Ce qui devait arriver, arriva

L’élection de Donald Trump est un imprévu qui a surpris et étonné tout le monde, aux dires des spécialistes de la question. Ce n’était pas censé être lui et le monde entier se rend bien compte du tort qu’il cause à toute la planète. Michel Beaudry a dépeint cet accident de parcours qui se tramait depuis plus de trois décennies et que le monde n’a pas vu venir. Un portrait intéressant que je partage avec vous.

L’IMPENSABLE EST ARRIVÉ (Michel Beaudry)

Années 80 et 90 : dans les salons de 5 à 7 des grands hôtels de Washington, il y avait plein de Donald Trump. Des bonshommes d’affaires venus d’un peu partout aux États-Unis et qui, scotch et cigares en main, réglaient le monde en deux ou trois phrases.

Ils étaient dans la capitale pour rencontrer un sous-sous-sous conseiller de l’adjoint au responsable d’un bureau relié à leur business, mais ils s’affichaient comme s’ils allaient rencontrer le président lui-même le lendemain matin.

Ils étaient tordants avec leurs solutions à tous les problèmes de la planète même s’ils n’avaient visité que la Floride.

Mais, un jour, savez-vous ce qui est arrivé? Ces Amerlos ont levé la tête et ils ont élu l’un de ces ruisselants grossiers et malotrus à la tête de leur pays. Maintenant, on l’imagine le gros Donald au souper avec quelques autres cravates jaunes trop longues et décider d’un coup qu’on sépare les enfants migrants de leur mère. Après avoir roté, il tweet à la terre entière et c’est parti mon kiki.

PAS SI PIRE

Donald Trump confirme ce que j’ai souvent pensé. N’importe quel twit peut diriger un pays. Il ment comme il respire. Il invente des politiques qui n’ont ni queue ni tête. Il insulte, baboune ou se moque des autres dirigeants du monde comme un gars chaud dans une taverne, et tout fonctionne quand même.

Visiblement, il ne connaît pas les impacts de ses décisions économiques, et on le regarde aller en souhaitant que ce ne soit pas si pire. Il a fait son show au Manoir Richelieu comme il le fait partout où il passe, tout en ignorant totalement les principales préoccupations des décideurs du monde qui le regardent comme un parfait imbécile.

L’un de plus gros avion du monde n’a plus de pilote

Faire le bon choix

Les promesses sont déjà commencées qu’on veut nous donner mer et monde. Dans trois mois, les urnes seront là pour qu’on puisse choisir le bon « voleur » parce que nous serons toujours sa victime, en tant que CONtribuable. Saurez-vous faire la différence, trouver la subtilité pour éclairer votre choix?

Quoique deux semaines plus tard, pour vous consoler, le « pot » sera là comme un sauveur ou comme un diable dans l’eau bénite. Voici quelques vérités qui pourraient vous éclairer…

Dans la vie, il existe deux types de voleurs :

1- Le voleur ordinaire : c’est celui qui vous vole votre argent, votre portefeuille, votre montre, votre téléphone, etc.

2- Le voleur politique : c’est celui qui vous vole votre avenir, vos rêves, votre savoir, votre salaire, votre éducation, votre santé, votre force, votre sourire, etc.

Une grande différence entre ces deux types de voleurs, c’est que le voleur ordinaire vous choisit pour vous voler votre bien, tandis que le voleur politique, c’est vous qui le choisissez pour qu’il vous vole. Et l’autre grande différence, qui n’est pas des moindres, c’est que le voleur ordinaire est traqué par la police, tandis que le voleur politique est le plus souvent protégé par un convoi de police.

Pour méditer avant de choisir, au matin du 1er octobre…

La question à se poser

Les élections provinciales sont dans moins de 5 mois et la question qu’il faut se poser dès maintenant est celle que posait Joseph Facal dans son article de jeudi dernier dans les pages du Journal de Montréal et que je partage avec vous. Dans quatre autres longues années, il sera trop tard. On se prend en main où on laisse les autres le faire à notre place.

Y A-T-IL ENCORE UN PEUPLE QUÉBÉCOIS?

En politique, des faits sans rapport évident sont souvent liés par une logique d’ensemble qui ne se voit pas d’emblée.

Prenez la crise au Bloc québécois. Il est facile d’ironiser.

CUL-DE-SAC

Imaginez une famille dans une chambre d’hôpital, réunie autour d’un patient plongé dans un coma végétatif. Les médecins n’ont aucun mot d’encouragement à offrir. Les dommages au cerveau sont trop profonds et irréversibles.

Les frères et sœurs du patient veulent qu’on le débranche. Sa femme refuse mordicus. Elle fait une scène de plus. Elle engueule infirmières et préposés. Excédé, le reste de la famille s’en va. La femme reste seule.

C’est ce qui arrive au Bloc. On peut déjà graver la pierre tombale : RIP Bloc québécois (1991-201…) Il reste à savoir si le parti mourra en 2018 ou s’il reviendra aux électeurs de le débrancher lors de l’élection fédérale de l’an prochain. Mais l’affaire ne s’arrête pas là.

Les sept députés démissionnaires veulent fonder un nouveau parti. Ce nouveau parti serait-il souverainiste ou pourrait-il accueillir des fédéralistes? Il y a déjà des divergences parmi les sept. Elles pourront sans doute être aplanies, mais elles sont toutes aussi révélatrice que l’implosion du Bloc.

Ajoutez à cela les difficultés du PQ, qui court le risque de ne pouvoir sauver qu’une poignée de sièges. Ajoutez à cela les difficultés de la CAQ à définir un programme authentiquement nationaliste, tout en se disant fédéraliste.

La CAQ formulera des demandes à Ottawa. Elle se fera dire non, comme par le passé. Que faire alors si vous ne gardez pas la souveraineté comme carte éventuelle dans votre jeu?

Le PLQ de Philippe Couillard, lui, n’a même pas la prétention de vouloir réformer le fédéralisme canadien. Ce n’est pas seulement parce qu’il sait qu’il frapperait un mur. C’est parce que Philippe Couillard pense exactement comme Justin Trudeau.

Le PLQ d’aujourd’hui a complètement tourné le dos à sa philosophie politique traditionnelle. Il raisonne à partir des catégories mentales des adversaires historiques de la nation québécoise.

TRAGÉDIE

Comme je le disais plus haut, reliez tous ces points par des lignes, et un portrait global apparaît. Ce portrait, c’est celui d’un peuple qui, de plus en plus, consent à être minorisé, dépendant, colonisé mentalement et matériellement. En ce sens, c’est un peuple qui renie les combats menés jadis.

C’est un peuple qui se contorsionne pour justifier, rationaliser, relativiser, peut-être même pour apprendre à aimer sa triste condition.

Pire encore, c’est celui d’un groupe de gens qui ne se perçoivent même plus comme un peuple. Notre cul-de-sac politique n’est que la conséquence de la dislocation de la nation. Certains trouvent pathétique le Québec d’aujourd’hui. Je le trouve tragique.

Des dépenses « secrètes » mais qui viennent de notre fric!

Ce n’est pas dégueulasse toutes les dépenses exagérées et cachées des membres du gouvernement, principalement parce qu’ils ne veulent pas en divulguer une seule ligne, le moindre de NOS dollars que nous leur donnons comme CONtribuables?

Mais heureusement que les bureaux d’enquête de l’Agence QMI sont là pour veiller au grain et ne chance qu’ils s’occupent de dénoncer les abus. On a entendu parler des extravagantes et somptueuses dépenses du président de l’Assemblée nationale, monsieur Chagnon, pour qui le vin n’a pas de limite quant aux prix et aux quantités. Pris dans les poches des autres, mine de rien, c’est plus facile.

Mais, revirement de situation, les élus ont voté unanimement la transparence pour l’avenir. Une mouche les a piqués probablement, à moins que ce soit les élections qu’on peut sentir facilement et qui se traduit soudainement par une générosité qu’on ne leur connaissait pas.

Quoi qu’il en soit, Rémi Nadeau, journaliste et Chef du bureau parlementaire a pondu un bijou de texte, hier, dans les pages d’opinions du Journal de Montréal, et qui résume très bien cette volte-face. Je ne peux m’empêcher de le partager avec vous, pour votre bon plaisir…

ILS ONT VU LA LUMIÈRE!

Il s’est passé quelque chose de spectaculaire à l’Assemblée nationale. Après des années de noirceur, les élus ont voté unanimement pour que les dépenses détaillées de leurs missions interparlementaires à travers le monde soient rendues publiques.

Tout un revirement. Sans la série de reportages du Journal sur le manque de transparence, ces derniers jours, les députés en seraient-ils arrivés là? On leur a forcé la main, un peu!

Exaspéré par l’aura de mystère autour des dépenses liées aux voyages, le député de Québec solidaire Amir Khadir a déposé hier la motion à ce sujet. Et, oh surprise! Les autres partis d’opposition et même le gouvernement libéral ont choisi de l’appuyer. Comme ça, sans débat. Après que le président de l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon (photo), eut obstinément refusé les demandes répétées des médias depuis des années, avec la bénédiction des partis.

Il faut dire que les langues ont commencé à se délier.

LES BONNES BOUTEILLES

Dans nos pages lundi, un élu soutenait que « Jacques exagère, ça n’a pas de bon sang », affirmant que deux à trois bouteilles de vin par personne avaient été commandées par le président lors d’une mission l’été dernier au Luxembourg.

Récemment, un autre député me confiait aussi que « Jacques ne se contente pas de bouteilles de vin à 40$ », pour décrire le présumé rythme de vie princier du président, qui a participé à douze missions en 2016-2017 seulement.

Au cours de cette année, plus de 800 000$ ont été dépensés par les élus dans ces voyages, sans que l’on puisse savoir de quelle façon,

Le budget de l’Assemblée n’étant pas assujetti à la loi d’accès à l’information, ce qui est un non-sens, le président refusait systématiquement de détailler les dépenses et de les justifier.

On dit qu’il a paru moins affable qu’à l’habitude et qu’il a rapidement quitté un événement auquel il a pris part à la bibliothèque de l’Assemblée hier, probablement déjà au fait de la motion qui serait déposée plus tard en après-midi.

« Honnêtement, je ne pensais pas que le gouvernement appuierait [la motion] », a confié le solidaire Khadir, qui y voit « l’admission d’un problème ». Reste à savoir jusqu’à quel point on détaillera les dépenses, et quand.

UN PRÉSIDENT PRÈS DE LA SORTIE?

Certains élus de l’opposition ont l’impression que le gouvernement libéral a choisi de larguer le président Chagnon, qui est aussi député de Westmount-Saint-Louis.

Le vétéran de l’Assemblée n’a pas encore annoncé s’il sollicitera un nouveau mandat et le parti aimerait probablement pouvoir offrir son comté sûr à un candidat vedette.

« La caricature dans votre Journal va possiblement confirmer sa décision de se retirer », a évoqué un de ses collègues libéraux selon qui, « s’il n’est pas à l’aise avec la décision pour plus de transparence, c’est son problème ».

Une autre source signale que la décision a été prise assez rapidement au caucus libéral, hier, après une brève discussion. « C’était un no brainer. La population demande plus de transparence », confie-t-on.

C’est étrange comme nous étions à 1000 lieux de ce volontarisme touchant, il y a à peine quelques jours. On dirait saint Paul foudroyé sur le chemin de Damas…

On nous prend pour des cons

Les élections s’en viennent et les promesses de menteurs sont déjà étalées. À cet égard, Gilles Proulx a publié un article intéressant dans les pages d’opinions du Journal de Montréal de jeudi dernier. C’est avec plaisir que je le partage avec vous… simplement pour vous préparer à la mascarade du 1er octobre.

EXPOS ET AUTRES MANIPULATIONS

Face aux politiciens qui nous lancent leur poudre aphrodisiaque à la veille des élections, notre crédulité s’étale sur des décennies! Nos vieilles chimères ne veulent pas mourir : ligne bleue, tramway à Montréal, parachèvement de l’autoroute Notre-Dame, retour des Expos… et maintenant, aussi, ligne rose.

Pourquoi nos politiciens se forceraient-ils pour imaginer de nouvelles promesses? Ils n’ont qu’à répéter les mêmes, et nous nous laissons enfirouaper!

Le prolongement de la ligne bleue? En 2018, on nous le promet en grand. Mais comme un de mes collègues le rappelait cette semaine, c’était la même promesse en 1988, en 2009 et en 2013. Ça s’appelle « remplir les valises » des contribuables pour qu’ils te maintiennent au pouvoir.

DIFFÉRENCE AVEC QUÉBEC

À Québec, le tramway risque de se concrétiser. Le maire Labeaume promeut ce projet en début de mandat, ce qui généralement donne des résultats. À Montréal, toutefois, le tramway reste une pure chimère pour écolos exaltés, et ce, même si lesdits écolos ont pris la mairie.

En revanche, à Québec, on a déjà cédé aux sirènes du chimérique retour des Nordiques en investissant dans un amphithéâtre… pour que Gary Bettman continue de jouer à la poupée qui dit non, non, non. Et depuis combien de décennies parle-t-on d’un tunnel entre Québec et Lévis?

LE NOUVEAU STADE

Malgré l’arrivée de la Ricaneuse à l’hôtel de ville, la chimère du retour des Expos avec stade au centre-ville n’a pas dit son dernier mot. Après avoir snobé le passage des Geais bleus, Mme Plante a eu son chemin de Damas. Elle a posé avec une casquette des Expos sur le réseau social Instagram, avec un message en anglais seulement, à la veille d’une rencontre avec M. Bronfman et ses richissimes amis.

Nous voilà donc partis pour encore de longues années de palabres et d’études d’infaisabilité pour « remplir la valise » des naïfs… qui vont réélire la même bande de menteurs manipulateurs!

Les paradis fiscaux et le « pot »

Devant la bordélique légalisation du pot, les libéraux notoires salivent comme des vautours devant leur proie à en baver, se servant des paradis fiscaux pour financer l’industrie. Un vol légal sur le dos des CONtribuables. Michel Girard a publié un article intéressant, le 23 janvier dernier dans les pages ARGENT du Journal de Montréal, et que je veux partager avec vous. On n’a pas fini d’en parler…

Le coup « fumant » des paradis fiscaux

Ainsi, selon mes collègues Annabelle Blais et Jean-François Cloutier, du Bureau d’enquête, 35 des 86 producteurs autorisés par Santé Canada, soit 40% d’entre eux, ont obtenu un financement extraterritorial au cours des deux dernières années.

À mon avis, quand c’est rendu que de mystérieux investisseurs implantés dans les paradis fiscaux investissent dans « nos » firmes de pot canadiennes, cela n’a rien de rassurant.

Cela confirme que le Canada, avec sa légalisation du pot, représente maintenant un marché émergent avec beaucoup de potentiel. Et qu’aux yeux de ces investisseurs, il y a au Canada une grosse piastre à faire sur le dos des consommateurs de cannabis.

Évidemment, ils n’en ont rien à foutre, des problèmes et des risques que la légalisation du pot soulève, surtout pour la consommation chez les jeunes.

RIEN À FAIRE

Il ne faut pas compter sur les gouvernements pour freiner les investissements issus des paradis fiscaux dans les firmes canadiennes de pot. Du côté fédéral, c’est quand même le premier ministre Justin Trudeau qui a amorcé la controversée légalisation du cannabis. Il est mal placé pour faire la morale aux entreprises qui produisent le pot.

Autre barrière de taille : comment le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux peuvent-ils empêcher des investisseurs des paradis fiscaux d’investir dans nos entreprises, alors qu’ils permettent à leurs caisses de retraite des diverses fonctions publiques de brasser elles-mêmes des affaires dans les paradis fiscaux?

Au nombre des caisses de retraite publiques qui utilisent des paradis fiscaux pour faire fructifier leurs portefeuilles, on retrouve, selon Radio-Canada, l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada (OIRPC); Teachers (le régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario); Omers (le régime de retraite des employés municipaux de l’Ontario); l’Office d’investissement des régimes de pensions du secteur public (fédéral); la British Columbia Investment Management Corp.; et la Caisse de dépôt et placement du Québec.

NOTRE CAISSE

Prenons, comme exemple, la présence de la Caisse dans les paradis fiscaux. Dans une chronique parue l’automne dernier, j’affirmais qu’en date du 31 décembre 2016, la Caisse détenait 26 milliards de dollars d’actifs, répartis dans neuf paradis fiscaux. De concert avec des partenaires financiers, la Caisse possède six fonds à son nom aux Îles Caïmans et deux au Luxembourg. Et elle possède des placements dans 346 fonds et sociétés implantés dans ces pays à la fiscalité légère.

Convenons que le gouvernement du Québec est mal placé pour demander au gouvernement Trudeau d’imposer des barrières aux investisseurs des paradis fiscaux souhaitant investir dans les entreprises de pot canadiennes alors que le ministre des Finances, Carlos Leitao, n’impose aucune contrainte à la Caisse.

C’est vrai pour le Québec, comme c’est sans doute le cas avec les autres régimes de retraite publics provinciaux et fédéraux.

Comme quoi la lutte de nos gouvernements contre les utilisateurs des paradis fiscaux ressemble parfois à une vaste fumisterie.

Berné par des médecins

Inadmissible, indécent, incompréhensible, inacceptable et scandaleux, tels sont les qualificatifs employés pour décrire l’arnaque des médecins envers les CONtribuables du Québec; leur prime pour ne pas être en retard au travail. La population est unanime pour la dénoncer haut et fort. Personne, aucun travailleur, ne possède une telle prime au Québec. C’est même le contraire puisqu’un employé en retard fait face à des sanctions.

Les anesthésiologistes en bénéficient depuis 2008, alors que ceux-ci sont sous le seuil de la pauvreté avec une rémunération annuelle moyenne de 490 000$ chacun. Les chirurgiens ont aussi leur part du gâteau en ayant une prime de 105$ pour ne pas être en retard en salle d’opération. Comme si ce n’était pas assez, on leur alloue 21$ le quart d’heure, si leur présence en salle dépasse 15h00 l’après-midi jusqu’à 19h00, pour une surprime supplémentaire possible de 336$. Si ce n’est pas écœurant, je me demande bien quel qualificatif est plus éloquent. Le coût de l’opération depuis ce temps est de 41 millions de dollars, pris DANS NOS POCHES! Et les abus sont fréquents et sans aucun contrôle.

Et qui avait négocié cette indécente prime : les sbires Barrette et Bolduc eux-mêmes en 2010; dégueulasse! Barrette le démagogue est rendu de l’autre côté de la clôture, Bolduc a fourré le système il n’y a pas si longtemps en haussant son nombre de patients pour toucher un gros magot et Couillon, excusez Couillard, ne dit mot et approuve. Mais la pire déclaration vient de Gaétan Barrette lui-même, qui se dit scandalisé par cette arnaque des médecins. Non mais faut-il nous prendre pour des imbéciles pour faire une déclaration mesquine de la sorte? Il mériterait d’être démis de ses fonctions sur le champ. J’espère qu’au prochaines élections provinciales, les CONtribuables vont lui botter le cul pour le sortir de l’assemblée nationale.

L’autre risée de cette « fraude légale » est l’affirmation du président de l’association des anesthésiologistes Jean-François Courval, qui dit, sourire en coin, que cette prime se veut incitative. Frappez-moi quelqu’un!

La vérité de ces primes est que la hausse des chirurgies n’est que d’un insignifiant 1%, entre 2012 et 2017. Malgré cela, plus de 2000 patients attendent toujours depuis une année, pour être opérés. C’est ça que le gouvernement fait avec NOTRE fric; le gaspiller sans compter et le dilapider envers les plus choyés de la société. Une aberration pour ce gouvernement qui dit se soucier de notre économie. Il est là uniquement pour se faire réélire, point à la ligne. Le reste n’est que magouille et tergiversation.

Comment faire confiance à nos politiciens

Récemment, je vous entretenais des millions de dollars cachés à l’impôt dans les paradis fiscaux. Et bien hier matin, je suis tombé sur un article de Michel Girard, publié dans les pages ARGENT du Journal de Montréal qui nous apprenait que le gouvernement du Québec continuait d’investir massivement dans ces paradis fiscaux via la Caisse de dépôt et placement du Québec. Allez y comprendre quelque chose? Ce même gouvernement qui nous siphonne si on doit quelques dollars à l’impôt, parle et agit des deux côtés de la bouche. Ceux-là même qui minent leur crédibilité. Faites-en votre propre opinion et c’est pourquoi je le partage avec vous.

Des paradis fiscaux «bénis» par Québec

En permettant à la Caisse de dépôt et de placement du Québec de continuer à investir massivement dans les paradis fiscaux, le gouvernement Couillard se tire dans le pied et discrédite la lutte qu’il mène aux utilisateurs des paradis fiscaux.

C’est d’autant inacceptable que le ministre des Finances, dans son mémoire de septembre 2015 sur le phénomène du recours aux paradis fiscaux, avait lui-même dénoncé avec vigueur les stratagèmes d’évitement fiscal utilisés dans ces juridictions fiscalement avantageuses et qui lui font perdre annuellement des centaines de millions de dollars de revenus d’impôt.

LA DÉNONCIATION

Dans sa lettre de présentation du mémoire sur le phénomène du recours aux paradis fiscaux, le sous-ministre des Finances, Luc Monty, affirme ceci :

1-    « Les paradis fiscaux sont au centre d’un certain nombre de manœuvres d’évitement fiscal touchant directement les revenus de l’État québécois. Ils servent également d’abri pour des revenus que des contribuables ont dissimulés pour ne pas acquitter l’impôt dû au Québec. »

2-    « Les paradis fiscaux constituent en fait un rouage essentiel de différents stratagèmes conduisant à des pertes fiscales pour l’État. Leur existence fragilise ainsi directement le financement des services publics et réduit l’assiette des revenus du gouvernement. » Et plus loin dans le mémoire remis à la Commission des finances publiques, le ministère des Finances affirme que « les paradis fiscaux sont des juridictions qui, en raison de leur législation ou de leurs règles de fonctionnement, permettant la réalisation de stratégies d’évitement fiscal ou assurent la protection des revenus issus de l’évasion fiscale », écrit-il.

QUE FAIT LEITAO?

Dans le brûlant dossier des paradis fiscaux, l’argentier du gouvernement Couillard, le ministre Carlos Leitao, lui, jour carrément double jeu. D’une part, il a lancé sa troupe de limiers du fisc à l’assaut des riches particuliers et des sociétés qui utilisent les paradis fiscaux pour payer le moins d’impôts sur leurs revenus. Ce qui est totalement justifié.

Mais d’autre part, il donne sa bénédiction à la Caisse qui utilise à fond de train les paradis fiscaux pour rentabiliser davantage son portefeuille en bénéficiant des avantages fiscaux offerts par les mêmes paradis fiscaux.

Rappelons que la Caisse y détient 26 milliards de dollars d’actifs, répartis dans neuf paradis fiscaux. De concert avec des partenaires financiers, la Caisse possède elle-même six fonds enregistrés à son nom aux Îles Caïmans et deux au Luxembourg. De plus, elle détient des placements dans 346 fonds et sociétés implantés dans ces pays à la fiscalité légère.

INDÉFENDABLE

À la lumière du mémoire de son ministère sur l’impact hautement négatif des paradis fiscaux sur les finances publiques, comment le ministre Leitao peut-il continuer de défendre et justifier la présence de la Caisse dans les paradis fiscaux? C’est fiscalement indéfendable de la part d’un ministre des Finances. Et sa position mine la crédibilité du plan d’action qu’il a dévoilé la semaine dernière pour lutter contre l’évasion fiscale et l’évitement fiscal par l’entremise des paradis fiscaux.

Ça s’annonce mal pour le Parti québécois

À voir les derniers sondages publiés, la CAQ a de fortes chances d’être le prochain gouvernement du Québec élu, et la majorité absolue est aussi plus que probable, selon les intentions de vote. Le Parti québécois serait relégué à la troisième position avec tout ce que cela comporte. Ça me désole. Pourquoi? Je veux bien comprendre que l’option souverainiste soit mise sur la glace pour les élections de 2018 mais il faut quand même en parler à outrance de cette souveraineté. L’expliquer de long et en large, faire la propagande de l’avenir du Québec souverain, de son demain bref, de tout ce que cette indépendance apportera.

J’ai bien aimé l’article de Joseph Facal en page 8 du Journal de Montréal de mardi dernier, 31 octobre, et que je reproduis pour votre réflexion. Il résume très bien ma position. Je suis membre de ce parti et il ne faut pas qu’il coule comme la défunte Union Nationale entre autres. Ce serait dramatique. Il doit se prendre en main et promouvoir le concret, l’avenir.

PQ : la mort en face

Le sondage Léger publié samedi dans Le Devoir confirme ce que je sens autour de moi.

Sans tambour ni trompette, la CAQ a pris la tête dans les intentions de vote. Comme elle mène partout à l’extérieur de Montréal, elle peut même rêver à un gouvernement majoritaire. Le PLQ glisse doucement, mais l’appui massif des non-francophones garantit qu’il ne sera jamais balayé. Le PQ, lointain troisième, n’est plus à l’abri du sort subi par le Bloc ou par l’Union nationale.

AUDACE

Si beaucoup d’électeurs déterminent leur choix en se demandant qui est le mieux placé pour écarter le PLQ, le plancher pourrait s’ouvrir sous les pieds du PQ. Une astuce de dernière minute ne le sauvera pas. Une campagne de « bon gouvernement » autour des enjeux courants, non plus.

Une campagne où il se présenterait comme plus « écologiste », plus « progressiste », plus « moderne » que les autres non plus. La seule et unique carte qui lui reste, hormis d’espérer un hypothétique effondrement de la CAQ, est de tout miser sur une attaque frontale du statu quo constitutionnel.

Il doit montrer comment le régime canadien, tant par ses politiques économiques que fiscales, et surtout, par sa doctrine multiculturaliste et les décisions de ses tribunaux, pénalise le Québec francophone. C’est une démonstration complexe, mais que le PQ savait jadis faire brillamment, à une époque où les Québécois n’étaient pas plus idiots qu’aujourd’hui.

Risqué? Absolument. Incertain? Absolument. Mais qui dit mieux?

Permettez-moi ici une comparaison : voyez les gens qui ont l’infortune de ne pas avoir d’éducation. Certains admettent leur handicap et valorisent l’éducation pour que leurs enfants ne soient pas pénalisés comme eux.

D’autres dissimuleront leur malaise en méprisant les gens cultivés, associés à des prétentieux et à des rêveurs. C’est un mépris qui camoufle une jalousie. Ils se mentiront à eux-mêmes en cherchant à se convaincre que ce qu’ils n’ont pas n’est pas important.

Il y a dans cela dans le rapport de beaucoup de Québécois à la question nationale : devant l’impuissance, on essaie de se convaincre qu’au fond, ce n’est pas si important.

STATUT

Le PQ est au bord de la fosse et contemple le trou creusé pour y accueillir son cercueil. Qu’il joue au moins le tout pour le tout en faisant campagne sur les raisons fondamentales pour lesquelles il existe. Inatteignable pour le moment, la souveraineté se veut une réponse au problème du statut politique du Québec dans le Canada et à ses 1001 conséquences dans notre vie quotidienne.

Or, ce problème demeure entier, ce que même les autres partis concèdent du bout des lèvres. Que les Québécois rejettent sa solution ne devrait pas empêcher le PQ de leur parler du problème. Sinon, à quoi sert-il? En quoi se démarque-t-il de ce que les autres partis offrent.

Netflix… ça va nous faire une belle jambe!

Il y a cette électricité qu’on vend à rabais et depuis des lunes aux États américains du Nord-Est. Puis, le département du Commerce américain s’est rangé derrière le géant de l’aviation Boeing, pour imposer des droits de 220% sur les appareils C Series. Enfin, Netflix se voit offrir une exemption de taxes canadiennes avec la bénédiction de la ministre Mélanie Joly. Inutile de mentionner que s’en est suivie une levée de boucliers et la partie est loin d’être terminée. À cet égard, Sophie Durocher a donné son opinion dans les pages du Journal de Montréal de vendredi dernier et je m’empresse de le partager avec vous. Une opinion qui rejoint la mienne.

On lèche les bottes de Netflix

Il était une fois, le village de Canadix.

Le chef, Justin Selfix, et Mélanie Idéfix ont vu arriver le géant Netflix. Pensez-vous qu’ils lui sont tombés dessus « Abraracourcix » quand ils ont vu que Netflix ne voulait pas payer des taxes locales sur ses belles images? Non, ils ont laissé Netflix s’installer, lui ont servi un sanglier rôti, ont trinqué au « congé de taxes », en demandant seulement qu’il jette quelques grenailles pour de la production locale.

Heureusement qu’à Québecix, un petit village d’irréductibles Gaulois résistait encore e toujours à l’envahisseur. Après avoir bu la potion du druide Jean-Coutix, le chef, Luc Fortin s’exclama : « Par Toutatis! Qu’ils payent, comme tous les autres! »

LA COLÈRE DE QUÉBEC

Ouf! Cela faisait du bien, hier, de voir le ministre de la Culture du Québec Luc Fortin exprimer sa colère et dénoncer l’aplaventrisme d’Ottawa devant Netflix. On aurait presque cru qu’il avait bu la potion magique d’Obélix. C’est quand même ironique que la semaine où Justin se tient debout devant Boeing, il choisisse de se mettre à plat ventre devant Netflix.

Justin se tient debout devant un géant américain de l’aéronautique mais s’aplatit comme une carpette devant un géant américain des médias? Contrairement à ce que tout le milieu réclamait, Mélanie Joly a décidé qu’il n’y aurait pas de « taxes Netflix ».

Pourquoi? Je vous cite La presse canadienne : « La ministre Joly a réitéré que la décision était conforme à la promesse libérale de ne pas alourdir le fardeau fiscal de la classe moyenne : « Nous avons diminué les taxes de la classe moyenne, et nous continuerons de le faire. »

Mais quel argument bidon!

Les seuls Canadiens qui auraient été touchés par une taxe Netflix auraient été… les utilisateurs de Netflix. Au nom de « Ne taxons pas plus les Canadiens », on instaure une iniquité fiscale : toutes les entreprises payent la TPS… sauf une?

Au lieu d’imposer une taxe Netflix, le gouvernement lui-même va augmenter sa contribution au Fonds des médias du Canada pour compenser la baisse du financement privé du fonds. Donc, on va utiliser des fonds publics pour compenser le manque à gagner. Mais d’où vient cet argent, Madame Joly? Des poches des contribuables.

Ce qui signifie que tous les Canadiens (même ceux qui ne font pas la différence entre le service Netflix, les céréales Weetabix et les mélangeurs Vitamix) vont payer de leurs poches… une taxe Netflix détournée.

Hier, Mme Joly se disait « convaincue » que Netflix investirait « une bonne partie » des 500 millions sur cinq ans en contenu francophone. Mais quelle garantie avez-vous obtenue? Vous allez vous fier au bon vouloir de ce géant? Comme le disait Luc Fortin, « On ne peut pas se fier à la main invisible du marché ».

UN PAYS SANS COLONNE?

Au New York Times, le PM Justin Trudeau déclarait cette année : « Il n’y a pas d’identité fondamentale, pas de courant dominant, au Canada […] Cela fait de nous le premier État postnational ». C’est comme ça que se comporte un état postnational? En bradant sa culture et en donnant un congé de taxes à une multinationale?