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Opinion
Tous les Québécois et les Canadiens paient des impôts, pour bénéficier des services que les gouvernements mettent à notre disposition. Si c’est bénéfique pour nous, certains dirigeants profitent d’avantages monétaires reliés à leurs fonctions. Si quelques-uns sont raisonnables, d’autres ne s’en privent pas, se cachant derrière leurs titres ou fonctions administratives, sans que le payeur de taxes ne puisse rien faire.

Récemment, trois exemples étaient étalés au grand jour. Des dépenses exorbitantes, démesurées, injustifiées, sans que le CONtribuable n’ait son mot à dire.
Il peut bien chiâler, s’offusquer, ça ne change à rien au bout du compte.
Trois exemples :
MARIE LEMAY, EX PDG DE LA MONNAIE ROYALE CANADIENNE
Des centaines de milliers de dollars ont été dépensés en voyages pour assister à diverses conférences, accompagnée d’autres membres.
Afrique du sud : Conférence des directeurs de Monnaie. Trois personnes pour une conférence de 3 jours. Boni : ils ont prolongé leur séjour d’une semaine. Coût 87 136 $.
Thaïlande, Japon, Europe : Conférence de 3 jours étirée sur 11 jours. Coût 35 000 $.
Londres et Berlin : 25 809 $.
Pour l’ensemble des hauts dirigeants de cette société d’État, 350 000 $ ont été dépensés en voyages à l’étranger et au Canada pour 2025. De ce montant, à elle seule, Marie Lemay a dépensé 123 600 $.
Le Journal de Montréal a voulu poser des questions sur ces dépenses et, comme prévu, la Monnaie royale canadienne n’a fourni aucune réponse.
MICHAEL SABIA, EX-PDG D’HYDRO QUÉBEC POUR SA RETRAITE
Ce monsieur a reçu une compensation de 430 000 $ pour la non-participation aux régimes de retraite. Il faut se souvenir que ce monsieur a décidé, lui-même, de quitter ces fonctions plus de trois ans avant la fin de son mandat pour accepter le poste de greffier du Conseil privé au gouvernement fédéral.
De plus, Hydro Québec lui a versé plus de 260 000 $ pour d’autres avantages non précisées, pour un grand total de 1,3 M$.
Et il n’a même pas eu la décence de terminer son travail.
Ces chiffres mirobolants n’incluent pas les 4 M$ donnés en salaires pour quelques autres dirigeants d’Hydro Québec. La grosse misère !
Inutile de rappeler que cette société d’État ne cesse de demander des augmentations annuelles à ses CONtribuables.
MARK CARNEY FAIT LE TOUR DU MONDE
Notre globe-trotteur parcours le monde pour faire des affaires avec les autres pays, des alliances stratégiques, diplomatiques, pour se distancer des Américains et de leur despote orange.
Avec toute la technologie qui nous habite, est-ce vraiment nécessaire et essentiel d’aller visiter des grands de ce monde et de dépenser des sommes faramineuses pour les rencontrer en personne seulement quelques heures ? Pourquoi pas des sessions « Teams » ? Tout le monde prône le télétravail, alors pourquoi ça ne s’appliquerait pas à nos politiciens ? Ce qui est bon pour pitou est aussi bon pour minou.
Parce que, je ne sais pas si vous êtes au courant, mais l’ami Mark ne se déplace pas seul et ne séjourne pas dans des 3 étoiles.
EN CONCLUSION
Quand ces abuseurs de système préparent leur budget, ils évaluent ces sorties diplomatiques, ces avantages sociaux, ces primes diverses à se verser, bref, il se pourfendent en analyses pour être sûr de ne rien oublier.
Avez-vous vu beaucoup de rencontres internationales au Nunavut ? Trop « frette » ! Les sites paradisiaques c’est mieux, moins démoralisant. Fuck le prix !
Ils en ajoutent toujours un peu plus pour les extras, dont des beaux voyages. Et s’ils s’aperçoivent, en cours d’année, que le fond du budget ne sera pas atteint, on trouve facilement des dépenses insolites ou loufoques pour se rendre jusqu’au fond… afin ne pas se voir accorder un budget moindre, l’année suivante.
C’est comme ça que ça fonctionne partout ! Tout gestionnaire qui se respecte pense d’abord à ses poches, à son confort, à son avenir douillet et aisé.
Mais au bout du compte, qui paye pour tout ça ? Le CONtribuable, avec ses impôts, et pour qui les projets de société sont toujours reportés, voire même supprimés. Et ils ont le front de nous dire que c’est pour le bien commun.
Et la cerise sur le sunday… les baisses d’impôts qu’ils nous donnent, c’est un petit 1 % annuel. Une grosse économie de quelques minables dollars. Il ne faut pas enrichir le peuple.
Source : Journal de Montréal