Et si on mettait fin aux abus, une bonne fois pour toute!

Le cirque des bouffons bat son plein, même si l’assemblée nationale ne siège pas encore. Le gouvernement Marois fesse dans l’tas en menant une charge à fond de train sur les riches de notre société. Les gaz de schiste, Gentilly 2, c’est le temps de brasser la cabane et de ne pas s’assoir sur ses lauriers parce que l’opposition rêve de prendre le pouvoir dès demain.

Enfin, on soulage un petit peu la classe moyenne. Il faut dire que le clou était déjà enfoncé au maximum. Augmentation d’impôts avec rétroaction, pour les mieux nantis et abolition de la taxe santé pour tous les québécois, n’en déplaise au faux chef Fournier et sa bande de taxeux, qui ont attrapé l’arrogance du poodle de jadis. Je ne savais pas que c’était contagieux.

Quoi qu’il en soit, les riches menacent de déguerpir et de tout faire pour payer moins de taxes. La grogne s’installe et on s’en fout pas mal. Un salaire de 130 000$ et plus, c’est un statut social et ceux et celles qui le possède ont un train de vie qu’ils étalent avec une certaine fierté.

Je ne suis pas d’accord avec la rétroactivité de l’augmentation d’impôts que le gouvernement s’apprête à leur imposer et je conviens qu’ils paient généreusement leur large part en impôts. Par contre on aurait pu faire beaucoup mieux, être plus subtils, pour aller chercher des millions de dollars en coupant tout ce qui avantage les grosses rémunérations. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, les riches fréquentent d’autres riches. Un salaire de 130 000$ est souvent multiplié par deux, avec le salaire de la conjointe. Ça permet les gros châteaux, les voitures de luxes, les voyages et les folies. Comme on dit, l’argent ne fait pas le bonheur mais ça rend le malheur moins pénible.

Ce n’est pas une maladie d’être riche, ni une plaie d’Égypte, mais ça permet plein d’avantages et principalement sur la fiscalité. C’est là qu’il faut frapper et couper. Voici quelques exemples; Les garderies à 7$, les CELI, les abris fiscaux, les fiducies familiales, les gains de capital et les crédits d’impôts, pour n’en nommer que quelques-uns.

Par ailleurs, j’ai hâte qu’un gouvernement taxe les gains de loterie dépassant 10 000$. Qu’on abolisse les subventions de toutes sortes et les prêts sans intérêts. Je ne comprends pas pourquoi j’aurais à payer pour un aréna dans une communauté quelconque, pour laquelle je n’ai aucun lien. Les municipalités ont le pouvoir taxer leurs citoyens pour des services ou des installations qu’ils réclament, alors qu’ils les taxent localement.

Et ce n’est que la pointe de l’iceberg. Il est temps qu’un gouvernement se regarde le nombril et qu’il réduise ses propres dépenses. Qu’il crée un régime d’austérité dans ses propres services et ministères et qu’il coupe tout ce qui est inutile. Il n’aura aucune difficulté à remplir ses coffres. Mais ça prend une volonté. Hélas, les bouffons n’en n’ont pas et ne servent qu’à faire rire, qu’à divertir et à passer le chapeau, pour augmenter les revenus sans effort.

Alors Madame Marois, vous avez promis des élections à date fixe ainsi qu’un maximum de deux mandats pour un premier ministre. Ça devrait être une priorité durant les 100 premiers jours de votre gouvernance. Faites-le! Ça permettrait peut être de mieux faire des réformes, en enlevant l’intérêt de gouverner pour être réélu.

Un commentaire sur “Et si on mettait fin aux abus, une bonne fois pour toute!

  1. L’Île d’Anticosti possède des gisements pétroliers de classe mondiale, et ils appartenaient à Hydro-Québec Gaz et Pétrole, une société créée par Bernard Landry pour que les Québécois profitent de leurs ressources. Malheureusement, Jean Charest a cédé cette société à Pétrolia dans le plus grand secret et personne chez les nantis ont oser poser des questions.

    Comme l’État s’est fait flouer par Jean Charest et que les mieux nantis ont contribué à ce flouage, il est normal qu’ils doivent supporter de nouveaux impôts pour la santé.

    Le gouvernement de madame Marois devra tirer au clair la vente du pétrole d’Anticosti, dont on dit que les gisements ont une valeur qui se situe entre 400 milliards et 4.000 milliards de dollars.

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