La français est sérieusement menacé

 

Québec3 Et oui ! Sans être alarmiste il faut bien se rendre à l’évidence. La langue française est en péril au Québec et plus précisément dans la grande région de Montréal. L’assimilation à petite dose est amorcée et définitive.

On n’a qu’à regarder autour de nous pour s’apercevoir que tout se déroule en anglais. Évidemment on peut encore se faire servir en français, mais dans l’arrière boutique, on cause en anglais. La génération montante, nos jeunes, sont bilingues, donc anglophones. Dès qu’on maîtrise les deux langues, on choisi la plus facile et la plus répandue; l’anglais.

Le Petit Larousse Illustré, défini le fait d’assimiler, comme fondre des personnes dans un groupe social; les doter de caractères communs à ce groupe. C’est exactement ce qui se passe… à petites doses. Dans 50 ans, le fait français aura disparu. Comme le Manitoba, au début du vingtième siècle, d’où il ne reste que des noms de rues francophones, sans souvenirs et sans histoire pour les générations actuelles. C’est désolant.

Au marché Métro de mon quartier, les caissières nous abordent en français ou en anglais. Lorsqu’elles s’aperçoivent que l’on s’exprime en français, elle nous parlent dans cette langue. Par contre dans la majorité des cas, elles s’expriment en anglais entre employés. Et ce n’est qu’un exemple.

Alors que j’étais au restaurant à Brossard récemment, je me suis fermé les yeux un moment pour écouter les conversations autour de moi et devinez quoi ? J’avais l’impression de dîner dans un restaurant de Floride, ou nous séjournons l’hiver.

L’affichage s’anglicise de plus en plus et sans aucune conséquence. Les autorités ont depuis longtemps baissés les bras. Sans compter les nombreux commerces qui ne prennent même pas la peine de rédiger leur correspondance sans aucune faute. C’est pas grave… en autant qu’on comprend. Où est le respect dans cette façon de faire ?

Faites le test, chez les personnes bilingues. Dans la majorité des cas, elles consomment anglais. Au club vidéo, les versions originales anglaises.  À la télévision, même constat; prédominance à regarder des émissions anglophones. Dans un groupe de 10 personnes, si une seule est unilingue anglophone, les neuf autres vont s’exprimer en anglais.

Au Québec, il y a une forte proportion d’anglophones et d’allophones. Curieusement, je n’ai jamais vu, à la télévision anglaise, un commercial ou une publicité vantant les cours de français au 254-6011. Je n’ai absolument rien contre les anglophones et le fait de parler plusieurs langues mais une certitude demeure; lorsqu’une personne doit choisir de s’exprimer en français ou en anglais, majoritairement et même instinctivement elle choisira l’anglais.

On est une société ultra tolérante et comme l’écrivait Richard Martineau récemment, c’est uniquement au Québec qu’on a vécu une révolution tranquille. Tout un paradoxe et c’est ça qui va nous tuer. Aux bulletins de nouvelles, les journalistes interrogent les interlocuteurs anglophones dans leur langue et le contraire ne se fait pas. Un unilingue anglophone n’aura jamais de problème à évoluer et vivre au Québec, alors qu’un francophone aura une carence linguistique.

Observez bien… l’assimilation est commencée et lorsque les dinosaures de ma génération et de la suivante auront disparu, il ne restera que des souvenirs sans âmes de ce qu’aura été le Québec francophone.J’aimerais bien que vous me laissiez quelques commentaires sur ce billet. J’aimerais connaître votre opinion sur le sujet. Ne vous gênez pas.

Un commentaire sur “La français est sérieusement menacé

  1. C’est un effet inévitable et un fait de la condition humaine depuis des millers d’années.J’ai toujours été intéréssé par l’attachement à la culture, surtout dans le 20e et maintenant le 21e siècles. En particulier, la situation au Québec est intéréssante dû à l’attachement culturel qui est très étroitement lié aux conditions sociopolitiques. Je dois, avec respect, être en désaccord avec la notion d’une langue "menacée" et d’une culture qu’il faut "protéger". La culture d’un peuple ne peut être décidée que par sa population en entier. Toute tentative de la protéger par la loi est, à mes yeux, futile parce qu’elle implique qu’un gouvernement ou tout autre authorité doit imposer aux gens ce qu’ils "doivent" faire ou "doivent" croire.Ce phénomène n’est pas limité au Québec. Au Canada anglais il y a aussi un mouvement, surtout dans la communauté artistique, de protéger la culture canadianne contre l’"invasion" américaine en forcant les magasins de musique, par exemple, à avoir un certain pourcentage de leur inventaire provenant d’artistes canadiens. Dans les deux cas, je pose la question: n’est-ce pas au consommateur d’acheter ce qu’il veut acheter et au magasin de vendre ce que ses consommateurs veulent? Est-ce que viendrait un jour ou un policier pourrait m’aborder dans la rue et me coller une contravention si moins de 60% des pistes sur mon Ipod sont des chansons françaises? En tant que personne, je vais écouter ce que je veux, et communiquer avec d’autres gens de la manière qui me semble la plus efficace et plaisante.Dans le cas de deux personnes qui discutent ensemble, ce qui est important est que l’une et l’autre se comprennent, pas le son du bruit qu’elles font avec leurs cordes vocales. Je comprend très bien qu’il est difficile de voir une culture changer en se mêlant à d’autres, car on a évidemment un attachement sincère et profond avec le monde autour de soi. Lorsqu’on grandit avec une certaines langue autour de nous, ce n’est pas seulement le son des mots qui change lorsque la langue change, c’est tout notre univers. Et c’est souvent une chose très difficle à accepter.Une bonne façon de percevoir le phénomène est de réaliser que la culture que l’on "défend" a elle-même changé beaucoup comparé à ce qu’elle était avant. Le parlure québécoise elle-même ne serait pas ce qu’elle est si on n’avait pas d’expressiosn adoptées d’autres langues. Quoi de plus Québécois en effet que de dire "maudit que j’ai eu du fun hier soir!" De mon vivant, je n’ai jamais vu un francophone se faire rabrouer par un autre pour avoir dit cela.Vouloir garder une certaine culture dans une bulle protectrice est tentant, mais ça la gèle dans le temps et l’empêche de respirer. C’est un peu comme quelqu’un qui achète une figurine et la scelle hermétiquement pour préserver sa valeur. Oui, la valeur augmente, mais le plaisir potentiel du jouet est perdu. Dans un monde où des milliers, voire des millions, sont tués parce qu’ils prient à un différent dieu, ou votent pour le "mauvait" candidat, ou encore sont nés dans la "mauvaise" race, il est de plus en plus important, je pense, de garder les choses en perspective: un être humain et son droit de vie et de liberté est plus important que sa langue, sa religion, la couleur de sa peau ou sa musique préférée. Je suis content d’avoir hérité des Nantel notre célèbre amour des discussions, débats et… ok, notre amour de s’"astiner"! :) Je te lève mon chapeau, mon oncle, pour parler de sujets controversés dans ton blogue et d’inviter les opinions. Peu importe les différences d’opinions, c’est dans les discussiosn comme ça de différents points de vue que l’on apprend beaucoup de choses et on voit les choses à travers les yeux de l’autre. Continue à bloguer, sur n’importe quel sujet, je te lis à tous les jours!

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