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Opinion
Au moment où j’écris ces lignes, il neige abondamment. Conséquence, l’accumulation progresse rapidement, trop même.
J’ai justement à sortir faire une course. Évidemment, je roule à une vitesse sécuritaire, me faisant doubler souvent. Pourtant, je ne lambine pas. La zone est de 50 km/h et l’idée de pousser l’accélérateur ne me tente pas du tout dans cette poudreuse à gros flocons, qui laisse un paysage féérique.
J’adore cette « carte postale ».

Ceux et celles qui me connaissent diront que les 18 hivers passées en Floride prouvaient le contraire. Pourtant il n’en n’est rien. Évidemment, ma conjointe et moi avons aimé ces hivers au chaud, mais rien ne vaut le paysage bucolique d’une belle chute de neige. C’est ce qui vient après qui est dégueulasse.
Des décorations de Noël sur une belle pelouse fraîchement tonte, il manque un petit quelque chose de décevant.
Les chutes de neiges sont associées à une température douce, avant que le fondant ne viennent souiller les rues d’une couleur brune affreuse.
Mais pour revenir au titre de cet article, pendant que j’attendais au feu rouge et que j’admirais la valse des gros flocons, mon regard rêveur a été perturbé par quelques fous du volant, intrépides, qui roulaient largement au-dessus de cette vitesse permise au risque de se retrouver dans le décor ou de perdre momentanément le contrôle.
Le boulevard devant notre immeuble est à deux voies de chaque côté, sans terre-plein, et inutile de vous dire que c’est une vraie piste de course, peu importe la saison. Les policiers, heureusement, sont souvent aux aguets pour les ramener à l’ordre et diminuer leur taux de testostérone.
Mais dans la neige, on doit redoubler de prudence. Hier, en soirée, c’était impossible de voir les lignes blanches sur la route. On ne roule pas dans ces conditions à 70-80 km/h sur ces artères municipales. Ceux qui partagent cette route ont raison d’être vigilants, parce qu’un casse-cou pilote peut-être une bagnole dont les pneus à neige sont à leurs derniers kilomètres, tant ils sont usés.
À ces gens tellement pressés d’aller nulle part, comme le chante les Cowboys fringants, dans l’Amérique Pleure, je leur dis : R-A-L-E-N-T-I-S-S-E-Z !