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Il n’y a pas de qualificatif assez fort pour condamner le geste que la direction des Canadiens de Montréal vient de poser en nommant Randy Cunneyworth, en remplacement de l’instructeur Jacques Martin, limogé samedi dernier. En 1955, la suspension du Rocket avait soulevé tout un peuple, déclenchant les plus violentes émeutes, reliées à ce sport. C’était plus qu’un affront! C’était mépriser la communauté québécoise francophone.
Sans mettre en cause sa compétence d’instructeur, ça dénote le manque de respect de la clientèle à majorité francophone et l’histoire se répète depuis 1995 alors que Serge Savard, digne directeur général de la trempe d’un certain Sam Pollock, s’était aussi fait montrer la porte. Depuis, c’est la débandade d’un club qui a perdu tout son lustre au fils des ans. On a jeté la tradition par-dessus bord.
Les Canadiens de Montréal sont connus de la planète toute entière et même les journaux européens et asiatiques ont soulevé le problème de l’unilinguisme. Ça dépasse nos frontières.
Rien ne nous surprend au Québec quand il est question de la langue française. On n’a qu’à constater son net recul à tous les niveaux. C’est même rendu un fait divers, tant on se confond, sans même lever le petit doigt et rouspéter.
Geoff Molson aujourd’hui, affirmait que cette nomination était temporaire, uniquement pour terminer la saison, et que le réel changement d’entraîneur aurait lieu l’été prochain, tout en insistant sur la priorisation du bilinguisme pour le prochain candidat retenu. Pourquoi le croirait-on? Même le directeur général « Monsieur » Gauthier, vit au Vermont, bien loin de la réalité de Montréal.
Le chroniqueur Michel Beaudry, rappelait que lors de sa dernière conquête de la coupe Stanley, une douzaine de joueurs francophones étaient de l’alignement. Une réplique des glorieuses années où le précieux trophée a aussi été gagné. Ça prendra un sérieux coup de balai, pour revenir à cette époque. J’endosse cette théorie cent milles à l’heure!
Si la déclaration de Geoff Molson est vraie, alors pourquoi congédier Jacques Martin? Il est encore sous contrat pour deux autres années. Où était l’urgence? On aurait du continuer avec lui et passer le bulldozer à la fin de la saison, en n’oubliant pas de tasser également « Monsieur » Gauthier. Bref, faire comme les puissances actuelles de la ligue; croupir dans les bas fonds pour récolter les super vedettes francophones montantes qui brûlent les ligues inférieures, comme la LHJMQ trop longtemps boudée. Si c’est le prix à payer et bien allons-y!
Tant et aussi longtemps que la bière coulera à flot, que les loges seront pleines, que tous les billets de saisons seront vendus et que le BELL CENTER sera plein, il ne passera rien. Le meilleur moyen de nous attaquer à cette grande puissance est un appel au boycott en ce temps des Fêtes, de tous les commanditaires et produits Molson.
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