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L’hospitalisation de Louise s’est terminée en matinée hier et nous en sommes maintenant à la phase de réhabilitation. Elle doit faire travailler son genoux dans des conditions optimales pour les deux prochaines semaines. Notre maison, dépouillée des meubles, ainsi que notre caravane avec son espace restreint pour une marchette ne pouvant faire l’affaire, c’est au Manoir Sainte-Julie qu’elle entreprendra cette dernière étape avant le retour à la maison. Faisant partie des réputées Résidences Soleil, cet établissement offre des appartements pour convalescence, incluant les repas quotidiens, à prix raisonnables.
La dernière semaine passée à l’hôpital Charles-LeMoyne, m’aura permis d’observer notre fabuleux système de santé qui nous coûte plus que la peau des fesses, à travers les différents intervenants qui ont prodigué les soins à ma conjointe. Je dois préciser, à prime abord, que la chirurgie fut couronnée de succès et réalisée selon les règles de l’art. C’est l’environnement qui fait défaut dans ce monstre de gestionnaires et on se demande souvent à quoi ils peuvent bien servir. Tout est désorganisé et on a l’impression que les décideurs sont à des années lumières des exécutants. J’ai relevé les quelques anomalies suivantes, sans égards aux employés mais qui, selon moi, ne devraient pas exister.
Pour l’empathie envers les patients, on repassera. Celui-ci est souvent laissé à lui-même et un accompagnateur ou un proche du patient doit régulièrement intervenir au poste de garde pour obtenir un service ou rappeler simplement la prise d’un médicament.
La marchette promise n’était pas disponible au moment opportun et il a fallu attendre.
L’hospitalisation devait durer une semaine et après la troisième journée, un médecin était prêt à lui autoriser son congé, sur une simple évaluation visuelle générale sans même regarder la cicatrisation. Il m’a fallu m’objecter, ce qui l’a probablement irritée, puisqu’on ne l’a pas revue.
En trois jours, elle a été envoyée dans le corridor pendant 3 heures et à deux reprises, pour déménager de chambre et désinfecter l’endroit. Dans un de ces épisodes, on lui a servi au souper, par mégarde, un repas qui traînait depuis le midi dans le charriot. Ils pensaient que c’était un plateau en surplus.
Même sur production des médicaments de ma conjointe, dans leurs boîtes originales qu’ils n’ont même pas regardé, il lui ont administré le médicament de la même famille, mais différent. C’est notre pharmacienne qui s’en est aperçue au moment du renouvellement des prescriptions. Elle a dû reconfirmer la prescription avec l’hôpital.
Ma conjointe devait se faire elle-même ses injections sous cutanées, alors que c’est le rôle de l’infirmière qui est formée en ce sens. Dès que vous êtes capable de le faire, le personnel médical vous encourage à le faire.
Les traitements de radiothérapie sont effectuées directement aux chambres et il nous a fallu quitter le salon à côté, pour éviter la radioactivité. Leur beau centre de cancérologie, payé à coup de millions, est vide et ne remplit pas sa vocation.
Alors qu’on nous avait dit qu’une travailleuse sociale s’occupait de la démarche pour la réhabilitation, son action s’est résumée à quelques pamphlets. Un présentoir aurait suffit! J’ai fait la démarche.
Le personnel hospitalier nous dit régulièrement qu’on est mieux chez-nous qu’à l’hôpital avec ses risque d’attraper toutes sortes de bactéries et de germes. Tout à fait rassurant! Personne n’a ramassé le tampon de ouate qui traînait par terre dans la chambre, depuis trois jours.
Malgré tout cela, il y a des exceptions. Quelques membres du personnel ont le feu sacré. Ils font leur travail avec le sourire, sont avenant et complaisants. C’est juste malheureux qu’ils ne soient pas contagieux.
Je pourrais continuer sur plusieurs ligne encore et encore. On entre dans un hôpital et ça pue. C’est sale et on passe constamment notre temps à se désinfecter les mains dès qu’on touche n’importe quoi. Les employés arrivent de l’extérieur avec leurs vêtements de travail sans égard aux germes qu’ils pourraient transporter. C’est pas normal. On n’arrête pas d’ouvrir des cliniques partout et pourtant, tout le monde se présente à l’urgence avec un livre de 400 pages, sachant fort bien, qu’ils vont passer au travers, le temps de voir un médecin. Le patient demeure un cobaye qui n’a qu’à attendre bien sagement, jusqu’à ce que le monstre le prenne en charge.
Au fils des années et des gouvernements, on a fait quoi avec tout l’argent de nos taxes? Payer des cadres, des cadres et encore des cadres? Installer, à l’entrée, une œuvre insignifiante de 100 000$ qui s’est brisée au premier coup de vent violent et qui coûtera le double pour la restaurer?
Ils m’ont lavé le cerveau. J’en suis à penser que le système de santé universel, comme on le connaît, devrait disparaitre au profit du privé. Il y aurait des économies faramineuses, moins de gestionnaires et plus d’exécutants. Un service aux petits oignons, on vous replacerait vos oreillers aux 5 minutes. Avec les milliards de dollars qu’on injecte présentement et collectivement dans ce gouffre sans fond, on pourrait l’investir dans des plans d’assurance-santé plus performants et adaptés. Ça existe déjà, alors…
Et pour terminer mon histoire, le temps de monter chercher ma conjointe qui venait d’obtenir son congé, d’attendre après une signature oubliée par le médecin et de redescendre pour payer mon stationnement, la satanée machine m’arrachait 10$ pour mon stationnement de 55 minutes. Aujourd’hui, il faut cinq choses pour se faire soigner; la patience, la patience, la patience, la résignation et accepter de se faire exploiter.
C’est vraiment pathétique… je crois qu’il n’y a qu’au soin paliatifs situés au dernier étage où les infirmières ont la vocation et là encore, il y a des exceptions. Bon courage!
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Un prompt rétablissement à Louise et toi-même. Le retour à la maison reste au-moins l’espoir de revenir à la santé de façon « physique » mais surtout « morale ». Décompressés pour un mieux vivre à vous deux maintenant. – Nous sympathisons avec vous deux. Jacques & Diane xxx
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On peut rire des newfies mais leur service de santé est de beaucoup supérieur au nôtre. Leurs institutions sont propres, le personnel est accueillant et souriant. J’en sais quelque chose, Sébastien y a été traité. J’ai pu le constaté par moi-même lorsque nous lui avons rendu visite l’hiver dernier.
Je ne blâme pas notre personnel médicale car ils sont dépassés par la structure de la grosse machine. Par contre, les employés d’entretien se la coule douce. Il n’est pas rare d’en rencontrer à rien faire. La clinique dentaire où je travaille est plus propre que n’importe quelle partie d’un hôpital. Vous ne trouverez pas de poussière sur les cadres de portes ou sur les tablette des châssis, encore moins de mousse ou de déchets sur les planchers. L’hygiéniste, tout comme le dentiste ou la secrétaire font attention et jettent leurs déchets dans les poubelles. Je suis persuadée que l’endroit de la convalescence de Louise est très propre. Elle est au privé, remboursable par son assurance. C’est ça le système à deux vitesses, et je suis pour.
À la r’voyure…
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Tu n’as jamais si bien dit ce que tout le monde pense; allons-y pour un balayage libéral;
libérez-nous de libéraux OPC
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Je voulais vous faire part de la réalités des centres hospitalier le personnelleńest pas souriant et heureux car pour la plus part ils courent d’un coter et de l’autre pour faire tout le travaille qu’il y a a faire malgré les coupures partout dans l’hopital pour ensuite se faire accueillir dans les chambres par des gens impatient qui on l’air bêtes car sa a été trop long a leur gout mais dites vous que quand le personnelle ne répond pas immédiatement sais que vous n’êtes pas les seuls patient et qu’ils peuvent être occuper avec un autre patient qui vas encore moins bien que vous et qu’il ne peut simplement pas venir vous voir alors oui vous êtes malades mais ayez un peu de compassions pour le personnelle qui tente de vous aidez du mieux qu’ils le peuvent dans des conditions physiquement et psychologiquement non admissible et arrêter de vous plaindre ou si vous voulez vraiment vous plaindre faites le pour les bonnes raisons et faites le au moins a la bonne place pour que les choses changent en vous plaignant au service des plaintes de l’hopital…
Cordialement un prépose au bénéficiaires qui a toujours le feu sacrer.
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