Un beau cadeau de Noël

Opinion

Désastreuse nouvelle pour 300 employés de PACCAR

Demain, l’usine de fabrication de camions lourds PACCAR, à Sainte-Thérèse, mettra à pied 300 de ses employés, parce que le dictateur américain imposera, le premier novembre des tarifs sur les exportations de camions.

Et pendant ce temps, le premier « mounistre » canadien, celui qui a déjà enlevé ses contre-tarifs envers le dictateur, a aussi enlevé son dentier. Il ne mord plus !

Cependant, lorsqu’il rencontre le dictateur orange, il lui baise les pieds et discute avec lui, la gueule fendue jusqu’aux oreilles, et pour arriver à rien. Il revient toujours bredouille.

Lamentable et décourageant !

Comme cadeau de Noël, ces employés sont mis devant le fait accompli. Ces travailleurs sont victimes du despote américain, alors qu’on n’a pas assez de couilles pour riposter.


Un autre départ

Nécrologie

La horde des anciens « Snowbirds » des décennies 2000-2010 vient de perdre un de ses membres.

Pour les saisonniers de cette belle époque au Pioneer Village, je vous informe du décès de Jacques Pitre, conjoint de son épouse Claude Meilleur. Il est décédé mardi, 21 octobre.

Ils ont habité Pionner Village durant plusieurs hivers, d’abord avec leur autocaravane, puis sont devenus propriétaires d’une maison de parc au E4-31.

Il avait 81 ans.

Ma conjointe et moi, voulons offrir nos plus sincères condoléances à Claude, la famille, parents et amis. Nos pensées profondes vous accompagnent dans cette triste épreuve.


Salmigondis

Opinion

MÉDECINS MORALISATEURS

Pourquoi on a fait l’assemblée spéciale des médecins via une vidéo conférence ? 3000 médecins y ont participé. Dommage que cette assemblée ne se soit pas tenue en présentiel… On aurait pu voir la face des médecins dénigreurs. Caché, on est plus brave !

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RÉFÉRENDUM

Au prochain référendum sur la souveraineté du Québec, je voterai OUI. Pour ceux qui trouve ce référendum dangereux pour la cause, arrêtez de faire les mauviettes. S’il faut atteindre cet objectif trois, quatre, cinq ou six fois, c’est quoi le problème ? Le Québec doit devenir un pays souverain !

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UN DÉFI RELEVÉ SOUS LE SOLEIL

En fin de semaine, se tenait LE GRAND DÉFI PIERRE LAVOIE, un peu partout au Québec. On estime qu’un peu plus de 90 000 personnes ont participé à l’événement qui en était à sa huitième édition. Accompagné de mon frère, son épouse et un ami, nous avons parcouru les cinq kilomètres, en ajoutant un de plus pour les déplacements de chez-moi à la ligne de départ. Une superbe sortie, agrémentée de sourires, que j’aimerais bien reprendre l’automne prochain. Ah oui, j’oubliais… cette activité était prescrite, sans ordonnance, par les médecins de familles. Bonne idée !

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RÉFÉRENDUM (suite)

Le dernier sondage annonce un NON à la souveraineté et cela amène toute sorte d’opinions. On annonce déjà la défaite. C’est hâtif, ne trouvez-vous pas ? PSPP l’a encore dit : la souveraineté c’est son ultime objectif politique et il n’y dérogera pas. Quant à Lucien Bouchard qui conseille de ne pas tenir pareil référendum dans un premier mandat, il se garde bien de révéler le bon moment. Encore un mou !

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INDIGNE D’UN CHEF D’ÉTAT

Vous avez vu la dernière frasque de Trump ? Avec sa couronne sur la tête et pilotant un avion de chasse, il survole les manifestants anti-Trump, en leur larguant des tas de merde. Aucun chef d’État n’agit aussi bassement. On ne peut même pas le qualifier de bouffon, parce qu’un bouffon, c’est drôle. Lui, il a utilisé l’intelligence artificielle pour réaliser cette horreur sur son réseau social. Et dire qu’il gouverne le plus puissant pays du monde. Les Américains sont sérieusement en danger !


Et qui paie toujours en fin de compte ?

Opinion

C’est le citoyen, le patient qui, même avec tous les impôts de toutes sortes, paie toujours la note.

J’ai écouté à peu près tout ce qui s’est dit, tant des médecins que du gouvernement du Québec et j’arrive toujours au même constat. Effectivement, les médecins très grassement payés n’en donnent pas pour la peine. Pas pour la rémunération qu’ils reçoivent.

Il y a 20 000 médecins au Québec qui gagnent chacun, au bas mot, 350 000 $ annuellement, soit plus de 6700 par semaine.

Ce n’est pas le ventre plein ça ?

Et ils trouvent exagéré que le gouvernement leur impose une partie de leur rémunération associé à leur rendement.

IL FUT UN TEMPS…

Les plus vieux s’en rappellent, jusqu’au début des années 1980, on pouvait rencontrer son médecin les soirs de semaine. Les rendez-vous n’attendaient pas. Ça permettait au citoyen de ne pas perdre des heures précieuses au travail.

Hélas, autre temps, autre mœurs, cette belle période est révolue.

Aujourd’hui, les médecins fonctionnent par deux mois. Essayez d’avoir un rendez vous dans trois mois, leur charmante secrétaire vous dira qu’il vous faudra rappeler dans six semaines, soit au prochain agenda.

Chaque citoyen investi autour de 800 $ par année en taxes seulement pour financer la RAMQ. Il n’a pas le choix de payer. Si sa santé est excellente, pas de problème, il peut profiter de la vie. Mais, quand la maladie l’afflige, le temps d’attente interminable devient le prix à payer pour soulager ses souffrance.

ATTENDRE

Un mot populaire lorsqu’on attend pour une chirurgie « attendre ». Qui attend ? Toujours notre citoyen, celui qui souffre, qui voit son quotidien perturbé. Je ne parle pas en termes de jours. Je parle de beaucoup de mois et d’années. On ne ferait pas subir un tel traitement à son chien !

Je ne mets pas tous les médecins dans le même bateau. Mais, comme dans d’autres domaines, certains ont déjà oublié leur serment d’Hippocrate. Quand tu étires trop l’élastique, il risque de te péter en plein visage. On est rendu là !

Allez monsieur le ministre, il est temps de faire adopter le projet de loi 106. Le niaisage a assez duré.


Un pan de notre histoire : Il y a 59 ans, Montréal entrait dans la modernité

Histoire

Vous souvenez-vous de la construction du métro de Montréal. Moi, oui ! J’avais 15 ans, ce 14 octobre 1966 et j’y étais à me promener gratuitement dans cette foule massée sur les quais. Ça sentait le caoutchouc chauffé puisque cette merveille moderne roulait sur des pneumatiques.

À l’époque, nous avions un maire dynamique qui n’a jamais eu de successeur capable de mettre Montréal sur la carte planétaire. Les années de son règne, en plus du métro, il nous a ouvert sur le monde avec l’Expo 67 et le baseball majeur avec les Expos, dont on s’ennuie encore.

***

Le 14 octobre 1966, les Montréalais retiennent leur souffle. Dans la station flambant neuve de Berri-De Montigny, le maire Jean Drapeau coupe le ruban pour inaugurer le nouveau métro. L’événement est historique : avec ce transport collectif d’un genre inédit, la métropole entre résolument dans l’ère moderne.

Le réseau compte 26 stations réparties sur trois lignes ; la verte, l’orange et la jaune. Il couvre 26 kilomètres, mais il faudra attendre le printemps pour que la ligne jaune accueille ses premiers passagers, juste à temps pour l’Expo 67.

Ce n’est pas d’hier que Montréal rêve d’enfouir son transport public. Dès 1910, on creuse timidement quelques tunnels pour désengorger les tramways du centre-ville, mais la crise des années 1930 enterre le projet. En 1944, la Montreal Tramways Comgany revient à la charge, mais les dépenses de guerre et les débats sur la municipalisation du transport freinent encore l’élan.

RATTRAPER TORONTO

Il faut attendre 1953 pour qu’un vrai plan voie le jour : un métro électrique de 12,5 km passant sous les rues Saint-Denis, Saint-Jacques et Sainte-Catherine. Coût estimé : 117 millions de dollars. Malheureusement, les élus tergiversent et le projet est reporté.

Pendant ce temps, Toronto creuse. En 1954, la Ville Reine inaugure son métro.

À Montréal, on grince des dents. Les élus et les citoyens, piqués dans leur orgueil, veulent rattraper le retard.

Tout s’accélère avec l’élection en 1960 : le duo Jean Drapeau et Lucien Saulnier s’installe à l’hôtel de ville. Dès janvier 1961, la Ville décide d’arrêter d’attendre que l’argent tombe du ciel et choisit de financer elle-même le projet, sans compter sur les autres municipalités de l’île.

INSPIRATION PARISIENNE

Un comité spécial se met aussitôt au travail, sous la direction d’un ingénieur. À l’automne, un avant-projet prend forme : une ligne est-ouest (la future verte), une ligne nord-sud (l’orange) et une ligne passant sous le mont Royal. Cette dernière sera vite remplacée par une idée plus audacieuse : un tracé sous le fleuve Saint-Laurent, menant directement au site de l’Exposition universelle de 1967. Ce sera la ligne jaune.

Le 3 novembre 1961, le conseil municipal débloque 132 millions de dollars. Montréal commence à creuser sa révolution.

De retour d’un voyage à Paris, Jean Drapeau est fasciné par une nouveauté : là-bas, le métro roule sur pneus. Plus silencieux, plus souple, plus moderne.

Des ingénieurs français, Georges Derou et Jacques Gaston, de la RATP, sont invités à Montréal, et la société Michelin fournit la technologie qui permettra à la métropole d’avoir, elle aussi, un métro sur pneus. On électrifie, on modernise, on réinvente : c’était ça, les années 1960.

Le 23 mai 1962, les premiers coups de pelle résonnent rue Berri. Chaque station a sa personnalité, dessinée par un architecte québécois et décorée par un artiste local. Montréal creuse sculpte et, surtout, rêve. En novembre, la nouvelle tombe : l’Expo 67 aura lieu à Montréal. Résultat : la ligne jaune devient prioritaire, reliant le centre-ville aux îles Sainte-Hélène et Notre-Dame, jusqu’à Longueuil.

L’année suivante, le budget explose à 213 millions de dollars. La firme Canadian Vickers reçoit le contrat des voitures MR-63. Les premiers wagons sont livrés deux ans plus tard. Oui, oui… deux ans, pas huit, grâce entre autres à l’agilité de celui qu’on surnommera bientôt le père du métro, Lucien L’allier.

À son apogée, 5000 ouvriers s’activent sur le chantier de ce projet titanesque. On déplore douze morts parmi les travailleurs. Pendant quatre ans, la ville gronde : son cœur bat au rythme des foreuses.

UN GRAND JOUR

Le 14 octobre 1966, à 14h30, Montréal inaugure enfin son métro. Vingt stations ouvrent d’un coup ce jour-là. Le weekend suivant, un million de curieux descendent sous terre pour faire des allers-retours et découvrir le réseau.

Selon les plans initiaux, il reliait Atwater à Frontenac (ligne verte), Henri-Bourassa à Bonaventure (ligne orange) et Berri-De Montigny à Longueuil (ligne jaune).

Mais qui était donc ce Berri-De Montigny ? En fait, personne ! Ce nom vient simplement du croisement entre la rue Berri et la rue de Montigny, où se trouve la station centrale du réseau.

Les plus jeunes ne connaissent plus cette dernière : la rue a rapidement été renommée boulevard De Maisonneuve peu après l’inauguration.

Les Montréalais adoptent immédiatement leur métro. Dès la première année, plus de 130 millions de déplacements sont enregistrés. Durant l’Expo 67, la station de l’île Sainte-Hélène devient la plus fréquentés du monde avec 418 000 passagers en une seule journée.

SYMBOLE

Avec son métro, Montréal venait d’entrer dans la modernité. Sous ses rues, dans ses tunnels impeccablement dessinés, la ville respire autrement. Le métro n’est pas qu’un moyen de transport : c’est un symbole, celui d’une métropole qui, depuis ce jour d’octobre 1966, a la capacité de se réinventer.

Source : Martin Landry, historien, Journal de Montréal, cahier weekend, 11 octobre 2025, p52


10 astuces pour récupérer vos restes

Trucs et astuces

Évitez le gaspillage avec ces trucs qui vous permettront de tirer le maximum de vos aliments. Paroles de madame Chasse-Taches.

1- Il est facile de réchauffer au four à micro-ondes un restant de riz sans qu’il devienne sec. Rinces-le bien sous l’eau chaude, ajoutez quelques gouttes d’huile d’olive et déposez-le une à deux minutes dans le four à micro-ondes.

2- Par contre, si le riz a trop cuit et est devenu collant, vous pouvez le récupérer en le rinçant sous l’eau froide. Chauffez-le pendant une minute au four à micro-ondes. Il reprendra son croquant.

3- Récupérez les pommes de terre de la veille en les tranchant et en les saupoudrant légèrement de farine. Faites-les revenir dans un poêlon jusqu’à ce qu’elles soient bien rôties et croustillantes.

4- Quand un pot de mayonnaise ou de moutarde est presque vide, ajoutez dans le pot une petite quantité de vinaigre aromatisé, d’ail, de sel, de poivre et de fines herbes selon votre goût. Versez une bonne rasade d’huile d’olive avant de fermer le pot et de l’agiter énergiquement. Voilà une excellente vinaigrette économique pour vos prochaines salades.

5- Rappelez-vous que le vinaigre des cornichons sucrés vendus en pot peut remplacer le vinaigre blanc dans la préparation de la sauce pour les salades de pommes de terre et de chou.

6- Si une soupe ou votre recette de sauce tomates est trop salée, coupez une pomme de terre en deux ou trois gros morceaux. Ajoutez-les dans la préparation et poursuivez la cuisson sur feu doux pendant une quinzaine de minutes, Le sel sera absorbé par les morceaux de pomme de terre que vous retirerez au moment du service.

7- Récupérez le bouillon à fondue chinoise pour préparer une soupe ou ajoutez-le tout simplement à votre recette de sauce à spaghetti.

8- Il est possible que vous trouviez que les pièces de viande décongelées n’ont plus de saveur, car elles perdent beaucoup de sang lors de la décongélation. Évitez ce problème en prenant quelques secondes pour badigeonner généreusement le rôti non cuit avant de le congeler. Les saveurs seront bien scellées à l’intérieur de la viande.

9- Ne jetez pas la croûte du fromage parmesan que vous avez râpé. Ajoutez-la au bouillon lors de la préparation d’une soupe minestrone. Elle y apportera beaucoup de saveur.

10- Avant d’utiliser des champignons déshydratés, vous les faites tremper dans un peu d’eau chaude pendant une vingtaine de minutes. Surtout, ne jetez pas cette eau qui peut parfumer un riz, une sauce ou même un plat de pâtes.

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier Salut bonjour, 11 octobre 2025, p38


Un pan de notre histoire : 6000 Irlandais reposent à Montréal dans la plus grande fosse commune du pays

Histoire

Six mille Irlandais qui ont fui la famine dans leur pays et qui ont été victimes de l’épidémie de typhus ayant fait rage dans la métropole ont été enterrés dans une fosse commune près du pont Victoria à Montréal. Un parc commémoratif leur rendra hommage.

« Jusqu’à 400 personnes mouraient chaque jour au sommet de l’épidémie. On ne pouvait plus enterrer les morts individuellement dans des cercueils », relate Scott Phelan, de la Fondation du Parc du Monument irlandais de Montréal.

Lui-même Irlandais d’origine « depuis quatre générations », précise-t-il. M. Phelan rappelle que Montréal était la première destination des exilés d’Irlande durant la grande famine du milieu du 19e siècle.

De 1845 à 1852, cette tragédie a causé la mort d’environ un million de personnes et provoqué l’émigration de deux millions d’Irlandais.

Ceux qui prenaient la mer n’étaient pas au bout de leur peine, car la « fièvre des navires », comme on surnommait le typhus, allait décimer des milliers d’immigrants.

QUARANTAINE INSUFFISANTE

Les risques de contamination de cette maladie mortelle incurable étaient tels que l’État a converti une île complète, aux environs de Berthier-sur-Mer, en site de quarantaine obligatoire.

Pas moins de 5000 immigrants y ont poussé leur dernier soupir. Mais les personnes qui étaient considérées comme en bonne santé par les autorités médicales pouvaient reprendre leur route. Ce sont celles-ci qui allaient succomber à la fièvre après leur arrivée dans la métropole canadienne.

En effet, le typhus étant transmis par les poux infestés, les symptômes pouvaient prendre plusieurs jours à apparaître.

De nombreux immigrants en apparence sains pouvaient être en phase d’incubation. Une forte fièvre, des maux de tête intenses, des frissons, des douleurs musculaires et de la fatigue apparaissaient, suivi d’une éruption cutanée sur le torse, qui se manifestait quatre à six jours après le début des symptômes.

UN MAIRE HÉROÏQUE

Devant le drame qui se jouait dans sa ville, le maire de Montréal à l’époque, John Mills, a fait construire des bâtiments pour héberger les victimes dans le quartier Pointe-Saint-Charles. Qualifiés de « sheds à fièvre », ces bâtiments sont devenus le mouroir de centaines de personnes.

Malgré tout, les Montréalais ont été nombreux à porter secours aux malades et à y laisser leur peau.

C’est le cas du maire Mills lui-même. Pour M. Phelan, il s’agit là d’une démonstration d’action humanitaire sans pareille dans l’histoire canadienne.

AMITIÉ PROFONDE

Plusieurs caractéristiques culturelles allaient faire en sorte que le peuple québécois et les immigrants irlandais survivants s’intégreraient bien. La religion catholique, entre autres, était un point de convergence.

« Il y a eu d’innombrables mariages entre Irlandais et Québécois, de sorte qu’on trouve de nombreuses familles aux origines communes », mentionne M. Phelan.

Parmi eux, les anciens premiers ministres du Québec Daniel Johnson (et ses fils, Daniel et Pierre-Marc) et Jean Charest et l’ancien premier ministre du Canada Brian Mulroney. Sur la scène culturelle, Marie Travers (le Bolduc) et le poète Émile Nelligan avaient des parents irlandais.

Tout comme les hockeyeurs Patrick Roy et Patrice Bergeron, dont l’un des parents était d’origine irlandaise.

LA FOSSE COMMUNE EN TROIS DATES

1859 Des ouvriers irlandais qui s’affairent sur le chantier du pont Victoria découvrent des ossements qu’ils attribuent au drame du typhus et érigent un bloc de pierre sur lequel ils font inscrire un hommage aux disparus.

Cette pierre, devenue noire en raison de la pollution, est passée à l’histoire comme la « Black Rock » de Montréal. Mais la fondation du Parc du Monument irlandais de Montréal désire changer ce nom pour le « Monument irlandais de Montréal ».

2019 En novembre, les archéologues Marine Puech, Karine Fournier et Patrick Lapointe, mandatés par Hydro-Québec en raison du projet du Réseau express métropolitain, ont découvert des fragment d’os appartenant à une quinzaine d’individus près du site à Pointe-Saint-Charles.

Les cercueils, soigneusement alignés et orientés selon le rite catholique, n’excluent pas l’existence d’une fosse commune aux environs de cet endroit.

2029 La Fondation en partenariat avec Hydro-Québec et le diocèse anglican de Montréal, qui a fait don d’un terrain, mène le projet de parc commémoratif qui doit voir le jour en 2029.

Source : Mathieu-Robert Sauvé, Journal de Montréal, cahier weekend, 6 septembre 2025, p70


Wô les moteurs !

Sports

Le Canadien de Montréal débutait sa saison mercredi soir en affrontant les Maple Leafs de Toronto, à Toronto. La partie s’est soldée par une défaite crève-cœur de 5-2.

Crève-cœur parce qu’ils ont joué de malchance alors qu’ils ont été les meilleurs sur la glace et que sur le résultat final, deux buts ont été comptés dans un filet désert. Quels commentaires ont entend et lit sur les différents médias et réseaux sociaux ?

Départ raté ! Défaite pénible ! Victoire échappée !

Cependant, il y a les connaisseurs qui ne paniquent pas et font une analyse plus réaliste de cette première défaite.

Pour moi, le seul point d’interrogation c’est qu’ils devraient tirer plus souvent vers le gardien lors d’une supériorité numérique et augmenter ainsi nos chances de marquer. Point !

IRRÉALISTE

Voyez-vous, c’est ça Montréal. Les fans ne seraient satisfaits qu’avec une saison de 82 victoires. Après une défaite on devrait changer les joueurs.

« Le gardien de but n’est pas bon. »

« Martin St-Louis devrait être limogé. »

« On devrait échanger untel. »

Wô les moteurs ! Nous en sommes seulement qu’au PREMIER match de la saison. Il en reste 81. C’est ça la réalité de Montréal. Il faudrait gagner la coupe chaque année et être supérieur aux 32 équipes, tout le temps.

On revient sur terre les amis ! On relaxe !

Hier, les Canadiens ont été les meilleurs sur la glace et méritaient de gagner. Au cours de la saison, ils vont gagner des parties alors qu’ils ne le méritaient pas, et en perdre par malchance. C’est la réalité du sport.

C’est d’abord un jeu, un divertissement, simonac !

Alors appréciez donc le spectacle et dites-vous bien que dans la LNH, il n’y a pas de parties nulles, donc, ça se solde toujours par une victoire ou une défaite, point final.

On a une jeune équipe talentueuse, avec une direction dynamique et et l’avenir est rempli d’espoir.

Restons positifs et on « prend son gaz égal » comme on dit !

DERNIÈRE HEURE

Pour les pessimistes, hier soir, le Canadien a rossé les Red Wings 5-1. Le gardien des Wings a donné les 5 buts sur 13 lancers. Bravo !


Dépassement de coûts : un incontournable

Politique

Les dépassements de coûts dans les projets gouvernementaux sont aussi normaux que le jour et la nuit.

À chaque fois que le gouvernement du Québec présente un projet, il est assez hypocrite pour mentir la population sur évaluation. À coup sûr, le montant prévu sera doublé, triplé, voire quadruplé.

Pourquoi ?

Pour faire avaler la pilule parce qu’il gèrent l’argent des autres. De plus, dans presque tous les cas, le début du projet est toujours reporté. Des années plus tard. Est-ce que vous êtes capable de dire avec certitude, le coût de votre loyer dans cinq ans ? C’est la même chose.

On nous bourre de mensonges.

On le voit avec SAAQClic, et le dossier de santé Québec (DSQ). Des projets qui s’éternisent. Pourquoi le gouvernement n’en tient pas compte et qu’il n’oblige pas les exécutants à donner une évaluation juste et au final ?

Tu soumissionnes sur un appel d’offre pour 50 millions $ aujourd’hui, sachant qu’à échéance, quelques années plus tard, le montant triplera. Donc, 150 millions $. Ces pseudos experts « professionnels » lancent des chiffres, comme ça, pour décrocher le contrat, et pour la suite c’est le bon citoyen qui fouille dans ses poches pour régler la note finale.

Lors d’une soumission, on devrait exiger de connaître le coût final du projet et tout dépassement de coût devrait être payé par le soumissionnaire.

Simple non ? Trop simple parce qu’en bout de ligne ils vont s’en tirer alors que le citoyen aura obligatoirement à régler la facture parce que mot imputabilité n’apparaît pas dans le dictionnaire gouvernemental.

Si on avait appliqué ce principe pour SAAQclic et le DSQ, on n’aurait pas de surprises. Parce que, jusqu’à preuve du contraire, ces « chanceux qui décrochent ces contrats » sont sensés être des experts en la matière, donc imputables.


Un pan de notre histoire : Il y a 50 ans, on inaugurait l’aéroport de Mirabel

Histoire

Le 4 octobre 1975, le premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau, le premier ministre du Québec, Robert Bourassa et le maire de Montréal, Jean Drapeau, procédaient à l’inauguration de l’aéroport de Mirabel, qui avait pour vocation de devenir le plus grand aéroport du monde.

Retour sur les faits marquants de ce défunt aéroport controversé, qui n’accueille plus de vols de passagers depuis 2004.

À la fin des années 1960, Montréal connaît une période de prospérité économique importante. L’Expo 67, le métro, les grands travaux d’infrastructures et les Jeux olympiques à venir contribuent tous à faire de Montréal une ville en ébullition et une plaque tournante en Amérique du Nord.

À cette époque, la métropole québécoise est toujours le centre financier et économique du Canada, avant d’être progressivement délogée par Toronto dans les années 1970-1980.

Sur le plan aéroportuaire, la ville est desservie par Dorval, qui est alors le plus gros aéroport au Canada, mais qui n’est toutefois plus adéquat pour répondre à la croissance anticipée des voyageurs.

De plus, « les gens autour de Dorval se plaignaient du bruit des appareils », précise Jacques Roy, professeur à HEC Montréal et auteur du livre La saga des aéroports de Mirabel et Dorval (JFD éditions; 2023). Il ajoute que « l’aéroport enclavé de Dorval n’avait pas l’espace requis, ni la capacité d’atterrissage pour des avions supersoniques comme le Concorde, qui était en développement à l’époque. […] Il fallait donc rapidement un nouvel aéroport pour desservir les besoins grandissants de Montréal ».

« ABSENCE DE LIAISON »

Le choix du site de Mirabel ne s’est pas imposé dès le départ et d’autres sites ont été envisagés. Mais, finalement, c’est le projet défendu par un économiste, Benjamin Higgins, qui l’emporte en 1969 auprès du gouvernement de Pierre Elliott Trudeau.

Le projet d’Higgins prévoyait également de relier le nouvel aéroport au centre-ville de Montréal et à L’aéroport de Dorval grâce à la construction d’un train rapide et d’une nouvelle autoroute, deux infrastructures qui ne verront toutefois jamais le jour.

Avec le recul, « cette absence de liaison avec le centre de Montréal sera l’un des principaux facteurs qui contribueront à l’échec du nouvel aéroport », observe M. Roy.

HABITANTS EXPROPRIÉS

L’ampleur du projet voulu par Ottawa et les retombées économiques attendues ont justifié, à l’époque, l’expropriation par le gouvernement fédéral de milliers d’habitants de la région agricole de Sainte-Scholastique, qui va devenir Mirabel en 1971.

Au total, ce sont 97 000 acres de terres fertiles qui sont saisies par Ottawa. Pour les habitants expropriés, la construction de Mirabel va donc laisser un goût amer qui perdure de nos jours, malgré la rétrocession progressive, à partir des années 1980, environ 91 000 acres des terres expropriées.

EN GRANDE POMPE

Afin d’être prêt pour les Jeux olympiques de 1976, l’aéroport se construit en un temps record et accueille ses premiers vols dès 1975. Le 4 octobre 1975, alors qu’environ 200 expropriés manifestent tout près, le gratin politique, les médias et les gens d’affaires sont présents à Mirabel pour inaugurer cette nouvelle infrastructure qui a coûté 500 millions de dollars.

Pour ajouter au faste de l’événement, le pilote français André Turcat se pose vers les 15 h sur la piste de Mirabel à bord du Concorde 01-WTSA.

L’enthousiasme est d’ailleurs palpable parmi les dignitaires. Pour le premier ministre du Québec, Robert Bourassa, le nouvel aéroport est un « témoignage éloquent de la valeur du fédéralisme canadien », rapporte un article du Devoir de l’époque.

Pour sa part, le premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau, ne cache pas les immenses espoirs qu’il caresse à l’égard du projet initié sous sa gouverne : « On a peine à imaginer le fourmillement énorme, mais ordonné qu’elle abritera bientôt lorsque les voyageurs y afflueront au rythme de quatre, puis de six, puis de dix millions par année […]. Le projet entier déborde sur le 21e siècle, qu’il prépare et anticipe. »

Ironiquement, moins de 30 ans plus tard, Mirabel accueillera son dernier vol de passagers et les vols internationaux retourneront à Dorval, qui porte désormais le nom de Pierre Elliott Trudeau !

Source: Martin Lavallée, Journal de Montréal, cahier weekend, 4 octobre 2025, p52


On change de saison et de vêtements

Trucs et astuces

Il est maintenant l’heure de ranger tous les vêtements que vous avez portés cet été. Déposez-les dans un bac plastifié sur roulettes, à glisser sous le lit. N’hésitez pas à faire un bon tri et à donner ceux que vous n’avez pas portés au cours des deux derniers étés. Oubliez-les, car assurément, vous n’aurez pas envie de les porter l’été prochain… Parole de madame Chasse-Tache.

Le bac sous le lit s’avère très pratique, puisqu’il permet de garder les vêtements à portée de main en prévision des vacances d’hiver au soleil. Avant de les ranger, assurez-vous qu’ils sont bien secs. L’humidité pourrait causer des taches jaunâtres sur les vêtements blancs.

Si vous optez pour des bacs plastifiés à ranger dans une penderie ou au sous-sol, prenez le temps de bien identifier le contenu ou réservez une boîte pour chaque type de vêtement (pantalons, jupes, maillots, vêtements pour la plage, etc.). Les robes peuvent être regroupées sous une housse suspendue à l’écart, pour les prochains mois.

ORGANISEZ VOTRE PENDERIE AUTOMNALE

Avant de suspendre vos vêtements pour les prochains mois, prenez le temps de bien nettoyer le placard. Lavez l’intérieur avec 125 ml (1/2 tasse) d’eau de Javel dilué dans 4 L (16 tasses) d’eau chaude. En plus de la nettoyer, vous la désinfecterez et il n’y aura pas d’insectes et de mites à l’intérieur. Asséchez complètement avant de ranger les vêtements.

Diviser le placard par sections permet de repérer plus facilement les vêtements. Vous pouvez organiser votre placard en genres (pantalons, jupes, chemisiers, etc.) ou par couleur, ce qui permet d’assembler rapidement la tenue désirée et de créer de nouvelles combinaisons.

Évitez de comprimer les vêtements dans un petit espace. Ils se froisseront rapidement et vous aurez de la difficulté à les repérer. Placez seulement un vêtement par cintre, à moins d’utiliser un cintre multi-usage permettant de suspendre plusieurs vêtements et de gagner de l’espace sans créer de confusion.

Sur une tablette, créez de belles piles avec les lainages en rangeant les tricots légers sur le dessus et les plus lourds, sous la pile. Vous éviterez ainsi qu’ils ne se froissent.

Et voilà… le temps frais peut s’installer !

Source : Louise Robitaille, Journal de Montréal, cahier CASA, 20 septembre 2025, p10


Savoir faire la part des choses…

Histoire vécue

Tous se souviennent du 21 septembre dernier, alors qu’un adolescent de 15 ans était abattu par un policier du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL). Un dramatique événement qui a apporté son lot de commentaires disgracieux et vindicatif envers la police.

Six jours après l’événement, une policière du SPAL et son équipier ont vécu une expérience imprévisible alors qu’ils étaient en devoir. Voici l’histoire…

***

« Le 27 septembre 2025, moi et mon collègue allons nous stationner au coin des rues Saint-Charles et Saint-Sylvestre, à Longueuil, pour écrire un rapport… On voulait juste voir de quoi avait l’air le Festival Lumifest

5 minutes stationnés… Une maman vient nous voir avec ses deux jeunes enfants.

– Excusez-moi ! Est-ce que mes enfants pourraient prendre une photo avec vous et la voiture de police ?

Je vais vous avouer qu’après l’événement que nous connaissons tous, je n’étais pas certaine…

Mon cœur était divisé entre méfiance, doutes, peur et envie de faire plaisir aux enfants… puis, je ne vous le cacherai pas, j’ai eu peur de me faire garrocher des roches, de nous faire encercler, de tomber sur des personnes mal intentionnées… parce qu’il y avait des centaines de personnes autour de nous.

Je ne me souviens pas d’avoir eu un sentiment de peur viscéral en étant entourée d’une foule, en 22 ans de police… puis je l’ai eu quelques minutes.

J’ai dit à mon partenaire : – Envoye… juste une ! Et lui, bien sûr, de dire OUI ! (gros nounours!)

– Une photo. Juste une !

La file que vous voyez sur cette photo n’est rien…

Au moins 25 personnes faisaient la file quelques secondes plus tard.

UNE HEURE

Une heure de photos, poignées de mains, de questions-réponses sur notre travail, d’échanges, d’histoires vécues par des citoyens avec la police (positives et négatives). Des petits enfants qui nous donnent la main… qui me prennent dans leurs bras.

Des enfants avec des étoiles dans les yeux, des parents qui leur disaient de faire confiance aux policiers, des gens qui nous donnaient la main en nous disant merci et de ne pas lâcher. Des bons mots pour notre collègue impliqué et aussi pour ce jeune et sa famille.

Je n’en reviens pas encore !

Notre douleur était partagée et sincère.

C’est dans ces petits moments, que nous sentons que la grande majorité des citoyens sont capables de discernement, de jugement et de gros bon sens.

Oui, cet événement est tragique. Mais, tous ces citoyens ont été capable de comprendre qu’une enquête est en cours, et surtout… qu’ils n’étaient pas là !

Merci. »