D’un coucher de soleil à la navigation en ponton

 

2009-03-09 015Dimanche le 8 mars, c’est la journée internationale des femmes et pour l’occasion, j’invite Louise pour un souper au restaurant. Pourquoi ne pas se rendre au Gulf Coast Center, un autre centre commercial lifestyle où Claude et Jacques nous ont vanté la grosse boutique de plein air Bass Pro Shop. Effectivement, ils avaient raison. On y trouve de tout ; Camping, chasse, pêche, nautisme et plein air, dans un décor de murales géantes, d’aquariums et de maquettes associés à ces activités.

2009-03-09 018 Au rayon de la pêche, les cannes s’alignent par centaines, comme des ficelles de marionnettes. Et que dire des leurres. Je crois qu’ils les possèdent tous. C’est comme ça dans tous les rayons, sans compter les lignes complètes de vêtement et tous les gadgets de l’heure. Il faut des heures pour tout découvrir. Un restaurant, spécialisé dans les poissons et fruits de mer, complète les installations.

Une telle promenade aiguise l’appétit et après avoir patrouillé les alentours, notre choix de restaurant s’arrête chez Outback, renommé pour ses biftecks. On choisi des côtes levées avec, en entrée, une rose d’oignons frits. Si ces derniers étaient succulents, les côtes levées en contrepartie, étaient décevantes. Les miennes se détachaient toutes seules, mais celles de Louise, refusaient de se faire dévorer. À un point tel que le restaurant ne l’a pas facturé, tout en s’excusant, sans plus. Outback est définitivement sur notre liste noire.

2009-03-09 022 2009-03-09 028 Lundi, j’accompagne Jean-Guy pour une randonnée à vélo de 25 km. Pendant ce temps, Louise fait la lessive. Il fait un temps splendide et très confortable pour pédaler. On fait une petite halte, en passant, pour nourrir Charley, mon cheval d’ami. Le trajet se fait en deux heures et avant de rentrer, on s’arrête à l’étang, près du camping, où se trouve le “monstre” dont je vous ai déjà parlé. Il est là ! Aux aguets ! Du long de ses vingt-quelques pouces. Il gobe à la vitesse de l’éclair, les petits cailloux que Jean-Guy lui tire. Agressif le petit ! Le tatou n’était pas là… Probablement dans son terrier.

2009-03-09 051 On est sur la côte ouest et, comme tout le monde le sais, le soleil se couche à l’ouest. C’est en plein le temps d’aller photographier quelques couchers de soleil. Louise et moi, prenons la direction de la plage de Fort Myers. On ira se planter les orteils dans le sable fin et frais, tout en regardant les baigneurs et l’horizon, en attendant bien sagement que le soleil disparaisse. Il fait un ciel sans nuages et tous les éléments sont là pour créer un tableau idéal.

2009-03-09 066 On est à l’heure avancé et le soleil se couche vers 19h30. Graduellement, en fin d’après-midi, les gens quittent. On les voit revenir après le souper pour contempler le spectacle que la nature s’apprête à nous présenter. La couleur du soleil rend le paysage surréaliste. Les visages des gens tournent à l’oranger et la végétation prend des teintes sensationnelles. À l’opposé, la pleine lune se lève, toute ronde et lumineuse. J’actionne la caméra et rapidement je fais une trentaine de clichés. On est mieux d’en avoir trop que pas assez. Je mitraille les scènes comme si c’était les 2009-03-09 074 dernières que j’avais la chance d’immortaliser. Un beau moment que je vous invite à visionner dans l’album Floride 2009, tout au bas de la page d’accueil. En passant, je m’excuse que les photos ne suivent pas un ordre précis ou chronologique. C’est hors de mon contrôle puisque Windows Live ne permet pas, pour l’instant, de faire un tri des photos dans chaque album. Devant nos demandes répétées, ça viendra peut-être un jour.

Nous en sommes au mercredi 11 mars. Est-ce qu’il pleut sur cette planète ? Il semble bien que les nuages de pluie aient décidé de passer l’hiver au nord. Pour se rafraîchir, Claude organise une ballade en ponton, dans la baie d’Estero, jusqu’à l’embouchure du Golfe du Mexique. Une randonnée de quatre heures et demie qui nous mènera sur une plage du Lover’s Key State Park, pour le dîner. Un groupe de campeurs du Nouveau Brunswick nous accompagne sur un autre ponton. Ils seront en quelque sorte nos guides, puisqu’ils ont déjà naviguer cette escapade.

2009-03-11 042 2009-03-11 051À la barre, Jean-Eudes, notre valeureux capitaine Crouche , a la responsabilité de nous mener à bon port. Ce gaspésien, marin émérite, nous fera profiter de son expérience. Dès dix heures, nous quittons le quai de la marina Salty Sam’s de Fort Myers Beach. Nous sommes cinq couples dans notre bateau qui peut en contenir 17, avec glacières, chaises de plage et parasols. On peut admirer les magnifiques villas qui occupent les berges et les canaux maritimes qui y donnent accès. La richesses de leurs propriétaires ne dément pas. Des embarcations de grande valeur sont stationnés à quai, en cale sèche, 2009-03-11 032 actionnées par des treuils électriques, devant chacune des résidences. De la grande classe. C’est aussi normal que les pneus d’hiver au Québec. Il peuvent naviguer en eaux salées à l’année longue et leur équipement est en conséquence. On a pas tellement vu de pancartes d’agents immobiliers. La récession est beaucoup moins évidente et présente dans ces endroits.

On atteint finalement notre destination pour le dîner. Un beau coin qui nous rappelle l’île de Gilligan de notre jeunesse. On accoste, tout bonnement comme ça et on 2009-03-11 063 s’installe sur la grève. Pas de service. Pas de toilette. La pleine nature. Pour les gars, ça ne pose pas trop de problèmes. Un petit coin vert et on peu se soulager facilement. Mais pour les dames… Disons qu’on les a vu se baigner un petit peu. Aucune d’entre elles ne s’est portée volontaire pour expérimenter la toilette à rame de notre cher capitaine. Au retour au port, on devine bien où s’est fait leur premier arrêt. Une très belle journée, passée sur l’eau, où chacun en est ressorti avec sa forte dose de soleil. Même Zézette s’en est sortie sans trop de séquelles, soignant une vilaine et tenace grippe. Tout ça pour la modique somme de 17,50$ par personne, essence incluse. Trouvez-moi pareille aubaine. Un gros merci à Claude, l’instigatrice de l’événement.

Vous en pensez quoi ?