S’endetter pour le bien commun, le vrai monde

Opinion

Chaque jour, la radio, la télé ou les journaux nous informent de la décrépitude de nos routes, de nos hôpitaux, de nos bâtiments historiques qui ont manqué de soins essentiels.

Les mauvaises nouvelles sont tellement habituelles qu’on n’y porte plus attention, jusqu’au moment où on est concerné personnellement.

Une seule politicienne au Québec a osé affirmer haut et fort dans sa dernière campagne électorale que les réparations de toutes sortes dans sa municipalité seraient sa priorité. Terminé le neuf ! On investit dans nos infrastructures. Je veux parler de la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, qui a toute mon admiration.

Elle a été élue avec une écrasante majorité. Ses électeurs ont cru en elle.

À Québec et à Ottawa, on devrait suivre son exemple. Finies, terminées, les subventions de toutes sortes, principalement aux projets des sociétés multimilliardaires, qui veulent nos dollars, prétextant créer de l’emploi, et qui viennent mourir chez nous.

En santé c’est la même chose. On en parle, on en parle, on remet le projet tellement de fois que le coût total frise l’indécence.

C’est de la grosse merde !!!

LES HÔPITAUX ET LES ÉCOLES

Deux secteurs qui tombent en ruine. Les infiltrations d’eau, la vétusté des hôpitaux et des écoles devraient être la priorité numéro un. On met le magot dans ces deux secteurs névralgiques. On fait maintenant ce qu’on néglige depuis des dizaines d’années.

Pendant ce temps-là, l’école privée profite des largesses de nos gouvernements pour satisfaire une clientèle bien nantie. Pourquoi des subventions ? Cet argent devrait servir à retaper nos institutions du savoir.

Les hôpitaux, même constat. On devrait tout privatiser et se contenter de payer les frais médicaux de tous les citoyens. On laisse tout au privé. On cesse de se plier à leurs caprices.

On cesse de payer les études des médecins. On paie pour qu’ils profitent de nos largesses, alors qu’ailleurs, ça n’existe pas.

Ils deviendraient des administrateurs, des propriétaires d’hôpitaux, de cliniques et seraient pognés à engager du personnel, à négocier des conventions collectives.

Le gouvernement n’aurait qu’à payer à l’acte, comme une assurance collective.

Sommes-nous capables de nous faire soigner la semaine après dix-sept heures, les fins de semaine, pendant les vacances ? NON !!!

La maladie peut frapper à tout moment… Pourquoi les médecins ne sont-ils pas où on devrait les trouver ? Indisponibles !

Attendre des douzaines d’heures dans une salle d’urgence, c’est normal ?

C’est un supplice !

Bien sûr, il y a des exceptions, mais elles ne font malheureusement pas l’actualité.

ON Y MET LE PAQUET

Combien ça coûte ? On s’en fout ! C’est pour servir le vrai monde. Ceux et celles qui n’ont pas les moyens de se faire soigner au privé et de fréquenter les écoles privées subventionnées.

Dix milliards $, vingt milliards $. On emprunte ! On est déjà habitué à payer, ce n’est pas ça qui devrait nous arrêter. Plus les problèmes persistent, plus nos structures se dégradent. Ce qui coûte un milliard $, double triple et même quadruple parce qu’on met trop de temps à les réaliser.

On ferait travailler notre monde. On nous vante partout nos réalisations de jadis. Où est passée la fierté de nos entrepreneurs.

Données ici, études là. Une autre étude, puis une troisième… On perd énormément de temps !

Selon les données de 2022, la population du Québec dépasse les 7 millions. De ce nombre, tout près de 4 millions gagnent moins de 50 000 $ annuellement et ne peuvent se permettre des soins au privé, sans puiser dans leurs maigres économies, s’il y en a.

C’est pour ces personnes qu’on doit investir massivement des milliards $ pour remettre à niveau toutes nos infrastructures laissées à l’abandon.

Les Northvolt, Lion et autres compagnies de ce monde ne doivent plus s’attendre à des cadeaux distribués sans raison. Les impôts élevés que nous payons ne devraient jamais, en aucune circonstance, servir à résoudre les problèmes financiers des autorités. Que les politiciens se le tiennent pour dit.

Qu’est-ce qu’on attend ?

Je suis sûr que le gouvernement qui donnerait le vrai coup de barre aurait le soutien inconditionnel de la population.

À l’heure de l’avancée technologique, de l’intelligence artificielle et des grandes découvertes, pourquoi les gouvernements ne suivent-ils pas la tendance et ne décident-ils pas de donner le coup de balai et d’agir ?

Les folies ont assez duré.



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