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Le triste suicide d’un septuagénaire en phase terminale, à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont m’a jeté par terre ce matin en feuilletant mon journal. C’est pathétique de découvrir l’angoisse devant l’inconnu qui guette nos aînés. Comment et pourquoi en arrive-t-on à une fin si violente ?
Dans notre société, de façon générale, on se soucie peu de nos ancêtres qui ont façonné, à leur manière, le monde dans lequel on vit présentement. Où en est notre reconnaissance ? Avec le sort qu’on leur réserve, nul besoin de se demander comment cela se produit. On les oblige au mutisme.
Chaque semaine, on découvre les horreurs qu’ils doivent endurer. Ils font le triste constat d’un système de santé qui les abandonne. Ils sont sans ressources et démunis, lorsque leur propre famille les laissent dans l’oubli et l’indifférence la plus totale. Souvent, ils ne voient que le suicide pour cesser de souffrir. Quand on en est rendu à payer pour recevoir un bain par semaine, c’est de l’exploitation sans scrupule. Ils ne sont pas fous et voient très bien ce qui se passe dans les CHSLD. Ils n’ont pas la force d’affronter cette réalité. Ils se recroquevillent et attendent la délivrance.
Les gouvernements injectent des peccadilles pour les aider et fournir des ressources qui ne sont souvent que du vent, pour se donner bonne conscience. Il faut être un aidant naturel pour constater combien coûtent des services d’aide au répit entre autres. J’en suis un et je peux vous assurer que je ne compte pas mes services en dollars et les maigres crédits d’impôts que les gouvernements nous remettent sont loin d’être suffisants. Tout est accessible mais cela a un prix que beaucoup de personnes âgées ne peuvent se permettre.
Présentement, la mode est aux condos et logements pour retraités autonomes. On vend une vie de pacha dans les publicités comme si les personnes du troisième âge étaient tous des millionnaires. Il y en a peu et avec les soins de santé privés qui semblent devenir la norme, le soi-disant bas de laine se dilapide rapidement.
Ceci m’amène à parler de l’euthanasie. On en parle, on en parle et on en parle encore sans aboutir à rien. Quand la vie n’a plus que quelques semaines à nous offrir, ou nous cloue littéralement à un lit d’hôpital, il nous reste quoi comme qualité de vie ? Il ne reste qu’à attendre la mort. Toute notre vie est remplie de décisions. On décide de donner la vie et on devrait avoir le même droit de choisir sa fin, dignement, avec lucidité et dans le respect. C’est au moins plus humain que le choix qu’à exprimé ce vieillard lors de son geste fatal et brutal. Il l’a posé parce que la société ne lui a pas laissé le choix qui aurait dû lui revenir de plein droit.
Dans le même journal, on apprenait que par centaine, des corps non réclamés aboutissent à la morgue chaque année. Plusieurs sont rejetés par leurs proches qui refusent de leur offrir une sépulture décente. Un tel constat en 2011, est triste à mourir. Dans quel monde vivons-nous ? La plus grande valeur qui est disparue avec le temps est le respect. Hélas, il ne sert plus maintenant qu’à enrichir les dictionnaires.
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Les valeurs sont axées sur le MOI. On se fout de son entourage. Sans être très pratiquante, je repense souvent au déluge de la bible . Dieu avait décrété qu’Il ne le ferait plus. Il a dit que le monde finira par ne plus se comprendre, la terre sera dans le chaos complet, les hommes s’entretueront, la nature se déchaînera. Sa vision des choses n’est pas loin de ce qui se passe de nos jours.
À la r’voyure….
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