa lettre de présentation du mémoire sur le phénomène du recours aux paradis fiscaux, le sous-ministre des Finances, Luc Monty, affirme ceci :

1-    « Les paradis fiscaux sont au centre d’un certain nombre de manœuvres d’évitement fiscal touchant directement les revenus de l’État québécois. Ils servent également d’abri pour des revenus que des contribuables ont dissimulés pour ne pas acquitter l’impôt dû au Québec. »

2-    « Les paradis fiscaux constituent en fait un rouage essentiel de différents stratagèmes conduisant à des pertes fiscales pour l’État. Leur existence fragilise ainsi directement le financement des services publics et réduit l’assiette des revenus du gouvernement. » Et plus loin dans le mémoire remis à la Commission des finances publiques, le ministère des Finances affirme que « les paradis fiscaux sont des juridictions qui, en raison de leur législation ou de leurs règles de fonctionnement, permettant la réalisation de stratégies d’évitement fiscal ou assurent la protection des revenus issus de l’évasion fiscale », écrit-il.

QUE FAIT LEITAO?

Dans le brûlant dossier des paradis fiscaux, l’argentier du gouvernement Couillard, le ministre Carlos Leitao, lui, jour carrément double jeu. D’une part, il a lancé sa troupe de limiers du fisc à l’assaut des riches particuliers et des sociétés qui utilisent les paradis fiscaux pour payer le moins d’impôts sur leurs revenus. Ce qui est totalement justifié.

Mais d’autre part, il donne sa bénédiction à la Caisse qui utilise à fond de train les paradis fiscaux pour rentabiliser davantage son portefeuille en bénéficiant des avantages fiscaux offerts par les mêmes paradis fiscaux.

Rappelons que la Caisse y détient 26 milliards de dollars d’actifs, répartis dans neuf paradis fiscaux. De concert avec des partenaires financiers, la Caisse possède elle-même six fonds enregistrés à son nom aux Îles Caïmans et deux au Luxembourg. De plus, elle détient des placements dans 346 fonds et sociétés implantés dans ces pays à la fiscalité légère.

INDÉFENDABLE

À la lumière du mémoire de son ministère sur l’impact hautement négatif des paradis fiscaux sur les finances publiques, comment le ministre Leitao peut-il continuer de défendre et justifier la présence de la Caisse dans les paradis fiscaux? C’est fiscalement indéfendable de la part d’un ministre des Finances. Et sa position mine la crédibilité du plan d’action qu’il a dévoilé la semaine dernière pour lutter contre l’évasion fiscale et l’évitement fiscal par l’entremise des paradis fiscaux.

Ça s’annonce mal pour le Parti québécois

À voir les derniers sondages publiés, la CAQ a de fortes chances d’être le prochain gouvernement du Québec élu, et la majorité absolue est aussi plus que probable, selon les intentions de vote. Le Parti québécois serait relégué à la troisième position avec tout ce que cela comporte. Ça me désole. Pourquoi? Je veux bien comprendre que l’option souverainiste soit mise sur la glace pour les élections de 2018 mais il faut quand même en parler à outrance de cette souveraineté. L’expliquer de long et en large, faire la propagande de l’avenir du Québec souverain, de son demain bref, de tout ce que cette indépendance apportera.

J’ai bien aimé l’article de Joseph Facal en page 8 du Journal de Montréal de mardi dernier, 31 octobre, et que je reproduis pour votre réflexion. Il résume très bien ma position. Je suis membre de ce parti et il ne faut pas qu’il coule comme la défunte Union Nationale entre autres. Ce serait dramatique. Il doit se prendre en main et promouvoir le concret, l’avenir.

PQ : la mort en face

Le sondage Léger publié samedi dans Le Devoir confirme ce que je sens autour de moi.

Sans tambour ni trompette, la CAQ a pris la tête dans les intentions de vote. Comme elle mène partout à l’extérieur de Montréal, elle peut même rêver à un gouvernement majoritaire. Le PLQ glisse doucement, mais l’appui massif des non-francophones garantit qu’il ne sera jamais balayé. Le PQ, lointain troisième, n’est plus à l’abri du sort subi par le Bloc ou par l’Union nationale.

AUDACE

Si beaucoup d’électeurs déterminent leur choix en se demandant qui est le mieux placé pour écarter le PLQ, le plancher pourrait s’ouvrir sous les pieds du PQ. Une astuce de dernière minute ne le sauvera pas. Une campagne de « bon gouvernement » autour des enjeux courants, non plus.

Une campagne où il se présenterait comme plus « écologiste », plus « progressiste », plus « moderne » que les autres non plus. La seule et unique carte qui lui reste, hormis d’espérer un hypothétique effondrement de la CAQ, est de tout miser sur une attaque frontale du statu quo constitutionnel.

Il doit montrer comment le régime canadien, tant par ses politiques économiques que fiscales, et surtout, par sa doctrine multiculturaliste et les décisions de ses tribunaux, pénalise le Québec francophone. C’est une démonstration complexe, mais que le PQ savait jadis faire brillamment, à une époque où les Québécois n’étaient pas plus idiots qu’aujourd’hui.

Risqué? Absolument. Incertain? Absolument. Mais qui dit mieux?

Permettez-moi ici une comparaison : voyez les gens qui ont l’infortune de ne pas avoir d’éducation. Certains admettent leur handicap et valorisent l’éducation pour que leurs enfants ne soient pas pénalisés comme eux.

D’autres dissimuleront leur malaise en méprisant les gens cultivés, associés à des prétentieux et à des rêveurs. C’est un mépris qui camoufle une jalousie. Ils se mentiront à eux-mêmes en cherchant à se convaincre que ce qu’ils n’ont pas n’est pas important.

Il y a dans cela dans le rapport de beaucoup de Québécois à la question nationale : devant l’impuissance, on essaie de se convaincre qu’au fond, ce n’est pas si important.

STATUT

Le PQ est au bord de la fosse et contemple le trou creusé pour y accueillir son cercueil. Qu’il joue au moins le tout pour le tout en faisant campagne sur les raisons fondamentales pour lesquelles il existe. Inatteignable pour le moment, la souveraineté se veut une réponse au problème du statut politique du Québec dans le Canada et à ses 1001 conséquences dans notre vie quotidienne.

Or, ce problème demeure entier, ce que même les autres partis concèdent du bout des lèvres. Que les Québécois rejettent sa solution ne devrait pas empêcher le PQ de leur parler du problème. Sinon, à quoi sert-il? En quoi se démarque-t-il de ce que les autres partis offrent.

Netflix… ça va nous faire une belle jambe!

Il y a cette électricité qu’on vend à rabais et depuis des lunes aux États américains du Nord-Est. Puis, le département du Commerce américain s’est rangé derrière le géant de l’aviation Boeing, pour imposer des droits de 220% sur les appareils C Series. Enfin, Netflix se voit offrir une exemption de taxes canadiennes avec la bénédiction de la ministre Mélanie Joly. Inutile de mentionner que s’en est suivie une levée de boucliers et la partie est loin d’être terminée. À cet égard, Sophie Durocher a donné son opinion dans les pages du Journal de Montréal de vendredi dernier et je m’empresse de le partager avec vous. Une opinion qui rejoint la mienne.

On lèche les bottes de Netflix

Il était une fois, le village de Canadix.

Le chef, Justin Selfix, et Mélanie Idéfix ont vu arriver le géant Netflix. Pensez-vous qu’ils lui sont tombés dessus « Abraracourcix » quand ils ont vu que Netflix ne voulait pas payer des taxes locales sur ses belles images? Non, ils ont laissé Netflix s’installer, lui ont servi un sanglier rôti, ont trinqué au « congé de taxes », en demandant seulement qu’il jette quelques grenailles pour de la production locale.

Heureusement qu’à Québecix, un petit village d’irréductibles Gaulois résistait encore e toujours à l’envahisseur. Après avoir bu la potion du druide Jean-Coutix, le chef, Luc Fortin s’exclama : « Par Toutatis! Qu’ils payent, comme tous les autres! »

LA COLÈRE DE QUÉBEC

Ouf! Cela faisait du bien, hier, de voir le ministre de la Culture du Québec Luc Fortin exprimer sa colère et dénoncer l’aplaventrisme d’Ottawa devant Netflix. On aurait presque cru qu’il avait bu la potion magique d’Obélix. C’est quand même ironique que la semaine où Justin se tient debout devant Boeing, il choisisse de se mettre à plat ventre devant Netflix.

Justin se tient debout devant un géant américain de l’aéronautique mais s’aplatit comme une carpette devant un géant américain des médias? Contrairement à ce que tout le milieu réclamait, Mélanie Joly a décidé qu’il n’y aurait pas de « taxes Netflix ».

Pourquoi? Je vous cite La presse canadienne : « La ministre Joly a réitéré que la décision était conforme à la promesse libérale de ne pas alourdir le fardeau fiscal de la classe moyenne : « Nous avons diminué les taxes de la classe moyenne, et nous continuerons de le faire. »

Mais quel argument bidon!

Les seuls Canadiens qui auraient été touchés par une taxe Netflix auraient été… les utilisateurs de Netflix. Au nom de « Ne taxons pas plus les Canadiens », on instaure une iniquité fiscale : toutes les entreprises payent la TPS… sauf une?

Au lieu d’imposer une taxe Netflix, le gouvernement lui-même va augmenter sa contribution au Fonds des médias du Canada pour compenser la baisse du financement privé du fonds. Donc, on va utiliser des fonds publics pour compenser le manque à gagner. Mais d’où vient cet argent, Madame Joly? Des poches des contribuables.

Ce qui signifie que tous les Canadiens (même ceux qui ne font pas la différence entre le service Netflix, les céréales Weetabix et les mélangeurs Vitamix) vont payer de leurs poches… une taxe Netflix détournée.

Hier, Mme Joly se disait « convaincue » que Netflix investirait « une bonne partie » des 500 millions sur cinq ans en contenu francophone. Mais quelle garantie avez-vous obtenue? Vous allez vous fier au bon vouloir de ce géant? Comme le disait Luc Fortin, « On ne peut pas se fier à la main invisible du marché ».

UN PAYS SANS COLONNE?

Au New York Times, le PM Justin Trudeau déclarait cette année : « Il n’y a pas d’identité fondamentale, pas de courant dominant, au Canada […] Cela fait de nous le premier État postnational ». C’est comme ça que se comporte un état postnational? En bradant sa culture et en donnant un congé de taxes à une multinationale?

Ça sent les élections…

YGRECK

Et dire qu’on en a pour une grosse année à écouter toutes sortes de sornettes, des promesses et des paroles en l’air, avant les prochaines élections provinciales au Québec. Ce qui n’était pas possible hier le devient et ce n’est que la pointe de l’iceberg. La première promesse est venue de Gaétan Barrette, notre super ministre de la Santé qui trouvait, il n’y a pas si longtemps, qu’un bain par semaine pour nos aînés en CHSLD était amplement suffisant et voilà qu’il en promet deux… une fois élu.

Hier, Denise Bombardier en a fait un article très intéressant dans les pages d’opinions du Journal de Montréal et je m’en voudrais de ne pas le partager avec vous… au cas où vous l’auriez manqué. J’Y est même ajouté la caricature de YGRECK, toute aussi pertinente.

Deux bains pour les vieux

Victoire! Voilà pourquoi les Québécois sont si fiers de leur gouvernement et d’eux-mêmes par extension. Ce coup de maître, ce dernier étant bien sûr le ministre de la Santé, le docteur Gaétan Barrette, est la métaphore la plus révélatrice du Québec post-moderne.

Elle nous en dit long sur notre traitement des vieux, ces bons à rien dans le contexte actuel où l’efficacité et l’utilité sont des valeurs primordiales. Barrette, du haut de son titre de docteur, n’avait-il pas déclaré qu’un bain par semaine était suffisant et que, de toute façon, les vieux refusaient ce service? L’argument était de taille puisque le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est remplacé par le droit de la personne à disposer d’elle-même.

INCURIE

Les vieux qui peuvent voter retrouvent donc une utilité à un an des élections. Mais cela n’empêche pas que dans les polémiques, le vieux est défavorisé. J’en ai fait moi-même l’expérience cette semaine en dénonçant l’incurie scandaleuse des responsables de l’éducation, qui dure depuis des décennies, et quel que soit le parti qui détenait le pouvoir. Le résultat est affligeant : la moitié des futurs enseignants échouent à leur examen obligatoire de français écrit à la fin de leur cycle d’études à l’université.

Mes détracteurs m’ont accusée d’attaquer le Québec, donc d’être une mauvaise Québécoise, et surtout d’être déconnectée (c’est-à-dire vieille) de la réalité d’aujourd’hui, à savoir d’un monde où l’apprentissage de la langue est secondaire par rapport à la capacité de se servir de la quincaillerie technologique, le nouvel eldorado qui transforme l’être humain en robot instrumentalisé par les nouveaux dictateurs du pouvoir de l’intelligence artificielle.

Avec l’âge, je me vois accuser de nostalgie. Car toute tentative de retourner dans le passé pour comprendre le présent, seule façon d’imaginer l’avenir, est décriée. Et c’est bien pourquoi le Québec du «Je me souviens» est moribond sur la scène du mondialisme culturel et financier puisqu’il devient impossible de transmettre l’héritage collectif dont la langue fut un des piliers jusqu’à aujourd’hui.

FAILLE

Comment peut-on justifier cette faille profonde qu’est l’incapacité de générations à écrire correctement en prétendant que le français serait la cause de cet échec? Ce serait une langue trop complexe, trop nuancée – Réjean Parent, mon confrère en chronique, la dit opaque, qualificatif surprenant – trop académique, trop sublime à vrai dire dans son génie. Que des Québécois, dont Réjean Parent, ex-dirigeant du syndicat des enseignants, apportent pareil argument donne envie d’aller se jeter dans le majestueux fleuve Saint-Laurent pour se ressaisir.

Deux bains pour les vieux, un comité sur le racisme systémique, des cours d’initiation sexuelle à l’école – en lieu et place des dictées? – une candidate libérale dans Louis-Hébert qui défend la burqa, voilà la gouvernance au quotidien d’un PLQ à la fois clientéliste et arrogant.

L’année qui vient sera celle des promesses, des arrière-pensées, de la démagogie emballée dans un discours rationnel. Et nombre de Québécois jeunes et vieux seront encore et toujours les dindons d’une farce électorale.

L’incompétence impunie

Assez choquant et révoltant de lire en page 3 du Journal de Montréal d’hier, cette révélation à l’effet que l’impunité règne dans la haute fonction publique québécoise. Aucun mandarin de l’état n’a été congédié depuis les 10 dernières années. En lieu et place, ces incompétents se voient replacés dans d’autres hautes fonctions, avec une rémunération toute aussi alléchante et surtout non mérités. Ce bois mort devrait se retrouver au chômage subito presto. Peu importe la polémique ou le scandale, aucune sanction n’est appliquée.

Dans l’article, on cite quatre cas de controverses marquantes. Jugez-en par vous-même…

DOMINIQUE SAVOIE
L’ex-sous ministre au Transport s’est retrouvée dans la controverse après avoir été accusée d’avoir fermé les yeux sur des pratiques douteuses à Transport Québec à la suite du témoignage-choc d’Annie Trudel et de la vérificatrice Louise Boily. Elle a perdu son poste, mais pas son salaire et n’a jamais été suspendue. Elle a été transférée au sein du Conseil exécutif, le ministère du premier ministre.

ANNE-MARIE LECLERC
Des centaines de personnes ont été « laissées à elles-mêmes dans le froid de la tempête » sur l’autoroute 13 en mars dernier. À la suite de ce cafouillage, la sous-ministre Anne-Marie Leclerc, responsable de la sécurité civile et de la coordination des mesures d’urgence, a été « relevée de ses fonctions ». Dans les faits, elle a conservé ses autres tâches comme sous-ministre adjointe à l’ingénierie et aux infrastructures.

NORMAN JOHNSTON
Norman Johnston a été sous-ministre au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) de 2009 à 2014. En mai 2015, la vérificatrice générale a publié un rapport cinglant concernant la gestion du MAPAQ pendant cette période, faisant notamment état de dépassements de coûts, de manque de transparence et de contrats dénaturés. Il a quitté le MAPAQ et a été nommé PDG de la Régie des rentes, qui administre un fonds de 59 milliards $. Il siège aussi au conseil d’administration de la Caisse de dépôt.

JOSÉE NOREAU
Josée Noreau, une ancienne conseillère de Jean Charest, a été PDG de la SOGIQUE de 2006 à 2012. Cet organisme gérait le Dossier santé Québec, un flop informatique qui a coûté des centaines de millions de dollars d’argent public. Depuis la dissolution de la SOGIQUE, elle a été vice-présidente aux ressources matérielles et aux moyens de communication du Centre de services partagés du Québec.

L’AFFAIRE KOVACHICH
En 10 ans, un seul titulaire d’un emploi supérieur a été suspendu sans solde. L’ex-présidente du Tribunal administratif du Québec, Hélène de Kovachich, a été exclue, du 12 novembre 2014 au 11 mai 2015, pour avoir autorisé le TAQ à payer les frais juridiques d’un litige privé avec son ex-mari. Près de 215 000$ de fonds publics ont été ainsi dépensés. Elle a ensuite réintégré le TAQ comme juge administrative, et a même été nommée par le gouvernement libéral à la tête d’une clinique de médiation à la Faculté de droit de l’Université de Montréal.

Voilà quelques exemples éloquents de l’incompétence impunie, qui mangent à la même table du pouvoir absolu et gaspillent notre argent sans aucune conséquence. Le mot IMPUTABILITÉ n’existe pas dans cette haute hiérarchie. S’il fallait que ces personnes soient des employés syndiqués de la fonction publique, ils seraient déjà à la rue, en se nourrissant de la soupe populaire. Et le dossier n’aurait pas traîné. Ça se règle rapidement, au bas de l’échelle.

Le peuple, taxé à outrance, est placé devant l’incompétence de ces mandarins qui dépensent sans retenues, assurés de conserver surtout leurs avantages et leur pont d’or. C’est ça qui m’écœure, qui me donne la nausée! Et après ça, on se demandera pourquoi les CONtribuables ne font plus confiance à aucun politicien dans cette tour de Babel où on peut faire les pires conneries sans en subir les conséquences. Au contraire, ils se glorifient. Et ce n’est pas demain la veille qu’un revirement de mentalité va s’exercer. Imaginez ce que doit être l’ambiance de travail des employés subalternes, témoins de telles iniquités.

Une Vérificatrice générale pourquoi faire?

Guylaine Leclerc, Vérificatrice générale du Québec

Pour la xième fois, le rapport de la vérificatrice générale démontrait la largesse du gouvernement québécois quand on parle de dépenses. Rapport après rapport, année après année rien ne change. C’est le même refrain qui se répète et pour ce qui est des conséquences, c’est le néant. Ça ne fait aucune espèce de différence au bout du compte.

C’est comme si ce poste était tout à fait inutile. Pourtant, l’exercice étale tout de ce que nos dirigeants politiques abusent impunément des impôts et taxes que les CONtribuables paient sans aucun recours. Nous n’avons qu’à subir sans rouspéter, parce que la Vérificatrice générale n’a aucun pouvoir. Je rêve du jour où nos politiciens seront imputables des décisions qu’ils prennent.

Jeudi dernier, dans sa chronique au Journal de Montréal, Lise Ravary en a fait son sujet que j’ai grandement apprécié. Je me permets de vous l’offrir.

Complétez cette phrase…

«On nous prend vraiment pour des…» Un autre rapport de la vérificatrice générale, une autre preuve que l’appareil gouvernemental est vicié. Et une autre démonstration qu’au Québec, on a beau dénoncer, rien ne change.

Dans son rapport du printemps, la VG, Guylaine Leclerc, nous apprend que le Fonds d’indemnisation des victimes de fraudes – vous saviez que ça existait? – a dépensé 1,2M$ en frais de gestion l’an dernier pour rembourser 50 000$ à une personne.

Neuf réclamations sur 10 sont rejetées depuis dix ans. La loi est ainsi faite que la majorité des plaignants se cognent le nez sur la porte. Dès 2002, le bureau du Vérificateur général soulignait le problème. Et encore en 2010. Qu’est-ce qui a changé? Rien. Qu’est-ce qui va changer? Rien.

LES YEUX FERMÉS

Il y a deux choses que les Québécois peinent à accepter;

1- L’État ne fait pas nécessairement mieux les choses que le privé ou que le communautaire. Par contre, l’État coûte presque toujours plus cher parce que les structures sont plus lourdes. En prime, personne n’est responsable de rien.

2- Plus on confie de mandats à l’État, plus il a besoin de notre argent, pour les remplir. Or, qu’est-ce qui attire les voleurs? Trop d’argent dans le système rend la corruption quasi inévitable.

Ceux qui, comme moi, prônent moins de gouvernement ne sont pas que des affairistes. Je crois plus aux citoyens ordinaires qu’à l’État. Je n’aurais aucun problème à confier l’application de programmes sociaux à des organismes communautaires avec un financement étatique à la mesure des vrais besoins.

Mais malgré les fiascos en santé, en éducation, en justice, en transports, pour ne nommer que ceux-là, les milliards gaspillés et la multiplication de programmes et de subventions dont personne ne connaît l’efficacité, les Québécois croient que l’État va régler leurs problèmes.

Quand apprendrons-nous?

Déçu du PQ

Je suis très déçu du chef du Parti québécois Jean-François Lisée. Plus on approche du scrutin de 2018, plus il s’éloigne des fondements même de ce parti; faire la souveraineté du Québec, sa principale raison d’être. Pourquoi vouloir prendre le pouvoir et mettre l’option de côté? On le sait ce qu’on veut; que le Québec devienne un pays. Quand bien même on serait dans l’opposition pour les 10 prochaines années, Il faut à tout moment démontrer ce que ferait un Québec souverain, lorsque le parti au pouvoir vote ses politiques ou prend des décisions dans l’exercice de son mandat.

Déçu aussi de sa tentative de rapprochement avec Québec solidaire et ses visions totalement à l’opposé. Et finalement, sa dernière frasque sur la langue française qui ne semble plus être sa réalité et sa priorité. Avec le déclin de cette langue, l’assimilation frappe à notre porte et il faut la protéger à tout prix. Je vous invite à prendre connaissance du dernier papier de Denise Bombardier de mardi, dans les pages d’opinions du Journal de Montréal. Assez révélateur. On a une côte à remonter.

Le PQ dans la déconfiture

Quoi de plus désolant que d’assister à une autre séance d’autoflagellation du PQ? Dans le rapport Osez repenser le PQ de Paul St-Pierre Plamondon, il est question de revoir la notion de nationalisme de manière à revaloriser un nationalisme civique et inclusif.

Que signifie cette logorrhée supposément revampée du PQ rajeuni? On apprend qu’une des priorités électorales du PQ en 2018 sera la lutte contre la discrimination à l’emploi, le racisme et le profilage racial par la police. On compte ouvrir ainsi le parti aux communautés culturelles dont on imagine que les membres les plus radicaux s’en serviront comme d’un tremplin pour plonger dans l’accablement les nationalistes en train de se minoriser eux-mêmes.

Pourquoi le PQ se met-il à genoux pour supplier les membres des communautés culturelles de nouer des liens avec le parti «sans attendre quelque chose en retour»? Autrement dit, sans avoir l’intention de chercher leur vote. Ce n’est plus de la naïveté, mais de la niaiserie.

LAÏCITÉ EN DÉCLIN

Pour les moins de 40 ans, selon Paul St-Pierre Plamondon, la laïcité et l’identité sont dissociables. La laïcité ne serait pas une composante de l’identité québécoise. L’identité ne devrait faire référence qu’à la langue et la spécificité du Québec. Or, en faisant de la laïcité un enjeu politique indépendant de l’identité, on ouvre la porte toute grande à des accommodements religieux qui entreront en collision avec la culture qui est la nôtre.

Il est aussi question de propulser de nouveaux éléments identitaires. Par exemple, bannir le mot «référendum» pour le remplacer par «consultation populaire». Créer une politique nationale d’affichage du drapeau et réimprimer des passeports québécois symboliques, comme l’avait fait il y a quarante ans René Lévesque, Ce rapport d’une pauvreté intellectuelle sidérante est une autre étape dans la fin de vie du PQ.